ReOpen911.info : Site d'information sur les attentats du 11 septembre 2001

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#1 26-09-2007 18:45:42

ragondin
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Rand corporation aurait elle imaginé les attentats du 11 septembre

Les prévisions « inimaginables » de la Rand Corporation
www.voltairenet.org/article7623.html

Financés par les industries d’armement, les analystes de la Rand Corporation réclament toujours plus d’argent pour les budgets militaires. Selon eux, le scénario du 11 septembre était inimaginable et marque une révolution dans le terrorisme qui nécessite des crédits illimités pour être combattu. Pourtant, ils avaient analysé l’inconcevable en détail, en mars dernier, devant l’Académie de l’US Air Force : une attaque aérienne contre le World Trade Center.
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14 décembre 2001
 
Les événements du 11 septembre 2001 ont été interprétés par les analystes américains comme une révolution dans la pratique du terrorisme. Auditionné [1] au Sénat américain par le Sous-comité sur les menaces émergentes, Brian Michael Jenkins, l’expert en terrorisme de la Rand Corporation, a remis en question sa propre doctrine. Dans un célèbre article de 1975 [2], Jenkins affirmait que le terrorisme ne visait pas à tuer, mais à montrer. Il en concluait que s’il existe une escalade possible dans le terrorisme, elle ne s’exprime pas en termes de moyens mis en œuvre ou d’importance des destructions occasionnées, mais uniquement en termes de visibilité. En résumé, le terrorisme serait d’abord une guerre-spectacle. À l’inverse, Jenkins pense aujourd’hui qu’Oussama Ben Laden a hissé le terrorisme au rang des armes non conventionnelles et l’a inclus dans les stratégies classiques d’intensité graduée. Des attaques contre des cibles uniques, Ben Laden est passé aux actions coordonnées contre des cibles multiples (en attaquant les ambassades américaines à Nairobi et Daar-es-Salam, le 7 août 1998). Il a franchi une étape supplémentaire avec quatre détournements d’avion simultanés et leurs destructions-suicides provoquant des milliers de victimes.

Bruce HoffmanPour Bruce Hoffman, vice-président de la Rand Corporation, auditionné [3] à la Chambre des Représentants par le Sous-comité du terrorisme et de la sécurité intérieure, l’ampleur des événements du 11 septembre fait perdre tout sens à la notion de riposte proportionnée. Pour répondre aux attentats de Nairobi et Dar-es-Salam (252 morts dont 12 ressortissants états-uniens, 5 000 blessés), l’armée US avait tiré une centaine de missiles de croisière contre les camps de Ben Laden en Afghanistan et détruit une usine suspectée de fabriquer des armes chimiques au Soudan. Cette fois, face à un acte de guerre démesuré, on ne peut répondre que par une guerre.

Avec un budget annuel de 160 millions de dollars, la Rand Corporation [4] est le plus important centre privé de recherches en matière de stratégie et d’organisation militaire dans le monde. Il est la prestigieuse expression du lobby militaro-industriel américain. Présidé par James Thomson, il compte parmi ses administrateurs Ann McLaughin Korologos (ancienne présidente de l’Institut Aspen) et Franck Carlucci (président du Carlyle Group), Condoleezza Rice et Donald Rumsfeld en furent administrateurs tant que leurs fonctions officielles le leur permirent.

Dans leurs diverses interventions post-11 septembre, les experts de la Rand Corporation ne manquent jamais une occasion pour réclamer de nouvelles structures, de nouveaux budgets et de nouveaux moyens pour combattre le terrorisme. Ils s’emploient aussi à dénoncer la folie meurtrière d’Oussama Ben Laden et à souligner l’impossibilité pour les services secrets de prévoir un crime de masse aussi démesuré.

Les prétendues nouvelles analyses de la Rand Corporation sont en réalité la reformulation des théories qu’elle soutient depuis une décennie et qu’elle tente d’imposer chaque fois que l’occasion s’en présente. Ainsi, la pseudo-révolution dans le terrorisme est un concept sans fondement qui permet d’étendre la « doctrine Powell »à la lutte contre le terrorisme. Lorsque George Bush père conduisit la guerre du Golfe, le général Colin Powell, qui était alors son chef d’état-major interarmes, abandonna la doctrine de la riposte graduée mise en œuvre sans succès au Vietnam pour celle de la destruction instantanée. Powell avait ainsi résumé sa stratégie : « Nous allons mettre le paquet dès le début et les tailler en pièces ».

