ReOpen911.info : Site d'information sur les attentats du 11 septembre 2001

Annonce

Les propos tenus sur ce forum n'engagent que leurs auteurs et n'impliquent en aucun cas leur approbation par l'ensemble du mouvement (plus d'infos). L'association ReOpen911 est une initiative citoyenne et bénévole indépendante de tout mouvement politique, philosophique et religieux.

Merci de soigner vos messages, restez courtois et constructifs. Un message ne respecte pas le règlement ? Signalez-le en utilisant la fonction "signaler" en bas de chaque message. Toute discussion sur la modération ne doit se faire QUE par MP, et non sur le forum...

Vous pouvez contacter l'équipe de modération à l'adresse : moderation [ at ] reopen911.info

Vous n'êtes pas identifié.

#81 23-07-2008 10:54:57

ragondin
Membre de Soutien
Date d'inscription: 29-03-2007
Messages: 7349

Re: Le PNAC Projet pour le Nouveau Siècle Américain

Les doctrines américaine avant le PNAC et leur après
Sources:
http://64.233.183.104/search?q=cache:tO … &gl=fr
www.voltairenet.org/article17216.html
La doctrine Kissinger de 1974 : Cette doctrine préconisait de contrôler l'accès aux ressources énergétiques de manière à disposer, à termes, d'armes économiques décisives pour exercer une domination. Ceci implique de priver les peuples du Golfe persique de leur droit légitime à disposer de leurs ressources naturelles.

Kissinger recommandait en revanche de considérer la Chine comme un pays trop puissant pour être ignoré, avec lequel il faudrait nécessairement négocier pour s'en faire un allié objectif dans la lutte contre l'URSS, et surtout pour consolider le développement des échanges économiques avec la Triade conformément aux recommandations néo-libérales.

La doctrine Brzezinski de 1978 : Cette doctrine spécifie que l'acquisition d'une supériorité stratégique mondiale notamment des Etats-Unis, et par ce biais du système néolibéral global, est conditionnée par la mainmise de ceux-ci sur l'Eurasie et en particulier sur ses réserves énergétiques.

La doctrine Carter de 1980 : Cette doctrine stipule que les intérêts stratégiques américains dans le Golfe persique doivent être protégés par tous les moyens jugés nécessaires.

La doctrine Wolfowitz de 1992 : La stratégie dite de « primauté » ou « doctrine Wolfowitz » a été articulée au sein du Pentagone en 1992 dans un rapport confidentiel intitulé Defense Policy Guidance 1992 – 1994. Ecrit par Paul Wolfowitz et I. Lewis Libby, aujourd'hui respectivement vice-ministre de la défense et conseiller aux questions de sécurité du vice-président, M. Richard Cheney, ce texte préconisait « d'empêcher toute puissance hostile de dominer des régions dont les ressources lui permettraient d'accéder au statut de grande puissance », de « décourager les pays industrialisés avancés de toute tentative visant à défier notre leadership ou à renverser l'ordre politique et économique établi », et de « prévenir l'émergence future de tout concurrent global ».

La doctrine Perle de 2000 : Cette doctrine insiste sur la nécessité pour l'administration américaine de « remodeler le Proche-Orient » en érigeant Israël en tête de pont des intérêts occidentaux dans le monde arabe, au besoin en appliquant la déclaration de Biltmore, c'est-à-dire en créant un Etat palestinien en Irak et en y déportant les populations de Cisjordanie et de Gaza.

La doctrine du « containment » stratégique : Cette stratégie consiste à encercler politiquement et militairement tout concurrent stratégique majeur à l'ordre politique et économique établi. Développée pendant la guerre froide, elle s'applique aujourd'hui à la Russie, la Chine et l'Iran.


« La stratégie militaire doit désormais être pensée en fonction de la couverture télévisuelle [car] si l’opinion publique est avec vous, rien ne peut vous résister ; sans elle, le pouvoir est impuissant. »
M. Michael K. Deaver

Hors ligne

 

#82 28-07-2008 22:43:19

ragondin
Membre de Soutien
Date d'inscription: 29-03-2007
Messages: 7349

Re: Le PNAC Projet pour le Nouveau Siècle Américain

Conférence de Munich : élargir l’OTAN à Israël et attaquer l’Iran
ww.voltairenet.org/article135315.html#article135315
La 42e conférence annuelle sur la politique de sécurité s’est tenue à Munich les 4 et 5 février 2006. Les 300 participants ont évoqué l’élargissement de l’OTAN et la crise iranienne. Angela Merkel, Donald Rumsfeld, John McCain, Michèle Alliot-Marie et Mikhaïl Sakachvili se sont succédés à la tribune.

Le projet d’élargissement de l’OTAN à l’ensemble des alliés des États-Unis avait été explicité dans un rapport de l’ancien Premier ministre espagnol Jose-Maria Aznar, L’OTAN, une alliance pour la liberté. Il y évoquait la possibilité d’y faire adhérer non seulement l’Ukraine et la Géorgie, mais aussi le Japon et l’Australie, et pourquoi pas Israël. L’Alliance serait ainsi devenue une coalition permanente au service du Bien tel que défini par la Maison-Blanche.

Cependant, on ne voyait pas trop le lien imaginé par les organisateurs de la Conférence entre l’élargissement et la crise iranienne. L’explication de texte en a été donnée juste avant par M. Aznar lors d’une présentation préparée par George Schultz au Hoover Institute, puis dans une tribune publiée par le Wall Street Journal : l’OTAN devrait avoir pour mission de coaliser les États occidentaux ou occidentalisé pour vaincre le djihad en général (comprendre l’islam) et l’Iran en particulier. L’adhésion d’Israël à l’Alliance créerait une obligation à tous les autres États membres de porter secours à l’État juif s’il était attaqué par l’Iran, même en légitime défense.


« La stratégie militaire doit désormais être pensée en fonction de la couverture télévisuelle [car] si l’opinion publique est avec vous, rien ne peut vous résister ; sans elle, le pouvoir est impuissant. »
M. Michael K. Deaver

Hors ligne

 

#83 30-07-2008 08:11:06

Red Cloud
Membre de Soutien
Lieu: Japon
Date d'inscription: 03-06-2008
Messages: 1140

Re: Le PNAC Projet pour le Nouveau Siècle Américain

"Notre attention se porte aujourd'hui sur un adversaire qui represente une menace, une serieuse menace, pour les Etats-Unis. Cet adversaire est l'un des derniers bastions de la centralisation dans le monde. Il gouverne en edictant des plans quinquennaux. A partir d'un budget unique, il essaie d'imposer ses demandes par-dela les fuseaux horaires, les continents, les oceans. Brutal et constant, il etouffe la libre pensee, broie toute idee nouvelle. Il perturbe les defenses des Etats-Unis et met en danger la vie des personnels en uniforme. Ce portrait vous evoque peut-etre l'ancienne Union sovietique, mais cet ennemi a dispuru; nos ennemis d'aujourd'hui sont plus subtiles, plus implacables. Vous vous imaginez peut-etre alors que je parle des derniers dictateurs encore en vie. Mais leur vie est derriere eux pour la plupart, et il n'ont pas le force et la taille de l'ennemi dont je vous parle. Celui-ci est tout pres. C'est la bureaucratie du Pentagone. Pas les personnes, mais le fonctionnement. Pas les civils, mais les systemes. Pas les personnels en uniformes mais l'uniformite de pensee e td'action que l'on attend trop souvent d'eux.

Secretary of Defense Donald H. Rumsfeld, The Pentagon , Monday, September 10, 2001

The topic today is an adversary that poses a threat, a serious threat, to the security of the United States of America. This adversary is one of the world's last bastions of central planning. It governs by dictating five-year plans. From a single capital, it attempts to impose its demands across time zones, continents, oceans and beyond. With brutal consistency, it stifles free thought and crushes new ideas. It disrupts the defense of the United States and places the lives of men and women in uniform at risk. Perhaps this adversary sounds like the former Soviet Union, but that enemy is gone; our foes are more subtle and implacable today. You may think I'm describing one of the last decrepit dictators of the world. But their day, too, is almost past, and they cannot match the strength and size of this adversary. The adversary's closer to home. It's the Pentagon bureaucracy. Not the people, but the process. Not the civilians, but the systems. Not the men and women in uniform, but the uniformity of thought and action that we too often impose on them

Rumsfeld recoit, le matin du 11 septembre 2001, une delegation de parlementaires de la Chambre;  Rumsfeld "declared that a dramatic event was needed to drive home to the American public just how dangerous a world we live in" / "declara qu'un evenement dramatique etait necessaire pour que les gens prennent conscience que notre monde est dangereux". Est-ce a dire qu'une heure avant, il leur annonce l’attaque ? " Congressman Robin Hayes (North Carolina) was at the meeting and recalls [it... “Rumsfeld] said that there would have to be some catastrophe or something to wake people up. And just an hour later, that plane hit the Pentagon. It was incredible”  ") / "Le senateur Robin Hayes (Caroline du Nord) etait a la rencontre et s ['en] souvient... [Rumsfeld] a dit qu'il y aurait une catastrophe pour reveiller les gens. Et juste une heure apres, cet avion s'est crashe sur le Pentagone. C'etait incroyable."

d'apres
http://www.dedefensa.org/article.php?art_id=2901

Dernière modification par C. Doure (31-07-2008 04:28:00)


In what the government describes as a bizarre coincidence... (AP/The Boston Globe, 22/08/02)
« una terrible coincidencia » (El Mundo, 14/03/04)
"we were actually running an exercise for a company of over a thousand people in London based on simultaneous bombs going off precisely at the railway stations where it happened this morning" (BBC Radio 5, 07/07/05)

Hors ligne

 

#84 30-07-2008 09:21:28

florian
Membre du forum
Date d'inscription: 09-06-2008
Messages: 841

Re: Le PNAC Projet pour le Nouveau Siècle Américain

étrange, pourquoi sa ne sort que maintenant ?

Hors ligne

 

#85 01-08-2008 02:55:37

Red Cloud
Membre de Soutien
Lieu: Japon
Date d'inscription: 03-06-2008
Messages: 1140

Re: Le PNAC Projet pour le Nouveau Siècle Américain

Presenter: Secretary of Defense Donald H. Rumsfeld     Wednesday, Dec. 5, 2001
Secretary Rumsfeld Interview with Larry King, CNN

(Interview with Larry King for CNN Larry King Live)

[...]

King: You were right here when the Pentagon --

Rumsfeld: I was.

King: And someone told me that you had spoken to a congressional delegation --

Rumsfeld: Right here in this room.

King: -- in this room about terrorism that morning?

Rumsfeld: I had said at an 8:00 o'clock breakfast that sometime in the next two, four, six, eight, ten, twelve months there would be an event that would occur in the world that would be sufficiently shocking that it would remind people again how important it is to have a strong healthy defense department that contributes to -- That underpins peace and stability in our world. And that is what underpins peace and stability.

In fact we can't have healthy economies and active lives unless we live in a peaceful, stable world, and I said that to these people. And someone walked in and handed a note that said that a plane had just hit the World Trade Center. And we adjourned the meeting, and I went in to get my CIA briefing --

King: Right next door is your office.

Rumsfeld: -- right next door here, and the whole building shook within 15 minutes.

King: It was a jarring thing. And you ran toward the smoke?

Rumsfeld: Uh huh.

King: Because?

Rumsfeld: Goodness. Who knows? I wanted to see what had happened. I wanted to see if people needed help. I went downstairs and helped for a bit with some people on stretchers. Then I came back up here and started -- I realized I had to get back up here and get at it.

King: I know we're out of the allotted time, but Gary Hart has said that he expects, his commission previously said this would happen; you were pretty prophetic that morning.

Rumsfeld: Yeah.

source:
http://911research.wtc7.net/cache/disin … link1.html


In what the government describes as a bizarre coincidence... (AP/The Boston Globe, 22/08/02)
« una terrible coincidencia » (El Mundo, 14/03/04)
"we were actually running an exercise for a company of over a thousand people in London based on simultaneous bombs going off precisely at the railway stations where it happened this morning" (BBC Radio 5, 07/07/05)

Hors ligne

 

#86 01-08-2008 03:04:19

florian
Membre du forum
Date d'inscription: 09-06-2008
Messages: 841

Re: Le PNAC Projet pour le Nouveau Siècle Américain

sadsad il savais sa se voit.

King: I know we're out of the allotted time, but Gary Hart has said that he expects, his commission previously said this would happen; you were pretty prophetic that morning.

Rumsfeld: Yeah.

étrange, il avait une boule de cristale ?

Hors ligne

 

#87 01-08-2008 22:47:13

ragondin
Membre de Soutien
Date d'inscription: 29-03-2007
Messages: 7349

Re: Le PNAC Projet pour le Nouveau Siècle Américain

Sarkozy - bonjour l'OTAN, adieu la France

Il aurait dû être évident pour tous qu'une fois président, Sarkozy allait sacrifier la fragile neutralité militaire et politique de la France. Bien avant qu'il réussisse d'une manière ou d'une autre à remporter les élections présidentielles de 2007, il était déjà connu sous le nom de « Sarko l'Américain » sans parler de « Président Bling Bling ». Il est apparemment impossible pour un politicien français de vraiment admirer les bâtisseurs de l'empire américain (comme Sarko semble le faire) sans se prosterner à leurs pieds.
Sott.net
Lundi 14 juillet 2008
Après tout, il y a de grands avantages personnels à aligner la nation (que cela lui plaise ou non) et soi-même sur le dernier grand empire. Il y a ce sentiment d’être du « côté des gagnants » (qui peut désormais s’opposer au mastodonte ?) Il y a un accès immédiat à d'énormes avantages en termes de ressources, d'influences et de renseignements provenant de l’empire au moyen desquels des buts auparavant impossibles deviennent non seulement possibles mais également une question de politique.

Jusqu’à la nomination de Sarkozy en tant que président l’an dernier, la France avait une longue histoire de quarante années d’opposition franche au type de diplomatie étasunienne qui nous a conduits à la lucrative mais mortelle « guerre contre la terreur ». Tant qu’il y avait une puissance mondiale majeure encore relativement indépendante, il restait une troisième option – si des nations petites, mais stratégiquement importantes, n’étaient pas « avec les États-Unis » elles n’étaient pas par définition « avec les terroristes ». Elles pouvaient être « avec la France. »

En 1966, le président De Gaulle sortit la France des contraintes du commandement militaire de l’OTAN et flanqua à la porte toutes les forces militaires étrangères. De Gaulle avait compris que l’OTAN, malgré le discours des « puissances alliées », n’était guère plus que le quartier général des plans expansionnistes militaires étasuniens en Europe et naturellement il ne voulait pas être y impliqué. Aujourd’hui l’OTAN, et son Grand Quartier Général des Puissances Alliées en Europe, ou « SHAPE », basé juste au nord de Mons en Belgique demeure la couverture grâce à laquelle l’hégémonie étasunienne est exercée sur toutes les nations européennes, particulièrement les anciennes républiques soviétiques. Songez à la nature du commandement militaire de l’OTAN :


Les opérations militaires de l’OTAN sont dirigées par le président du Comité Militaire de l’OTAN, et se partagent en deux Commandements Stratégiques commandés tous les deux par un officier supérieur étasunien aidé d’une équipe issue des effectifs de l’OTAN. Les commandants stratégiques sont responsables devant le Comité Militaire pour la direction et la conduite globales de tous les dossiers militaires traités par l’Alliance au sein de leurs zones de commandement.


Avant 2003, les commandants stratégiques étaient le « Commandant Suprême des Forces Alliées en Europe » (SACEUR) et le « Commandant Suprême des Forces Alliées de l’Atlantique » (SACLANT) mais le plan actuel est de séparer la responsabilité du commandement entre le Commandement Allié Transformation (ACT), responsable de la transformation et de l’entraînement des forces de l’OTAN, et le Commandement Allié Opérations (ACO), responsables des opérations de l’OTAN dans le monde.


