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#1 03-11-2007 14:29:53

ragondin
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Le PNAC Projet pour le Nouveau Siècle Américain

Fondé au printemps 1997, le PNAC se définit comme une organisation militante non commerciale dont l'objectif est la promotion d'un American Global Leadership (Domination mondiale américaine). Le PNAC se place ainsi comme groupe de réflexion et d'influence, œuvrant à trouver et engager des moyens de prolonger au XXIe siècle la domination mondiale des États-Unis acquise depuis la Seconde Guerre mondiale, que ce soit dans les domaines politique, économique, culturel ou militaire. Son siège social de Washington DC se trouve d'ailleurs dans le même immeuble qu'une autre organisation défendant les intérêts des États-Unis, l'American Enterprise Institute

Parmi ses membres, se trouvent de nombreux politiciens néo-conservateurs, certains occupant de hautes fonctions au sein de l'administration et de l'actuel gouvernement américain : William Kristol (président du PNAC), Donald Rumsfeld (ex-secrétaire à la Défense), Paul Wolfowitz (Ex-président de la Banque Mondiale), Jeb Bush (frère de George W. Bush et gouverneur de Floride), Richard Perle, Richard Armitage, Dick Cheney (vice-président des États-Unis), Lewis Libby, William J. Bennett, Zalmay Khalilzad (ambassadeur des États-Unis en Irak), et Ellen Bork (femme du juge Robert Bork).

Idéologie 
Le PNAC fait partie d'un projet plus large, appelé New Citizenship Project (Projet pour une nouvelle citoyenneté), une organisation financée par la Bradley Foundation [1]. Ses opinions sont les suivantes :

La domination du monde par les États-Unis profite à la fois aux États-Unis et au reste du monde.
Cette domination nécessite l'usage de la force militaire, d'un jeu d'influence diplomatique et d'un engagement à des principes moraux.
Il incombe aux dirigeants des États-Unis, au niveau de la légitimité et de la responsabilité, de gérer cette domination mondiale.
Le gouvernement des États-Unis doit user de sa supériorité afin d'obtenir une autorité absolue par tout moyen nécessaire.

Propositions
Abandon des négociations sur la limitation des armements stratégiques.
Utilisation de la force militaire en cas d'échec de la diplomatie, à l'encontre de n'importe quel pays qui gênerait les intérêts et/ou objectifs des États-Unis.
Installation de bases militaires américaines sur l'ensemble du globe pour créer un Global Constabulary (police mondiale), imposant la volonté des États-Unis.
Modernisation des équipements militaires et augmentation du budget de l'armée des États-Unis à hauteur de 3,8% de son PIB.
Développement du National Missile Defense (programme de bouclier anti-missile) et poursuite de la stratégie de militarisation de l'espace.
(l'intégralité de ces propositions sont disponibles sur le site du PNAC.)


Controverse
Le rapport Rebuilding America's Defenses (Reconstruire les défenses de l'Amérique) [2], rédigé par les membres du PNAC en 2000, est un document de 90 pages qui porte sur la stratégie militaire des États-Unis. Ce texte présente une vaste analyse de la situation, ainsi qu'un ensemble de propositions. Du fait de son importance, tant par sa taille que par son influence, ce rapport équivaut à un programme politique. Une version en français est disponible sur [3].

« This is the new Mein Kampf. Only Hitler did not have nuclear weapons. It's the scariest document I've ever read in my life. » (Ceci est le nouveau Mein Kampf. La seule différence est que Hitler n'avait pas d'armes nucléaires. C'est le document le plus effrayant que j'ai jamais lu dans ma vie.) Docteur Helen Caldicott, 2000.

Cette comparaison sera souvent utilisée par les détracteurs du PNAC, notamment des organisations non gouvernementales pacifistes, des partis politiques, et d'autres associations citoyennes. Selon eux, les deux textes présentent de grandes similitudes, telles que ses objectifs (la domination du monde par un seul pays), ses rédacteurs (un mouvement politique radical accédant au pouvoir) ainsi que ses conséquences (ignorées et/ou sous-évaluées bien que le groupe au pouvoir envisage une dictature militaire mondiale). La différence, que souligne le docteur Helen Caldicott, est que Adolf Hitler ne disposait pas d'armes de destruction massive telles que des missiles intercontinentaux à têtes nucléaires, ce qui signifie que le PNAC est - potentiellement - beaucoup plus dangereux.

Selon les partisans des thèses du complot intérieur, les attentats du 11 septembre 2001 auraient pu être organisés par le gouvernement américain lui-même afin de pouvoir justifier ses opérations militaires depuis 2001 et faire voter des lois liberticides au nom de la lutte anti-terroriste. Ces thèses s'appuient, entre autres, sur des précédents historiques tels que l'opération Northwoods [4] ou l'incendie du Reichstag de 1933, de faux attentats terroristes permettant aux gouvernements des mesures extrêmes sous prétexte d'urgence et usant de la méthode de l'angoisse [5]. Le PNAC exposait ses plans, dans son rapport "Reconstruire les défenses de l'amérique" écrit en 2000 : "De plus, le processus de transformation [de la stratégie géopolitique américaine visant à établir une suprématie américaine pour le XXIe siècle], même si elle apportera un changement révolutionnaire, sera probablement long en l'absence d'un évènement catastrophique et catalyseur [d'opinion] - comme un nouveau Pearl Harbor."

Dernière modification par ragondin (03-11-2007 14:33:43)


« La stratégie militaire doit désormais être pensée en fonction de la couverture télévisuelle [car] si l’opinion publique est avec vous, rien ne peut vous résister ; sans elle, le pouvoir est impuissant. »
M. Michael K. Deaver

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#2 03-11-2007 15:01:29

ragondin
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Re: Le PNAC Projet pour le Nouveau Siècle Américain

En septembre 2000, avant la victoire de George W. Bush aux élections présidentielles, le PNAC avait publié un rapport fondamental, intitulé « Repenser les défenses de l’Amérique : Stratégies, forces et ressources pour un siècle nouveau », dans lequel le groupe déclarait clairement qu’attaquer Saddam n’était qu’un alibi pour asseoir la suprématie américaine : « Pendant des décennies, les États-Unis ont cherché à jouer un rôle plus permanent dans la sécurité de la région du Golfe. Si le conflit non résolu avec l’Irak fournit une justification immédiate, la nécessité d’une présence américaine forte dans le Golfe passe avant le problème du régime de Saddam Hussein» (p. 14). Le rapport préconisait une modernisation à grande échelle de l’armée, et estimait qu’une enveloppe annuelle de 15 à 20 milliards de dollars serait nécessaire pour transformer les forces américaines en une sorte de « super-force impériale», qui prendrait le commandement de la «révolution des affaires militaires». Cependant, le PNAC avait bien conscience des difficultés à affronter avant d’atteindre cet objectif : «Le processus de transformation sera probablement long, sauf événement catastrophique déclencheur, du genre d’un nouveau Pearl Harbor» (p. 21). Thomas Donnelly, principal auteur du rapport, travaille actuellement pour la société Lockheed Martin.


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#3 03-11-2007 15:32:00

ragondin
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Re: Le PNAC Projet pour le Nouveau Siècle Américain

http://newamericancentury.org/
Page d'accueil du site du PNAC


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#4 03-11-2007 21:32:51

ragondin
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Re: Le PNAC Projet pour le Nouveau Siècle Américain

http://img510.imageshack.us/img510/7638/84165764dp5.png
http://img510.imageshack.us/img510/7638/84165764dp5.cbd881be4d.jpg


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#5 04-11-2007 09:30:05

ragondin
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Re: Le PNAC Projet pour le Nouveau Siècle Américain

Le propos de cette première communication vous présente succintement le PNAC, Project for a New American Century
par Pierre Henri Bunel


Un groupe de réflexion essentiellement états-unien a rédigé un rapport qui a servi de base à la politique conduite par la Maison Blanche dès l’arrivée de « l’administration » George W. Bush & C° au pouvoir en 2000. Ce groupe se nomme le PNAC. Voici comment il se définit lui-même en préambule de son rapport :

Établi au printemps 1997, le "Project for the New American Century" [Projet pour un Nouveau Siècle Américain] est une organisation éducative, à but non-lucratif dont l’objet est de promouvoir la suprématie des États-Unis dans le monde. Ce projet est une initiative du Project for a New Citizenship [Projet pour une Nouvelle Citoyenneté]. William Kristol en est le président et Robert Kagan, Devon Gaffney Cross, Bruce P. Jackson et John R. Bolton en sont les directeurs. Gary Schmitt est le directeur général du Projet.

Le rapport de ce groupe de travail s’intitule Rebuilding America’s Defenses, Strategy, Forces and Resources For a New Century [rebâtir des défense de l’amérique, stratégie, forces armées et ressources pour le siècle qui commence ]
Les membres de ce groupe de réflexion ne font pas mystère de leur but : assurer la suprématie mondiale des États-Unis, ainsi que propager les valeurs et le mode de vie états-uniens à toute la planète.
Voici un extrait du rapport.

IDÉE MAÎTRESSE
Ce rapport trouve son idée maîtresse dans la conviction selon laquelle les États-Unis ont le devoir de chercher à préserver et à étendre leur prédominance mondiale en maintenant la suprématie de leurs forces militaires. Aujourd’hui, les États-Unis se trouvent dans des conditions stratégiques favorables qu’ils n’ont jamais connues dans le passé. Aucune autre grande puissance ne s’oppose à eux, ils ont la chance d’avoir des alliés riches, puissants et démocratiques dans toutes les parties du monde, ils connaissent la plus longue période d’expansion économique de leur histoire , et pratiquement tous les pays du monde ont adopté leurs principes politiques et économiques. Jamais au cours de l’histoire l’ordre sécuritaire du monde n’a autant coïncidé avec les intérêts et les idéaux des États-Unis. Le défi du siècle qui commence est de conserver et de renforcer cette « paix américaine ». Cependant, à moins de conserver une puissance militaire suffisante, les États-Unis laisseront passer cette occasion.
Or, au cours de la dernière décennie, l’incapacité à mettre sur pied une stratégie de sécurité adaptée aux nouvelles réalités ainsi qu’à réunir les moyens adaptés à l’ensemble des types de missions nécessaires à l’exercice de la prédominance mondiale des États-Unis a mis en danger croissant la paix américaine.
Le présent rapport tente de définir ces exigences [les moyens adaptés à la mission globale des États-Unis]. Il nous faut notamment :

Définir quatre missions fondamentales pour les forces armées des États-Unis qui doivent être en mesure de :
- défendre le territoire national,
- conduire et gagner des guerres de haute intensité sur plusieurs théâtres d’opérations simultanés,
- remplir des missions de maintien de l’ordre et formater l’environnement sécuritaire des zones essentielles,
- faire évoluer les forces armées des États-Unis pour tirer profit de la « révolution dans le domaine militaire ».

Pour être en mesure de remplir ces missions fondamentales il nous faut déployer des moyens militaires et budgétaires suffisants. Les États-Unis doivent notamment :
- Conserver la supériorité nucléaire stratégique en asseyant leur dissuasion nucléaire stratégique sur un tissu d’évaluations nucléaires globales qui prenne en compte tout le spectre des menaces actuelles et à venir sans se limiter à l’équilibre États-Unis – Russie.
- Restaurer les moyens en personnel pour les ramener du niveau actuel à celui qu’envisageait le concept de « Force de Base » esquissé par l’administration Bush  ce qui revient à faire passer les effectifs d’active de 1,4 à 1,6 millions de militaires.
- Redéployer les forces armées des États-Unis pour faire face aux réalités du XXIème siècle en les faisant glisser vers le Sud-Est de l’Europe et l’Asie du Sud-Est ainsi qu’en changeant le dispositif naval de façon à cadrer avec les préoccupations stratégiques des États-Unis en Extrême-Orient.

Voilà qui a le mérite d’être clair. Ce rapport de 90 pages en anglais détaille de nombreux aspects de ce qui doit guider la réorganisation militaire des États-Unis pour que le XXIème siècle soit bien un « nouveau siècle américain » - c’est-à-dire états-unien.

Ce document n’est que la partie émergée d’un iceberg énorme : la stratégie globale dont la Maison Blanche a pour charge de mettre en musique une partie. Si ce document du PNAC ne reflète qui l’aspect militaire de la stratégie des démiurges du monde nouveau, il met en avant des attendus intéressants en ce sens qu’ils soulignent d’entrée de jeu une faute d’analyse.

« Aujourd’hui, les États-Unis se trouvent dans des conditions stratégiques favorables qu’ils n’ont jamais connues dans le passé ».
Là, il faut décrypter en familier des situations militaires stratégiques. Que sont des conditions stratégiques ?
Lorsqu’on prépare un plan d’opération militaire, et nous l’avons vu c’est bien de cela qu’il s’agit pour la PNAC, la première des choses que l’on étudie, c’est le terrain. Pas de problème ici, c’est la Terre et son voisinage immédiat dans le système solaire. Ne riez pas, nous y reviendrons plus loin.
Ensuite on étudie les capacités de l’ennemi et ses possibilités d’action. Ensuite seulement, on envisage sa propre manœuvre.
En l’occurrence, nous sommes dans un cas particulier, si on se place du point de vue des stratèges du PNAC : les États-Unis sont totalement libres de leur action parce que :

« Aucune autre grande puissance ne s’oppose à eux ».
Le rapport paraît en 2000. les États-Unis de Clinton ont levé le pied sur les opérations militaires. Leur dernière aventure a été le bombardement de la Yougoslavie serbe et notamment de Belgrade. Après une période de collaboration aveugle, la presse fait son mea culpa ose le dire et les capitales européennes commencent à se dire qu’elles se sont fait avoir comme des "caves" par la Maison Blanche. La Russie a bien objecté contre les nouvelles « créativités adriatiques » de l’Otan, mais finalement laissé faire. Déjà, en Bosnie-Herzégovine les Russes et les Ukrainiens nous avaient accompagnés pour la mission Firm Endeavour. Les opérations de Bosnie-Herzégovine avaient montré la présence marquée de la branche dure de la Conférence islamique. Certes, la CIA voyait alors cette présence d’un bon œil, puisqu’elle allait même jusqu’à la collaboration avec l’Iran contre l’Otan. Tout ceci est déjà présent dans « Crimes de guerre à l’Otan » et dans « Menaces Islamistes », je n’y reviens pas. Mais, outre que la Russie de Poutine est montée en puissance, que l’Iran ne cède pas aux objurgations états-uniennes et que la Chine conduit son propre jeu, cette affirmation du rapport du PNAC semble totalement infondée. Aujourd’hui, tout le monde en est conscient. Pourtant, lorsque le rapport est sorti, nous n’étions que peu nombreux à oser le souligner et surtout on ne nous écoutait pas.

« ils ont la chance d’avoir des alliés riches, puissants et démocratiques dans toutes les parties du monde, »
Là encore, que de suffisance. Leurs collabos les plus actifs en Europe, ce sont les Allemands. Or, pour des raisons intérieures, la Bundeswehr n’a pas envoyé un seul soldat en Iraq lors de l’invasion de 2003. Parmi ces raisons intérieures, il en est une liée au rôle ancien que les Nations unies ont confié à la République Fédérale Allemande du temps de la guerre froide : celui de bons offices en Afghanistan. C’est l’Allemagne Fédérale qui était chargée de parler pour l’ONU aux divers protagonistes de la guerre entre les Soviétiques et les différents pouvoirs afghans. Donc les Allemands ont acquis une grande connaissance des Proche et Moyen Orients, connaissance absolument vierge de tout passé colonial dans la région. Je n’en dirais pas autant des relations entre l’Allemagne et la Turquie. Connaissant la question, échaudés par les mensonges sur le 11 septembre 2001, le chancelier allemand a refusé de se lancer dans une guerre contre l’Iraq pour laquelle les prétexte de la Maison Blanche étaient cousus de fil blanc.
On peut même dire que dans toutes les parties du monde, les États-Unis ont des alliés riches, puissants et démocratiques résolument opposés à les laisser délirer de façon débridée.

« ils connaissent la plus longue période d’expansion économique de leur histoire. »
Cela se discute. Cette richesse est fondée sur un leurre : le système bancaire mondial. Nous y reviendrons dans la partie de cet ouvrage consacré au système économique que veulent imposer les financiers transnationaux.

« et pratiquement tous les pays du monde ont adopté leurs principes politiques et économiques. »
Là, le délire est à son comble. Si de nombreux pays alliés des États-Unis vivent en système démocratique, fort peu ont adopté le système fédéral et aucun membre du Conseil de sécurité. Car il en est du fédéralisme comme de la démocratie : le fédéralisme de la Russie ne ressemble pas davantage à celui des États-Unis que la démocratie ruse ne ressemble à la démocratie états-unienne. Quant aux principes économiques états-uniens, il y a un monde entre ce qu’ils s’autorisent et ce qu’ils autorisent aux autres pays par l’intermédiaire de l’Organisation Mondiale du Commerce. Nous y reviendrons quand nous parlerons de leur mainmise sur l’économie mondiale.

Partant de ces fausses bases, le PNAC a contribué par ses travaux à l’élaboration de la politique néo-conservatrice que l’administration Bush & C° a tenté de mettre en œuvre au cours des deux mandats du président marionnette.

Les États-Unis se sont lancés depuis longtemps dans la « vraie guerre ». Et il s’agit d’un guerre de financiers conduite sur des principes d’économistes.

Et dans cette guerre, nous nous trouvons dans une situation curieuse. Le vieux monde, fort d’une histoire multimillénaire, a abouti à des régimes politiques divers. En Europe, la démocratie, c’est à dire la possibilité pour les citoyens de donner leur avis sur leurs propres affaires, est devenue le système général de gouvernement.
Reposant sur des constitutions – ou des règles analogues comme la Magna Carta au Royaume Uni – qui fixent les droits et devoirs des gouvernants et des gouvernés, les pays européens ont élaboré des codes du travail, des règles de solidarité et des arbitrages institutionnels qui ont empêché dans la mesure du possible les abus des uns envers les autres.
L’avènement de la société de consommation a déséquilibré le système en généralisant l’individualisme. Les nouvelles modes ont eu pour conséquence de faire reculer morale et éducation. Et au nom des droits individuels qui priment maintenant sur l’intérêt commun, de plus en plus de gens ont abusé des systèmes de solidarité.

Depuis son irruption sur la scène politique, le nouveau monde états-unien fait tout pour torpiller la primauté des États sur le marché, afin de faire disparaître les contrôles sur le monde financier. Son but est de remplacer les fruits de millénaires d’évolution par un modèle récent et triomphant qui a l’impudence de se croire universel. Or, ce modèle qui n’a deux-cent quarante ans au moment où j’écris n’a pas encore atteint sa maturité. La constitution états-unienne, fondée sur les principes des philosophes des lumières, n’a pas empêché la société néo-américaine de déraper vers un matérialisme débridé qui met à terme en danger toute la survie de la Planète.

Car ce que l’administration Bush & C° a présenté comme la lutte du bien contre le mal ou le choc des civilisations existe bien. Seulement cet affrontement ne revêt pas la réalité que voudrait nous imposer le mensonge publicitaire et propagandiste que véhicule la Maison Blanche pour le compte de ses commanditaires :
Le vrai antagonisme se situe entre une vision humaniste et une vision matérialiste des choses.
Ce point est suffisamment important pour donner lieu à plus ample développement.

Cette politique des néo-conservateurs ne plaît pas à tous les Etats-uniens. Elle va tellement contre toute morale, qu'lle choque les gens honnêtes plutôt rigoristes des Etats-Unis.

Mais elle ulcère aussi les "vieux" peuples, parmi lesquels les arabes, les Perses, les Chinois, pour ne citer qu'eux.

Au Pentagone, l'aile occidentale - celle qui a étét frappée - était en cours de travaux pour y installer le commandement d'un nouvelle armée : l'Armée de l'Espace.

Les forces armées états-uniennes, comme celles de tous les pays ayant une certaine puissance, comportent trois armées, une marine, une armée de Terre et une armée de l'Air.

Le gouvernement Bush avait la tâche, à la suite des préparations des administrations Reagan, Bush 1er, et Clinton - qui avait un peu levé le pied sur le sujet -, de concratiser l'instauration de cette nouvelle armée de l'Espace qui allait contrevenir à tous les traités internationaux en mettant dans un avenir proche des armes offensives en orbite autour de la Terre.

Nous verrons pourquoi et comment dans une prochaine communication.

Je vous parlerai alors des "complots" qui ont conduit à la réunion de l'ONU à Durban sur le racisme, à l'assassinat de Massoud, trois jours avant le 11 Septembre, et surtout du fait qu'il fallait à tout prix un "Nouveau Pearl Harbor" pour pouvoir lancer la politique offensive états-unienne dont le PNAC avait besoin.

Je ne saurais assez, à ce propos, vous conseiller de lire le livre de David Ray Griffin Le nouveau Pearl Harbor, publié en 2006 aux Editions Demi-Lune

A bientôt.
Pierre-Henri BUNEL


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#6 21-11-2007 14:57:45

ragondin
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Re: Le PNAC Projet pour le Nouveau Siècle Américain

http://fr.wikipedia.org/wiki/William_Kristol
William Kristol
Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : Navigation, Rechercher
William « Bill » Kristol (né le 23 décembre 1952 à New York) est un journaliste, éditorialiste américain néo-conservateur, partisan passionné d'Israël, de la puissance américaine et du renforcement de la présence américaine au Moyen-Orient.

Bill Kristol est le fils d'Irving Kristol, il fut d'abord un militant trotskyste avant de devenir l'un des fondateurs du mouvement néo-conservateur.

