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#1 06-12-2007 15:05:10

stangrof
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False flag operations, un petit résumé

Sans étre complet bien sur, un petit résumé des derniers attentats majeurs qui ,je l'éspére, démontrera aux derniers sceptiques que le terrorisme d'état(dont le but est de manipuler les masses et les guider vers la nouvelle société orwello-huxlienne) est une arme politique courante.http://www.ipernity.com/blog/stangrof/31869  A bientôt


En politique, rien n'arrive par hasard. Chaque fois qu'un événement survient, on peut être certain qu'il avait été prévu pour se dérouler ainsi "franklin delona roosevelt"

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#2 14-12-2007 12:15:33

vigilant guardian
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Re: False flag operations, un petit résumé

http://ce-soir-ou-jamais.france3.fr/art … brique=171

Ici Roland Dumas (09.33 et 58.16) nous explique la culture US de la false flag.
Il tente, avec M.Nabe, de faire comprendre aux autres personnes présentes sur le plateau que le piége est toujours le même.


Notre ennemi a deux visages: celui de la subversion et de l'assassinat de masse par les attentats et la guerre, mais aussi  le visage  officiel et respectable de la  finance internationale qui fréquente les  ambassades et les grands hôtels internationaux.

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#3 27-12-2007 15:21:28

vigilant guardian
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Lieu: Tlse
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Re: False flag operations, un petit résumé

Très intéressant,

Traduction de l'interview pré enregistrée, passée sur la radio américaine Democracy Now, d'un ancien correspondant étranger du New York Times, Stephen Kinzer, auteur d'un livre qui vient de sortir et intitulé «Overthrow : América's Century of Régime Change from Hawaii to Irak ».

Amy Goodman (Pour Democracy Now) : Bien, vous passez en revue les 14 “coups “ dans lesquels les Us ont été impliqués. Quelle a été la raison principale de l'implication du gouvernement Us dans le renversement de gouvernements d'autres pays ?

Stephen Kinzer : Une grande partie de ces coups (en français dans le texte original ndlt) ont été étudiés individuellement, mais ce que j'essaie de faire dans mon livre c'est de les aborder non pas comme une série d'incidents isolés, mais plutôt sous l'angle d'une longue continuité d'évènements. Et, en observant cela de cette façon, je peux en extraire certains motifs qui se répètent. Ils n'entrent pas tous dans le même type de motivation mais c'est étonnant de constater que c'est le cas de beaucoup d'entre eux.

La suite là: http://www.planetenonviolence.org/Chang … _a968.html


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#4 27-12-2007 16:00:26

fedup
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Lieu: Finistère Nord
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Re: False flag operations, un petit résumé

Topic déclaré d'intérêt public : je déplace ici depuis la taverne wink


Il est bien trop tard, et la situation est bien trop mauvaise, pour être pessimiste. (Dee Hock)

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#5 30-01-2008 08:29:03

mjk
Date d'inscription: 22-12-2006
Messages: 1205

Re: False flag operations, un petit résumé

Déséquilibré ou sbire du New World Slaughter ? (Comment ça les deux ?)

Votre avis !

http://911nwo.info/2008/01/28/des-atten … vier-2008/


Exclu pour cause d'associabilité avérée, et revendiquée.

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#6 31-01-2008 14:03:25

Calixte
Invité

Re: False flag operations, un petit résumé

Remarquable article effectivement, merci vigilant guardian wink.

.....Stephen Kinzer : Une grande partie de ces coups (en français dans le texte original ndlt) ont été étudiés individuellement, mais ce que j'essaie de faire dans mon livre c'est de les aborder non pas comme une série d'incidents isolés, mais plutôt sous l'angle d'une longue continuité d'évènements. Et, en observant cela de cette façon, je peux en extraire certains motifs qui se répètent. Ils n'entrent pas tous dans le même type de motivation mais c'est étonnant de constater que c'est le cas de beaucoup d'entre eux.

Vous demandez quelles sont les motivations, et c'est l'une des motivations qui ressort lorsque vous étudier ces évènements ensemble. Il existe vraiment une motivation en trois étapes quand j'observe un grand nombre de développement de ces coups.

La première chose qui arrive c'est que le pays en question commence à importuner une entreprise américaine. Ils commencent à demander que celle-ci paie des taxes ou qu'elle observe les lois du travail ou celles sur le respect de l'environnement. Parfois une entreprise est nationalisée ou est obligée d'une façon ou d'une autre de vendre des terres ou des biens. Ainsi, la première chose qui arrive c'est qu'une multinationale américaine ou étrangère active dans un autre pays voit ses capacités à y opérer restreintes par le gouvernement en place qui lui impose des limites ou lui crée des problèmes.

Puis, les dirigeants de la société viennent voir les dirigeants politiques des Us pour se plaindre du régime de ce pays. A la Maison Blanche, au cours du processus politique, le motif se métamorphose un peu. Le gouvernement Us n'intervient pas directement pour défendre les droits de l'entreprise, mais il transforme le motif économique en un motif politique ou géo stratégique. Ils font l'hypothèse que tout régime qui crée des problèmes ou harasse une compagnie américaine doit être anti-américain, répressif, dictatorial, et probablement manipulé par une puissance étrangère qui veut saper la puissance des Us. Ainsi donc la motivation économique au départ devient politique bien qu'à la base rien ne change.

Puis elle se métamorphose une fois de plus quand les dirigeants américains doivent expliquer la raison d'une opération au peuple américain. Alors, habituellement, ils n'utilisent ni la version économique ni celle politique, mais ils qualifient ces interventions d'opérations de libération, un simple moyen de libérer une nation pauvre et opprimée de la brutalité d'un régime que nous supposons être une dictature, parce que, qu'elle autre type de régime pourrait créer des ennuis à une entreprise américaine ?....

Ceci nous conduit à une autre motivation retrouvée dans la plupart de ces coups d'état. Le moment crucial arrive juste après le renversement du gouvernement. Alors nous avons à décider qui sera le nouveau dirigeant. Qui nous voulons mettre en place comme dirigeant de ce pays ? Nous voulons une personne qui remplisse 2 conditions : tout d'abord quelqu'un qui est populaire, qui peut rester au pouvoir et est soutenu par son peuple ; et deuxièmement quelqu'un qui fera ce que nous voulons. Nous n'avons pas renversé le gouvernement juste pour avoir quelqu'un que nous n'aimons pas au pouvoir. Aussi, nous réalisons rapidement que nous ne pouvons avoir les deux. Vous ne pouvez pas avoir quelqu'un de populaire et quelqu'un qui agira selon le dictat des Etats-Unis. Un dirigeant populaire placera les intérêts de son pays en avant, devant ceux des Etats-Unis. Ce n'est pas pour cela que nous sommes intervenus.

Alors nous choisissons l'autre voie : nous choisissons quelqu'un qui n'est pas populaire mais qui fera ce que nous voulons. Qu'est ce que cela veut dire ? Il doit diriger le pays en menant une répression croissante parce que son peuple ne l'aime pas. Les Etats-Unis doivent alors le soutenir, souvent militairement. Cela veut dire que l'opposition au dictateur devient aussi l'opposition aux Etats-Unis. Le ressentiment s'envenime. Finalement il y a une explosion et on se retrouve avec un régime beaucoup plus tyrannique que celui qu'on a renversé au début.
.....

SK : je divise la politique américaine de changement de régime en 3 groupes chronologiques. Le premier, comprend nos renversements de gouvernements étrangers fin 19ème et début 20ème siècle. Pendant cette période, nous pouvions envahir ouvertement des pays étrangers. Pendant la guerre froide, nous ne pouvions plus le faire, parce que nous avions peur d'une contre réaction de l'Union Soviétique. C'est pourquoi nous avons du utiliser la CIA pour renverser des gouvernements. Mais avec la désintégration de l'Union Soviétique, nous n'avions plus à le faire. Nous pouvions revenir au plan A, si on peut parler ainsi, qui était d'envahir des pays....

Voilà, tout est dit.

On apprend donc également, ce qui ne manque pas de piquant big_smile, que ceux qui voient des complots mondiaux partout, les plus grands "conspirationnistes", les plus grands théoriciens du complot au monde, les plus grands paranos, depuis bien plus de 50 ans, ce sont en fait..... les auteurs de ces opérations secrètes, les gouvernants US, avec leurs théories au niveau mondial de la conspiration communiste hier et celle de la conspiration islamiste  aujourd'hui. Derrière tout problème, il y a de sanguinaires et terribles anti-américains qui se cachent roll.

....SK : Hearst était un personnage crucial, qui avait compris avec brio qu'il pouvait augmenter considérablement le tirage de son journal s'il revenait sans cesse sur certaines problématiques en désignant les nations étrangères comment essayant constamment de saper la puissance des Us. Il y a un courant latent, qui existe toujours de nos jours, de voir le monde de cette manière Hobbesienne, qu'il y a de terribles dangers partout, et que c'est très important pour les Us d'y aller et d'attaquer avant que ces dangers n'arrivent sur nos rives. Clausewitz, que j'ai beaucoup lu alors que je faisais des recherches pour mon livre, avait une phrase géniale pour exprimer cela. Il appelait cela, « suicide par peur de la mort ». Vous avez tellement peur de ce qui vous arrive dans le monde ou de ce qui pourrait vous arriver que vous lancez des opérations qui produisent en fait le résultat imaginé si vous n'étiez pas intervenus. (Des « prophéties » qui s'auto réalisent ndt)...

De grands, de très très grands malades.....

 

#7 30-04-2008 13:16:05

vigilant guardian
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Re: False flag operations, un petit résumé

http://bousculade.free.fr/politique/mit … atoire.php

«Le faux attentat de l'Observatoire»



La nuit du 15 au 16 octobre 1959 sera l'une de celles qui voilent le destin de François Mitterrand d'une lumière glauque. A minuit moins le quart, l'élu de la Nièvre sort de la brasserie Lipp, boulevard Saint-Germain. Il prend le volant de sa 403 pour regagner son appartement de la rue Guynemer. S'apercevant qu'il est suivi, il fait un détour par le jardin du Luxembourg, à la hauteur de l'avenue de l'Observatoire. Il arrête sa voiture, enjambe une haie et se jette à plat ventre dans le gazon. Un rafale de pistolet mitrailleur est alors tirée sur la voiture vide.

Le lendemain, l'affaire est la une de tous les journaux. L'Humanité demande la dissolution des "bandes fascistes", la SFIO est solidaire, Mitterrand est un héros. A quarante-trois ans, l'adversaire du gaullisme devient également victime des ultras de l'OAS, des activistes de l'Algérie française. Trois jours plus tard, un journal d'extrême droite, Rivarol, publie les révélations d'un des agresseurs de François Mitterrand, Robert Pesquet, qui affirme n'avoir eu d'autre commanditaire que Mitterrand lui-même, soucieux de faire remonter sa cote de popularité.

Cette affaire d'attentat bidon est catastrophique pour le sénateur de la Nièvre. Il semble qu'il ait été pris à son propre piège par des hommes exploitant, à l'encontre de leur commanditaire, les effets de cette détestable affaire. Poursuivi pour outrage à magistrat, après la levée de son immunité parlementaire, François Mitterrand bénificiera d'un non-lieu ainsi que ses "agresseurs", à la suite d'une loi d'amnistie en 1966.




Autre récit, plus complet: http://fr.wikipedia.org/wiki/Attentat_de_l'Observatoire


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#8 30-04-2008 21:29:34

emilie
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Re: False flag operations, un petit résumé

Vigilant Guardian a écrit:
'A quarante-trois ans, l'adversaire du gaullisme devient également victime des ultras de l'OAS, des activistes de l'Algérie française.'

Impossible, Vigilant Guardian.  En 1959 l'OAS n'existe pas encore, elle sera fondée deux années plus tard.
http://fr.wikipedia.org/wiki/Organisati … cr%C3%A8te

A propos des opérations sous fausse bannière menées par les américains, voir  l'ouvrage de William Blum ' Les guerres scélérates' édition Parangon.

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#9 01-05-2008 11:05:09

L'Oracle
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Re: False flag operations, un petit résumé

y a un film qui sort sur ce sujet , il s'appelle "G.A.L" ca parle du terrorisme d'état ( de l'espagne en l'occurence ) pour lutter contre l'ETA (séparatiste basque ) avec josé garcia dans le film .

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#10 01-05-2008 12:58:13

ragondin
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Re: False flag operations, un petit résumé

Les guerres scélérates : interventions de l’armée US et de la CIA depuis 1945

BLUM William
Editions Parangon
www.legrandsoir.info/spip.php?article1380
"Nous possédons environ 60% des richesses mondiales, mais seulement 6,3% de la population mondiale... Notre tâche dans l’avenir est...de maintenir cette situation de disparité." George KENNAN, responsable de la planification du département d’Etat, 1948




"Ce livre très documenté relate plus d’une cinquantaine d’interventions américaines de 1945 à nos jours et révèle le visage des Etats-Unis qui, sous couvert de guerre froide et d’anticommunisme, ont commencé à forger leur empire depuis de nombreuses décennies.

En effet, la propagande américaine contre le communisme et les Soviétiques a été d’une violence inouie et a eu pour but de justifier les interventions militaires US et de la CIA partout dans le monde depuis 1945. Aujourd’hui, le bloc de l’Est n’existe plus mais c’est le même élan impérialiste qui guide le gouvernement américain dans sa lutte contre le terrorisme, au nom de la démocratie et des valeurs universalistes américaines.

"Les Guerres Scélérates" nous démontre que la période d’après-guerre, loin d’avoir été froide, a fait des millions de victimes, particulièrement dans les Etats qui ont eu la volonté de s’affranchir politiquement et économiquement de Washington. Tout au long de cette période, les Etats-Unis ont soutenu de nombreuses dictatures, écrasé des gouvernements démocratiquement élus et des mouvements de libération, au nom de la démocratie et de la lutte contre le complot communiste international. En particulier, les Etats-Unis se sont empressés de liquider tout mouvement ou gouvernement qui aurait porté atteinte aux intérêts économiques des firmes américaines. Ainsi, l’expression de la démocratie "à la sauce" Washington, d’est-elle exercée à coups de massacres de masse, d’escadrons de la mort, de tortures, de coups d’Etat militaires et de corruption généralisée."




William Blum est un ancien haut fonctionnaire du département d’Etat, qu’il quitte en 1967 en raison de son opposition à la guerre du Vietnam. Il est l’un des membres fondateurs de la Washington Free Press, revue alternative typique des années 1960-1970. En 1969, il rend publics le nom et l’adresse de plus de 200 employés de la CIA dans le Quicksilver Times, journal alternatif de Washington. Il passe plusieurs mois au Chili entre 1972 et 1973, où il écrit une série d’articles sur l’expérience d’Allende. Au milieu des années 1970, il retrouve à Londres l’ex-officier de la CIA Philip Agee, avec qui il a le projet de révéler un nombre d’actions secrètes de la CIA dans différentes parties du monde.

Son livre "Les guerres scélérates" est publié pour la première fois aux Etats-Unis en 1995 [sous le titre "Killing Hope"] et connait plusieurs mises à jour, notamment à mesure que les documents officiels sont déclassifiés.

En 1999, William Blum a reçu le Project Censored’s award pour un article censuré ayant pour titre "Les Etats-Unis contre l’Irak, une étude de l’hypocrisie" dans lequel il établit la liste des matériaux biologiques fournis à l’Irak par les Etats-Unis.

Il écrit pour The Ecologist et collabore régulièrement aux sites Znet et Counterpunch. Ses livres sont traduits dans plus de douze langues.




LES GUERRES SCELERATES Les interventions de l’armée américaine et de la CIA depuis 1945 William Blum

Editions Parangon L’Aventurine 16 rue Victor Hugo 69002 LYON

tél : (33) (0)4 72 56 00 57 fax : (33) (0)4 72 77 60 36

ISBN 2-84190-116-5 456 pages 20 euros


« La stratégie militaire doit désormais être pensée en fonction de la couverture télévisuelle [car] si l’opinion publique est avec vous, rien ne peut vous résister ; sans elle, le pouvoir est impuissant. »
M. Michael K. Deaver

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#11 07-07-2008 00:03:05

Red Cloud
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Re: False flag operations, un petit résumé

Soit un attentat sous fausse bannière (dont une organisation est désignée coupable à tort).
Est-ce que les véritables auteurs ne sont-ils pas forcément ceux qui désignent coupable cette organisation?

On peut essayer de montrer que la réponse négative est absurde:
ceux (M) qui désignent coupable cette organisation (B) ne sont pas les auteurs de l'attentat (C).

M offre ainsi sans le savoir une couverture à C. Or, l'attentat ayant coupé le monde en deux, M et C sont proches puisqu'ils sont projetés dans le même camp. M ignorerait pourtant les desseins de C.
Par ailleurs, B sait que M est innocent et aurait tendance a vouloir le rejoindre "sur ce terrain" de l'innocence, éventuellement contre C.

Une telle formalisation paraîtra certes superficielle neutral, et elle l'est sans doute parce qu'elle provient directement de la journée des attaques du 11 septembre, le stéréotype de l'opération sous fausse bannière.

Avant minuit ce jour-là, le cabinet de guerre à la Maison-Blanche, composé de personnes triées sur le volet, avait désigné les responsables - Al Qaïda, Ben Laden, les Talibans. Il semble absolument invraisemblable que parmi les auteurs véritables aucun ne se soit trouvé présent à cette réunion.


In what the government describes as a bizarre coincidence... (AP/The Boston Globe, 22/08/02)
« una terrible coincidencia » (El Mundo, 14/03/04)
"we were actually running an exercise for a company of over a thousand people in London based on simultaneous bombs going off precisely at the railway stations where it happened this morning" (BBC Radio 5, 07/07/05)

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#12 07-07-2008 08:18:35

Red Cloud
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Re: False flag operations, un petit résumé

http://www.washingtonpost.com/ac2/wp-dy … -2002Jan26

Voici donc dans ce récit (à traduire) le début de la phase de couverture après l'opération, Tenet briefant Bush. Il ne faut pas oublier qu'il y a une phase de couverture avant le 11 septembre: toutes les mises en garde émanant des différents services de renseignement la constituent. Tenet s'y colle lui-même en juillet 2001, quand il fait part de son inquiétude à Rice.

10 Days in September: Inside the War Cabinet
America's Chaotic Road to War
Bush's Global Strategy Began to Take Shape in First Frantic Hours After Attack

By Dan Balz and Bob Woodward
Washington Post Staff Writers
Sunday, January 27, 2002; Page A01

  CIA Director Tenet reported that he was virtually certain bin Laden and his network were behind the attacks. A check of the passenger manifests of the hijacked flights had turned up three known al Qaeda operatives on American Airlines Flight 77, which had struck the Pentagon.

One of them, Khalid Al-Midhar, had come to the CIA's attention the previous year, when he traveled to Malaysia and met with a key al Qaeda suspect in the 2000 terrorist bombing of the USS Cole. The FBI had been informed about Al-Midhar and he had been put on a watch list, but he had slipped into the United States over the summer and the bureau had been looking for him since. Tenet said al Qaeda was the only terrorist organization in the world that had the capability to pull off such well-coordinated attacks. And, he said, intelligence monitoring had overheard a number of known bin Laden operatives congratulating each other after the strikes. He said information collected before Sept. 11 but only now being processed indicated that operatives had expected something big. But none of it specified the day, time or place of the attacks in a way that would have allowed the CIA or FBI to preempt them.

"Get your ears up," the president told Tenet and the others. "The primary mission of this administration is to find them and catch them."

Dernière modification par C. Doure (07-07-2008 15:42:41)


In what the government describes as a bizarre coincidence... (AP/The Boston Globe, 22/08/02)
« una terrible coincidencia » (El Mundo, 14/03/04)
"we were actually running an exercise for a company of over a thousand people in London based on simultaneous bombs going off precisely at the railway stations where it happened this morning" (BBC Radio 5, 07/07/05)

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#13 24-07-2008 07:52:06

ragondin
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Re: False flag operations, un petit résumé

L'agent de la CIA Robert Baer propose une série d'attaques sous faux pavillon en Europe pour la libération d'otages au Liban.Nous sommes en 1985.
Le but est de créer un conflit entre l'Iran et la Syrie. L'opération consiste à piéger des voitures de diplomates  syriens en Europe mais de ne pas les tuer. Les Syriens sont laïques , les Iraniens chiites.
Bien entendu le rapport d'enquête émanerait de la CIA.
Cela conduirait à opposer le Hezbollah et la Syrie et de faire cesser la coopération entre les deux pays et le terrorisme. Les otages au Liban seraient par conséquent libérés.
Même si les bombes placées dans les voitures des diplomates n'exploseraient pas le patron de Bauer pense quecela donnerait une mauvaise image de la CIA en Europe.
Texte des mémoires de Bauer 2002 page 140 www.amazon.com/exec/obidos/ASIN/1400046 … forcoop-20


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#14 24-07-2008 08:31:44

ragondin
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Re: False flag operations, un petit résumé

La vérité sur l'attentat du Drakkar
http://fabricerestier.20minutes-blogs.f … akkar.html

Le 23 octobre 1983 à 6 h 20 locale, durant la guerre du Liban, 58 parachutistes français (majoritairement du 1er RCP) et 3 parachutistes du 9e régiment de chasseurs parachutistes trouvent la mort, et 15 sont blessés, à Beyrouth (Liban) dans un attentat-suicide au camion piégé dit attentat du Drakkar. Cette action est attribuée au Hezbollah et aurait été soutenue par l'Iran. Deux minutes auparavant un attentat similaire a touché le contingent américain basé à l'aéroport international de Beyrouth qui a fait 241 victimes. Les deux attentats simultanés ont été revendiqués par le Mouvement de la révolution islamique libre puis par le Jihad islamique. La vidéo ci-dessus remet en question cette version officielle.
_________________________________
SCOOP
Fawaz Younis, un militant libanais associés à la milice Amal (une organisation chiite qui est influente au Liban à ce moment-là) est arrêté dans les eaux internationales à proximité de Chypre le 14 Septembre 1987 pendant une opération du FBI et de la CIA. Toutefois, les autorités américaines ne parviennent pas à lui demander des comptes sur ses activités au Liban, comme pour le meurtre des agents de la CIA, les enlèvements de citoyens américains qui sera par la suite une partie de bras-de-fer pour traiter de la libération d'otages avec l'Iran (voir Mai 29, 1986), et une attaque sur la caserne des US Marines à Beyrouth, où plus de 200 personnes ont été tuées (voir Avril 18-Octobre 23, 1983).
Les auteurs du livre Joe et Susan Trento diront: «L'élément clé de toutes ces questions est que les responsables ne veulent pas connaître les réponses." Par exemple, il n'est pas demandé d'information sur la coopération entre le groupe Amal, qui avait une relation cachée avec la CIA, et le Hezbollah dans ces attentats à la bombe au Liban. Une des raisons possibles est que Amal Nabih Berri a "pleine connaissance du bras-de-fer dans la libération des otages," qui est un aspect important du scandale de la guerre Iran-Contra .
Après sa libération en 2005, Trentos aura des entrevues avec lYounis  et il dira que le groupe Amal a été co-responsable des attentats: "Rien ne s'est passé dans les zones contrôlées sans la coopération du groupe  Amal."
Il a également dit que Amal Nabih Berri était responsable des attenats  et qu'il ne peut pas comprendre »pourquoi les États-Unis lui ont permis de le rejoindre."
En outre, il dira, en privé, que les responsable de notre gouvernement savent que nous ne pouvons pas agir [contre le militantisme islamique] au Liban parce que Nabih Berri est une source précieuse de renseignements pour l'espionnage américain " " L'absence de preuve du Hezbollah  prouve que l'Amérique n'est pas déterminée à résoudre la guerre contre le terrorisme."
En ce qui concerne le 11 septembre, il dira “I have no doubt that our experience in breaking through airport security, developing sources and help among airport staff, was information that Hezbollah passed on to al-Qaeda.”

www.amazon.com/Unsafe-any-Altitude-Inve … 158642128X pages 213 à 215


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#15 24-07-2008 09:39:45

ragondin
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Re: False flag operations, un petit résumé

En 2002, un article d'un journal philippin affirme que "la police des Philippines a depuis longtemps pris conscience des liens opérationnels entre les autorités locales les islamiques radicaux et des étrangers d'extrême droite ." Apparemment, ces liens devenir la First notable au début des années 1990.
L'article parle d'un témoignage enregistré en 1996 par Edwin Angeles, un agent d'infiltration des Philippines qui a été comme un chef de file du groupe militant philippin Abu Sayyaf jusqu'en 1995 (voir 1991-début Février 1995). Dans son témoignage, il a affirmé avoir assisté à des réunions entre les musulmans et les militants de l'attentat d'Oklahoma City comme Terry Nichols, et un autre américain d'extrême-droite du nom de Jean Lepney (voir Fin 1992-début 1993 et fin 1994). L'article affirme que les fonctionnaires des Philippines pensent que de tels liens ne se limitent pas à ces cas.
.....
Michael Meiring est un agent de la CIA et faisait partie d'un dispositif qui comprenait des leaders militants islamistes.
Autre particularité Nina North citoyenne américaine, membre de la CIA, aurait eu des ententes commerciales avec Ben Laden et une personalité du Middle East pour une transaction d'or.
En 2002, des fonctionnaires Philippins affirment que les relations entre l'extrème droite occidentale et les militants musulmans continuent de nos jours mais ils ne peyvent  pas fournir de nouvelles informations en raison des enquêtes en cours.
Sources: [Manila Times, 5/31/2002] http://web.archive.org/web/200206240622 … 1top6.html

Michael Meiring sera apperçu aux Philippines avec deux agents US du National Bureau of Investigation.
Mais, dans le même temps, il aurait eu des liens avec les hauts dirigeants du Front de libération nationale Moro (MNLF) et le Front de libération islamique Moro (MILF), qui, avec d'Abu Sayyaf, sont les principaux groupes de militants islamistes dans le sud des Philippines
(Il semble avoir  fréquent travaillé pour l'OMS aux Philippines et idépensant des millions voire des milliards de dollars de faux bons de la Réserve fédérale américaine .)
En 2002, il sera gravement blessé par une bombe qu'il tente de faire et sera expulsé des Philippines, par des responsables américains (voir Mai 16, 2002) et Décembre 2, 2004).

Sources: ManilaTimes 29 mai 2002 et 30 mai 2002 Time 26 février 2001 http://web.archive.org/web/200206200123 … 9top5.html
http://web.archive.org/web/200210280742 … 0top6.html
www.time.com/time/business/article/0,85 … 95,00.html
____________________________________________________

BusinessWorld, l'un des principaux journaux des Philippines, a publié des articles accusant ouvertement Meiring d'être un agent de la CIA impliqués dans des opérations secrètes »pour justifier le stationnement de troupes américaines et les bases à Mindanao".
Source:
Stark message of the mutiny
Is the Philippine government bombing its own people for dollars?
Naomi Klein
Friday August 15, 2003
The Guardian  www.guardian.co.uk/Columnists/Column/0, … 46,00.html

Dernière modification par ragondin (24-07-2008 10:00:06)


« La stratégie militaire doit désormais être pensée en fonction de la couverture télévisuelle [car] si l’opinion publique est avec vous, rien ne peut vous résister ; sans elle, le pouvoir est impuissant. »
M. Michael K. Deaver

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#16 24-07-2008 19:52:10

ragondin
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Re: False flag operations, un petit résumé

Cela illustre le phénomène P2OG avec le même mode opératoire que Moussaoui qui lui aussi est entré en contact avec un agent de la CIA et avait dans son calepin le téléphone des Blackwaters mercenaires de la privatisation de la guerre en Irak.

Dernière modification par ragondin (24-07-2008 19:54:52)


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#17 01-08-2008 15:37:34

ragondin
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Re: False flag operations, un petit résumé

La fondation Heritage
http://209.85.135.104/search?q=cache:HX … &gl=fr

La Fondation Heritage soutient la politique extérieure de Ronald Reagan. D’autre part, elle héberge dans ses locaux aussi bien le Comité pour un Afghanistan libre (Committee for a Free Afghanistan), qui soutient l’homme d’affaire anti-communiste Oussama Ben Laden, que la résistance nationale du Mozambique (Renamo). Les choses se passent d’autant plus facilement que William Casey, patron de la CIA, fut un des premiers adhérents de la Fondation.
.....
En 1977, à la demande de Richard Mellon Scaife, Feulner prend la présidence de l’association. Avec un extraordinaire talent, il réussit à réunir de très nombreux donateurs parmi les patrons de multinationales opposés à la politique de Carter. La Fondation Heritage devient un instrument central de la campagne de Ronald Reagan pour la Maison-Blanche. Et lorsqu’il gagne l’élection présidentielle, il choisit une dizaine de collaborateurs de la Fondation pour composer son équipe de transition.
....
La Fondation Heritage apporte son aide au père de la Bombe H, Edward Teller, pour constituer un groupe de pression ad en faveur de la militarisation de l’espace. Toujours avec l’aide financière de Joseph Coors, Feulner créée High Frontier dont le général Daniel O’Graham prend la présidence. Personnalité éminente du complexe militaro-industriel, Graham a déjà participé à l’Équipe B (Team B) qui réévalua à la hausse la menace soviétique [4], il a présidé la Coalition pour la paix par la force (Coalition for Peace through Strength) qui luttait pour l’accroissement du budget militaire, et il a animé la section états-unienne de la Ligue anti-communiste mondiale (WACL) [5]. High Frontier va publier l’argumentaire de la « guerre des étoiles » et assurer la promotion de ce projet.


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#18 01-08-2008 15:40:23

ragondin
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Re: False flag operations, un petit résumé

La Ligue anti-communiste mondiale, une internationale du crime
par Thierry Meyssan*
http://74.125.39.104/search?q=cache:cyT … &gl=fr

Fondée à Taiwan par Tchang Kaï-Chek, le révérend Moon et des criminels de guerre nazis et nippons, la Ligue anti-communiste mondiale (WACL) a d’abord été utilisée sous Nixon pour étendre les méthodes de contre-insurrection en Asie du Sud-Est et en Amérique latine. Sept chefs d’État participaient alors à ses travaux. Elle a connu une nouvelle vitalité sous Reagan devenant un instrument conjoint du complexe militaro-industriel états-unien et de la CIA dans la Guerre froide. Elle fut alors en charge des assassinats politiques et de la formation des contre-guérillas dans toutes les zones de conflits, y compris en Afghanistan où elle était représentée par Oussama Ben Laden.
La Ligue agit tout azimuts :

Pour combattre la présence soviétique en Afghanistan, l’American Security Council finance [15] une section thématique de la WACL : le Comité pour un Afghanistan libre (Committee for a Free Afghanistan) dont le siège social est hébergé par la Fondation Héritage. L’opération est lancée à l’occasion d’une visite officielle aux États-Unis de Margaret Thatcher et Lord Nicholas Bethell, chef de département au MI6. Elle est dirigée par le général J. Milnor Roberts. Le Comité participe directement à l’aide logistique aux « combattants de la liberté » décidée par le directeur de la CIA William Casey [16] et gérée par Oussama Ben Laden [17]. La liaison entre la WACL et l’homme d’affaire saoudien est assurée par un des collaborateurs du géant des travaux publics, le Saudi Bin Laden Group, sheik Ahmed Salah Jamjoon, et par un ancien Premier ministre du Yémen du Sud [18]

[17] En 1983, la WACL imprime des tee-shirts avec l’effigie d’Oussama Ben Laden et cette légende « Support the Afghan Freedom Fighter. He Fights For You ! » (Soutenez le combattant afghan de la liberté. Il se bat pour vous !).

[18] Oussama Ben Laden n’est pas présenté à l’époque comme un musulman pieux, mais comme un homme d’affaires anti-communiste choisi par le prince Turki, directeur des services secrets saoudiens, pour participer aux côté des États-Unis à la guerre contre les Soviétiques. Ben Laden s’occupe d’abord de diriger la construction des infrastructures nécessaires aux « combattants de la liberté », puis il gère l’intendance des moudjahidins étrangers qui les rejoignent. Il ne se transformera en musulman pieux que tardivement pour prendre autorité sur ces derniers.


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#19 01-08-2008 19:04:42

ragondin
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Re: False flag operations, un petit résumé

La doctrine de la terreur islamique
http://74.125.39.104/search?q=cache:cdl … &gl=fr

La doctrine de la terreur islamique a été élaborée par un Frère Musulman égyptien, Sayed Al Qoutb, dans une prison de Nasser.
Né dans une famille de la haute bourgeoisie en 1906, cet homme était destiné à une carrière littéraire et donnait même dans la philosophie existentielle. Son séjour aux Etats-Unis dans les années 40 où il obtint une maîtrise littéraire à l'Université d'état du Colorado l'aurait traumatisé, du fait de la liberté sexuelle qu'il y a côtoyée.
À son retour, il s'affilia au mouvement islamiste "Frères Musulmans" de Hassan El Banna, devint le rédacteur en chef de son journal et aida les "officiers libres" à prendre le pouvoir. Mais le panarabisme de Nasser ne passant pas par un état islamique, Sayed Al Qoutb s'est vite retrouvé en prison où il resta pratiquement de 1954 jusqu'à sa pendaison en 1966. Il mit à profit une très pénible incarcération pour écrire notamment un monument de 15 volumes, une exégèse du Coran, traduite aujourd'hui en anglais. "A l'ombre du Coran" est un travail gigantesque de mise à jour du Coran et d'élaboration d'une doctrine de vie et d'action pour l'Islam. Il s'adresse à tous les Musulmans mécontents de la vie qu'ils mènent et de leurs dirigeants. Et ils sont nombreux à qui Al Qoutb explique que l'Occident décadent a pourri l'essence de l'Islam et que pour s'en sortir il faut revenir à sa pureté originelle, avec des moyens de lutte adaptés à l'époque moderne, terreur, martyr et propagande.