Le commandant du Commandement Allié Opérations a gardé le titre de « Commandant Suprême des Forces Alliées en Europe » (SACEUR), et est basé au Grand Quartier Général des Puissances Alliées en Europe (SHAPE). ACO est dirigé par SACEUR, un général étasunien quatre étoiles qui assure également le commandement des forces des Etats-Unis en Europe, dont le quartier général se trouve à Stuttgart en Allemagne.


Tout cela pourrait être dit beaucoup plus simplement ainsi : « l’armée et le gouvernement étasuniens dirigent l’OTAN. » Par conséquent, il est naturel qu'au sein des nations européennes souveraines tout dirigeant politique ou militaire qui se respecte veuille garder l’OTAN à distance. La France avait autrefois toute une série de chefs fiers-d’être-Français, maintenant elle a « Sarko l’Américain » et avec lui le début de la destruction de la souveraineté française.

C'est sans grande surprise que nous avons lu le mois dernier le plan de Sarkozy pour réformer radicalement l’armée française dans le but de faire face à « de nouvelles menaces diverses et variées », termes politiques signifiant « terroristes islamiques cinglés. »

Parlant comme un vrai bâtisseur d’empire, Sarkozy a dit :

« Désormais, la défense de la France est autant en jeu en France qu’à des milliers de kilomètres. »

Ce qui est encore un double langage politique pour dire « je prendrais bien une part de ce gâteau impérial s’il vous plait. »

Le ministre de la Défense de Sarkozy, Hervé Morin, est également monté au créneau :

« Il n’y a pas de risque d’invasion aujourd’hui … mais d'un autre côté nous devons être capables de déployer des forces pour participer à la stabilisation de régions ou de zones en crise. »

De nobles paroles en effet, mais je ne peux m’empêcher de me demander ce que les gens de ces « zones en crise » qui sont encore à déterminer, pourraient penser de ce nouvel intérêt manifesté par le gouvernement français à leur égard. Après tout, ils n’ont qu’à regarder l’Irak récemment libéré pour avoir une idée de ce que l’avenir peut leur réserver.

Le plan de Sarkozy, intitulé « Le Livre Blanc sur la Défense et la Sécurité du Pays » (ça vous semble familier ?) supprimera 54 000 postes militaires, tout en engageant plus de troupes françaises dans le carnage actuel en Afghanistan. Selon Sarkozy, l’objectif est d'économiser des fonds pour pourvoir financer une croissance des activités de renseignements, plus de dépenses pour les satellites et les drones, les systèmes de surveillance basés dans l’espace, les radars à longue portée détectant les menaces de missiles balistiques et une nouvelle technologie contre les cyber-attaques.

Sarkozy a dit :

« Aujourd’hui, la menace la plus immédiate est celle d’une attaque terroriste, la menace est là, elle est réelle, et nous savons qu’elle peut prendre demain une nouvelle forme encore plus grave, avec des moyens nucléaires, chimiques et biologiques. »

En substance, Sarkozy a mis en place ce que l’on appelle la « sécurité intérieure », colonne vertébrale de la stratégie de défense française pour faire face à ce qu’il a décrit comme « des menaces du terrorisme, des cyber-attaques et des désastres naturels. »

À nouveau, cela vous paraît-il familier ? Notez aussi la mention de la défense contre « les catastrophes naturelles. »

Plus important encore, il annoncera aussi le retour de l’armée française dans un des espaces vacants sous la botte du commandement militaire de l’OTAN (lire États-Unis). Rejoindre le commandement militaire de l’OTAN est très significatif, parce que toutes les autres mesures sont plus ou moins fondées là-dessus. C’est comme de dire que vous envisagez d’acheter toute sorte d’accessoires de bondage et de sado-maso, et puis d'ajouter, presque après coup, que vous avez signé comme membre à vie du Bohemian Grove Club, qui, coïncidence, a lancé ses 3 semaines d’amour le week-end dernier.

En essence, le but du livre blanc de Sarkozy est de transformer l’infrastructure de la défense française en un système offensif et de la placer à disposition des bellicistes étasuniens de la « guerre contre la terreur » .

Sans surprise, une consternation générale a suivi cette violente attaque contre l’indépendance militaire et politique de la France. La gauche politique l’a qualifiée de« preuve d’un basculement continu vers une politique pro-US sous Sarkozy. » Les syndicats ont dit que cela constituait une « destruction de la structure de la défense du pays » et ont appelé le personnel de la défense à mettre en place « des arrêts de travail et organiser des manifestations. » Même des membres du propre parti de Sarko ont critiqué ce plan, avec une douzaine de politiciens de l’UMP ayant signé une pétition demandant que le plan soit mis en attente ou que le gouvernement fournisse une compensation aux régions dont les bases seraient fermées.

Cependant, le plus grand tollé est venu des militaires eux-mêmes. Immédiatement après l’annonce du plan par Sarkozy, des centaines d’officiers assistant au briefing ont refusé de chanter l’hymne national. Deux jours plus tard, un groupe d’officiers issus de tous les services armés ont critiqué anonymement les réformes dans un éditorial publié dans le quotidien Le Figaro. Dans cet éditorial, les officiers ont déclaré : « Nous abandonnons le leadership militaire de l’Europe aux Britanniques, qui, comme chacun sait, ont une relation spéciale avec les États-Unis. » et ont dénoncé le manque de « personnel militaire compétent » ayant rédigé ce document « d’amateur. » En réponse, Sarkozy aurait fait appel aux services de renseignement pour dénicher ces responsables, ce qui poussa les plus hauts gradés à mettre en garde contre une « chasse aux sorcières. »

Cependant, il est désormais clair que Sarko nourrit peu de respect pour ceux qui ne sont pas d’accord avec lui. La gauche politique française en a fait les frais (au moins jusqu’en 2012) lors de la (s)élection de l’an dernier, et Sarkozy a récemment montré son mépris pour le pouvoir des syndicats et la menace des grèves en déclarant : « désormais quand il y une grève en France, personne ne s'en aperçoit. » Pour Sarko, le seul problème soulevé par une américanisation supplémentaire de la structure de défense française concerne l’opinion des plus hauts gradés. Premièrement parce que les chefs militaires doivent être favorables à son plan s’il devait être mis en place et deuxièmement, parce que, contrairement aux politiciens, les militaires français sont respectés par le public français et sont considérés d’abord comme des citoyens et ensuite comme du personnel militaire. Une franche résistance du leadership militaire au plan de Sarkozy pourrait donc influencer fortement un public français qui est encore assez lucide pour réaliser que les militaires en savent plus sur les questions militaires que les politiciens. Donc pour autant qu’il l’aurait aimé, Sarkozy ne pouvait pas écarter allègrement les objections des militaires à son nouveau plan et aller de l’avant sans s’en soucier.

Mais Sarkozy a déjà fait savoir clairement qu’à partir du moment où il avait accédé à la présidence, une nouvelle ère avait commencé, que l’ancienne France démocratique était morte et remplacée par une France conçue uniquement à partir de sa vision personnelle, ou comme il l’a dramatiquement dit dans son discours inaugural, « ma France » - ou du moins la France de ceux qui l’ont poussé avec empressement au palais de l’Élysée.

Alors que faire de ces généraux et du public français ? Les précédentes administrations françaises avaient toujours capitulé devant la forte opposition populaire à une nouvelle législation, mais voici Sarko l’Américain, un étudiant compétent de l’empire qui, au début de cet été avait déjà appris la leçon principale en poussant le public à rallier son point de vue - grâce à la peur et au choc.

Et donc il y a juste deux semaines, le dimanche 29 juin, quelque chose d’inexplicable et de très traumatisant s'est produit pendant un spectacle militaire à Carcassonne dans le sud-ouest de la France.

La caserne Laperrine à Carcassonne, garnison du 3e Régiment Parachutiste d’Infanterie de Marine (RPIMA)[1] accueillait une journée portes ouvertes suivie par environ 1000 personnes, pour la plupart des familles du personnel militaire. Le 3e RPIMA fait partie d’un petit nombre d’unités qui sont les premières à intervenir en cas de crise. Ce régiment a pris part à de nombreuses opérations de haut niveau pour la France au cours des dernières décennies, y compris des interventions au Liban en 1978, au Tchad en 1983 et au Kosovo en 1999.

Dans le cadre de cette journée portes ouvertes, des exercices de libération d’otages ont eut lieu dans la zone sportive du complexe militaire. Cinq exercices avaient déjà été réalisés et vers 17h30, se déroulait le 6e et dernier exercice, au cours duquel un « otage » était libéré et les « terroristes » neutralisés. Soudain, pendant que les 11 fantassins accomplissaient cette « évasion », grâce aux fumigènes et aux munitions à blanc chargées dans leur fusil Famas, des cris éclatèrent et des membres du public qui observaient d’un endroit sûr à 100 m au bout du complexe, tombèrent au sol. En tout 15 membres du public et 2 soldats furent blessés, certains gravement, y compris un enfant de trois ans touché au cœur et au bras. On s’attend cependant à ce que tous se rétablissent complètement…

Sarkozy ne perdit pas de temps pour réagir et impliquer tout le commandement militaire, en déclarant que cet accident constituait un « relâchement inacceptable », promettant une « réponse rapide et sévère », ajoutant que « cela ne peut être sans conséquences » et que « toute la chaîne de commandement devrait s'expliquer. »

Deux enquêtes, l’une dirigée par le chef d’État-major, le général Bruno Cuche (nommé par Chirac) et l’autre par le procureur public furent immédiatement ouvertes, mais le ministre de la Défense Hervé Morin fit clairement comprendre qu’il n’était pas intéressé d’attendre et appela à des « sanctions immédiates… sans attendre les conclusions des enquêtes judiciaires et militaires. »

Ce ne sont guère les mots d’un homme rationnel, à moins qu’il suive un ordre du jour secret.

Plus tard dans la soirée, Sarkozy rencontra les plus haut gradés de l’armée française, y compris le général Cuche, et dans un de ces accès d’impétuosité qui l'ont rend tristement célèbre, il refusa de saluer le général Cuche ou n’importe lequel des militaires et, pointant son doigt vers eux, il s’exclama, « vous êtes tous irresponsables ! Vous n’êtes pas des professionnels, mais des amateurs ! »

Selon le magazine Le Point, le général Cuche fut scandalisé par la réaction particulièrement désagréable de Sarkozy à la situation. Et qui pourrait le blâmer ? Un officier supérieur a déclaré anonymement au Point que M. Sarkozy créait « une crise de confiance entre l’Élysée et l’armée. » Un autre a déclaré que l’incident marquait un « conflit entre deux cultures : celle de l'immédiat et du ‘bling-bling’ contre celle de la retenue, de la modestie et du sens de la responsabilité. »

Finalement (et cela prit à peine plus de 24 heures depuis l’incident de Carcassonne) le général Cuche a présenté sa démission (que Sarkozy a accepté avec bonheur) et plusieurs autres officiers, dont le commandant du 3e RPIMA, son adjoint et un officier responsable de la maintenance et la logistique, furent relevés de leurs fonctions. En outre les deux unités, comprenant des équipes entières d’hommes de troupe, furent immédiatement dissoutes, une salve d’ouverture, semble-t-il, en avance sur la restructuration planifiée par Sarkozy et prévue pour septembre 2008.

Maintenant, pour le simple observateur, tout ceci pourrait être vu comme le résultat naturel d’un malheureux accident militaire, quelqu’un devant néanmoins payer. Mais quand on regarde le contexte du livre blanc militaire de Sarkozy et la résistance qu’il rencontrait, cela prend une tournure différente. Surtout quand on observe les détails de l’accident.

Comme mentionné, 11 membres du 3e RPIMA dirigeaient un exercice de libération d’otages sur la zone sportive de la caserne. Une image de cette zone se trouve ci-dessous. Les spectateurs se situaient à 100 m environ de l'exercice à l’extrémité de la piste montrée dans cette image :



L’exercice se déroulait autour d'un campement dans lequel se trouvaient un soldat qui jouait le rôle de l’otage et un soldat qui jouait le rôle du terroriste. Les 11 fantassins sauveteurs approchèrent du campement par derrière et tuèrent le terroriste comme on peut le voir dans une image extraite de la vidéo de l’événement.



L’otage fut ensuite emmené avec eux pendant qu’ils se repliaient et que deux fantassins les couvraient en tirant, comme on peut le voir d’une autre image extraite d’une vidéo de l’exercice :



Tous les soldats impliqués devaient utiliser des munitions à blanc, ce qui leur permettaient de tirer en toute sécurité dans la direction du « terroriste », qui se trouvait dans la direction des spectateurs éloignés. Malheureusement, quand un des fantassins qui assurait le tir de couverture rechargea son fusil, il choisit un chargeur qui contenait des balles réelles plutôt que des munitions à blanc. Les cartouches à blanc sont d’une couleur différente et bien plus légères que les vraies cartouches, rendant extrêmement improbable qu’un soldat entraîné confonde l’une et l’autre. En outre, pour tirer des munitions à blanc dans un fusil réglementaire ordinaire, on doit utiliser un ‘Bouchon de Tir à Blanc’ ou ‘BTB’, et si de vraies munitions sont tirées avec un fusil muni de cet adaptateur, il y a de bonnes chances que le fusil ‘explose’.

Dans le cas de l’incident de Carcassonne, il semble que l’adaptateur était en place et que lorsque les vraies balles furent tirées, plutôt que de détruire le fusil, il permit de ralentir la vitesse des balles et de réduire leur précision. C’est peut-être pour cette raison qu’aucune des blessures des spectateurs ne fut fatale. Un rapport dans l’International Herald Tribune déclare que finalement seules quatre personnes ont été touchées par les balles, les autres ayant étant blessées par des impacts de gravier projeté par les balles qui touchèrent le sol. Il est aussi possible que le BTB ait été brisé et propulsé vers la foule, causant différentes blessures.

L’enquête officielle a conclu que le sergent de 28 ans qui a tiré les coups de feu a dû garder un chargeur de balles réelles d’un exercice d’entraînement quelques jours auparavant et qu’avant l’exercice, lorsqu'il a mis des chargeurs contenant des munitions à blanc dans sa ceinture, il n’a pas remarqué qu’il y avait déjà un chargeur contenant de vraies munitions. Ceci veut dire que, en supposant que le sergent ait retourné la ceinture à l’armurerie (comme il devait le faire), la personne responsable de l’armurerie n’a pas remarqué que la ceinture qui avait été ramenée à l'issue de l’exercice précédent contenait un chargeur avec des munitions réelles et qu’elle a redonné cette ceinture le jour de l’exercice public qui exigeait exclusivement des munitions à blanc.

Si cependant le sergent a ignoré délibérément le règlement et n’a pas retourné la ceinture après l’exercice de tir réel quelques jours auparavant, alors nous devons supposer que lui-même n’a pas remarqué ou ne s’est pas souvenu qu’elle contenait un chargeur de munitions réelles le jour de l’exercice public. Le sergent a été immédiatement arrêté, il attend le procès et n’a pas fait de déclaration autre que d’être d’accord avec la conclusion officielle. Comme noté, les officiers directement impliqués dans l’incident avaient déjà été relevés de leurs fonctions.