Bill Kristol est diplômé d'Harvard en science politique. C'est à Harvard qu'il rencontre Alan Keyes, un républicain noir ultra-conservateur et candidat aux primaires républicaines de 2000.

Après avoir enseigné la philosophie politique à l'université de Pennsylvanie, Kristol rejoint l'administration de Ronald Reagan en 1985 comme chef de cabinet du secrétaire à l'éducation, William Bennett puis comme chef de cabinet du vice-président Dan Quayle dans l'administration de George H. W. Bush.

Après la grande victoire républicaine au Congrès en 1994, Kristol se joint au néo-conservateur John Podhoretz et à Rupert Murdoch pour lancer un journal périodique conservateur intitulé « The Weekly Standard ».

En 1997, il fonde avec Robert Kagan, un Think tank néo-conservateur intitulé « Projet pour un nouveau siècle américain » (Project for the New American Century - PNAC). Ils sont tous deux à l'origine de l'appel à Bill Clinton pour une action militaire en Irak afin de protéger les intérêts vitaux des États-Unis dans le Golfe.

Kristol est également membre du centre de recherche conservateur « American Enterprise Institute ».

En 2003, Bill Kristol fut l'un des avocats de l'invasion de l'Irak et du renversement de Saddam Hussein comme préalable à une recomposition et à une démocratisation au Moyen-Orient (théorie des dominos).

En 2005, Kristol participa à la rédaction du discours de la seconde investiture de George W. Bush.

Il est aujourd'hui encore président du PNAC, éditeur du Weekly Standard et chroniqueur politique régulier sur la chaîne d'information Fox News.

Bill Kristol est marié à Susan Scheinberg. Ils ont 3 enfants.


Citation  [modifier]
"Vive la France" - Titre de l'éditorial de Bill Kristol au moment du rejet par les Français du Traité établissant une Constitution pour l'Europe consultés par référendum le 29 mai 2005


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#7 21-11-2007 14:59:42

ragondin
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Re: Le PNAC Projet pour le Nouveau Siècle Américain

Robert Kagan
Un article de Wikipédia
http://fr.wikipedia.org/wiki/Robert_Kagan

Biographie (1958 - ) 
Robert Kagan (26 septembre 1958) est un politologue américain, chef de file des néo-conservateurs et confondateur avec William Kristol du think tank Project for the New American Century (PNAC). Il est membre du Council on Foreign Relations.

Il est à l'orgine de la lettre du 26 janvier 1998 envoyé à Bill Clinton pour lui demander de mener une autre politique en Irak consistant à renverser Saddam Hussein pour préserver les intérêts américains dans le Golfe.

Kagan fut en 1983 le conseiller en politique étrangère du républicain Jack Kemp et l'auteur des discours du secrétaire d'état George Shultz en 1984-85, dans l'administration de Ronald Reagan. Il est expert au Carnegie Endowment for International Peace.[1] et au German Marshall Fund of the United States.[2]

Kagan est un éditorialiste occasionnel du New Republic, de Policy Review, du Washington Post, et du journal néo-conservateur Weekly Standard.

Analyste néo-conservateur en politique étrangère, Robert Kagan vit aujourd'hui à Bruxelles avec sa famille. Il est peut-être plus connu en Europe et en France qu'aux États-Unis.


Bibliographie 
La Puissance et la Faiblesse, 2003, (ISBN 2259198554)
Les revers de la puissance, 2004, (ISBN 2259200680)

Dernière modification par ragondin (21-11-2007 15:01:01)


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#8 26-11-2007 19:23:38

ragondin
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Re: Le PNAC Projet pour le Nouveau Siècle Américain

Exhibit A
http://prisonersofthecave.blogspot.com/ … ibita.html
The Weapons of Mass Deception
Imaginez un groupe exactement identique en Allemagne - comment ces documents et que leurs auteurs ont mesuré à Nuremberg où le Procureur général, les Etats-Unis d'Amérique, de pendre la nazie pour les crimes d'envahir d'autres pays, de "goosestep [ant] le Herrenvolk Par delà les frontières "?
Merci d'utiliser un moteur de recherche sur Internet comme Google, et surtout l'utilisation Wikipédia grass-roots encyclopédie, à la recherche de chacun de ces 118 publics les noms et pour en apprendre davantage sur leurs origines, leurs professions, leur philosophie, et la confluence de leurs intérêts dans le sionisme Et "The Iron Triangle", à rendre manifeste qui, et quelles sont leurs prédominance shill pour tous, et pour quelle cause est le sang d'Amérique du fils et les filles d'être déversées pour l'humanité tout entière et une à l'extérieur de la rives de l'Amérique pour être tuée.
Veuillez ajouter à ces noms, ceux de Zbigniew Brzezinski - la pragmatique, comme étant l'auteur de la Nouvelle Mein Kampf pour la New American Century; Leo Strauss - la fin politique et philosophe héritier de Machiavel, que la idéologique mentor et parrain des néo-conservateurs; Irving Kristol - et le disciple, Strauss, comme les hauts Fellow à l'AEI influents, et certains prétendent que le père de l'immédiat contemporain neoconservatism, mais certainement en tant que parent de William Kristol PNAC qui a fondé avec l'argent de Rupert Murdoch.  Les deux Ronald Reagan et de George W. Bush fils, a acquis des dizaines de penseurs et faiseurs de AEI qui ont apporté avec eux la Straussian philosophie de la tromperie en politique, et les impératifs moraux de l'hégémonie américaine dans le monde - le coût et les conséquences pour les autres est sans importance.  Cela a été amplement assisté à la destruction de la société afghane au cours de la guerre par procuration avec l'URSS, dont la plus grande partie de la fondements idéologiques, la réflexion stratégique, tactique et exécution venaient de l'AEI affiliés penseurs.  AEI cache à la vue des Américains, comme la planification des politiques publiques "groupe de réflexion" depuis 1943, et de la philosophie chérit exactement énoncés par George F. Kennan qui est cité dans le Chapitre 1.
Est-ce que les Américains veulent continuer à abriter leurs supercriminal superterrorists sous légalisme et attendre d'être vaincus comme le IIIe Reich, qui a fait exactement ce qu'il est: leur tyrannie sur le monde a également été la politique officielle de l'État nazis, seulement leur crédule peuple allemand ne savait pas .  Eh bien, je suis pour vous apporter cette connaissance et j'attends un Robert Jackson au cours des vaincus qui proclamera, ce qui a proclamé l'original avant qu'il accrocher: "Les plans d'Adolf Hitler pour agression sont tout aussi secrète que Mein Kampf, dont plus de Six millions d'exemplaires ont été publiés en Allemagne. "
Si seulement tous ces brillants hectoring hégémoniques pourraient travailler dans l'espace idéologique de Luke Skywalker, ou d'évacuer tous leurs aspirations impériales sionistes fantasmes et de détournement d'autres peuples et leurs nations à créer un "Zion qui s'allume tout le monde" par écrit science-fiction Romans comme Isaac Asimov.  Ils semblent déjà être mise en œuvre ses thèmes d'opprimer et de manipulation par la réflexion sociale et le contrôle de conformité de l'intérieur des prisons qui n'appellent pas ouvertement totalitaires de contrôle parfait prisonniers de la grotte dont les chaînes sont invisibles, mais néanmoins toujours là.  Comme Asimov, en écrivant romans de science-fiction plutôt que de doctrines et de philosophies politiques, ils peuvent jouir d'une beaucoup plus grande toile et de nombreux univers à conquérir, avec le plus grand nombre d'affrontements entre les civilisations et les lignes de faille, ils peuvent manger, et de la vie - parfois avec une foule de guerres D'autres étrangers "et moins peuples sang jusqu'à la fin des temps.  Mais sur terre, et dans les docks, avec de vrais peuples "du sang sur les mains, ils se ressemblent seulement Eichmann.


Déclaration de principes, le 3 juin 1997 (A1 25)
(Http://www.newamericancentury.org/state … ciples.htm)
PNAC fondateurs, William (Bill) Kristol et Robert Kagan, fondé 1997.

Elliot Abrams Gary Bauer William J. Bennett Jeb Bush
Dick Cheney Eliot A. Cohen Midge Decter Paula Dobriansky Steve Forbes
Aaron Friedberg, Francis Fukuyama, Frank Gaffney Fred C. Ikle
Donald Kagan Zalmay Khalilzad I. Lewis Libby Norman Podhoretz
Dan Quayle Peter W. Rodman Stephen P. Rosen, Henry S. Rowen
Donald Rumsfeld Vin Weber George Weigel Paul Wolfowitz


Lettre au Président Clinton sur l'Iraq le 26 janvier 1998 (A2 18)
(Http://www.newamericancentury.org/iraqclintonletter.htm)

Elliott Abrams Richard L. Armitage William J. Bennett
Jeffrey Bergner John Bolton Paula Dobriansky
Francis Fukuyama, Robert Kagan Zalmay Khalilzad
William Kristol Richard Perle Peter W. Rodman
Donald Rumsfeld, William Schneider, Jr. Vin Weber
Paul Wolfowitz, R. James Woolsey Robert B. Zoellick


CPSG Lettre au Président Clinton le 19 février 1998 (A3 40)
(Http://www.centerforsecuritypolicy.org/ … de=01-D_76)


Hon.  Stephen Solarz
Ancien membre, Foreign Affairs Committee, US House of Representatives      Hon.  Richard Perle
Resident Fellow, American Enterprise Institute, ancien secrétaire adjoint à la Défense      Hon.  Elliot Abrams
Président, Ethics & Public Policy Center; Ancien Secrétaire d'État adjoint
Richard V. Allen
Ancien conseiller pour la sécurité nationale      Hon.  Richard Armitage
Président, Armitage Associates LC; Ancien secrétaire adjoint à la Défense      Jeffrey T. Bergner
Président, Bergner, Bockorny, Clough & Brain; Ancien Directeur du personnel, Senate Foreign Relations Committee
Hon.  John Bolton
Senior Vice President, American Enterprise Institute, l'ancien Secrétaire d'État adjoint      Stephen Bryen
Former Deputy Assistant Secretary de la défense      Hon.  Richard Burt
Président, IEP Advisors, Inc; ancien ambassadeur américain en Allemagne; Ancien secrétaire d'Etat adjoint pour les affaires européennes
Hon.  Frank Carlucci
Ancien Secrétaire à la Défense
Hon.  Juge William Clark
Ancien conseiller pour la sécurité nationale      Paula J. Dobriansky
Vice President, Directeur du Bureau de Washington, au Council on Foreign Relations; Ancien membre, NSC
Doug Feith
Managing Attorney, Feith & Zell, PC, ancien sous-secrétaire adjoint à la Défense pour les négociations de politique      Frank Gaffney
Directeur du Center for Security Policy; Former Deputy Assistant Secretary de la défense pour les forces nucléaires      Jeffrey Gedmin
Directeur exécutif, New Atlantic Initiative, Research Fellow, American Enterprise Institute
Hon.  Fred C. Ikle
Ancien sous-secrétaire à la Défense      Robert Kagan
Senior Associate, Carnegie Endowment for International Peace,      M. Zalmay Khalilzad
Directeur de la Stratégie et de la doctrine, RAND Corporation
Sven F. Kraemer
Ancien Directeur du contrôle des armements, le Conseil de la sécurité nationale      William Kristol
Editor, The Weekly Standard
Michael Ledeen
Resident Scholar, American Enterprise Institute; Ancien conseiller spécial auprès du Secrétaire d'Etat
Bernard Lewis
Professeur émérite du Moyen-Orient et ottomane Studies, Princeton Univ.      Frederick R. amiral L. Lewis
US Navy, à la retraite
Maj Gen Jarvis Lynch
US Marine Corps, retraité

Hon.  Robert C. McFarlane
Ancien conseiller pour la sécurité nationale      Joshua Muravchik
Resident Scholar, American Enterprise Institute      Robert A. Pastor
Ancien adjoint spécial au Président Carter pour les Affaires interaméricaines
Martin Peretz
Rédacteur en chef, The New Republic      Roger Robinson
Ancien Directeur des affaires économiques internationales, Conseil national de sécurité      Peter Rodman
Directeur des Programmes de la sécurité nationale, Nixon Centre pour la paix et la liberté; Former Director, Policy Planning Staff, US Department of State
Hon.  Peter Rosenblatt
Ancien ambassadeur aux territoires sous tutelle du Pacifique      Hon.  Donald Rumsfeld
Ancien Secrétaire à la Défense
Gary Schmitt
Directeur exécutif, le Projet pour le nouveau siècle américain, ancien directeur exécutif, le Président du Conseil consultatif de renseignements étrangers
Max Singer
Président, le Potomac Organisation; ancien président de l'Hudson Institute      Hon.  Helmut Sonnenfeldt
Guest Scholar, The Brookings Institution, l'ancien Conseiller, US Department of State      Hon.  Caspar Weinberger
Ancien Secrétaire à la Défense

Leon Wienseltier
Literary Editor, The New Republic      Hon.  Paul Wolfowitz
Dean, Johns Hopkins SAIS; ancien sous-secrétaire à la Défense      David Wurmser
Director, Middle East Program, AEI; Research Fellow, AEI
Dov S. Zakheim
Ancien sous-secrétaire adjoint à la Défense        



Lettre à Gingrich et Lott sur l'Iraq le 29 mai 1998 (A4 17)
(Http://www.newamericancentury.org/iraqletter1998.htm)

Elliot Abrams William J. Bennett Jeffrey Bergner
John R. Bolton Paula Dobriansky Francis Fukuyama, Robert Kagan
Zalmay Khalilzad William Kristol Richard Perle Peter Rodman
Donald Rumsfeld, William Schneider, Jr. Vin Weber Paul Wolfowitz
R. James Woolsey Robert B. Zoellick


Rebuilding America's Défenses Septembre 2000 (A5 27)
(Http://www.newamericancentury.org/Rebui … fenses.pdf)


Roger Barnett
US Naval War College
Alvin Bernstein
National Defense University
Stephen Cambone
National Defense University

Eliot Cohen
Nitze School de Advanced International
Studies, Johns Hopkins University      Devon Cross Gaffney
Donors' Forum pour les affaires internationales      Thomas Donnelly
Projet pour la New American Century
David Epstein
Bureau du Secrétaire de la Défense,
Net Assessment
David Fautua
Lieutenant colonel de l'US Army
Dan Goure
Centre for Strategic and International Studies
Donald Kagan
Université de Yale
Fred Kagan
U. S. Académie militaire de West Point      Robert Kagan
Dotation Carnegie pour la paix internationale
Robert Killebrew
Col, USA (Ret.)
William Kristol
The Weekly Standard
Mark Lagon
Senate Foreign Relations Committee
James Lasswell
GAMA Corporation
I. Lewis Libby
Dechert Price & Rhoads
Robert Martinage
Centre for Strategic and Budgetary
Évaluation

Phil Meilinger
US Naval War College
Mackubin Owens
US Naval War College
Steve Rosen
Université de Harvard

Gary Schmitt
Projet pour la New American Century      Abram Shulsky
La RAND Corporation
Michael Vickers
Centre for Strategic and Budgetary
Évaluation

Barry Watts
Northrop Grumman Corporation
Paul Wolfowitz
Nitze School de Advanced International
Studies, Johns Hopkins University      Dov Zakheim
Système de planification Corporation



Lettre au Président Bush sur la guerre contre le terrorisme le 20 septembre 2001 (A6 41)
(Http://www.newamericancentury.org/Bushletter.htm)

William Kristol
Richard V. Allen Jeffrey Bell Gary Bauer William J. Bennett
Rudy Boshwitz Jeffrey Bergner Eliot Cohen Seth Cropsey
Midge Decter Thomas Donnelly Nicholas Eberstadt Hillel Fradkin
Aaron Friedberg, Francis Fukuyama, Frank Gaffney Jeffrey Gedmin
Reuel Marc Gerecht Charles Hill Bruce P. Jackson Eli S. Jacobs
Michael Joyce Donald Kagan Robert Kagan Jeane Kirkpatrick
Charles Krauthammer John Lehman Clifford Mai Martin Peretz
Richard Perle Norman Podhoretz Stephen P. Rosen Randy Scheunemann
Gary Schmitt William Schneider, Jr Richard H. Shultz Henry Sokolski
Stephen J. Solarz Vin Weber Leon Wieseltier Marshall Wittmann


Lettre au Président Bush sur Israël, Arafat et la guerre contre le terrorisme, le 3 avril 2002 (A7 34)
(Http://www.newamericancentury.org/Bushletter-040302.htm)

William Kristol
Ken Adelman Jeffrey Bell Gary Bauer William J. Bennett
Ellen Bork Linda Chavez Eliot Cohen, Midge Decter
Thomas Donnelly Nicholas Eberstadt Hillel Fradkin Frank Gaffney
Jeffrey Gedmin Reuel Marc Gerecht Charles Hill Bruce P. Jackson
Donald Kagan Robert Kagan John Lehman Tod Lindberg
Rich Lowry Clifford Mai Joshua Muravchik Martin Peretz
Richard Perle Daniel Pipes Norman Podhoretz Stephen P. Rosen
Randy Scheunemann Gary Schmitt William Schneider, Jr Marshall Wittmann
R. James Woolsey


Déclaration sur Irak après la guerre le 19 mars 2003 (A8 26)
(Http://www.newamericancentury.org/iraq-20030319.htm)

Ronald Asmus Max Boot Eliot Cohen, Frank Carlucci
Ivo H. Daalder Thomas Donnelly Peter Galbraith Jeffrey Gedmin
Robert S. Gelbard Reuel Marc Gerecht Charles Hill Martin S. Indyk
Bruce P. Jackson, Robert Kagan Craig Kennedy William Kristol
Tod Lindberg Will Marshall Joshua Muravchik Danielle Pletka
Dennis Ross Randy Scheunemann Gary Schmitt Walter Slocombe
James B. Steinberg R. James Woolsey




Renvoi Liste des sionistes Neocons et les Documents ils Signé
Aaron Friedberg A1 A6
Abram Shulsky A5
Alvin Bernstein A5
Barry Watts A5
Bernard Lewis A3
Bruce P. Jackson A6 A7 A8
Caspar Weinberger A3
Charles Hill A6 A7 A8
Charles Krauthammer A6
Clifford Mai A6 A7
Craig Kennedy A8
Dan Goure A5
Dan Quayle A1
Daniel Pipes A7
Danielle Pletka A8
David Epstein A5
David Fautua A5
David Wurmser A3
Dennis Ross A8
Gaffney Devon Cross A5
Dick Cheney A1
Donald Kagan A1 A5 A6 A7
Donald Rumsfeld A1 A2 A3 A4
Doug Feith A3
Dov S. Zakheim A3 A5
Eli S. Jacobs A6
Eliot A. Cohen A1 A5 A6 A7 A8
Ellen Bork A7
Elliot Abrams A3 A4
Elliott Abrams A1 A2
Francis Fukuyama A1 A2 A4 A6
Frank Carlucci A3 A8
Frank Gaffney A1 A3 A6 A7
Fred C. Ikle A1 A3
Fred Kagan A5
Frederick L. Lewis A3
Gary Bauer A1 A6 A7
Gary Schmitt A3 A5 A6 A7 A8
George Weigel A1
Helmut Sonnenfeldt A3
Henry S. Rowen A1
Henry Sokolski A6
Hillel Fradkin A6 A7
I. Lewis Libby A1 A5
Ivo H. Daalder A8
James B. Steinberg A8
James Lasswell A5
Jarvis Lynch A3
Jeane Kirkpatrick A6
Jeb Bush A1
Jeffrey Bell A6 A7
Jeffrey Bergner A2 A4 A6
Jeffrey Gedmin A3 A6 A7 A8
Jeffrey T. Bergner A3
John Bolton A2 A3
John Lehman A6 A7
John R. Bolton A4
Joshua Muravchik A3 A7 A7
Ken Adelman A7
Leon Wienseltier A3 A6
Linda Chavez A7
Mackubin Owens A5
Mark Lagon A5
Marshall Wittmann A6 A7
Martin Peretz A3 A6 A7
Martin S. Indyk A8
Max Boot A8
Max Singer A3
Michael Joyce A6
Michael Ledeen A3
Michael Vickers A5
Midge Decter A1 A6 A7
Nicholas Eberstadt A6 A7
Norman Podhoretz A1 A6 A7
Paul Wolfowitz A1 A2 A3 A4 A5
Paula J. Dobriansky A1 A2 A3 A4
Peter Galbraith A8
Peter Rosenblatt A3
Peter W. Rodman A1 A2 A3 A4
Phil Meilinger A5
R. James Woolsey A2 A4 A7 A8
Randy Scheunemann A6 A7 A8
Reuel Marc Gerecht A6 A7 A8
Rich Lowry A7
Richard Burt A3
Richard H. Shultz A6
Richard L. Armitage A2 A3
Richard Perle A2 A3 A4 A6 A7
Richard V. Allen A3 A6
Robert A. Pastor A3
Robert B. Zoellick A2 A4
Robert C. McFarlane A3
Robert Kagan A2 A3 A4 A5 A6 A7 A8
Robert Killebrew A5
Robert Martinage A5
Robert S. Gelbard A8
Roger Barnett A5
Roger Robinson A3
Ronald Asmus A8
Rudy Boshwitz A6
Seth Cropsey A6
Stephen Bryen A3
Stephen Cambone A5
Stephen J. Solarz A3 A6
Stephen P. Rosen A1 A6 A7
Steve Forbes A1
Steve Rosen A5
Sven F. Kraemer A3
Thomas Donnelly A5 A6 A7 A8
Tod Lindberg A7 A8
Vin Weber A1 A2 A4 A6
Walter Slocombe A8
Will Marshall A8
William Clark A2 A3
William J. Bennett A1 A2 A4 A6 A7
William Kristol A2 A3 A4 A5 A7 A8
William Schneider, Jr. A2 A4 A6 A7
M. Zalmay Khalilzad A1 A2 A3 A4


« La stratégie militaire doit désormais être pensée en fonction de la couverture télévisuelle [car] si l’opinion publique est avec vous, rien ne peut vous résister ; sans elle, le pouvoir est impuissant. »
M. Michael K. Deaver

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#9 29-11-2007 10:20:44

ragondin
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Re: Le PNAC Projet pour le Nouveau Siècle Américain

George Schultz s’attaque à la démographie galopante du Moyen Orient
17 août 2006 - 00:00
www.solidariteetprogres.org/spip/articl … ticle=2351

George Schultz, le contrôleur de Dick Cheney et l’homme qui a sélectionné à l’origine les membres de l’Administration Bush, a dévoilé le fond de sa pensée dans la livraison d’août/septembre de Policy Review, la revue de la Hoover Institution. L’article, intitulé « Maintenir notre détermination », est écrit à partir d’un discours de Schultz à la Woodrow Wilson School de l’université de Princeton. Rappelons ici que ce sont le Princeton Project on National Security, avec le Rohatyn Center for International Affairs de Middlebury College, et la Woodrow Wilson School of Public and International Affairs de Princeton qui furent les co-organisateurs de la conférence de 2004 pour promouvoir auprès de l’opinion américaine l’idée d’une privatisation croissante de l’armée et des forces de sécurité américaines.