Il semble que le texte ne soit ni superficiel, ni anodin, mais solidement étayé, bien écrit et souvent convaincant pour un esprit qui n'est pas aux aguets.

Cette énorme exégèse est déjà la Bible des terroristes islamiques du monde entier, et c'est avec elle que ceux-ci vont vaincre et conquérir un Occident démocratique, apparemment mou et sans idéal. Pour y installer le futur califat et la "sharia'h", utopie de la perfection et de la pureté, ordre supernaturel et divin s'imposant aux hommes, ordre relayé sur terre par des mollahs munis de tous les pouvoirs "divins".

Le frère de ce Sayed a réussi à sauver sa vie en s'enfuyant en Arabie où il devint professeur de philosophie islamique: un des ses élèves était Ousama Ben Laden.

Et le médecin égyptien Zayman al Zawahiri, bras droit d'Ousama Ben Laden faisait partie de la confrérie des Frères Musulmans (voir www.nuitdorient.com/n1112.htm).


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#20 31-08-2008 15:22:28

ragondin
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Re: False flag operations, un petit résumé

Beslan : un an après, le mystère s’éclaircit
par Thierry Meyssan*
   www.voltairenet.org/article127219.html#article127219

Il n’est pas prudent de considérer l’actualité internationale en faisant abstraction des réalités stratégiques. Lors de la prise d’otages du 3 septembre 2004 à Beslan, en Russie, qui causa la mort de 186 enfants, les relais médiatiques dominants s’étaient démarqués de l’horreur en affirmant leur soutien aux « Tchéchènes modérés » d’Aslan Maskhadov, appuyés par Londres et Washington. Pourtant, un an plus tard, Chamil Bassaïev, organisateur de l’opération conçue pour occasionner un carnage, vient d’être proclamé vice-Premier ministre du gouvernement en exil. Avec du recul, on constate donc qu’une fois de plus l’émotion immédiate sert des intérêts plus complexes : le contrôle des ressources de la Caspienne.
31 août 2005
Thèmes
Coups d’État de velours
Tchétchénie : le « grand jeu » au cœur de la Russie


   
Il y a un an exactement, le 1er septembre 2004, un groupe d’hommes armés faisait irruption dans une école à Beslan (Ossétie du Nord) et prenait enfants, parents et professeurs en otages. Au bout de trois jours de crise, d’une série d’explosions et d’un assaut des forces de l’ordre, 376 personnes trouvèrent la mort, dont 186 enfants. Cette action fut revendiquée par Chamil Bassaïev, un chef de guerre tchétchène. Étrangement, la presse occidentale, loin d’exprimer la moindre compassion pour les Russes, s’acharna contre le président Poutine, accusé d’être responsable du carnage à la fois parce qu’il entretiendrait une atroce guerre coloniale en Tchétchénie et parce qu’il aurait ordonné un assaut aveugle. Certains auteurs allérent plus loin en accusant Vladimir Poutine d’avoir délibéremment provoqué le bain de sang pour justifier de nouvelles mesures autoritaires [1]. De son côté, le Kremlin répondit en affirmant que la prise d’otages serait sans lien avec le conflit tchétchène, lequel serait en voie de normalisation, mais montrerait que la Russie serait devenue une cible du terrorisme international. Cette version fut bientôt modifiée, des experts russes laissant entendre que l’opération aurait en réalité été commanditée par les services britanniques pour affaiblir le pays [2].

Un an après, que savons-nous de ce drame, des objectifs politiques de ses protagonistes et de ses conséquences ?

Le drame tchétchène
Pour répondre à ces questions, il convient d’abord de resituer cette affaire dans son contexte. La Tchétchènie est un État membre de la Fédération de Russie qui a connu deux guerres successives en une décennie et reste plongée dans le chaos [3]. Pour ceux qui ont une vision ethnique de la Russie, blanche et orthodoxe, la question ressort des classiques guerres coloniales. À l’inverse, pour ceux qui ont définition eurasiatique de la Fédération, le problème actuel est une conséquence de l’effondrement de l’État dans la période 1991-1999 au cours de laquelle le président Eltsine hésita entre la guerre à outrance contre sa propre population et l’indépendance de fait. La vacance du pouvoir aurait à la fois profité aux bandes armées et aux précheurs islamistes selon un schéma comparable à celui qu’a connu l’Afghanistan à la même époque.

Ces deux points de vue peuvent être également étayés, mais il importe de bien comprendre les idéologies qui les sous-tendent. La vision ethnique est défendue, en Russie et en Tchétchènie même, par l’extrême droite, et en Occident par les partisans du « choc des civilisations ». La vision eurasiatique est promue par le président Poutine qui ne manque pas une occasion de célébrer l’apport musulman dans l’édification de la Russie [4].

L’analyse historique donne raison aux eurasiates, comme l’a noté le professeur Francisco Veiga de l’université de Barcelone [5], mais il n’infirme pas pour autant le point de vue ethnique qui peut constituer un projet politique.

Quoi qu’il en soit, la question tchétchène est aussi, et peut-être surtout, une question stratégique internationale : cet État est traversé par un réseau d’oléoducs indispensable à l’expoitation russe du pétrole de la Caspienne. Dès lors, il y va de l’intérêt des rivaux et adversaires de la Russie, et singulièrement des États-Unis, que le conflit s’éternise voire qu’il s’étende à tout le Caucase [6]. Ceux-ci déploient des efforts visibles dans la région. Ils ont placé des hommes à eux en Géorgie dont ils encadrent l’armée et contrôlent l’espace aérien depuis leur base turque d’Incirlik [7]. En réponse, les Russes soutiennent en sous-main, en Géorgie, les séparatistes d’Ossétie du Sud [8].

Les élections d’août 2004
Le processus politique en cours permet à la Fédération de Russie d’organiser des élections en Tchétchènie, le 29 août 2004. Les observateurs internationaux unanimes, y compris ceux de la Ligue arabe, attestent de la sincérité du scrutin, tandis que, fidèle à elle même, la presse occidentale persiste à dénoncer une mascarade organisée par l’apprenti-dictateur Poutine.

Rencontre Chirac-Poutine-Schröder à Sochi, la veille de la prise d’otageL’appel des indépendantistes à boycotter le scrutin est peu suivi, puisque le taux de participation atteint 79 %. Le général Alkanov, candidat pro-Fédération, est élu sans difficulté. Mauvaise joueuse, la presse occidentale voit dans ce résultat la preuve d’une manipulation. Deux jours plus tard, le président français, Jacques Chirac, et le chancelier allemand, Gerhard Schröder, qui ont une toute autre analyse, font le voyage de Sochi pour féliciter le président Poutine d’avoir réussi à rétablir des institutions démocratiques en Tchétchénie.

Les partisans du chaos n’avaient pourtant pas ménagé leur peine pour faire échouer le processus politique : le 24 août, un Tupolev 154 reliant Moscou à Sochi et un Tupolev 134 reliant Moscou à Volgograd explosaient en vol, provoquant la mort de 90 personnes. Après avoir évoqué de possibles accidents, les autorités russes admettaient que les deux avions avaient fait l’objet d’attentats. L’action était revendiquée par les Brigades Al-Islambouli (Kata’ib al-Islambuli) [9]. Le 31 août, la même organisation faisait exploser une bombe à Moscou, devant la station de métro Rizhskaya, tuant dix personnes et en blessant une cinquantaine. Mais le plus terrible restait à venir.

Le massacre de Beslan
Le 1er septembre, 32 hommes et femmes en armes pénétrent dans l’école de Beslan (Ossétie du Nord, Fédération de Russie) au cours de la cérémonie du « jour de la connaissance ». Ils rassemblent 1300 otages, élèves, parents d’élèves et personnels, dans le gymnase de l’établissement, qu’ils piégent avec quantité d’explosifs.

Image d’une vidéo prise par les preneurs d’otages, à l’intérieur de l’écoleLes forces de sécurité encerclent l’école, tandis que le docteur Leonid Roshal (qui avait déjà été le négociateur lors de la crise des otages du théâtre de Moscou) vient parlementer. Cependant, les preneurs d’otages n’expriment aucune revendication, refusent de donner à manger et à boire aux otages, et en abattent 20 chaque fois que l’un d’entre eux est blessé par les forces de sécurité.

Pendant ce temps, le Kremlin, qui ne considére pas cette affaire comme émanant de la cause tchétchène, mais comme commanditée par une puissance étrangère, saisit le Conseil de sécurité des Nations unies. Celui-ci refuse de débattre d’un projet de résolution et se contente d’un communiqué de condamnation de la prise d’otage et des attentats aéronautiques exhortant la communauté internationale à coopérer avec les autorités russes pour arrêter et juger les coupables [10].

Le lendemain, l’ancien président d’Ingouchie, Ruslan Aushev, tente à son tour une médiation, et obtient des libérations au compte-goutte. Les enfants sont toujours privés d’eau et de nourriture, contraints de boire leur urine pour survivre. Les preneurs d’otages se montrent particulièrement insensibles et sarcastiques. Leur chef déclare agir sur ordre du chef de guerre Chamil Bassaïev, sans formuler d’exigence. Il joue le pourrissement de la situation, tandis que les médias du monde entier affluent dans la petite ville. Soudain, il requiert la venue de plusieurs personnalités et déclare qu’il ne donnera à boire aux enfants que lorsque le président Poutine aura annoncé à la télévision l’indépendance de la Tchétchénie.

Le troisième jour, les preneurs d’otages autorisent les services médicaux à venir évacuer les cadavres de 21 otages abattus car, la chaleur et l’humidité aidant, ils commencent à se décomposer. Une explosion retentit à ce moment-là sans que l’on sache exactement s’il s’agissait d’un coup de feu tiré par un parent d’élève de l’extérieur de l’école, ou plus probablement d’une des bombes déclenchée accidentellement. L’explosion fut le signal d’une fusillade générale au cours de laquelle les forces de l’ordre donnèrent l’assaut. Les tirs et les bombes firent 376 morts, dont 11 soldats russes et 32 preneurs d’otages.

Un seul preneur d’otages survivra et sera jugé. Les autopsies révéleront que 22 de ses compagnons d’armes étaient des toxicomanes en état de manque au moment de leur mort. L’identification des attaquants est toujours sujette à caution.

L’action a été revendiquée par Chamil Bassaïev et condamnée par le porte-parole du gouvernement tchétchène en exil à Londres, Ahmed Zakaïev.

Quelques remarques
Pour réaliser l’attaque de Beslan, Chamil Bassaïev n’a pas pu compter sur des forces militantes. Il a dû utiliser des toxicomanes, rétribués en drogues, encadrés par quelques combattants aguerris. M. Bassaïev ne dispose pas en effet de légitimité en Tchétchénie et n’a pas de partisans. C’est un chef de guerre qui a connu une carrière de mercenaire dans divers conflits, avant de tenter en vain une percée politique en Tchétchénie, puis de revenir à des activités militaires.

L’opération était conçue pour se terminer en carnage. Le gymnase avait été piégé avec des bombes accrochées aux plafonds par des sparadraps. Un système si précaire que l’on se demande comment il a bien pu tenir trois jours complets. Il semble que l’encadrement militaire du groupe avait prévu de prendre la fuite en sacrifiant sa piétaille, mais a été pris de court par les évènements.

Le commando n’a pas formulé de revendication avant la fin du second jour, c’est-à-dire avant l’arrivée des journalistes étrangers. Au demeurant cette revendication était irréaliste et de pure forme. L’objectif était donc de créer une situation de crise, pas de marchander quoi que ce soit.

La prise d’otage intervient trois jours après l’élection présidentielle en Tchétchénie et quelques heures après la fin du sommet russo-germano-français de Sochi, saluant la normalisation politique de la Tchétchénie. Son objectif principal est de stopper le processus politique et la reconnaissance internationale de l’action de Vladimir Poutine pour établir la démocratie.

Les masques tombent
À l’approche du premier anniversaire du massacre de Beslan, Chamil Bassaïev, qui fait l’objet d’un mandat d’arrêt international, a donné une interview à une chaine de télévision états-unienne. Puis, il a été nommé vice-Premier ministre du gouvernement tchétchène en exil à Washington et à Londres, qui avait pourtant officiellement condamné l’opération de Beslan. La distinction, imaginée par les partisans ouest-européens de l’indépendance de la Tchétchènie, entre les « durs » comme Bassaïev (que tous les Occidentaux condamnent) et les « modérés » du gouvernement provisoire (avec lesquels on déplore que le président Poutine refuse de discuter) n’est donc qu’un artifice de communication.
Ce gouvernement est appuyé par l’American Committee for Peace in Chechnya de l’ancien conseiller national de sécurité Zbigniew Brzezinski, installé dans les locaux de la Freedom House [11] de l’ancien directeur de la CIA James Woolsey.
Chamil Bassaïev revendique des liens récents avec Oussama Ben Laden que les États-Unis prétendent aujourd’hui rechercher en vain.

M. Brzezinski est connu pour avoir personnellement recruté Oussama Ben Laden lorsque celui-ci vivait à Beyrouth et lui avoir confié l’organisation d’attentats en Afghanistan visant à provoquer l’intervention soviétique. Dans ces divers ouvrages et conférences, M. Brzezinski n’a cessé de préconiser le démantélement non pas seulement de l’URSS, mais de la Fédération de Russie et d’apporter son soutien à tous les séparatismes pourvus qu’ils soient anti-Russes.

Ce que l’on peut en conclure
L’opération de Beslan a été perpétrée non par des militants, mais par des mercenaires. Elle ne visait donc pas à défendre une cause, que ce soit l’indépendance de la Tchétchénie ou l’instauration d’un Califat. Elle participe du « grand jeu » qui oppose les grandes puissances pour le contrôle du Caucase et des ressources de la Caspienne. Son organisateur, Chamil Bassaïev, est aujourd’hui vice-Premier ministre d’un gouvernement en exil ayant pignon sur rue à Washington et à Londres. Ce dernier dispose de toute l’aide logistique nécessaire fournie par le gouvernement des États-Unis via des officines connues de la CIA.


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M. Michael K. Deaver

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#21 18-09-2008 21:29:15

ragondin
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Re: False flag operations, un petit résumé

http://news.fr.msn.com/article.aspx?cp- … id=9629064

AFP - mercredi 17 septembre 2008, 17h34
Yémen: 16 morts dans un attentat contre l'ambassade américaine, al-Qaïda soupçonnée

L'ambassade des Etats-Unis au Yémen, qui avait déjà échappé cette année à une attaque d'Al-Qaïda, a été la cible mercredi d'un attentat mené à l'aide de deux voitures piégées qui a fait au moins 10 morts, en plus des six assaillants, selon une source officielle.

Selon le ministère de l'Intérieur, six soldats et quatre civils, dont une ressortissante indienne, ont péri dans cette attaque, l'une des plus sanglantes de l'histoire du Yémen.

Un mystérieux groupe se présentant sous le nom de "Jihad islamique au Yémen" a revendiqué l'attentat dans un communiqué parvenu à l'AFP, mais dont l'authenticité ne pouvait être établie. (alors pourquoi dire Al Qaeda)

Il a aussi menacé de prendre pour cible les chancelleries de Grande-Bretagne, d'Arabie saoudite et des Emirats arabes unis à Sanaa.

Selon un communiqué de l'ambassade, des membres des forces de sécurité yéménites et "plusieurs citoyens yéménites qui attendaient d'entrer dans l'ambassade" ont été blessés.

Le président américain, George W. Bush, a vu dans l'attentat un rappel que son pays est "en guerre contre les extrémistes", et a assuré que ces derniers ne viendraient pas à bout de la détermination américaine.

"Cet attentat porte toutes les marques d'un attentat d'al-Qaïda", a déclaré le porte-parole du département d'Etat américain, Sean McCormack.

Selon le ministère de l'Intérieur du Yémen, deux voitures piégées ont été utilisées dans l'attentat. Elles ont "tenté de forcer le cordon de sécurité de l'ambassade des Etats-Unis, mais les gardes de sécurité ont réussi à (provoquer) leur explosion loin du bâtiment, provoquant la mort des six assaillants, dont un portant une ceinture d'explosifs", a déclaré un responsable du ministère, cité par l'agence officielle Sana.

Le bâtiment abritant la chancellerie est situé à environ 150 m de l'entrée du complexe et de la route.

L'explosion a été d'une telle violence que des morceaux de chair sont retombés à une centaine de mètres de là, selon des résidents.

Selon plusieurs témoins, un kamikaze a fait exploser un véhicule à l'entrée du complexe, provoquant un incendie. Juste avant, une fusillade nourrie entre des hommes armés à bord d'un véhicule et les gardes avait duré une vingtaine de minutes.

Les accès à l'ambassade ont été bloqués par les forces de sécurité tandis que les employés étaient cloîtrés dans le complexe situé dans un quartier d'ambassades dans l'est de Sanaa.

Le 18 mars, l'ambassade avait déjà été la cible d'un attentat aux obus de mortier, revendiqué par les "Brigades Jund Al-Yemen" (soldats du Yémen), branche locale du réseau Al-Qaïda.

Ses auteurs avaient manqué leur cible, mais un projectile avait frappé une école pour jeunes filles voisine de l'ambassade, tuant un policier et une élève.

Le "Jihad islamique au Yémen" ne s'était manifesté qu'une fois, pour revendiquer un attentat suicide contre le QG de la police de Sayoun (est), le 25 juillet, qui avait fait un mort et 17 blessés.

Mais l'attentat avait été également revendiqué par Al-Qaïda.

Dans son communiqué, le groupe affirme qu'il compte "poursuivre la série d'explosions selon le plan préétabli et (visant) d'autres ambassades", se référant à un précédent communiqué daté de mardi dans lequel il menaçait de s'attaquer aux ambassades d'Arabie saoudite, de Grande-Bretagne, des Etats-Unis et des Emirats arabes unis si les assaillants blessés le 25 juillet n'étaient pas libérés.

L'attentat de mercredi est le plus meurtrier au Yémen depuis un attentat suicide d'Al-Qaïda à l'aide d'un canot piégé contre le destroyer américain USS Cole, le 12 octobre 2000, dans lequel 17 marins américains étaient morts, en plus de ses deux auteurs.

Le Yémen est un allié important de Washington dans la lutte contre Al-Qaïda. Cet attentat "désespéré" est "une riposte des terroristes aux mesures gouvernementales prises à l'encontre des groupes terroristes", a déclaré le ministre des Affaires étrangères yéménite, Abou Bakr Al-Kourbi, lors d'une rencontre avec les ambassadeurs de l'Union européenne à Sanaa, selon l'agence Saba.


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#22 28-09-2008 10:26:49

ragondin
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Re: False flag operations, un petit résumé

Hezbollah
http://fr.wikipedia.org/wiki/Parti_de_Dieu
Le Hezbollah (en arabe ‮حزب الله‬ ḥizbu-llāh, « Parti de Dieu ») fondé en juin 1982 est un mouvement politique chiite libanais possédant une branche armée qui est à son origine et qui fut créée en réaction à l'invasion israélienne au Liban en 1982, en s'appuyant sur un financement iranien. Il n'a aucun lien avec le Hezbollah turc.

L'emblème du Hezbollah est vert, couleur de l'islam, sur fond jaune. Il est composé du mot « Hezbollah » en calligraphie de style coufique, dont l'alif du mot Allah se transforme en un bras brandissant un fusil mitrailleur de type AK-47, surmonté d'un extrait de verset extrait du Coran écrit en rouge (Al-Maidah, V, 56) فإن حزب الله هم الغالبون (fāʾinna ḥizb allāh hum al-ġālibūn) ; « [...] car ceux qui suivent le parti de Dieu seront victorieux. ». En bas de l'image, on trouve en écriture rouge المقاومة الإسلامية في لبنان (al-muqāwamah al-islāmīyah fī lubnān) « résistance islamique au Liban ».

Le globe terrestre, le rameau, le poing tenant une AK47 et d'autre détails encore rappellent l'emblème des Gardiens de la Révolution islamique[réf. nécessaire].


Nature du Hezbollah
Le Hezbollah est considéré comme un mouvement de résistance par la Syrie, l'Iran et une partie de l'opinion publique des pays arabes ou musulmans,[réf. nécessaire] et comme organisation terroriste par les États-Unis[1] le Canada, et Israël. L'Australie et le Royaume-Uni ne considèrent que la branche armée comme terroriste, pas la branche politique[réf. nécessaire]. La Russie ne considère pas le Hezbollah comme une organisation terroriste.[2]

La position de l'Union européenne est contrastée : par la voix du président de l'Union en exercice au 1er août 2006, l'Union européenne signale que le Hezbollah ne sera pas inscrit sur la liste des organisations terroristes[réf. nécessaire]; toutefois, le Conseil de l'Union européenne inclut l'officier supérieur des services de renseignements du Hezbollah Imad Fa'iz Mughniyah (alias Mughniyah, Imad Fayiz) sur sa liste de terroristes[3]. Cette classification est contraignante mais ne concerne pas la branche civile du parti et sa branche armée située à l'intérieur du Liban. Sur le mouvement considéré dans son ensemble, le Conseil de l'Union européenne a jusqu'ici jugé que le Hezbollah ne s'inscrivait pas parmi les mouvements terroristes, malgré plusieurs demandes états-uniennes. Certains diplomates européens estiment que le dernier refus de mars 2005 de l'inscrire sur la liste des mouvements terroristes était motivé par le fait que l'Union européenne ne souhaitait pas, en cette période d'instabilité au Liban, aggraver la situation.[réf. nécessaire] À la différence du Conseil de l'Union européenne, le Parlement européen a adopté le 10 mars 2005 une résolution (par 473 voix pour et 33 contre)[4] déclarative et non contraignante pour les États membres qualifiant le Hezbollah de terroriste (« 7. considère qu'il existe des preuves irréfutables de l'action terroriste du Hezbollah et qu'il convient que le Conseil prenne toutes les mesures qui s'imposent pour mettre un terme à cette action »).

L'ONU ne classe pas le Hezbollah dans sa liste des organisations terroristes mais le Conseil de sécurité de l'ONU appelle à son désarmement. (voir plus bas)

Le Hezbollah est tenu pour responsable de nombreuses prises d'otages d'occidentaux, pour l'essentiel diplomates et journalistes, et de soldats israéliens occupant le sud-Liban dans les années 1980 et de l'orchestration d'attentats spectaculaires et meurtriers contre les forces occidentales présentes au Liban à cette époque. Il jouit d'une certaine popularité dans le monde arabo-musulman pour avoir contribué au retrait israélien du Liban Sud en mai 2000. Il s'inspire du principe du velayat-e faqih, c'est-à-dire la primauté des théologiens (velayat-e faqih signifie « gouvernement du docte ») sur la communauté chiite, à présent controversé.

Enfin, Hassan Nasrallah déclara à plusieurs reprises ne pas soutenir le mouvement terroriste Al-Qaida. En effet l'esprit du parti politique Hezbollah est de distinguer clairement l'idée de résistance face a Israël et l'attitude de terroristes d'Al-Qaida. Hassan Nasrallah l'a déclaré plusieurs fois sur la chaine Al Jazeera ; c'est d'ailleurs la position de l'ayatollah Ali Khamenei, marja des Hezbollah iranien et libanais.


« La stratégie militaire doit désormais être pensée en fonction de la couverture télévisuelle [car] si l’opinion publique est avec vous, rien ne peut vous résister ; sans elle, le pouvoir est impuissant. »
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#23 28-09-2008 10:42:29

ragondin
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Re: False flag operations, un petit résumé

La naissance d’Al Quaïda
par Pierre-Henri Bunel

www.grainvert.com/article.php3?id_article=980
Auteur d’une expertise essentielle publiée dans Le Pentagate de Thierry Meyssan à propos du missile qui a frappé le Pentagone le 11 septembre 2001. Source : son site http://desordresmondiaux.site.voila.fr

Toutes les sessions de la Conférence Islamique donnent lieu à des relevés de décisions comme toutes les réunions destinées à servir à quelque chose. Pour mettre sur pied les ordres du jour, il fallait au début de l’histoire de l’Organisation de la Conférence Islamique de longues tractations entre les représentants des pays membres. Ces débats avaient lieu à Djeddah, siège du secrétariat de l’OCI, ou dans d’autres villes de pays musulmans. Au prix de longs tâtonnements, les gouvernements échangeaient des informations et des données visant à déterminer l’urgence et l’importance des points à traiter.

Or, en même temps qu’ils ont créé l’organisation de la Conférence islamique, les pays fondateurs ont mis sur pied la Banque Islamique de Développement. On n’est pas encore à la grande heure de l’Internet, mais les banques ont déjà des moyens de communication performants en mesure de transmettre des fichiers informatiques et les ordinateurs capables de stocker des informations sous la forme de banques de données accessibles à distance. Il s’agit d’un intranet avec toutes ses fonctionnalités.

Pendant mon stage à l’école de guerre de Jordanie, en 1985-86, j’apprends un mot arabe que les officiers ne remplacent pas par son équivalent anglais de "data base". Il s’agit du mot Qâeida-t-ulmuetiyât, qui veut dire lui aussi "la base de données". Comme nous n’avons pas d’ordinateurs à notre disposition, je m’intéresse à cette fascination pour ce mot venant du vocabulaire de l’informatique. Et c’est Shakeel Tarmuzy, notre condisciple pakistanais, qui me "met au parfum".

L’Organisation de la Conférence Islamique a décidé d’utiliser les moyens modernes de la Banque Islamique de Développement pour préparer ses réunions et pour communiquer ses décisions. Si les comptes rendus des réunions sont toujours édités dans différentes langues, il faut de plus amples renseignements aux fonctionnaires des États membres pour "coller" aux lignes directrices de la politique islamique élaborée ensemble.

Pour cela, toute une partie des mémoires de la Banque Islamique de Développement a été annexée au profit de la Conférence. On peut y accéder si l’on y est abonné, et alors, sur l’écran de son ordinateur, on peut lire les informations dont on a besoin. Tout est acheminé par un simple réseau téléphonique et les ambassades et gouvernements des pays membres sont abonnés au système.

Ce réseau s’appelle Al Qâeida. La base. Et ce mot a de nombreux sens comme en Français. C’est la base militaire, mais c’est aussi la base en chimie, comme la soude, par exemple. Et bien sûr c’est la base de données, en informatique. D’après ce que j’apprends au stage de l’école de guerre, on peut, si l’on est abonné, consulter deux bases : Qâeida-t-ulmaeloumât, la base [de données] d’informations et Qâeida-t-uttaelimât, la base [de données] des instructions, des directives.

Les officiers jordaniens font parfois référence à ce système en plaisantant. Par exemple, lorsque quelqu’un arrive un peu en retard au bus, en fin de service, on lui dit : "Attention, tu vas te retrouver dans la base d ’informations" sous-entendu, on va te signaler. Quand la plaisanterie se veut plus menaçante, on parle au "délinquant" de la base des instructions ou directives. Là, cela veut dire qu’une décision de sanction va être prise à son encontre. Et si la menace est au plus fort, on ne lui parle pas de Qâeida-t-ulmuetiyât, la base de données qui réunit les deux, mais simplement de Al Qâeida. C’est plus court.

Je dois dire qu’au début du stage, presque personne ne comprenait cette plaisanterie informatique. Les seuls qui en ont saisi dès le début les subtilités étaient les officiers de l’artillerie, de la défense aérienne, des transmissions et ceux de l’arme du renseignement.

Il est bien certain que l’accès à cette base demandait au début de sa mise en place des moyens qui n’étaient pas à la portée du tout venant, mais que divers groupes - ONG, particuliers, entreprises - ont maintenant les moyens d’acquérir. En 1986, l’Internet existe, mais reste essentiellement réservé aux universitaires, aux scientifiques et, bien sûr, aux militaires américains. Ce n’est pas que ce système de communication soit à l’accès filtré, mais c’est surtout que les systèmes d’accès destinés au grand public n’existent pas encore.

C’est pourtant en lisant un relevé de décision de l’OCI tiré d’un message électronique imprimé à l’ambassade du Pakistan à Amman que j’ai vu mon premier @ qui était encore noté[a].

La conférence islamique, qui a pour but de préserver les valeurs traditionnelles de l’islam tout en rejoignant la modernité, s’est donné les moyens techniques les plus avancés pour atteindre ses buts.

Jugez de mon étonnement, quand après avoir passé plus de dix ans au contact d’une partie des différentes branches du terrorisme islamique, je découvre que les "cols blancs" de la CIA ou du FBI, ceux qu’on ne voit jamais sur le terrain, nous affirment doctement que le terrorisme islamiste est le fait d’une seule armée de l’ombre, dûment organisée et centralisée, sous le commandement d’un chef emblématique, barbu comme un imam de banlieue des années 80, Ussama bin Lâdin, et que cette armée s’appelle Al Qâeida.

Al Qâeida, quelle aubaine !
On a vu comment j’avais entendu parler d’Al Qâeida dans les années quatre-vingts. Plus tard, en traduisant des documents saisis par des services de police ou de contre-espionnage, je suis tombé sur des fax ou des notes de directives adressés à des exécutants chargés de rédiger les revendications des attentats commis par d’autres équipes. On y trouvait des passages entiers venant de textes assez feutrés de relevés de décisions ou de minutes de réunion de l’Organisation de la Conférence Islamique.


Il s’agissait pour les destinataires de ces directives de rédiger de façon relativement organisée des tracts énergiques de revendication d’actes terroristes localisés en s’appuyant sur des textes politiques généraux et somme toute assez modérés au départ.

Pour autant qu’on ait pu en juger, les expéditeurs de ces directives résidaient un peu partout dans le monde avec une nette prédominance d’adresses en Allemagne, en Belgique et surtout en Grande Bretagne. La source des textes de références à utiliser pour rédiger les tracts de revendication était indiquée de la manière suivante :

Min nasharat ilumâm ilmuttaHida : Issu des publications de l’ONU, ou Min AlQâeida : Issu de la base [de données]. Il y avait aussi des directives tirées des relevés de décisions de la Conférence des pays non-alignés. Pense-t-on pour autant que l’Assemblée Générale de l’ONU ou celle des Pays non-alignés sont des éléments terroristes ?

Plusieurs fois, j’ai dû expliquer ce qu’était cette fameuse "base" dite Qâeida. Et pendant des années, on a trouvé des directives d’Emirs locaux, en Algérie ou en Europe, qui faisaient référence à cette base de données. Personne parmi nous ne la prenait pour autant pour un réseau terroriste.

Comme toutes les entités multinationales musulmanes, le groupe financier Bin Lâdin a accès aux sites de la Conférence Islamique, dont la fameuse base de données. Alors, en accusant Ussama bin Lâdin de tous leurs malheurs, les dirigeants américains ont eu besoin de le doter de moyens diaboliques pour pouvoir expliquer les "défaillances" des services américains. Ceux-ci coûtent fort cher au contribuable et sont maintenant trop souvent détournés de leurs missions publiques au profit d’intérêts privés.

On a toujours avantage à présenter l’adversaire comme très dangereux. On a d’autant plus de mérite à le vaincre. C’est ainsi qu’on a prétendu que l’Irak alignait devant les forces de la coalition de 1990 "la quatrième armée du monde". Maintenant, l’administration américaine nous présente Bin Lâdin comme un général à la tête d’une armée secrète digne du KGB de la guerre froide !
Cela permet d’expliquer les échecs en cours partout dans la lutte de l’administration Bush-fils contre le terrorisme islamiste.

Tout le mal est dû à Bin Lâdin, selon la propagande de la Maison Blanche. Mais ce système a des limites. D’abord parce que Bin Lâdin n’a jamais revendiqué quelque attentat que ce soit malgré les commentaires de presse et de télévision. J’ai bien écouté ce qu’on nous a transmis des paroles de "l’ ennemi public numéro 1". Comme je comprends Al Jazeera dans le texte, je l’ai entendu se féliciter, se réjouir, remercier Dieu, féliciter des gens que les Américains avaient désignés comme responsables des coups, je l’ ai entendu exhorter les combattants à la bataille,

mais jamais il n’a revendiqué le montage d’aucune opération.
J’irai même plus loin. Avant la polémique qui s’est développée sur l’Internet - et dans l’édition en France - autour de la frappe sur le Pentagone, Ussama bin Lâdin ne parle que des deux tours du World Trade Center, dans les cassettes qu’on lui attribue. Même dans une cassette qui semble complètement fabriquée par des propagandistes, il ne parle pas du ministère de la défense américain. C ’est pour moi très significatif. Les autorités américaines ont porté toute leur communication sur New York, laissant largement le Pentagone dans l’ombre. Dans cette fameuse cassette assez longue où l’on voit Bin Lâdin "en famille" et qui me semble une manipulation, il n’évoque que le World Trade Center. Si cette cassette est une manipulation des services américains, c’est qu’eux-mêmes ne veulent pas attirer l’attention sur ce qu’il faut bien appeler maintenant un "Pentagate". Et si ce n’est pas une manipulation, alors, c’est que Bin Lâdin n’a rien à voir avec la frappe sur le Pentagone puisqu’il omet d’en parler. Pourtant, c’est un coup d’une autre portée que de faire tomber deux avions sur des immeubles civils !
Seulement, lorsqu’on examine tous les aspects de cette propagande américaine, on est taxé immédiatement de "révisionnisme" par les zélateurs serviles de la thèse officielle.