Le problème avec tout ceci est que le 3e RPIMA est généralement reconnu comme l’un des régiments les mieux entraînés en France et que le soldat en question était hautement expérimenté, sans trace de problèmes psychologiques qui pourraient avoir mené à un tel manquement inhabituel au règlement et à l’entraînement. Sarkozy, le ministre de la Défense Hervé Morin et le procureur public ont chacun répété qu’il n’y avait pas d’intention délibérée de la part du jeune sergent et que c’était un cas « d’erreur humaine. »

Au final, l'empressement de Sarkozy à accuser le commandement militaire, à arrêter le soldat en question et à relever de leurs fonctions tous ceux qui furent impliqués, y compris le chef d’État-major de l'Armée de Terre, et à présenter une conclusion plutôt insatisfaisante signifie que tout cet événement restera enveloppé de mystère – c’est-à-dire pour quiconque qui ne lit pas Sott.net.

Il y a, voyez-vous, une pièce à conviction très importante qui, pour quelque raison, n'a été présentée que dans quelques très rares communiqués parus dans les médias de masse. Cette pièce à conviction est présentée ci-dessous.



©La Dépêche du Midi
L’image ci-dessus montre une boîte de préservatifs contenant 10 cartouches réelles, qui a été découverte peu après l’exercice de Carcassonne par un journaliste du journal régional La Dépêche du Midi. (cliquez ici pour voir l’image sur le site de La Dépêche). Le journaliste a dit qu’il a trouvé la boîte par terre et qu’il a donné les cartouches au commissariat qui participait à l’enquête. Le journaliste a déclaré qu’il lui semblait que quelqu’un essayait de se « débarrasser de quelque chose. » Aucune mention de cette découverte n’a été faite dans les rapports officiels sur l’incident, chacun d'entre eux ayant présenté avec insistance « l’erreur humaine » comme cause de l'accident.

Ai-je alors besoin de développer une théorie alternative ? Ou bien est-ce évident ? Dans quelle mesure peut-on pénétrer dans l’armurerie d’une base militaire ? Dans quelle mesure un militaire peut-il pénétrer dans l’armurerie d’une base militaire ?

Au cours des 9 derniers mois, Sarkozy a essayé de convaincre ses détracteurs et le public que l’armée française et l’establishment de la défense souffraient d’un sérieux malaise et nécessitaient une restructuration radicale. Mais peu l’ont soutenu et la plupart, surtout parmi les militaires, se sont fortement opposés au plan. Puis un incident dramatique et traumatisant impliquant des civils se produit, et soudain les jeux sont faits et le chef d’État-major de l'Armée de Terre et plusieurs officiers supérieurs, la « vieille garde » pour ainsi dire, disparaissent. Mais plus que cela, Sarkozy se voit accordé un « mandat public » pour changer la situation, mandat reçu grâce à un traumatisme choquant et inexplicable infligé à la conscience publique. Cela vous paraît-il familier ?

Un témoin de l’incident de Carcassonne qui a vu les enfants couverts de sang a dit :

« Nous voyons ce genre de choses arriver en Amérique, un acte de folie, mais nous n’avons jamais imaginé que cela pourrait arriver ici. Faites attention, cela peut être le cas, et avoir 10 ou 20 morts, c’est terrible. »

Il semble que le surnom « Sarko l’Américain » ne doive pas être pris à la légère.

En France, le 14 juillet marque la prise de la Bastille, la commémoration du soulèvement de la nation française moderne contre la tyrannie de la royauté. Cette année Sarkozy était bien présent sur les Champs-Élysées, mais au dire de tout le monde s’il y avait été seul cela n'aurait rien changé, au moins du point de vue des milliers des militaires qui constituent traditionnellement le gros du défilé. C’était une « démonstration sans drapeaux » selon le quotidien Libération qui reconnaissait comme la plupart des autres journaux que « le cœur de l’armée n’y était pas. » Et nous sommes d’accord. Après tout, le peuple français en général ne voit sûrement pas d’un bon œil que le jour où il célèbre la victoire de la Déclaration des Droits de l’Homme et du Citoyen sur l’élitisme, le copinage et le totalitarisme, il doive aussi reconnaître que les « Princes de Paris » sont de retour et que cela puisse nécessiter une version moderne de la Révolution française pour les empêcher de remonter le temps et démanteler 218 ans de Liberté, d’Égalité et de Fraternité.

[1] http://www.troupesdemarine.org/actuel/unites/3rpima.htm - NdT.


Traduction française: Henri R.


Jeudi 24 Juillet 2008
gai_chat@yahoo.fr

http://www.alterinfo.net/Sarkozy-bonjou … 22089.html


« La stratégie militaire doit désormais être pensée en fonction de la couverture télévisuelle [car] si l’opinion publique est avec vous, rien ne peut vous résister ; sans elle, le pouvoir est impuissant. »
M. Michael K. Deaver

Hors ligne

 

#88 02-08-2008 13:42:27

ragondin
Membre de Soutien
Date d'inscription: 29-03-2007
Messages: 7349

Re: Le PNAC Projet pour le Nouveau Siècle Américain

Ordre nouveau
La doctrine stratégique des Bush
par Thierry Meyssan*
9 juillet 2004   
http://209.85.135.104/search?q=cache:jJ … &gl=fr

Le 11 septembre 1990, George Bush père présentait au Congrès sa vision d’un « nouvel ordre mondial » dominé par les seuls États-Unis. Peu après, il confiait à Dick Cheney et Paul Wolfowitz le soin de théoriser cette doctrine et d’en décliner les conséquences diplomatiques et militaires. Interrompu par la parenthèse Clinton, ce processus idéologique a été relancé par les attentats du 11 septembre 2001 et achevé par la publication par George Bush fils de la Stratégie nationale de sécurité, le 11 septembre 2002.

Le 11 septembre 1990, c’est-à-dire quelques jours après l’invasion du Koweït par l’Irak, le président George H. W. Bush (le père) prononce un discours, prévu de longue date, devant les chambres réunies du Congrès [1]. Il est retransmis en direct à la radio et à la télévision. Le texte, originellement consacré aux questions budgétaires, avait été profondément remanié en fonction de l’actualité. Son objet principal était de définir la vision états-unienne du « Nouvel ordre mondial » [2].
Le président commence par une belle envolée lyrique : « Nous sommes aujourd’hui face à un moment unique et extraordinaire. La crise du golfe Persique, si grave soit-elle, offre aussi une occasion rare de progresser vers une période historique de coopération. De ces temps troublés, notre (...) objectif -un nouvel ordre mondial- peut émerger ; une nouvelle époque, plus libre de menaces et de terreur, plus forte dans la poursuite de la justice et plus sûre dans la quête de la paix, une ère dans laquelle les nations du monde, Est et Ouest, Nord et Sud, peuvent prospérer et vivre en harmonie. Une centaine de générations [3] a cherché cet introuvable chemin vers la paix, tandis que des milliers de guerres se sont déchaînées contre les efforts de l’humanité. Aujourd’hui, ce monde nouveau se débat pour naître, un monde différent de celui que nous avons connu. Un monde où l’État de droit supplante la loi de la jungle. Un monde dans lequel les nations reconnaissent leur responsabilité partagée pour la liberté et la justice. Un monde dans lequel le fort respecte les droits du faible. C’est une vision que j’ai partagée avec le président Gorbatchev (...). Lui et d’autres leaders en Europe, dans le Golfe et partout dans le monde, comprennent que la manière dont nous traiterons la crise actuelle peut donner forme au futur pour les générations à venir. »

Puis, George H. W. Bush en vient aux choses sérieuses : c’est parce qu’il n’ont plus aucun ennemi qui les menace, juste des adversaires dans le tiers-monde, qu’ils doivent maintenir leur effort d’armement. « Le Congrès doit, ce mois-ci, adopter un prudent programme pluriannuel de défense qui tienne compte non seulement de l’amélioration des relations Est-Ouest, mais aussi de nos responsabilités plus larges face aux risques persistants de violations du droit international et de conflits régionaux. Même avec nos obligations dans le Golfe, un sain budget de la défense peut être réduit en termes constants ; et nous sommes prêts à l’accepter. Mais aller au-delà d’un tel niveau, où des coupes budgétaires menaceraient notre marge de manœuvre, est quelque chose que je n’accepterai jamais. Le monde est toujours dangereux. Et maintenant, c’est clair. La stabilité est incertaine. Les intérêts américains ne sont pas garantis. L’interdépendance s’est accrue. Les conséquences d’une instabilité régionale peuvent être globales. Ce n’est pas le moment de mettre en cause la capacité de l’Amérique à protéger ses intérêts vitaux ».

L’utopie gorbatchévienne d’un monde pacifié, issu d’un contrat entre les nations, laisse la place à la conception d’un « nouvel ordre » où le droit international n’est plus le fruit d’un consensus, mais une règle imposée par les forces armées des États-Unis d’Amérique. Du point de vue américain, ce tour de passe-passe est légitime. C’est en définitive le projet messianique des pères fondateurs de l’Amérique qui a triomphé sur celui des communistes. Le temps est venu pour cette nation soumise à Dieu (« A nation under God ») d’user de son rayonnement économique et de sa puissance militaire pour étendre Sa loi au reste du monde. D’ailleurs, le sceau des USA, reproduit sur les billets d’un dollar, porte la devise « Novus ordo seculorum » (le nouvel ordre pour les siècles).

Plus prosaïquement, cette devise est aussi celle de l’université de Yale et d’une association de ses anciens étudiants, l’Ordre des Skull & Bones [4]. Ce club ultra select, réservé aux mâles blancs, organisé en société initiatique, transmet à ses membres une vision élitiste du monde. Plus encore que les autres élèves de Yale, les Skull & Bones, dont la dynastie Bush fait partie de père en fils, croient qu’ils ont vocation à incarner un « nouvel ordre ».

Dans un premier temps, George H. W. Bush paru entendre le « nouvel ordre mondial » comme une régulation des relations internationales par des organisations inter-gouvernementales dans lesquelles les États-Unis joueraient un rôle éminent. Les questions politiques seraient arbitrées par l’ONU, les problèmes économiques et financiers par le FMI et la Banque mondiale, etc. Cette vision des choses était celle préconisée par le club des décideurs états-uniens interventionnistes, le Conseil pour les relations étrangères (Council for Foreign Relations) [5], dont George Bush avait été administrateur [6]. Si elle était conforme à la Constitution américaine, elle heurtait une partie de l’opinion publique, fidèle à la tradition de Thomas Jefferson, selon laquelle les traités internationaux engagent les États entre eux, mais ne peuvent se substituer aux lois nationales.

Dick Cheney
Secrétaire à la Défense de Bush
père, vice-président de Bush fils.Le secrétaire à la défense, Dick Cheney, encouragea George H. W. Bush, qu’il trouvait beaucoup trop hésitant, à aller plus loin. Les États-Unis devraient mettre à profit l’abandon par les Soviétiques de la course aux armements pour établir leur domination sans partage sur le reste du monde. Les organisations internationales ne seraient pas des arbitres défendus par les États-Unis, mais de simples courroies de transmission de la politique de Washington. Pour garantir cette paix impériale, cette Pax Americana, le Pentagone devait se doter des forces nécessaires pour pouvoir faire face à toutes les éventualités et intervenir tous azimuts. Afin d’étayer son point de vue, Cheney commanda deux études : une sur l’évaluation des menaces pesant aussi bien sur les intérêts vitaux des États-Unis que sur la paix dans le monde, et une autre sur la stratégie et les moyens nécessaires pour que les forces américaines garantissent le « nouvel ordre mondial ».

Dans un rapport daté du 7 février 1991, l’amiral David E. Jeremiah, adjoint du chef d’état-major Colin L. Powell, détermina les menaces possibles :
la reconstitution du Pacte de Varsovie sous l’impulsion d’un nouveau gouvernement russe agressif ;
l’invasion russe des pays baltes ;
une attaque par Cuba du canal de Panama ;
des attaques contre les ressortissants états-uniens aux Philippines ou dans un autre État d’Extrême-Orient ;
et surtout l’acquisition par l’Irak et la Corée du Nord d’armes de destruction massives dont Saddam Hussein et Kim Il Sung feraient usage lors de crises de démence.
L’identification de cette dernière menace semble répondre à des critères plus idéologiques qu’objectifs. On ne comprend pas pourquoi l’amiral Jeremiah s’inquiète des armes de destruction massive que l’Irak et la Corée du Nord pourraient acquérir, alors qu’il n’accorde pas d’attention aux mêmes armes déjà détenues par de nombreux États. On ne sait pas non plus ce qui lui permet de se prononcer sur la dangerosité particulière que représenterait la santé mentale de ces deux dictateurs comparativement à celle des autres autocrates de la planète.

Lewis Libby
Adjoint de Paul Wolfowitz dans
l’administration Bush père.
Directeur de cabinet de
Dick Cheney sous Bush fils.Muni de ces sept scénarios, le secrétaire adjoint à la défense, Paul Wolfowitz, supervisa un rapport sur la politique quinquennale de défense. Il s’entoura d’un groupe de travail comprenant notamment Lewis Libby, Eric Edelman et Zalmay Khalilzad. Le 18 février 1992, il rendit son étude intitulée Recommandations pour une politique de défense pour les années fiscales 1994-1999

(Defense Policy Guidance for the Fiscal Years 1994-1999). Bien que confidentiel, ce document parvint à la presse qui en publia de larges extraits [7]. De cette manière, Dick Cheney tentait d’en faire la doctrine officielle de son administration, malgré l’opposition de certains autres membres du gouvernement, notamment du conseiller de sécurité nationale, le général Brent Scowcroft, et du chef d’état-major interarmes, le général Colin L. Powell.

Alors que Powell défend l’idée du maintien d’une force de base pour défendre les seuls intérêts vitaux des États-Unis, Wolfowitz préconise une armée de même format, mais dotée d’armes ultra-sophistiquées lui permettant d’asseoir la suprématie militaire des États-Unis sur le reste du monde.

Paul Wolfowitz
Sous secrétaire à la Défense
chargé des questions politiques
sous Bush père. Secrétaire adjoint
à la Défense sous Bush fils.« Notre premier objectif, écrit-il, est de prévenir la re-émergence d’un nouveau rival, que ce soit sur le territoire de l’ancienne Union soviétique ou n’importe où, qui présenterait une menace comparable à celle de l’ancienne Union soviétique. Ceci est le souci dominant qui sous-tend la nouvelle stratégie de défense régionale et requiert que nous nous engagions à prévenir tout pouvoir hostile de dominer une région dont les ressources pourraient, s’il en prenait contrôle, s’avérer suffisantes pour en faire une puissance globale. Ces régions comprennent l’Europe, l’Extrême-Orient, les territoires de l’ancienne Union soviétique, et l’Asie du Sud-Est.
Il y a trois aspects additionnels à cet objectif : Premièrement, les USA doivent faire preuve du leadership nécessaire pour établir et garantir un nouvel ordre mondial apte à convaincre les compétiteurs potentiels qu’ils ne doivent pas aspirer à un rôle régional plus important ni prendre une posture plus agressive pour défendre leurs intérêts légitimes. Deuxièmement, dans les zones de non-défense, nous devons représenter suffisamment les intérêts des pays industrialisés de manière à les décourager de concurrencer notre leadership ou de chercher à renverser l’ordre politique et économique établi. Enfin, nous devons conserver les mécanismes de dissuasion des compétiteurs potentiels qu’ils soient tentés de jouer un rôle régional plus important ou un rôle global. »

Concernant l’Union européenne, Paul Wolfowitz indique : « Bien que les États-Unis soutiennent le projet d’intégration européenne, nous devons veiller à prévenir l’émergence d’un système de sécurité purement européen qui minerait l’OTAN, et particulièrement sa structure de commandement militaire intégré ».

Enfin, pour exercer leur leadership, « les États-Unis doivent être en mesure d’agir indépendamment quand une action collective ne peut être orchestrée ». Ils « doivent s’attendre à ce que les coalitions futures soient des alliances ad hoc » et faire comprendre que « l’ordre mondial est en définitive adossé aux États-Unis » (et non pas à l’ONU).