Au moment précis où le monde se précipite vers un krach financier doublé d’un début de conflit mondial de type asymétrique, cet article dévoile l’état d’esprit d’un des opposants les plus acharnés de la pensée et du courant de LaRouche. Dès les premiers paragraphes, Schultz y revendique son attachement à la doctrine de « prévention, préemption et riposte active. » Dans un discours très similaire à celui de Cheney, Schultz se plaint que « depuis l’époque de la guerre du Vietnam et depuis le Watergate, nous avons nous-mêmes, morceau par morceau, dénigré, démantelé, et mis en danger jusqu’à l’extrême nos capacités de renseignement. » Il attaque ensuite le New York Times pour avoir mis en péril la guerre contre le terrorisme par sa dénonciation des mesures de l’Administration Bush de mise sous écoute illicite de citoyens américains. Enfin, s’inscrivant dans la tradition du malthusianisme fascisant de Bertrand Russell, il affirme sans honte que « les pays du Moyen Orient connaissent des taux de fertilité qui font sortir leurs populations de tout contrôle, avec un grand nombre de jeunes inoccupés dont les existences sont détachées du type de réalité qu’exige l’acte de travailler. » Comme si tout cela n’était pas encore assez explicite, Schultz écrit dans la dernière section, sous le titre « jardinage » (sic) que « L’idée, c’est d’arracher les mauvaises herbes quand elles sont petites afin de développer un agenda de travail qui sera utile aux deux camps. » Selon LaRouche, ceci ne constitue rien de moins qu’un appel à l’infanticide.

Dans son discours de Princeton, Schultz dit aussi qu’« Il ne faudrait pas négliger le fait que nous sommes en guerre, et que nous allons continuer à l’être pour longtemps » ; « Ce à quoi nous sommes confrontés » dit-il, « ressemble plus à la situation de la guerre froide, qui s’est prolongée pendant des décennies. »

Structurant son discours en trois phases - la phase passive de 1970 jusqu’au 11 septembre, le 11 septembre, et l’après 11 septembre, c’est-à-dire la phase réactive actuelle - Schultz prétend que la politique américaine commence a montrer ses fruits : « aider des éléments décents au Moyen Orient à transformer toute la région ». Selon lui « il y a eu un changement majeur pendant la dernière année, avec les peuples de la région qui ont commencé à se rendre compte qu’ils devaient cesser de se considérer comme des victimes d’un monde dirigé de l’extérieur par les Etats-Unis, et qu’ils devaient faire face à leurs propres éléments terroristes, dictatoriaux et aux fanatiques religieux ; qu’ils devaient répondre aux besoins de changement de la région vers la démocratie, les droits des femmes et la liberté de l’information. »


« La stratégie militaire doit désormais être pensée en fonction de la couverture télévisuelle [car] si l’opinion publique est avec vous, rien ne peut vous résister ; sans elle, le pouvoir est impuissant. »
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#10 29-11-2007 12:40:56

ragondin
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Re: Le PNAC Projet pour le Nouveau Siècle Américain

La Hoover Institution, archives réservées aux Républicains
www.voltairenet.org/article15342.html

Fondée à l’université de Stanford par l’ancien président Herbert Hoover, l’institution qui porte son nom a constitué une gigantesque bibliothèque sur les guerres du XXe siècle et les régimes communistes. Financée par de grandes entreprises, employant de nombreux pontes du Parti républicain, cet institut universitaire ambitionne de mettre la recherche scientifique au service de la défense du « système américain ». Après avoir organisé la formation des parlementaires républicains, les meilleurs professeurs de la Hoover et la doyenne de Stanford, Condoleezza Rice, ont constitué le groupe des « Vulcains » et formé George W. Bush.

26 octobre 2004
Nouvelle Guerre froide : la stratégie antirusse
Think tanks : la fabrique d’argumentaires

   
En 1919, Herbert Hoover créa, à l’université de Stanford où il enseignait, une bibliothèque consacrée aux causes et conséquences de la Première Guerre mondiale, incluant la révolution russe. Quelques années plus tard, Hoover devait être élu président des États-Unis d’Amérique sous l’étiquette du Parti républicain. Lors de sa prise de fonction, en 1928, cet idéologue s’illustra par des déclarations fracassantes sur le miracle économique et la victoire prochaine contre la pauvreté. Quelques mois plus tard, c’était la Grande dépression, l’effondrement économique des États-Unis et la fin d’une certaine forme de capitalisme.

Dès sa création, la bibliothèque Hoover fut marquée par la personnalité de son fondateur. Cette institution académique est placée au service du Parti républicain. Elle s’enracine dans l’étude du conflit qui propulsa les États-Unis sur la scène européenne et sur la révolution bolchevique. Elle professe un enthousiasme de principe pour le capitalisme spéculatif malgré ses échecs historiques.

Herbert HooverHoover dota sa bibliothèque de 50 000 dollars et la Fondation Rockefeller finança son fonctionnement. Pendant deux décennies, des acheteurs furent dépêchés dans toute l’Europe pour acquérir plus d’un million et demi de documents, incluant des fonds sur la fin du tsarisme, les premiers gouvernements soviétiques, les conférences de paix, la SDN etc. Une tour fut construite pour abriter ces trésors. Elle fut inaugurée, en 1941, à l’occasion du cinquantième anniversaire de l’université de Stanford.
En 1946, la bibliothèque commença à engager des chercheurs pour exploiter son fonds. Hoover, qui s’était installé à New York, fit don de sa maison de Stanford pour qu’elle devienne la résidence du recteur de l’université. Il leva des fonds à la fois pour la bibliothèque et pour l’université, de sorte qu’à terme cette dernière devint une institution au service du Parti républicain. En 1957, la bibliothèque se transforma en centre de recherche prenant le nom de Hoover Institution on War, Revolution and Peace (Institut Hoover sur la guerre, la révolution et la paix).

En 1960, Herbert Hoover, alors âgé de 86 ans, débaucha un des directeurs de l’American Enterprise Institute, W. Glenn Campbell, pour en faire celui de son institut. Il lui demanda de publier des études pour « démontrer le caractère démoniaque des doctrines de Karl Marx, que ce soit le communisme, le socialisme, le matérialisme économique ou l’athéisme, afin de protéger le mode de vie américain de ces idéologies, de leurs complots, et de réaffirmer la validité du système américain » [1].

Pendant trente-quatre ans, sous la houlette de Campbell, l’institut devint la référence académique des Républicains, employant des dizaines de chercheurs à plein temps et produisant des centaines d’études sur les bienfaits de la libre entreprise, les crimes du communisme, et les besoins de la sécurité nationale.

Glenn CampbellSous les présidences républicaines de Richard Nixon et Gerald Ford, Campbell siégea à la Commission des attachés de la Maison-Blanche (Commission on White House Fellows) qui engage et forme durant une année les jeunes collaborateurs des services de la présidence. Il siégea également au Bureau national des sciences (National Science Board), sorte d’académie consultative auprès du Congrès. Sous la présidence, toujours républicaine, de Ronald Reagan, il présida la Commission de supervision du renseignement (Intelligence Oversight Board). C’est à cette époque que la Hoover Institution tissa des liens avec la CIA.

La bibliothèque recueillit les archives de Friedrich von Hayek et de la Société du Mont-Pèlerin. Elle offrit le gîte, le couvert et de grasses rémunérations aux économistes pseudo-libéraux.
À la chute de l’URSS, la Hoover envoya des acheteurs fouiller les archives soviétiques. En quelques mois, ils s’emparèrent de dizaines de milliers de documents sur le fonctionnement de l’État et du Parti avant que les autorités russes ne prennent conscience du pillage et ne l’interrompent.

En 1996, après l’échec du candidat républicain Bob Dole face à Bill Clinton, l’un des chercheurs de la Hoover, Martin Anderson, ancien conseiller spécial de Nixon et conseiller économique de Reagan, constitua le Comité consultatif de politique du Congrès (Congressional Policy Advisory Board). Chaque mois, sous la responsabilité du représentant de Californie, Chris Cox, et du président de la Chambre, Newt Gingrich, des parlementaires républicains suivaient une séance de formation dispensée par les meilleurs universitaires.

Sur le même principe, c’est dans la résidence de l’ancien secrétaire d’État George P. Schultz, sur le campus de Stanford, que fut constitué, en 1998, un groupe de chercheurs de la Hoover Institution pour former George W. Bush aux questions internationales dans sa maison d’Austin (Texas).

La doyenne Condoleezza RiceIl comprenait Martin Anderson, John Taylor, Abraham Sofaer, John Cogan et la doyenne de l’université de Stanford, Condoleezza Rice. Rapidement, ils furent rejoins par des responsables politiques qui avaient suivi les séances de formation au Congrès, notamment Richard Armitage, James Baker, Robert Blackwill, Dick Cheney, Stephen Hadley, Richard Perle, Donald Rumsfeld, Brent Scowcroft, Paul Wolfowitz, Dov Zakheim, Robert Zoellick et même Colin Powell. C’est ce groupe, connu sous le nom de « Vulcains » (par référence au dieu grec qui forge au fond des volcans les armes de l’Olympe), qui a formulé la politique étrangère mise en œuvre lors du premier mandat Bush Jr.

En retour, en 2001, Condoleezza Rice a été nommée conseillère de sécurité nationale et sept salariés de la Hoover Institution ont été nommés au Pentagone parmi les trente membres du Comité consultatif de politique de Défense (Defense Policy Board Advisory Committee).
  Richard V. Allen (ancien conseiller de sécurité nationale)
  Martin Anderson
  Gary Becker (Prix Nobel d’économie, 1992)
  Newt Gingrich (ancien président de la Chambre des représentants)
  Henry S. Rowen (ancien assistant du secrétaire à la Défense)
  Kiron S. Skinner (professeur de sciences politiques)
  Pete Wilson (ancien gouverneur, puis sénateur de Californie).

La Hoover Institution est financée à hauteur de 25 millions de dollars annuels par de grandes entreprises proches du parti républicain (Exxon-Mobil, General Motors, Ford, Boeing, Chrysler etc.). Outre des livres, la elle publie une revue bimestrielle de politique générale, Policy Review, et une trimestrielle consacrée au dernier grand État communiste, la China Leadership Monitor.

À la différence des think tanks classiques, la Hoover Institution n’est pas une association politique, mais un institut universitaire. En violation de la déontologie académique, ce privilège contribue à donner une apparence scientifique à des travaux qui sont en fait des argumentaires politiques. Régulièrement, depuis quatre-vingts ans, des étudiants et professeurs de Stanford pétitionnent en vain pour que l’université fasse le ménage et coupe ses liens organiques avec la Hoover.


« La stratégie militaire doit désormais être pensée en fonction de la couverture télévisuelle [car] si l’opinion publique est avec vous, rien ne peut vous résister ; sans elle, le pouvoir est impuissant. »
M. Michael K. Deaver

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#11 26-12-2007 23:29:13

ragondin
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Re: Le PNAC Projet pour le Nouveau Siècle Américain

Project for The New American Century
info and sources:
www.opednews.com/new%20american%20century.htm


Their website: Project for the New American Century
Articles about them and their threat to humanity:
Project for New American Century (PNAC); Oil as Power; US Imperial/ Corporate Presence in Mideast  Mother Jones Magazine

The Empire Needs New Clothes; the ultimate family value, the highest patriotism, and the most desperately needed story . Thom Hartmann

The New American Century vs. The UN Jesse Lee March 10 opednews.com

Oil War: 23 Years in the Making... Toronto Star Sunday, March 9, 2003 by the Toronto Star

Storm of Mideast war has gathered over decades New Zealand Herald, New Zealand - 07 Mar 2003

A think tank war: Why old Europe says no Sydney Morning Herald, Australia - 07 Mar 2003

A New American Century? Ireland Independent Media Center, Ireland - 13 Feb 2003

 
Major names who have been signatories on letters and policy statements from PNAC.

This batch of names are people who were with PNAC five years ago.

     Richard L. Armitage    William J. Bennett      Robert Kagan William Kristol   Gary Bauer        Eliot A. Cohen    Midge Decter      Aaron Friedberg      Frank Gaffney    Fred C. Ikle Donald Kagan    Zalmay Khalilzad    I. Lewis Libby    Norman Podhoretz      Stephen P. Rosen    Henry S. Rowen   George Weigel   

Steve Forbes presidential candidate, publisher of Forbes Mag.

Jeb Bush Gov FL

Dick Cheney Vice President

Donald Rumsfeld Secretary of Defense     

Paul Wolfowitz Deputy Secretary of Defense

Dan Quayle former VP and mis-speller

Richard Perle presently serves as Chairman of the Defense Policy Board, Department of Defense, Chairman and CEO of Hollinger Digital, and Director of The Jerusalem Post. He is a Resident Fellow at the American Enterprise Institute for Public Policy Research (AEI). His research areas are defense, intelligence, national security, Europe, Middle East, Russian region. He has previously served as Assistant Secretary of Defense for international security policy (1981-1987), and on the U.S. Senate staff (1969-1980). He received his M.A. in political science at Princeton University, and his B.A. at the University of Southern California.

Elliott Abrams



Peter W. Rodman   Assistant Secretary of Defense (International Security Affairs) most recently Director of National Security Programs at the Nixon Center (1995-2001). He is a former Senior Editor of National Review (1991-1999) and worked as a research and editorial assistant to Dr. Kissinger in the preparation of his memoirs.

Vin Weber, Vice Chairman of Empower America, is a former Minnesota Republican Congressman, lawyer and banker. He now lives in Virginia and is the new head of the private National Endowment for Democracy, and was formerly a Senior Fellow at the Bradley-funded Progress and Freedom Foundation (www.pff.org)

R. James Woolsey   former director of the CIA, 1993-95, Mr. Woolsey is presently a member of the Board of Directors or Board of Managers of: Linsang Partners, LLC; BC International Corporation; Fibersense Technology Corporation; Invicta Networks, Inc.; DIANA, LLC; Agorics, Inc.; and Sun HealthCare Group, Inc. He is also a member of the Board of Governors of the Philadelphia Stock Exchange. He has served in the past as a member of the Boards of: USF&G; Yurie Systems, Inc.; Martin Marietta; British Aerospace, Inc.; Fairchild Industries; Titan Corporation; and DynCorp. Besides serving as Director of Central Intelligence, Mr. Woolsey has served in the U.S. government as: Ambassador to the Negotiation on Conventional Armed Forces in Europe (CFE), Vienna, 1989-1991; Under Secretary of the Navy, 1977-1979; and General Counsel to the U.S. Senate Committee on Armed Services, 1970-73.

WILLIAM SCHNEIDER, JR. Chairman Defense Science Board Commissioner (U.S. Senate Appointee)
Co-Chair, Aerospace Global Issues William Schneider is currently the Chairman of the Defense Science Board in the U.S.
Department of Defense. He is also President of International Planning Services, Inc (an international trade and finance advisory firm)

Robert B. Zoellick Bush Cabinet Member Robert B. Zoellick assumed office as the 13th U.S. Trade Representative on February 7, 2001. As U.S. Trade Representative, Mr. Zoellick is a member of President Bush's Cabinet, with the rank of Ambassador, and serves as the President's principal trade policy adviser and chief trade negotiator

Paula J. Dobriansky Dept. of State Under Secretary, Global Affairs Term of Appointment: 05/01/2001 to present

Francis Fukuyama is Dean of Faculty and Bernard L. Schwartz Professor of International Political Economy at the Paul H. Nitze School of Advanced International Studies of Johns Hopkins University.

Info on people:

William Kristol, chairman of the Project, is editor of the influential Washington-based political magazine, the Weekly Standard. Widely recognized as one of the nation's leading political analysts and commentators, Mr. Kristol regularly appears on all the major television public affairs shows. Before starting the Weekly Standard in 1995, Mr. Kristol led the Project for the Republican Future, where he helped shape the strategy that produced the 1994 Republican congressional victory. Prior to that, Mr. Kristol served as chief of staff to Vice President Dan Quayle during the Bush Administration and to Secretary of Education William Bennett under President Reagan. Before coming to Washington in 1985, Mr. Kristol taught politics at the University of Pennsylvania and Harvard's Kennedy School of Government.

Robert Kagan is co-founder with William Kristol of the Project for the New American Century. He is a senior associate at the Carnegie Endowment for International Peace, a contributing editor at the Weekly Standard, and a columnist for the Washington Post. From 1985-1988, Mr. Kagan was Deputy for Policy in the State Department's Bureau of Inter-American Affairs. From 1984-1985, he was a member of the State Department's Policy Planning Staff and principal speechwriter to Secretary of State George P. Schultz. In 1983, he served as foreign policy advisor to Congressman Jack Kemp and as Special Assistant to the Deputy Director of the United States Information Agency. In 1981, he was Assistant Editor at the Public Interest. Mr. Kagan holds a bachelor's degree from Yale College and master's degree in public policy and international relations from Harvard University's Kennedy School of Government. He is a member of the Council on Foreign Relations and the Alexander Hamilton fellow in American diplomatic history at American University.

Bruce P. Jackson is president of the Project on Transitional Democracies. Mr. Jackson is a member of the Council on Foreign Relations and the International Institute for Strategic Studies in London and on the Board of Advisors of the Center for Security Policy. He is the President of the U.S. Committee on NATO, a non-profit bi-partisan organization formed to promote the expansion of the NATO alliance. From 1979 to 1990, Bruce Jackson served in the United States Army as a Military Intelligence Officer. From 1986 to 1990, he served in the Office of the Secretary of Defense in a variety of policy positions pertaining to nuclear forces, strategic defenses and arm control negotiations. Upon leaving the Department of Defense in 1990, Mr. Jackson joined Lehman Brothers, an investment bank in New York, where he was the chief strategist for the firm's proprietary trade operations. In 1993, he moved to Martin Marietta Corporation where he was Director for Strategic Planning and subsequently Director for Corporate Development Projects. In these positions, Mr. Jackson played a significant role in the execution of the Corporation's mergers and acquisitions strategy.

Dr.Gary J.  Schmitt is executive director of the Project for the New American Century. His Background is described here

Daniel McKivergan is deputy director of the Project for the New American Century. Prior to joining the Project, Dan was legislative director for the Office of Senator John McCain of Arizona

Ellen Bork is deputy director at the Project for the New American Century and contributing editor of the New York Sun

Here's a list of signatories of a June 3, 1997 Statement of principles. This is worth reading. Here's an excerpt:

"The history of the 20th century should have taught us that it is important to shape circumstances before crises emerge, and to meet threats before they become dire. The history of this century should have taught us to embrace the cause of American leadership." 

and

"we need to strengthen our ties to democratic allies and to challenge regimes hostile to our interests and values.." 

They seem to have forgotten about the first half of this one. Our democratic allies, other than Britain, have been distanced.

Elliott Abrams    Gary Bauer    William J. Bennett    Jeb Bush Dick Cheney    Eliot A. Cohen    Midge Decter    Paula Dobriansky    Steve Forbes Aaron Friedberg    Francis Fukuyama    Frank Gaffney    Fred C. Ikle Donald Kagan    Zalmay Khalilzad    I. Lewis Libby    Norman Podhoretz Dan Quayle    Peter W. Rodman    Stephen P. Rosen    Henry S. Rowen Donald Rumsfeld    Vin Weber    George Weigel    Paul Wolfowitz



Here's a list of signatories of a January 23rd 2003 letter on the defense budget on the website.