Et pourtant, la réalité est qu’il n’y a pas d’armée de l’ombre qui s’appellerait Al Qâeida. Il y a un peu partout dans le monde des groupes de patriotes - ou de terroristes, suivant de quel côté du malheur on est né - qui se battent contre des oppressions ou comme mercenaires par goût de la violence.

Et je suis sidéré de voir de prétendus spécialistes du terrorisme, qui n’ont même jamais vu une bombe de près et encore moins un terroriste, répéter doctement les élucubrations des "analystes" de la CIA, destinées au public, donc mensongères. Car jamais un service de renseignement ne rend public ce qu’il sait.

Pendant des années, jusqu’en 1998 en service actif, j’ai travaillé sur le terrorisme islamiste avec quelques succès reconnus, et

jamais il n’a été question nulle part d’un "réseau AlQâeida" !
Nous connaissions bien le néfaste Bin Lâdin qui hébergeait en Afghanistan des moudjahidin venus de tout le monde musulman pour semer la pagaille en Europe ou en Algérie. [Notre grain de sel vert : Rappelons que la deuxième guerre d’Algérie fit des centaines de milliers de morts, blessés, disparus... dans l’indifférence quasi-générale]

Nous savions que des instructeurs vivant en Afghanistan, au Pakistan et en Libye formaient ces combattants aux actions terroristes, puis au combat encadré quand les Musulmans de Bosnie-Herzégovine ont eu besoin de soldats volontaires pour remplir les rangs de leurs milices criminelles. Mais Bin Lâdin était intouchable, il n’était pas question de le mettre en cause : c’était un homme de la CIA.


Il faut la préparation de la guerre d’Afghanistan, et surtout les premiers commentaires de spécialistes autoproclamés qui se sont mis à tout expliquer sur le 11 septembre, pour que sorte des tiroirs de bureaux ce fantasme d’Al Qâeida armée verte secrète de Bin Lâdin que tout le monde considère désormais comme une réalité établie.

Il existe quand même des journalistes qui font leur travail, eux, et qui n’ont pas peur de publier ce qu’ils ont appris, même quand cela ne sert pas la soupe aux fauteurs de guerre.

C’est ainsi que dans un article qui contient par ailleurs un certain nombre d’inexactitudes, Alain Lallemand écrit le 11 septembre 2002 dans le journal Le Temps les lignes suivantes :

« Etonnant encore, car Al-Qaïda n’était au départ qu’une cellule de comptabilité des combattants arabes entrant et sortant d’Afghanistan, ainsi qu’un point de contact permettant aux familles des combattants de retrouver la trace d’un de leurs proches. Un projet très éloigné de "l’internationale terroriste" décrite actuellement. Al-Qaida aujourd’hui ? C’est une mission : "Renverser les régimes sans Dieu et les remplacer par des régimes islamiques". Ce qui, en pratique, prendra la forme d’une opposition à toute présence américaine dans le golfe Persique (Arabie Saoudite et Yémen en particulier) et en Somalie, présence perçue comme une colonisation. »

Je rends hommage à ce journaliste qui "s’étonne" de ce qu’on lui a dit de cette prétendue armée secrète. Il a bien raison.
Il est évident que les moyens initiaux de Al Qâeida ont évolué et que la base de données est maintenant hébergée sur des sites complets utilisant l’Internet. Seuls les aspects logistiques de cette base de données sont arrivés aux oreilles de ce journaliste honnête, et non son aspect de coordination politique artificielle. Mais que les aspects actuels de la lutte islamiste impliquent en outre une coordination apparente d’actions locales ne signifie pas qu’il existe pour autant un commandant mondial du terrorisme islamiste qui serait M. Ussama Bin Lâdin.

Et c’est justement parce qu’on ne le cherche pas où il faudrait qu’on ne trouve pas l’ennemi public numéro 1 du moment. Le capturer serait d’ailleurs très encombrant pour les démiurges internationaux qui ont conduit le monde à la situation actuelle. Supposons qu’il parle devant un tribunal international que ne reconnaît pas Washington ! Ce serait aussi dangereux pour les exécuteurs des basses oeuvres de la politique de la Maison Blanche que si Raznatovic, plus connu sous le nom d’Arkan, avait témoigné devant la cour pénale de La Haye. Plus de risque en ce qui le concerne, il a été fortuitement assassiné par des inconnus...

Non, Al Qâeida n’est rien d’autre qu’une variante de la Sainte Vehme [Société secrète allemande qui a semé le trouble dans la République de Weimar mais qu’on n’a jamais pu démanteler, parce qu’elle n’avait jamais existé] ou de la Mamma Coca appliquée au terrorisme.

Elle n’est rien d’autre qu’un moyen de coordonner maintenant que cela peut être utile, et uniquement par un discours politique extrémiste, les revendications de groupuscules violents totalement indépendants les uns des autres. C’est ce qu’on appelle une "nébuleuses". Elle n’a de réalité, en tant qu’armée secrète, que pour ceux qui l’invoquent. Seulement, à force d’en avoir parlé et de lui avoir donné un chef, les démiurges de la Maison Blanche pourraient bien être en train de lui donner ses lettres de noblesse et une certaine réalité. Qui sait, d’ailleurs si ce n’est pas ce qu’ils cherchent ?
Il a toujours fallu aux militaires américains donner un nom à leurs ennemis. Pendant la guerre froide, nous appelions les avions de combat russes par leur appellation soviétique, celle sous laquelle ils se vendaient sur les marchés d’armement : Mig 19, Mig 21, Mi 24, Mi 22, Mi8, Antonov 124, Sukhoï, etc. Les Américains, eux, donnaient des surnoms. Hind, Flogger, Fulcrum etc.

Ne serait-ce pas une forme de tentative d’exorcisme ? Mais en tout cas, ce n’est pas en partant à la recherche de ce qui n’existe pas qu’on peut en venir à bout. La guerre contre la prétendue Al Qâeida n’est donc pas près de se finir.

Tout ceci pourrait bien avoir un but inavoué : et si on nous bâtissait une nouvelle menace stratégique bien confortable et pratique, une sorte de nouvelle Armée Rouge, mais Verte et de l’ombre, celle-là , pour justifier de nouvelles dépenses de guerre au lieu d’investir dans le bien de l’humanité ?

Pierre-Henri Bunel


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#24 07-10-2008 14:26:52

ragondin
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Re: False flag operations, un petit résumé

La justice argentine a écarté la piste islamique
Washington veut réécrire les attentats de Buenos-Aires

par Thierry Meyssan* http://209.85.135.104/search?q=cache:gU … mp;strip=1

Les États-Unis voudraient utiliser le souvenir des attentats de Buenos Aires de 1992 et 1994 pour étoffer leur dossier contre les musulmans chiites. La plupart des encyclopédies continuent en effet à attribuer ces massacres au Hezbollah ou à l’Iran. Mais ces accusations ont fait long feu, la Justice argentine s’est orientée entre temps vers une piste israélienne. Du coup, Washington fait pression pour geler une enquête qui devient gênante.--------------------------------------------------------------------------------
 


13 juillet 2006

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Argentine

Thèmes
Action secrète
« Choc des civilisations », racisme

  Pour étoffer ses accusations contre le « croissant chiite » (Iran, Syrie, Hezbollah libanais), Washington a décidé de verser au dossier les attentats commis à Buenos-Aires au début des années 90. Il est en effet communément admis dans les pays atlantistes qu’ils furent l’œuvre de terroristes musulmans.

Or, cette version des faits a été entre temps démentie par la Cour suprême argentine qui s’est, au contraire, orientée vers une piste israélienne. Une opération a donc été montée par les néo-conservateurs pour renverser le cours des choses. À la suite d’une réunion qui s’est tenue à Washington en mai 2006 et à laquelle ont participé deux hauts magistrats de Buenos-Aires, de fortes pressions ont été exercées à la fois sur le gouvernement et sur la justice argentine. En réplique, un groupe de citoyens argentins conduit par le docteur Oscar Abdura Bini [1] vient de porter plainte devant le Tribunal de Grande Instance de Buenos-Aires nommément contre l’American Jewish Committee [2] et les procureurs Nissman et Martinez Burgos pour entrave à la Justice.

Pour comprendre les enjeux de cette polémique, souvenons-nous de ces attentats.


Le 17 mars 1992 une violente explosion détruisait l’ambassade d’Israël à Buenos-Aires et endommageait gravement une église catholique et une école adjacentes. 29 personnes furent tuées et 242 autres furent blessées.

Dans un premier temps, l’enquête s’orienta sur la piste islamique. L’attentat avait été commis par un kamikaze palestinien utilisant une camionnette bourrée d’explosifs. Il aurait appartenu au Jihad islamique et aurait voulu venger l’assassinat par Israël du leader du Hezbollah libanais cheikh Abbas al-Musawi et de sa famille. L’opération aurait été préparée par un groupe de Pakistanais et coordonnée par Moshen Rabbani, l’attaché culturel de l’ambassade d’Iran. Ce dernier fut d’ailleurs interpellé, quelques années plus tard, en Allemagne avant d’être relâché faute de preuves.

Le 18 juillet 1994, une seconde explosion dévastait l’immeuble de l’Association mutelle israélite argentine (AMIA) faisant 85 morts et plus de 300 blessés.

L’enquête initiale s’orienta également sur la piste islamique. L’attentat aurait été commis par un kamikaze de 29 ans, Ibrahim Hussein Berro, conduisant un véhicule piégé. Quelques années plus tard, un mandat d’arrêt fut lancé contre Imad Mugniyah, un membre du Hezbollah libanais ; puis l’ancien ambassadeur d’Iran en Argentine, Hade Soleimanpour fut interpellé au Royaume-Uni et relâché faute de preuves.

Tous ces éléments, qui paraissent être des conclusions définitives, sont reproduits depuis des années dans toutes sortes d’encyclopédies. Pourtant, aucun jugement n’est venu les confirmer. Pis, les enquêteurs ont progressivement déconstruit des versions qu’Israéliens et États-uniens leur avaient glissées à l’oreille pour en arriver à une hypothèse radicalement contraire : les deux attentats auraient été commis par des agents israéliens pour casser l’antisionisme de la communauté juive argentine. Les valses-hésitations des enquêteurs doivent être replacées dans le contexte politique mouvementé de leur pays, où les gouvernements et les insurrections se sont rapidement succédés. À ce jour aucun jugement définitif n’ayant été rendu dans aucune des deux affaires, chacun peut donc tirer les conclusions qui l’arrangent en se référant à des actes contradictoires de procédure.
Quoi qu’il en soit, le moins que l’on puisse dire est que la piste du terrorisme musulman ne tient plus la route et que les néo-conservateurs font tout ce qu’ils peuvent non pas pour débloquer les enquêtes, mais pour les enterrer définitivement.


Le juge d’instruction Alfredo Horacio Bisordi a témoigné sous serment à huis clos, le 5 mars 2002, à propos du premier attentat devant une commission d’enquête parlementaire. Le Réseau Voltaire a pu se procurer le script de cette audition.

Selon le juge Bisordi, le commissaire Meni Battaglia dirigea l’enquête sur l’attentat contre l’ambassade. Il était secondé, à titre non-officiel, par un béret vert de l’ambassade des États-Unis (non identifié) et par le chef de la sécurité de l’ambassade d’Israël, Ronie Gornie, tous deux disposant prétendument d’une longue expérience de ce type d’attentat au Proche-Orient. Sur les conseils de ces « experts », le commissaire adopta immédiatement l’hypothèse de la voiture piégée et consigna avoir retrouvé des morceaux épars du moteur d’une camionnette Ford 100.
Il ne fut pas possible d’établir la liste exacte des victimes car il s’avéra que la liste des diplomates israéliens accrédités ne correspondait pas à la réalité du personnel de l’ambassade sans que cette différence puisse être expliquée. Le commissaire Battaglia s’opposa au juge Bisordi, qui souhaitait faire autopsier les victimes, au motif que cela n’apporterait pas d’éléments nouveaux. Le juge insistant, le Grand rabbin d’Argentine s’y opposa à son tour au motif que, dans le cas des victimes juives, il s’agirait d’une profanation. Il ne fut en définitive procédé à aucune autopsie.
Le magistrat s’interrogeait sur deux points : pourquoi avoir attendu que l’ambassade soit vide pour l’attaquer alors que, quelques heures plus tôt, on y recevait en grande pompe une centaine de personnalités juives ? Et pourquoi recourir à un kamikaze alors que cela n’était pas nécessaire pour jeter la camionnette sur l’ambassade ?
Manifestant de plus en plus de scepticisme sur la version que l’on essayait de lui imposer, il reçut la visite du directeur adjoint des services secrets (SIDE), le docteur Gerardo Conte Grand. Chargé de lui faire entendre raison.
De plus en plus soupçonneux, le magistrat fit irruption à l’improviste au commissariat lors de l’interrogatoire d’un témoin-clé : un chauffeur de taxi qui attestait avoir raccompagné un groupe de musulmans à l’aéroport juste avant l’attentat. Ceux-ci lui auraient dit qu’il fallait quitter rapidement le quartier avant qu’il ne se transforme en enfer. Le juge Bisordi interrogea lui-même le témoin qui croyait avoir à faire à une personne aussi complaisante que les policiers. Le chauffeur de taxi refusa de décliner son identité et se présenta comme « l’homme d’Israël ». Il revendiqua être colonel de Tsahal et avoir combattu durant la Guerre des Six jours.

Les éléments relatifs à la seconde enquête sont tout aussi édifiants avec notamment un vrai-faux policier israélien qui se promène comme chez lui dans les commissariats et les prisons argentines, et procède à des interrogatoires hors procédure et à des pressions sur les témoins. Prié de s’expliquer devant la justice argentine, l’homme a disparu. Le gouvernement israélien, après avoir nié son existence, a finalement reconnu l’employer, mais s’est opposé à son audition.

La Cour suprême s’est réunie à huis clos pour examiner diverses pièces de procédures. Elle a validé des investigations scientifiques établissant de manière formelle que, contrairement à ce qui avait été admis au départ, il n’y avait pas de véhicules piégés conduits par des kamikazes, mais que les explosifs avaient été installés dans les bâtiments, aussi bien à l’ambassade qu’à l’AMIA.
Tout ce qui a été dit sur l’origine des véhicules et leurs conducteurs est donc invalidé.
Au lendemain de cette audience, le porte-parole de l’ambassade d’Israël à Buenos-Aires a déploré ces conclusions et accusé les juges de la Cour suprême d’antisémitisme.

Il faudra certainement encore beaucoup d’indépendance et de persévérance à la justice argentine pour élucider complétement ces affaires. Au demeurant ceci suscite quelques commentaires.

Il est étrange qu’il faille une dizaine d’années pour se rendre compte qu’un attentat a été réalisé en plaçant un explosif dans un bâtiment et non avec un véhicule kamikaze. J’observe au passage que dans l’enquête actuelle sur l’assassinat du Premier ministre libanais Rafic Hariri, la thèse de la camionnette piégée qui était considérée comme certaine par l’envoyé spécial de l’ONU Detlev Mehlis, n’est plus qu’une hypothèse de travail pour son successeur.

En quatorze ans, de nombreux experts occidentaux ont rédigé des ouvrages sur le terrorisme en raisonnant sur une interprétation erronée des attentats de Buenos-Aires. Ils ignorent ou feignent d’ignorer les progrès de l’enquête argentine, ce qui est soit un signe d’incompétence, soit de mauvaise foi. Ils s’accrochent aux conclusions de leurs raisonnements alors que les prémisses en sont fausses.

Il est pénible de constater que les enquêtes judicaires sur les grands attentats terroristes imputés aux musulmans sont inachevées, qu’il s’agisse de Buenos-Aires, de New York, de Bali, de Casablanca, de Madrid ou de Londres. D’autant que cela n’empêche guère les gouvernements néo-conservateurs et leurs « experts » d’en tirer des conclusions générales.

Les États-Unis ont l’habitude de modifier rétrospectivement l’attribution d’attentats dont ils furent victimes, de manière à accuser leur adversaire réel ou fabriqué du moment. Ils envisagent maintenant de réécrire l’Histoire jusque chez les autres.

Enfin, il convient de se montrer vigilant face aux va-t-en-guerre qui évoquent mensongèrement les attentats de Buenos Aires pour qualifier tel parti ou tel gouvernement de « terroristes » et appeler à son éradication.


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#25 11-10-2008 10:25:54

ragondin
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Re: False flag operations, un petit résumé

Le jeudi 28 février 2008
http://209.85.135.104/search?q=cache:w9 … mp;strip=1

Six terroristes présumés arrêtés à Oslo et Stockholm

Agence France-Presse

Stockholm

Six personnes, dont 3 hommes de nationalité suédoise, soupçonnées de financement du terrorisme ou d'avoir projeté des attentats à l'étranger, ont été arrêtées jeudi à Stockholm et Oslo lors d'une opération coordonnée, a-t-on appris auprès des services de sûreté suédois et norvégien.
«Je peux confirmer que trois personnes - trois hommes, citoyens suédois - ont été arrêtées ce matin à Stockholm», suspectées du financement du terrorisme et d'avoir projeté des attentats, a déclaré à l'AFP Jakob Larsson, porte-parole du Service de la sûreté suédoise (Säpo).

«Les projets d'attentats ne visaient pas la Suède», a-t-il affirmé.

Interrogé sur le possible lien des suspects avec les tribunaux islamiques en Somalie comme l'affirment certains médias suédois, il a répondu «je n'ai pas de commentaire (à faire) sur le sujet».

Un ressortissant suédois, soupçonné d'avoir fréquenté des camps d'entraînement islamistes en Somalie, avait été inculpé mi-février par un juge antiterroriste français et écroué.

M. Larsson n'a pas souhaité donner plus d'éléments sur les personnes arrêtées jeudi mais il a précisé que ces arrestations n'avaient «pas de lien avec les menaces contre Lars Vilks (caricaturiste suédois, ndlr) ou les caricatures de Mahomet».

Il a en outre indiqué qu'il s'agissait d'une «action coordonnée» avec les services de sécurité norvégiens.
Le Service de sécurité de la police norvégienne (PST) avait annoncé plus tôt que trois personnes, soupçonnées de financement du terrorisme à l'étranger, avaient été arrêtées à Oslo.

Les suspects, dont ni l'identité, ni la nationalité ni l'âge n'ont été révélés, ont été arrêtés à différentes adresses de la capitale norvégienne, selon le communiqué du PST.

«Les arrestations ont été effectuées sans incident», a déclaré à l'AFP Siv Alsén (BIEN: Alsén), une porte-parole du PST.

Selon le site électronique du journal Aftenposten, les trois personnes arrêtées à Oslo sont d'origine somalienne.
Dans un rapport d'évaluation des menaces visant la Norvège publié le mois dernier, le PST avait signalé l'existence en Norvège de réseaux de soutien au terrorisme islamiste.

«Les activités de soutien en Norvège prennent surtout la forme de transferts d'argent à des individus ou des groupes à l'étranger que l'on présume liés à des organisations radicales islamistes», indiquait le PST.
Jeudi, Mme Alsén a refusé de préciser si les arrestations étaient liées à des organisations islamistes et décliné toute précision sur les sommes concernées.

Les trois suspects devraient être entendus par un juge en vue de leur éventuel placement en détention «probablement vendredi, peut-être samedi», a précisé la porte-parole.

Pays membre de l'OTAN, la Norvège est militairement impliquée en Afghanistan, ce qui lui a valu à plusieurs reprises d'être citée comme une cible par des responsables d'Al-Qaeda.

De son côté, la Suède n'est pas membre de l'OTAN mais elle compte 350 soldats postés au Nord de l'Afghanistan.
Le 8 février, le gouvernement suédois de centre-droit avait présenté pour la première fois une «Stratégie nationale» visant à combattre la menace du terrorisme.

S'il avait jugé que la menace d'attaques en Suède était «faible», il avait estimé que la plus grande menace pesant sur l'Europe émanait de groupes ayant des «interprétations extrêmes de l'Islam» et que «le scénario de la menace» pouvait «évoluer rapidement».
En Suède, seules deux personnes ont été condamnées depuis la nouvelle législation antiterroriste de 2003. Il s'agit de deux Irakiens de 25 et 29 ans condamnés à six et sept ans de prison en 2005, reconnus coupables d'avoir fomenté et financé une campagne d'attaques suicides en Irak en 2004.


« La stratégie militaire doit désormais être pensée en fonction de la couverture télévisuelle [car] si l’opinion publique est avec vous, rien ne peut vous résister ; sans elle, le pouvoir est impuissant. »
M. Michael K. Deaver

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#26 19-11-2009 13:22:04

ragondin
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Re: False flag operations, un petit résumé

L'affaire de la ricine 


http://www.recherches-sur-le-terrorisme … rkozy.html
 
LES " MISÉRABLES " MACHINATIONS DE SARKOZY


Ò Même si nous n'en pleurons pas, la manière dont il a pris la place de Charles Pasqua, en 1983, à la mairie de Neuilly quand ce dernier était son parrain politique. Ò La façon peu honorable dont il s'est servi de Claude, la fille de Chirac, pour pénétrer l'intimité familiale, trahissant plus tard son mentor, aux élections présidentielles de mars 1993, par son ralliement au camp d'Édouard Balladur. Ò La scène de provocation, dont il fut l'auteur en octobre 2005, cause du déclenchement en novembre de la vague de violence des banlieues  <http://www.recherches-sur-le-terrorisme.com/Documentsterrorisme/violence-banlieues.html> *. Ò Plus significatif encore, en mars 2003, quand George Bush cherchait à entraîner la France dans la guerre contre l'Irak, Sarkozy annonçait la découverte de traces de ricine dans une consigne de la gare de Lyon.

L'AFFAIRE DE LA RICINE

Il faut replacer dans son contexte l'incident de la ricine, un poison violent utilisable, à grande échelle, par des terroristes.


Le 5 février 2003, Colin Powell, secrétaire d'État américain, fait une intervention aux Nations unies pour décrire en détail les armes de destruction massive qu'il accuse l'Irak de détenir. Néanmoins, au Conseil de sécurité des Nations unies, la France, la Russie et l'Allemagne font front et refusent l'entrée en guerre. Pendant plus d'un mois, les Américains et leurs alliés vont chercher à faire basculer l'opinion publique occidentale en faveur de la guerre, présentant l'Irak comme une menace terroriste. Ceci jusqu'au 20 mars, date du déclenchement des hostilités. Le 20 mars 2003, comme par hasard, un communiqué du ministère de l'Intérieur, alors dirigé par Sarkozy, annonce la découverte, trois jours plus tôt, dans une consigne de la gare de Lyon à Paris, de flacons contenant " des traces de ricine dans un mélange qui s'est révélé être un poison très toxique, " . Le 21 mars 2003, Sarkozy en personne reprenait l'information sur Europe 1. Le 18 avril 2003, les laboratoires de la police déclaraient : "Les flacons de la gare de Lyon ne contenaient pas de ricine. "


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M. Michael K. Deaver

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#27 31-07-2010 11:08:36

kézako
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Re: False flag operations, un petit résumé

http://fr.wikipedia.org/wiki/Ruse_de_guerre

Ruse de guerre


On nomme ruse de guerre le fait :

    * soit d'induire l'adversaire en erreur en le trompant délibérément,
    * soit de l'entraîner à commettre une imprudence, sans qu'il y ait nécessairement tromperie.

La pratique de la ruse de guerre est jugée comme parfaitement licite par la Convention de Genève à condition
:

    * qu'elle n'enfreigne aucune règle du protocole
    * qu'elle ne comporte pas de perfidie
    * qu'elle ne soit pas mentionnée parmi les « ruses interdites »(...)



(...) Époque Contemporaine


La ruse et la ruse de guerre ont donné lieu à des applications et à des réflexions devenues célèbres :

    * L'histoire militaire nous a apporté un exemple éloquent pendant la Seconde Guerre mondiale, l'opération Fortitude (Courage). Cette opération fut le nom de code collectif donné à des opérations de diversion organisées par les alliés pour cacher à l'armée allemande le lieu réel du débarquement de Normandie.

    * Des auteurs comme Paul Radin l'anthropologue, s'intéressèrent à ce qu'il nommait le Trickster, présent dans toutes les cultures. En fait, le Trickster est celui qui ose utiliser la ruse. Il n'est pas nécessaire d'être en situation guerrière pour être un Trickster. Il suffit juste d'avoir un intérêt à défendre pour que cette disposition se mette à l'œuvre.

Car, en fait, la ruse de guerre est avant tout une disposition de l'esprit, fut-elle celle d'un combattant, ou de quelqu'un qui veut s'en sortir. (...)


Conclusion

Si la somme des guerres individuelles mobilisant la psyché et la ruse finit par produire ou viser un intérêt supérieur, on parle alors de guerre psychologique. Ce domaine de l'art de la guerre a sa littérature propre, ses techniques, et ses penseurs. Pour ainsi dire "la ruse de guerre" est un trait universel, et connaît donc une grande étendue :

    * depuis des comportements individuels d'un destin solitaire à celui de grand destin collectif ;
    * des cours de récréation aux grands jeux sociétaux de l'économie et de la finance de la guerre économique ;
    * des prémices de l'histoire jusqu'à nos jours.

Ruses de guerres interdites et perfidies

Toute ruse fondée sur l'usage indu de signes de nationalité, comme le false flag, tels que définis par l'article 39 (Signes de nationalité) est une ruse interdite et non une perfidie au sens du Protocole (50). Mais si cette tromperie fait appel à la bonne foi de l'adversaire, par exemple en utilisant des uniformes de pays neutres, on la nomme perfidie. En cas de jugement international à l'issue du conflit, la perfidie sera jugée beaucoup plus sévèrement et peut être punie de mort.

Lorsque des mines antipersonnel ne sont pas signalées ou lorsqu'elles sont camouflées, elles prennent un caractère perfide au sens juridique (51). Un protocole sur « l'interdiction ou la limitation de l'emploi des mines, pièges et autres dispositifs » a été annexé à la Convention de Genève du 10 octobre 1980[1] :

    * pièges ayant l'apparence d'objets portatifs inoffensifs qui sont expressément conçus ou construits pour contenir une charge explosive et qui produisent une détonation quand on les déplace ou qu'on s'en approche ;
    * pièges qui sont attachés ou associés d'une façon quelconque à :
          o des emblèmes, signes ou signaux protecteurs internationalement reconnus ;
          o des malades, des blessés ou des morts ;
          o des lieux d'inhumation ou d'incinération ou à des tombes ;
          o des installations, du matériel, des fournitures ou des transports sanitaires ;
          o des jouets d'enfants ou à d'autres objets portatifs ou à des produits spécialement destinés à l'alimentation, à la santé, à l'hygiène, à l'habillement ou à l'éducation des enfants ;
          o des aliments ou à des boissons ;
          o des ustensiles de cuisine ou à des appareils ménagers, sauf dans des établissements militaires, des sites militaires et des dépôts d'approvisionnement militaires ;
          o des objets de caractère indiscutablement religieux ;
          o des monuments historiques, des œuvres d'art ou des lieux de culte qui constituent le patrimoine culturel ou spirituel des peuples.

Il est par ailleurs « interdit en toutes circonstances d'employer des pièges qui sont conçus pour causer des blessures inutiles ou des souffrances superflues ». Cela inclut les mines invalidantes puisqu'elles sont justement conçues dans le but de démoraliser l'arrière (le retour d'un cercueil marque les esprits ennemis plusieurs semaines ; celui d'un infirme plusieurs années). Certains pays arguent que, pour cette raison, ces blessures ne seraient pas inutiles ni ces souffrances superflues, mais les moralistes ne les suivent pas sur ce point. (...)


Ce qui reste autorisé (liste non exhaustive)

    * attaques par surprise,
    * embuscades,
    * opérations terrestres, aériennes ou navales simulées,
    * feindre le repos ou l'inactivité,
    * camoufler des troupes, des armes, des dépôts, des positions de tir dans l'environnement naturel ou artificiel,
    * profiter de la nuit ou de conditions de mauvaise visibilité,
    * construire des installations qui ne seront pas utilisées et installer des leurres :
          o faux aérodromes,
          o faux canons,
          o faux blindés,
          o champs de mines factices,
          o employer des moyens faisant passer une grande unité d'attaque pour petite, ou au contraire une petite pour grande (manœuvre de diversion, en particulier avions isolés dispersant des dizaines de milliers de feuilles métalliques pour faire croire à une immense attaque et détourner les moyens de l'ennemi),
          o transmettre par tout moyen (radio, presse,...) des informations inexactes,
          o permettre sciemment à l'adversaire d'intercepter de prétendus documents, plans d'opérations, dépêches, nouvelles, qui sont en fait sans rapport avec la réalité (voir le roman Fortitude ou le récit L'homme qui n'existait pas),
    * employer les longueurs d'ondes de l'ennemi, ses mots de passe, ses codes télégraphiques pour transmettre de fausses instructions,
    * prétendre être en communication avec des troupes de renfort qui n'existent pas,
    * procéder à des parachutages factices ou à des opérations de ravitaillement simulées,
    * jalonner des itinéraires en sens inverse, déplacer des bornes ou falsifier les indications routières,
    * enlever des uniformes les signes indiquant le grade, l'unité, la nationalité ou la spécialité,
    * donner aux membres d'une même unité militaire des signes d'unités différentes pour faire croire à l'ennemi qu'il se trouve en face d'une force plus importante,
    * employer des signaux à seule fin de tromper l'adversaire,
    * inciter par tous moyens (tracts, diffusion sonore, radio, etc.) les soldats ennemis à se rebeller, à se mutiner ou à déserter, y compris en emportant des armes et des moyens de transport,
    * inciter la population ennemie à se révolter contre son gouvernement.

(...)

(...)La Convention de Genève(...)

Je note parmi les quelques curiosités permissives présentes;

- Qu'il est autorisé de transmettre par tout moyen (radio, presse,...) des informations inexactes.

La propagande est absolument légale vis-à-vis de ces textes internationaux. Les journalistes ne sont pas tenus de rapporter la réalité au travers de leurs articles ni de leurs reportages et peuvent êtres encouragés à faire même l'exact contraire.


- Qu'il est autorisé d'inciter par tous moyens (tracts, diffusion sonore, radio, etc.) les soldats ennemis à se rebeller, à se mutiner ou à déserter, y compris en emportant des armes et des moyens de transport, ainsi que d'inciter la population ennemie à se révolter contre son gouvernement.

Qu'il est donc aussi parfaitement légal de mener des campagnes de déstabilisation à l'intérieur d'autres pays comme à l'intérieur de son propre pays si l'on considère toutes les nuances qui peuvent êtres prêtées aux qualificatifs d' ennemis ou encore d' adversaires;

- Adversaires économiques.
- Adversaires politiques.
- Ennemis réels ou fictifs.
- Etc.


http://fr.wikipedia.org/wiki/D%C3%A9cep … cite_ref-0

Déception (militaire)

Dans le domaine militaire, la déception  désigne les principes stratégiques et tactiques, et les moyens techniques destinés à tromper l'adversaire. La déception englobe la dissimulation et la simulation.

C'est un anglicisme, le mot français correct étant tromperie ou duperie

La définition de l'OTAN est celle-ci :

    « Mesures visant à induire l'ennemi en erreur, grâce à des truquages, des déformations de la réalité, ou des falsifications, en vue de l'inciter à réagir d'une manière préjudiciable à ses propres intérêts[1]. »(...)



(...)  1. ↑ NATO Standardization Agency (NSA). 2006. AAP-6 (2006) - NATO Glossary of Terms and Definitions (English and French). p 3-D-1

Question subsidiaire et récurrente;

Les citoyens, lorsqu'ils sont induits en erreur, sont-ils davantage assimilés à des ennemis qu'à de potentiels adversaires  ?

Dernière modification par kézako (01-08-2010 08:04:14)


« La première victime d’une guerre, c’est la vérité » Déclaration du sénateur américain Hiram Johnson en 1917, lors de l’entrée en guerre des États-Unis.

Vous avez dit anti-américanisme ?

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#28 27-02-2015 14:11:04

Analis
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Re: False flag operations, un petit résumé

Je ne savais pas trop où le poster, je pense qu'ici cela convient car cette affaire apparaît comme le dernier rebondissement de l'enquête sur les attentats de Buenos Aires :

http://www.agoravox.fr/actualites/inter … rum4253387

Le Cristinagate : la mort du procureur, le coupable idéal, les complotistes, et le Mossad (et guest star : la dette)

Par Chien Guevara
mercredi 25 février 2015


Argentine : Le journal « l’obs » (anciennement le nouvel observateur) s’intéresse de près (ou de loin … de la réalité ?) à l’affaire de la mort du procureur Nisman, qui avait toutes les cartes en main pour faire tomber le gouvernement de Cristina Kirshner.
Il est tout à son honneur de relater des faits que la plupart des autres medias oublient, d’autant plus qu’il ne se contente pas de relater, mais qu’il invite à se questionner.
Leur dossier, tel un film à grand suspense, commence ainsi :
« C’est un film de Kurosawa. C’est "Rashomon" : un crime, quatre versions différentes qui se contredisent. Ou plutôt trois, dans ce remake argentin. Un film où défilent des barbouzes, une présidente fébrile, des Iraniens, des Syriens, des patrons de bordel, des vidéos floues et même le pape. Sans oublier les 85 victimes de l’attentat à la bombe contre la mutuelle juive Amia, le 18 juillet 1994. Un film qui s’ouvre sur une scène hitchcockienne – un homme étendu sur le sol d’une salle de bains, carrelage blanc et mare de sang, avec à ses côtés l’arme de poing qui l’a tué d’une balle dans la tête ».