Le sénateur Alan Cranston brocarde les fantasmes du Pentagone. Il stigmatise la volonté déclarée de réduire les États qui pourraient devenir des compétiteurs en les frappant préventivement, ce qu’il résume par le qualificatif de « politique du gros bonnet ». Devant le tollé suscité par ce document dont il avait lui-même organisé la fuite, le Pentagone révisa sa copie. La seconde version du rapport Wolfowitz fut édulcorée [8]. Pourtant, le processus était déjà en marche. Ainsi, les Européens furent priés d’inclure dans le Traité de Maastricht une clause subordonnant leur politique de défense à celle de l’OTAN [9].

Cette polémique n’arrête pas la marche de Dick Cheney. Ce qu’il n’a pu faire avaliser du premier coup, il le fera du second. Les derniers jours de son mandat, en janvier 1993, il publie un rapport sur la Stratégie régionale de défense pour les années 90 (Defense Strategy for the 1990s : The Regional Defense Strategy) qui ne sera pas repris par l’administration Clinton.

Zalmai Khalilzad
Conseiller de Paul Wolfowitz dans
l’administration Bush père.
Ambassadeur en Afghanistan
dans l’administration Bush fils.Dick Cheney écrit alors : « À la fin de la Première Guerre mondiale, et à nouveau d’une moindre manière à la fin de la Seconde, les États-Unis comme nation ont commis l’erreur de croire qu’elles avaient installé une sorte de sécurité permanente, que la transformation de l’ordre réalisée notamment par le leadership et le sacrifice américains pouvait perdurer sans notre leadership et nos forces ». À l’issue de cette sorte de Troisième Guerre mondiale que fut la Guerre froide, il convient donc que les États-Unis, en tant que puissance militaire, exercent un leadership mondial actif au lieu de s’en remettre à une organisation collective, SDN, ONU ou autre. « Nous ne pouvons pas laisser nos intérêts critiques dépendre uniquement de mécanismes internationaux qui peuvent être bloqués par des États dont les intérêts peuvent très différents des nôtres ». Il s’en suit que, pour être crédibles, les États-Unis doivent être en état de guerre permanent, identifiant eux-mêmes les menaces émergentes, et les détruisant avec l’aide de coalitions ad hoc.

Il faudra attendre le premier anniversaire des attentats de New York et de Washington pour que les États-Unis adoptent officiellement la doctrine élaborée par Cheney, Wolfowitz et Khalilzad. Le 11 septembre 2002, douze ans jour pour jour après le discours historique de son père au Congrès sur le Nouvel ordre mondial, George W. Bush promulgue la nouvelle Stratégie nationale de sécurité des États-Unis d’Amérique (The National Security Strategy of the United States of America). Un an plus tard, cette doctrine, adaptée par Javier Solana, en sa qualité de Haut-représentant pour la politique étrangère et de sécurité de l’Union européenne (et non d’ancien secrétaire général de l’OTAN), est adoptée par le Conseil européen sous le titre Une Europe sûre dans un monde meilleur.

Les principes stratégiques actuels des États-Unis ne sont donc pas une réponse aux attentats de 2001, mais le fruit d’une réflexion engagée par l’administration Bush père pour « profiter des opportunités » ouvertes par la disparition de l’Union soviétique. Le rejet de l’ONU et du droit international, les coalitions ad hoc, l’action préventive contre les dangers émergents, etc. ne sont pas des réactions passagères au choc des attentats, mais une stratégie longuement mûrie de domination impériale. Ils font aujourd’hui consensus dans la classe dirigeante états-unienne et sont approuvés par John Kerry [10], rival de George W. Bush à l’élection présidentielle.

Thierry Meyssan
Analyste politique, fondateur du Réseau Voltaire. Dernier ouvrage paru : L’Effroyable imposture 2 (le remodelage du Proche-Orient et la guerre israélienne contre le Liban).
Les articles de cet auteur
Envoyer un message





--------------------------------------------------------------------------------


[1] « Address Before a Joint Session of the Congress on the Persians Gulf Crisis and the Federal Budget Deficit », 11 septembre 1990, in The Public Papers of the Presidents of the United States, US Government Printing Office ed. Ce texte a été publié dans l’US Department of State Dispatch du 17 septembre 1990 sous le titre « Toward a New World Order ».

[2] Le discours devant le Congrès a été précédé d’une intervention en petit comité, lors d’un symposium de l’Aspen Institute, le 2 août 1990, auquel participait notamment Margaret Thatcher.

[3] Comme son fils, le président Bush père est un fondamentaliste chrétien. Il refuse les connaissances anthropologiques et la théorie de Darwin et, s’appuyant sur une lecture littérale de la Bible, il professe que l’humanité n’est vieille que de quelques milliers d’années

[4] « Skull and Bones, l’élite de l’Empire, Voltaire, 8 juillet 2004.

[5] « Comment le Conseil des relations étrangères détermine la diplomatie US », Voltaire, 25 juin 2004.

[6] George Bush fut administrateur du Conseil pour les relations étrangères de 1977 à 1979. Il démissionna de ce mandat lorsqu’il concourut aux primaires républicaines face à Ronald Reagan.

[7] L’affaire est révélée dans « US Strategy Plan Calls For Insuring No Rivals Develop » par Patrick E. Tyler, in New York Times du 8 mars 1992. Le quotidien publie également de larges extraits en page 14 : « Excerpts from Pentagon’s Plan : "Prevent the Re-Emergence of a New Rival" ». Des informations supplémentaires sont apportées dans « Keeping the US First, Pentagon Would preclude a Rival Superpower » par Barton Gellman, in The Washington Post du 11 mars 1992.

[8] « Pentagon Drops Goal of Blocking New Superpowers » par Patrick E. Tyler, in New York Times du 23 mai 1992.

[9] Cf. Traité de Maastricht, titre V, article J4, paragraphe 4.

[10] « Militarisme : John Kerry dans le texte », Voltaire, 24 mars 2004.


« La stratégie militaire doit désormais être pensée en fonction de la couverture télévisuelle [car] si l’opinion publique est avec vous, rien ne peut vous résister ; sans elle, le pouvoir est impuissant. »
M. Michael K. Deaver

Hors ligne

 

#89 04-08-2008 14:35:02

f6
Lieu: le gosier
Date d'inscription: 07-02-2008
Messages: 4177

Re: Le PNAC Projet pour le Nouveau Siècle Américain

Superbe analyse géo politique merci Zelda de nous avoir deniché ça!


N'oublions jamais la force de conviction d'un petit homme aux pieds nus, qui sut se défaire de tout un empire...
Propos d'un juif "conspira antisionistes" du début du XXI eme siècle.

Hors ligne

 

#90 04-08-2008 16:00:51

weas
Membre de Soutien
Date d'inscription: 03-01-2008
Messages: 1361

Re: Le PNAC Projet pour le Nouveau Siècle Américain

Oui trés bon article merci zelda


Que se disent deux bonshommes de neige quand ils se rencontrent ?
Ça sent la carotte !!

Hors ligne

 

#91 19-08-2008 08:53:20

ragondin
Membre de Soutien
Date d'inscription: 29-03-2007
Messages: 7349

Re: Le PNAC Projet pour le Nouveau Siècle Américain

Le 11 septembre est aussi le discours du Nouvel Odre Mondial de Bush Père le 11 septembre 1990
La prophétie n'est pas toujours aussi mystique n'en déplaise à certains de nos détracteurs.
Un bel anniversaire du fiston pour son papa.

[url=http://imageshack.us]http://img151.imageshack.us/img151/7647/230pxgeorgehwbush2cpresgr0.jpg[/

Discours du président américain George Bush au Congrès (11/09/1990)
11 septembre 1990 www.monde-diplomatique.fr/cahier/irak/posusa01

Nous sommes réunis ce soir, témoins dans le golfe Persique d’évènements aussi significatifs qu’ils sont tragiques. Aux premières heures du 2 août, à la suite de négociations et après que le dictateur irakien Saddam Hussein eut promis de ne pas recourir à la force, une puissante armée irakienne envahit son voisin nullement méfiant et beaucoup plus faible, le Koweït. En l’espace de trois jours, cent vingt mille soldats irakiens et huit cent cinquante chars avaient déferlé sur le Koweït, et marchaient vers le sud pour menacer l’Arabie Saoudite. C’est à ce moment-là que je décidai de contrecarrer l’agression.

À l’heure actuelle, nos vaillants soldats, hommes et femmes, montent la garde dans ce désert distant et sur des mers lointaines, aux cotés de forces de plus de vingt autres nations.

Ces hommes, ces femmes, sont parmi les plus valeureux des Etats-Unis d’Amérique. Et ils font un travail réellement admirable.

Ces courageux Américains étaient prêts, sans aucun préavis, à quitter leurs conjoints, leurs enfants, pour servir au front, à l’autre extrémité de la terre. Ils nous rappellent qui fait la puissance de l’Amérique : ce sont eux.

En ces circonstances éprouvantes du Golfe, nos troupes gardent un moral excellent. Face au danger, elles sont braves, bien entraînées et dévouées.

Un certain soldat, Wade Merritt, de Knoxville, dans le Tennessee, aujourd’hui à son poste en Arabie Saoudite, faisait part dans une lettre adressée à ses parents, de ses inquiétudes, de son amour pour sa famille et de ses espoirs de paix. Il ajoutait : " Je suis fier de mon pays et de sa ferme opposition à une agression inhumaine. Je suis fier de mon armée et de ses hommes (...) Je suis fier de servir mon pays. " Permettez-moi de vous dire, Wade, que votre pays est fier de vous. Comme il est reconnaissant envers chaque soldat, chaque matelot, chaque " marine " et chaque aviateur qui sert la cause de la paix dans le golfe Persique. Je tiens également à remercier le président du Comité des chefs d’état-major interarmées, le général Powell, les chefs d’état-major, notre commandant dans le golfe Persique, le général Schwartzkopf, et les hommes et les femmes du ministre de la Défense : quel travail magnifique vous accomplissez.

J’aimerais pouvoir leur dire que leur travail est achevé. Mais nous savons tous qu’il ne l’est pas. S’il y a jamais eu un moment où il convient de placer le pays avant son propre intérêt et le patriotisme avant le parti, c’est bien le moment présent. Je tiens à remercier tous les Américains, particulièrement ceux présents dans cet hémicycle, pour le soutien qu’ils apportent à nos forces et à leur mission. Ce soutien sera encore plus important dans les jours à venir.

Ce soir, je veux vous parler de ce qui est en jeu, de ce que nous devons faire ensemble pour défendre partout les valeurs du monde civilisé et pour maintenir la force économique de notre pays.

Nos objectifs dans le golfe Persique sont clairs, précis et bien connus :

- L’Irak doit se retirer du Koweït complètement, immédiatement et sans condition ;

- le gouvernement légitime du Koweït doit être rétabli ;

- la sécurité et la stabilité dans le golfe Persique doivent être garanties ;

- les ressortissants américains à l’étranger doivent être protégés.

Ces objectifs ne sont pas seulement les nôtres. Ils ont été approuvés par le Conseil de sécurité de l’Organisation des Nations Unies à cinq reprises ces cinq dernières semaines. La plupart des pays partagent notre volonté de faire respecter les principes. Et un grand nombre d’entre eux ont intérêt à ce que la stabilité règne dans le golfe Persique. Ce n’est pas, comme Saddam Hussein le prétend, les Etats-Unis contre l’Irak. C’est l’Irak contre le monde. Comme vous le savez, je viens d’avoir un entretien très fructueux avec le président de l’URSS, M. Mikhaïl Gorbatchev. Je suis content que nous oeuvrions de concert en vue d’établir de nouvelles relations. À Helsinki, nous avons affirmé, dans notre communiqué commun (’), notre détermination à réagir devant la menace que l’Irak fait peser sur la paix. Nous avons déclaré, je cite : " Nous sommes unis pour estimer que l’agression par l’Irak ne doit pas être toléré. Aucun ordre international pacifique n’est possible si des états plus forts peuvent dévorer leurs voisins plus faibles. " Il est clair qu’aucun dictateur ne peut plus compter sur l’affrontement Est—Ouest pour bloquer l’action de l’ONU contre toute agression.

Un nouveau partenariat des nations a vu le jour.

Nous nous trouvons aujourd’hui à un moment exceptionnel et extraordinaire. La crise dans le golfe Persique, malgré sa gravité, offre une occasion rare pour s’orienter vers une période historique de coopération. De cette période difficile, notre cinquième objectif, un nouvel ordre mondial, peut voir le jour : une nouvelle ère, moins menacée par la terreur, plus forte dans la recherche de la justice et plus sûre dans la quête de la paix. Une ère où tous les pays du monde, qu’ils soient à l’Est ou à l’Ouest, au Nord ou au Sud, peuvent prospérer et vivre en harmonie. Une centaine de générations ont cherché cette voie insaisissable qui mène à la paix, tandis qu’un millier de guerres ont fait rage à travers l’histoire de l’homme. Aujourd’hui, ce nouveau monde cherche à naître. Un monde tout à fait différent de celui que nous avons connu. Un monde où la primauté du droit remplace la loi de la jungle. Un monde où les états reconnaissent la responsabilité commune de garantir la liberté et la justice. Un monde où les forts respectent les droits des plus faibles.
(...) Les autres dirigeants d’Europe, ceux du Golfe et d’autres parties du monde comprennent que la façon dont nous résoudrons cette crise aujourd’hui pourrait façonner l’avenir des futures générations. L’épreuve à laquelle nous faisons face est importante, comme le sont les enjeux. Il s’agit du premier assaut contre le nouveau monde que nous recherchons, le premier test de notre détermination. Si nous n’avions pas réagi de manière décisive à cette première provocation, si nous n’avions pas continué de faire preuve de fermeté, ce serait un signal donné aux tyrans actuels et potentiels du monde entier.

Les Etats-Unis et le monde doivent défendre leurs intérêts communs vitaux. Et ils le feront.

Les Etats-Unis et le monde doivent soutenir la primauté du droit. Et ils le feront.

Les Etats-Unis et le monde doivent se dresser contre l’agression. Et ils le feront.

Et une dernière chose : dans la poursuite de ces objectifs, les Etats-Unis ne se laisseront pas intimider.

Des questions de principe d’une importance vitale sont en jeu. Saddam Hussein veut absolument effacer un pays de la face de la terre.

Nous n’exagérons pas.

Nous n’exagérons pas non plus lorsque nous disons que Saddam Hussein échouera.

Des intérêts économiques vitaux sont également menacés. L’Irak à lui seul possède environ 10 % des réserves pétrolières mondiales. L’Irak plus le Koweït en possèdent le double. Si on permettait à l’Irak d’absorber le Koweït, il aurait, en plus de l’arrogance, la puissance économique et militaire nécessaire pour intimider et forcer la main à ses voisins - des voisins qui ont la part du lion des réserves pétrolières du monde. Nous ne pouvons pas permettre qu’une ressource aussi essentielle soit dominées par un être aussi tyrannique. Et nous ne le permettrons pas. Les récents évènements ont certainement montré qu’il n’existe pas de substitut au leadership américain. Face à la tyrannie, que personne ne doute de la crédibilité et du sérieux des Etats-Unis. Que personne ne doute de notre détermination. Nous défendrons nos amis. D’une façon ou d’une autre, le dirigeant de l’Irak doit apprendre cette vérité fondamentale. Dès le début, en agissant en étroite coopération avec d’autres, nous avons cherché à modeler la réponse la plus large possible à l’agression irakienne. La coopération internationale et la condamnation de l’Irak ont atteint un degré sans précédent.