William Kristol Gary Bauer        Max Boot        Frank Carlucci Eliot Cohen         Midge Decter        Thomas Donnelly Frank Gaffney        Daniel Goure        Bruce P. Jackson Donald Kagan        Robert Kagan        Lewis E. Lehrman Tod Lindberg        Rich Lowry        Daniel McKivergan     Joshua Muravchik        Danielle Pletka        Norman Podhoretz     Stephen P. Rosen        Gary Schmitt         Randy Scheunemann        William Schneider, Jr.        Richard Shultz       Henry Sokolski       Chris Williams         R. James Woolsey

Signatories of a letter on Hong Kong dated Nov 25, 2002

William Kristol       Dick Thornburgh Morton Abramowitz       Mark A. Anderson       Andrew Y. Au       Gary Bauer Robert L. Bernstein       Max Boot       Ellen Bork       Steven C. Clemons Helle Dale       Midge Decter       Thomas Donnelly       Nicholas Eberstadt Robert Edgar       Amitai Etzioni       Hillel Fradkin       Sam Gejdenson Merle Goldman       Bruce Jackson       Robert Kagan       Max M. Kampelman Adrian Karatnycky       Penn Kemble       Craig Kennedy       Harold Hongju Koh Tod Lindberg       Bette Bao Lord       Connie Mack       Mary Beth Markey Martin Peretz       Danielle Pletka       Norman Podhoretz       John Edward Porter Gary Schmitt       Sin-Ming Shaw       Paul Simon       Stephen Solarz Leonard Sussman       John J. Sweeney       John Tkacik       Arthur Waldron Jennifer Windsor       Larry Wortzel

Letter To President Clinton Advocating Removal of Milosevic from Office.

Richard Perle, Paul Wolfowitz, Elliot Abrahms, Richard L. Armitage, Nina Bang-Jensen, Jefrrey Bergner, George Biddle, John R. Bolton, Frank Carlucci, Eliot Cohen,  Seth Cropsey, Dennis DeConcini, Paula Dobrianski,  Morton H. Halperin, John Heffernan, James R. Hooper, Bruce P. Jackson, Zalmay KHalilzad, Jeane Kirkpatrick, Peter Kovler, Mark P. Lagon, Peter Rodman, HElmut Sonnenfeldt, William Howard Taft the 4th, Ed Turner, Wayne Owens, Dov S. Sakheim,

Letter Advocating taking a strong stand on behalf of Taiwan

Edwin J. Feulner, Jr.     William Kristol  Elliott Abrams     Richard V. Allen     Richard L. Armitage     William J. Bennett John R. Bolton     William F. Buckley, Jr.     Midge Decter     Robert Kagan Jeane J. Kirkpatrick     I. Lewis Libby     Edwin Meese III      Richard Perle Norman Podhoretz     William Schneider, Jr.     Arthur Waldron       Malcolm Wallop      James Webb   Caspar Weinberger    Paul Weyrich    R. James Woolsey    Paul Wolfowitz

Letter to Newt Gingrich and Trent Lott May 29, 1998 advocating removal of  Saddam... discusses weapons of Mass Destruction

Elliot Abrams    William J. Bennett    Jeffrey Bergner John R. Bolton    Paula Dobriansky    Francis Fukuyama    Robert Kagan Zalmay Khalilzad    William Kristol    Richard Perle    Peter Rodman Donald Rumsfeld    William Schneider, Jr.    Vin Weber    Paul Wolfowitz R. James Woolsey    Robert B. Zoellick

Letter to Bill Clinton outlines the Vision of the Project for a New American Century.

"-- We should use U.S. and allied military power to provide protection for liberated areas in northern and southern Iraq; and -- We should establish and maintain a strong U.S. military presence in the region, and be prepared to use that force to protect our vital interests in the Gulf - and, if necessary, to help remove Saddam from power"

signatories: Elliott Abrams    Richard L. Armitage    William J. Bennett Jeffrey Bergner    John Bolton    Paula Dobriansky Francis Fukuyama    Robert Kagan    Zalmay Khalilzad William Kristol    Richard Perle    Peter W. Rodman Donald Rumsfeld    William Schneider, Jr.    Vin Weber Paul Wolfowitz    R. James Woolsey    Robert B. Zoellick






a whois search at register.com shows that the person who registerd the domain is
New Citizenship Project
Gary Schmitt
1150 17th St. N.W. Suite 150
Washington, DC 20036
202 293-4983 fax 4572
project@NEWAMERICANCENTURY.ORG
hosting at ns.cais.com       ns2.cais.com
The website is registered to the New Citizenship Project. (NCP)

Gary Schmitt, the executive director,

Here is a social network diagram for Gary Schmitt   from www.namebase.org (a fascinating site, one that spies and political researchers will find useful.

Namebase suggests a  CIA connection. http://www.namebase.org/cgi-bin/nb01?Na=Schmitt%2C+gary

funding sources for NCP is listed at http://www.mediatransparency.org/search … nt.php?258

Repeated sources of funding for NCP include these major conservative sources of funding for think tanks and other conservative causes. These include some of the most wealthy, powerful conservative bastions of power on the planet.
 
The Lynde and Harry Bradley Foundation, Inc.   .... more:
        It's big, with over $700 in assets
 
Another Source of funding is   Sarah Scaife Foundation run by Richard Melon Scaife
The Man Behind the Mask; Richard Melon Scaife
Social Network Diagram for Scaife
info on the The John M. Olin Foundation  and their own website http://www.jmof.org/



an excerpt from an article written for the NY Times, October 25, 1999 by William Kristol and Robert Kagan, listed among the archives of the Project for the New American Century:
"

The Clinton Administration has placed itself squarely in the tradition of Presidents Wilson and Carter, and never more so than in Mr. Berger's speech, entitled "American Power: Hegemony, Isolationism or Engagement." Mr. Berger is opposed to American hegemony and decries Republican calls for increased defense spending. The true test of leadership, he argues, is not whether the United States remains militarily powerful, but whether it signs onto international conventions such as the Comprehensive Test Ban Treaty and the Climate Change Treaty, provides enough money to global poverty programs and supports the United Nations.

It is on these matters, Mr. Berger argues, "that our most fundamental interests are at stake." Mr. Berger derides those who worry about the threat posed by China or Russia as "nostalgic" for the cold war. In the Clinton Administration's world, there are no enemies or even potential enemies. There are only potential partners in the search for what Mr. Berger calls an international "common good."

This is the kind of utopian internationalism that the Democratic Party rejected under the hardheaded leadership of Harry Truman and Dean Acheson but embraced again after Vietnam. It is the internationalism of Jimmy Carter, squeamish and guilty about American power and content to base America's security, and the world's security, on arms control agreements rather than on American arms. This is the internationalism which in the late 1970's and early 1980's favored the SALT II agreement and the "nuclear freeze" and opposed the Reagan arms buildup and the Strategic Defense Initiative.

Republicans in the coming election will likely propose a very different kind of internationalism. In the tradition of Teddy Roosevelt and Ronald Reagan, they will argue that the United States can and should lead the world to a better future, one built around American principles of freedom and justice -- but only if it has the power and the will to use that power.

Republicans will argue that American security cannot be safeguarded by international conventions. Instead, they will ask Americans to face this increasingly dangerous world without illusions. They will argue that American dominance can be sustained for many decades to come, not by arms control agreements, but by augmenting America's power and, therefore, its ability to lead."


« La stratégie militaire doit désormais être pensée en fonction de la couverture télévisuelle [car] si l’opinion publique est avec vous, rien ne peut vous résister ; sans elle, le pouvoir est impuissant. »
M. Michael K. Deaver

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#12 08-01-2008 08:56:54

ragondin
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Re: Le PNAC Projet pour le Nouveau Siècle Américain

Discours Radio du Président à la Nation
www.whitehouse.gov/news/releases/2001/0 … 630-4.html
Département de la Défense

LE PRESIDENT: Bonjour. C'est le 4 juillet, cette semaine à venir est un jour glorieux pour tous les Américains. Il y a deux cent vingt-cinq ans, le Congrès continental a adopté la Déclaration d'Indépendance. Ce document définit la base  des mots de notre nation et qui inspiré le monde.

Mais les mots seuls n'ont pas  obtenu l'Indépendance de l'Amérique. En 1776, la liberté fut défendue par de braves soldats et marins, au risque de leur vie. Et la liberté est encore défendue aujourd'hui par des hommes et des femmes courageux .

Beaucoup de choses ont changé au cours des deux derniers siècles, pour les gens qui portent l'uniforme des États-Unis. Nos forces armées se sont développés pour devenir les plus puissantes  sur la terre et ainsi  leurs responsabilités s'étendent dans le monde entier.

Pourtant, le courage et le patriotisme de nos hommes et femmes sont aussi à l'aise et plus fort que jamais, et nous leur devons la même gratitude que nous éprouvons pour les soldats de Bunker Hill, de Valley Forge et de Yorktown. Nous leur devons un  traitements de première catégorie, la santé et le logement décent.

Et ce que nous leur devons, nous le leur paierons. La semaine dernière, j'ai annoncé une demande de modification du budget du ministère de la Défense, en 2002 - 32,6 milliards de dollars de plus qu'en 2001 - pour améliorer la formation, la disponibilité et la qualité de vie de nos troupes. C'est la plus grande hausse faite  en défense depuis Reagan du milieu des années 1980. Depuis de trop nombreuses années, notre force a diminué. Maintenant, nous reconstruisons une fois de plus, et notre première priorité est le bien-être des hommes et des femmes en uniforme.

Les deux tiers des logements militaire familliaux sont répertoriés par le Ministère de la défense comme étant en mauvais état. Cela va changer. Nous avons d'autres priorités de défense, aussi. Donald Rumsfeld est en train de compléter un examen de la mission et de la structure de nos forces armées. Bientôt, nous allons proposer une nouvelle stratégie de défense pour une ère nouvelle, une stratégie qui reconnaît que la guerre froide est terminée, mais que les menaces contre notre sécurité demeurent. Nous sommes en consultation avec nos alliés, avec la Russie et avec d'autres sur un système de défense qui permettra de protéger notre pays por nos forces et nos amis contre l'attaque de missiles nucléaires et le chantage.

Il est temps de renouveler la réflexion et l'évolution rapide de notre défense nationale, à la préparer à relever les défis qui sont en train de changer aussi rapidement. Une chose ne changera jamais, la qualité et le dévouement des hommes et des femmes qui portent l'uniforme de l'Amérique. Ils donnent leur meilleur, ils sont les meilleurs, et ils méritent le meilleur. Il n'ya pas de plus grand honneur pour un président que de servir en tant que commandant en chef. Et mes priorités budgétaires reflètent la fierté que je ressens à l'encours des gens qui servent et nous protègent tous.

Je prie instamment le Congrès d'approuver rapidement mes demandes de défense, qui assurera un meilleur salaire, de meilleurs logements et de meilleurs soins de santé pour nos forces armées. Et je vous souhaite, ainsi qu'à votre famille, un bon et heureux sûr 4 juillet.

Merci de votre attention.

FIN


« La stratégie militaire doit désormais être pensée en fonction de la couverture télévisuelle [car] si l’opinion publique est avec vous, rien ne peut vous résister ; sans elle, le pouvoir est impuissant. »
M. Michael K. Deaver

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#13 08-01-2008 09:57:58

Schumi75
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Re: Le PNAC Projet pour le Nouveau Siècle Américain

Merci inspecteur ragondin wink

je ne connaissais pas le taré george schultz...hmm

Tu comprends l'anglais toi maintenant ?! tongue


Introduction au nouvel ordre mondial : Le jeu de l'argent

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#14 08-01-2008 10:08:57

ragondin
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Re: Le PNAC Projet pour le Nouveau Siècle Américain

Maintenant j'arrive à comprendre le sens d'un texte, sinon trad google.
George schultz est celui qui a crée l'équipe B de Reagan et aussi celui qui choisit le gouverneur acteur de Californie.
Lui et Kissinger sont les deux gros poissons au dessus de Cheney et Rumsfeld, leurs Papa.
Tarpley en parle dans la vidéo sur l'accueil du site.


« La stratégie militaire doit désormais être pensée en fonction de la couverture télévisuelle [car] si l’opinion publique est avec vous, rien ne peut vous résister ; sans elle, le pouvoir est impuissant. »
M. Michael K. Deaver

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#15 08-01-2008 10:15:25

Schumi75
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Re: Le PNAC Projet pour le Nouveau Siècle Américain

Ah ok,c'est vrai.shlultz et clark ont sorti les premiers le mot al quaeda.

Sinon,ce même taré shultz est membre du boemian club...il ne chôme pas le mec !
http://www.nouvelordremondial.cc/infilt … mian-club/


Introduction au nouvel ordre mondial : Le jeu de l'argent

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#16 09-01-2008 10:56:33

josew
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Re: Le PNAC Projet pour le Nouveau Siècle Américain

Le pnac est effectivement un document incontournable pour comprendre le 11 septembre et les sujets connexes du NWO.
Merci Ragondin pour ce boulot, je reprendrai certainement des infos que tu as postées ici sur mon blog.

Remarquons dans la liste des signataires additionnels un certain Sen. John McCain

C'est lui a qui remporté les primaires du New Hampshire, côté républicain :

http://www.romandie.com/ats/news/080109 … yb6hkx.asp

Certes les médias n'en parlent pas beaucoup et préfèrent se concentrer sur la candidate femme ou le candidat de couleur comme ils le firent en France pour la candidate femme, avec les résultats que l'on sait...

A rapprocher aussi de la "politique de civilisation" de Sarkozy qui semble plus conduire vers la piste Pnac que la piste Edgard Morin...

Dernière modification par josew (09-01-2008 11:51:57)


"Qui ne dit mot, consent"
Animateur d'un site d'informations sur le Nouvel Ordre Mondial et le Spirituel....
Non classé rouge.

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#17 09-01-2008 12:26:57

Michèle DRAYE
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Re: Le PNAC Projet pour le Nouveau Siècle Américain

Ce sont les "4 CHEVAUX DE L'APOCALYPSE"

Chaque loge maçonique essaie de placer son "élu" à la tête du gouvernement mondial.

La guerre qui se joue est une guerre généalogique .

(la recherche du "san graal "ou sang royal)

Nous savons que le roi du monde, le vrai, aura sur la tête une multitude de couronnes

mais qu'en premier nous aurons à subir l'antéchrist et sa cruauté, lequel n'est que l'héritier de bien des assassinats d'héritiers légitimes.

C'est ce qui actuellement se met en place

Le gouvernement dit "de l'intelligence" sera le pire de tous

N'oublions pas que l'AMOUR sera toujours, en finale, plus fort que la haine

Michèle

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#18 09-01-2008 15:39:18

samaouste
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Messages: 2429

Re: Le PNAC Projet pour le Nouveau Siècle Américain

http://samaouste2.free.fr/laurelethardy.gif


"Ne perdez pas de vue que les hommes qui vous serviront le mieux sont ceux que vous choisirez parmi vous, vivant de votre propre vie, souffrant des mêmes maux. Défiez-vous autant des ambitieux que des parvenus ; ils ne consultent que leur propre intérêt et finissent toujours par se considérer comme indispensables"(...)  Déclaration Commune de Paris 1871

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#19 09-01-2008 20:38:36

Riff Raff
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Re: Le PNAC Projet pour le Nouveau Siècle Américain

lol

Bravo Samaouste !

Un bon Gif vaut mieux qu'un long discours.

Dernière modification par Riff Raff (09-01-2008 20:58:14)


« En politique, ce qui est cru devient plus important que ce qui est vrai. »
Charles-Maurice de Talleyrand (1754-1838)

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#20 10-01-2008 15:31:39

Riff Raff
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Re: Le PNAC Projet pour le Nouveau Siècle Américain

J'ai retrouvé la Quatre-chevaux de l'apocalypse big_smilebig_smilebig_smile

http://i155.photobucket.com/albums/s303/studioRAF/a11b_1.jpg


« En politique, ce qui est cru devient plus important que ce qui est vrai. »
Charles-Maurice de Talleyrand (1754-1838)

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#21 11-01-2008 10:06:46

Michèle DRAYE
Membre du forum
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Messages: 386

Re: Le PNAC Projet pour le Nouveau Siècle Américain

Ne faites pas de votre ignorance une supériorité!


Ouvrez les yeux en vous documentant

Peut-être celà peut mettre un peu d'huile dans votre cynisme

et fin à vos railleries:

http://pagesperso-orange.fr/thomiste/marqhuma.htm

http://www.aloufok.net/article.php3?id_article=2650

et relisez sur ce site mes articles:

"vers de nouveaux camps de concentration"

Michèle

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#22 11-01-2008 11:21:36

ragondin
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Re: Le PNAC Projet pour le Nouveau Siècle Américain

Il est à constater que plusieurs tendances s'affrontent et cela en opposition monétaire et de ressources premières et fossiles.
Donc la solution est la force je remets les lignes principales :
Idéologie 
Le PNAC fait partie d'un projet plus large, appelé New Citizenship Project (Projet pour une nouvelle citoyenneté), une organisation financée par la Bradley Foundation [1]. Ses opinions sont les suivantes :

La domination du monde par les États-Unis profite à la fois aux États-Unis et au reste du monde.
Cette domination nécessite l'usage de la force militaire, d'un jeu d'influence diplomatique et d'un engagement à des principes moraux.
Il incombe aux dirigeants des États-Unis, au niveau de la légitimité et de la responsabilité, de gérer cette domination mondiale.
Le gouvernement des États-Unis doit user de sa supériorité afin d'obtenir une autorité absolue par tout moyen nécessaire.

Propositions
Abandon des négociations sur la limitation des armements stratégiques.
Utilisation de la force militaire en cas d'échec de la diplomatie, à l'encontre de n'importe quel pays qui gênerait les intérêts et/ou objectifs des États-Unis.
Installation de bases militaires américaines sur l'ensemble du globe pour créer un Global Constabulary (police mondiale), imposant la volonté des États-Unis.
Modernisation des équipements militaires et augmentation du budget de l'armée des États-Unis à hauteur de 3,8% de son PIB.
Développement du National Missile Defense (programme de bouclier anti-missile) et poursuite de la stratégie de militarisation de l'espace.
(l'intégralité de ces propositions sont disponibles sur le site du PNAC.)

Depuis le temps que l'on travalle sur le dossier Worldspace (satellite espion avec radar tracking sous couvert de diffusion de radio satellites, un projet armé détenu par des civils), on ne s'étonne de rien.
Tous les moyens sont bons et quand le PNAC dit "organisation militante non commerciale" c'est un mensonge puisque c'est le début de la privatisation de la guerre ou interets économiques et guerriers sont liés et cela sous couvert d'américains et saoudiens.
Les uns payent avec les revenus du pétrole et les autres pillent les ressources première avec leur armée.
Ils disent clairement et cette fois c'est écrit on veut la guerre et rien ne nous arrètera.

Dernière modification par ragondin (05-06-2008 09:39:29)


« La stratégie militaire doit désormais être pensée en fonction de la couverture télévisuelle [car] si l’opinion publique est avec vous, rien ne peut vous résister ; sans elle, le pouvoir est impuissant. »
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#23 11-01-2008 12:04:57

ragondin
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Re: Le PNAC Projet pour le Nouveau Siècle Américain

http://www.bradleyfdn.org/foundations_mission.asp
The Bradley Foundation's Mission : finance le PNAC
"Les frères Bradley étaient déterminés à préserver et à défendre la tradition de liberté d'un gouvernement représentatif et à l'entreprise privée qui a permis à la nation américaine et, dans un sens plus large, l'ensemble du monde occidental de se développer intellectuellement et économiquement. Le Bradley estime que la bonne société est une société libre. Le Lynde et Harry Bradley Foundation est également consacrée au renforcement démocratique, le capitalisme américain et les institutions, des principes et des valeurs qui soutiennent et le nourrir. Ses programmes de soutien limitées, le gouvernement compétent, un marché dynamique pour les activités économiques, intellectuelles, et de l'activité culturelle, et une vigoureuse défense, à la maison et à l'étranger, des idées et des institutions américaines. En outre, reconnaissant que la responsabilité d'autonomie gouvernementale dépend de citoyens éclairés et a informé l'opinion publique, la Fondation soutient des études et la réussite scolaire. "

-- Depuis les Lignes directrices du programme, approuvé par le conseil d'administration, 22 novembre, 1985

Board of Directors
Thomas L. Rhodes, Chairman
President, National Review

David V. Uihlein, Jr., Vice Chairman
President, Uihlein-Wilson Architects

Michael W. Grebe, President and Chief Executive Officer

Terry Considine
Chief Executive Officer, AIMCO

Robert P. George
2005 Bradley Prize recipient
McCormick Professor of Jurisprudence and Director, James Madison Program in American Ideals, Princeton University

Dennis J. Kuester
Chairman, Marshall & Ilsley Corporation

San W. Orr, Jr.
Chairman, Wausau-Mosinee Paper Corporation

Thomas L. Smallwood
Borgelt, Powell, Peterson & Frauen S.C.

Brother Bob Smith
President, Messmer Catholic Schools

Pat Toomey
Former U.S. Representative
President and Chief Executive Officer, The Club for Growth


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#24 20-01-2008 16:13:25

ragondin
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Re: Le PNAC Projet pour le Nouveau Siècle Américain

Directeur de recherche émérite (Signataire français additionnel du PNAC)
www.ceri-sciences-po.org/cerifr/cherlist/hassner.htm
hassner@ceri-sciences-po.org

Pierre Hassner est diplômé en philosophie de l'École Normale Supérieure. Il enseigne les relations internationales et l'histoire de la pensée politique à l'Institut d'Études Politiques de Paris et à l'European Center de l'université Johns Hopkins à Bologne.
Ouvrages

Justifier la guerre ? De l'humanitaire au contre-terrorisme, (avec Gilles Andréani, dir.), Paris, Presses de Sciences Po, 2005.
La terreur et l'empire. La violence et la paix II, Paris, Le Seuil, 2003.
Guerre et Sociétés. Etats et violence après la guerre froide, (avec Roland Marchal, dir.), Paris, Karthala, 2003.
Washington et le monde. Dilemmes d'une superpuissance, (avec Justin Vaïsse), Paris, Autrement, 2003.
La violence et la paix. De la bombe atomique au nettoyage ethnique, Paris, Le Seuil. (Coll. "Points"), 2000. Réédition partielle et augmentée de quatre textes de l'ouvrage publié aux Editions Esprit en 1995.
Violence and Peace. From the Atomic Bomb to Ethnic Cleansing, Budapest, London, New York, Central European University Press, 1997 (Trad. américaine de La violence et la paix, Paris, Esprit, 1995).