« quatre versions différentes qui se contredisent. Ou plutôt trois, dans ce remake argentin » (je cite).
Trois ? Pourquoi occulter la quatrième, Monsieur l’obs  ? Ainsi le film serait parfait ! A moins que la quatrième… « ne gêne » ?

Je vous laisse découvrir les trois « doutes officiels », et après je soumets à votre analyse ce qui me semble être la fameuse quatrième version, dont personne n’ose parler, alors que le journal l’obs l’évoque, sans la révéler…

1. Les faits : 2015 et 1994

Lundi 19 janvier dernier, 13e étage d’une tour chic de Buenos Aires : le procureur spécial Alberto Nisman est retrouvé mort, quelques heures avant sa comparution devant le Congrès. Il s'apprêtait à compromettre la présidente Kirchner : a-t-il été assassiné par le pouvoir ? Par les services secrets ? S’est-il suicidé ?
Alberto Nisman devait présenter le lendemain au Parlement argentin un rapport sur les attentats meurtriers de 1994 au siège de l'association juive AMIA, à Buenos Aires. Il y incriminait la présidente argentine, Cristina Kirchner, l'accusant d'avoir entravé l'enquête au profit d'échanges commerciaux accrus avec l'Iran, pays qui abritait les principaux suspects.

L’AMIA (Association Mutuelle Israélo Argentine) est une organisation de la communauté juive d’Argentine, laquelle communauté est la plus nombreuse d’Amérique du sud avec 240000 représentants. A l’époque, l’affaire avait été présentée par les autorités argentines (présidence de Carlos Menem), comme un attentat à la voiture piégée fomenté par l’Iran, avec des complicités argentines. Plusieurs Iraniens et Argentins avaient été arrêtés ou inculpés dans la foulée. S’était ensuivi un refroidissement des relations entre les deux pays, pourtant excellentes depuis un siècle.
L’attentat, qui a fait 85 morts et 230 blessés, est le plus important et le plus meurtrier jamais perpétré sur le sol argentin. Il est survenu un an et demi après un attentat similaire contre l’ambassade d’Israël, qui avait fait 29 morts et 242 blessés.

2. Version 1 : Nisman a été assassiné sur ordre de Cristina Kirchner, la présidente

Le 14 janvier, Alberto Nisman lance une accusation fracassante contre la présidente et son ministre de la Justice : ils ont "pris la décision criminelle de forger l’innocence" de l’Iran, soupçonné d’avoir commandité l’attentat contre l’Amia, "afin de servir les intérêts commerciaux, politiques et géopolitiques de l’Argentine", via des importations accrues de pétrole iranien et des exportations de produits agroalimentaires argentins.
Les accusations sont explosives, elles valent à Nisman d’être convoqué devant le Congrès le 19 janvier, à la demande de l’opposition, pour témoigner. La pression est énorme, mais il en faudrait plus pour intimider Super-Nisman. Après plus de vingt ans d’enquête, il godille comme personne dans les eaux troubles du dossier, 600 tomes et 113.000 pages de documents.
« Un rouleau compresseur, un type impétueux, dynamique, très égocentrique, aussi. C’était un homme à la forte personnalité, qui avait des convictions extrêmes. » le décrit un journaliste d’Infobae.
Une accusation de Nisman, notamment, qu’il détaille en 2006, deux ans après avoir été nommé procureur spécial en charge de l’affaire : l’Iran a planifié l’attaque, le Hezbollah en a été l’exécutant. Il n’a pas dévié, depuis, de cette ligne, malgré une enquête qui ne progressait guère.
A-t-il tenté un quitte ou double un peu désespéré, le 14 janvier  ? C’est ce qu’ont dit certains, déçus par la lecture des 289 pages de la plainte.
Dans la corbeille à papier de son appartement, les enquêteurs retrouvent le brouillon d’une demande de mise en détention, assortie d’une interdiction immédiate de sortie du territoire, qui aurait visé Cristina Kirchner, son ministre de la Justice et un troisième homme. Une bombe  ! Ou un pétard mouillé…

3. Version 2 : Nisman a été assassiné sur ordre des services secrets argentins

Le 19 décembre 2014, la présidente donne un grand coup de balai dans des services secrets devenus trop puissants en virant leur homme fort, le légendaire directeur du contre-espionnage. Un homme tellement mystérieux qu’on ne connaît de lui qu’une photo. Il s’appelle Horacio Antonio Stiusso. Il est le patron des écoutes téléphoniques et la source principale d’Alberto Nisman. Fascinant personnage que ce "Jaime" Stiusso, comme le note Gustavo Vera, député proche du pape François :
« Il a traversé tous les régimes, y compris la dictature militaire, en recourant à l’extorsion et l’espionnage interne. Aucun gouvernement démocratique n’a pu le virer, il pouvait tous les faire chanter. »
Avec ses comparses, Stiusso prend le contrôle des prostíbulos (contraction de "prostituée" et "vestibule", une variante locale des bars à putes) pour VIP, afin de filmer les riches et célèbres à leur insu. Gros succès : il piège de nombreux entrepreneurs et politiciens. "Au début, les 'prostíbulos' étaient là simplement pour l’extorsion, indique Vera. Puis ils sont devenus un véritable business, ils se sont transformés en réseaux de traite des femmes, associés à la mafia mexicaine des Zetas. Stiusso était le propriétaire."
Bref, un type recommandable, qui a aussi ses entrées à la CIA et au Mossad. Et qui, on l’a dit, contrôle toutes les écoutes téléphoniques. On l’a souvent comparé à J. Edgar Hoover, l’inamovible patron du FBI, un homme dont les gouvernants avaient autant besoin que peur. En 2004, le ministre de la Justice de l’époque met en garde Néstor Kirchner, mari de Cristina et président jusqu’à sa mort, en 2007 :
Tu dois comprendre que si tu as recours aux écoutes téléphoniques et que tu récoltes beaucoup d’informations, tu seras très puissant, mais aussi l’esclave de la personne qui te fournit ces infos."
"Ça, c’est mon problème", répond Kirchner. Peu après, Kirchner se sépare dudit ministre, limogé pour avoir brandi la photo de Stiusso à la télévision en dénonçant le "trou noir" et la "police secrète sans aucun contrôle" que sont devenus les services secrets.
Pendant longtemps, les Kirchner n’ont rien trouvé à redire à cet Etat dans l’Etat. Jusqu’à ce mois de décembre 2014, où Cristina décide de mettre à la retraite le Raspoutine du Secretaría de inteligencia. Les espions sont livides : Stiusso est leur homme, leur boss. "Après avoir été limogé, Stiusso a commencé à nourrir les juges et procureurs. Il est à la retraite, mais quarante de ses hommes sont restés en place", indique Gustavo Vera.
Pour le Hoover du Río de la Plata, Nisman était le vecteur idéal d’une vengeance froide : « Ils se sont servis de Nisman quand il était vivant puis ils l’ont tué. » (NDLR : cette dernière maxime va se retrouver dans la version 4 non proposée par les medias dominants.

4. Version 3 : Nisman s'est suicidé

Nous sommes en janvier 2011, et Julian Assange remet à Santiago O’Donnell une clé USB contenant 2 500 câbles diplomatiques de l’ambassade des Etats-Unis à Buenos Aires. O’Donnell est un journaliste réputé, un esprit indépendant qui séduit le patron de WikiLeaks. Que contiennent les câbles  ? Une série de révélations guère flatteuses pour le procureur Nisman. O'Donnell raconte :
Il apportait ses infos à l’ambassade des Etats-Unis, en leur demandant de les recouper. Je l’ai rencontré et lui ai dit : 'Vous prenez vos ordres à l’ambassade.' Il s’en est sorti avec une pirouette. Il pouvait faire tomber n’importe quel reporter sous son charme."
Mais pas le rugueux O’Donnell, qui ne cesse de souligner la fragilité de la piste iranienne, le côté partiel et fragmentaire des "preuves". "En fait de preuves, il n’y avait pas grand-chose. Ou bien les personnes impliquées n’étaient pas les bonnes", dit le journaliste.
O'Donnell n’a pas de théorie, sauf celle-ci :
Alberto Nisman ne s’attendait pas à être convoqué devant le Congrès, et quand cela a fuité, il était trop tard pour arrêter les choses. En désespoir de cause, il a tenté d’obtenir que la séance soit close à la presse."
Nisman, en fait, était "sur le point de subir une humiliation publique majeure". Inutile de dire que tout le monde n’est pas d’accord. "Nisman m’a dit qu’il ne voulait surtout pas d’une séance publique au Congrès, confie Laureano Pérez Izquierdo, le journaliste. Il voulait éviter que cela se transforme en cirque."

5. Les révélations de wikileaks

Santiago O'Donnell a révélé les WikiLeaks argentins où apparaissent de curieux échanges entre l'ambassade américaine et le procureur Nisman, mort en janvier d'une balle dans la tête. Suite à leur rencontre, Assange lui remet une clé USB. Cryptée. Impossible d'en lire le contenu avant d'être revenu à Buenos Aires. “Fais attention. Il y a des espions partout.” Sur le chemin du retour, il dort – mal – avec la clé au fond de sa poche.
Une bombe : la correspondance de l'ambassade des Etats-Unis à Buenos Aires, en 2510 câbles. Toute l'Argentine passée au crible de la diplomatie américaine : les échanges de Jorge Bergoglio, qui n'est pas encore le pape François, de la présidente Cristina Kirchner, des procureurs, des agents secrets, des leaders syndicaux... Ou des messages les concernant, comme ceux de la présidente du Chili décrivant à un diplomate américain la façon dont Cristina Kirchner orchestre des rumeurs et fait diffuser des articles de presse diffamatoires.
D'autres câbles relatent directement les conversations privées au sein de l'ambassade. On apprend ainsi que le procureur Alberto Nisman, mort le 18 janvier dernier d'une balle dans la tête, soumettait à l'ambassade ses notes accusant la présidente Cristina Kirchner de couvrir les attentats sur lesquels il enquêtait.
Après sa rencontre avec Assange, pendant un mois, Santiago O'Donnell a “les mains en feu” : alors qu'il est en possession de secrets si importants pour la nation, la direction de son journal s'oppose à leur publication. Mais Julian Assange s'impatiente. Il tape du poing sur la table et menace son journal, “Página 12”, de donner les câbles à la concurrence. Miracle, l'information sort. Et fait mouche.
Mais “Página 12” est embarrassé. Les révélations qui ont le plus d'impact concernent la relation de certains journalistes vedettes et de grands patrons avec le gouvernement. Comment traiter d'un sujet qui met en cause des confrères, qui plus est dans un quotidien proche du pouvoir ? O'Donnell décide d'écrire un livre, “ArgenLeaks” : un best-seller. Dans la foulée viendra “PolitiLeaks”, qui se vendra aussi comme des petits pains. Les câbles diplomatiques sont une manne inépuisable.
Santiago O'Donnell consacre les premières pages d'“ArgenLeaks” à l'Amia, la mutuelle juive visée par un attentat en 1994, qui a fait 85 morts. Les principaux suspects, l'Iran et le Hezbollah, ont aussi droit à leur chapitre. Tout comme Alberto Nisman, le procureur chargé de l'enquête, celui-là même dont la mort suspecte vient de choquer le monde entier. O'Donnell explique : « A l'époque, personne n'a pris en compte ces révélations. Elles n'ont eu aucun impact. Je n'ai jamais été contacté par la justice. Et au lendemain de la mort du procureur, le gouvernement a utilisé mon livre pour tenter de démolir l'image de Nisman. »
Brandi comme une bible par des membres de l'exécutif, le chapitre est en effet compromettant pour le procureur, vu jusqu'ici comme un héros qui avait eu le courage d'accuser la présidente. Les câbles secrets donnent à voir un tout autre homme, qui informait l'ambassadeur américain avant la justice argentine de ses avancées sur l'enquête.
Selon ces documents, l'ambassade influence clairement le procureur et le presse de désigner les Iraniens comme coupables des attentats. Pas question d'explorer d'autres pistes…

6. Un documentaire et ce qu’on peut en retirer

https://www.youtube.com/watch?feature=p … fI5pcXAbaE


- Au moment de l’attentat les dirigeants de l’AMIA et ceux du DAIA (l’équivalent du CRIF en France et de l’AIPAC aux USA), avaient tous été invités par la radio juive JAI dans un bar situé à 100 mètres de l’AMIA, si bien qu’aucun d’entre eux ne figure sur la liste des 85 victimes.



- Les deux attentats ont été effectués à la voiture piégée, mais on n’a jamais trouvé d’indice crédible allant dans ce sens. Dans le cas de l’AMIA, on n’a retrouvé ni cratère, ni débris du véhicule, ce qui est toujours le cas lors de ce genre d’attentats.

- Pour expliquer l’absence visible de cratère, le commandant Laborda a affirmé qu’il y avait tellement d’explosifs que la voiture avait été enterrée trois mètres sous terre. Quand on lui a demandé s’il était prévu de creuser pour retrouver la carcasse, il a répondu : « c’est inutile, on a la preuve ». L’homme avait commencé par évoquer l’hypothèse d’une explosion interne, et 48 heures après s’était rangé à la théorie de la voiture piégée, pour n’en plus démordre par la suite. Peu après l’attentat, Laborda prendra sa retraite, pour être embauché par … la DAIA, en tant qu’expert.

- Alors que dans un attentat à la voiture piégée on retrouve environ 30% du véhicule et des parties relativement épargnés comme le châssis, dans les décombres de l’AMIA on a retrouvé que 6% de véhicule, correspondant qui plus est à deux véhicules distincts.
A l’AMIA, la pose d’explosifs aurait été facilitée par le fait que le bâtiment était en travaux à ce moment-là. De lourds sacs entraient et sortaient continuellement du bâtiment. Cela a pu faciliter l’entrée et la pose d’explosifs à l’intérieur du bâtiment. Même cas de figure pour l’ambassade israélienne un an et demi plus tôt.

- Dans les deux cas, l’hypothèse de la voiture piégée a été soufflée aux autorités argentines par Rony Gordny le chef de la sécurité de l’ambassade d’Israël, du Shin Beth, lesquelles l’ont aussitôt reprise telle quelle sans le moindre débat, et contre toute évidence. Lors du premier attentat, l’hypothèse de la voiture piégée avait été adoptée simplement parce que l’homme avait assuré à la police : « Laissez tomber l’hypothèse de l’explosion, je m’y connais, je suis sûr qu’il s’agit d’une voiture piégée ». Fait troublant, l’homme avait miraculeusement échappé à l’explosion en déplaçant une importante réunion de l’ensemble des chefs du Shin Beth l’Amérique du sud à l’hôtel Sheraton 15 minutes avant l’explosion de l’ambassade. En plus d’être extraordinairement chanceux comme les dirigeants de l’AMIA un an et demi plus tard, Rony Gordny semble en effet avoir une certaine expérience des attentats à l’explosif ou à la voiture piégée.

- La responsabilité de l’Iran est évoquée une heure seulement après les attentats par la chaine Canal 9, et c’est l’unique piste qui sera retenue, en dépit de nombreuses évidences pointant une responsabilité israélienne. Le conseiller culturel de l’ambassade d’Iran, Mohsen Rabbani, sera accusé d’avoir planifié les attentats.

- Un combattant du Hezbollah est rapidement identifié et nommé comme le kamikaze, mais sa famille apprenant la nouvelle, téléphone aux chaines de télévision pour dire qu’il est vivant et travaille au Liban.

- C’est le seul attentat de cette envergure attribué à l’Iran au cours du XXème siècle, alors que les services israéliens ont de nombreuses actions de cette envergure à leur actif. On peut penser à l’attentat de l’hôtel King David de Jérusalem en 1946, qui fit 250 morts, et participait d’une stratégie la tension visant à pousser au départ l’Angleterre, pour laisser les coudées franches aux sionistes face aux Palestiniens.

- Les pompiers arrivés sur place (AMIA) ont évoqué d’abord d’une explosion à l’intérieur de l’immeuble.

- La version officielle a retenu que la voiture piégée était une camionnette Traffic. Or, parmi les douze témoins présents sur les lieux au moment de l’explosion, aucun n’a constaté la présence ou l’irruption d’un tel véhicule. Ils en auraient forcément rendu compte puisque selon la version officielle, l’explosion a été déclenchée devant l’ambassade, au niveau du trottoir.

- Si la « camionnette » avait bien explosé en cet endroit, comment expliquer que le bâtiment ait été entièrement détruit, alors que le bâtiment de l’autre côté de la rue était très faiblement endommagé en comparaison ?

- Parmi les témoignages, certains éléments troublants n’ont pas été retenus ou pris en compte. L’un affirme par exemple avoir vu un homme dans une voiture déclencher l’explosion avec un détonateur. Un autre a croisé, quelques minutes après l’explosion, un homme au comportement bizarre sur le lieu de l’attentat. Il manipulait des débris. Le témoin s’approchant et lui demandant s’il est un policier ou un agent, il ne lui est rien répondu, puis pressé par une nouvelle question l’homme répond « c’est soit une Renaud blanche soit une Traffic ».

- L’un des principaux suspects inculpés, Carlos Telleldin, qui aurait fourni le véhicule piégé, a été surpris en train d’accepter 400000 dollars de la part du juge Galeano qui lui demandait d’accuser le commissaire Juan José Ribelli , de la police urbaine de Buenos Aires, de complicité dans l’achat du véhicule. Cette somme avait été fournie au juge par les services secrets argentins, la SIDE, dépendant du ministre de l’intérieur Carlos Corach. Ribelli est incarcéré dans un premier temps à cause de cette accusation, mais son avocat parvient à se procurer par cambriolage la vidéo de l’entretien et à la diffuser à la télévision, ce qui suscite un énorme scandale et la libération immédiate du commissaire. Tous les argentins et iraniens qui seront arrêtés par la suite seront finalement innocentés et relachés.

- L’AMIA n’était pas une structure communautaire anodine : proche des travaillistes, pro Rabin, favorable à la paix, elle n’est pas bien considérée par l’extrême droite sioniste et pro israélienne. L’attentat contre l’AMIA survient 16 jours après le retour triomphal de Yasser Arafat en Palestine, suite à la signature des accords d’Oslo 2. Son artisan israélien, le président Rabin, sera assassiné par un extrémiste juif un an plus tard, en novembre 1995. Dans l’hypothèse d’un attentat planifié par les services israéliens, le choix de cette cible se comprend mieux : c’est à la fois un message au gouvernement argentin et un message des « faucons » israéliens aux « colombes » de la communauté juive organisée d’Argentine. Du reste, parmi les 85 victimes, les juifs argentins se trouvent en minorité.

Voilà quelques-unes des incohérences pointées du doigt par les personnalités interrogées par Maria Poumier dans son documentaire, incohérences suffisamment nombreuses et éclatantes pour amener à réévaluer les responsabilités dans la planification et la mise en œuvre de l’attentat.

7. La version 4 ( ?)

L’Argentine n’avait pas intérêt à perpétrer un tel attentat. Les relations avec l’Iran étaient excellentes depuis longtemps. Il y avait même un sentiment de fraternité entre les deux pays qui pouvaient mettre sur le même plan les expériences de Peron et de Mossadegh, tous deux "destitués" pour avoir prétendu nationaliser le pétrole.
Depuis quelques années, l’Argentine s’était engagée à fournir une aide dans le domaine du nucléaire. L’Israël voyait cette relation d’un très mauvais œil, obsédée qu’elle était déjà à l’époque par une éventuelle détention de l’arme nucléaire par un pays voisin et considéré comme ennemi. Le premier attentat aurait été un premier coup de semonce, le second aurait définitivement convaincu les autorités argentines de fermer ce volet des échanges commerciaux avec l’Iran.
L’Iran n’avait aucun intérêt à perpétrer de tels attentats. Si le gouvernement de ce pays voulait à l’époque fabriquer une bombe atomique et avait besoin de l’aide argentine pour y parvenir, quel intérêt à attaquer les intérêts d’Israël, son ennemi le plus déterminé, précisément dans ce pays ?
Même si l’on ne voit pas quels intérêts auraient eu le gouvernement Menem à s’associer à l’attentat, il semble bien qu’il y ait trempé ou ait tenté d’entraver l’enquête. On a l’exemple de cet homme très proche du pouvoir le juge Galeano, juge de la Nation chargé de l’enquête dès son ouverture et qui remit un pot de vin à Telledin pour accuser Ribelli. En 2004, peut-on lire sur sa fiche wikipedia : « Galeano était accusé de 13 charges : outre le paiement à Telleldín, l’ouverture de pistes parallèles d’enquête, la dissimulation de certains aspects du procès, des entrevues irrégulières avec les différentes parties, la destruction de preuves et la négligence à l’égard de la conservation de celles-ci (66 cassettes disparurent), l’influence sur les témoins, la détention arbitraire et la torture vis-à-vis d’un des inculpés, l’usage illégal d’écoutes téléphoniques, entre autres contre le député Emilio Morello (du Modin), la manipulation des moyens de preuve et l’abandon d’enquête concernant certains faits. En 2005, il finit par déclarer : « le procès AMIA m’a dépassé » ». Le président Menem pouvant lui-même être suspecté dans cette affaire, on peut mieux estimer sa célèbre déclaration après l’attentat : « On a des preuves que l’Iran est derrière les attentats. »

Et pour finir : c’est Nestor Kirchner qui a demandé une remise en cause de l’enquête ; l’aurait-il demandée, sachant que son épouse serait compromise par les révélations qui en découleraient  ?

8. Complément d’info (juste pour agrémenter)

Israël a tué la plupart des responsables des attentats contre la mutuelle juive AMIA et contre son ambassade à Buenos Aires, dans les années 1990, a affirmé jeudi 2 janvier 2014 dans un entretien avec l'ex-ambassadeur de l'Etat hébreu en Argentine Itzhak Aviran.
« La grande majorité des coupables n'est plus de ce monde, et nous l'avons fait nous-mêmes », a déclaré Itzhak Aviran à l'Agence juive d'information (Agencia Judia de Noticias, AJN), sise à Buenos Aires. Itzhak Aviran a fait ces déclarations inédites alors qu'il était interrogé sur le fait que vingt ans après les attentats, les responsables n'ont toujours pas été jugés.
S'il est avéré, le mode opératoire rappelle la série d'assassinats de commanditaires de la prise en otage de sportifs israéliens lors des JO de 1972, immortalisée au cinéma par le film de Steven Spielberg Munich, qui met en scène la traque effectuée par le Mossad.

9. Conclusion

Quand on se souvient de 1973, dans un pays voisin ; quand on se souvient, beaucoup plus récemment, de la mort prématurée d’Hugo Chavez, dans un autre pays voisin ; quand on se souvient, pour en revenir à l’Argentine, de la mort subite de Nestor Kirchner (ex-président, époux de Cristina, et potentiel successeur de sa femme, en « bout de course » après son second et dernier mandat), après l’ingestion d’une tasse de café ! …
Le tout est quand même « assez gros » pour être amené à se questionner sur cette tentative de coup d’état médiatique envers la présidente de l’Argentine.

Toute cette histoire est digne d’un scénario de grand film à suspense, avec en prime, une distribution hors du commun, et parfois, dans les grandes distributions, vient s’immiscer une guest star. Su ce coup là, la guest star pourrait être La Dette.
Car finalement, ce fait médiatique, survenant juste au moment de la prise de pouvoir de Syriza en Grèce, Syriza qui ne demande pas moins que l’annulation de la dette de la Grèce, on peut facilement se rappeler que l’Argentine est parvenue à faire annuler la sienne, au grand damn du FMI.
Alors diaboliser un état, un gouvernement, qui a réussi cette « pirouette économique », en l’accusant de corruption sur un tout autre sujet, pourrait ne pas être anodin, dans l’agenda médiatique de la dominance capitaliste …

Il est certain que la thèse du suicide du procureur Nizman, si on en croît les premiers éléments, apparaît douteuse. Mais il est tout aussi certain que les commentaires des médias mainstreams essaient de dissimuler les graves incertitudes qui tournent autour de l'action du personnage, et de répandre l'idée fausse que la présidente Christina Fernàndez de Kirchner aurait de tous temps essayé d'éloigner er l'investigation sur les attentats de la piste iranienne.

    Rien n'est plus éloigné de la réalité. En 2007, quand ont été déposées des plaintes ontre les magistrats Nisman et Martinez Burgos et l'American Jewis Committee pour obstruction à la justice afin d'écarter les éléments contredisant la piste iranienne (*), ces plaintes ont été délaissées en dépit du fait que de nombreux éléments existaient en ce sens, élément accumulés bien avant toute interférence présidentielle (**), ce qui ne peut s'expliquer que par l'existence de pressions visant à les ignorer. La présidence a donc laissé ces pressions extérieures s'exercer, car sinon on imagine mal une telle issue. Christina Fernandez pensait alors à améliorer ses relations avec les nord-américains et les européens, et ne voulait pas leur chercher noise sur ce dossier. Il est difficile de soutenir que Nisman se trouvait alors dans le collimateur du gouvernement. Seulement, depuis, les choses ont changé, et ses relations se sont tendues, notamment avec les anglophones, pour toute une série de raisons, des Malouines jusqu'à la dette économique. En conséquence de quoi elle apparaît avoir relâché la pression sur l'investigation judiciaire des attentats de 1992 et 1994 (le premier n'étant curieusement pas mentionné dans l'article), certains juges étant revenus sur une piste proche d'Israël (***). Apparaissant donc moins malléable et complaisante envers les USA, Israël et leurs suivants, il ne serait pas surprenant qu'elle fasse l'objet d'une tentative de déstabilisation.  Christina Fernandez se retrouve cependant dans une position un peu délicate, car elle a permis il y a 7 ans de cela aux interventions israléo-CIAiennes de s'exprimer, ce dont il lui est difficile de se justifier.

(*) http://www.voltairenet.org/article141896.html
(**) http://www.voltairenet.org/article162827.html
Des attentats sous fausse bannière en Argentine : 1992 et 1994
(***) http://www.voltairenet.org/article179246.html
L’attentat de Buenos-Aires (1994) aurait été fomenté par l’ex-ministre de l’Intérieur

    Dans tous les cas, les services secrets argentins ne devraient pas échapper à la réorganisation. Si tentative de déstabilisation il y a eu, que ce soit de leur part, de la CIA ou du Mossad, elle aura été contre-productive.

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#29 02-03-2015 15:41:44

Analis
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Re: False flag operations, un petit résumé

Pour le moment, les tentatives d'incriminer la présidente argentine semblent faire long feu, bien que la presse occidentale alignée essaie de persister dans l'achernement :

http://tempsreel.nouvelobs.com/monde/20 … chner.html

ARGENTINE. Le spectre de poursuites judiciaires s'éloigne de Kirchner
L'Obs avec AFPPar L'Obs avec AFP
Voir tous ses articles
Publié le 27-02-2015 à 14h16

La justice a estimé que l'accusation du défunt procureur Nisman était sans fondement. Selon lui, le pouvoir couvrait des dirigeants iraniens soupçonnés d'avoir commandité un attentat à Buenos Aires.

Le spectre de poursuites judiciaires contre la présidente argentine Cristina Kirchner s'éloigne : la justice a estimé jeudi 26 février sans fondement l'accusation du défunt procureur Alberto Nisman, selon qui le pouvoir a couvert des dirigeants iraniens soupçonnés d'avoir commandité un attentat contre la communauté juive à Buenos Aires en 1994.

Dans un document de 63 pages, le juge Daniel Rafecas a battu jeudi en brèche les accusations lancées contre Cristina Kirchner le 14 janvier par le procureur Alberto Nisman.

Ce magistrat accusait la présidente Cristina Kirchner et son ministre des Affaires étrangères Hector Timerman de protéger les Iraniens accusés. Cette mise en cause de la présidente avait fait sensation, tout comme la mort mystérieuse du procureur Nisman, quatre jours plus tard.

Pas de "commission d'un délit"

Dans son propre document de 63 pages, le juge Daniel Rafecas, magistrat respecté en Argentine, explique qu'il n'engage pas de poursuites contre Cristina Kirchner, au pouvoir depuis 2007, et Hector Timerman "faute de commission d'un délit".

Divers juristes avaient déjà estimé que les faits énoncés ne pouvaient pas déclencher des poursuites judiciaires, quand le dossier d'accusation du procureur Nisman avait été rendu public après sa mort.

En 2007, Alberto Nisman avait accusé Téhéran d'avoir ordonné l'attentat et soutenait que le mouvement chiite libanais Hezbollah s'était chargé de la logistique et de l'exécution de l'opération.

Pour Alberto Nisman, le mémorandum scellé en 2013 entre Buenos Aires et Téhéran, prévoyant l'audition en Iran des suspects iraniens dont l'Argentine demandait en vain l'extradition depuis 2007, était en fait une manoeuvre visant à assurer l'impunité des Iraniens.

Le 18 juillet 1994 à Buenos Aires, une puissante explosion a dévasté un bâtiment abritant les institutions juives d'Argentine, dont la mutuelle juive de l'AMIA, tuant 85 personnes et faisant plus de 300 blessés.

Le 13 février, Cristina Kirchner, et son ministre des Affaires étrangères, Hector Timerman, avaient été formellement mise en cause pour "les délits d'entrave à la justice et manquement au devoir d'un fonctionnaire" par le procureur Gerardo Pollicita, qui avait repris l'accusation de Nisman, et demandé leur inculpation.

A la suite de l'analyse du dossier, Daniel Rafecas assure "qu'aucune des deux hypothèses de délit formulées par le procureur Pollicita ne tient, et qu'il n'y a pas de délit avéré".

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#30 04-03-2015 21:14:12

Analis
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Re: False flag operations, un petit résumé

Un article qui liste plusieurs cas d'attaques sous faux drapeau reconnus publiquement par des officiels bien placés. Outre les classiques incendies du Reichstag, Gladio et sale guerre d'Algérie, il évoque plusieurs cas peu connus et discutés, concernant notamment Israël, l'attentat de Bali en 2002, une affaire relative à la guerre contre la Terreur en Macédoine. À faire connaître.

http://www.globalresearch.ca/government … rror/17722

-    La CIA a admis avoir engagé des ressortissants iraniens en 1953 afin de se faire passer pour des communistes et poser des bombes afin de dresser le pays contre son gouvernant élu Mossadegh.

http://www.nytimes.com/library/world/mi … index.html

Written in 1954 by one of the coup's chief planners, the history details how United States and British officials plotted the military coup that returned the shah of Iran to power and toppled Iran's elected prime minister, an ardent nationalist.

The document shows that:

Britain, fearful of Iran's plans to nationalize its oil industry, came up with the idea for the coup in 1952 and pressed the United States to mount a joint operation to remove the prime minister.

The C.I.A. and S.I.S., the British intelligence service, handpicked Gen. Fazlollah Zahedi to succeed Prime Minister Mohammed Mossadegh and covertly funneled $5 million to General Zahedi's regime two days after the coup prevailed.

Iranians working for the C.I.A. and posing as Communists harassed religious leaders and staged the bombing of one cleric's home in a campaign to turn the country's Islamic religious community against Mossadegh's government.

-     Israël a reconnu officiellement qu'une cellule terroriste israélienne basée en Egypte avait réalisé plusieurs attaques à la bombe en 1956, y compris contre des bâtiments diplomatiques occidentaux, afin de faire accuser des arabes.

http://www.ynetnews.com/Ext/Comp/Articl … ,00.html#n
   

Israel honors 9 Egyptian spies

After 50 years, President Katsav presents three surviving members with certificates of appreciation at Jerusalem ceremony
By Reuters

JERUSALEM - After half a century of reticence and recrimination, Israel on Wednesday honored nine Egyptian Jews recruited as agents-provocateur in what became one of the worst intelligence bungles in the country's history.

Israel was at war with Egypt when it hatched a plan in 1954 to ruin its rapprochement with the United States and Britain by firebombing sites frequented by foreigners in Cairo and Alexandria.

But Israeli hopes the attacks, which caused no casualties, would be blamed on local insurgents collapsed when the young Zionist bombers were caught and confessed at public trials. Two were hanged. The rest served jail terms and emigrated to Israel.

Embarrassed before the West, Israel long denied involvement. It kept mum even after its 1979 peace deal with Egypt, fearing memories of the debacle could sour ties.

"Although it is still a sensitive situation, we decided now to express our respect for these heroes," President Moshe Katsav said after presenting the three surviving members of the bomber ring with certificates of appreciation at a Jerusalem ceremony.

Voir aussi :
http://web.stanford.edu/group/SHR/5-1/text/beinin.html
http://www.jewishvirtuallibrary.org/jso … lavon.html 

-    Selon le Washington Post, la police indonésienne a affirmé que des soldats avaient tué des enseignants américains en 2002 afin de faire accuser un groupe séparatiste de Papouasie.

http://www.highbeam.com/doc/1P2-406202.html

Indonesian Probe Leads to Army; Police Pin Ambush That Killed Two Americans on Soldiers
The Washington Post
October 27, 2002 | Ellen Nakashima and Alan Sipress

Police have told senior Indonesian military officials they believe Indonesian soldiers were responsible for the Aug. 31 ambush near a copper and gold mine in Papua province that killed two Americans and an Indonesian, according to a senior military officer and a high- ranking intelligence officer.