Les forces armées de pays de quatre continents ont répondu à l’appel du roi Fahd d’Arabie Saoudite en vue de dissuader l’agresseur et, si nécessaire, de défendre ce pays contre toute attaque. Musulmans et non-mulsulmans, arabes et non-arabes, les soldats de nombreux pays ont serré les rangs, résolus à déjouer les ambitions de Saddam Hussein. Nous pouvons citer cinq résolutions par lesquelles le Conseil de sécurité des Nations Unies condamne l’agression de l’Irak. Elles exigent le retrait immédiat et inconditionnel de toutes les forces irakiennes, la restauration du gouvernement légitime du Koweït, et elles rejettent catégoriquement la tentative cynique et égoïste d’annexion du Koweït. Enfin, I’ONU a demandé la libération de tous les ressortissants étrangers détenus en otages contre leur gré et en violation du droit international. C’est se moquer de leur dignité humaine que d’appeler ces personnes "des invités". Ce sont des otages, et le monde entier le sait.

Le Premier ministre britannique, Mme Margaret Thatcher, I’a très bien dit : " Nous ne marchanderons pas sur le sort des otages. Nous ne nous abaisserons pas à prendre des êtres humains pour des instruments de marchandage. Jamais. " Bien entendu, nos pensées vont aux otages et à leurs familles, mais notre politique ne peut changer. Et elle ne changera pas. Les Etats-Unis et le monde ne se prêteront pas au chantage. Nous commençons à entrevoir une Organisation des Nations Unies qui fonctionne comme ses fondateurs l’avaient envisagé. (...) Le Conseil de sécurité a décrété des sanctions économiques obligatoires à l’encontre de l’Irak, qui sont destinées à obliger ce pays à renoncer au butin de sa conquête illégale. Le Conseil de sécurité a aussi pris la mesure décisive d’autoriser le recours à tous les moyens nécessaires pour garantir le respect de ces sanctions.

De concert avec nos amis et alliés, les bâtiments de la marine nationale des Etats-Unis patrouillent aujourd’hui dans les eaux du Moyen-Orient. Ils ont déjà intercepté plus de sept cents navires dans le cadre de l’application des sanctions. Trois dirigeants de la région avec lesquels j’ai parlé hier m’ont dit que ces sanctions donnaient des résultats. L’Irak commence à en sentir les effets.

Nous continuons d’espérer que les dirigeants irakiens réévalueront le coût de leur agression. Ils sont coupés du commerce mondial. Ils ne peuvent plus vendre de pétrole. Et seule une proportion très faible des marchandises leur parvient. Dans notre pays, le coût matériel de notre ligne d’action peut être élevé. C’est pourquoi le secrétaire d’état, M. James Baker, et le ministre de Finances, M. Nicholas Brady, se sont entretenus avec les dirigeants de nombreux pays pour souligner qu’il convenait de partager 1a charge de cet effort collectif. Nous sommes prêts à assumer notre part et même plus pour aider à supporter cette charge, mais nous insistons pour que les autres fassent de même. La réponse de la plupart de nos amis et alliés a été bonne. Pour aider à couvrir les frais, les dirigeants de l’Arabie Saoudite, du Koweït et des émirats arabes réunis se sont engagés à fournir à nos forces sur le terrain les vivres et le carburant dont elles ont besoin. Une aide généreuse sera également fournie aux vaillants pays de la ligne de front, tels que la Turquie et l’Egypte. Je suis aussi encouragé par le fait que cette réponse internationale concerne aussi les victimes les plus touchées par ce conflit, les réfugiés. Nous avons donné vingt-huit millions de dollars au titre des secours. Il ne s’agit que d’une partie de ce qui est nécessaire. Je félicite, en particulier, I’Arabie Saoudite, le Japon et plusieurs Etats européens qui se sont joints à nous dans cet effort humanitaire.

Cette crise a également un coût sur le plan énergétique. Les pays producteurs de pétrole sont déjà en train de compenser la production perdue de l’Irak et du Koweït. Plus de la moitié des pertes ont été compensées. Nous obtenons une coopération superbe. Si les producteurs, dont les Etats-Unis, continuent de prendre des mesures en vue d’accro1tre la production de pétrole et de gaz, nous pourrons stabiliser les prix et garantir qu’il n’y aura pas de difficultés. En outre, plusieurs de nos alliés et nous-mêmes avons toujours la possibilité de tirer sur nos réserves stratégiques de pétrole, si les circonstances l’exigent. Comme je l’ai déjà souligné, il est essentiel de s’efforcer de maintenir à un niveau aussi faible que possible nos besoins d’énergie. Nous devons ensuite tirer parti de toutes nos sources d’énergie : charbon, gaz naturel, énergie hydroélectrique et énergie nucléaire. Notre inaction sur ce plan nous a rendus plus dépendants que jamais du pétrole étranger. Enfin, que personne ne songe à profiter de cette crise.

Je ne puis prédire combien de temps il faudra pour convaincre l’Irak de retirer ses forces du Koweït. Les sanctions ne produiront leur plein effet qu’à la longue. Nous continuerons d’envisager toutes les options avec nos alliés, mais que ceci soit net et clair : nous ne laisserons pas passer cette agression. Notre intérêt, notre engagement dans le Golfe, n’est pas passager. Il est antérieur à l’agression de Saddam Hussein, et il y survivra. Longtemps après le rapatriement de toutes nos forces, les Etats-Unis auront un rôle durable à jouer afin d’aider les pays du Golfe Persique : il s’agit, de concert avec d’autres pays, de décourager toute future agression, et d’aider nos amis à assurer leur propre défense. Il consiste aussi à freiner la prolifération des armes chimiques, biologiques, des missiles balistiques et, surtout, des techniques nucléaires.
Permettez-moi de dire sans ambages que les Etats-Unis n’ont rien contre le peuple irakien. Nous nous en prenons au dictateur irakien, et à son agression. L’Irak ne sera pas autorisé à annexer le Koweït. Il ne s’agit ni d’une menace, ni d’une fanfaronnade : c’est simplement ainsi que les choses vont se passer. (...)

Une fois de plus, des Américains se sont engagés, ils ont fait leurs adieux émus à la famille, avant de s’embarquer vers une rive distante et inconnue. En ce moment-même, aux côtés d’Arabes, d’Européens, d’Asiatiques et d’Africains, ils défendent le principe et le rêve d’un nouvel ordre mondial. C’est pour cela qu’ils suent et qu’ils peinent dans le sable, sous la chaleur écrasante du soleil.

Si eux sont capables de s’unir en dépit de telles adversités, si d’anciens adversaires comme l’Union soviétique et les Etats-Unis peuvent travailler à une cause commune, assurément nous, qui avons la chance insigne de nous trouver dans cette grande salle - démocrates, républicains, libéraux, conservateurs - nous pouvons nous unir afin d’assumer nos responsabilités.

Merci, bonne nuit, et que Dieu bénisse l’Amérique.


« La stratégie militaire doit désormais être pensée en fonction de la couverture télévisuelle [car] si l’opinion publique est avec vous, rien ne peut vous résister ; sans elle, le pouvoir est impuissant. »
M. Michael K. Deaver

Hors ligne

 

#92 24-08-2008 17:15:09

ragondin
Membre de Soutien
Date d'inscription: 29-03-2007
Messages: 7349

Re: Le PNAC Projet pour le Nouveau Siècle Américain

Le site du PNAC est de nouveau en ligne
http://www.newamericancentury.org/


« La stratégie militaire doit désormais être pensée en fonction de la couverture télévisuelle [car] si l’opinion publique est avec vous, rien ne peut vous résister ; sans elle, le pouvoir est impuissant. »
M. Michael K. Deaver

Hors ligne

 

#93 24-08-2008 19:39:35

Bab@lone110901
Invité

Re: Le PNAC Projet pour le Nouveau Siècle Américain

michelangela a écrit:

Dans la même veine que les infos de Zelda, le Discours de Bush devant la Knesset vaut son pesant d'or, où l'on apprend que le 9/11est assimilable aux attentats-suicides palestiniens. Mais c 'est bien sûr !
http://www.geostrategie.com/782/george- … ue-de-sion

Par ailleurs nous espérons que lorsque Bush est allé prié à Yad Vashem, il a eu une pensée émue pour l'âme bienfaitrice du führer surtout...  pour le compte en banque de son grand-père et celui de ses amis archimilliardaires de Rothschild, Rockfeller, Ford, Agnelli, Bruni, Soros et beaucoup d'autres. Quand la guerre va tout va... bien pour les banquiers. Paix aux banquiers suisses on ne le répétera jamais assez !

En effet, vous connaissez cet article du Guardian http://www.guardian.co.uk/world/2004/se … ndworldwar

la dynastie Bush était juridiquement considérée au rang de la souveraineté d'Etat pour la discréditer de son "hold up" sur le trésor du III° Reich que le grand-père avait contribué à accroître.

Jugement rendu en 2001, avant les attentats du 11 septembre mad

Croyez bien que Bush ne s'avise plus à comparer Barack Obama à Hitler, je me suis chargée de diffuser sur les sites américains le papier du Guardian. De nombreux jeunes gens ne connaissaient pas cette affaire. Sur le site yahooQ/R américain quand je suis intervenue (après le message de Bush pour l'anniversaire de l'Etat d'Israël le 15 mai 2008) ils étaient tous à traiter Obama de Hitler, mais après ils ont changé leur jugement.

Il faut continuer de leur balancer l'info : Bush is a butcher. Toujours répéter car c'est comme cela que le clan Bush fait, ils ressassent sans cesse les mêmes thèmes. Ils ne faut pas se lasser et utiliser leur méthode...

Trop peu de gens connaissent le verdict du tribunal. Personne ne le diffuse, il faut aider ces malheureux rescapés juifs, usés et fatigués. S'il y a un procès qui doit être révisé, c'est bien celui-ci. Mais que font les organisations juives, américaines notamment ? Trop gros tout de même ce petit détail ne trouvez-vous pas ?

Il est vrai qu'en France le procès Papon n'a eu lieu que grâce à la tenacité d'une seule famille, les Klarsfeld. Les institutions juives de France ont soutenu, mais du bout des lèvres, presque contraints et forcés... ce qui n'est pas le cas aux Etats Unis semble-t-il*

(*edit : vous n'êtes pas sans savoir quels sont les bailleurs de fonds du parti républicain ni qui est le personnage qui, après avoir acquis le WTC quelques mois auparvant, doit, en théorie, toucher la double prime d'assurance pour l'effondrement des deux tours - si le groupe constitué pour porter plainte contre lui ne remporte pas les milliards à sa place. Comme le précisait f6 les anti-sionistes, et les juifs religieux orhodoxes (extrêmistes) d'Amérique et du colloque iranien sur la condamnation du sionisme, sont bien plus actifs et présentent plus de caractère de dangerosité que l'antisémitisme souvent accusé de tous les maux par les juifs ou non juifs, qu'ils soient orthodoxes ou pas : sujet à prendre avec des pincettes en effet pour démêler les sacs se noeuds)

Dernière modification par Bab@lone110901 (27-08-2008 12:11:06)

 

#94 02-09-2008 10:48:16

ragondin
Membre de Soutien
Date d'inscription: 29-03-2007
Messages: 7349

Re: Le PNAC Projet pour le Nouveau Siècle Américain

On revient sur le sujet.

La destruction de l'Irak marque l'ouverture
du plus grand marché du monde
depuis la fin de la seconde guerre mondiale.

http://www.maroc-hebdo.press.ma/MHinter … hi_551.pdf

Avant même que le Président Bush
ait adressé son ultimatum à l'Irak, le
Pentagone, qui s'apprête à exercer un protectorat
militaire sur le pays, avait déjà
signé les contrats de reconstruction
.
Cinq grandes sociétés américaines se partagent
ce gigantesque gâteau. Derrière
elles, on retrouve Dick Cheney, vice président
des États-Unis, Donald Rumsfeld, secrétaire
d'État à la défense et George
Schultz, un des prédécesseurs de ce dernier
.
En premier lieu, le Bechtel Groupe. Cette
société de BTP, la plus importante des
Etats-Unis et du monde, est détenue depuis
quatre générations par la famille
Bechtel. L'un de ses administrateurs n'est
autre que George Schultz, l'ancien secrétaire
d'État de Ronald Reagan.
Il préside par ailleurs le Conseil d'orientation
du “Comité pour la libération de
l'Irak”, le lobby pro-guerre financé par
Lockheed Martin. L'alliance Lockheed
Martin-Bechtel augure un nouveau type
de business: la destruction d'un pays par
un marchand d'armes, puis sa reconstruction
par un bétonneur.
Émoluments
Schultz siège également à la direction de
Gilead Science, le géant de la pharmacie
dont Donald Rumsfeld était le Pdg jusqu'à
son retour au gouvernement. Cette firme
vient d'obtenir d'importants marchés
publics dans le cadre de la prévention des
attaques chimiques et biologiques.
En effet, Rumsfeld a réussi à convaincre
son opinion publique que le régime de
Saddam Hussein détiendrait encore
quelques armes de destruction massive
qu'il lui avait lui-même vendues pendant
la guerre Iran-Irak et que Baghdad envisagerait
de les utiliser contre le peuple
américain.
Le deuxième lauréat du marché de reconstruction
de l'Irak est la Compagnie
Halliburton. Leader mondial des équipements
pétroliers, cette société connaît bien
ce pays où elle a reconstruit l'essentiel des
installations de forage et de raffinage après
la guerre de 1991.
Son Pdg était alors Dick Cheney, qui venait
de commander la destruction du pays
en qualité de secrétaire à la Défense de
George H. Bush (le père). Bien qu'officiellement
Cheney ait démissionné de ses
fonctions dans le privé, depuis sa désignation
comme vice-président de George
W. Bush (le fils), il continue néanmoins à
percevoir des émoluments résiduels approchant
le million de dollars annuel. C'est
donc dans une position équivoque qu'il
commandera à cette nouvelle dévastation
de l'Irak qui ne manquera pas de lui rapporter
de nouvelles primes.
Dans de telles conditions, on peut s'interroger
sur le choix des cibles qui seront
bombardées par les États-Unis: répondront-
ils uniquement à des objectifs militaires
ou aussi, et fort judicieusement, à
la préparation du plus faste chantier du
monde? ❏


« La stratégie militaire doit désormais être pensée en fonction de la couverture télévisuelle [car] si l’opinion publique est avec vous, rien ne peut vous résister ; sans elle, le pouvoir est impuissant. »
M. Michael K. Deaver

Hors ligne

 

#95 11-09-2008 15:34:20

Christo
Membre Actif Asso
Lieu: Paris
Date d'inscription: 01-12-2007
Messages: 2236

Re: Le PNAC Projet pour le Nouveau Siècle Américain

Aviez vous entendu parlé du livre Empire Burlesque: High Crimes and Low Comedy in the Bush Imperium, 2001-2005 de Chris Floyd, journaliste politique américain (cf sa bio :
http://en.wikipedia.org/wiki/Chris_Floyd ) ? Il ne semble pas qu'il y ait jamais eu de fil sur ce livre ni sur son auteur dans le forum.

Ci-joint un article de Chris Floyd tiré de son livre qui est une critique virulente de neo-cons et de leurs diaboliques desseins. Ca semble mériter une news. Ragondin, ton avis ?

source de l'article: http://empireburlesquenow.blogspot.com/ … t-for.html



Sunday, March 27, 2005
Dark Passage: PNAC's Blueprint for Empire
(Original version published Sept. 20, 2002 in the Moscow Times. This is the expanded version from the book, Empire Burlesque.)

Not since Mein Kampf has a geopolitical punch been so blatantly telegraphed, years ahead of the blow.