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#25 03-02-2008 09:27:26

ragondin
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Re: Le PNAC Projet pour le Nouveau Siècle Américain

ragondin a écrit:

http://www.bradleyfdn.org/foundations_mission.asp
The Bradley Foundation's Mission : finance le PNAC
"Les frères Bradley étaient déterminés à préserver et à défendre la tradition de liberté d'un gouvernement représentatif et à l'entreprise privée qui a permis à la nation américaine et, dans un sens plus large, l'ensemble du monde occidental de se développer intellectuellement et économiquement. Le Bradley estime que la bonne société est une société libre. Le Lynde et Harry Bradley Foundation est également consacrée au renforcement démocratique, le capitalisme américain et les institutions, des principes et des valeurs qui soutiennent et le nourrir. Ses programmes de soutien limitées, le gouvernement compétent, un marché dynamique pour les activités économiques, intellectuelles, et de l'activité culturelle, et une vigoureuse défense, à la maison et à l'étranger, des idées et des institutions américaines. En outre, reconnaissant que la responsabilité d'autonomie gouvernementale dépend de citoyens éclairés et a informé l'opinion publique, la Fondation soutient des études et la réussite scolaire. "

-- Depuis les Lignes directrices du programme, approuvé par le conseil d'administration, 22 novembre, 1985

Board of Directors
Thomas L. Rhodes, Chairman
President, National Review

David V. Uihlein, Jr., Vice Chairman
President, Uihlein-Wilson Architects

Michael W. Grebe, President and Chief Executive Officer

Terry Considine
Chief Executive Officer, AIMCO

Robert P. George
2005 Bradley Prize recipient
McCormick Professor of Jurisprudence and Director, James Madison Program in American Ideals, Princeton University

Dennis J. Kuester
Chairman, Marshall & Ilsley Corporation

San W. Orr, Jr.
Chairman, Wausau-Mosinee Paper Corporation

Thomas L. Smallwood
Borgelt, Powell, Peterson & Frauen S.C.

Brother Bob Smith
President, Messmer Catholic Schools

Pat Toomey
Former U.S. Representative
President and Chief Executive Officer, The Club for Growth

The Bradley Foundation's finance aissi la SAIC le monde est toujours petit
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« La stratégie militaire doit désormais être pensée en fonction de la couverture télévisuelle [car] si l’opinion publique est avec vous, rien ne peut vous résister ; sans elle, le pouvoir est impuissant. »
M. Michael K. Deaver

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#26 01-03-2008 19:21:25

ragondin
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Re: Le PNAC Projet pour le Nouveau Siècle Américain

Tank you zelda


« La stratégie militaire doit désormais être pensée en fonction de la couverture télévisuelle [car] si l’opinion publique est avec vous, rien ne peut vous résister ; sans elle, le pouvoir est impuissant. »
M. Michael K. Deaver

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#27 07-03-2008 14:43:09

Calixte
Invité

Re: Le PNAC Projet pour le Nouveau Siècle Américain

Très intéressant wink.

Ce qui serait bien, si PHB en était d'accord, ce serait d'en faire un dossier pdf à publier sur le site.

Pour moi, cette phrase vague puisque certainement très politiquement correct m'apparait assez symptômatique de l'impérialisme US:

PNAC a écrit:

De nos jours, on ne peut plus assurer la même sécurité qu’« au détail » par la dissuasion ou, si besoin est, en forçant les ennemis régionaux à se comporter de manière à protéger les principes et intérêts américains.

En réussissant à mettre des gouvernants fantôches à la tête de ces pays par exemple tongue ?

Ce qui me surprend le plus dans ce texte, c'est que j'ai l'impression qu'ils ne prennent plus la peine de trop cacher leur véritable but, défendre leur intérêts à tout prix en attaquant tous azimuts, sous un cache-sexe style défense de la démocratie et de la paix dans le monde: les grands mots sont de sortie de-ci de-là certes dans le texte mais vraiment à toutes petites doses homéopathiques histoire de faire quand même un tout petit peu bonne mesure big_smile.

 

#28 07-03-2008 17:59:06

Pierre-Henri BUNEL
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Re: Le PNAC Projet pour le Nouveau Siècle Américain

Ce  texte date d'avant l'arrivée au pouvoir de G.W. C'est plutôt aux décideurs qui ne l'ont pas lu que va mon étonnement.

En ce qui concerne le document PDF, c'est possible, mais il faut me dire si vous le voulez commenté comme il apparaît sur mon site, ou si vous voulez le texte brut.

Sachant que je suis en rapport avec EDL pour le faire relire. Donc il faut d'abord que je termine ma propre relecture avant de l'envoyer à EDL. Ce qui apparîet sur mon site est déjà relu, mais compte tenu du but de mon site, ce qui me paraît plus important est l'adjonction de mes commentaires. Non que j'aie un ego surdimensionné mais bien parce que d'autres qui voient les choses sous un autre angle pourront m'adresser leurs critiques et leurs remarques. Comme je ne suis pas un génie, que mes connaissances ne sont pas universelles, je saurai faire mon profit des remarques et objections car je suis sûr qu'il y en aura.

Cordialement,

P-H. B.

Lien vers le document sur mon site: http://desordresmondiaux.site.voila.fr/PNAC/pnac.htm

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#29 07-03-2008 19:33:10

ragondin
Membre de Soutien
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Re: Le PNAC Projet pour le Nouveau Siècle Américain

Merci de votre intervention Pierre henry.
Pour la liste des participants j'attends la rectification avec impatience.


« La stratégie militaire doit désormais être pensée en fonction de la couverture télévisuelle [car] si l’opinion publique est avec vous, rien ne peut vous résister ; sans elle, le pouvoir est impuissant. »
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#30 07-03-2008 21:04:54

Dr Gonzooo
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Re: Le PNAC Projet pour le Nouveau Siècle Américain

Merci beaucoup pour cette traduction. Il est clair qu'il faut faire circuler ce texte!

Je suis le premier à considérer que sur le sol d’un pays, il y a toujours une armée : la sienne ou celle de l’occupant. On ne peut donc que condamner ceux de nos dirigeants (?) – des « gérants » ? – qui se laissent embarquer et nous embarquent par la même occasion dans ce désastre annoncé. Si le PNAC reste au pouvoir à Washington, il faut bien en convenir les États-Unis ne seront plus un pays allié mais une menace. Il ne faut pas croire que les alliances soient éternelles. Nous sommes maintenant en paix avec l’Allemagne, ce qui n’a pas été le cas pendant des siècles.

Si nous nous laissons désarmer par les États-Unis, nous n’aurons même plus le loisir de leur dire non, ce sera trop tard. Et comme pour Munich, nous ne pourrons nous en prendre qu’à nous même. Comme alors, nous aurons choisi le déshonneur pour éviter le guerre et nous aurons les deux. La différence, c’est que les collabos montrent déjà le bout de leur nez, ils n’ont même pas attendu que l’occupation soit tout à fait en place.


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#31 08-03-2008 19:53:51

Dr Gonzooo
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Re: Le PNAC Projet pour le Nouveau Siècle Américain

Tribune : La tentation de créer un Empire Occidental à vocation éventuellement exterminatrice, par Claude Nicolet

« Afin de pouvoir faire face à ces nouvelles menaces « asymétriques », des militaires confirmés ayant exercés des responsabilités aux plus hauts niveaux de la hiérarchie des forces armées de leur pays proposent un « sursaut stratégique » qui envisage l’utilisation préventive de l’arme nucléaire « en premier », même s’il est dit qu’elle doit être un « instrument ultime ». Une pareille annonce, à un tel niveau est un évènement majeur. » Claude Nicolet, Secrétaire national du MRC aux Relations Internationales, analyse les implications du rapport récemment adressé à l’OTAN.

Par Claude Nicolet, Secrétaire national du MRC aux Relations Internationales, 12 février 2008

« Vers une grande stratégie pour un monde incertain ». C’est sous ce titre que cinq anciens responsables militaires occidentaux ont rédigé un rapport de 150 pages. Les recommandations et perspectives qu’il contient devraient être examinées au prochain sommet de l’OTAN en avril prochain à Bucarest.

Ce document doit être considéré avec beaucoup de sérieux et d’attention. Tout d’abord parce qu’il n’est pas rédigé par n’importe qui. Le général américain John SHAlIKASVILI ancien commandant en chef de l’OTAN en Europe, le maréchal britannique Lord Peter INGE, le général allemand Klaus NAUMANN ancien président du comité militaire de l’OTAN, le général néerlandais Henk van den BREEMEN, l’amiral français Jacques LANXADE ancien chef d’état major de l’armée française.

Autrement dit des militaires confirmés ayant exercés des responsabilités aux plus hauts niveaux de la hiérarchie des forces armées de leur pays. Mais ce qu’il y a de passionnant et surtout d’effrayant dans ce document c’est en réalité ce qu’il révèle de la vision et de la perception du monde de ces hommes. Ils font un certain nombre de constats qui servent d’appui à leur raisonnement

-  Le changement climatique conditionnera des bouleversements sociaux gigantesques notamment liés aux transferts de populations.

-  Développement du terrorisme international, du crime organisé et de la prolifération des armes de destruction massive.

-  Affaiblissement des Etats nations et des organisations internationales comme l’ONU, l’OTAN et l’Union Européenne.

-  La monté des fanatismes religieux.

Afin de pouvoir faire face à ces nouvelles menaces « asymétriques », ils proposent un « sursaut stratégique » qui envisage l’utilisation préventive de l’arme nucléaire « en premier », même s’il est dit qu’elle doit être un « instrument ultime ». Une pareille annonce, à un tel niveau est un évènement majeur. Pourquoi ? Parce qu’il veut affirmer la fin de la doctrine classique de la dissuasion nucléaire même si la France y reste officiellement attachée (avec la notion d’ultime avertissement) ainsi que la Russie qui vient de la réaffirmer par une déclaration du chef d’état major général des forces armées russes, le général Iouri BALOUÏEVSKI. Mais la Russie n’a pas été associée à cette réflexion (elle n’est pas membre de l’OTAN tandis que la France met tout en œuvre pour rejoindre le commandement intégré de l’Alliance).

L’arme nucléaire de fait n’est plus une arme à part. Elle est simplement la dernière dans une gamme d’armement qui va de la baïonnette à la bombe atomique. Elle quitte son statut d’arme essentiellement politique. Il s’agit là d’une révolution copernicienne. Révolution rendue nécessaire selon les auteurs pour faire face à la multiplicité des nouvelles menaces. Menaces qui seraient d’un niveau de dangerosité supérieur à ce que furent les menaces de la guerre froide. Mais quel est donc le nouveau bloc soviétique sur armé qui nous tient en joue et nous maintient dans la terreur ? Le Terrorisme international, la dissémination et la prolifération nucléaire, le fondamentalisme religieux.

Ce texte contient surtout un véritable projet d’organisation politique et de vision du monde qui s’articule parfaitement avec l’idéologie dominante et les projets actuellement à l’œuvre pour nous imposer ce modèle et son fonctionnement politique.

L’Occident serait assiégé et affaibli de l’intérieur et de l’extérieur. De l’intérieur par la disparition de la volonté de défendre ses valeurs et le règne du relativisme. Par le manque de volonté politique de la part de certains européens (notamment l’Allemagne encore gênée par son histoire du siècle dernier) de s’investir plus avant dans le fonctionnement de l’OTAN qui manquerait de relais et de volonté politiques. A ce titre l’Union Européenne doit cesser de jouer les empêcheurs de tourner en rond et accélérer son rapprochement avec l’OTAN pour en devenir en fait le bras politique qui manque si cruellement à l’Alliance Atlantique. On voit bien le dessin qui se profile à plus ou moins long terme d’une « fusion » institutionnelle de l’Union Européenne et de l’OTAN. Les avantages politiques seraient énormes pour les tenants de cette vision du monde et de l’ordre dominant. Une organisation politique multilatérale dotée de la personnalité juridique et morale (Traité de Lisbonne) avec son organisation militaire. Les choses peuvent aussi se lire en sens inverse : Une organisation militaire sous domination des États Unis d’Amérique organiquement reliée à un pouvoir politique que l’on peut activer autant que de besoin en fonction de ses propres intérêts. Nous sommes là clairement dans la déconnection du pouvoir politique d’avec la légitimité fondé sur la souveraineté des peuples. Ce qu’illustre parfaitement ce qui est prévu en termes de modalité pratiques de ce « directoire ».

Cet attelage serait donc composé des États Unis d’Amérique, de l’Union Européenne et de l’OTAN qui composeraient un « directoire » occidental. Quelques règles de fonctionnement pour plus d’efficacité et qui viendraient officialiser des pratiques en réalité déjà en cours :

-  La fin du vote majoritaire par la recherche permanente du consensus ce qui entraine la fin du droit de véto. On remarquera ici encore que le même mécanisme sera mis en œuvre au sein des Institutions Européennes avec le Traité de Lisbonne, qui prévoit par ailleurs que la défense des pays membres doit être compatible avec l’OTAN.

L’usage de la force peut être requis sans autorisation de l’ONU « si un grand nombre de vie sont en danger », ce qui est une notion très élastique voire floue (je ne suis pas sûr qu’à cette aune là, 50 citoyens d’Afghanistan valent 50 citoyens des États Unis d’Amérique), d’ordre plutôt moral que politique et stratégique. L’OTAN n’avait pas fait autre chose en Serbie en déclenchant une campagne de bombardements aériens. En reconnaissant l’indépendance du Kosovo l’Union Européenne fera un choix politique crucial en participant de manière totalement illégale au dépeçage d’un Etat aux frontières internationalement reconnues et membre de l’ONU. Par ailleurs on se souvient encore du déclenchement de la guerre en Irak par les États Unis d’Amérique sans l’aval de l’ONU et qui a fait des centaines de milliers de morts. A ce titre, pourrait-on envisager que l’OTAN bombardât Washington étant donné qu’en Irak « un grand nombre de vie sont en danger » ? lol

En réalité de quoi s’agit-il ?

De faire de l’Occident une espèce de nouvelle Sparte. En perspective de la création, de l’organisation et de la défense d’un « Empire Occidental » porteur des valeurs de civilisation, de moral, de progrès et de rationalité. Cette définition englobera le Japon, l’Australie, le Canada et Israël. Une partie de l’Amérique du Sud peut éventuellement y prétendre. En revanche la Russie qui se redresse et veut réaffirmer son poids sur la scène mondiale redeviendra un adversaire mais dans un schéma de rivalité plus classique. Le reste du monde n’est qu’un océan informe de violence, de barbarie et de fanatisme. Univers dans lequel l’Islam (parce que c’est bien de cela dont il s’agit) en tant que tel ne peut que se développer et s’ériger en leader anti occidental. Or comme il est fort peu probable (si tant est que nous le désirions) que nous réussissions à faire baisser les tensions internationales, il ne faut plus hésiter à envisager une solution extrême : la disparition pure et simple de ce que l’on considère comme étant un problème par le feu nucléaire. Un tel raisonnement s’appuie sur des réalités idéologiques et sur des pratiques. La guerre devient un « mode de gestion » et un horizon normal, comme un autre de la politique étrangère des « démocraties ».

Certes on objectera la possibilité de l’utilisation d’armes de destruction massive par des groupes terroristes ou des « États voyous ». C’est une réalité qu’il faut prendre en compte très sérieusement.

Ceci étant, cela n’exclue pas une analyse sérieuse de ces notions qui nous viennent tout droit de la boite à outil idéologique de l’administration Bush.

Mais dans les cas de groupes terroristes déterritorialisés qui va-t-on vitrifier de « façon préventive » ? Pour liquider AL Qaïda ou les talibans faut-il rayer de la carte l’Afghanistan ou le Pakistan ? Puis viendra le tour de l’Iran ou de la Syrie ? La tentation exterminatrice est belle et bien là, mue par la peur face aux résultats de politiques folles et criminelles qui sont menées et dont l’Occident porte une part de responsabilité non négligeable. Cette incapacité à envisager que les politiques menées peuvent avoir des conséquences désastreuses laisse pantois.

L’islam compris comme une totalité ne veut rien dire, « le monde musulman » n’a aucune réalité envisagée de façon totalisante. Nous sommes ici en peine manipulation. Les États en revanche sont des réalités, portent des politiques compréhensibles ce qui ne veut pas dire acceptables. Mais est-ce que la politique de Monsieur Bush est acceptable ? L’Iran veut la bombe atomique ? Pourquoi ? Pour rayer Israël de la carte ? Le premier de ses missiles n’aura pas décollé que l’Iran n’existera déjà plus et avec lui 70 millions d’Iraniens. Et l’Iran le sait.

Pousser ce genre de raisonnement à son terme, c’est accepter d’assassiner des centaines de millions d’hommes et de femmes de façon « préventives » au nom de la « civilisation ».

Ni l’Iran, ni la Syrie ne sont assez fous pour risquer de disparaître dans un « holocauste nucléaire » comme l’a dit Nicolas SARKOZY. Les auteurs du rapport insistent sur le fait qu’aujourd’hui « face aux défis du monde globalisé, aucun pays, aucune organisation, ne peut espérer l’emporter seul ». Mais l’emporter sur quoi, sur qui et au nom de quoi ? Il ne faut pas être grand clair pour constater qu’il s’agit en fait d’élargir la base de la puissance politique et militaire des Etats Unis d’Amérique et de servir de supplétifs à ce projet en espérant être un peu dans la lumière de l’exercice du pouvoir de l’Empire mondial. De lui donner plus de moyens, plus de profondeur géographique et stratégique face à des enjeux en perpétuel mouvement. Il faut aussi plus prosaïquement partager le poids financier de ce que cela représente. Car les États Unis d’Amérique mesurent également chaque jour leur incapacité militaire et politique à régenter seuls le monde. Leurs analyses et postulats de bases dans le domaine international étant faux, leurs perceptions du monde étant basé sur des projections idéologiques totalement déconnectées de la réalité, leur outil militaire s’avère incapable de répondre à la situation sur le terrain puisqu’il n’est pas formaté pour des missions de nature politique. Pour être caricatural, il n’y a pas adéquation entre l’offre et la demande, le résultat ne peut donc être que catastrophique.

Mais c’est aussi la poursuite de la dé légitimation et de la destruction de l’ONU. Ce qui entre en parfaite contraction avec le regret de constater de l’affaiblissement des États Nations. Derrière cela c’est la remise en cause du fonctionnement de cette instance considérée comme étant de plus en plus inutile, inopérante, inefficace et politiquement gênante, notamment son Assemblée Générale. N’oublions pas que deux membres permanents du Conseil de Sécurité (les États Unis et la Grande Bretagne, par ailleurs détenteurs de l’arme nucléaire) se sont engagés illégalement dans la guerre en Irak. En fait c’est la notion même de droit international qui est remise en cause. Ce fonctionnement exaspère de plus en plus certaines puissances occidentales qui aimeraient bien pouvoir s’en affranchir (ce qu’elles font de plus en plus : Abou Graïb, Guantanamo, tortures, vols secrets de la CIA, prisons secrètes israéliennes...°) Bien sûr ces pratiques sont malheureusement fréquentes dans de nombreuses dictatures et il ne faut pas s’en accommoder. Mais ce qui fait la différence dans le cas présent, c’est que les pays porteurs de ce mouvement se disent tous des démocraties exemplaires et que c’est justement au nom de ces valeurs démocratiques qu’il faut utiliser l’arme nucléaire de façon préventive et remettre en cause certaines règles essentielles de la démocratie. Tout cela porte la marque de l’échec. A quoi ont aboutit les guerres préventives ? 1967 la guerre des Six Jours ? Ou en est-on ?

2003 : invasion de l’Irak ? Ou en est-on ?

Bien sûr si on utilise l’arme nucléaire, que plus rien ne subsiste, il n’y aura plus de problème. Cela veut dire qu’il faut penser dès à présent à se débarrasser de tout ce qui n’est pas occidental. Parce que ni l’Inde, ni la Chine n’ont à long terme vocation à plier le genou devant de pareilles « valeurs ».

Il me semble que la coopération entre États, entre nations est quelques choses qui existent. Qu’il n’est pas interdit de discuter avec celles et ceux qui veulent discuter. Qu’il faut sortir de ces logiques d’enfermement dans lesquelles nous nous piégeons nous même en refusant de parler à tel ou tel. En érigeant des listes noires sans cesse plus longues qui nous évitent d’aborder la réalité des problèmes. Les Palestiniens qui ont voté pour le Hamas n’ont pas voté pour la destruction d’Israël, tout le monde le sait. Ils ont voté d’abord parce que « la communauté internationale » le leur a demandé, ensuite parce qu’ils veulent vivre dignement et faire valoir les droits politiques et historiques légitimes qui sont les leurs, tout simplement. Est-ce si difficile à comprendre ?

La vraie faiblesse, la vraie peur, est de refuser de regarder la réalité en face et de dialoguer avec ceux qui composent la réalité du monde tel qu’il est, et dont nous ne sommes qu’une partie. Il ne fallait pas parler à ARAFAT, on a crée et on a eu le Hamas, il ne faut pas parler avec le Hamas, avec le Hezbollah ? On aura Al Qaïda. Et après ? Une bombe thermo nucléaire ?