I Made Pastika, who until recently headed the investigation as Papua police chief, told Maj. Gen. Sulaiman, the Indonesian military police commander, and another high-ranking army officer who visited Papua about a week ago that the police suspect soldiers carried out the attack near a mine owned by Freeport-McMoRan Copper & Gold Inc. of New Orleans, the senior Indonesian military officer said. …

-    Toujours en Indonésie, l'ancien président Abdurrahman Wahid a reconnu que des agents de l'Etat avaient sans doute un rôle dans l'attentat de Bali en 2002, et selon plusieurs analystes et officiels locaux, dans divers autres depuis des années.

http://www.smh.com.au/news/National/Pos … 91857.html

Possible police role in 2002 Bali attack
October 12, 2005 - 10:44PM

Indonesian police or military officers may have played a role in the 2002 Bali bombing, the country's former president, Abdurrahman Wahid says.

In an interview with SBS's Dateline program, on the third anniversary of the bombing that killed 202 people, Mr Wahid says he has grave concerns about links between Indonesian authorities and terrorist groups.
While he believed terrorists were involved in planting one of the Kuta night club bombs, the second, which destroyed Bali's Sari Club, had been organised by authorities.
Asked who he thought planted the second bomb, Mr Wahid said: "Maybe the police ... or the armed forces."
"The orders to do this or that came from within our armed forces not from the fundamentalist people," he says.
The program also claims a key figure behind the formation of terror group Jemaah Islamiah was an Indonesian spy.
Former terrorist Umar Abduh, who is now a researcher and writer, told Dateline Indonesian authorities had a hand in many terror groups.
"There is not a single Islamic group either in the movement or the political groups that is not controlled by (Indonesian) intelligence," he said.
Abduh has written a book on Teungku Fauzi Hasbi, a key figure in Jemaah Islamiah (JI) who had close contact with JI operations chief Hambali and lived next door to Muslim cleric Abu Bakar Bashir.
He says Hasbi was a secret agent for Indonesia's military intelligence while at the same time a key player in creating JI.
Documents cited by SBS showed the Indonesian chief of military intelligence in 1990 authorised Hasbi to undertake a "special job".
A 1995 internal memo from the military intelligence headquarters in Jakarta included a request to use "Brother Fauzi Hasbi" to spy on Acehnese separatists in Indonesia, Malaysia and Sweden.
And a 2002 document assigned Hasbi the job of special agent for BIN, the Indonesian national intelligence agency.
Security analyst John Mempi told SBS that Hasbi, who was also known as Abu Jihad, had played a key role in JI in its early years.
"The first Jemaah Islamiah congress in Bogor was facilitated by Abu Jihad, after Abu Bakar Bashir returned from Malaysia," Mr Mempi said.
"We can see that Abu Jihad played an important role. He was later found to be an intelligence agent. So an intelligence agent has been facilitating the radical Islamic movement."
Hasbi was disembowelled in a mysterious murder in 2003 after he was exposed as a military agent and his son Lamkaruna Putra died in a plane crash last month.
Another convicted terrorist, Timsar Zubil, who set off three bombs in Sumatra in 1978, told the program intelligence agents had given his group a provocative name - Komando Jihad - and encouraged members to commit illegal acts.
"We may have deliberately been allowed to grow," he said.
Abduh also told the program his terrorist organisation, the Imron Movement, was incited to a range of violent action in the 1980s when the Indonesian military told the group that the assassination of several Muslim clerics was imminent.
Another terrorism expert, George Aditjondro, said a bombing in May this year that killed 23 people in the Christian village of Tentena, in central Sulawesi, had been organised by senior military and police officers.
"This is a strategy of depopulating an area and when an area has been depopulated - both becoming refugees or becoming paramilitary fighters - then that is the time when they can invest their money in major resource exploitation there," he said.

-    Des officiels macédoniens ont avoué que des policiers avaient tué sept immmigrants afin de les faire passer pour des membres d'Al Qaïda tentant d'attaquer des policiers.

http://news.bbc.co.uk/2/hi/europe/3674533.stm
   

Last Updated: Friday, 30 April, 2004, 16:48 GMT 17:48 UK   
Macedonia faked 'militant' raid
Macedonian officials have admitted that seven alleged Pakistani militants killed in March 2002 were in fact illegal immigrants shot in cold blood to "impress" the international community.
They said four officers in the security services had been charged with their murder, while former Interior Minister Ljube Boskovski may also face charges.
At the time, the interior ministry said they had been killed after trying to ambush police in the capital, Skopje.
But a police spokeswoman said they had in fact been shot in a "staged murder".
The Macedonians were apparently trying to show the outside world that they were serious about participating in the US-led war on terror, officials say.
"It was a monstrous fabrication to get the attention of the international community," Interior Ministry spokeswoman Mirjana Kontevska told a news conference.

Et aussi :
http://www.nytimes.com/2004/05/17/inter … ;position=
http://www.highbeam.com/doc/1P1-94026683.html

-    D'après United Press International, en 2005, des agents de renseignement états-uniens ont  rapporté que certains insurgés irakiens utilisaient des pistolets Beretta de fabrication récente, sans numéro de série (c'est à dire produits tels quels), indication qu'ils ont été produits directement pour des services secrets. Indication que des agents provocateurs pouvaient attaquer des civils afin de couper les insurgés de la population [accusation réitérée maintes fois, notamment quand des agents britanniques déguisés en arabes avaient été capturés par la police irakienne près de Bassorah, ce qui amena les troupes britanniques à attaquer les locaux de la police afin de les en extraire].

http://www.upi.com/Business_News/Securi … 117829623/

U.S. intelligence officers are reporting that some of the insurgents in Iraq are using recent-model Beretta 92 pistols, but the pistols seem to have had their serial numbers erased. The numbers do not appear to have been physically removed; the pistols seem to have come off a production line without any serial numbers. Analysts suggest the lack of serial numbers indicates that the weapons were intended for intelligence operations or terrorist cells with substantial government backing. Analysts speculate that these guns are probably from either Mossad or the CIA. Analysts speculate that agent provocateurs may be using the untraceable weapons even as U.S. authorities use insurgent attacks against civilians as evidence of the illegitimacy of the resistance.

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#31 21-03-2015 14:57:41

Analis
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Re: False flag operations, un petit résumé

Un exemple possible d'attaque sous faux drapeau au Congo :

http://www.agoravox.fr/actualites/inter … tat-163193

RD Congo - Massacres de Beni : Un Etat qui tue sa propre population ?

par MUSAVULI
jeudi 5 février 2015

Les massacres se poursuivent à Beni, dans l’Est de la République Démocratique du Congo. Ils sont attribués par le régime de Joseph Kabila aux rebelles ougandais des ADF, une version officielle pourtant démentie par la réalité sur terrain et de nombreuses sources dignes de foi. Le malheur pour les Congolais est que, aussi longtemps que les autorités continueront de véhiculer cette version mensongère sur l’identité des tueurs, les massacres devraient se reproduire, les véritables auteurs et leurs complices étant toujours à l’abri d’accusations directes et du moindre début d’enquête judiciaire. Protégés par un énorme mensonge d’Etat, ils peuvent ainsi continuer de tuer la population en toute impunité.

Un nouveau massacre a donc été perpétré à Beni, dans l’Est de la République Démocratique du Congo dans la nuit de mardi à mercredi 4 février, dans un secteur pourtant sous contrôle des FARDC (armée gouvernementale) et quadrillé par plusieurs centaines de casques bleus de la Monusco (la Mission des Nations-unies au Congo). En toute impunité, 23 personnes ont été découpées à la machette, ce qui fait grimper le bilan des massacres de Beni à 293 morts, le dernier bilan ayant été de 270 personnes tuées entre octobre et décembre 2014, selon la Société civile.

Une armée de 30 maquisards contre plus de 6 mille soldats FARDC et casques bleus

Comme depuis le début des massacres, en octobre dernier, les massacreurs sont repartis sans que les milliers des soldats congolais et de l’Onu déployés à Beni ne soient en mesure d’en capturer un seul. Et comme depuis octobre dernier, les autorités ont attribué ces tueries aux rebelles ougandais des ADF, un groupuscule pourtant vaincu militairement, de l’aveu même du gouvernement congolais, sans base-arrière et dont le nombre de combattants ne dépasse pas quelques dizaines d’individus. Selon le dernier rapport des experts de l’ONU, il ne reste des ADF qu’« une trentaine de soldats, 30 à 40 commandants (qui ne participent pas aux combats), plus des femmes et des enfants. Les soldats n’auraient ni armes ni munitions et seraient privés de sources de ravitaillement et d’équipement »[1].

Les autorités congolaises essaient donc de faire croire à l’opinion internationale qu’un groupe armé quasiment inexistant, et dont les combattants dispersés sont sur le qui-vive, aurait réussi, sans base-arrière[2] ni capacité de coordination, à se faufiler dans un secteur entièrement sous contrôle de l’armée et de la Monusco pour y tuer des populations civiles et repartir (où[3]) sans être inquiété par plus de six mille militaires congolais, avec à leurs côtés des centaines de casques bleus ? La version officielle sur les massacres de Beni est devenue tellement grotesque et navrante ! Elle a ainsi été tout simplement balayée par les experts de l’Onu. Dans leur rapport, les experts de l’ONU révèlent que les assaillants commettent des meurtres d’enfants, une pratique inconnue chez les rebelles ougandais des ADF, et qu’ils parlent kinyarwanda et lingala, deux langues que les ADF ne parlent pas (les ADF parlent kiswahili et luganda, la langue ougandaise)[4].

En réalité, l’explication aux massacres de Beni est à rechercher ailleurs, loin de la version officielle, et c’est à la population même de Beni qu’il faut se fier pour commencer à comprendre ce qui arrive aux Congolais dans cette partie du pays. Il n’est pas excessif d’affirmer qu’on est en présence d’un pouvoir qui ment sciemment dans sa version officielle et qui sait qu’il parraine le massacre de sa propre population. Lors de précédents massacres, la population de Beni s’était soulevée contre le régime de Joseph Kabila[5] et les FARDC, accusés de complicité avec les tueurs ; et contre la Monusco, accusée de passivité. Si la passivité de la Monusco coule de l’évidence[6], la complicité des autorités congolaises (civiles et militaires) n’est plus à démontrer, depuis que les langues se délient et à la lumière des rapports et des témoignages sur lesquels il sied de revenir.

La duplicité des autorités civiles et militaires

Dans un rapport de novembre 2014, un groupe de parlementaires originaires du Nord-Kivu avait révélé des disfonctionnements dans la chaine de commandement de l’armée qui dissimulaient à peine une complicité active avec l’ennemi. On peut y lire qu’un Major (dont le nom a été tu) « contacté par un enfant rescapé alors que les tueries étaient en cours et que les cris des victimes parvenaient à la position qu’il contrôlait, a menacé de fusiller tout élément de son unité qui oserait intervenir et a même arraché les chargeurs de certains des éléments préoccupés d’intervenir »[7]. Un autre officier a carrément fait fermer les deux numéros verts mis en place par la Monusco privant la population, qui se faisait massacrer, de la possibilité d’appeler au secours. Ces officiers ne seront ni arrêtés ni poursuivis en justice.

Bien avant le rejet de la version officielle par les experts de l’Onu, la journaliste belge Colette Braeckman avait, dans son article du 21 octobre 2014, émis le doute que les massacres de Beni « soient réellement l’œuvre des ADF », évoquant ses sources sur terrain[8]. De son côté, Mbusa Nyamwisi, ancien ministre des Affaires étrangères et natif du territoire de Beni, avait été plus explicite. Dans une interview à Radio France internationale, l’ancien ministre avait ouvertement accusé le commandant des FARDC à Beni, le général Mundos, un proche de Joseph Kabila, d’être à la fois « le commandant des FARDC et des ADF »[9]. Et d’ajouter que les massacres de Beni doivent faire l’objet d’une enquête internationale. « Les gens parleront », avait-il insisté. La demande d’une enquête internationale sur les massacres de Beni a été relancée par l’ONG américaine Human Rights Watch dans son rapport de décembre 2014[10]. Silence radio du côté des autorités congolaises. Un silence qui en dit long sur un Etat plongé jusqu’au cou dans le sang de sa propre population et qui ne veut surtout pas d’enquête internationale pour ne pas mettre des personnalités haut-placées dans l’embarras.

En effet, dans son point de presse du lundi 24 novembre 2014, le ministre de la Communication Lambert Mende a affirmé que les massacreurs de Beni bénéficiaient de la complicité des personnalités « à tous les niveaux des institutions »[11]. Il n’a jamais été entendu par la justice pour recueillir la liste de ces personnalités et les renseignements dont il disposait sur le niveau de leur implication dans les tueries. A la place, le régime de Kabila s’est lancé dans une chasse à l’homme contre les commerçants Nande de Beni et de Butembo, et des personnalités soupçonnées d’être des partisans de Mbusa Nyamwisi. Une campagne de vengeance contre un adversaire politique[12] et des populations hostiles au pouvoir, vengeance qui aura absorbé les moyens de l’Etat dans le cadre de « la répression des innocents » alors que de dangereux criminels et leurs complices restent libres.

Les Congolais ont même de quoi s’inquiéter lorsqu’on apprend du gouvernement que les populations de Beni devraient abandonner leurs villages en proie aux massacres pour se regrouper dans les zones urbaines. Une suggestion qui accrédite la thèse du « génocide des populations congolaises »[13] mené par des assaillants affluant du Rwanda et d’Ouganda voisins, avec la complicité du régime de Joseph Kabila, en vue de mener le Congo à sa balkanisation.

Quelles issues ?

La meilleure façon de mettre fin aux massacres de Beni est de déclencher une enquête internationale pour identifier les auteurs, leurs complices et les bénéficiaires ultimes de cette campagne de tueries. Les arrêter, les traduire en justice et les faire condamner. Cette enquête peut être initiée par la Procureur de la Cour pénale internationale compte tenu du manque de crédibilité des autorités congolaises. L’enquête peut aussi être initiée par des institutions étrangères nationales ou internationales. Il arrive aux parlements d’une grande puissance d’initier des enquêtes parlementaires pour faire la lumière sur un cas grave de crimes de génocide/crime contre l’humanité (cas d’enquêtes parlementaires françaises et belges sur le génocide rwandais).

Une autre façon d’arrêter ces massacres est de donner suite aux demandes formulées par la population de Beni[14]. Elle avait exigé que les officiers envoyés en mission à Beni, en commençant par le général Mundos, soient remplacés par des officiers et des soldats originaires des provinces congolaises autres que le Kivu. En effet, un grand nombre d’officiers et de soldats déployés à Beni sont d’anciens rebelles intégrés dans les rangs de l’armée au terme de brassages et de mixages. Ces soldats et officiers ont tissé des liens de complicité avec les « milieux » locaux, des complicités qui les mettent souvent en face de leurs anciens camarades qui continuent d’opérer dans les rangs des multiples bandes et groupes armés du Kivu en lien avec le Rwanda et l’Ouganda voisins. Des demandes restées lettre morte.

Bien entendu, on peut aussi, en désespoir de cause, envisager que la population de Beni s’organise en groupes d’autodéfense faute d’être protégée par l’Etat et la communauté internationale. Avec le risque de replonger la région dans les dérives des milices tribales.

Boniface MUSAVULI



[1] Rapport S/2015/19 du Groupe d’experts de l’ONU du 12 janvier 2015, p. 7, § 14.

[2] La localité de Madina fut le camp principal et dernier bastion des ADF. Elle est passée sous contrôle de l’armée congolaise en avril 2014. Depuis, les ADF ne disposent plus de point de fixation permanent.

[3] Repartir où puisqu’ils n’ont plus de base-arrière ?

[4] Rapport S/2015/19 du Groupe d’experts de l’ONU, op. cit., p. 12, § 41 et 42.

[5] La statue du président Kabila, qui trônait dans la ville de Beni, sera détruite par la population au cours du soulèvement du 2 novembre 2014.

[6] Dans le documentaire diffusé le mois dernier par la chaine de télévision franco-allemande ARTE, la passivité des casques bleus trouve son explication dans le fait que, n’étant pas des citoyens congolais et ne parlant même pas les langues congolaises (swahili, lingala) ni même le français, ces soldats onusiens sont au Congo essentiellement pour « gagner » l’argent que la communauté internationale verse à la mission onusienne. Ils ne prennent pas de risque pour une population avec laquelle ils n’ont aucune affinité. Parlant anglais, arabes, hindou, espagnol,… ils n’arrivent même pas à communiquer avec les soldats congolais sur le terrain. Voir le documentaire sur le lien : http://info.arte.tv/fr/rdc-quoi-servent … ques-bleus

[7] Hon. MWAKA BWENGE Arsène, Hon. MUNEMBWE TAMUKUMWE Elysée, « RAPPORT DE LA MISSION D’INFORMATION ET DE RECONFORT AUPRES DES POPULATIONS DE LA VILLE DE BENI ET DES AGGLOMERATIONS DU TERRITOIRE DE BENI VICTIMES DES TUERIES DU 02 AU 21 OCTOBRE 2014 », ASSEMBLEE NATIONALE, 2ème LEGISLATURE DE LA 3ème REPUBLIQUE, NOVEMBRE 2014, p. 9.

[8] « La terreur revient à Beni », Le carnet de Colette Braeckman, 4 novembre 2014.

[9] « ADF-Nalu : un ancien ministre congolais met en cause un haut gradé », rfi.fr, 25 octobre 2014.

[10] Hrw, « RD Congo : Des attaques menées par des rebelles ont fait plusieurs dizaines de morts », 16 décembre 2014.

[11] « Terrorisme à Beni : Lambert Mende fustige la complicité de personnalités congolaises à tous les niveaux des institutions », digitalcongo.net, 25novembre 2014.

[12] Mbusa Nyamwisi, de son exil, s’est prononcé en faveur de Vital Kamerhe, une prise de position qui pourrait faire perdre les territoires de Beni et de Lubero à la majorité présidentielle actuelle en cas d’élection. Lire sur le conflit Kabila – Nyamwisi derrière les massacres de Beni : JJ. Wondo, « RD Congo : Beni, ville martyre de l’affrontement entre Kabila et Mbusa Nyamwisi », desc-wondo.org, 13 novembre 2014.

[13] Les populations congolaises tuées, violées et terrorisées fuient et abandonnent leurs terres, en général des terres très fertiles ou riches en gisement miniers. Les terres que ces populations éliminées abandonnent sont réoccupées par des populations en provenance du Rwanda et d’Ouganda. Ce processus d’élimination des autochtones et leur remplacement par des populations allogènes, devrait mener à un rééquilibrage démographique dans l’Est du Congo. Il devrait permettre l’organisation d’un référendum d’autodétermination dans la perspective de la balkanisation du Congo. Cf. P. Mbeko, H. Ngbanda, Stratégie du chaos et du mensonge – poker menteur en Afrique des Grands Lacs, Ed. de l’Erablière, 2014.

[14] En plus des demandes de la population, des recommandations avaient été formulées au terme du « dialogue social pour le rétablissement de la paix et la sécurité dans la zone » organisé à Beni mi-décembre 2014 à l’initiative de la Société civile.

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#32 08-11-2015 11:25:34

Analis
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Re: False flag operations, un petit résumé

La suite des affaires des attentats de Buenos Aires et de la mort du procureur Nisman, qui apparaissent liées :
http://www.voltairenet.org/article189001.html

Attentats de Buenos-Aires : Antonio Stiuso se réfugie aux USA
Réseau Voltaire | 9 octobre 2015

L’ancien responsable du contre-espionnage argentin —en fuite—, Antonio Stiuso, est parvenu à quitter le Brésil avec un faux passeport italien pour trouver refuge aux États-Unis, le 19 février 2015, annonce le gouvernement argentin. Interpol n’a pas commenté cette nouvelle.

Antonio Stiuso est suspecté d’avoir manipulé, puis assassiné le procureur Alberto Nisman, selon qui l’attentat commis contre l’association juive AMIA, en 1994, aurait bien été commandité par l’Iran. Cette thèse ayant été démontée, Nisman accusa la présidente Cristina Fernández de Kirchner d’avoir été corrompue par la République islamique pour masquer les faits.

Depuis une décennie l’enquête sur les deux attentats de Buenos Aires n’a cessé de rebondir. Derniers éléments : contrairement aux premières affirmations de l’époque, l’explosion ne venait pas de l’extérieur du bâtiment, mais de l’intérieur. Le moteur de voiture que l’on a retrouvé sous les décombres et qui avait permis de remonter au diplomate iranien Moshen Rabbani et de l’accuser, avait été racheté auparavant par un agent du Mossad.

Revenant sur les premières conclusions qui accusaient l’Iran et le Hezbollah libanais, l’enquête actuelle montre que l’attentat a été commis par un groupe d’Argentins et d’agents du Mossad avec l’appui des États-Unis. Qualifié à tort d’antisémite, cet attentat a coûté la vie à 85 personnes.


- « Washington veut réécrire les attentats de Buenos-Aires », par Thierry Meyssan, Réseau Voltaire, 13 juillet 2006. [http://www.voltairenet.org/article141896.html]
    - « ¿Musulmanes o pista israelí ? » (La piste musulmane ou israélienne ?), par José Petrosino et Oscar Abudara Bini, Red Voltaire, 22 juillet 2006. [http://www.voltairenet.org/article141382.html]
    - « L’AJC accuse le Hezbollah des attentats de Buenos-Aires, malgré l’arrêt de la Cour suprême argentine », Réseau Voltaire, 12 août 2006. [http://www.voltairenet.org/article143004.html]
    - « Se acusa a los musulmanes de los ataques a AMIA y la embajada de Israel sin pruebas » (Les Mulsulmans accusés sans preuve d’avoir perpétrer les attentats contre l’AMIA et l’ambassade d’Israël), par Juan Gabriel Labaké, Red Voltaire, 4 septembre 2006. [http://www.voltairenet.org/article141386.html]
    - L’Effroyable Imposture 2 - Manipulations et désinformations, par Thierry Meyssan, Éditions Alphée - Jean Paul Bertrand, 2007.
    - « Des attentats sous fausse bannière en Argentine : 1992 et 1994 », par Adrian Salbuchi, James Fetzer, Réseau Voltaire, 9 novembre 2009. [http://www.voltairenet.org/article162827.html]
- « L’attentat de Buenos-Aires (1994) aurait été fomenté par l’ex-ministre de l’Intérieur », Réseau Voltaire, 3 juillet 2013. [http://www.voltairenet.org/article179246.html]

Sans surprise, aucun écho dans la presse française au sujet de ce suspect crucial dans toutes ces affaires. Toutefois, le Guardian britannique y a remarquablement consacré un article assez complet :

http://www.theguardian.com/world/2015/s … nio-stiuso

Argentina warns US to cooperate in heightened search for fugitive spy chief

President Cristina Fernández says US must be ‘protecting’ Antonio Stiuso, who reportedly fled to Miami soon after star prosecutor’s mysterious killing

Uki Goñi in Buenos Aires

Wednesday 30 September 2015 21.20 BST
Last modified on Wednesday 30 September 2015 23.08 BST

Argentina’s government has stepped up efforts to track down a fugitive former spymaster who is reported to be in hiding in Miami, warning the US that it is putting its relationship with the South American country at risk.

Antonio Stiuso, a former operations chief of the now-disbanded intelligence secretariat, fled Argentina following the death in January of star prosecutor Alberto Nisman, an unsolved mystery which triggered a political earthquake.

Nisman was found shot dead in his bathroom on 18 January, days after accusing president Cristina Fernández of conspiring to cover up alleged Iranian involvement in a 1994 bomb attack on a Jewish community centre in Buenos Aires that killed 85 people.

Fernández has claimed that Nisman’s death may have been stage-managed by Stiuso in order to incriminate her and destabilize her government. Stiuso’s exact whereabouts have been unknown since shortly after he testified at the judicial inquiry into Nisman’s death. Media reports have alleged that he is in Miami.

On Wednesday, Argentina’s cabinet chief of staff, Anibal Fernández, said that the US had failed to respond to eight formal requests for details on the missing spy chief’s whereabouts.

“We ask ourselves sometimes: ‘Is the United States ready to allow the bilateral relations between it and Argentina to worsen for a man they all say has no importance, no strategic value for the United States?’” he told reporters.

Oscar Parrilli, head of the Federal Intelligence Agency, said Argentina planned to summon the American ambassador to Buenos Aires, Noah Mamet, to explain “the absolute lack of response and in some ways complicity in this situation”.

Meanwhile, Interpol has issued a “blue notice” for Stiuso, after a request from the team of prosecutors investigating the 1994 blast that Fernández named to replace Nisman. The notice is not an arrest warrant, but a request for international authorities to collect “information about a person’s identity, location or activities in relation to a crime”.

Earlier this week, President Fernández alluded to Stiuso in her address to the United Nations general assembly in New York, although she did not name him. “I would say that he is being protected. Protected from what? I don’t know,” she said.

Stiuso had been one of Nisman’s closest collaborators in the investigation into the 1994 blast, as well as one of the president’s most trusted advisors, before his relationship with Fernández turned sour.

Nisman and Stiuso had assembled a large quantity of evidence that Nisman used to charge a group of Iranian officials with planning the bombing of the AMIA Jewish community centre in Buenos Aires 21 years ago. Interpol arrest warrants had been issued by Argentina for the arrest of the Iranian officials, with no result.
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Stiuso and the president had a falling out in 2013 after Fernández decided on a change of tactic with Iran that included replacing Nisman’s investigation with a binational Argentinian-Iranian commission to investigate the blast.

That understanding ultimately failed after Argentina’s supreme court declared the agreement with Iran unconstitutional because it prevented the judicial system from continuing its investigation into the blast.

In January, Nisman went public with allegations that the real motive behind Argentina’s rapprochement with Iran was trade concessions by the Iranian government that would help alleviate Argentina’s economic woes.

His mysterious death a few days later, however, put a quick end to his investigation against the president. The courts threw out Nisman’s charges after his death, while Fernández began claiming that Nisman had been either murdered or forced to commit suicide by Stiuso to incriminate her.

Argentina’s foreign minister, Héctor Timerman, also accused the US of harbouring Stiuso, in an interview with the Buenos Aires daily Página/12 on Wednesday. “The lack of cooperation shown by Obama’s government is startling,” Timerman said. “Stiuso must enjoy some degree of protection that has allowed him to live in hiding for so many months. He is surely being protected by his contacts in the US secret services.”

L'Argentine avertit les USA qu'ils doivent coopérer sur la traque renforcée de leur chef des services secrets en fuite.
La présidente Christina Fernández a dit que les États-Unis doivent « protéger » Antonio Stiuso, sensé avoir fui à Miami peu après la mystérieuse mort d'un procureur célèbre.

    Le gouvernement argentin a renforcé ses efforts pour traquer un ancien chef de l'espionnage en fuite que l'on rapporte se dissimuler à Miami, avertissant les États-Unis qu'ils sont en train de mettre en péril leurs relations avec ce pays d'Amérique du Sud.
    Antonio Stiuso, un ancien chef des opérations du secrétariat au renseignement désormais dissous, a fui l'Argentine après la mort en janvier dernier du procureur vedette Alberto Nisman, un mystère non résolu à l'origine alors d'un séisme politique.
    Nisman avait été retrouvé mort dans sa salle de bain le 18 janvier, quelques jours après avoir accusé la présidente Christina Fernández de Kirchner d'avoir comploté afin de couvrir une implication iranienne supposée dans un attentat à la bombe sur un  centre communautaire juif à Buenos Aires en 1994, qui avait tué 85 personnes.
    Fernández a affirmé que la mort de Nisma pourrait avoir été arrangée par Stiuso dans le but de l'incriminer et de déstabiliser son gouvernement. Le devenir exact de Stiuso depuis peu après son témoignage devant l'enquête judiciaire sur la mort de Nisman est inconnu.
    Vendredi dernier, le chef de cabinet du gouvernement argentin, Anibal Fernández, a affirmé que les USA avaient omis de répondre à huit requêtes officielles au sujet d'élément concernant les allées et venues du chef des espions en fuite.
    Oscar Parille, chef de l'Agence Fédérale de Renseignement, a dit que que l'Argentine envisageait de convoquer l'ambasseur américain à Buenos Aires, Noah Mamet, afin qu'il s'explique sur « cette absence complète de réponse, et dans une certaine mesure complicité dans cette situation ».
    Pendan ce temps, Interpol a émis une « note bleue » concernant Stusio, suivant une demande de l'équipe de procureurs enquêtant sur l'explosion de 1994 appointés par Fernández. Cette note n'est pas un mandat d'arrêt, mais une requête aux autorités internationales de collecter « des informations au sujet de l'identité d'une personne, sa localisation ou ses activités en relation avec un crime ».
    Plus tôt dans la semaine, la présidente Fernández avait fait allusion à Stusio dans un discours à l'assemblée générale des Nations Unies, quoique sans le nommer. « Je dirais qu'il est protégé. Prtoégé de quoi ? Je ne le sais pas », avait elle  dit.
[…...]
    Héctor Timerman, ministre argentin des affaires étrangères, a lui aussi accusé les États-Unis d'héberger Stusio, lors d'un entretien avec le quotidien de Buenos Aires Página vendredi dernier. « l'absence de coopération du gouvernement d'Obama est étonnante, » selon Timerman. «Stiuso doit bénéficier d'un certain degré de protection qui lui a permis de vivre caché durant tant de mois. Il est certainement protégé par ses contacts dans les services secrets des USA. »

Dernière modification par Analis (19-03-2017 16:29:50)

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#33 23-04-2016 23:42:27

Analis
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Re: False flag operations, un petit résumé

De nombreux autres exemples d'opérations sous faux drapeau admis ou quasiment admis officiellement :
http://www.washingtonsblog.com/2015/02/ … tacks.html

- Le bombardement de Mainila était un incident survenu le 26 novembre 19396, durant lequel il est considéré que l'armée soviétique tira plusieurs obus sur le village russe de Mainila, situé près de la frontière soviéto-finlandaise, afin d'accuser la Finlande et de justifier une offensive contre cette dernière. De façon intéressante, l'Armée Rouge avait conduit des exercices en mars 1939 basés sur un scénario tournant autour d'un incident de ce genre, situé dans les environs de l'incident réel. L'historien William R. Trotter affirme dans son livre A frozen hell : The Russo-Finnish Winter War of 1939-1940 que Nikita Krouchtchev a lui-même reconnu dans ses écrits le montage. D'après l'écrivain Ohto Manninen, les archives du leader du parti soviétique Andrei Zhdanov indiquent aussi que l'origine des bombardements était soviétique.
https://en.wikipedia.org/wiki/Shelling_of_Mainila (toujours plus facile de la part de wikipédia d'accuser des russes ! Le faux courage à son sommet...)

- Il apparaît établi que le gouvernement britannique avait fait détonner des bombes à bord de cinq navires transportant des réfugiés juifs en direction de la Palestine entre 1946 et 1948, et avait fait porter le chapeau à un groupe palestinien imaginaire, créé spécialement pour l'occasion, les Défenseurs de la Palestine Arabe :

http://www.thetimes.co.uk/tto/incoming/ … 731426.ece

Book reveals government plans to intimidate and burn boats of Shoah survivors trying to reach Palestine

By Marcus Dysch, September 21, 2010

British spies staged covert operations to sabotage Holocaust survivors' attempts to reach Palestine between 1946 and early 1948.
Among the tactics used by the Secret Intelligence Service (SIS) in Operation Embarrass were the bombing of five ships used by potential immigrants, intimidation and the creation of a fake Palestinian defence group.
The British government gave the go-ahead to the campaign to slow illegal immigration into Palestine, provided there was "no risk of casualties being incurred" and no link could be traced back to the government.
The revelations come in the first authorised history of the SIS, MI6: The History of the Secret Intelligence Service 1909-1949, by Professor Keith Jeffery. The book was published on Tuesday.
......
Prof Jeffery said: "It's quite explosive and you can see why the anxiety levels might go up, not just in the agency but in Whitehall as well. A lot of stuff in the archives was destroyed, so finding this tale was a reassurance. If it had been me, I would have shredded stuff like this.
"There is the possibility it could make things difficult for the Foreign Office. But I dug my heels in, and said it was very important this was revealed.
"It says a lot about the organisation of the SIS at that time, about the government's Palestine policy and about relations between the agency and the government."
In late 1946, the government asked the SIS to develop "proposals for action to deter ships' masters and crews from engaging in illegal Jewish immigration and traffic". Around £13,000 was spent on the operation.
A SIS report stated: "Action of the nature contemplated is, in fact, a form of intimidation, and intimidation is only likely to be effective if some members of the group of people to be intimidated actually suffer unpleasant consequences."
Options put forward for the campaign included the use of sabotage devices, tampering with a ship's fresh water supplies and crew's food, or setting fire to ships in port.
SIS chief Sir Stewart Menzies suggested blaming the action on a specially-created Arab organisation. The agents were instructed to devise failsafe reasons for their presence abroad and were told that if rumbled, "they were under no circumstances to admit their connection with the government".
Prof Jeffery said: "The book really does show the James Bond side of it. Embarrass is closer to the perception of the spy image than other stories in the book."
In summer 1947 and early 1948, the plot led to attacks on five ships in Italian ports. The British made it a priority that no one was on board in order to avoid casualties. One ship was a a "total loss" and two others were damaged.
The British set up a notional organisation - Defenders of Arab Palestine - which claimed responsibility for the work against Jewish immigration.
Operation Embarrass ended in April, before the UK pullout from Palestine the following month.