Adolf Hitler clearly spelled out his plans to destroy the Jews and launch wars of conquest to secure German domination of world affairs in his 1925 book, long before he ever assumed power. Despite the zig-zags of rhetoric he later employed, the various PR spins and temporary justifications offered for this or that particular policy, any attentive reader of his vile regurgitation could have divined his intentions as he drove his country – and the world – to murderous upheaval.

Similarly – in method, if not entirely in substance – the Bush Regime's foreign policy is also being carried out according to a strict blueprint first written ten years ago, then renewed a few months before the Regime was installed in power by the judicial coup of December 2000.

What does the plan call for? An attack on Iraq. Vast increases in military spending. Planting new American bases all over the world, from the jungles of South America to the steppes of Central Asia. Embracing the concept of "pre-emptive war" and unilateral action as cornerstones of national strategy.

These policies may seem like reactions to the "changed world" confronting America after the Sept. 11 terrorist attacks. But in fact, each one of them – and many other policies now being advanced by the Bush Administration – was planned long before the first plane ever struck the doomed Twin Towers.

They are the handiwork of an obscure but influential conservative group called Project for the New American Century (PNAC), whose members – including Dick Cheney and Donald Rumsfeld – now sit in the highest reaches of power. The papers they produced during the 1990s are like a roadmap of the course that America is following – a course which PNAC hopes will lead to a "benign" but utterly dominant "American Empire."

The Unipolar Moment
Not surprisingly, the roots of PNAC go back to the first Bush Administration. In 1992, then-Defense Secretary Dick Cheney asked two of his top aides, Paul Wolfowitz (now assistant secretary of Defense) and Lewis Libby (now Cheney's chief of staff), to draw up a "Defense Guidance Plan" to shape American strategy in the post-Cold War world. They produced an aggressive, ambitious document calling for the unilateral use of American military might to "discourage advanced industrial nations from challenging our leadership or even aspiring to a larger regional or global role." Military intervention would be "a constant fixture" of what Wolfowitz and Libby called a "new order" which the United States – not the United Nations – would "establish and protect."

The goal was to seize the opportunity offered by the collapse of the Soviet Union – which left the United States without a serious international rival – and extend this "unipolar moment" of American dominance for decades to come; indeed, into a "New American Century."

The report was leaked in the midst of the 1992 presidential campaign, sparking controversy over its "imperial ambitions," and was publicly disowned by President George H.W. Bush. After the Bush team was defeated by Bill Clinton, a lame-duck Cheney finally issued a watered-down version of the paper as official policy. The Clinton Administration then scrapped it upon taking office.

But the unipolar vision of American dominance was not forgotten. During the 1990s, it was refined and expanded in a number of conservative think tanks – the American Enterprise Institute (AEI), the Hudson Institute, the Center for Security Policy and others – whose memberships often overlapped. And now that they were out of office, the advocates of dominance could speak more freely.

One former member of Cheney's Defense Department team, Zalmay Khalilzad (now Bush's special emissary to Afghanistan), wrote openly that the U.S. must "be willing to use force" to express its "global leadership" and preclude the rise of potential rivals. Others, such as former Reagan official and AEI stalwart Richard Perle (now head of the Pentagon's Defense Policy Board) and Douglas Feith (now assistant secretary of Defense), worked with Israel's Likud Party, drawing up plans calling for American-led "regime change" efforts in Iraq, Syria, Iran and Saudi Arabia.

Finally, in 1997, Project for the New American Century was formed as a focal point for disseminating the dominance ideal. It was a "big tent" of Great Power adherents: Beltway players like Cheney, Rumsfeld, Wolfowitz, former Vice President Dan Quayle, and former Reagan education secretary turned public scold, William Bennett; Christian "social conservatives" like Gary Bauer; and the so-called "neoconservatives" (often former Democrats whose staunch anti-communism had led them to the Reagan Right), including Elliot Abrams, who'd been convicted of lying to Congress in the Iran-Contra scandal but was pardoned by George Bush Sr. (and now serves on the White House director of Middle East policy). Other notable figures joining PNAC included the Afghan-born Khalilzad, publisher and presidential candidate Steve Forbes, and Jeb Bush, younger brother of the president-to-be.

"A New Pearl Harbor"
PNAC fired its first shot across the bow in 1998, with letters to President Clinton and Congressional leaders calling for "regime change" in Iraq, by force if necessary, and the establishment of a "strong U.S. military presence in the region." Then in September 2000, just months before the disputed election that brought George W. Bush to power, the group published a highly detailed, 90-page "blueprint" for transforming America's military – and the nation's role on the world stage.

The document, "Rebuilding America's Defenses," acknowledged its adherence to the "basic tenets" of the controversial 1992 Wolfowitz-Libby report, and advocated a series of "transformations" in national defense and foreign affairs. These included:

--- Projecting American dominance with a "worldwide network of forward operating bases" – some permanent, others "temporary access arrangements" as needed for various military interventions – in the Middle East, Asia and Latin America. These additions to America's already-extensive overseas deployments would act as "the cavalry on the new American frontier" – a frontier that PNAC declared now extended throughout the world.

--- Withdrawing from arms control treaties to allow for the development of a global missile shield, the deployment of space-based weapons and the production of a new generation of "battlefield nuclear weapons," especially "bunker-busters" for penetrating underground fortifications.

--- Raising the U.S. military budget to at least 3.8 percent of gross domestic product, with annual increases of tens of billions of dollars each year.

--- Developing sophisticated new technologies to "control the global commons of cyberspace" by closely monitoring communications and transactions on the Internet.

--- Pursuing the development of "new methods of attack – electronic, 'non-lethal, biological…in new dimensions, in space, cyberspace and perhaps the world of microbes." Just this month, Defense Secretary Rumsfeld was complaining to Congress about long-standing international chemical weapons treaties which have "tangled us up so badly" and prevented the use of non-lethal chemical arms in subduing enemy armies – and enemy populations.

--- Developing the ability to "fight and decisively win multiple, simultaneous major theater wars." This means moving beyond the "two-war standard" of preparedness which has guided U.S. strategy since World War II in order to account for "new realities and potential new conflicts." It lists countries such as Iraq, Iran, Syria, North Korea and Libya as targets for those potential new conflicts, and urges Pentagon warplanners to consider not merely containing them or defeating them in battle, but "changing their regimes."

Oddly enough, although "regime change" in Iraq was still clearly a priority for PNAC, it had little to do with Saddam Hussein and his brutal policies or his aggressive tendencies. Instead, removing Saddam was tied to the larger goal of establishing a permanent U.S. military presence in the Persian Gulf in order to "secure energy supplies" and preclude any other power from dominating the vital oil regions of the Middle East and Central Asia. The PNAC report puts it quite plainly:

"The United States has for decades sought to play a more permanent role in Gulf regional security. While the unresolved conflict with Iraq provides the immediate justification, the need for a substantial American force presence in the Gulf transcends the issue of the regime of Saddam Hussein."

This is why the Bush Regime has offered a constantly shifting menu of rationales for the impending attack on Iraq: because the decision to remove Saddam was taken long ago, as part of a larger strategic plan, and has little to do with any imminent threat from the broken-backed Iraqi regime, which is constantly bombed, partially occupied (with U.S. forces already working in the autonomous Kurdish territories) and now swarming with UN inspectors. If the strategic need for the attack "transcends the issue of the regime of Saddam Hussein," then almost any rationale will do.

Perhaps due to the presence of Washington heavyweights like Cheney and Rumsfeld, the PNAC report recognized that thorny political difficulties could stand in the way of implementing the group's radical designs. Indeed, in one of the most striking and prescient passages in the entire 90-page document, PNAC acknowledged that the "revolutionary" changes it envisaged could take decades to bring about – unless, that is, the United States was struck by "some catastrophic and catalyzing event – like a new Pearl Harbor."

The Path of Action
That "new Pearl Harbor" did come, of course, in the thunderclap of September 11, 2001. And the PNAC alumni now in government were quick to capitalize on this "catalyzing event." All of the PNAC recommendations listed above were put into place, with almost no debate from a shellshocked Congress and a populace reeling from the unprecedented assault on American security. In the very first days following the attack, Rumsfeld urged the Bush cabinet to make "Iraq a principal target of the first round in the war against terrorism," despite the lack of any proof connecting Baghdad to the terrorist atrocity, according to Bob Woodward's insider account, Bush at War.

But Rumsfeld was overruled by Colin Powell, who counseled that "public opinion has to be prepared before a move against Iraq is possible." So the "war on terrorism" was launched initially against Afghanistan, where the Taliban regime was harboring Saudi terrorist Osama bin Laden and his band of international extremists. The attack on Afghanistan was accompanied by the construction of new American bases and "temporary access arrangements" throughout Central Asia, giving America a military "footprint" in the strategically vital region for the first time. At the same time, new U.S. forces were dispatched to East Asia, to the Philippines, Indonesia and elsewhere, and to South America, to help Colombia combat "narco-terrorists" and to protect that nation's vital oil pipelines.

Meanwhile, at home, military budgets skyrocketed to deal with the "new realities and potential new conflicts." The Bush Administration withdrew from the landmark ABM arms control treaty and began construction of missile defense facilities. There were new funds and more research for the militarization of outer space (dubbed "Full Spectrum Dominance"), and the development of "non-lethal" biochemical weapons. Pentagon technicians, led by another convicted Iran-Contra figure, John Poindexter, began the development of Internet "data-mining" and monitoring technology (which, despite some recent Congressional restrictions, continues today). And the U.S. announced a new "nuclear posture," including the willingness to use tactical nuclear weapons – a move supported by the Republican-led House of Representatives, which approved Pentagon plans to develop the "bunker-buster" nukes specifically recommended by PNAC.

"The Savage Wars of Peace"
The existence of PNAC and its influence on the Bush Administration is not some "conspiracy theory." It follows a pattern frequently seen in American history: a group of like-minded people band together in think tanks, foundations, universities and other institutions, where they lay out their vision for America's future. And when they at last have access to the levers of power, they try to make that vision a reality.

What is different now is that the September 11 attacks have given this particular group an unprecedented amount of political capital – not to mention cold, hard federal cash – to put their long-held dreams into practice, virtually without opposition. (In contrast, consider the bitterly partisan political struggles between Congress and Lincoln during the Civil War.) What is also different is the essential content of that vision: the establishment – by force – of an American Empire.

This Empire is to be different from the old Roman or British models, of course. It will not entail settlement or direct control of foreign lands, but will instead offer paternal "protection" and "guidance" – backed up with strategically placed military bases and "temporary access arrangements" for the inevitable "constabulatory duties" required to enforce PNAC's longed-for "Pax Americana." However, the intent is not outright conquest, but the chance to bring "the single sustainable model of national success" to all the world, to set people, and their markets, free – as long as no "regional or global challenges to America's leadership" arise, of course.

But there will be costs to taking up what Thomas Donnelly, the principal author of the PNAC blueprint, calls "the free man's burden." Donnelly, a former journalist and legislative aide, wrote in the journal Foreign Affairs last year that America should look to its "imperial past" as a guide to its future. Reviewing The Savage Wars of Peace, a pro-Empire book by journalist Max Boot, Donnelly cites approvingly the "pacification" of the Philippines by American forces in 1898-1900, in which at least 100,000 Filipinos were killed in a bid for independence. He also points to the U.S. Army's success in subduing the Native American tribes in a series of small wars, and, closer to our time, the efficient "constabulatory operation" in Panama, which was invaded by the first President Bush in 1989. Similar "savage wars of peace" – pacifications, counterinsurgencies, police actions, invasions – will be required to maintain the new American Empire, says Donnelly.

And here too, George W. Bush has clearly echoed the thinking of the PNAC members who now surround him in the White House. Speaking at a Republican fundraiser last August, the President seemed keenly aware of the heavy price in blood and treasure the nation will have to pay to maintain its imperium in the New American Century: "There's no telling how many wars it will take to secure freedom in the homeland."

The Beautiful Song of War
These texts spring from the Dominators' quasi-religious cult of "American exceptionalism," the belief in the unique and utter goodness of the American soul – embodied chiefly by the nation's moneyed elite, of course – and the irredeemable, metaphysical evil of all those who would oppose or criticize the elite's righteous (and conveniently self-serving) policies.

Anyone still "puzzled" over the Bush Regime's behavior need only look to these documents for enlightenment. They have long been available to the media – which accepted Bush's transparent campaign lies about a "more humble foreign policy" at face value – but have only now started attracting wider notice, in the New Yorker this spring, and this week in the Glasgow Sunday Herald.

The documents explain America's relentless march across Afghanistan, Central Asia and soon into the Middle East. They explain the Bush Regime's otherwise unfathomable rejection of international law, its fanatical devotion to so-called "missile defense," its gargantuan increases in military spending – even its antediluvian energy policy, which mandates the continued primacy of oil and gas in the world economy. (They can't conquer the sun or monopolize the wind, so there's no profit, no leverage for personal gain and geopolitical power in pursuing viable alternatives to oil.) The Sept. 11 attacks gave the Regime a pretext for greatly accelerating this published program of global dominance, but they would have pursued it in any case.

So there will be war: either soon, after immediately the November mid-term elections, or – in the event that Iraq's new offer for inspections is accepted – then later, after some "provocation" or "obstruction," no doubt in good time before the 2004 presidential vote. The purse-lipped rhetoric about "evil" and "moral clarity" is just so much desert sand being thrown in our eyes. Backstage, the Bush Regime is playing Mafia-style hardball, warning reluctant allies to get on board now, or else miss out on their cut of the loot when America – not a "democratic Iraq" – divvies up Saddam's oilfields: a shakedown detailed last week by the Economist, among many others.

The Dominators dream of empire. Not only will it extend their temporal power, they believe it will also give them immortality. Indeed, one of their chief gurus, Reaganite firebreather Michael Ledeen, says that if the Dominators have the courage to reject "clever diplomacy" and "just wage total war" to subjugate the Middle East, "our children will sing great songs about us years from now."* This madness, this bin Laden-like megalomania is now driving the hijacked American republic – and the world – to murderous upheaval.

It's all there in the text, set down in black and white.

Read it and weep.

Chris Floyd

Dernière modification par Christo (11-09-2008 15:35:03)


Responsable Promotion et Image de Marque de l'association ReOpen911

« Toute vérité passe par trois étapes, d'abord elle est ridiculisée, ensuite elle est violemment combattue et enfin elle est acceptée comme une évidence ». Arthur Schopenhauer.

Hors ligne

 

#96 11-09-2008 15:39:12

ragondin
Membre de Soutien
Date d'inscription: 29-03-2007
Messages: 7349

Re: Le PNAC Projet pour le Nouveau Siècle Américain

Lu et approuvé lol


« La stratégie militaire doit désormais être pensée en fonction de la couverture télévisuelle [car] si l’opinion publique est avec vous, rien ne peut vous résister ; sans elle, le pouvoir est impuissant. »
M. Michael K. Deaver

Hors ligne

 

#97 11-09-2008 15:43:37

Christo
Membre Actif Asso
Lieu: Paris
Date d'inscription: 01-12-2007
Messages: 2236

Re: Le PNAC Projet pour le Nouveau Siècle Américain

ragondin a écrit:

Lu et approuvé lol

M'en doutais. wink  je poste sur le fil des propositions de news


Responsable Promotion et Image de Marque de l'association ReOpen911

« Toute vérité passe par trois étapes, d'abord elle est ridiculisée, ensuite elle est violemment combattue et enfin elle est acceptée comme une évidence ». Arthur Schopenhauer.

Hors ligne

 

#98 13-09-2008 08:27:21

ragondin
Membre de Soutien
Date d'inscription: 29-03-2007
Messages: 7349

Re: Le PNAC Projet pour le Nouveau Siècle Américain

L'ancêtre du PNAC . Le Times l'a publié le 8 Mars 1992
http://d.scribd.com/docs/1544nn81lcuzf9wvkux8.pdf
A traduire d'urgence. Ces fous n'ont pas eu l'opportunité de le mettre en place, ils ont juste attendu 2000.
Le New World Order (11 septembre 1990) du père Bush fut à l'initiative de cette doctrine guerrière et de la campagne de la deuxième guerre du Golfe.