Ce qu’il faut aujourd’hui, c’est retrouver cette capacité de s’adresser aux peuples, d’oser leur parler, de les considérer comme nos égaux, de lancer cette grande alliance des peuples plutôt que celle de l’Atlantique Nord, contre l’idéologie dominante du libéralisme financier qui gangrène l’idée même de démocratie. Sinon l’Occident ne pourra résister au ressentiment et à la vengeance de la misère du monde. Il ne fera que la retarder ou liquider 3 à 4 milliards d’individus.

Comment ne pas s’alarmer de cette multiplication des violations des droits les plus élémentaires par les démocraties elles mêmes : emprisonnements arbitraires, dissimulations, tortures, entreprises militaires illégales, non respect du vote des peuples...

Dans de telles conditions il ne faut pas s’étonner de voir des pans entiers de l’Afrique par exemple, se tourner vers la Chine ou l’Inde. Le mépris, l’arrogance et la violence occidentale, elle a déjà donné.

http://contreinfo.info/article.php3?id_article=1771


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#32 13-03-2008 14:09:31

Dr Gonzooo
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Re: Le PNAC Projet pour le Nouveau Siècle Américain

Réforme 2008 de l’OTAN : vers une gouvernance militaire mondiale 

10 mars 2008 (Nouvelle Solidarité) – En janvier, dans un rapport qualifié de « manifeste radical pour un nouvel Otan », cinq hauts gradés ont proposé une réforme de fond en comble de l’Otan.

Les auteurs du rapport Towards a Grand Strategy for an Uncertain World : Renewing Transatlantic Partnership [Vers une grande stratégie dans un monde incertain : renouvellement du partenariat transatlantique], sont :

    * L’ancien chef d’état major des Pays Bas le général Henk van den Breemen, dont la fondation Naober finança et publia le rapport en 2007 ;
    * L’ancien chef de l’armée britannique Field Marshal Lord Peter Inge, qui siège au conseil d’administration de la Société de mercenaires privé Aegis Defence très active en Irak ;
    * L’ancien chef d’état major français, l’amiral Jacques Lanxade ;
    * L’ancien chef du commandement suprême de l’Otan en Europe et ancien chef d’état major américain, le général John Shalikashvili ;
    * L’ancien chef de l’état major allemand et ancien président du comité militaire de l’Otan, le général Klaus Naumann connu pour ces critiques acerbes d’Angela Merkel pour son refus net de tout déploiement de troupes allemandes dans le sud de l’Afghanistan.

Pour commencer, le rapport dresse une liste des menaces qui pèsent sur l’avenir de l’humanité :

    * Le fanatisme politique et le fondamentalisme religieux ;
    * La face « noire » de la mondialisation : le terrorisme internationale, le crime organisé et la prolifération des armes de destruction de masse ;
    * Le changement climatique (sic) pouvant provoquer des migrations « environnementales » à grande échelle et la sécurité des approvisionnements en énergie, menacée par des conflits provoqués par leur rareté croissante (re-sic) ;
    * L’affaiblissement des Etats-Nations ainsi que celle des organisations internationales : l’ONU, l’Otan et l’UE. (re-re-sic)

Pour faire face à ces dangers d’une façon rapide et efficace, les généraux appellent à un changement complet dans le processus décisionnel au sein de l’Otan et proposent la création d’un espèce de « directorat »crée par une fusion des instances dirigeantes des Etats-Unis, l’UE et l’Otan. Pour y aboutir, il est grand temps de mettre fin à « l’obstruction » et aux velléités de rivalité de la part des européens (comprenez de la part de la France et de l’Allemagne).

Selon un article du Guardian du 22 janvier, on trouve parmi les changements les plus radicaux :

    * L’adoption des décisions par vote majoritaire, permettant une prise de décision plus rapide grâce à l’élimination du droit de veto au sein de l’Otan ;
    * La fin des notifications d’opposition nationale lors des déploiements militaires de l’Otan du type constaté en Afghanistan où certains pays refusent d’envoyer leurs troupes dans les zones de guerre ;
    * Les membres de l’Alliance atlantique qui ne participent pas à une opération militaire n’en pourront plus décider le déroulement.
    * Permettre l’emploi de la force sans autorisation préalable de l’ONU quand « une action immédiate est nécessaire pour protéger un grand nombre de vies humaines ».

A l’instar des complaintes formulées par le Secrétaire à la défense américain Robert Gates lors du séminaire Wehrkunde à Munich et concernant « l’amateurisme » des alliés dans la lutte contre les Taliban, les cinq généraux ont dramatisé leur message en prétendant que l’avenir de l’Otan se jouait là-bas. Le général allemand Klaus Naumann s’est livré à une attaque en règle contre la politique afghane de son propre gouvernement : « Le moment est venu où l’Allemagne doit décider d’être un partenaire sur lequel on peut compter » (…) « En insistant que ses troupes puissent bénéficier d’un traitement de faveur, le gouvernement Merkel contribue à la dissolution de l’Otan ».

Comble de l’horreur, le manifeste insiste que l’option d’une “première frappe” nucléaire, reste “un instrument indispensable” puisque qu’il n’existe, tout simplement, “aucune possibilité qu’un monde dénucléarisé existera ». Naumann affirme que pour arrêter la prolifération nucléaire, « il existe un gros bâton qu’on sera peut-être obligé d’utiliser si aucune autre option n’est disponible ».

Pour mettre cette thèse délirante au centre des débats précédant le sommet sur la réforme de l’Otan à Bucarest début avril, les cinq généraux, et ceux qui sont derrière eux, tentent de faire beaucoup de bruit autour de ce rapport, tout en cachant ses aspects les plus fous. Le rapport fut présenté le 10 janvier au CSIS à Washington, aux dirigeants du Pentagone et ensuite, le 16 janvier, à Bruxelles au German Marshall Fund of America (GMF).

En France, le Figaro du 3 mars a repris une tribune, signé par les mêmes cinq auteurs sous le titre : « On a besoin d’un nouveau concept pour l’Otan ».

Si le Traité de Lisbonne conduit l’UE à devenir une entité militaire, les généraux militent pour faire de l’Otan une entité politique, la conjonction des deux processus pouvant mener à leur fusion éventuelle. Face à des crises mondiales, et la nécessité d’agir d’une façon préventive, une réponse mondiale s’impose et après tout, pourquoi pas un gouvernement mondiale ?

Dans le passé disent-ils, l’Otan était une alliance défensive en charge de défendre le territoire des Etats membres. « Mais une réaction est aujourd’hui insuffisante, l’urgence est dans la prévention des crises, des conflits armés et des guerres, ce qui peut nécessiter une réaction initiale autre qu’une action militaire.

Aujourd’hui, « la stratégie que nous proposons est globale dans sa perspective. Elle cherche à prévenir les conflits en éliminant leurs causes. Certes, cela doit se faire en utilisant d’abord des moyens non militaires de manière proactive - et non pas réactive. Cette stratégie utilise l’escalade et la désescalade de la puissance de manière flexible et s’accorde tous les instruments de la politique et du pouvoir - la capacité d’influence et les moyens militaires. Elle n’implique le recours à la force militaire qu’en ultime recours, ce qui ne signifie pas nécessairement le dernier. »

A Prague en 2002, « l’Otan a convenu d’agir là ‘où ce serait nécessaire’, abandonnant ainsi la restriction imposée aux actes de défense de la zone du Traité. Finalement, les attentats du 11 septembre donnent à penser qu’aucun des conflits actuels ne peut être résolu exclusivement par des moyens militaires. Or, ceux de l’Otan sont exclusivement militaires. »

Les auteurs soulignent donc « la grande importance d’une coopération renforcée entre l’Otan, l’Onu et l’UE. L’Otan doit trouver les moyens de se doter des instruments et des ressources que les autres organisations internationales ont à leur disposition. Pour cela, la coopération entre l’Otan et l’UE en particulier doit être améliorée. L’Onu va continuer à jouer un rôle important, car c’est le seul organe qui possède une identité juridique capable d’autoriser des interventions, qu’elles soient militaires ou civiles, lorsqu’elles ne se réduisent pas à la légitime défense. » (…) « Etant donné que les moyens militaires ne suffisent plus, La difficulté est de convaincre les pays membres de l’Otan - notamment les Européens - de se pencher davantage sur les défis présents et à venir et de leur insuffler la volonté politique d’appliquer certaines de nos recommandations. »

Présent le 16 janvier lors de la présentation du rapport par quatre des cinq généraux (sans l’américain) au siège du German Marshall Fund of America à Bruxelles, l’apôtre du « libéral impérialisme » européen Robert Cooper a fait l’éloge du rapport qu’il qualifie « d’une étendu fantastique et très controversé ». Les auteurs ont prétendu alors d’avoir forcé quelque peu le trait afin d’attirer l’attention sur le fait qu’aucun plan existe pour confronter les défis globaux qu’ils soulèvent.

Notez ici que le modérateur du débat, Ronald D. Asmus, qui préside l’antenne du GMF à Bruxelles est un proche de Richard Holbrooke connu pour ses positions radicales sur le Kosovo. Asmus est également un grand partisan du retour de la France au commandement intégré de l’Otan et le vice-président du « Comité américain sur l’Otan » où siège Richard Perle et Robert Kagan dont la femme Victoria Nuland occupe le poste d’ambassadrice des Etats-Unis auprès de l’Otan à Bruxelles.

Pour conclure, le Guardian note que Robert Cooper se dit « intrigué » par le rapport tout en ajoutant avec une malice perfide « Peut-être allons nous employer l’arme nucléaire avant quiconque d’autre, mais je me méfierai de le dire à haute voix ».

http://www.solidariteetprogres.org/article3916.html


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#33 13-03-2008 18:51:13

ragondin
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Re: Le PNAC Projet pour le Nouveau Siècle Américain

L'OTAN est le bras armé du PNAC en Europe.
.
Voir l'excellent livre de Bunel Crimes de guerre à L'OTAN et cette vidéo
www.dailymotion.com/video/x4frdu_crimes … n_politics

Dernière modification par ragondin (05-06-2008 09:45:10)


« La stratégie militaire doit désormais être pensée en fonction de la couverture télévisuelle [car] si l’opinion publique est avec vous, rien ne peut vous résister ; sans elle, le pouvoir est impuissant. »
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#34 13-03-2008 21:40:37

ragondin
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Re: Le PNAC Projet pour le Nouveau Siècle Américain

LEO STRAUSS : L’IDÉOLOGIE FASCISTE DES FAUCONS
http://news.stcom.net/modules.php?name= … p;sid=1838

C'est long comme texte mais il faut le lire en entier pour ne pas dormir tranquille
Le principal straussien dans l’administration Bush était le vice-ministre de la Défense, Paul Wolfowitz, qui a étudié auprès d’Allan Bloom à l’université de Chicago. Depuis les années 70, il compte parmi ses collaborateurs Richard Perle, Steven Bryen et Elliot Abrams. On peut en citer un autre, l’ancien directeur de la CIA, James Woolsey, aujourd’hui membre du Defense Policy Board.


Dans le domaine des médias, on trouve John Podhoretz, rédacteur du New York Post et ancien éditeur du Weekly Standard, ainsi qu’Irving Kristol, éditeur de longue date de Public Interest, l’organe des néo-conservateurs, et collaborateur de l’American Entreprise Institute. Son fils William est un idéologue des républicains. Citons encore Werner Dannhauser, un protégé personnel de Strauss qui a quitté le monde universitaire pour assurer la rédaction de Commentary, après le départ à la retraite de Norman Podhoretz, ainsi que deux autres membres de la rédaction du Weekly Standard, David Brook et Robert Kagan, le fils d’un professeur straussien de Yale, Donald Kagan.


Côté justice, mentionnons le juge de la Cour suprême, Clarence Thomas, et le ministre de la Justice, John Ashcroft. Pour ce qui est du gouvernement, on y trouve Lewis Libby, directeur de cabinet du vice-président Richard Cheney et ancien élève de Wolfowitz à Yale. Après le 11 septembre 2001, insatisfait des renseignements fournis par la CIA et l’intelligence militaire, Abram Shulsky fut nommé à la tête d’une unité de renseignements au sein de la bureaucratie civile du Pentagone, censée produire, sinon inventer, tous les montages dont les faucons avaient besoin pour justifier la guerre contre l’Irak. Straussien convaincu, Shulsky anime encore aujourd’hui des débats sur la pensée du « maître ». Parmi les « penseurs » et stratèges, on compte l’auteur du Choc des civilisations, Samuel Huntington, ainsi que Francis Fukuyama et Allan Bloom, décédé récemment.



Tenus plutôt à l’écart du gouvernement pendant la présidence Clinton, les straussiens ne sont cependant pas restés inactifs. En plus de l’élaboration de doctrines militaires, dont celles qui ont cours actuellement, ils ont notamment rédigé un document pour le gouvernement israélien (Clean Break), prévoyant la fin des accords d’Oslo. Plusieurs disciples de Strauss et de Bloom avaient d’ailleurs émigré en Israël où ils militaient contre la paix. L’Institute for Advanced Strategic and Political Studies (IASPS) a été créé à Washington et à Jérusalem en 1984, afin de promouvoir le libre-échange et explicitement, dès 1996, la pensée de Strauss. Début 1997, William Kristol et Robert Kagan, deux « intellectuels dans la tradition de Strauss », ont lancé à Washington, en collaboration avec l’American Entreprise Institute, une organisation intitulée Project for the New American Century, dans le but exprès de promouvoir la présence militaire américaine partout dans le monde, pour y tenir littéralement le rôle de « gendarme du globe », à commencer par l’Irak. Le 3 juin 1997, cette organisation a publié un acte de fondation, appelant à une nouvelle politique étrangère basée sur l’« hégémonie globale bienveillante » des Etats-Unis. Parmi les signataires de cette lettre : Elliot Abrams, William Bennett, Jeb Bush (frère du Président), Dick Cheney, Francis Fukuyama, Lewis Libby, Norman Podhoretz, Donald Rumsfeld et Paul Wolfowitz.


Et les straussiens ont aussi essaimé en France ! Il y a Pierre Hassner, ancien professeur de l’université de Chicago, qui rédigea les chapitres sur Hegel et Kant de l’ouvrage de Strauss-Cropsey (Hassner collabore avec l’Institut européen des études sur la sécurité), Pierre Manent, qui enseigne au Centre de recherche Raymond Aron, à Paris, et qui est l’un des fondateurs de la revue Commentaire à laquelle il contribue régulièrement. Citons encore Terence Marshall, qui enseigne à l’université de Nanterre. Tous trois sont d’anciens élèves et collaborateurs d’Allan Bloom.


La guerre préventive impériale


Le 21 mai 1991, à la demande de Dick Cheney, alors secrétaire à la Défense, une équipe de stratèges civils du bureau politique du Pentagone dresse un tableau de la situation stratégique au lendemain de la dissolution de l’Union soviétique et de ses implications pour la sécurité nationale des Etats-Unis. Le plus gros de l’exposé est présenté par le sous-secrétaire à la Défense chargé des questions politiques, Paul Wolfowitz. L’équipe comprenait également Lewis Libby, adjoint de Wolfowitz ; Zalmay Khalilzad, un protégé d’Albert Wohlstetter, de la RAND et de l’université de Chicago, et Eric Edelman, un diplomate de carrière subordonné à Wolfowitz. Aujourd’hui, tous quatre détiennent des postes importants dans le gouvernement Bush : Wolfowitz est numéro deux du Pentagone, Libby est chef de cabinet et conseiller à la sécurité nationale de Cheney, Edelman est l’adjoint de Libby et Khalilzad est chargé des liaisons entre la Maison Blanche et l’opposition irakienne.


Lors de cette présentation, Wolfowitz proposa que les Etats-Unis adoptent une politique d’action préventive afin d’empêcher, par tous les moyens, une nation ou un groupe de nations de défier la « primauté » militaire et économique des Etats-Unis. Lorsque Cheney intégra ce concept dans sa Defense Policy Guidance (DPG - ses recommandations pour la politique de défense), cela provoqua une levée de boucliers. Des officiers supérieurs firent parvenir de larges extraits du rapport au New York Times et le président Bush, son conseiller à la sécurité nationale, le général Brent Scowcroft (cr), et son secrétaire d’Etat, James Baker III, rejetèrent en bloc l’unilatéralisme de la stratégie prônée par Cheney et Wolfowitz.


En fin de compte, on rédigea une nouvelle version de la DPG qui ne comportait plus qu’une version édulcorée du plan. Puis,entre la défaite de Bush aux présidentielles de novembre 1992 et l’arrivée au pouvoir du nouveau gouvernement, Cheney et son équipe lancèrent une dernière salve, en publiant Defense Strategy for the 1990s : The Regional Defense Strategy, une proposition de défense régionale qui reprenait non seulement l’idée d’une guerre unilatérale préventive, mais soutenait que les Etats-Unis devaient mettre au point une nouvelle génération de « mini » armes nucléaires, destinées à être utilisées contre des cibles dans le tiers monde.


Ce n’est un secret pour personne que Cheney et Wolfowitz étaient furieux contre le président Bush pour avoir refusé, suite à la « Tempête du désert », d’envoyer sur Bagdad les forces de la « coalition », dirigées par les Etats-Unis, pour renverser Saddam Hussein. Il semble bien que, depuis cette époque, Wolfowitz soit obsédé par la chute du dirigeant irakien et par la transformation de l’échiquier moyen-oriental.




« Clean Break », ou « Rupture nette »


Pendant les huit années de la présidence Clinton, la cabale straussienne resta assez loin du pouvoir, mais nullement inactive. Suite à la signature des accords d’Oslo à la Maison Blanche, en septembre 1993, straussiens et néoconservateurs lancèrent une offensive pour étouffer dans l’œuf cet arrangement prévoyant « la paix en échange des territoires ». Plusieurs disciples importants de Strauss et Bloom s’étaient déjà installés en Israël, où ils formèrent le noyau dur du réseau engagé à torpiller le processus de paix.


En 1994, Hillel Fradkin et Yoram Hazoney créent le Shalem Center, grâce à des fonds fournis par deux milliardaires américains, Ronald Lauder et Roger Hertog, tous deux associés à une organisation de sionistes de droite, peu connue mais puissante, le « Mega Group ». Co-propriétaire, avec lord Conrad Black et Michael Steinhardt, du New York Sun, Hertog détient aussi, avec Steinhardt et Martin Peretz, un tiers du New Republic, vieux bastion de la propagande politique straussienne.


Fradkin, ancien élève d’Allan Bloom, fut professeur de pensée sociale à l’université de Chicago, avant de lancer le Shalem Center à Washington. Hazoney obtint son doctorat à l’université de Rutgers auprès d’un autre disciple de Strauss, Wilson Cary McWilliams, avant de s’installer en Israël où il rédigeait les discours du dirigeant du Likoud, Benjamin Netanyahou. Hazoney est un partisan avoué de feu le rabbin Meir Kahane, fondateur de l’organisation terroriste Jewish Defense League et du mouvement Kach.


Outre le Shalem Center et la Fondation pour une démocratie constitutionnelle, lancée par Paul Eidelberg, un élève de Strauss qui défend l’annexion permanente par l’Etat hébreu de toute la « Judée », la « Samarie » et Gaza, il existe un troisième centre de réflexion israélien ayant joué un rôle clé dans le développement de l’agenda néoconservateur : l’Institut des études stratégiques et politiques avancées (IASPS). Créé en 1984, avec des bureaux à Jérusalem et à Washington, l’IASPS se voulait un avant-poste de la Chicago School of Economics, promouvant le libre-échange et les oeuvres d’Adam Smith, Friedrich von Hayek et Milton Friedman. Douze ans plus tard, l’Institut établit aussi un département de stratégie. De son propre aveu, l’IASPS est un centre d’influence straussienne en Israël. Dans une annonce passée sur son site Internet en vue de recruter un collaborateur pour son programme Stratégie, l’Institut précise que tous ceux qui ne sont pas versés dans l’œuvre de Leo Strauss peuvent s’abstenir de se présenter.


En 1996, après l’assassinat du Premier ministre Yitzhak Rabin, ce département Stratégie a préparé, à l’adresse du nouveau Premier ministre Netanyahou, une série d’études sur la meilleure façon d’annihiler les accords d’Oslo.


La principale étude de la série s’intitulait A Clean Break : A New Strategy for Securing the Realm (Rupture nette : une nouvelle stratégie pour sécuriser le royaume), préparée par une équipe de néoconservateurs dirigée par Richard Perle, composée notamment de :




James Colbert, du Jewish Institute for National Security Affaires,



Charles Fairbanks de la Johns Hopkins University School of Advanced International Studies, un disciple de Strauss et ami intime de Paul Wolfowitz depuis les années 60,



Douglas Feith, actuellement sous secrétaire à la Défense chargé des questions politiques,



Robert Loewenberg, président de l’IASPS,



Jonathan Torop, du Washington Institute for Near East Studies, créé par le lobby officiel d’Israël en Amérique, l’American Israel Public Affairs Committee,



David Wurmser, alors directeur du projet Moyen-Orient de l’American Enterprise Institute (AEI) et actuellement adjoint du négociateur en matière d’armement du département d’Etat, John Bolton, lui-même ancien vice-président d’AEI,



Meyrav Wurmser, directeur des programmes Moyen-Orient du Hudson Institute.