Voir aussi :
http://www.thetimes.co.uk/tto/incoming/ … 731426.ece
http://www.thedailybeast.com/articles/2 … -wwii.html
http://www.bbc.com/news/uk-11378601

- Le premier ministre turc Adnan Menderes a reconnu que son gouvernement était derrière une attaque à la bombe contre un consulat truc en Grèce conduite le 5 septembre 1955, en accusant la Grèce de l'avoir perpétré, afin d'inciter à des violences anti-grecques en Turquie.
https://books.google.fr/books?id=Sdubdh … mp;f=false
http://www.atour.com/~aahgn/news/20140606a.html 

The riots were purportedly in response to a September 5, 1955, Greek bombing attack on the Turkish consulate in Thessaloniki (Salonica) in Greece;  the attack also damaged the nearby birthplace of Kemal Ataturk, the founder of modern Turkey. Six years later,  after a military coup, a Turkish court tried Adnan Menderes, prime minister of Turkey at the time of the riots, on various charges. The court found, among other things, that the Thessaloniki bombing had been ordered by Prime Minister Menderes and others in his government to incite and justify anti-Greek violence in Turkey. Menderes subsequently apologized to the Greek government and offered compensation to those whose property had been destroyed or damaged.

- Aux USA, un comité parlementaire a reconnu que dans le cadre de son programme "Cointelpro", le FBI avait
entre les années 50 et 70 utilisé de nombreux provocateurs afin de commettre des actes de violence et en accuser des activistes.
http://www.intelligence.senate.gov/reso … ommissions

- Il a été établi en 1986 que les services secrets allemands avaient fait sauter l'enceinte d'une prison à Celle après avoir placé à son insu des outils servant à s'évader dans la cellule de Sigurd Debus, un membre de la Faction Armée Rouge, dont un passeport avait aussi été laissé dans l'automobile utilisé par ceux ayant placé la bombe. Le tout afin d'incriminer le groupe terroriste.
https://en.wikipedia.org/wiki/Celle_Hole
http://translate.google.com/translate?h … annel%3Dsb

- Début janvier 2003, la BBC et l'agence de presse Deustche Presse-Agentur rapportèrent les révélations d'un haut-responsable de la police de Gênes expliquant que celle-ci avait planté deux cocktails Molotov dans un dortoir utilisé par des activistes durant le G8 de juillet 2001 afin de justifier un raid violent mené par la police contre ce local le 22 juillet de la même année, et celles d'un autre chef de la police admettant qu'il avait simulé le poignardage d'un policier afin d'accuser les manifestants :
https://web.archive.org/web/20030207160 … pdate.html

According to reports from the BBC and the German wire service Deutsche Presse-Agentur (7/1/03, 8/1/03), a senior Genoa police officer, Pietro Troiani, has admitted that police planted two Molotov cocktails in a school that was serving as a dormitory for activists from the Genoa Social Forum. The bombs were apparently planted in order to justify the police force's brutal July 22 raid on the school. According to the BBC, the bombs had in fact been found elsewhere in the city, and Troijani now says planting them at the school was a "silly" thing to do.

The BBC and DPA also report that another senior officer has admitted to faking the stabbing of a police officer in order to frame protesters. These revelations have emerged over the course of a parliamentary inquiry into police
conduct that was initiated by the Italian government under pressure from "domestic and international outrage over
the blood-soaked G8 summit in Genoa" (London Guardian, 31/7/01). Three police chiefs have been transferred and
at least 77 officers have been investigated on brutality charges.

- Le haut général turc Sabri Yirmibeşoğlu, en charge de la résistance civile durant la guerre civile chypriote, a avoué à la chaîne Habertürk que des forces turques avaient incendié une mosquée à Chypre en 1970 et en avaient accusé leurs ennemis chypriotes grecs, afin de stimuler l'opposition des chypriotes turcs à leur encontre. Il expliqua que "dans le cadre d'opérations spéciales, certains actes de sabotage sont fabriqués pour être imputés à l'ennemi afin d'accroître la combativité du public. Nous l'avons fait à Chypre ; nous avons même brulé une mosquée".
http://asbarez.com/85735/turkey-burned- … of-cyprus/

- Une commission d'investigation indonésienne, enquêtant sur les abus commis lors de violentres émeutes en 1998, parvint à a conclusion que "des éléments de l'armée avaient été impliqués dans les émeutes, certaines d'entre elles ayant été délibérément provoquées".
http://fas.org/irp/world/indonesia/indonesia-1998.htm

- NBC News a publié des documents obtenus par Edward Snowden auprès de la NSA confirmant que son équivalent britannique, le GCHQ, avait déjà commis des attaques sous fausse bannière contre des activistes du web en piratant leurs téléphones, ordinateurs et comptes internets en utilisant l'identité électronique de tiers, ou en postant des commentaires ou des courriels malveillants en prenant l'identité de personnes qu'ils cherchent à discréditer auprès d'autres internautes ou du public :

http://www.nbcnews.com/feature/edward-s … ers-n21361

In another document taken from the NSA by Snowden and obtained by NBC News, a JTRIG official said the unit’s mission included computer network attacks, disruption, “Active Covert Internet Operations,” and “Covert Technical Operations.” Among the methods listed in the document were jamming phones, computers and email accounts and masquerading as an enemy in a “false flag” operation. The same document said GCHQ was increasing its emphasis on using cyber tools to attack adversaries.

http://www.nbcnews.com/feature/edward-snowden-interview/exclusive-snowden-docs-show-british-spies-used-sex-dirty-tricks-n23091
    British spies have developed “dirty tricks” for use against nations, hackers, terror groups, suspected criminals and arms dealers that include releasing computer viruses, spying on journalists and diplomats, jamming phones and computers, and using sex to lure targets into “honey traps.”
    ***
    The agency’s goal was to “destroy, deny, degrade [and] disrupt” enemies by “discrediting” them, planting misinformation and shutting down their communications.

- Un certain nombre de politiciens égyptiens et d'organisations de défense des droits de l'homme ont accusé les autorités égyptiennes d'avoir été derrière des actes de pillage destinés à discréditer les manifestants lors du "printemps arabe" début 2011, affirmant avoir vu les cartes de policiers de certains d'entre eux qui avaient été arrêtés :
http://www.washingtonpost.com/wp-dyn/co … 00903.html

Human Rights Watch confirmed several cases of undercover police loyal to Egyptian President Hosni Mubarak’s regime committing acts of violence and looting in an attempt to stoke fear of instability as demonstrations grew stronger Tuesday against the autocratic leader.
    Peter Bouckaert, the emergency director at Human Rights Watch, said hospitals confirmed that they received several wounded looters shot by the army carrying police identification cards. They also found several cases of looters and vandals in Cairo and Alexandria with police identification cards. He added that it was “unexplainable” that thousands of prisoners escaped from prisons over the weekend.
    “Mubarak’s mantra to his own people was that he was the guarantor of the nation’s stability. It would make sense that he would want to send the message that without him, there is no safety,” Bouckaert said.

http://www.smh.com.au/world/looting-lin … 1a9q5.html

Taking advantage of a fire raging through the nearby headquarters of the ruling National Democratic Party, intruders climbed the gates, broke a window and entered the museum to steal the mummies. Demonstrators and security forces stopped the thieves and returned the relics, Zahi Hawass said.
The former presidential candidate Ayman Nour, who is the leader of the Tomorrow Party, said he had seen unequivocal proof that many looters were thugs backed by the regime.
''We have been able to identify these men as members of the Interior Ministry. We have seen their ID cards,'' he said.
''They are working to make chaos, to make people afraid of the protesters.''
Mr Nour said it was highly suspicious that the police were suddenly nowhere to be found.

- Des soldats israéliens agissant sous couverture ont reconnu lors d'un procès avoir jeté des pierres sur d'autres soldats afin d'en accuser des manifestants palestiniens :

http://mondoweiss.net/2012/05/operation … -in-bilin/

From Haaretz:
    Undercover soldiers hurled stones in the “general direction” of IDF soldiers as part of their activity to counter weekly demonstrations in the Palestinian village of Bil’in, the commander of the Israeli Prison Service’s elite “Masada” unit revealed during his recent testimony in the trial of MK Mohammed Barakeh (Hadash). . .
    Several “Masada” fighters testified two weeks ago in Barakeh’s trial in the Tel Aviv Magistrate’s court. The fighters testified from behind a curtain and their identity is to remain secret. The central witness was “Fighter 102,” an officer in “Masada,” who told the court that “we were sent to counter the disruptions at the separation barrier in Bil’in. It was the first time I was undercover. Two men were arrested, they were Palestinians.”
    When quizzed by defense attorney Orna Kohn if the undercover soldiers hurled stones, “102” answered that they did. When asked if he hurled stones toward IDF soldiers, he answered “in the general direction.”

Haggai Matar remembers at 972:
    At the time, almost nobody believed what the activists had said. The village of Bil’in was organizing one of its first mass demonstrations against the fence built on its lands, in the very early days of the local popular struggle. Organizers made a special point of making sure that no stones would be thrown at the soldiers at any point of this specific demonstration, in April 2005, even if the soldiers were to attack first – which was and to this day still is the trigger to attacks against them.
    However, as the demonstration progressed towards the construction site of the fence, several young men of Arab appearance, unknown to organizers and thought to have come from neighboring villages, started throwing stones, giving the soldiers the queue cue they needed to disperse the demonstration with tear gas and make arrests. 
According to several witnesses, leaders in the popular struggle approached the young men and asked them to stop throwing stones – at which point the strangers pulled out concealed guns and handcuffs and arrested the people who asked them to stop. It would later be made known that these were combatants in the IPS elite anti-riot unit Metzada (“Masada”), lent to the army to infiltrate demonstrations and make them violent. And yet – most Israelis would not believe this story.

- Si l'Opération Northwoods est devenue célèbre (un plan mis au point en 1962 par l'Etat-major US afin de perpétrer plusieurs attaques sous faux pavillon de grande ampleur dans le but d'incriminer Cuba, discuté très sérieusement mais non mis en application en raison du rejet du président Kennedy), il est moins connu que deux ans plus tôt, le sénateur George Smathers proposa à John Kennedy de créer un incident dans la baie de Guantanamo que l'on imputerait à Fidel Castro afin de provoquer une intervention armée des USA [incidemment, cette histoire est réminiscente des suspicions autour de l'incident du cuirassé Maine, coulé par une explosion en 1898 alors qu'il était à l'ancre à Cuba et qui servit de prétexte au déclenchement de la guerre USA -Espagne, l'origine de l'explosion restant encore incertaine ; quoiqu'il en soit, il est apparent que le gouvernement US de l'époque avait choisi de faire porter le blâme au gouvernement espagnol en toute connaissance des incertitudes sur cette origine] :
http://www.theguardian.com/theguardian/ … del-castro

President Kennedy discussed the possibility of assassinating Fidel Castro during the 1960 presidential campaign, according to former Californian Senator [see footnote] George Smathers, a close friend who frequently accompanied the President on trips to the South.

Senator Smathers, a political maverick, with Right-wing views on Latin America, made the statement in documents just released by the John F. Kennedy Memorial Library, published in the New York Times today: "I don't know whether he brought it up or I brought it up. We had further conversations on the assassination of Fidel Castro, what would be the reaction, how would the people react, would the people be gratified."
[......]
When the assassination idea was discarded Mr Smathers suggested provoking an incident at the US Naval base at Guantanamo Bay on the eastern tip of Cuba as a pretext for a US invasion.
"I did talk to him about a plan of having a false attack made on Guantanamo Bay which would give us the excuse of actually fomenting a fight which would then give us the excuse to go in and do the job," he said. "He asked me to write him something about it. And I think I did."

- Plusieurs mois avant la présentation du plan Northwoods, une manipulation similaire avait aussi été envisagée afin de faire accuser la République Dominicaine, en faisant sauter un consulat, ainsi que le révèlent des dosiers du State Department.

http://www.washingtonsblog.com/2010/02/ … ublic.html

Nine months earlier, another false flag attack was apparently discussed in order to justify an invasion of the Dominican Republic.

Specifically, according to official State Department records, Under Secretary of State Chester Bowles wrote on June 3, 1961:
The Vice President [Lyndon Johnson], [Attorney General] Bob Kennedy, Secretary [of Defense Robert] McNamara, Dick Goodwin [who was Deputy Assistant Secretary of State for Inter-American Affairs], [head of the Joint Chiefs of Staff] General Lemnitzer, Wyn Coerr, and Ted Achilles were here. Bob McNamara and Lemnitzer stated that under the terms of the contingency paper, they were required to be prepared to move into the island on short order if required to do so, and this, in their opinion, called for substantially more troops that we had in the area. After some discussion we considered two more aircraft carriers, some destroyers, and 12,000 marines should be moved into a position some one hundred miles off the Dominican Republic shore…
The tone of the meeting was deeply disturbing. Bob Kennedy was clearly looking for an excuse to move in on the island. At one point he suggested, apparently seriously, that we might have to blow up the Consulate to provide the rationale.
His general approach, vigorously supported by Dick Goodwin, was that this was a bad government, that there was a strong chance that it might team up with Castro, and that it should be destroyed–with an excuse if possible, without one if necessary.
Rather to my surprise, Bob McNamara seemed to support this view …

- La commission sud-africaine Vérité et Réconciliation a réussi à mettre en évidence que les services secrets militaires du temps de l'apartheid avaient utilisé l'aide d'un expert en explosif afin de perpétrer plusieurs attentats à la bombe afin d'incriminer l'ANC :

http://www.justice.gov.za/trc/decisions … c21233.htm

EXPLOSIONS AT JOUBERT PARK AND J.G STRYDOM HOSPITAL

These incidents happened on 27 July 1989. Applicant was not a party to the perpetration of the actual incidents. To his knowledge, however, some of his colleagues in the South African Police were responsible for the incidents which were false flag operations. Applicant held the position of head of the Bomb Disposal Unit at Witwatersrand at the time. It was in this capacity that he was involved in aiding the objective of the operations which were aimed at discrediting the African National Congress ("ANC") by creating the impression that the organisation was responsible for the explosions. Applicant's specific role was to visit the sites of the explosions on investigation in his capacity as an explosives expert and later submitting false statements supporting the impression that the explosives were caused by operatives of the ANC.
[......]
SHOOTING INCIDENT AT CORLETT DRIVE

The incident in question occurred on 4 August 1987. In the course of his duties, Applicant was informed that the police were planning an operation against a group of Pan Africanist Congress ("PAC") operatives who were involved in armed robberies to raise funds for the PAC.
On the day in question, Applicant was informed over the Police radio that members of the Johannesburg Murder and Robbery Unit were pursuing the group of PAC operatives on the M1 freeway. Applicant subsequently arrived at the scene where the operatives had been apprehended by the Police. He noticed that all of the occupants of the vehicle, being used by the PAC operatives, had been shot and killed. It was apparent to applicant that the group was in effect executed by the Police. Applicant then participated in rigging the scene by placing handgrenades and Scorpion machine pistols in the possession of the deceased in order to create the impression that they were about to attack the Police when they were shot. He subsequently deposed to a statement ostensibly corroborating this false impression.
[......]
FALSE FLAG ATTACK UPON FLYING SQUAD HEADQUARTERS, BRIXTON

This incident happened during 1989. The circumstances briefly were that Applicant was ordered by his superiors to participate in a false flag attack upon the headquarters of the Flying Squad in Brixton, Johannesburg. The objective was to create the impression that the ANC was responsible for the attack. The incident occurred shortly prior to the all-white referendum and the intention was to discredit the ANC among the white electorate. A RGD-5 handgrenade and an AK-47 assault rifle were utilised in the attack. Applicant and a group of his colleagues drove past the offices of the Flying Squad and caused the handgrenade to explode near the entrance. They also fired shots at the wall near the entrance with the AK-47 assault rifle. They ensured that no one would be injured in the incident. Minor damage was caused to the entrance to the complex.
[......]
BOMBING OF VEHICLE OF CHARLES LANDMAN

Applicant is unable to recall the specific date of the incident, although he confirms that it occurred during the widely publicized criminal trial of the ANC members charged with the murders committed at Eikenhof. Applicant was approached at the time by members of the Civil Cooperation Bureau ("CCB"), a covert project of the South African Defence Force, to participate in an operation aimed at discrediting the ANC by bombing the police vehicle of the investigating officer into the murder incident, Charles Landman. In view of the fact that Applicant was an explosives expert, he agreed to participate in the operation. The plan was to use a mini-limpet mine to cause the explosion. Applicant formed the impression that Charles Landman was also involved in the planning. On the night of the incident, Applicant met the member of the CCB who was supposed to assist in executing the operation. Applicant, however, decided against proceeding with the operation when he saw that, contrary to the arrangement, other persons were accompanying the CCB member. Applicant left the scene and returned home. He learnt from newspaper reports the following day that the vehicle of Charles Landman was in fact bombed.
No one was injured in the incident although damage was caused to the police vehicle of Charles Landman. Applicant never took any steps to report the matter for investigation by the Police.

- Un colonel de l'armée colombienne a avoué que son unité avait tué 57 civils et les avait revêtus d'uniformes afin de les faire passer pour des rebelles tués au combat, et 8 autres soldats colombiens avaient été auparavant condamnés pour des agissements identiques :

http://www.bbc.co.uk/news/world-latin-america-14149676

A Colombian army colonel has admitted his unit murdered 57 civilians, then dressed them in uniforms and claimed they were rebels killed in combat.
Colonel Luis Fernando Borja was sentenced to 21 years, reduced from 42 years for accepting responsibility.
In a typical case in 2007, Borja admitted two men were lured to their deaths with supposed promises of work.
He is the most senior officer convicted so far in what has become known as the "false positives" scandal.
The scandal arose from a body bag culture in the army, in which soldiers were rewarded with prestige and promotions
according to the number of rebels they killed.
The attorney general's office is investigating more than 1,400 cases involving thousands of victims.
Borja's unit was operating in the northern province of Sucre when the murders, for which he has been convicted, were perpetrated.
Most of the "false positives" occurred under the two administrations of President Alvaro Uribe. He is credited with beating back left-wing rebels who threatened to overthrow the state.
Now questions are being asked about the cost of this success in human rights abuses, says the BBC correspondent in Bogota, Jeremy McDermott.
Earlier this month, eight soldiers were sentenced to 60 years each for killing four farmers and then pretending they were guerrillas in 2006 in the province of Antioquia.

- Des soldats de l'US Army ont reconnu qu'ils plaçaient des armes auprès des cadavres de civils irakiens et afghans qu'ils avaient tués dans le feu de l'action afin de les faire passer pour des combattants rebelles.
http://www.youtube.com/watch?v=SODTI_C1q_Q

- La police du Québec a admis que des hommes masqués armés de pierres dans une manifestation pacifique en 2007 étaient en fait de ses agents infiltrés dans la manifestation [ce genre d'accusations ressort régulièrement lors des manifestations de masse, la presse reconnaissant que de tels agissements sont parfois arrivés, mais que "c'était il y a vingt ans en arrière". Sans doute en 2030 diront-ils que les manifestations de la fin 2010 avaient été ainsi manipulées, mais que "certainement", celles de 2030 sont à l'abri de ce genre de comportement ; on appréciera aussi la validité, ou plutôt l'hilarité, de l'explication de la SQ, en opposition complète avec les faits observés] :

http://www.liberation.fr/planete/2007/0 … onge_10545

La vidéo mise en ligne mardi montre une rangée de policiers et des manifestants, «dans le stationnement de la station-service du village, sur la 148», précise Patrick Lagacé sur le site Cyberpresse. «On voit Dave Coles, président du Syndicat canadien de l’énergie et du papier, engueuler trois manifestants masqués. Ces trois gars, visage caché par des foulards, vêtus de noir, ressemblent à ces casseurs qu’on voit dans toutes les manifs antimondialisation. Les sempiternels fauteurs de troubles. L’un d’eux tient une pierre.» La vidéo montre Dave Coles qui tente de démasquer les «casseurs». Derrière lui, un cordon policier formé d’agents de la SQ, sont en tenue de combat, muets et anonymes sous leurs casques.
Puis dans l’assistance, calme, qui manifeste à visage découvert, quelqu’un déclare: «Ce sont des flics!» Alors, étonnamment, les trois «casseurs» se calment, se regroupent, se rapprochent des policiers en tenue, puis, très vite, sont menottés et arrêtés. Ils sont évacués vers l’arrière du cordon policier puis emmenés vers des voitures.
Au cours d’une conférence de presse tenue mercredi à Ottawa, le syndicaliste Dave Coles a expliqué que des membres du Black Bloc (qui participaient pacifiquement à la manifestation) de Québec avaient identifié les trois policiers masqués parce qu’ils portaient des bottes identiques à celles des agents de la SQ, rapporte le site de Radio Canada. Le Syndicat canadien des communications, de l’énergie et du papier (SCEP) accuse la SQ d’avoir infiltré ses agents pour discréditer les manifestants et miner la crédibilité de leur message dans l’opinion publique.
L’opposition libérale a demandé l’ouverture d’une enquête, mais le ministre fédéral de la Sécurité publique, Stockwell Day, a rejeté cette demande.
La Sûreté de Québec a donc dû se fendre d’un communiqué succinct et très embarrassé jeudi. Elle reconnaît qu’«après avoir analysé (le) contenu de la vidéo, en plus de prendre connaissance des vidéos enregistrées par les corps policiers, elle est maintenant en mesure de confirmer que ces individus sont des policiers de la Sûreté du Québec.» Et précise que ces «derniers avaient le mandat de repérer et d’identifier les manifestants non pacifiques pour ainsi éviter les débordements. En aucun temps, les policiers de la Sûreté du Québec ont agi comme agents provocateurs ou commis des actes criminels. De plus, ce n’est pas dans les politiques du service de police ni dans ses stratégies d’agir de cette manière.»
Aucune accusation n’a été déposée contre les trois hommes arrêtés. «Cela semble être une trop grosse coïncidence. Ces gars attaquent une ligne de police avec une roche et ils ne sont pas accusés. Les quatre autres manifestants arrêtés ont tous été accusés», a déploré Dave Coles, qui discute avec les conseillers juridiques du SCEP pour décider de la suite des choses.

Dernière modification par Analis (19-03-2017 16:26:12)

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#34 25-04-2016 07:33:15

adragon
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Re: False flag operations, un petit résumé

Analis a écrit:

- La police du Québec a admis que des hommes masqués armés de pierres dans une manifestation pacifique en 2007 étaient en fait de ses agents infiltrés dans la manifestation

Il y a tellement d'abrutis en France que je me demande si il est encore nécessaire de délier sa bourse pour payer des casseurs....
Mais comme j'imagine bien que la bourse en question se remplit toute seule, finalement, autant assurer le coup.
Bon, pour l'instant, nos rois fabriquent un Macron. Il faut avouer que les médiats sont de redoutables alliés de l'oligarchie.
C'est un peu comme les truands, une fois le braquage terminé, on crame la bagnole et on en vole une autre.

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#35 29-04-2016 21:28:19

Analis
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Re: False flag operations, un petit résumé

Dans le domaine des campagnes politiques, les opérations sous faux pavillon ne sont pas rares non plus. Ainsi cette histoire qui n'est pas sans évoquer un épisode fameux de House of cards :
https://web.archive.org/web/20120412225 … 03544.html

March 25, 2011 12:50 PM

Indiana prosecutor resigns for encouraging fake attack on Wisconsin governor

By Brian Montopoli

    Carlos Lam, un activiste républicain et procureur adjoint en Indiana, a démissionné après qu'il ait été révélé qu'il avait envoyé un e-mail appelant à commettre une fausse agression sur le gouverneur du Wisconsin, Scott Walker, afin de discréditer les manifestants pro-syndicats.
    Le républicain Walker était la cible de manifestations contre ses tentatives de restreindre les droits de négociation des syndicats. Dans un courriel du 19 février découvert par le Centre du Journalisme d'Investigation du Wisconsin, Lam apparaît avoir dit à Walker qu'il avait "une bonne occasion" de gagner le soutien du public à l'aide d'une "opération sous faux-drapeau".

    "Si vous pouviez utiliser un allié qui prétendrait être un sympathisant de la cause syndicale et vous agresserait physiquement (ou même utiliserait une arme à feu contre vous), vous pourriez discréditer les syndicats", était le contenu du courriel. Il allait jusqu'à dire que cette tentative "aiderait à supprimer tout soutien que les médias pourraient apporter aux syndicats".

    Lam nia d'abord avoir envoyé cet e-mail, que le Centre du Journalisme d'Investigation du Wisconsin (CJIW) avait découvert "parmi des dizaines de milliers" divulgués suite à un accord légal de mise à libre disposition. Il affirma au CJIW qu'il était en quête d'un minivan avec sa famille au moment de son envoi, et suggéra que son compte internet avait été piratée par ses ennemis politiques.
    "Je suis stupéfait et ne soutiendrait jamais quelque chose dans ce genre, et j'aimerais que tout le monde que ce n'était vraiment pas de mon fait," déclarait-il après qu'on lui ait lu le courriel par téléphone Mardi dernier. Il ajouta, au sujet de cet appel à une fausse attaque contre Walker, "bon sang, c'est vraiment pousser les choses aux extrêmes !"
    Lam démissionna de son poste de procureur adjoint jeudi matin, possiblement après avoir dit à son chef qu'il avait effectivement envoyé le courriel.
...
    Toujours en février, Walker fut victime d'un appel frauduleux par un journaliste libéral se faisant passer pour le milliardaire conservateur David Koch. Lorsque le journaliste lui suggéra de placer des gens parmi les manifestants afin de fomenter des troubles, Walker lui répondit qu' "ils y avaient pensé" mais qu'il avait décidé de s'y opposer.
    "Ma seule peur était que s'il en résultait une tourmente, cela effraierait le public en les amenant à penser que le gouverneur devrait intervenir pour régler tous ces problèmes", lui répondit Walker lors de l'entretien qui était secrètement enregistré et fut publié sur internet.

Vers la fin de la campagne des élections de gouverneur de Floride de 1994, le gouverneur démocrate Lawton Chiles mena une opération sous faux pavillon en faisant passer des dizaines de milliers d'appels à des électeurs âgés en utilisant des noms de fausses organisations. Les appelants prétendaient appartenir à des groupes de défense des contribuables (pouvant être républicains) ou des personnes âgées, et disaient aux électeurs que Bush était opposé à la sécurité sociale et aux personnes âgées. Chiles démentit être derrière ces appels, mais après avoir été ré-élu et faisant face à une enquête du parlement de Floride, il admit la vérité en novembre 1995, tout en affirmant ne pas avoir été dans le coup, blâmant de hauts responsables de sa campagne.

https://news.google.com/newspapers?nid= … 4981,49418

Durant les derniers jours de la campagne pour l'élection de gouverneur, certains employés de l'équipe de Chiles ciblèrent des électeurs âgés lors d'une campagne téléphonique clairement trompeuse dirigée à l'encontre de son opposant Jeb Bush.
    Les responsables de la campagne de Chiles craignaient que leurs sondages, qui indiquaient une course serrée, soient effectivement dans le vrai. Pour donner à leur camp un avantage décisif, ils se sentirent apparemment dans leur droit de mener un assaut téléphonique dans lequel Bush serait dépeint comme étant hostile aux personnes âgées.
    Lorsqu'ils le conduisirent, il apparaît qu'ils balancèrent nombre d'insinuations au sujet de la conduite de Bush et ses affaires financières.
    Ce qu'ils ne prirent pas la peine de faire, était de s'identifier comme des partisans de la campagne de Chiles. Se cachant derrière une organisation au nom rassurant mais fictive, ils laissèrent les 70 000 votants qu'ils avaient contacté avec des déclarations trompeuses et sur de fausses impressions.
    Ils le firent délibérement, et avec malice.
    Bush perdit de seulement 64 000 voix sur un total de 4,2 millions.
    Peut-être la tentative marcha-t'elle, peut-être pas. On ne peut pas le savoir. Mais ce qu'on sait, c'est qu'un changement de 1% des intentions de vote aurait renversé le résultat de l'élection.
    Après un an de dénégations généralisées, l'équivalent de l'emploi lors du Watergate de l'expression un "cambriolage de troisième ordre indigne de recevoir un commentaire de notre part", la vérité commença à émerger du puits.
    À la fin, les démocrates reconnurent de mauvaise grâce ce qu'ils ne pouvaient guère nier, simplement que des coups de fil avaient été passés, que ce n'était pas grave, tout le monde fait ça, c'est comme ça la politique etc... etc....
    D'abord, Chiles lui-même tourna en ridicule la totalité de l'affaire. Mais les républicains ne voulaient pas la laisser filer, et pas davantage les reporters qui avaient flairé quelque chose de suspect.
    Ce n'est qu'après un an de commentaires négatifs dans la presse, culminant avec une injonction d'un comité du sénat de l'état, que Chiles fit une déclaration.
    Dans son communiqué du mois dernier, Chiles dit qu'il acceptait la responsabilité pour les employés de sa campagne ayant omis de s'identifier correctement auprès des électeurs. Il qualifia cet épisode de "douloureux", bien que Bush ait sans doute considéré sa défaite électorale comme étant plus douloureuse.

Voir aussi :
https://en.wikipedia.org/wiki/Florida_g … n_campaign
https://news.google.com/newspapersnid=1 … &hl=fr
http://articles.sun-sentinel.com/1995-1 … -financing

Dernière modification par Analis (09-06-2016 21:51:15)

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#36 01-05-2016 22:11:45

Analis
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Re: False flag operations, un petit résumé

Dans le domaine économique, il apparaît que la stratégie du faux drapeau est aussi utilisée, les responsables pouvant créer ou du moins favoriser la survenue de crises économiques afin de permettre la réalisation de "réformes radicales"  allant contre les intérêts de leurs populations– une stratégie relevant de ce que Naomi Klein appelle la stratégie du choc :
http://www.agoravox.fr/actualites/econo … ent-180280 

Des fonctionnaires du gouvernement admettent opérer des attaques ÉCONOMIQUES sous fausse bannière
par folamour
lundi 25 avril 2016

Voici la traduction du jour, qui éclaircira certaines questions … Comme le fait de savoir POURQUOI, nos dirigeants n’appliquent pas les bonnes stratégies pour nous sortir de la crise, voire au contraire font tout pour l’aggraver…

Les Attaques sous faux drapeau ne concernent pas seulement les décès physiques et les guerres ...

Ils impliquent également des événements économiques truqués et des pertes financières.

Par exemple, deux fonctionnaires du Fonds monétaire international ont déclaré le mois dernier qu'ils avaient besoin de la menace d'une catastrophe financière imminente pour forcer les autres joueurs à accepter ses mesures, telles que la coupe dans les pensions grecques et les conditions de travail, et - comme le gouvernement grec l’a indiqué (via Bloomberg ) - le FMI « envisage un plan pour provoquer un événement de crédit en Grèce et déstabiliser l' Europe ».

Des fonctionnaires de haut niveau ont également admis détruire intentionnellement leurs propres économies nationales afin de « justifier » des réformes économiques structurelles.

Par exemple, le Premier ministre japonais, Junichiro Koizumi, et les responsables bancaires centraux japonais ont admis qu'ils ont gardé l'économie du Japon dans une crise déflationniste pour promouvoir des « réformes structurelles » qui permettraient à l'économie japonaise d’être pillée par des intérêts étrangers. Les responsables bancaires centraux japonais ont admis la même chose.

Le Japan Times a noté en 2003 :

Les déclarations officielles des dirigeants du BOJ [révèlent] que : La Banque du Japon peut être utile en n’aidant pas. Les princes ont reconnu qu'un tel changement structurel était si opposé aux intérêts spéciaux et généraux de la plupart des Japonais - citoyens, hommes d’affaires, bureaucrates et politiciens - que cela ne pourrait être réalisé qu’en paralysant l'économie et en empêchant son sauvetage.

Quelque chose de semblable est arrivé en Thaïlande et dans l'UE.

En effet, l'ancien chef de la Banque d'Angleterre a déclaré le mois dernier que la dépression dans l'UE était plus ou moins un choix politique « délibéré ».

Et un économiste du géant de l’assurance AIG - et l’ancien chef de l'unité de la Commission européenne responsable du système monétaire européen et des politiques monétaires - ont indiqué, en 2008, que ce que les dirigeants européens voulaient, c’était créer une crise pour forcer l’introduction d’un « gouvernement économique européen ».

http://www.zerohedge.com/news/2016-04-2 … operations

    Sources :
https://medium.com/mosquito-ridge/imf-p … .wxlenid1v
Paul MasonApr 23 min read

IMF plots new “credit event” for Greece
Neoliberalism does not give a shit, Part II

The International Monetary Fund has been caught, red handed, plotting to stage a “credit event” that forces Greece to the edge of bankruptcy, using the pretext of the Brexit referendum.

No, this is not the plot of the next Bond movie. It is the transcript of a teleconference between the IMF’s chief negotiator, Poul Thomsen and Delia Velculescu, head of the IMF mission to Greece.