« La stratégie militaire doit désormais être pensée en fonction de la couverture télévisuelle [car] si l’opinion publique est avec vous, rien ne peut vous résister ; sans elle, le pouvoir est impuissant. »
M. Michael K. Deaver

Hors ligne

 

#99 18-09-2008 15:34:42

Dr Gonzooo
Membre du forum
Date d'inscription: 07-07-2007
Messages: 3744

Re: Le PNAC Projet pour le Nouveau Siècle Américain

http://www.dailymotion.com/relevance/se … consp_news

C'est une extrait d'un doc que je ne connais. quelqu'un connait ?


© Forces Françaises Libres

Hors ligne

 

#100 06-10-2008 12:38:09

ragondin
Membre de Soutien
Date d'inscription: 29-03-2007
Messages: 7349

Re: Le PNAC Projet pour le Nouveau Siècle Américain

Maintenant il faut entrer dans le vif du sujet.
Le directoire du PNAC www.newamericancentury.org/aboutpnac.htm
est lié à la guerre en Irak et aussi contre la Russie et l'attaque du 11 septembre et de la Georgie.
Depuis que notre analyse s'étend, elle confirme que ABM PNAC OTAN vont de pair.
La startégie néocnservatrice veut une guerre contre la Russie. Elle aura comme force armée supplétive L'OTAN.
Les textes des traités le confirment avec une riposte générale en cas d'attaque contre un pays membre.
Le bouclier anti missile est une intoxication militaire et son but est un encerclement pour maîtriser l'économie mondiale par la guerre.
L'économie de guerre est la ligne directrice de ces fous dangereux.
Même si le futur président américain est démocrate la Russie sera aussi l'ennemi à abattre.
Brzezinski ou Le PNAC ont la même vision destructrice. l'un se fera par la guerre l'autre par un déclin financier.
Les constats de cette analyse vont même encore plus loin avec l'élimination massive de civils.
l'autre volet du PNAC qui n'est pas évoqué est les armes bactériologiques.
Une étude est en cours nous vous livrerons la synthèse bientôt.
Nous sommes au devant d'une catastrophe majeure, et seul un catalyseur doit émerger pour mener à bien cette politique de crimes.
Pensons encore une fois que le PNAC est la copie conforme de Mein Khanpf

Mein Kampf  http://fr.wikipedia.org/wiki/Mein_Kampf
Contenu
C'est tout à la fois un document autobiographique, le récit de la naissance et du premier développement du parti nazi, et un essai et manifeste politique qui énonce les bases du programme que son auteur appliquera quelques années plus tard quand il sera parvenu à la tête de l'État allemand. Mein Kampf veut expliquer le désir d'extermination de son auteur vis-à-vis des Juifs et des Tziganes par ses théories raciales.

Il annonce sans ambiguïté le programme du parti nazi, fondé notamment sur la volonté de réunification des territoires à population germanique (le pangermanisme) ainsi que la nécessité de s'assurer, en Europe de l'Est, un « espace vital » allemand. Il comporte des menaces précises, qui firent écrire au maréchal Lyautey : « Tout Français doit lire ce livre. »

Selon Adolf Hitler :

La cartographie de l'Europe issue du Traité de Versailles (« Diktat de Versailles ») est inacceptable, car elle a pour conséquence immédiate l'éclatement des peuples de culture allemande.
L'Autriche et les minorités allemandes de Tchécoslovaquie et de Pologne doivent être rattachées à l'Allemagne en un seul espace géographique, le « Grand Reich » (Großdeutsches Reich).
Pour assurer l'épanouissement du peuple allemand réunifié, il préconise la voie des chevaliers teutoniques : « conquérir par l'épée allemande le sol où la charrue allemande devrait faire pousser le blé pour le pain quotidien de la nation ».
Cela nécessite de réarmer le pays et d'atteindre l'autosuffisance économique par une série de conquêtes territoriales.
Le nouvel essor de la nation allemande doit se faire notamment au détriment des territoires russes, des pays de l'Europe centrale et danubienne, mais aussi à l'ouest, au détriment de la France qu'il considère comme « inexorable et mortelle ennemie du peuple allemand ».

Quelques points significatifs du livre

Édition néerlandaise Les points suivants sont tous traités dans le livre, mais pas nécessairement dans le même ordre.

Hitler commence par rappeler qu'il est né à la frontière austro-allemande. Il y voit un signe du destin qu'il doit unifier les peuples de langue germanique, plus particulièrement qu'il doit ramener l'Autriche allemande à la patrie allemande (incarnée par le Reich allemand de Bismarck), selon le principe qu'un même sang appartient à un même peuple[5]. L'unification allemande est vue comme la condition préalable au développement d'une politique coloniale, elle-même condition de prospérité économique et démographique. Lorsque le territoire du Reich contiendra tous les Allemands, s'il s'avère inapte à les nourrir, de la nécessité de ce peuple naîtra son droit moral d'acquérir des terres étrangères. La charrue fera alors place à l'épée, et les larmes de la guerre prépareront les moissons du monde futur[6].
Lors d'une brève affectation à Berlin (à l'époque en pleine disette) à la fin 1916[7], il « découvre » que « Les bureaux étaient bondés de Juifs. Presque tous les secrétaires étaient Juifs, et tout Juif, secrétaire. Je m'étonnais de cette abondance d'embusqués du peuple élu et ne pouvais faire autrement que de comparer leur nombre à celui de leurs rares représentants sur le front »[8]. Selon Hitler, les « Juifs » sont non seulement des « planqués », mais encore, ils exploitent économiquement le peuple allemand à leur seul profit et camouflent cette activité en tentant de susciter la discorde (Bavière contre Prusse, grève des munitions, etc).
Sur le plan organisationnel, il ne cache pas son intérêt pour l'Église catholique d'une part, et sa haine pour la religion juive d'autre part, institutions qui ont largement dépassé les mille ans d'existence.
Hitler marque une admiration particulière pour la façon dont la hiérarchie catholique maintient sa domination sur les fidèles : « en niant systématiquement les données de la science qui la contredisent », et en imposant somme toute, dirait-on aujourd'hui, « sa propre réalité ». Le docteur Joseph Goebbels retiendra cette leçon.
En revanche, il dénonce la vision chrétienne du monde comme pernicieuse et propre à affaiblir les qualités germaniques.
Il développe sa théorie de la chute des civilisations antérieures : la domination se traduit par l'extension territoriale, qui aboutit au métissage, qui à terme se traduit par une « dégénérescence de la race initiale », puis la décadence.
Il y développe aussi sa vision du racisme : d'après lui, les peuples « inférieurs » ne peuvent espérer survivre qu'en se métissant avec les peuples « supérieurs », en ont l'obsession, et parviennent à leurs fins quand ces derniers sont totalement métissés, et ne constituent plus un danger pour eux. C'est selon lui ce qui commence à se produire en Europe, y compris en Allemagne. C'est là une idée qui a pu être trouvée par exemple chez Gobineau.
Il raconte la nuit où « la vérité se fit jour dans [son] esprit » et où il « comprit en pleurant jusqu'au matin que le peuple juif travaillait délibérément à la ruine de l'Europe, et de l'Allemagne en particulier » .
Il annonce sa position sur les rapports relatifs du parti et de la propagande : plus la propagande est efficace et moins il y aura besoin d'avoir de membres dans le parti, ceux-ci étant du même coup à la fois plus sûrs et plus faciles aussi à surveiller.
Selon son livre,
les individus handicapés doivent être éliminés (eugénisme actif et non passif) ;
les peuples « inférieurs » doivent être asservis aux peuples « supérieurs » (dont le peuple allemand) ;
tout peuple « supérieur » autre que le peuple allemand, s'il en existe, doit lui aussi être éliminé sans délai, car il constitue un danger. Le métissage serait une autre façon de neutraliser leur danger à terme, mais ce serait au prix d'une perte d'identité de la « race ». Il faut interdire le métissage et il faut que le peuple menacé élimine l'autre.
La France est désignée comme un ennemi à abattre pour ses manœuvres anti-allemandes, considérées d'ailleurs comme logiques : « Je ne croirai jamais à une modification des projets que la France nourrit à notre égard ; car ils ne sont, au fond, que l'expression de l'instinct de conservation de la nation française. Si j'étais Français et si, par conséquent, la grandeur de la France m'était aussi chère que m'est sacrée celle de l'Allemagne, je ne pourrais et ne voudrais agir autrement que ne le fait, en fin de compte, un Clemenceau ».
Autre citation : « Notre objectif primordial est d’écraser la France. Il faut rassembler d’abord toute notre énergie contre ce peuple qui nous hait. Dans l’anéantissement de la France, l’Allemagne voit le moyen de donner à notre peuple sur un autre théâtre toute l’extension dont il est capable ».

Dernière modification par ragondin (30-07-2009 12:37:21)


« La stratégie militaire doit désormais être pensée en fonction de la couverture télévisuelle [car] si l’opinion publique est avec vous, rien ne peut vous résister ; sans elle, le pouvoir est impuissant. »
M. Michael K. Deaver

Hors ligne

 

#101 06-10-2008 12:59:47

ragondin
Membre de Soutien
Date d'inscription: 29-03-2007
Messages: 7349

Re: Le PNAC Projet pour le Nouveau Siècle Américain

Mein Kampf en PDF
http://jydupuis.apinc.org/propagande/Hi … mbat-1.pdf

Accusés de conspirer contre l’Allemagne, de vouloir fomenter une guerre et d’être les dirigeants occultes, tant de la révolution communiste que des régimes capitalistes, les Juifs furent ouvertement menacés de mort par Hitler, quelques mois avant l’agression de la Pologne : « Si la juiverie internationale réussissait, en Europe ou ailleurs, à précipiter les peuples dans une guerre mondiale, le résultat n’en serait point une bolchevisation de l’Europe et une victoire du judaïsme,

Si l'on remplace par les Russes et les Musulman ont a le même texte que celui du PNAC.


« La stratégie militaire doit désormais être pensée en fonction de la couverture télévisuelle [car] si l’opinion publique est avec vous, rien ne peut vous résister ; sans elle, le pouvoir est impuissant. »
M. Michael K. Deaver

Hors ligne

 

#102 06-10-2008 22:48:08

ragondin
Membre de Soutien
Date d'inscription: 29-03-2007
Messages: 7349

Re: Le PNAC Projet pour le Nouveau Siècle Américain

Michèle DRAYE a écrit:

La nouvelle stratégie européenne des néo-conservateurs [Voltaire]

www.voltairenet.org/article128785.html  (extrait)

…/… Par ailleurs, pour convaincre les populations européennes, là où les responsables politiques ont échoué, les néo-conservateurs ont fait appel à Benoît XVI et à l’Église catholique. Les dirigeants de la Conférence épiscopale des États-Unis et ceux de la Commission des épiscopats de la Communauté européenne se sont réunis du 21 au 23 septembre à Bruxelles pour soutenir le « Nouvel agenda transatlantique ».

À Washington, les néo-conservateurs ont décidé d’adapter leur dispositif organisationnel à leur nouvelle stratégie. Le groupe qui, au sein de l’American Enterprise Institute, avait été chargé de rédiger le programme de la présidence G. W. Bush,

le Project for a New American Century (Projet pour un nouveau siècle américain), a été discrètement dissout il y a deux semaines.

Il a été remplacé par un American Committee for a Strong Europe (Comité américain pour une Europe forte).

Par « Europe forte », il faut comprendre, une Europe capable de suppléer les troupes US dans le monde et de vaincre les résistances anti-globalisation dans sa population.

Ce Comité, qui évitera d’intervenir trop ouvertement dans la politique de l’Union, a immédiatement sollicité des « amis de l’Amérique » pour le faire en son nom. Ainsi, l’Arabie saoudite a-telle répondu présent pour financer les prochaines campagnes électorales de Nicolas Sarkozy en France et permettre aux néo-conservateurs d’en finir avec Dominique de Villepin. Des mesures similaires ont été prises pour chaque grand État membre de l’Union.

Thierry Meyssan
Analyste politique, fondateur du Réseau Volt

INTOX complète.
Le Commité pour une europe forte était bidon.(enfin le site)
Mac Cain devait être le président et Aznar le vice président.
Tout cela pour nous envoyer balader pour voir si on n'était pas ailleur.
Le principe existe mais le PNAC n'est pas MORT.
http://translate.google.fr/translate?hl … 26pwst%3D1
Le site est d'actualité plus que jamais ainsi que son bouclier ant-misile. (je sais je vous gave avec l'ABM)
Mais si on suit l'histoire de l'ABM on arrive au PNAC et la future guerre contre la Russie.
C'est aussi ce que veulent le démocrates qui ont aussi leur "PNAC" le NDI www.ndi.org/
Donc le PNAC est vivant Mac Cain aussi et Aznar aussi.


« La stratégie militaire doit désormais être pensée en fonction de la couverture télévisuelle [car] si l’opinion publique est avec vous, rien ne peut vous résister ; sans elle, le pouvoir est impuissant. »
M. Michael K. Deaver

Hors ligne

 

#103 06-10-2008 23:19:43

Sylvio
Admin Technique
Lieu: Avignon
Date d'inscription: 24-07-2006
Messages: 4986
Site web

Re: Le PNAC Projet pour le Nouveau Siècle Américain

oh le site de nos suspects N°1 est de retour ! Faudrait tout aspirer pour archiver ça.


Secrétaire de l'association ReOpen911 et Responsable technique
En cas de problème technique sur le forum, contactez moi par MP.

"Le monde ne sera pas détruit par ceux qui font le mal, mais par ceux qui les regardent sans rien faire." Albert Einstein

Hors ligne

 

#104 07-10-2008 07:30:05

ragondin
Membre de Soutien
Date d'inscription: 29-03-2007
Messages: 7349

Re: Le PNAC Projet pour le Nouveau Siècle Américain

Sylvio a écrit:

oh le site de nos suspects N°1 est de retour ! Faudrait tout aspirer pour archiver ça.

Aspirateur de site web  www.httrack.com/page/2/fr/index.html


« La stratégie militaire doit désormais être pensée en fonction de la couverture télévisuelle [car] si l’opinion publique est avec vous, rien ne peut vous résister ; sans elle, le pouvoir est impuissant. »
M. Michael K. Deaver

Hors ligne

 

#105 07-10-2008 08:18:58

jp34
Membre du forum
Lieu: Montpellier
Date d'inscription: 12-12-2006
Messages: 3237

Re: Le PNAC Projet pour le Nouveau Siècle Américain

ragondin a écrit:

Sylvio a écrit:

oh le site de nos suspects N°1 est de retour ! Faudrait tout aspirer pour archiver ça.

Aspirateur de site web  www.httrack.com/page/2/fr/index.html

Concrètement, ça fait quoi, un aspirateur de site web ?

Quel service cela rend-il ?    Y-a-t'il un risque ?     .....?


"ne profanez pas le mot Vérité en acceptant le sens qu'en donnent les hommes et les institutions"
"évitez de confondre les mots avec les idées (qu'ils transportent)"

et tenez pour suspecte toute "vérité révélée"...

Hors ligne

 

#106 07-10-2008 08:31:55

Sylvio
Admin Technique
Lieu: Avignon
Date d'inscription: 24-07-2006
Messages: 4986
Site web

Re: Le PNAC Projet pour le Nouveau Siècle Américain

ça fait une copie d'un site ou d'une partie. c'est paramétrable : profondeur d'aspiration (ex: à 3 pages de distance), type de documents récuperer (html, images, vidéos, pdf, etc).