Dans une conférence publiée par l’US Air Force Academy en mars dernier (c’est-à-dire six mois avant les attentats) [5], Bruce Hoffman exposait les mêmes analyses qu’aujourd’hui sur la prétendue « révolution dans le terrorisme », le prétexte du 11 septembre en moins. Plus surprenant encore : il avait envisagé précisément « l’inimaginable »scénario du 11 septembre. S’adressant à un auditoire d’officiers supérieurs de l’US Air Force, il indiquait que « nous essayons de préparer nos armes contre Al-Queda, l’organisation - ou peut-être le mouvement- associé à Ben Laden [...] Pensez un moment à ce que fut l’attentat à la bombe contre le World Trade Center, en 1993. Maintenant, rendez-vous compte qu’il est possible de faire tomber la tour Nord sur la tour Sud et de tuer 60 000 personnes [...] Ils trouveront d’autres armes, d’autres tactiques et d’autres moyens pour atteindre leurs cibles. Ils ont un choix évident d’armes, dont les drones [c’est-à-dire des avions télécommandés] ».

En justifiant la révolution dans le terrorisme par des références successives, Bruce Hoffman se comporte comme un propagandiste et non comme un universitaire. En anticipant les événements du 11 septembre, montre-t-il les capacités d’un analyste visionnaire ou trahit-il sa participation à la planification de ces actions ?

Dernière modification par ragondin (26-09-2007 18:46:25)


« La stratégie militaire doit désormais être pensée en fonction de la couverture télévisuelle [car] si l’opinion publique est avec vous, rien ne peut vous résister ; sans elle, le pouvoir est impuissant. »
M. Michael K. Deaver

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#2 26-09-2007 18:51:28

ragondin
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Re: Rand corporation aurait elle imaginé les attentats du 11 septembre

www.gulfinvestigations.net/document628. … 6cc04c804c

http://img212.imageshack.us/img212/6873/oshdiuhdsidhqskjbs2.jpg

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#3 26-09-2007 18:53:46

Sylvio
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Re: Rand corporation aurait elle imaginé les attentats du 11 septembre

Ils ont pas du les supprimer mais mis hors ligne, ils doivent encore les avoir de coté (ou alors ils sont vraiment cons).


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#4 26-09-2007 18:54:59

ragondin
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Re: Rand corporation aurait elle imaginé les attentats du 11 septembre

Je pense que cet article est capital on a les cerveaux du 11 septembre


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#5 26-09-2007 18:57:57

ragondin
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Re: Rand corporation aurait elle imaginé les attentats du 11 septembre

Phrase du jour
Développement / Géopolitique / Etats-Unis / Affaires militaires

www.transfert.net/Les-pays-qui-ont-rate-la
20/08/2003 • 12h33


"Les pays qui ont raté la révolution de l’information pourraient devenir des ’Etats déchus’ (...) faisant le lit des terroristes"


Un rapport du centre de recherche américain Rand Corporation
Une étude de la Rand Corporation - le centre de recherche et de prospective du Pentagone - explique comment et pourquoi "les Etats-Unis vont continuer à guider la révolution de l’information". Le texte souligne la difficulté de surveiller les pays "qui ont raté la révolution de l’information". Ces derniers deviendront des "Etats déchus" ("failed states"), "qui feront le lit des terroristes", prophétisent les analystes de la Rand. Une mésaventure qui pourrait arriver "à certains pays africains, d’Amérique Latine, du Moyen-Orient et d’Asie".

La Rand n’a aucune intention de donner de faux espoirs à ces futurs "Etats déchus". Pour ce qui concerne l’Afrique, Richard O. Hundley, principal auteur du rapport, juge que "la plupart des Etats sub-sahariens (...) vont poursuivre leur chute loin derrière le reste du monde pendant plusieurs décennies encore".

Au fait, comment font les Etats-Unis pour "guider la révolution de l’information" avec tellement de facilité ? La Rand révèle leur secret : "Au contraire de beaucoup d’autres nations, qui se concentrent sur la protection de leurs institutions et entreprises existantes, les Etats-Unis accompagnent et anticipent le changement, même quand cela implique des ’destructions créatives’ des sociétés qui dirigent leur économie d’aujourd’hui, dans le but de construire une économie plus forte pour demain". Limpide...