Released by Wikileaks, the discussion took place in Athens just before the IMF walked out of talks aimed at giving Greece the green light for the next stage of its bailout.

The situation is: the IMF does not believe the numbers being used by both Greece and Europe to do the next stage of the deal. It does not want to take part in the bailout. Meanwhile the EU cannot do the deal without the IMF because the German parliament won’t allow it.

http://www.theguardian.com/world/2016/a … -wikileaks

IMF concerned UK referendum will interfere with Greek bailout – WikiLeaks
Leak reveals worry that British poll on leaving union could paralyse EU decision-making just as IMF pushing through bailout terms, according to whistleblower

Saturday 2 April 2016 06.00 BST
Last modified on Saturday 2 April 2016 11.29 BST

The International Monetary Fund expects that a possible Greek default on its bailout will coincide with the UK’s referendum on membership of the European Union, according to a leaked transcript.

WikiLeaks said it had obtained details of a discussion last month between the top two IMF officials in charge of managing the Greek debt crisis – Poul Thomsen, the head of the IMF’s European department, and Delia Velculescu, the IMF mission chief for Greece.

The whistleblowing organisation said the discussion showed that the IMF was planning to tell Germany it will abandon the troika (composed of the IMF, the European commission and the European Central Bank) if the IMF and the commission fail to reach an agreement on Greek debt relief.

The IMF officials say that a threat of an imminent financial catastrophe was needed to force other players into accepting its measures such as cutting Greek pensions and working conditions, but that the UK referendum on 23 June will paralyse EU decision-making at a critical moment, according to the records.

The UK referendum was said to add a complication that needed to be negotiated around – delaying a possible “moment of truth” until after the June vote.

http://www.bloomberg.com/news/articles/ … d-by-leaks

Lagarde Says IMF Greek Deal Far Off as Talks Roiled by Leaks
Kasia Klimasinska Nikos Chrysoloras

April 3, 2016 — 11:32 PM CEST
Updated on April 4, 2016 — 8:27 AM CEST

International Monetary Fund Managing Director Christine Lagarde rebuffed Greek government calls to replace top officials overseeing the country’s bailout and said the IMF is “a good distance away” from an agreement that would allow for additional loans to Europe’s most indebted state.

Lagarde’s comments came in response to a letter from Greek Prime Minister Alexis Tsipras, questioning whether the nation can trust some top IMF officials and continue negotiations with them in good faith. His concerns were based on a leaked conference call transcript published by WikiLeaks in which the officials were cited as discussing the possibility of putting pressure on Germany to give Greece debt relief.

The government in Athens said in an e-mail to reporters on Saturday that the leaks show that the Fund has been considering a plan to cause a credit event in Greece and destabilize Europe.

http://www.washingtonsblog.com/2016/02/ … -loot.html

Central Banks Intentionally Impoverish Their Host Countries to Effect Structural Reforms … Which Allow Foreign Interests to Loot
Posted on February 8, 2016 by WashingtonsBlog   

In his role as a government advisor, visiting scholar, and head economist for a Japanese investment house, economics professor Richard Werner had unprecedented access to the Bank of Japan. He also spoke with insiders at other Asian central banks.

Werner found that the Bank of Japan – and other central banks – intentionally impoverished their host countries – first by blowing massive bubbles, then by deflating them so that the economy crashes – so as to justify major structural reforms which allow looting by the powers-that-be.

In essence, these central banks carried out false flag attacks on their own economies in order to justify the implementation of draconian policies.

https://www.youtube.com/watch?v=p5Ac7ap … p;end=4133

“Princes of the Yen: Central Banks and the Transformation of the Economy” reveals how Japanese society was transformed to suit the agenda and desire of powerful interest groups, and how citizens were kept entirely in the dark about this.

Based on a book by Professor Richard Werner, a visiting researcher at the Bank of Japan during the 90s crash, during which the stock market dropped by 80% and house prices by up to 84%. The film uncovers the real cause of this extraordinary period in recent Japanese history.

Making extensive use of archival footage and TV appearances of Richard Werner from the time, the viewer is guided to a new understanding of what makes the world tick. And discovers that what happened in Japan almost 25 years ago is again repeating itself in Europe. To understand how, why and by whom, watch this film.

http://www.japantimes.co.jp/culture/200 … yX64EfItBm

Werner, a German economist who has studied and worked in Tokyo, names them, reveals their suspiciously close relations with the United States, describes the tool they use to control Japan’s economy, and tells how they have used that tool to grow the economy when they sought growth and to cripple the economy when that served their own aims.

Werner specifically accuses the princes of surreptitiously using their control over Japan’s supply of credit to prevent an economic recovery for the past decade. Why? In order to achieve the “reform” or transformation of Japan’s economy into a carbon copy of today’s U.S. economy that the princes deemed necessary for Japan.

Werner alleges that they wreaked this havoc on the nation, causing immense suffering to its citizenry — including record levels of unemployment, bankruptcies and suicides — to cow the nation’s politicians, bureaucrats and citizens into accepting reforms the princes knew were too contrary to special and general interests to be accepted other than in the wake of such havoc.

http://www.telegraph.co.uk/business/201 … bank-of-e/

Euro depression is 'deliberate' EU choice, says former Bank of England chief

    Mehreen Khan

1 March 2016 • 9:46pm

Europe's deep economic malaise is the result of "deliberate" policy choices made by EU elites, according to the former governor of the Bank of England.

Lord Mervyn King continued his scathing assault on Europe's economic and monetary union, having predicted the beleaguered currency zone will need to be dismantled to free its weakest members from unremitting austerity and record levels of unemployment.

Si les propos de Mervyn King sont équivoques, il est difficile de ne pas comprendre ce que veulent dire Thomsen et Veculescu : un "événement" est pour eux synonyme d'une crise majeure, comme celle qu'ont connue les grecs l'année dernière quand les banques ont du fermer, Thomsen faisant d'ailleurs sans ambiguïté référence à cette dernière, ou celle qu'ont connu les chypriotes. Il apparaît que les institutions financières, de concert avec de grands intérêts politiques et commerciaux, n'ont pas hésité par le passé à créer les conditions favorisant l'affaiblissement d'une économie, menant à de drastiques mesures de déréglementaion, d'austérité et de démontage des systèmes de sécurité sociale ; soupçonner que les deux fonctionnaires pourraient envisager d'un œil favorable une action en faveur de la survenue de cette bienvenue crise n'est donc pas forcément ridicule. Plus généralement, on se souvient que les néo-conservateurs n'avaient pas hésité à fomenter une intervention afin de permettre l'établissement d'une législation relevant du plus pur laisser-faire économique, en Irak.

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#37 12-05-2016 21:47:54

Analis
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Re: False flag operations, un petit résumé

L'invasion de la Grenade en 1983 par les USA pourrait receler un autre exemple d'action sous faux pavillon, des détails peu connus pointant en effet là encore en direction d'une manipulation de l'extérieur afin de faire dégénérer les choses et de fournir une justification à une intervention après une présentation faussée des événements, afin de se débarasser d'un gouvernement socialiste dans la proche banlieue des USA : 

    Pour rappel, le récit connu du grand public :
https://fr.wikipedia.org/wiki/Invasion_de_la_Grenade

Le 13 mars 1979, le New Jewel Movement, parti pro-cubain d'inspiration marxiste-léniniste, dont le principal dirigeant est Maurice Bishop, renverse par un coup d'État le gouvernement du Premier ministre Eric Gairy, qui connaissait depuis plusieurs années une dérive autoritaire. Un gouvernement révolutionnaire populaire est proclamé par les dirigeants du NJM ; Maurice Bishop devient Premier ministre du pays. La constitution du pays est suspendue ; si le renversement de Gairy est bien accueilli par la majorité de la population de la Grenade, le nouveau gouvernement s'abstient ensuite de convoquer les élections promises et le comité central du New Jewel Movement s'arroge dans les faits tous les pouvoirs. Sur le plan international, les relations se tendent rapidement avec les États-Unis ; le gouvernement de Bishop, déjà en contact avec le régime de Fidel Castro avant même le coup d'État, s'allie dès lors ouvertement avec Cuba. Castro, principal allié du régime grenadien, entreprend de jouer les intermédiaires avec les autres pays communistes : des accords sont progressivement conclus avec l'URSS et l'ensemble des pays du bloc de l'Est. Bishop entreprend une militarisation progressive du pays, qui n'était doté en 1979 que d'une petite force armée.

Le gouvernement entreprend, avec l'aide de Cuba, de faire construire un aéroport international destiné à relancer l'économie de l'île. Plusieurs centaines de coopérants cubains, pour la plupart des ouvriers venu aider à la construction de l'aéroport, s'installent sur l'île ; une grande partie d'entre eux sont par ailleurs des réservistes des Forces armées cubaines et possèdent une formation militaire. [......]
Dans le courant de l'année 1983, Maurice Bishop tente d'améliorer les rapports de son gouvernement avec les États-Unis, les tensions internationales et la dépendance économique de la Grenade envers le tourisme nord-américain lui ayant fait réaliser le caractère nocif d'une mésentente de long terme. Le régime grenadien est cependant parcouru de conflits internes, dus notamment à la rivalité entre Bishop et son vice-premier ministre Bernard Coard, qui se juge plus qualifié pour conduire le pays. Des fidèles de Bishop sont progressivement exclus du comité central du New Jewel Movement. En octobre, la tension politique est à son comble, et des rumeurs de complot contre le Premier ministre courent dans le pays. Le 12 octobre, le comité central fait mettre Maurice Bishop en résidence surveillée. Le lendemain, une assemblée générale du parti, dominée par les fidèles de Coard, se tient et met en accusation Bishop pour manquements à l'orthodoxie marxiste-léniniste ; le Premier ministre est maintenu en détention. Le bruit du renversement de Maurice Bishop se répand bientôt à la Grenade, et les partisans du Premier ministre qui, contrairement à Coard, jouit d'une certaine popularité, se mobilisent. Le 19 octobre, une foule investit la résidence de Maurice Bishop et libère ce dernier. Bishop se rend alors avec ses partisans au fort militaire de Saint-Georges pour en prendre le contrôle. Mais un véhicule de l'armée, arrivé sur les lieux, tire sur la foule et la disperse ; Maurice Bishop et plusieurs de ses partisans, capturés, sont sommairement exécutés à la mitrailleuse. Un « Conseil militaire révolutionnaire », dirigé par le général Hudson Austin, allié de Bernard Coard, prend le pouvoir et décrète un couvre-feu dont toute violation sera punie de mort.

Les événements de la Grenade soulèvent l'indignation unanime des gouvernements de la Communauté caribéenne. Le Conseil militaire révolutionnaire, isolé, est d'autant plus fébrile qu'une escadre navale américaine, en route vers le Liban en guerre, détourne sa route vers la Grenade. Sous l'impulsion de la Dominique et de Sainte-Lucie, les membres de l'Organisation des États de la Caraïbe orientale (OECO) décident le 22 octobre, du principe d'une intervention militaire. Le jour même, Ronald Reagan est informé du projet d'intervention, qui apparaît à l'administration américaine comme une occasion de faire reculer le communisme aux Caraïbes.

Telle est l'histoire bien calibrée habituellement acceptée, bien comme il faut celle que l'on trouve dans les sources aisément accessibles, et tout aussi bien comme il faut. Un méchant gouvernement communiste et putschiste et des militaires qui massacrent leur peuple, et une intervention humanitaire qui vient remettre les choses dans le droit fil de la justice. Seulement, les choses ne se sont semble-t'il pas passées si simplement, comme le résume ce lien :

http://www.globalresearch.ca/how-to-sta … ents/28554

Le 19 octobre 1983, le leader du NJM Maurice Bishop et plusieurs furent placés sous résidence surveillée lors d'un coup d'État mené par le premier ministre adjoint du NJM Bernard Coard. Bizarrement, ils furent libérés par une “foule bien organisée…comprenant des éléments contre-revolutionnaires…portant des bannières anti-communistes…. [menés] par des hommes d'affaire bien connus…. Qui organisa ce rassemblement, si bien planifié, et en avance ?” Les leaders du NJM furent emmenés et alors que la foule “se rassemblait [au fort Saint-Georges]… les soldats, apparemment paniqués par des explosions, ouvrirent le feu.… quelque chose les avait provoqués, conduisant au massacre.” Les leaders du NJM sze rendirent aux soldats et furent bientôt exécutés. [Ellen Ray and Bill Schaap, “US Crushes Caribbean Jewel”, Covert Action Information Bulletin (CAIB), hiver 1984, pp 10-11]

Remarquablement, “des responsables du Pentagone informèrent des membres du Congrès qu'ils savaient pour le putsch à venir… deux semaines en avance”. [id p.5]

“Les soldats, apparemment paniqués par des explosions, ouvrirent le feu.… quelque chose les provoqua, menant à un massacre” : cette description, dans un contexte où le mouvement de foule paraissait avoir été manipulé et planifié à l'avance, suggère fortement une situation similaire à celles qu'ont connu d'autres soldats en Libye et Syrie.

Dernière modification par Analis (19-03-2017 16:19:16)

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#38 02-06-2016 01:05:38

Larez
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Re: False flag operations, un petit résumé

http://www.mondialisation.ca/les-gouver … re/5521789

auteur a écrit:

(1) Les troupes japonaises ont déclenché une petite explosion sur une voie ferrée en 1931, et l’ont faussement attribué à la Chine pour justifier une invasion de la Mandchourie. Ceci est connu comme l »«Incident de Mukden» ou le «Manchurian incident». Le Tribunal militaire international de Tokyo a statué que: « Plusieurs des participants dans le plan, y compris Hashimoto [un officier de l’armée japonaise de haut rang], ont à plusieurs reprises reconnu leur rôle dans l’intrigue et ont déclaré que l’objet de l’« incident » était de donner une excuse pour l’occupation de la Mandchourie par l’armée japonaise du Guandong …. « (voir également).
(2) Un major nazi a admis au procès de Nuremberg que, sous les ordres du chef de la Gestapo, lui et quelques autres agents nazis ont organisé des attaques sur leurs propre peuple et installations, attaques qui étaient attribuées aux Polonais pour justifier l’invasion de la Pologne.
(3) Le général nazi Franz Halder a également témoigné au procès de Nuremberg que le dirigeant nazi Hermann Goering avait admis avoir mis le feu au bâtiment du parlement allemand en 1933, puis avoir blâmé faussement les communistes pour l’incendie criminel.
(4) Le dirigeant soviétique Nikita Khrouchtchev a admis par écrit que l’Armée rouge de l’Union soviétique a bombardé le village russe de Mainila en 1939 – tout en blâmant l’attaque sur la Finlande – afin de lancer la «guerre d’hiver» contre la Finlande. Le Président russe Boris Eltsine a reconnu que la Russie avait été l’agresseur dans la guerre d’Hiver.
(5) Le Parlement russe, l’actuel président russe Vladimir Poutine et l’ancien dirigeant soviétique Gorbatchev admettent tous que le dirigeant soviétique Joseph Staline ordonna a sa police secrète d’exécuter 22 000 officiers et civils de l’armée polonaise en 1940, tout en blâmant faussement les nazis.
(6) Le gouvernement britannique admetqu’entre 1946 et 1948, il a bombardé cinq navires transportant des Juifs qui tentaient de fuir l’Holocauste en quête de sécurité en Palestine, mit en place un faux groupe appelé les « défenseurs de la Palestine arabe », puis ce pseudo groupe revendiqua à tort la responsabilité des attentats (voir ceci, ceciet cela).
(7) Israël admetqu’en 1954, une cellule terroriste israélienne opérant en Egypte a posé des bombes dans plusieurs bâtiments, y compris des installations diplomatiques américaines, puis a a laissé des «preuves» impliquant des Arabes comme étant les coupables (une des bombes a explosé prématurément, permettant aux Égyptiens d’identifier les responsables, et plusieurs des Israéliens avouèrent ultérieurement) (et voir ceciet cela).
(8) La CIA admetqu’il ont embauché des Iraniens dans les années 50 afin qu’ils se présentent comme des communistes et organisent des attentats à la bombe en Iran dans le but que le pays se révolte contre son premier ministre démocratiquement élu.
(9) Le Premier ministre turc a admis que le gouvernement turc a réalisé l’attentat de 1955 sur un consulat de Turquie en Grèce, endommageant aussi le berceau du fondateur de la Turquie moderne à proximité – et blâmant la Grèce, dans le but d’inciter et de justifier la violence contre les grecs.
(10) Le Premier ministre britannique a admis à son secrétaire à la défense que lui et le président américain Dwight Eisenhower avaient approuvé un plan en 1957 pour mener des attaques en Syrie et en rejeter la faute sur le gouvernement syrien comme un moyen pour effectuer un changement de régime
(11) L’ancien Premier ministre italien, un juge italien, et l’ancien chef du contre-espionnage italien admettent que l’OTAN, avec l’aide du Pentagone et de la CIA, ont réalisé des attentats terroristes en Italie et d’autres pays européens dans les années 1950 et ils accusèrent les communistes, afin de rallier le soutien des gens pour leurs gouvernements en Europe dans leur lutte contre le communisme. Comme un participant à ce programme autrefois secret a déclaré: « Vous deviez attaquer des civils, des gens, des femmes, des enfants, des innocents, des personnes inconnues éloignées de tout jeu politique. La raison en est assez simple. Ils étaient censés forcer ces gens, le public italien, à se tourner vers l’État pour demander une plus grande sécurité «(et voirceci) (l’Italie et d’autres pays européens soumis à la campagne de terreur avaient adhéré à l’OTAN avant que les attentats n’aient lieu). Et regarder ce documentaire de la BBC. Ils auraient également mené des attaques terroristes en France, Belgique, Danemark, Allemagne, Grèce, Pays-Bas, Norvège, Portugal, Royaume-Uni et d’autres pays. (voir Le réseau Gladio – Armée secrète d’Europe)
(12) En 1960, le sénateur américain George Smathers a suggéré que les Etats-Unis lancent « une fausse attaque sur la base de Guantanamo qui nous donnerait l’excuse de fomenter effectivement un combat qui nous donnerait une excuse pour y aller et [renverser Castro] » .
(13) Des documents officiels du Département d’état montrent qu’en 1961, le responsable du comité des chefs d’état-major interarmées et d’autres responsables de haut niveau ont proposéde faire exploser un consulat de la République dominicaine pour justifier une invasion de ce pays. Les plans n’ont pas été mis à exécution mais ils ont été discutés comme des propositions sérieuses.
(14) Comme cela fût admis par le gouvernement américain, des documents récemment déclassifiés montrent qu’en 1962, les chefs d’état-major interarmées américain ont signé un plan visant à faire exploser des avions américains (en utilisant un plan élaboré impliquant la commutation d’avions), et aussi de mettre en oeuvre des actes terroristes sur le sol américain, puis à blâmer les Cubains pour justifier une invasion de Cuba. Voir le rapport suivant d’ABC News; les documents officiels; et cette entrevue avec l’ancien producteur d’investigation de Washington pour ABC World News Tonight avec Peter Jennings.
(15) En 1963, le département américain de la Défense a écrit un article sur la promotion d’attaques sur des nations au sein de l’Organisation des États américains – tels que Trinité-et-Tobago ou la Jamaïque afin de les imputer faussement à Cuba.
(16) Le ministère américain de la Défense a même suggéré de payer secrètement une personne dans le gouvernement de Castro pour attaquer les Etats-Unis: « La seule hypothèse restante à considérer serait alors de soudoyer un des commandants subordonnés de Castro afin qu’ils lancent une attaque sur Guantanamo. »
(17) La NSA admetqu’elle a menti sur ce qui se s’est réellement passé dans le golfe du Tonkin en 1964 … manipulant des données pour faire comme si des bateaux nord-vietnamiens avaient tiré sur un navire américain de manière à créer une fausse justification pour la guerre du Vietnam.
(18) Un comité du Congrès américain a admis que – dans le cadre de sa campagne « Cointelpro » – le FBI avait utilisé de nombreux provocateurs dans les années 1950 à 1970 pour perpétrer des actes violents et les attribuer faussement à des militants politiques.
(19) Un haut général turc a admis que les forces turques ont brûlé une mosquée à Chypre dans les années 70 et qu’ils ont attribué l’attaque sur leur ennemi. Il a expliqué: « Dans la guerre spéciale, certains actes de sabotage sont mis en scène et imputés à l’ennemi pour augmenter la résistance du public. Nous l’avons fait à Chypre; nous avons même brûlé une mosquée. « En réponse au regard incrédule du correspondant, le général a dit, » je donne un exemple « .
(20) Le gouvernement allemand a admis (voir ceci) qu’en 1978, les services secrets allemands ont fait exploser une bombe dans la paroi extérieure d’une prison et donné des « outils d’évasion » à un détenu – un membre de la Faction de l’Armée Rouge – sur qui les services secrets souhaitaient attribuer l’attentat.
(21) Un agent du Mossad a admis qu’ en 1984, le Mossad a posé un émetteur radio dans la concession de Kadhafi à Tripoli. La Libye a diffusé des fausses transmissions terroristes enregistrés par le Mossad, afin de faire passer Kadhafi pour un partisan du terrorisme. Ronald Reagan a bombardé la Libye immédiatement après.
(22) La Commission Sud-africaine de la vérité et de la réconciliation a constaté qu’en 1989, le Bureau de la coopération civile (une branche secrète des Forces de défense d’Afrique du Sud) a approché un expert en explosifs et lui a demandé « de participer à une opération visant à discréditer l’ANC [le Congrès national africain] en bombardant le véhicule de police de l’enquêteur de l’assassinat », désignant l’ANC comme responsable de l’attentat.
(23) Un diplomate algérien et plusieurs officiers de l’armée algérienne ont admis que, dans les années 90, l’armée algérienne a souvent massacré des civils algériens puis blâmé des militants islamistes des meurtres (voir cette vidéo, et l’Agence France-Presse, 27/09/2002, la Cour française Rejette le procès algérien en diffamation contre un auteur).
(24) Une équipe d’investigation indonésienne a enquêté sur de violentes émeutes qui ont eu lieu en 1998, et a déterminé que « des éléments de l’armée avaient été impliqués dans les émeutes, dont certaines ont été délibérément provoquées ».
(25) Des officiers supérieurs militaires et de renseignement russes ont admis que le KGB a fait sauter des immeubles d’habitation russes en 1999 et ont faussement blâmé les Tchétchènes, afin de justifier une invasion de la Tchétchénie (voir ce rapport et cette discussion).(26) Selon le Washington Post, la police indonésienne a admis que l’armée indonésienne a tué des enseignants américains en Papouasie en 2002 et a blâmé les meurtres sur un groupe séparatiste papou afin d’obtenir que ce groupe soit considéré comme une organisation terroriste.
(27) L’ancien président respecté indonésien a admis également que le gouvernement avait probablement joué un rôle dans les attentats de Bali.
(28) Tel que rapporté par la BBC, le New York Times et Associated Press, les responsables macédoniens ont admis que le gouvernement a assassiné sept immigrés innocents de sang-froid et a prétendu qu’il s’agissait de soldats d’Al-Qaïda ayant tenté d’assassiner la police macédonienne, afin de rejoindre le « guerre contre le terrorisme « .
(29) Des hauts fonctionnaires de police à Gênes, Italie ont admis qu’en Juillet 2001, au sommet du G8 à Gênes, deux cocktails Molotov avaient été apportés et l’agression d’un agent de police simulée, afin de justifier une répression violente contre les manifestants.
(30) Bien que le FBI admet maintenant que les attaques à l’anthrax de 2001 ont été effectuées par un ou plusieurs scientifiques du gouvernement des États-Unis, un haut responsable du FBI dit que le FBI a été sommé de blâmer les attaques à l’anthrax sur Al-Qaïda par des fonctionnaires de la Maison Blanche(rappelez-vous à quoi ressemblaient les lettres à l’anthrax). Les représentants du gouvernement confirment également que la Maison Blanche a essayé derelier l’anthrax à l’Irak pour justifier un changement de régime dans ce pays.
(31) De même, les États-Unis ont faussement blâmé l’Irak comme ayant joué un rôle dans les attaques du 11 Septembre, comme le montre une note du secrétaire à la défense, ce qui fût l’une des principales raisons pour démarrer la guerre en Irak. Même après que la Commission du 11 Septembre ait admisqu’il n’y avait pas de lien, Dick Cheney a déclaré que la preuve est «accablante» qu’Al-Qaïda avait une relation avec le régime de Saddam Hussein, que Cheney avait « probablement » des informations indisponibles pour la Commission, et que le les médias ne «faisaient pas leurs devoirs» en ne communiquant pas sur ces liens. Des hauts représentants du gouvernement des États-Unisadmettent aujourd’hui que la guerre en Irak a été vraiment lancée pour le pétrole … pas le 11  Septembre ou des armes de destruction massive (malgré les affirmations précédentes de «loup solitaire», de nombreux responsables gouvernementaux américains disentmaintenant que le 11 Septembre était du terrorisme d’État; mais l’Irak n’tait pas l’Etat qui a soutenu les pirates de l’air).
(32) L’ancien avocat du ministère de la Justice John Yoo a suggéré en 2005 que les États-Unis devraient passer à l’offensive contre al-Qaïda, en « faisant en sorte que nos agences de renseignement créer une fausse organisation terroriste. Elle pourrait avoir ses propres sites Web, des centres de recrutement, des camps d’entraînement et des opérations de collecte de fonds. Elle pourrait lancer de fausses opérations terroristes et revendiquer de véritables attaques terroristes, en aidant à semer la confusion dans les rangs d’al-Qaïda, semant le doute aux seins des agents et questionnant la validité des communications.  »
(33) United Press International a rapporté en Juin 2005: Des Officiers de renseignement américains rapportent que certains des insurgés en Irak utilisent des modèles récents de pistolets Beretta 92 , mais les pistolets semblent avoir eu leurs numéros de série effacés. Les chiffres ne semblent pas avoir été retiré physiquement; les pistolets semblent provenir d’une ligne de production sans numéros de série. Les analystes suggèrent que l’absence de numéros de série indique que les armes étaient destinées à des opérations de renseignement ou à des cellules terroristes avec le soutien substantiel du gouvernement. Les analystes pensent que ces armes sont probablement soit du Mossad soit de la CIA. Les analystes pensent que des agents provocateurs peuvent utiliser les armes intraçables alors même que les autorités américaines utilisent des attaques d’insurgés contre des civils comme des preuves de l’illégitimité de la résistance.
(34) Des soldats israéliens sous couverture ont admis en 2005 avoir lancé des pierres sur d’autres soldats israéliens afin qu’ils puissent rejeter le blâme sur les Palestiniens, comme une excuse pour réprimer des manifestations pacifiques des Palestiniens.
(35) La Sûreté du Québec a admis qu’en 2007, des voyous apportant des pierres à une manifestation pacifique étaient en fait des policiers en civil du Québec (et voir ceci).
(36) Lors des protestations du G20 à Londres en 2009, un membre du parlement britanniquea vu des agents de police en civil qui tentaient d’inciter la foule à faire usage de la violence.
(37) Des politiciens égyptiens ont admis (voir ceci) que des employés du gouvernement ont pillé des objets de musée inestimables en 2011 pour tenter de discréditer les manifestants.
(38) Un colonel de l’armée colombienne a admis que son unité a assassiné 57 civils, puis les a vêtus d’uniformes et a affirmé qu’ils étaient des rebelles tués au combat.
(39) L’écrivain très respecté du Telegraph Ambrose Evans-Pritchard dit que le chef du renseignement saoudien – le prince Bandar – a récemment admis que le gouvernement saoudien contrôle les »terroristes tchétchènes ».
(40) Des sources américaines de haut niveau ont admis que le gouvernement turc, membre de l’OTAN, a mené les attaques d’armes chimiques blâmé sur le gouvernement syrien; et des membres de haut rang du gouvernement turc ont admis leurs plans de mener des attaques et les attribuer au gouvernement syrien.
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(41) L’ancien chef de la sécurité ukrainienne admetque les attaques de tireurs embusqués qui ont marqué le commencement du coup d’état ukrainien ont été effectuées afin de blâmer d’autres personnes.
(42) L’agence d’espionnage de la Grande-Bretagne a admis (voir ceci) qu’elle effectue des attaques sous fausse bannière « numériques » sur des cibles,piégeant des gens en écrivant des textes offensant ou illégaux … et rejetant la faute sur la cible.
(43) Comme cela est admispar les fichiers de la police secrète russe qui font partie des archives de l’Institution Hoover, la police secrète du Tsar russe a fait exploser des bombes et a tué des gens dans le but de blâmer et d’arrêter les agitateurs dans le milieu ouvrier. Et voir cela.(44) En 1993, une bombe en Irlande du Nord a tué 9 civils. Les documents officiels de la Royal Ulster Constabulary (à savoir le gouvernement britannique).montrentque le cerveau de l’attentat était un agent britannique, et que le bombardement a été conçu pour attiser les tensions sectaires. Et voir ceciet cela(45) Une Publication de l’armée des Etats-Unis datant de 1994 appelée  » Special Forces Foreign Internal Defense Tactics Techniques and Procedures for Special Forces » – mis à jour en 2004 – recommandel’emploi des terroristes en utilisant des opérations sous fausse bannière pour déstabiliser les régimes de gauche en Amérique latine. Des attaques terroristes sous faux drapeau ont été menées en Amérique latine et d’autres régions dans le cadre des «sales guerres» de la CIA. Et voir cela.
(46) De même, un manuel des « opérations psychologiques » de la CIA préparé par un entrepreneur de la CIA pour les rebelles des Contras du Nicaragua a fait remarquer la valeur d’assassiner quelqu’un de son propre camps pour créer un «martyr» pour la cause. Le manuel a été authentifiépar le gouvernement américain. Le manuel a reçu tant de publicité de l’Associated Press, du Washington Post et d’autres couvertures médiatiques que – lors du débat présidentiel de 1984 – Le président Reagan a été confrontéà la question suivante à la télévision nationale:En ce moment, nous sommes confrontés à l’histoire extraordinaire d’un manuel de guérilla de la CIA pour les contras anti-sandinistes que nous soutenons, qui préconise non seulement des assassinats de sandinistes, mais l’embauche de criminels pour assassiner la guérilla que nous soutenons afin de créer des martyrs.
(47) En 2003, La police à l’extérieur d’un sommet de l’Union européenne en Grèce a été filmée en train de cacher des cocktails Molotov sur un manifestant pacifique.
(48) De même, en 2005, le professeur John Arquilla de la Naval Postgraduate School – un analyste renommé de la défense des États-Unis a été crédité du développement du concept de ‘netwar’ – appelant les services de renseignement occidentaux à créer un nouveau «pseudo gang» de groupes terroristes, comme un moyen de porter atteinte à des « vrais » réseaux. Selon le journaliste gagnant du Prix Pulitzer Seymour Hersh, La stratégie de « pseudo-gang » d’Arquilla était déjà mise en œuvre par le Pentagone:
« En vertu de la nouvelle approche de Rumsfeld, on m’a dit, que des agents militaires américains seraient autorisés à se présenter à l’étranger comme des hommes d’affaires corrompus qui cherchent à acheter des articles de contrebande pouvant être utilisés dans des systèmes d’armes nucléaires. Dans certains cas, selon les conseillers du Pentagone, les citoyens locaux pourraient être recrutés et invités à se joindre à la guérilla ou à des terroristes …
Les nouvelles règles permettront à la communauté des Forces spéciales de mettre en place ce qu’ils appellent des «équipes d’action» dans les pays cibles d’outre-mer qui peuvent être utilisés pour trouver et éliminer les organisations terroristes. « Vous souvenez-vous des pelotons d’exécution d’extrême droite à El Salvador? » me demanda l’ancien responsable du renseignement de haut niveau, en se référant aux gangs militaires dirigés qui ont commis des atrocités au début des années quatre-vingt. «Nous les avons crée et nous les finançons, dit-il. «L’objectif est maintenant de recruter des gens du pays dans tous les domaines que nous voulons. Et on ne va rien dire au Congrès à ce sujet.» Un ancien officier de l’armée, qui a une connaissance des capacités de commando du Pentagone, a déclaré:« Nous allons faire affaire avec les méchants. »
(49) En 2005, des soldats britanniques déguisés en arabes ont été arrêtés par la police irakienne après une fusillade contre la police. Les soldats possédaient apparemment des explosifs, et ont été accusésd’avoir tenté de déclencher des bombes. Bien qu’aucun des soldats n’ait admis qu’ils effectuaient des attaques, des soldats britanniques et une colonne de chars britanniques ont pris d’assaut la prison, ils ont fait tomber un mur de la prison, et les ont fait sortir. Les mesures extrêmes utilisées pour libérer les soldats – plutôt que d’avoir à faire face à des questions et potentiellement subir un procès – pourraient être considérées comme un aveu.
(50) Un manuel de terrain des opérations spéciales de l’armée américaine datant de 2008 recommande que l’armée utilise des groupes non étatiques de substitution tels que les « forces paramilitaires, des particuliers, des entreprises, des organisations politiques étrangères, des organisations résistantes ou insurgées, des expatriés, des adversaires transnationaux du terrorisme, des membres désillusionnés du terrorisme transnational, les commerçants du marché noir et autres «indésirables.» sociaux ou politiques. « Le manuel reconnait spécifiquement que les opérations spéciales des États-Unis peuvent impliquer à la fois le contre-terrorisme et le « terrorisme » (ainsi que « les activités criminelles transnationales, y compris le trafic de stupéfiants, la vente d’armes illicites, et les opérations financières illégales.»)
(51) L’ancien Premier ministre italien, président et chef des services secrets Francesco Cossiga a informé le ministre en charge de la police en 2008, sur la façon de faire face à des manifestations des enseignants et des étudiants:
Il devrait faire ce que je faisais quand j’étais ministre de l’Intérieur … infiltrer le mouvement avec des agents provocateurs enclins à faire tout ce qu’il faut …. Et après cela, avec la force du consentement de la population acquise, … les battre jusqu’au sang et battre jusqu’au sang également les enseignants qui les incitent. Surtout les enseignants. Pas les personnes âgées, bien sûr, mais les professeurs femmes oui.
(52) Les émeutiers qui ont discrédité les manifestations pacifiques contre la prestation de serment du président mexicain en 2012 ont admis qu’ils étaient payés 300 pesos chacun pour détruire tout sur leur passage. Selon Wikipedia, les photos montrentégalement les vandales en attente au sein de groupes derrière les lignes de police avant que les violences n’éclatent.
(53) Le 20 Novembre 2014, des agents provocateurs mexicains ont été transportés par des véhicules de l’armée pour participer aux manifestations contre les enlèvements de masse d’Iguala en 2014, comme cela a été montré par des vidéos et des images distribuées par les réseaux sociaux.
(54) Deux membres du parlement turc, des sources américaines de haut niveau et d’autres sources ont admis que le gouvernement turc, un pays de l’OTAN, a mené les attaques aux armes chimiques en Syrie et les a faussement attribué au gouvernement syrien; et des personnalité de haut rang du gouvernement turc ont reconnu leurs plans de mener des attaques afin de blâmer le gouvernement syrien.
(55) Le chef de la sécurité ukrainienne admetque les attaques de tireurs embusqués qui ont commencé le coup d’Etat ukrainien ont été réalisées afin d’accuser l’opposition. Des responsables ukrainiens admettentque les snipers ukrainiens ont tiré sur les deux camps, afin de créer un maximum de chaos.
(56) Des représentants du gouvernement birman ont admisque la Birmanie (renommé Myanmar) a utilisé des attaques sous fausse bannière contre les groupes musulmans et bouddhistes dans le pays afin d’attiser la haine entre les deux groupes et empêcher la démocratie de se propager.
(57) La police israélienne a de nouveau été filmé en 2015 habillée en arabes et jetant des pierres, puis sont passés des manifestants palestiniens vers les soldats israéliens.
(58) Des soldats américains ont admisque s’ils tuent des irakiens ou afghans innocents, ils déposent alors des armes automatiques près de leur corps afin qu’ils puissent prétendre qu’ils étaient des militants.
(59) De même, la police inculpe des innocents pour des crimes qu’ils n’ont pas commis. La pratique est si bien connue que le New York Times a noté en 1981:
« Dans le jargon de la police, un « throwdown » est une arme déposée sur une victime. »