Pas de risque, faut pas s'électrocuter en branchant la prise c'est tout. Et faut penser à vider le sac :p


Secrétaire de l'association ReOpen911 et Responsable technique
En cas de problème technique sur le forum, contactez moi par MP.

"Le monde ne sera pas détruit par ceux qui font le mal, mais par ceux qui les regardent sans rien faire." Albert Einstein

Hors ligne

 

#107 07-10-2008 08:34:56

jp34
Membre du forum
Lieu: Montpellier
Date d'inscription: 12-12-2006
Messages: 3237

Re: Le PNAC Projet pour le Nouveau Siècle Américain

Sylvio a écrit:

ça fait une copie d'un site ou d'une partie. c'est paramétrable : profondeur d'aspiration (ex: à 3 pages de distance), type de documents récuperer (html, images, vidéos, pdf, etc).

Pas de risque, faut pas s'électrocuter en branchant la prise c'est tout. Et faut penser à vider le sac :p

Merci Sylvio !


"ne profanez pas le mot Vérité en acceptant le sens qu'en donnent les hommes et les institutions"
"évitez de confondre les mots avec les idées (qu'ils transportent)"

et tenez pour suspecte toute "vérité révélée"...

Hors ligne

 

#108 07-10-2008 09:21:48

ragondin
Membre de Soutien
Date d'inscription: 29-03-2007
Messages: 7349

Re: Le PNAC Projet pour le Nouveau Siècle Américain

Sylvio a écrit:

oh le site de nos suspects N°1 est de retour ! Faudrait tout aspirer pour archiver ça.

Oui le PNAC est l'enemi Numéro un.
Il y a maintenant deux ouvrages à lire PNAC (pour les retardataires ou les négligeants) et Mein Kampf.
On listera les similitudes.


« La stratégie militaire doit désormais être pensée en fonction de la couverture télévisuelle [car] si l’opinion publique est avec vous, rien ne peut vous résister ; sans elle, le pouvoir est impuissant. »
M. Michael K. Deaver

Hors ligne

 

#109 10-10-2008 17:56:59

ragondin
Membre de Soutien
Date d'inscription: 29-03-2007
Messages: 7349

Re: Le PNAC Projet pour le Nouveau Siècle Américain

10 octobre 2008 Depuis Bruxelles (Belgique)
Organisation des nations unies (ONU)
Ban Ki Moon aurait placé les forces de l’ONU au service de l’OTAN

www.voltairenet.org/article158268.html

Le secrétaire général de l’ONU, Ban Ki Moon, et celui de l’OTAN, Jaap de Hoop Scheffer, ont signé un mémorandum secret entre leurs deux organisations, le 25 septembre 2008 à New York (photo).

En violation de la Charte de San Francisco, fondatrice de l’Organisation des Nations Unies, ce document n’a pas été soumis au Conseil de sécurité, ni préalablement à sa signature, ni postérieurement.

Son existence a été rendue publique avec une froide colère par le représentant de la Russie auprès de l’OTAN et confirmée par le porte-parole du ministère russe des Affaires étrangères.

Sous couvert d’assistance technique, le mémorandum rendrait possible un engagement commun des forces de l’ONU et de celles de l’OTAN non seulement en application de résolutions de l’ONU, mais aussi de directives de l’OTAN.


« La stratégie militaire doit désormais être pensée en fonction de la couverture télévisuelle [car] si l’opinion publique est avec vous, rien ne peut vous résister ; sans elle, le pouvoir est impuissant. »
M. Michael K. Deaver

Hors ligne

 

#110 26-01-2009 16:57:11

ragondin
Membre de Soutien
Date d'inscription: 29-03-2007
Messages: 7349

Re: Le PNAC Projet pour le Nouveau Siècle Américain


« La stratégie militaire doit désormais être pensée en fonction de la couverture télévisuelle [car] si l’opinion publique est avec vous, rien ne peut vous résister ; sans elle, le pouvoir est impuissant. »
M. Michael K. Deaver

Hors ligne

 

#111 26-01-2009 17:07:43

charmord
Membre du forum
Lieu: Brussels DC
Date d'inscription: 05-12-2006
Messages: 8286

Re: Le PNAC Projet pour le Nouveau Siècle Américain

Quel fatras de conneries.
J'espère que, depuis, ces deux abrutis ont lu Naomi Klein...
Ils verraient un peu mieux les objectifs élevés de la coalition à l'oeuvre en Irak!
On peut rêver!

Dernière modification par charmord (26-01-2009 17:09:14)


La manière la plus sûre de corrompre une jeunesse est de l'instruire a tenir en plus haute estime ceux qui pensent de même que ceux qui pensent différemment."

Friedrich Nietzsche

Hors ligne

 

#112 26-01-2009 17:16:00

zig
Membre du forum
Date d'inscription: 24-09-2008
Messages: 716

Re: Le PNAC Projet pour le Nouveau Siècle Américain

très bonne vidéo de propagande tongue


"La moitié des hommes politiques sont des bons à rien. Les autres sont prêts à tout."            

Coluche

Hors ligne

 

#113 26-01-2009 17:30:07

MARTGOL
Membre du forum
Lieu: FRANCE
Date d'inscription: 13-08-2007
Messages: 4943

Re: Le PNAC Projet pour le Nouveau Siècle Américain

ragondin a écrit:

xol7e

Je me souviens bien de ces trois,surtout Goupil qui depuis est revenu dessus,merci de nous ressortir

Cela me fait penser a cette citation de Isidore Isou.

« Je préfère mon nouveau dégoût à l'ancien goût dégoûtant. »

@ Ragondin un pote a lu tes topics sur le Le PNAC impressionné il c'est inscrit samedi sous le nom "Christian 52"smile


"Quand les drapeaux sont déployés, toute l'intelligence est dans la trompette".Stefan Zweig.
http://soundcloud.com/le-principia

Hors ligne

 

#114 26-01-2009 17:30:56

ragondin
Membre de Soutien
Date d'inscription: 29-03-2007
Messages: 7349

Re: Le PNAC Projet pour le Nouveau Siècle Américain

Super


« La stratégie militaire doit désormais être pensée en fonction de la couverture télévisuelle [car] si l’opinion publique est avec vous, rien ne peut vous résister ; sans elle, le pouvoir est impuissant. »
M. Michael K. Deaver

Hors ligne

 

#115 29-07-2009 15:40:50

ragondin
Membre de Soutien
Date d'inscription: 29-03-2007
Messages: 7349

Re: Le PNAC Projet pour le Nouveau Siècle Américain

L’effet de levier du 11 septembre 2001

Depuis son adoption, la DCI n'a cependant bénéficié que d'une très faible visibilité politique et rare sont les objectifs qui ont été atteints. Les événements du 11 septembre 2001 pourraient cependant offrir un remarquable effet de levier à la mise en oeuvre de la DCI. Le ton a été donné dès le 26 septembre 2001 par le secrétaire adjoint à la Défense des Etats-Unis, Paul Wolfowitz, remplaçant Donald Rumsfeld à réunion des ministres de la Défense de l’OTAN : il faut « dépenser plus pour éviter des surprises horribles ». Les ministres européens ont acquiescé « nous ne pouvons avoir une défense bon marché » – et ont promis de redoubler d’énergie pour atteindre au plus vite les objectifs de la DCI. [4]

En raison des événements, qui montrent l’existence de « menaces crédibles », il faut des « moyens crédibles », et « la DCI doit être accélérée » a constaté le secrétaire général de l’Alliance. Trouvant enfin dans la tragédie du 11 septembre un fondement à sa critique récurrente du niveau insuffisant des dépenses militaires européennes, Lord George Robertson s'est embarqué dans une véritable croisade pour relancer le processus de la DCI avec pour objectif déterminé de pouvoir produire des résultats tangibles d'ici au prochain sommet de l'OTAN, qui se tiendra à Prague en novembre 2002.

L'offensive est double. Elle est évidemment et principalement dirigée vers les opinions publiques et les gouvernements européens. Robertson a résumé la situation en quelques mots le 21 janvier 2002 à Sälen en Suède, à l'occasion de la Conférence annuelle défense et société : « la vérité est que l'Europe reste un pygmée militaire » [5]. Il a une fois de plus souligné que, malgré l'énergie politique récemment déployée pour remettre la DCI sur ses rails et malgré les efforts de l'Union européenne dans le cadre du « Headline Goal »[6], « trop de gouvernements dépensent trop peu pour la défense, et trop de gouvernements gaspillent l'argent pour des capacités qui ne contribuent en rien à leur propre sécurité, à la sécurité de l'Europe » [7].

Mais la critique s’adresse aussi aux États-Unis, comme rappelé à de multiples occasions au début de cette année, et notamment à Munich les 2 et 3 février 2002 (à la Conférence annuelle internationale sur la sécurité) et quelques jours plus tard, le 19 février, au Parlement européen : les États-Unis aussi doivent faire plus, estime Robertson ; ils pourraient faciliter le processus de modernisation de la défense européenne, par exemple en relâchant des restrictions inutiles sur le transfert de technologie et la coopération industrielle et en libéralisant leur politique d'exportation.
Luc Mampaey, attaché de recherche au GRIP
http://209.85.229.132/search?q=cache:PG … mp;ct=clnk


« La stratégie militaire doit désormais être pensée en fonction de la couverture télévisuelle [car] si l’opinion publique est avec vous, rien ne peut vous résister ; sans elle, le pouvoir est impuissant. »
M. Michael K. Deaver

Hors ligne

 

#116 29-07-2009 23:54:56

davaro
Membre du forum
Date d'inscription: 29-05-2008
Messages: 1051

Re: Le PNAC Projet pour le Nouveau Siècle Américain

Concernant le dossier PNAC dans la rubrique "dossiers" de ReOpen911 , on ne comprend pas ce que c'est . un livre ? un document de travail de l'epoque ? une critique ? une fiction ? un article ?

une traduction ?  l'année ?  qui l'a ecrit ?

il manque quelque chose pour donner envie de cliquer sur le lien  et de le lire .

Penser aux premiers venus sur le site

Dernière modification par davaro (29-07-2009 23:55:51)

Hors ligne

 

#117 30-07-2009 02:19:34

onegus
Membre Actif
Date d'inscription: 23-06-2007
Messages: 1203
Site web

Re: Le PNAC Projet pour le Nouveau Siècle Américain

Groupe de réflexion néo-conservateur ? (neoconservative think tank)


"Listen to many, speak to a few." - William Shakespeare
------------------------------------
http://www.myspace.com/tour7
http://onegus.blogspot.com/

Hors ligne

 

#118 22-10-2009 08:30:43

ragondin
Membre de Soutien
Date d'inscription: 29-03-2007
Messages: 7349

Re: Le PNAC Projet pour le Nouveau Siècle Américain

Publication du PNAC le 10 septembre 2001
Un jour avant les attentats et l'annonce de Rumsfeld et le 2,3 trillons de dollars évaporés

http://www.resisttyranny.com/pnac/web.a … Sept17.pdf


August 2, 2001 http://www.newamericancentury.org/defense-20010802.htm
MEMORANDUM TO: OPINION LEADERS

FROM: TOM DONNELLY, Deputy Executive Director
Le groupe a également conclu que «compte tenu de cette quasi-certitude, les [Etats-Unis] doivent développer les moyens à la fois pour dissuader et à se défendre contre des actes hostiles à l'intérieur et venant de l'espace."

Dernière modification par ragondin (22-10-2009 08:35:21)


« La stratégie militaire doit désormais être pensée en fonction de la couverture télévisuelle [car] si l’opinion publique est avec vous, rien ne peut vous résister ; sans elle, le pouvoir est impuissant. »
M. Michael K. Deaver

Hors ligne

 

#119 18-03-2013 14:37:40

The_dalek
Nouveau membre du forum
Date d'inscription: 18-03-2013
Messages: 5

Re: Le PNAC Projet pour le Nouveau Siècle Américain

Bonjour

Voici déjà quelques temps que je m'interroge sur pas mal de points, non seulement sur le 11/09 mais sur un grand nombre d'autres évènements remontant relativement loin dans l'histoire.

Je ne suis pas un universitaire, un chercheur, un expert, un savant ou que sais je encore, je suis juste un modeste ouvrier titulaire d'un simple CAP/BEP, aussi je n'aurai jamais la prétention de faire la leçon a quiconque, j'admets sans aucune honte faire partie de ceux qui ont longtemps cru a la version officielle sans se poser plus de questions que ça.

Mais n'avoir aucun diplôme ni une intelligence particulièrement grande ne me semble pas une excuse pour refuser de voir ce qui saute aux yeux, au fil des années et a force de lire des informations venant de sources si nombreuses et différentes que l'aspect "théorie du complot" en devient un argument risible, j'ai acquis la certitude que le 11/09 est a ce jour la plus grave trahison d'un état envers son propre peuple.
Cela dit, le simple intérêt personnel ou gouvernemental m'a toujours paru léger, bien trop en tout cas pour un drame de cette ampleur, je me suis penché sur les implications et les ramifications de l'évènement.

Après des années d'informations diverses, je me suis rendu compte que les bénéficiaires de ces évènements étaient toujours les mêmes, que ce soit directement ou indirectement, même la famille Bush a fini par devenir non la base du projet mais juste un de ses nombreux rouages, juste un peu plus voyant que les autres.
En suivant ce fil, je me suis rendu compte que les grands gagnants du 11/09 n'étaient ni les USA ni aucun état mais des sociétés privées, toutes étant en rapport plus ou moins étroits avec de grands groupes bancaires, les mêmes groupes bancaires qui ont crée la réserve fédérale américaine, les grandes compagnies pétrolières et énergétiques, les grands laboratoires pharmaceutiques ainsi que les grands consortiums agroalimentaires.

Au final, j'ai fini par tomber sur un seul nom, nom peu connu du grand public et pourtant pas même caché, le groupe Bilderberg, j'ai cru a une erreur d'interprétation mais a force de comparaisons, je me suis rendu compte que tout, absolument tout s'imbriquait en un tableau trop clair pour n'être que le fruit d'une, deux, dix ou même un milliers de coïncidences.

Ma conclusion a ce point de ma réflexion est simple, le groupe Bilderberg est la base d'orientation d'un véritable plan de contrôle mondial par une élite auto proclamée dont les racines plongent dans les guerres napoléoniennes (il suffit de se renseigner sur les activités de la famille Rotschild en Angleterre a cette époque pour s'en rendre compte.

Le 11/09 est une étape dans la progression de ce plan selon moi, ce qui a été fait en utilisant le drame comme légitimation me semble clairement indiquer ça (attaque de l'Irak et de l'Afghanistan, Patriot act, etc).

Je tiens a préciser quand même que ce n'est pas une idée farfelue née d'un quelconque délire paranoïaque, j'ai refusé de croire a quelque chose d'aussi gros pendant longtemps, mais bon, quand c'est poilu, grand, jaune a rayures sombres, que ça a de longs crocs, des griffes et que ça fait le bruit d'un tigre, je ne peux quand même pas continuer a prétendre que c'est Pikachu


Un esprit critique c'est une tête qui cesse de se baisser et peut voir vraiment qui les maintient toutes courbées

Hors ligne

 

#120 18-03-2013 17:31:15

Mariflo
Membre du forum
Date d'inscription: 19-09-2009
Messages: 1212

Re: Le PNAC Projet pour le Nouveau Siècle Américain

Aaaah The_Dalek, si ça pouvait être aussi simple que ça (soupir) !!roll


A mon tour je fus effondré à la suite de ces révélations explosives !

Hors ligne

 

Pied de page des forums

Propulsé par PunBB
© Copyright 2002–2005 Rickard Andersson
Traduction par punbb.fr