Le 8 juillet 1996, Richard Perle remit en mains propres Clean Break à Benjamin Netanyahou. Deux jours plus tard, ce dernier prononça devant une session conjointe du Congrès américain un discours truffé d’extraits de ce document, où les auteurs appelaient au rejet des accords d’Oslo et des « territoires pour la paix », à une répression brutale dans les territoires palestiniens que les Forces de défense israéliennes devaient réoccuper, ainsi qu’à une guerre contre l’Irak, destinée non seulement à faire tomber le régime de Saddam Hussein, mais aussi le parti Baas à Bagdad et Damas.


« Israël peut façonner son environnement stratégique, écrivaient-ils, en coopération avec la Turquie et la Jordanie, en affaiblissant, endiguant et même repoussant la Syrie. Cet effort peut se focaliser sur le renversement de Saddam Hussein en Irak - un important objectif israélien en soi - comme moyen de torpiller les ambitions régionales de la Syrie. »


Richard Perle et ses co-penseurs savaient parfaitement qu’en 1990-91, l’administration Bush avait lancé la « Tempête du désert » suite aux menaces de dirigeants israéliens de lancer eux-mêmes une guerre contre Saddam Hussein, ce qui aurait déclenché le scénario de choc des civilisations, décrit en 1990 par Bernard Lewis.


« La stratégie militaire doit désormais être pensée en fonction de la couverture télévisuelle [car] si l’opinion publique est avec vous, rien ne peut vous résister ; sans elle, le pouvoir est impuissant. »
M. Michael K. Deaver

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#35 13-03-2008 21:54:17

ragondin
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Re: Le PNAC Projet pour le Nouveau Siècle Américain

Clean Break
Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre
http://translate.google.com/translate?h … r%26sa%3DG
Clean Break peut se référer à:
A Clean Break: A New Strategy pour Sécuriser le Royaume, une politique de recommandation rapport de 1996 présenté à Benyamin Nétanyahou, qui était alors le Premier Ministre d'Israël.

A Clean Break:
Une nouvelle stratégie pour sécuriser le royaume

www.iasps.org/strat1.htm
On trouvera ci-après un rapport établi par l'Institut des hautes études politiques et stratégiques "groupe d'étude sur le New Israeli Strategy Toward 2000."  Les principales idées de fond dans le présent document sortir d'une discussion à laquelle éminents leaders d'opinion, y compris Richard Perle, James Colbert, Charles Fairbanks, Jr., Douglas Feith, Robert Loewenberg, David Wurmser, et Meyrav Wurmser participé.  Le rapport, intitulé «A Clean Break: A New Strategy pour Sécuriser le Royaume», est le cadre d'une série de rapports de suivi sur la stratégie.
Israël a un gros problème.  Labor sionisme, qui pendant 70 ans a dominé le mouvement sioniste, a généré une économie en panne et enchaînés.  Les efforts pour sauver Israël-socialistes institutions supranationales qui comprennent plus de la poursuite de la souveraineté nationale et de poursuivre un processus de paix qui embrasse le slogan «Nouveau Moyen-Orient"-miner la légitimité de la nation et de conduire en Israël et à la paralysie stratégique du gouvernement précédent «Processus de paix».  Ce processus de paix obscurci les preuves de l'érosion de la masse critique nationale-y compris un sentiment palpable de l'épuisement national, et confisqués initiative stratégique.  La perte de la masse critique a été illustré par les meilleurs efforts déployés par Israël pour appeler aux États-Unis pour vendre des politiques impopulaires au niveau national, à accepter de négocier la souveraineté sur sa capitale, et à réagir avec résignation à une vague de terreur si intense et tragique que Elle dissuadé les Israéliens de se livrer à des activités quotidiennes normales, comme se rendre au travail en autobus.
Benyamin Nétanyahou, le gouvernement arrive avec une nouvelle série d'idées.  Alors que nombreux sont ceux qui le conseillera continuité, Israël a la possibilité de faire une coupure nette, elle peut créer un processus de paix et une stratégie basée sur un tout nouveau fondement intellectuel, celui qui restaure initiative stratégique et fournit de la nation la chambre d'engager tous les possibles Reconstruction de l'énergie sur le sionisme, dont le point de départ doit être la réforme économique.  Pour sécuriser les rues de la nation et des frontières dans l'avenir immédiat, Israël peut:
     Travailler en étroite collaboration avec la Turquie et la Jordanie pour contenir, de déstabiliser et de faire reculer certaines des menaces les plus dangereuses.  Cela implique rupture avec le slogan «paix globale» à un concept traditionnel de la stratégie fondée sur l'équilibre des pouvoirs.
     Changer la nature de ses relations avec les Palestiniens, y compris le respect du droit de poursuite pour la self défense dans toutes les zones palestiniennes et l'entretien des alternatives à Arafat exclusive emprise sur la société palestinienne.
     Forger une nouvelle base pour les relations avec les États-Unis, insistant sur l'autonomie, la maturité, la coopération stratégique sur les domaines d'intérêt mutuel, et à promouvoir les valeurs inhérentes à l'Ouest.  Cela ne peut se faire que si Israël prend des mesures sérieuses pour mettre fin à l'aide, ce qui empêche la réforme économique.
Ce rapport est écrit avec les principaux passages d'un possible discours marqué TEXT, qui mettent en évidence la rupture nette dont le nouveau gouvernement a la possibilité de présenter.  Le corps du rapport est le commentaire expliquant le but et la pose sur le contexte stratégique des passages.
Une nouvelle approche de la paix
Adoption rapide d'une audacieuse, de nouvelles perspectives de paix et de sécurité est indispensable pour le nouveau premier ministre.  Alors que le précédent gouvernement, et beaucoup à l'étranger, peut insister sur «la terre contre la paix" - qui a placé Israël dans une position d'culturels, économiques, politiques, diplomatiques et militaires de retraite - le nouveau gouvernement peut promouvoir les valeurs occidentales et les traditions.  Une telle approche, qui sera bien accueilli aux États-Unis, comprend "la paix pour la paix", "la paix par la force" et de l'autosuffisance: l'équilibre des pouvoirs.
Une nouvelle stratégie de saisir l'initiative peuvent être introduits:
TEXTE:
Nous avons poursuivi pendant quatre ans de paix basé sur un nouveau Moyen-Orient.  Nous, en Israël ne peut pas jouer les innocents à l'étranger dans un monde qui n'est pas innocent.  La paix dépend de la nature et le comportement de nos ennemis.  Nous vivons dans un quartier dangereux, avec des États fragiles et amères rivalités.  Affichage de l'ambivalence morale entre l'effort visant à construire un Etat juif et le désir de l'anéantir en échangeant «la terre contre la paix" ne sera pas sécurisé "la paix maintenant." Notre revendication à la terre à laquelle nous sommes accrochés à l'espoir de 2000 ans -- Est légitime et noble.  Il n'est pas en notre propre pouvoir, peu importe combien nous concéder, pour faire la paix de façon unilatérale.  Seule l'acceptation inconditionnelle par les Arabes de nos droits, en particulier dans leur dimension territoriale, "la paix pour la paix», est une base solide pour l'avenir.
Israël dans sa quête de la paix ressort, et ne remplace pas, à la poursuite de ses idéaux.  Le peuple juif de la faim pour les droits de l'homme - gravés dans leur identité en a 2000 ans, rêve de vivre à l'abri dans leur propre pays - informe le concept de paix et témoigne de la continuité avec les valeurs occidentales et la tradition juive.  Israël peut désormais embrasser négociations, mais comme un moyen, pas une fin, à poursuivre ces idéaux et une démonstration de la fermeté.  Il peut contester Etats policiers; assurer le respect d'accords, et insister sur des normes minimales de reddition de comptes.
Sécurisation de la frontière nord
Syrie défis Israël sur le sol libanais.  Une approche efficace, et l'autre avec l'Amérique qui peut sympathiser, serait si Israël a saisi l'initiative stratégique le long de sa frontière nord en impliquant le Hezbollah, la Syrie et l'Iran, comme les principaux agents d'agression au Liban, notamment par:
     Frappant Syrie-argent de la drogue et la contrefaçon des infrastructures au Liban, qui se concentre sur Qanan Razi.
     En parallèle le comportement de la Syrie par la mise en place du précédent que le territoire syrien n'est pas à l'abri des attaques lancées depuis le Liban par les forces israéliennes proxy.
     Frappant des cibles militaires syriennes au Liban, et qui devrait s'avérer insuffisant, frappant à sélectionner des cibles en Syrie même.
Israël peut également saisir cette occasion pour rappeler au monde la nature du régime syrien.  Syrie rompt sa parole à plusieurs reprises.  Il a violé de nombreux accords avec les Turcs, et a trahi les Etats-Unis en continuant à occuper le Liban en violation de l'accord de Taef en 1989.  Au lieu de cela, la Syrie ont organisé une parodie d'élection, a installé un régime quisling, Liban et contraint de signer un «accord de la Fraternité" en 1991, qui mis fin à la souveraineté libanaise.  Et la Syrie a commencé à coloniser le Liban avec des centaines de milliers de Syriens, tout en tuant des dizaines de milliers de ses propres citoyens à la fois, comme il l'a fait en seulement trois jours en 1983 à Hama.
En vertu de la tutelle syrienne, les Libanais commerce des drogues, pour lequel des officiers militaires syriens locales bénéficient de la protection paiements, s'épanouit.  La Syrie soutient le régime des groupes terroristes opérationnellement et financièrement au Liban et sur son sol.  En effet, le sous contrôle syrien vallée de la Bekaa au Liban est devenue la terreur de ce que la Silicon Valley est devenu pour les ordinateurs.  La vallée de la Bekaa est devenue l'une des principales sources de la distribution, si ce n'est des points de production, de la "supernote" - contrefaire la monnaie américaine a si bien fait qu'il est impossible à détecter.
Texte:
Les négociations avec des régimes répressifs comme la Syrie nécessitent prudent réalisme.  On ne peut raisonnablement présumer de l'autre côté de la bonne foi.  Il est dangereux pour Israël naïvement à traiter avec un régime meurtrier de son propre peuple, ouvertement agressif envers ses voisins, pénalement impliquée avec les trafiquants de drogues internationaux et contrefacteurs, et de soutien de la plus meurtrière des organisations terroristes.
Compte tenu de la nature du régime à Damas, il est naturel et moral qu'Israël abandonne le slogan «paix globale» et passer à contenir la Syrie, appelant l'attention sur ses armes de destruction massive programme, et le rejet de "la terre contre la paix», porte sur les Golan.
Passer à un équilibre des forces traditionnelles de stratégie
TEXTE:
Nous devons distinguer clairement et sobrement ami de l'ennemi.  Nous devons nous assurer que nos amis à travers le Moyen-Orient ne jamais douter de la solidité ou de la valeur de notre amitié.
Israël peut façonner son environnement stratégique, en coopération avec la Turquie et la Jordanie, en affaiblissant, contenant, et même faire reculer la Syrie.  Cet effort peut se concentrer sur l'élimination de Saddam Hussein du pouvoir en Irak - un important objectif stratégique israélien dans son propre droit - comme un moyen d'échec de la Syrie ambitions régionales.  La Jordanie a mis en cause la Syrie ambitions régionales récemment en proposant la restauration de la Hashemites en Irak.  Cela a déclenché une rivalité jordano-syrien Assad à laquelle a réagi en intensifiant leurs efforts pour déstabiliser le Royaume hachémite, en utilisant notamment des infiltrations.  La Syrie a récemment signalé qu'elle et l'Iran peuvent préférer un faible, mais Saddam mal à survivre, ne serait-ce que pour affaiblir et humilier la Jordanie dans ses efforts visant à éliminer Saddam.
Mais ce conflit entre la Syrie avec les faiblesses potentielles: Damas est trop préoccupé de faire face aux nouvelles menaces régionales équation pour permettre les distractions des Libanais flanc.  Et Damas craint que le «naturel axe" avec Israël d'un côté, le centre de l'Iraq et la Turquie d'autre part, et la Jordanie, dans le centre et le retrait obligatoire se détacher Syrie de la péninsule saoudienne.  Pour la Syrie, cela pourrait être le prélude à une redéfinition de la carte du Moyen-Orient qui menace l'intégrité territoriale de la Syrie.
Puisque l'avenir de l'Irak pourrait affecter l'équilibre stratégique au Moyen-Orient en profondeur, il serait compréhensible que Israël a un intérêt à soutenir le Hashemites dans leurs efforts visant à redéfinir l'Iraq, y compris des mesures telles que: visiter la Jordanie comme la première visite officielle de l'Etat, avant même que Une visite aux États-Unis, du nouveau gouvernement Netanyahou; soutenant le roi Hussein pour lui fournir certains tangible des mesures de sécurité pour protéger son régime syrien contre la subversion, l'encouragement - grâce à l'influence des États-Unis dans la communauté des affaires - à l'investissement en Jordanie Jordanie structurellement shift ' À l'économie loin de dépendance à l'égard de l'Iraq, la Syrie et de détourner l'attention en utilisant des éléments de l'opposition libanaise pour déstabiliser le contrôle syrien du Liban.
Plus important encore, il est compréhensible que Israël a un intérêt soutenir diplomatiquement, militairement et opérationnellement la Turquie et la Jordanie, l'action contre la Syrie, comme la sécurisation des alliances tribales avec les tribus arabes qui se croisent dans le territoire syrien et sont hostiles à l'élite au pouvoir syrien.
Le roi Hussein pourraient avoir des idées pour amener Israël dans ses Liban problème sous contrôle.  La majoritairement chiites du sud du Liban a été, pendant des siècles, liée à la direction en Najf chiite, l'Irak plutôt que l'Iran.  Étaient les Hashemites pour contrôler l'Irak, ils pourraient utiliser leur influence sur Israël pour aider Najf sevrer le sud loin de chiites libanais Hezbollah, l'Iran et la Syrie.  Shia conserver des liens solides avec les Hashemites: les chiites vénèrent avant tout la famille du Prophète, les descendants directs de laquelle - et dont les veines du sang des flux Prophète - est roi Hussein.
Changer la nature des relations avec les Palestiniens
Israël a une chance de forger une nouvelle relation entre lui et les Palestiniens.  D'abord et avant tout, les efforts d'Israël pour sécuriser ses rues peuvent exiger la poursuite dans les zones sous contrôle palestinien, une pratique justifiable à laquelle les Américains peuvent sympathiser.
Un élément clé de la paix est le respect des accords déjà signés.  Par conséquent, Israël a le droit d'insister sur le respect des obligations, y compris la clôture de la Maison de l'Orient et de la dissolution Jibril Rujoub's operatives à Jérusalem.  En outre, Israël et les États-Unis peuvent constituer un comité mixte de pilotage pour étudier périodiquement si l'OLP se réunit à des normes minimales de respect, d'autorité et de responsabilité, les droits de l'homme, judiciaire et de fiduciaire et la responsabilité.
TEXTE:
Nous croyons que l'Autorité palestinienne doit avoir lieu aux mêmes normes minimales en matière de reddition de comptes que les autres bénéficiaires de l'aide étrangère des Etats-Unis.  Une entreprise de paix ne peut tolérer la répression et l'injustice.  Un régime qui ne peuvent pas remplir les obligations les plus élémentaires de son propre peuple ne peut pas être comptée pour satisfaire à ses obligations envers ses voisins.
Israël n'a pas d'obligations en vertu des accords d'Oslo si l'OLP ne remplit pas ses obligations.  Si l'OLP ne peuvent pas se conformer à ces normes minimales, alors elle ne peut être ni un espoir pour l'avenir, ni un bon interlocuteur pour le présent.  Pour se préparer à cela, Israël peut vouloir cultiver des alternatives à Arafat de la base de pouvoir.  La Jordanie a des idées sur ce point.
Pour souligner le point que Israël ce qui concerne les actions de l'OLP problématique, mais pas le peuple arabe, Israël pourrait vouloir envisager de faire un effort spécial pour récompenser les amis et à faire progresser les droits de l'homme parmi les Arabes.  Beaucoup d'Arabes sont prêts à travailler avec Israël, et en les aidant à l'identification sont importantes.  Israël peut aussi constater que beaucoup de ses voisins, comme la Jordanie, ont des problèmes avec Arafat et peut vouloir coopérer.  Israël voudrez peut-être aussi de mieux intégrer ses propres Arabes.
Forger une nouvelle relation américano-israélienne
Au cours des dernières années, Israël a invité les actifs intervention américaine en Israël de la politique intérieure et étrangère pour deux raisons: pour surmonter une opposition intérieure à "la terre contre la paix" concessions de l'opinion publique israélienne ne pouvait pas digérer, et pour attirer les Arabes - de l'argent, le pardon du passé Péchés, et de l'accès aux armes américaines - de négocier.  Cette stratégie, qui exigeait funneling argent américain à des régimes répressifs et agressif, est risquée, coûteuse, et très coûteux à la fois pour les Etats-Unis et Israël, et placé les États-Unis dans des rôles n'est ni ne doit ni avoir voulez.
Israël peut faire table rase du passé et mettre en place une nouvelle vision pour le partenariat américano-israélienne basée sur l'autonomie, la maturité et la réciprocité - et non pas se centrer uniquement sur les différends territoriaux.  La nouvelle stratégie Israël - fondé sur une philosophie de la paix par la force - reflète la continuité avec les valeurs occidentales en soulignant qu'Israël est autosuffisant, n'a pas besoin de troupes américaines en quelque qualité que ce soit pour le défendre, y compris sur le plateau du Golan, et peut Gérer ses propres affaires.  Une telle autonomie Israël accordera une plus grande liberté d'action et d'enlever un important levier de pression utilisés contre elle dans le passé.
Pour renforcer ce point, le Premier ministre peut utiliser sa prochaine visite à annoncer que Israël est aujourd'hui suffisamment mature pour couper elle-même de libérer immédiatement au moins US de l'aide économique et des garanties de prêt, au moins, qui empêchent la réforme économique.  [Aide militaire est séparé, pour le moment, jusqu'à ce que des dispositions adéquates puissent être prises pour veiller à ce qu'Israël va pas rencontrer de problèmes d'approvisionnement dans les moyens de se défendre].  Comme indiqué dans un autre rapport de l'institut, Israël peut devenir autonomes que par, dans un accident vasculaire cérébral gras plutôt que par paliers, de libéraliser son économie, à réduire les impôts, relegislating une zone de libre-zone franche, et la vente de terres publiques-off et entreprises - qui bouge Va électrifier et de trouver le soutien d'une large gamme de clé bipartisane pro-israélienne des dirigeants du Congrès, y compris le président de la Chambre, Newt Gingrich.
Israël peut, dans ces conditions, mieux coopérer avec les Etats-Unis pour contrer de véritables menaces qui pèsent sur la région et de l'Occident en matière de sécurité.  M. Netanyahu peut mettre en évidence sa volonté de coopérer plus étroitement avec les États-Unis sur la défense antimissile afin de supprimer la menace de chantage que même une armée faible et lointain peut poser à chaque Etat.  Non seulement une telle coopération sur la défense antimissile contrer une menace physique tangible à la survie d'Israël, mais elle élargirait Israël de la base d'appui parmi d'autres dans le Congrès des États-Unis qui peuvent en savons peu sur Israël, mais beaucoup de soins propos de la défense antimissile .  Ces large soutien pourrait être utile dans les efforts visant à déplacer l'ambassade américaine en Israël à Jérusalem.
D'anticiper les réactions des États-Unis et le plan des moyens de gérer et de limiter ces réactions, le Premier Ministre Nétanyahou peut formuler les politiques et de souligner les thèmes qu'il privilégie dans le langage familier aux Américains en puisant dans les thèmes des administrations américaines pendant la Guerre froide qui s'appliquent bien à Israël.  Si Israël veut tester certaines propositions qui nécessitent une réaction bénigne américaine, alors le meilleur moment pour le faire est avant novembre, 1996.
Conclusions: Transcender le conflit israélo-arabe
TEXTE: Israël va non seulement contenir ses ennemis, il va transcender eux.
Notable intellectuels arabes ont écrit sur leur perception d'Israël de déraper et de la perte de l'identité nationale.  Cette perception a invité attaque, Israël a bloqué la réalisation de la paix véritable, et offert de l'espoir pour ceux qui voudraient détruire Israël.  La stratégie précédente, par conséquent, a été conduit au Moyen-Orient vers une autre guerre israélo-arabe.  Israël nouvel ordre du jour peut marquer une rupture nette par l'abandon d'une politique qui suppose l'épuisement et de réflexion stratégique a permis de rétablir le principe de la préemption, plutôt que de représailles seul et en cessant d'absorber les coups à la nation sans réponse.
Israël le nouveau programme stratégique régional peut façonner l'environnement de manière à accorder à Israël la chambre de recentrer ses efforts de retour à l'endroit où elles sont le plus nécessaires: pour rajeunir son idée nationale, qui ne peut venir que de remplacer Israël par l'intermédiaire de fondations socialistes avec un plus Solides, et pour dépasser son "épuisement", qui menace la survie de la nation.
En fin de compte, Israël peut faire plus que de simplement gérer le conflit israélo-arabe mais la guerre.  Aucune quantité d'armes ou de victoires accordera sa Israël cherche la paix.  Quand Israël est en bonne situation économique, et il est libre, puissant et sain en interne, il ne sera plus simplement de gérer le conflit israélo-arabe, il va transcender.  Comme un haut responsable irakien leader de l'opposition a récemment déclaré: «Israël doit se rajeunir et de revitaliser son leadership moral et intellectuel. Il s'agit d'un important - sinon la plus importante - élément de l'histoire du Moyen-Orient."  Israël - fiers, riches, solides et forts - serait la base d'une nouvelle et véritable paix au Moyen-Orient.
Les participants au Groupe d'étude sur le thème "A New Strategy Toward israélienne de 2000:«
Richard Perle, American Enterprise Institute, Study Group Leader
James Colbert, Jewish Institute for National Security Affaires
Charles Fairbanks, Jr., Johns Hopkins University / SAIS
Douglas Feith, Feith et Zell Associates
Robert Loewenberg, président, Institut des hautes études politiques et stratégiques
Jonathan Torop, The Washington Institute for Near East Policy
David Wurmser, Institut des hautes études stratégiques et politiques
Meyrav Wurmser, Johns Hopkins University

Dernière modification par ragondin (13-03-2008 21:59:41)


« La stratégie militaire doit désormais être pensée en fonction de la couverture télévisuelle [car] si l’opinion publique est avec vous, rien ne peut vous résister ; sans elle, le pouvoir est impuissant. »
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#36 18-03-2008 10:09:21

Dr Gonzooo
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Re: Le PNAC Projet pour le Nouveau Siècle Américain

http://www.lemonde.fr/web/depeches/0,14 … -37,0.html

La guerre en Irak pousse l'armée américaine à une mutation

WASHINGTON (Reuters) - Il n'a pas encore trente ans, mais le capitaine Jaron Wharton a déjà accompli deux affectations d'une année en Irak, fait l'expérience de la pression qui s'exerce sur les troupes et vu l'armée américaine modifier sa manière de combattre.