Newsweek rapportait en 1999:
« Perez, un ancien policier du département de la police de Los Angeles, a été surpris en train de voler huit livres de cocaïne provenant des casiers de preuves de la police. Après avoir plaidé coupable en septembre, il a négocié une peine plus légère en évoquant une histoire épouvantable de tentative d’assassinat et un « throwdown » (argot policier pour une arme déposée par les policiers pour faire en sorte qu’un tir soit légalement justifiable. Perez affirma que lui et son partenaire, l’agent Nino Durden, avaient abattu un membre non armé du gang de la 18ème rue nommé Javier Ovando, puis avaient déposé un fusil semi-automatique sur le suspect inconscient et avait affirmé que Ovando avait essayé de tirer sur eux lors d’une planque. »
Wikipédia indique:
« Dans le cadre de sa négociation de plaidoyer, Pérez a impliqué des dizaines de policiers de l’unité anti-gang de la division Rampart, en décrivant les violences régulières exercées sur les membres de gangs, la dépose d’éléments de preuve sur les suspects, la falsification des rapports et jusqu’à des tirs non provoqués. »
(Alors qu’il ne s’agit pas techniquement d’attaques sous fausse bannière, la police a également été démasquée en train de piéger des personnes innocentes de différentes manières).
(60) Un ancien officier de renseignement des Etats-Unis a récemment affirmé:
« La plupart des attaques terroristes sont des attaques sous fausse bannière ou sont créés par nos propres services de sécurité. »
(61) L’agent spécial en charge du bureau du FBI de Los Angeles a déclaréque la plupart des attentats terroristes sont commis par la CIA et le FBI sous fausse bannière. De même, le directeur de l’Agence nationale de sécurité sous Ronald Reagan – le lieutenant général William Odom a dit:
« Les États-Unis utilisent depuis longtemps le terrorisme. En ’78 -79, le Sénat a essayé d’adopter une loi contre le terrorisme international. Dans toutes les versions qu’ils ont produites, les avocats ont déclaré que les Etats-Unis seraient en violation de cette loi. »
(Audio ici).
(62) Les dirigeants à travers l’histoire ont reconnu les «avantages» des attentats sous fausses bannière pour justifier leur agenda politique:
« Le terrorisme est la meilleure arme politique car rien ne ne pousse davantage les gens que la peur d’une mort subite ».
«Mais bien sûr les gens ne veulent pas la guerre … Mais après tout ce sont les dirigeants du pays qui déterminent la politique, et il s’agit toujours simplement d’entraîner le peuple à les suivre, que ce soit une démocratie, ou une dictature fasciste, ou un parlement, ou une dictature communiste … voix ou pas de voix, les gens peuvent toujours être poussés à suivre leurs leaders. C’est facile. Tout ce que vous avez à faire est de leur dire qu’ils sont attaqués et dénoncer les pacifistes pour manquement patriotique et d’exposer le pays au danger. Cela fonctionne de la même manière dans tous les pays » .

Hermann Goering, chef nazi.
« La meilleure façon de prendre le contrôle d’une population est de commettre des actes de terreur. [Le public] réclamera de telles lois si leur sécurité personnelle est menacée ».
Josef Staline

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#39 02-06-2016 20:11:20

Analis
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Re: False flag operations, un petit résumé

Un mélange de faux-drapeau, de manipulation de groupes extrémistes et de GAL durant la guerre d'Algérie :
http://www.liberation.fr/cahier-special … fln_371919 

La main rouge contre le FLN
Par Patricia Tourancheau — 18 juillet 2001 à 00:06
En 1959, sur ordre de l'Etat, les services spéciaux français abattent à Paris l'un des avocats des Algériens du Front de libération nationale.

    La main rouge contre le FLN

Les taupes se complaisent dans l'obscurité et détestent la lumière. Elles deviennent vulnérables si leurs agissements souterrains apparaissent au grand jour. «Libération» a pénétré ce milieu des agents qui infiltrent des groupes, des filières ou des pays pour renseigner les services secrets. Les ressorts psychologiques de ces hommes ­Êdiplomate, routier, avocat... ­ oscillent entre l'orgueil, l'argent, l'idéologie, le patriotisme ou le sexe. Au fil de la semaine, six histoires d'espions aux petits ou aux grands pieds.

Ce 21 mai 1959, à Paris, Me Mourad Oussedik, 33 ans, doit se rendre avec son confrère Ould Aoudia à 20 heures à une réunion des avocats du Collectif de défense du FLN (Front de libération nationale), afin de préparer le procès pour «atteinte à la sûreté extérieure de l'Etat» des étudiants algériens. Il est 19 h 10. «On sonne à mon bureau rue Guénégaud. C'est un responsable du FLN, Abderrahmane Bara, qui, dans tous ses états, me dit : "Il y a un bonhomme qui fait les cent pas sur le trottoir d'en face, les mains dans la gabardine. J'ai déjà eu une perquis' chez moi ce matin. Mais les flics n'ont pas trouvé les 75 000 F du comité de soutien aux détenus et les directives envoyées par la fédération du FLN. C'est au-dessus de la chasse d'eau. Faut à tout prix que tu les dégages"», rapporte Me Oussedik, qui flaire alors le guet-apens : «T'as été suivi.» «Non, dit Bara, le mec était déjà là quand je suis arrivé.» Voilà une semaine, huit avocats du collectif (1) ont reçu des menaces, «TU VAS MOURIR» en lettres capitales et frappées d'une empreinte de main. Il y a quatre jours, un agent de renseignement FLN a signalé à Oussedik «un Français qui arpentait le couloir de l'immeuble d'Ould Aoudia au 10, rue Saint-Marc» : «Son bureau était surveillé. J'y ai fait récupérer des documents, listes et éléments comptables du collectif que je lui avais confiés. Mais Ould, toujours distrait, m'a traité de paranoïaque : "T'as mis l'alerte rouge, là !"» Oussedik ne tient pas à suivre Bara ce soir-là, inquiet de cet homme-là, sous ses fenêtres, qui peut être un «Algérie française» ou un «flic de Papon» (préfet de police) : «On va se faire coxer tous les deux, et puis j'ai la réunion du collectif...» Bara insiste : «Priorité à l'organisation, tu annules.» C'est un ordre. Oussedik téléphone à Ould Aoudia : «Vas-y tout seul, j'ai un cousin, là, qui a besoin de moi.»

Meurtre de professionnel. Oussedik et Bara partent récupérer les documents au 10, rue Guisarde, en essayant de semer l'homme en imper qui les suit, des quais de Seine à la rue Saint-Sulpice, «toujours là derrière, j'ai pensé à un policier». «Arrivés au niveau de l'église, le gars s'arrête pile, fait demi-tour et reprend le chemin inverse. Avec Bara, on en profite. Je monte chez lui quatre à quatre, j'enfourne tout dans ma serviette, je rentre chez moi boulevard Saint-Germain. J'ai une mission le lendemain : je dois dégager un militant du FLN caché chez Jean-Paul Sartre pour l'envoyer par la filière.» Au lever, Mme Aoudia l'appelle, inquiète : «Mon mari n'est pas rentré cette nuit.» Oussedik fonce au cabinet d'Ould Aoudia, tombe sur la police : «Votre confrère a été victime d'un infarctus.» A la morgue, le légiste lui annonce : «M. Aoudia a été tué d'une balle en plein coeur.» Un meurtre de professionnel. Le 26 mai, les sept autres avocats reçoivent des lettres numérotées de 2 à 8 : «TOI AUSSI». Me Jacques Vergès a été destinataire de la n° 2 : «Il n'y avait pas de n° 1.» Le collectif ignore à l'époque que le premier, Ould Aoudia, a été victime d'un crime d'Etat. Et que Mourad Oussedik et Ben Abdallah ont été aussi programmés, ce soir-là, par le service Action du Sdece (Service de documentation extérieur et de contre-espionnage).

«Huit courriers annonciateurs de décès étaient partis du service», affirme aujourd'hui à Libération Raymond Muelle, ex-capitaine au service Action : «Mais la liste n'était pas close, tous les avocats du FLN étaient ciblés. Ils étaient 20 ou 22 à l'époque dans le collectif de soutien au FLN.» «L'opération Homo (pour homicide) contre Ould Aoudia a été exécutée sur ordre de Matignon», sous le Premier ministre Michel Debré, et «avec le feu vert de l'Elysée», car «le vrai patron du Sdece était Jacques Foccart», l'éminence grise du général de Gaulle à la présidence de la République. «Réserviste du 11e choc», le conseiller Foccart avait une autorité politico-militaire sur ces ex-parachutistes du 11e choc passés au service Action.

A Matignon, Michel Debré pestait contre ce collectif d'avocats engagés avec le FLN, bientôt désigné comme l'ennemi à abattre. Selon son conseiller aux questions de «renseignement et sécurité» de l'époque, Constantin Melnik, «les RG, la DST et le Sdece signalaient les services rendus par ces avocats aux combattants d'une même cause. Des armes étaient introduites dans les parloirs des prisons. Des instructions étaient recueillies auprès des chefs emprisonnés (Ben Bella, Aït Ahmed et Khider à l'île d'Aix) pour continuer la lutte». Et les enquêtes internes au FLN déclenchées après chaque arrestation, via les confidences des interpellés aux avocats, «menaçaient les agents doubles manipulés par le contre-espionnage (2)». Me Oussedik ne cache pas qu'il se renseignait auprès d'«un haut fonctionnaire du ministère de l'Intérieur, nom de code Anjou 08.20, et de deux policiers d'origine algérienne à la préfecture» pour débusquer les traîtres au sein du FLN : «C'était la guerre.»

Liste noire. Au nom de la «guerre», Jacques Foccart accorde alors une «dérogation» au Sdece pour tuer des avocats du FLN sur le sol français. D'ordinaire, les opérations du service Action obéissent à deux règles : des «cibles» étrangères ­ jamais des citoyens français ­ et des lieux toujours extérieurs au territoire. En tout cas, le patron du Sdece, le général Grossin, établit une liste noire d'avocats du collectif du FLN à tuer en métropole. Selon Melnik, «trois noms sont désignés : Aoudia, Oussedik et Ben Abdallah». Auxquels Foccart ajoute «Mes Jacques Vergès (3) et Jacques Mercier» afin de «neutraliser en une seule frappe définitive» les avocats du FLN. C'est le socialiste et franc-maçon Paul Grossin qui refuse tout net d'exécuter ces deux «citoyens français». N'empêche, une triple opération «Homo» a été montée. Le commandant Muelle, bien placé au service Action, révèle aujourd'hui à Libération que «les reconnaissances ont eu lieu pour ces trois objectifs donnés par la hiérarchie», Aoudia, Oussedik, Ben Abdallah, «emplois du temps, adresses, identification» : «Tout était prêt pour ce soir-là. Le jour même, les trois projets d'exécution ont été soumis aux autorités politiques qui, sans doute effrayées par les conséquences possibles, n'ont donné qu'un seul feu vert. Pour le service, trois opérations, ç'aurait été un coup formidable. Pas pour les politiques. Deux opérations ont donc été repoussées, puis annulées.»

Avant de s'attaquer aux dirigeants du FLN en Europe puis aux avocats du FLN en métropole, le service Action avait commencé en 1956 par viser les trafiquants d'armes qui reçurent eux aussi des «mots d'avertissements préparatoires». Les obstinés de la trempe de Georg Puchert qui continuent à approvisionner les «fellaghas» du FLN s'exposent à la destruction de leurs cargos (lire encadré). Selon le commandant Muelle, «nos opérations "Arma" contre des bateaux, à Hambourg, à Tanger, ont systématiquement été revendiquées par la Main rouge, une couverture pour nos opérations». Il y a deux «Main rouge», précise le militaire : «La vraie et la fausse.» L'authentique «Main rouge», c'est un «groupe contre-terroriste monté par des colons européens en Afrique du Nord» qui ont détourné la «main de Fatma», porte-bonheur des musulmans, pour liquider le grand dirigeant syndical arabe Fehrat Hached à Tunis en 1952. La «fausse Main rouge», appellation récupérée par le Sdece français, sert à «couvrir des opérations inavouables à l'étranger». Par exemple, l'assassinat à Genève en 1957 du négociant en armes Marcel Léopold. Une «pompe à vélo» a été «oubliée» à côté du corps, se souvient le commandant Muelle : «L'agent avait essayé une première fois mais avait dû abandonner, car, quand Léopold avait ouvert sa porte, quelqu'un se trouvait derrière. La deuxième fois, l'agent d'exécution qui s'était présenté chez Léopold a été surpris par quelqu'un dans l'escalier et a laissé sur le paillasson sa pompe à vélo. Certains se sont demandé qui pouvait se servir d'un tel engin équipé d'un ressort pour percuter une fléchette empoisonnée au curare.»

Manipulation. Afin d'accréditer l'idée d'une organisation indépendante «contre-terroriste», les cerveaux du Sdece fabriquent des communiqués de revendication et des interviews de prétendus «membres actifs» de la «Main rouge». Selon le commandant Muelle, «ces conférences de presse étaient montées par l'échelon de commandement du Sdece», le général Grossin. Et d'«honorables correspondants» relaient ces boniments auprès des journalistes. Dans le Daily Mail britannique puis le Spiegel allemand, Christian Durieux, jeune Corse et prof de maths, téléguidé par le Sdece, se plaint même d'un manque de reconnaissance de son organisation la «Main rouge» par les autorités ­ «aucun officiel français n'a osé admettre notre existence»­ et se vante de ses «exploits contre-terroristes» qui ont «mis fin à l'activité de certains trafiquants d'armes». Le Sdece pousse l'intox jusqu'à publier en 1960 un livre intitulé la Main rouge aux éditions Nord-Sud (4), montées pour l'occasion par «l'honorable correspondant» Jacques Latour. «Ce bouquin a été rédigé par des gens du service pour camoufler les actions du moment», raconte Muelle. Une fiction, un leurre. Qui a berné tout le monde. Même les avocats du collectif. Selon Jacques Vergès, «la Main rouge désignait pour nous les ultras, soldats perdus ou extrémistes pieds-noirs». «On a toujours pensé à des barbouzes de droite, confirme Me Oussedik, jamais à un service de renseignement organisé et dissimulé derrière ce sigle.»

Un bon camarade. Pour tuer Me Ould Aoudia, le service Action n'a «pas osé utiliser la couverture de la Main rouge» qui, jusqu'à présent, a servi pour les opérations perpétrées à l'étranger. Là, «c'est un gros morceau et ça se passe à Paris, souligne Muelle, c'est donc un officier traitant qui fait l'affaire». Qui tue. D'habitude, «c'est un agent d'exécution qui se charge de ces corvées de nettoyage», écrit Raymond Muelle dans son livre passé inaperçu sur les sept ans de guerre du FLN en France (5). Ces professionnels de la mort qui «exécutent les ordres» sans états d'âme se sont «posé des questions pour Aoudia», selon l'ancien du service Action, «quand nous avons appris, après coup, son pedigree, nationalité française et marié à une Française». Pour relater de l'intérieur l'opération «Homo» contre Aoudia, Muelle, qui dit se trouver «alors à Alger, et non pas à Paris», a «beaucoup questionné le tireur, un lieutenant de l'armée française parlant parfaitement arabe, un bon camarade».

Ce 21 mai 1959, à 19 h 30, «une Chambord bleu foncé» dépose donc le «bon camarade» officier en «gabardine bleue» non loin du 10, rue Saint-Marc, dans le IIe arrondissement de Paris. Le tueur «serre sous son bras droit un porte-documents noir de bazar», monte au «3e étage, bureau n° 180. Le nom est sur la porte : Me Moktar Ould Aoudia, avocat. Au-dessus, une ampoule tubulaire est allumée lorsque le "client"» est là. Sur le palier, des WC toujours ouverts. L'avocat quitte son bureau entre 19h30 et 20h». L'homme se planque dans les WC, «engage l'index droit dans un trou de la serviette de Skaï», le doigt sur la détente d'un «Beretta équipé d'un silencieux maintenu par un léger bâti en bois dans le porte-documents» (une façon de récupérer les douilles). Il attend. «L'ampoule s'éteint. L'avocat va quitter son bureau. Sa porte s'ouvre, il est seul. Il est jeune, séduisant (...). Il y a deux détonations étouffées.» Le tueur retourne sa gabardine, désormais marron avec une ceinture, met une casquette, ôte ses lunettes, s'engouffre dans une «203 grise immatriculée en Seine-et-Oise». «Il est pile 19 h 40 (5).» «Tout est OK, l'affaire est faite, le client était à l'heure au rendez-vous.»

(1) Le noyau dur du collectif : Mes Ould Aoudia, Michèle Bauvillard, Abdessamad ben Abdallah, Maurice et Janine Courrégé. Mourad Oussedik. Jacques Vergès. Michel Zavrian.

(2) Un espion dans le siècle. Constantin Melnik. Editions Plon 1994. Puis La mort était leur mission, le service Action pendant la guerre d'Algérie. Plon 1996.

(3) Les Secrets de l'espionnage français de 1870 à nos jours. Pascal Krop. Editions Jean-Claude Lattès, 1993. L'auteur y dévoile la volonté de Michel Debré de «supprimer Jacques Vergès».

(4) In la Piscine : les services secrets français 1944-1984. Editions Seuil. Par Roger Faligot et Pascal Krop qui, les premiers, en 1985, ont révélé la supercherie, «la Main rouge est uniquement une création du Sdece», avec le témoignage inédit du général Grossin.

(5) Sept Ans de guerre en France. Raymond Muelle. Editions Grancher. Publié en 1994, réédité en 2001.
Patricia Tourancheau

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#40 21-03-2017 13:06:45

Analis
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Re: False flag operations, un petit résumé

Un genre de pratique qui se range aussi dans la catégorie des actions sous faux drapeau : celles menées sur internet sous de fausses identités, et la diffusion de documents frauduleux attribués à autrui ; actions visant à dénigrer et discréditer certaines organisations, pays et courants de pensée. Les suspicions de téléguidage par des organismes officiels ou para-officielles sont nombreuses depuis des années, de temps en temps des éléments concrets émergent à ce sujet :

https://www.rt.com/usa/368621-barret-br … ks-hbgary/

"Traceurs et écoutes de journalistes" : Wikileaks publie des courriels alors que le lanceur d'alerte Brown est en conditionnelle.
Publié le 29 novembre 2016 à 22h58 ; modifié le 30 novembre 2016 à 11h01.

    Des milliers de courriels ayant fuité depuis un co-contractant en sécurité informatique états-unien ont été publiés par Wikileaks afin de célébrer la libération du journaliste et lanceur d'alerte Barrett Brown d'une prison fédérale. Entre autres choses, les emails discutaient du ciblage de journalistes et de gouvernements.
    Les courriels appartenant à HBGarry Federal furent d'abord obtenus par le collectif d'activistes Anonymous en février 2011. Wikileaks les a publiés pour la première fois jeudi dernier sous la forme d'une base de données consultable comprenant environ 60 000 emails.
[......]
    Parmi les révélations contenues dans les emails de HBGary Federal se trouvait la proposition faite par la compagnie d'espionner la Russie en se servant de réseaux de téléphones portables ou de "renifleurs" sans fil, annonçant les capacités de la NSA avant que le lanceur d'alerte Edward Snowden ne les révèle en 2013.

    Usage de traceurs sans fil et fausses identités

    Dans un échange de courriels en juillet 2010, un responsable de HBGary, Greg Hoglund proposait des opérations de "reniflage" en Russie, en ciblant les opérateurs de téléphonie mobile Mobile TeleSystems (MTS) et Vimpelcom.
    "La NSA a toutes les capacités de collecte qu'on puisse imaginer, la CIA a de même des agents sur le terrain. Ce qui leur manque ce sont les compétences pour gérer des campagnes complexes", écrivait-il.
    Le PDG de HBGary, Aaron Barr, élaborait au sujet de cette proposition en discutant d'un plan pour inflitrer les gouvernements et les groupements en utilisant les réseaux sociaux, en créant de fausses "identités".
    "Je créerai quelques identités pour les dirigeants de la compagnie afin qu'il puisse se dérouler quelques échanges de courriels. Puis à un moment donné vous pourrez utiliser les comptes de ces types [sic] compromis", selon Barr.
    "Si cela apparaît trop gros [pour nous] nous pourrions le passer en tant que livre blanc à un gros co-contractant de la défense, comme Mantech", ajoutait-il. Après le piratage de 2011 et le scandale qui s'ensuivit, Barr dut démissionner, HBGary fut vendue à l'entreprise basée en Virginie ManTech, et la filiale HBGarry Federal fut fermée.

    En collusion avec Palantir

    HBGary travaillait aussi avec Palantir Technologies sur un projet visant Wikileaks et ses collaborateurs, transmis à Bank of America avant que le collectif de lanceurs d'alerte ne révèlent certains des documents provenant de cette banque.
    Palantir, une grande compagnie d'analyse de données au service de la Défense et des agences de renseignement des USA, a été fondée par Peter Thiel – maintenant un important soutien du président élu Donald Trump et un membre de son équIpe de transition.
    Une partie de cette stratégie consistait à s'en prendre à des journalistes qui soutenaient le travail de Wikileaks – en nommant spécifiquement Glenn Greenwald (désormais directeur de The Intercept et au rôle essentiel dans la publication des révélations de Snowden).
    "Sans le soutien de gens comme Glen [Wikileaks] s'écroulerait", selon une présentation par HBGarry, Palantir et Brico technologies.
    Un courriel en décembre 2010 de Barr à un ingénieur de Palantir, Matthew Steckman, donne un aperçu de la façon dont la présentation fut mise en place.
    "Ce sont des professionnels établis de tendance libérale, mais mis sous pression, à la fin la plupart d'entre eux préféreraient leurs intérêts professionnels à leur cause", s'exprimait Barr. Cette même phrase fut reprise dans la présentation, qui contenait aussi un dossier détaillé sur le co-fondateur de Wikileaks Julian Assange.
    Parmi les stratégies proposées figuraient la "désinformation" et la création de messages destinés à "saboter ou discréditer l'organisation adverse".
    "Émettre de faux documents et ensuite pointer leurs erreurs", proposait cette présentation – une tactique utilisée contre Wikileaks quand elle commença à publier des courriels de John Podesta, le chef de campagne d'Hillary Clinton, en octobre.

Un exemple d'accusation d'avoir mis en application de telles méthodes durant la dernière campagne présidentielle aux USA :

https://sputniknews.com/politics/201610 … wikileaks/

La guerre contre Wikileaks : des médias pro-Hillary fabriquent un courriel afin de discréditer les lanceurs d'alerte
Le 9/10/2016 à 21h51 ; modifié le 10/10/2017 à 2h56

Le barrage établi par l'établissement médiatique, en écho à la position soutenue par la campagne de Clinton et selon laquelle le paquet de révélations de Wikileaks était une "campagne russe de désinformation" remplie de faux documents, a commencé à prendre un virage inquiétant lorsque les réseaux de presse ont commencé à promouvoir un document frauduleux antérieur à ce paquet.

Wikileaks a révélé la transcription d'un discours tenu devant Goldman Sachs où elle appelait les supporters de Bernie Sanders et les pauvres un "paquet de perdants", ce qui constitue le scoop éditorial du siècle. Vraiment ? Si ces mots semblent effectivement très proches, sans doute intentionnellement, de la gaffe de Clinton au sujet d'une "poubelle de gens déplorables" [en description des électeurs de Trump], il existe une règle qui veut que si ça semble trop beau pour être vrai, c'est probablement trop beau pour être vrai.
Le problème avec ce faux document répandu un peu partout, au départ par l'analyste en matière de sécurité nationale Malcolm Nance – un agent de renseignement durant 35 ans –, c'est qu'il n'a absolument rien à voir avec la divulgation par Wikileaks des emails de Podesta. Il n'en a jamais fait partie, et en fait est antérieur de plusieurs jours à cette divulgation par Wikileaks.
Cela n'a pas empêché Nance, qui avec son expérience du renseignement aurait du être capable de remarquer facilement la fraude ("(chaos)" étant en fait écrit dans la marge et un "((fait des signes de la main))" étant écrit avant la partie comprenant "paquet de perdants" dans cette prétendue transcription franchement comique), de faire référence à ce document et de dire :"Mise en garde officielle: Il est déjà prouvé que #PodestaEmails sont emplis de faux évidents & #blackpropaganda même pas faite de façon professionnelle".
Oui, c'est à ça que ressemble une véritable campagne de désinformation, l'info ayant  été passée à Nance par K. A. Semanova dont le compte WordPress comporte une fameuse photo du président russe et de Donald Trump s'embrassant, devenue le symbôle du calomniage de l'outsider Trump par les rangs grandissants des experts russophobes.
Ça ne devait pas s'arrêter là. La journaliste en vue de Fox News Megyn Kelly, récemment dénoncée par son collègue Sean Hannity comme faisant manifestement parti des soutiens de Hillary Clinton, a cité cette très contestable transcription en direct, en l'attribuant faussement à Wikileaks avant de plus tard s'excuser à l'antenne en disant que le document ne faisait clairement pas partie de la campagne de Clinton, mais en refusant de corriger son affirmation sur Wikileaks.
Après que Megyn Kelly ait promu cette fausse nouvelle et se soit excusée, une autre personnalité importante de Fox News, Howard Kurtz, fit aussi référence à cette citation du "paquet de perdants" venant de ce grotesquement faux document qui n'a rien à voir avec la liasse divulgée par Wikileaks, ce qu'encore une fois une recherche de cinq secondes dans le moteur du site de divulgations aurait suffi à lui apprendre, ce sans aucun doute dans une tentative de permettre à Clinton de prétendre que tout ça c'est du bidonné.

Cela avait peut-être été mentionné sur ce site, mais dès 2011, HBGarry avait été sur le grill suite au piratage des Anonymous ; certains des documents volés avaient déjà été divulgués cette année-là et  confirmaient les suspicions au sujet d'utilisations de trolls sur des médias internets par divers organismes, dont le gouvernement états-unien, qui se révélait avoir demandé à la firme informatique des outils pour faciliter l'usage de fausses identités – ce qui suggère très fortement qu'ils en utilisaient déjà, puisqu'ils voulaient remédier aux inconvénients de cette pratique, qu'ils paraissaient déjà connaître... :
http://boingboing.net/2011/02/18/hbgary … olume.html

La technologie de HBGary destinée au pourissement de sites à grande échelle, et les agents fédéraux qui l'ont commandée.
Par Cory Doctorow, 18 février 2011, 10h57

    L'énorme masse de courriels provenant de la société HB Gary, un contractant du gouvernement fédéral dans le domaine de la sécurité, révélés au public suite au piratage des ordinateurs de la société par les Anonymous, continue de révéler des dossiers compromettants explosifs.
    Cette fois, on a des courriels internes détaillant la création de programmes de "gestion de personnalités" afin de simplifier les procédés destinés à faire semblant d'être plusieurs personnes à la fois sur internet, dans le but de faire croire qu'un point de vue a un large soutien – un logiciel de génération automatique de soutien bidon. Ce programme paraît avoir été développé en réponse à une requête du gouvernement fédéral à la recherche d'outils automatisés afin d'infester les messageries de forums dans des pays étrangers.

"La gestion d'identité implique non seulement de supprimer les contradictions des données afférentes à ce personnage, telles que nom, adresse internet, pages fréquentées et contenu associé. Elle requière aussi de fournir aux acteurs humains la technologie prenant les décisions appropriées lorsqu'ils utilisent telle identité. Dans ce but nous avons développé sur mesure les outils virtuels sur ordinateur ou les clés USB associées à une identité donnée et contenant toutes les adresses de messagerie, pages internet, relations habituelles, comptes de réseaux sociaux etc..., pré-fabriqués et  configurés avec des repères visuels permettant de rapeller à l'acteur quel personnage il ou elle est en train d'utiliser, afin de ne pas mélanger les différentes identités lorsqu'il ou elle s'en sert....."

http://www.computerworld.com/article/24 … ganda.html 

Une armée de faux amis sur les réseaux sociaux afin de répandre de la propagande.
Par Darlene Storm, le 22 février 2011 à 6h00.

    Il a été récemment révélé que le gouvernement des USA a passé contrat avec HBGary afin de développer un logiciel capable de créer de nombreux faux profils sur les réseaux sociaux dans le but de manipuler et influencer l'opinion publique sur des sujets controversés en répandant de la propagande. Il pourrait aussi être utilisés comme moyen de surveiller le public pour débusquer en son sein des points de vue que les pouvoirs en place n'aiment pas. Il pourrait alors servir à employer ses "fausses" personnes à mener des campagnes destinées à salir ces "vraies" personnes. Aussi dérangeant que cela paraisse, il n'y a rien de vraiment nouveau à voir les services secret de l'État fédéral ou des compagnies privées de renseignement conduire du sale boulot en coulisses.......

http://www.dailykos.com/story/2011/02/1 … ,-its-big-

HBGarry : ne laissez pas tomber cette histoire.
Par furiousxxgeorge, le samedi 23 février 2011, à 10h34.

Plus tôt dans la semaine, le groupe connu en tant que Anonymous a brutalement piraté une entreprise de sécurité nommée HBGary en représailles de sa tentative d'infiltrer le groupe et de vendre des informations à son sujet au FBI. Il s'agissait d'une belle histoire d'arrogance et de châtiment, mais en même temps il s'agissait d'un acte criminel.
    Cependant, les informations exhumées dans les courriels que les Anonymous avaient volés établissaient que leur acte n'était pas un crime commis contre une cible innocente. HBGarry était en train de planifier des actes criminels qui font paraître une simple action de piratage comme n'étant rien du tout. Cela ressemblait là davantage à une guerre menée par des gangsters.
    Les Anonymous découvrirent que HBGarry conspirait avec une firme juridique connue sous le nom de Hunton and Williams afin de lancer une campagne hautement sophistiquée de subversion et de sabotage contre les ennemis de ses clients. Parfois, ces plans impliquaient des actions illégales. Les cibles en étaient des journalistes, des syndicats et des adversaires politiques.
    Un des clients était la Bank of America, qui avait engagé Hunton and Williams pour lancer une campagne contre Wikileaks. À un moment donné la liste de cibles avait été élargie à divers soutiens de Wikileaks comme le journaliste Glenn Greenwald. L'autre client à avoir été jusqu'à présent révélé est la Chambre de Commerce [des USA], qui désirait cibler des syndicats et une liste remarquablement longue de leurs soutiens.
    L'outil principal utilisé pour ces attaques était la technologie Palantir afin d'analyser le réseau de soutien des cibles......

Dernière modification par Analis (03-10-2017 14:00:37)

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