Matthieu Auzanneau


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#6 26-09-2007 19:02:07

ragondin
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Re: Rand corporation aurait elle imaginé les attentats du 11 septembre

http://c.asselin.free.fr/french/guerre_info_ihedn.htm

CH aborde le concept français de guerre cognitive :
Cognitif = capable de connaître, ce qui concerne la connaissance
Guerre cognitive= manière d'utiliser la connaissance dans un but conflictuel.
Cette démarche a pour but de sensibiliser les décideurs sur la réactivité à avoir face aux nouveaux enjeux de la société de l'information.
·• Principes : Attaquer, avoir l'initiative. Attaquer c'est gagner, défendre, c'est perdre. Il faut empêcher l'autre d'agir, exploiter ses failles, parler à sa place, fragiliser son image.

• Méthodes : sites internet offensifs, débat sur les newsgroups, réseaux d'activistes sur la toile, désinformation dans la presse, manipulation/contrôle d'articles ou de dossiers entiers de grands quotidiens…

• Champ d'application de la guerre cognitive aux USA :
- occuper le terrain par la connaissance
- domination linguistique, éducative, morale…

• Comment fragiliser le concurrent par l'information ?
La meilleure attaque n'est pas de le tromper mais d'identifier ses points faibles.
Exemples :
- Alsthom a provisionné pendant 8 ans pour faire face à un éventuel procès pour son implication dans les problèmes d'amiante. Un concurrent a exploité cette information qui a entraîné une chute de l'action en bourse.
- Un concurrent de Sodexho informe que cette entreprise ferait travailler des détenus de prisons américaines. Le cours de l'action de Sodexho chute.

Autres exemples d'affaires en cours en terme d'affrontements informationnels de nature cognitive : Galileo, Gemplus, Altran Technologie, Vivendi Environnement, Areva et EDF

La Rand au service du Syndicat des Transports d'Ile de France (STIF) !
Publié le 22/05/06 |  | www.infoguerre.com/article.php?sid=1012


La Rand Corporation est probablement le think tank le plus célèbre au monde. Ses productions intellectuelles inondent littéralement la toile sur des sujets aussi variés que la santé, l’art, l’éducation, les affaires de lutte contre le terrorisme ou encore, l’innovation industrielle dans le secteur de l’aéronautique.

La STIF dont l’une des missions est de « Prévoir » grâce à une « … active politique d’études… » a récemment sollicité les capacités de travail du centre de recherche américain, dans le cadre d’un projet destiné à étudier les conséquences financières de la ponctualité (« Valorisation de la régularité des radiales ferrées en Ile-de-France »).

Afin de réaliser ce travail, la Rand Corp. s’est associée à Stratec S.A. (un bureau de conseil indépendant dans le domaine du transport – Bruxelles) et à Catherine Delannoy & Associés (un cabinet d’études – Paris).

Dernière modification par ragondin (26-09-2007 19:08:06)


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#7 26-09-2007 19:19:04

ragondin
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Re: Rand corporation aurait elle imaginé les attentats du 11 septembre

La coopération entre New Delhi et Téhéran promet d’être mise à rude épreuve
Article paru dans l'édition du 23/04/2006
www.caucaz.com/home/breve_contenu.php?id=341


Par Debarshi DASGUPTA (traduit de l’anglais par Renaud FRANÇOIS et Jean GRANOUX)




Le réchauffement récent des relations entre l’Iran et l’Inde, amorcé tous azimuts sur les plans diplomatique, économique et stratégique, n’était déjà pas du goût de tout le monde, en particulier des Etats-Unis et du Pakistan. Avec la crise du nucléaire iranien, la bonne entente indo-iranienne pourrait, elle, voler en éclats.



« Un des dix principaux événements à l’horizon de 2003 » : c’est ainsi que la Rand Corporation, le très influent groupe de réflexion américain, décrivait il y a trois ans le rapprochement opéré entre l’Inde et l’Iran {1}. Dans ses prévisions, la Rand Corporation faisait également figurer d’autres développements importants qui ne recevaient pas, selon elle, toute l’attention qu’ils méritaient, tels que l’impact du SIDA sur les forces armées africaines, la division entre hindouistes et musulmans en Inde, et la construction d’un mur de séparation par Israël.

Le rapprochement opéré, à l’aube du troisième millénaire, par New Delhi et Téhéran s’est effectué face à un environnement géopolitique particulièrement dégradé. L’Inde et l’Iran se sont alignés sur fond de menace sunnite en Afghanistan, d’éventuelle hégémonie absolue des Etats-Unis sur la région, d’émergence des pays d’Asie centrale et de nécessité impérieuse de sécuriser les approvisionnements et marchés énergétiques.