A bien des égards, son expérience reflète celle de l'armée américaine tout entière cinq ans après l'invasion de l'Irak et le renversement du régime de Saddam Hussein.


"Nos patrouilles étaient fêtées comme les chars de la parade de Thanksgiving, les gens étaient vraiment, vraiment reconnaissants", dit-il en se souvenant des premiers jours de l'opération.

Lorsqu'il a regagné l'Irak pour sa seconde affectation, en novembre 2005, le capitaine Wharton s'est retrouvé dans un environnement bien différent. Il se souvient notamment d'une patrouille de 18 heures pendant laquelle ses soldats et lui ont été la cible de trois attaques à la bombe. Un sergent a été touché à ses côtés.

Car les scènes de liesse et de joie ont laissé place à une insurrection meurtrière, et l'Irak est devenu le théâtre d'engagement le plus lourd de l'armée américaine, hors période de conscription obligatoire, depuis la guerre d'indépendance de 1775-83.

CONSÉQUENCES SUR LA VIE PERSONNELLE

Près de 4.000 soldats américains sont morts en Irak, dont plus de 3.200 au combat. Le nombre de blessés parmi les GI's frôle les 30.000.

Aujourd'hui, certains soldats américains en sont à leur troisième, voire leur quatrième affectation en Irak. La durée de leur présence a été portée de douze à quinze mois, l'intervalle entre deux missions ramené lui à un an.

La durée de ces affectations a de lourdes conséquences sur la vie personnelle des soldats, explique Wharton, dont l'épouse est elle aussi capitaine de l'armée américaine et a elle aussi servi à deux reprises en Irak.

"Dans la plupart des cas, votre petite amie, eh bien, elle n'est plus là lorsque vous rentrez au pays", explique Wharton, qui a également combattu en Afghanistan.

Selon une étude de l'armée américaine, plus d'un soldat sur quatre souffre de problèmes mentaux à sa troisième ou quatrième affectation en Irak.

CONSÉQUENCES SUR L'INSTITUTION MILITAIRE

L'armée américaine a dû elle aussi s'adapter, surtout l'armée de terre (l'US Army) qui assume l'essentiel des combats. Le conflit irakien a notamment exposé les défaillances du système de santé militaire, sous-dimensionné pour fournir les soins de longue durée que nécessitent un grand nombre de blessés de guerre.

Dans les états-majors, on s'interroge aussi vivement sur la capacité des forces américaines, également engagées massivement en Afghanistan, à livrer éventuellement une autre guerre majeure.

Si un nouveau conflit venait à éclater, estiment de hauts gradés, il faudrait que l'US Air Force ou l'US Navy en assurent la plus forte part, parce que l'armée de terre, elle, est trop mise à contribution.

Pour parer à cette éventualité, les effectifs de l'armée de terre ont été augmentés de 65.000 soldats d'active pour les porter à 547.000 soldats. Le corps des Marines a lui aussi été élargi.

Malgré la guerre, les objectifs de recrutement sont respectés. Mais des voix s'élèvent pour affirmer que les critères de recrutement ont été abaissés.

QUELLE ARMÉE POUR QUELLES MISSIONS ?

Au-delà, un débat fondamental est en cours dans les cercles militaires qui se nourrit directement du conflit irakien.

"Nous avons une armée qui a été conçue pour tuer des hommes et détruire des infrastructures, et nous avons toujours besoin d'une armée qui puisse le faire. Mais nous avons aussi besoin, et de plus en plus, d'une armée qui puisse venir en aide aux populations et construire des infrastructures", explique le lieutenant-colonel John Nagl, auteur d'un livre sur la lutte contre-insurrectionnelle ("Apprendre à manger sa soupe avec un couteau").

Cette opinion modèle de plus en plus la stratégie des forces américaines en Irak, surtout depuis qu'un autre spécialiste de la lutte contre-insurrectionnelle, le général David Petraeus, en a pris l'an dernier le commandement à Bagdad.

Avec l'appui de 30.000 soldats envoyés en renfort, le général Petraeus a sorti ses troupes de leurs bases pour protéger les Irakiens et contribuer à leur fournir des services de base. La stratégie a porté des fruits: la violence a nettement reflué en Irak depuis l'été dernier.

S'inspirant de cette évolution, des officiers supérieurs défendent désormais l'idée selon laquelle l'armée américaine doit être davantage "nation-building", soit édificatrice de nations, un thème longtemps tabou dans l'administration Bush.

"Les plus grandes menaces portées contre la sécurité internationale ont longtemps émané uniquement d'Etats qui étaient trop forts. Au XXIe siècle, je dirais que les Etats trop faibles posent une menace au moins aussi grande, voire plus grande encore", affirme Nagl.

Le manuel de lutte contre-insurrectionnelle de l'armée américaine, dont une nouvelle version supervisée par le général Petraeus et co-rédigé par Nagl a été diffusée en décembre 2006 et révisée le mois dernier, souligne l'importance des missions hors combat des forces armées.

Mais certains demandent plus encore. Nagl prône ainsi la création d'un corps d'armée fort de 20.000 soldats spécifiquement affectés à la formation et à l'entraînement des armées des nations amies des Etats-Unis. "Notre armée comprend maintenant qu'elle doit être capable de construire et de protéger, mais nous devons encore bâtir l'armée qui pourra le faire", dit-il.

version française Henri-Pierre André


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#37 21-03-2008 11:30:35

Dr Gonzooo
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Re: Le PNAC Projet pour le Nouveau Siècle Américain

Nicolas Sarkozy recadre la doctrine nucléaire française

En se rendant à Cherbourg, vendredi 21 mars, pour le lancement du sous-marin nucléaire lanceur d'engins (SNLE) Le Terrible, Nicolas Sarkozy avait deux autres objectifs : incarner, pour la première fois de son mandat présidentiel, la doctrine de dissuasion nucléaire de la France, et lancer des initiatives en faveur du désarmement, en particulier nucléaire. Etaient annoncées une proposition de négocier un traité international d'interdiction des missiles à portée courte et intermédiaire et une demande de démantèlement de tous les sites d'essais nucléaires.

Le dernier discours sur le thème de la dissuasion a été prononcé par Jacques Chirac, le 19 janvier 2006. On estime à l'Elysée, comme au ministère de la défense, que cette intervention, qui comportait plusieurs inflexions de la doctrine de dissuasion, avait provoqué des interprétations contre-productives, notamment parce que M. Chirac élargissait la notion d'"intérêts vitaux" de la France susceptibles, s'ils étaient menacés, de provoquer une riposte nucléaire.

M. Sarkozy souhaite en revenir aux "fondamentaux" de la doctrine française, indique son entourage, ce qui suppose de laisser planer le doute sur le champ des intérêts vitaux. Le président, explique l'un de ses conseillers, "estime qu'il ne convient pas de détailler à l'excès les hypothèses d'utilisation" de l'arme nucléaire. Il s'agit donc d'un recadrage de la doctrine de dissuasion.

M. Sarkozy ne reprendra pas à son compte la liste des "intérêts vitaux" énumérée par son prédécesseur, parmi lesquels "la garantie de nos approvisionnements énergétiques ou la défense de pays alliés". Il ne sera pas question d'envisager, comme l'avait fait M. Chirac, une riposte nucléaire contre les "dirigeants d'Etats qui auraient recours à des moyens terroristes". Cette indication avait provoqué une controverse, le chef de l'Etat paraissant envisager un abaissement du seuil nucléaire.

L'arme nucléaire, devait rappeler M. Sarkozy, est une "arme de légitime défense" conçue pour frapper les centres de pouvoir, économiques, politiques et militaires d'un agresseur éventuel, et, en tout état de cause, elle s'adresse uniquement aux Etats.

CONSERVER DEUX COMPOSANTES NUCLÉAIRES

A Cherbourg, M. Sarkozy devait réaffirmer la nécessité pour la France de conserver deux composantes nucléaires : la première, océanique, avec les SNLE, la seconde, aéroportée, avec les avions qui emportent le missile nucléaire ASMP, dont le nombre devrait cependant être réduit d'un tiers. Ce sont les Super-Etendard embarqués sur le porte-avions Charles-de-Gaulle, et les Mirage 2000-N, ultérieurement les Rafale. La question du maintien de la composante aérienne avait été posée, dans le cadre de la commission du Livre blanc sur la défense et la sécurité nationale.

Le Terrible est le quatrième et dernier sous-marin de nouvelle génération de la classe Le Triomphant. Lorsqu'il passera au service actif, à l'été 2010, il sera doté du nouveau missile M-51, qui remplacera le M-45 équipant actuellement les SNLE. Avec le M-51, la France accroîtra très sensiblement l'"allonge" et la précision de sa dissuasion. La portée des missiles est secrète, mais Le Terrible, souligne l'Elysée, embarquera des missiles "totalement intercontinentaux", ce que les spécialistes traduisent par une portée dépassant 8 000 kilomètres, susceptibles d'atteindre le continent asiatique.

Bien qu'elle renforce les performances de son arsenal nucléaire, la France s'estime bien placée pour donner l'exemple aux autres puissances nucléaires. M. Sarkozy devrait rappeler qu'elle a interrompu ses essais nucléaires dans le Pacifique (en 1996, après une dernière série d'essais controversée), démantelé sa base de missiles stratégiques du plateau d'Albion, et qu'elle a été la première à ratifier le traité d'interdiction complète des essais nucléaires (TICE). Fort de cette position qualifiée d'"exemplaire" à l'Elysée, le chef de l'Etat souhaite lancer diverses initiatives en matière de désarmement nucléaire et de lutte contre la prolifération.

La première est ce projet de traité d'interdiction des missiles sol-sol à portée courte et intermédiaire. Au fond, il s'agirait de généraliser les dispositions du traité FNI liant depuis 1987 la Russie et les Etats-Unis, qui vise les missiles nucléaires d'une portée allant de 500 à 5 500 kilomètres, et que Moscou a menacé de dénoncer en raison du projet américain de bouclier antimissile en Europe.

La proposition de M. Sarkozy sur le démantèlement des sites d'essais nucléaires vise les Etats-Unis, la Russie, la Chine, l'Inde, le Pakistan et Israël. La France a recours à un programme de simulation depuis 1996, et la Grande Bretagne a des accords avec les Etats-Unis.

Cette dernière suggestion, pas plus qu'une autre demande de M. Sarkozy adressée aux pays qui ne l'ont pas fait (les Etats-Unis, la Chine, l'Iran, Israël, etc.), de ratifier le TICE, ne sera pas bien accueillie à Washington, le Congrès y étant hostile.

Le souhait, plus vague, du chef de l'Etat de voir les puissances nucléaires accomplir des "gestes" en matière de désarmement à l'occasion de la conférence de réexamen du traité de non-prolifération des armes nucléaires (TNP) en 2010, et adopter des "mesures de transparence", devrait être mieux reçu.

http://www.lemonde.fr/politique/article … id=1025757


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#38 21-03-2008 15:25:14

Calixte
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Re: Le PNAC Projet pour le Nouveau Siècle Américain

C'est un peu HS le programme nucléaire de la France dans le fil du PNAC. Trouvez un autre fil plus approprié sur le nucléaire ou sinon créez en un nouveau. Merci.

 

#39 21-03-2008 16:35:43

Dr Gonzooo
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Re: Le PNAC Projet pour le Nouveau Siècle Américain

Calixte a écrit:

C'est un peu HS le programme nucléaire de la France dans le fil du PNAC. Trouvez un autre fil plus approprié sur le nucléaire ou sinon créez en un nouveau. Merci.

no parceque c'est une des conclusions dont parlait Pierre-Henri BUNEL sur ce topic ->

Je suis le premier à considérer que sur le sol d’un pays, il y a toujours une armée : la sienne ou celle de l’occupant. On ne peut donc que condamner ceux de nos dirigeants (?) – des « gérants » ? – qui se laissent embarquer et nous embarquent par la même occasion dans ce désastre annoncé. Si le PNAC reste au pouvoir à Washington, il faut bien en convenir les États-Unis ne seront plus un pays allié mais une menace. Il ne faut pas croire que les alliances soient éternelles. Nous sommes maintenant en paix avec l’Allemagne, ce qui n’a pas été le cas pendant des siècles.

Si nous nous laissons désarmer par les États-Unis, nous n’aurons même plus le loisir de leur dire non, ce sera trop tard. Et comme pour Munich, nous ne pourrons nous en prendre qu’à nous même. Comme alors, nous aurons choisi le déshonneur pour éviter le guerre et nous aurons les deux. La différence, c’est que les collabos montrent déjà le bout de leur nez, ils n’ont même pas attendu que l’occupation soit tout à fait en place.


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#40 31-03-2008 19:35:00

Dr Gonzooo
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Re: Le PNAC Projet pour le Nouveau Siècle Américain

Opinion : déploration afghane, par Arnaud De Borchgrave

L’occident et son bras armé l’OTAN ne peuvent prévaloir en Afghanistan. Mais le reconnaître serait admettre la fin de la prééminence de l’ouest. La guerre va donc se poursuivre, et les ministres du gouvernement Karzaï continueront à s’enrichir du trafic de l’opium tout en prenant garde à ce que leurs visas US restent à jour au cas où. Arnaud De Borchgrave, s’il est un atlantiste convaincu, se refuse pour autant à la complaisance. Et la situation qu’il dépeint est celle d’une défaite annoncée.

Par Arnaud De Borchgrave, UPI, 28 mars 2008 (extrait)

« Peu m’importe si cela prend encore 10 ou 20 ans, mais nous ne pouvons pas nous permettre d’échouer en Afghanistan. » Ainsi s’exprime Frank Carlucci, ancien Secrétaire à la Défense des USA et conseiller pour la sécurité nationale au Council on Foreign Relations. Selon Carlucci, un échec briserait l’Alliance Atlantique et ouvrirait la scène mondiale aux deux prochains poids lourds que sont La Chine et la Russie.

La plupart des pays européens membres de l’OTAN, tout en déclarant leur solidarité avec les États-Unis et l’Alliance en Afghanistan, et en admettant qu’il s’agit d’une question vitale pour l’OTAN, ne sont pas pour autant disposés à rester plus de deux ans, et au maximum trois.

Fournir - dans le meilleur des cas - des troupes peu nombreuses stationnées dans les régions les plus calmes de l’Afghanistan (là où il n’y a que peu d’activité de guérilla des talibans) s’avère plus coûteux que prévu. Des pays comme la Belgique, l’Espagne et l’Italie disposent de capacités limitées de transport aérien, et de leur flotte de transport militaire est utilisée jusqu’au point de rupture. Les pays de l’Union européenne qui sont aussi membres de l’OTAN ont revu à la baisse leurs défenses depuis 1989, lorsque le mur de Berlin s’est effondré, et l’argent ainsi économisé est allé nourrir le gargantuesque appétit de l’état providence.

La plupart des hommes et des femmes d’état européens admettent la nécessité de s’engager davantage en Afghanistan, mais l’homme et la femme de la rue s’interrogent sur la nécessité d’engager des ressources dans un pays qui en est encore quelque part entre le 15ème et 16ème siècle. Les Talibans étaient là avant notre arrivée, estiment la plupart des Européens, et ils seront de retour avant même notre départ. Avec un peu de chance, ajoutent-ils, après notre retrait l’Afghanistan acceptera l’éducation des filles que les taliban avaient rejetée et impitoyablement éliminée quand ils étaient au pouvoir entre 1996 et 2001.

La culture du pavot a nettement augmenté de façon constante depuis l’invasion de 2001 qui a renversé le « Torquemada » Taliban, le mollah Mohammed Omar. La production atteint aujourd’hui 8300 tonnes par an, ce qui représente deux tiers du produit intérieur brut afghan. Ce défenseur borgne du fanatisme religieux est toujours dissimulé dans son repaire de la montagne de l’Hindou Kouch et il parvient de temps à autre à faire retransmettre ses déclarations sur les réseaux de télévision par satellite.

Récemment, un « penseur stratégique » Afghan déclarait officieusement au sujet de la culture de la drogue que la situation était sous contrôle et s’améliorait d’année en année. Il a alors été interrompu par un journaliste affirmant qu’il avait appris de la communauté du renseignement que pratiquement chaque ministre du gouvernement Karzaï « était corrompu, et si cela n’était pas le ministre, c’était son n ° 2 ou 3, et que les ministres prenaient soin de garder leur visa américain à jour dans le cas où un départ précipité serait soudainement nécessaire. » Perplexe, l’Afghan a souri, puis a poursuivi « Je croyais que c’était on the record. » Avisé que les propos échangés étaient bien « off the record », il a confirmé tout ce que le journaliste venait de dire.

L’importance des enjeux géopolitiques, jointe à l’absence de résolution européenne, sont les causes d’une crise existentielle pour l’OTAN. Cinq anciens hauts gradés ont rédigé à l’attention de l’OTAN un document intitulé « vers une grande stratégie pour un monde incertain - Rénover le partenariat Transatlantique », espérant que cela empêcherait les chefs de gouvernement de différer les décisions au sujet de l’Afghanistan une fois de plus lors du prochain sommet prévu à Bucarest du 2 au 4 avril. Ces anciens chefs militaires de l’OTAN (le maréchal britannique Lord Inge, l’amiral Français Jacques Lanxade, les généraux allemand Klaus Naumann, américain John Shalikashvili et Hollandais Henk van den Bremen) jugent que l’expérience acquise en Irak et en Afghanistan montre que la gestion des crises par l’alliance est obsolète et nécessite une mise à jour urgente. Ce qui devrait inclure toute la gamme d’outils allant de la prévention à la stabilisation - le « smart power » comme on l’appelle dans le jargon de la géopolitique.

En dévoilant leur nouveau document dans le cadre du Center for Strategic & International Studies, les cinq penseurs militaires ont conclu qu’aucune autre organisation n’était capable de remplir les fonctions de projection de l’OTAN sur le théâtre des opérations. Ils estiment que les efforts conjugués de l’OTAN, l’ONU et l’Union européenne devraient être mis à contribution. L’OTAN a besoin du soutien de l’UE et de ses capacités non militaires, alors que l’UE a besoin de l’OTAN pour ses forces armées capables de gérer une crise grave. L’ONU, pour sa part, manque de la détermination qu’ont les entités nationales dans leurs efforts de politique internationale. Ainsi, les trois entités devraient conjuguer leurs efforts.

Mais ce que ces cinq était penseurs stratégiques n’ont pas abordé c’est comment sensibiliser l’opinion publique européenne aux défis actuels et futurs et de quelle façon déclencher la prise de conscience chez les politiques de ces mêmes défis et faire naître la volonté politique d’appliquer ces recommandations.

La France aujourd’hui à moitié impliquée dans l’OTAN mais renforçant son engagement, table sur la ratification d’un nouveau traité européen qui donnerait à l’UE les moyens de pouvoir s’affirmer comme un acteur faisant jeu égal avec les États-Unis, la Chine et la Russie. Les penseurs stratégiques de l’Europe se réjouissent de ce que cela donnerait à l’UE un président permanent, un ministre des Affaires étrangères autorisé à mettre en œuvre une politique étrangère unique. La mise sur pied d’une défense commune prendrait beaucoup plus de temps. De petits pays comme la Belgique et les Pays-Bas ont leurs propres programmes d’équipement pour leurs armées, leurs marines et leurs forces aériennes. Jusqu’à la semaine dernière, la Belgique était dépourvue de gouvernement depuis neuf mois (...). Cela n’est guère prometteur pour une UE en tant que superpuissance mondiale.

Dans tous les cas, cela ne saurait être réalisé à temps pour pouvoir influer sur les événements en Afghanistan, où le temps disponible s’épuise. Les talibans ne peuvent pas gagner militairement. Mais l’OTAN ne le peut pas non plus.

L’OTAN, l’UE et l’Organisation des Nations Unies pourraient-elles construire un état viable doté d’une infrastructure moderne ? Certainement pas au cours des trois prochaines années. D’où l’admonition de Carlucci à tenir bon pendant encore 10 à 20 ans si nécessaire.

Quelle est la possibilité pour que cela se passe ainsi ? Proche de zéro.

http://contreinfo.info/article.php3?id_article=1864


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