Cette bonne entente indo-iranienne offre un contraste saisissant par rapport au climat tendu qui régnait du temps de la guerre froide, lorsque l’Iran du Shah représentait un farouche allié de l’Occident face à l’Inde qui, en dépit de son statut de pays non aligné, se montrait loyale envers l’URSS. Même la rhétorique islamique de l’Iran sur le Cachemire, longtemps anathème pour l’Inde, est désormais enterrée.

Téhéran et New Delhi réconciliés…

C’est quelques mois avant les attentats du 11 septembre 2001 que les liens entre l’Inde et l’Iran se sont véritablement resserrés. Atal Behari Vajpayee, alors premier ministre indien, s’est rendu en visite officielle en Iran en avril 2001. Cette visite mettait fin à une interruption de six ans, depuis la visite en Inde d’Hashemi Rafsandjani en 1995.

En janvier 2003, la coopération indo-iranienne a connu un nouvel essor avec la venue en Inde du président Mohammad Khatami en tant qu’invité d’honneur aux cérémonies des célébrations de la fête de la république indienne, titre que l’Inde accorde aux visiteurs qu’elle souhaite particulièrement courtiser. Au cours de cette visite, un certain nombre d’accords significatifs ont été signés.

Côté indien, l’Iran représente un allié privilégié, dans un environnement incertain et peu enviable, où nombreux sont les pays avec lesquels l’Inde n’entretient que des relations tendues - Pakistan, Chine, Népal et Bangladesh. Cette orientation correspond au souci de l’Inde de sécuriser son voisinage, et transparaît clairement dans l’approche commune de l’Inde et de l’Iran sur les questions afghane et centrasiatiques. En plus d’être une source d’énergie évidente pour l’économie indienne en pleine expansion, l’Iran apparaît également comme un atout diplomatique, car il est vu par de nombreux observateurs politiques indiens comme un excellent tremplin vers une plus grande influence de l’Inde dans le monde islamique.

Côté iranien, l’Inde représente une planche de salut primordiale. Particulièrement isolée, la République islamique considère sa coopération avec la plus grande démocratie du monde comme une victoire diplomatique majeure. Plus important encore, l’Inde, avec son économie en pleine expansion, représente une importante consommatrice de gaz et de pétrole iraniens. Téhéran pousse par ailleurs les investissements indiens dans le secteur des hautes technologies, et recherche l’aide de New Delhi pour la maintenance de son stock de matériel militaire vieillissant, notamment celui d’origine soviétique. La coopération en matière de défense, surtout dans le domaine naval, est également à l’ordre du jour des discussions bilatérales.

au grand désarroi de Washington et d’Islamabad

La mise sous l’éteignoir des antagonismes du passé entre l’Inde et l’Iran n’a pas toujours été du goût de tout le monde, en particulier des Etats-Unis et du Pakistan. L’opposition américaine au gazoduc Iran-Pakistan-Inde a été brutale et sans nuances, et pour certains observateurs, le traité d’énergie nucléaire civil est une tentative américaine d’affaiblissement de l’axe indo-iranien qui avait tendance, jusque-là, à se renforcer.

Le rapport annuel de la Rand Corporation présente cet axe comme un défi à l’emprise américaine dans la région, qui « pourrait influencer considérablement des sujets majeurs tels que les voies d’acheminement des ressources énergétiques, les efforts régionaux et mondiaux de lutte contre le terrorisme, et les développements politiques au Pakistan, en Afghanistan et dans les autres pays d’Asie centrale ». Et le rapport de conclure que « les conséquences de cet état de fait ne servent pas toujours les intérêts américains » {2}.

Résultat, l’Inde et l’Iran sont soumis à d’importantes pressions. C’est ainsi qu’en septembre 2004, un projet de contrat de 70 millions de dollars, portant sur la vente de radars indiens à l’Iran, a tourné court en raison de l’opposition américaine, au motif que ces radars auraient pu servir à la protection des sites nucléaires iraniens.

En mars 2006, le secrétaire aux Affaires étrangères indien (numéro 3 du ministère), Shyam Saran, a assuré aux Etats-Unis, pour apaiser les craintes américaines, que les diverses demandes d’amarrage de navires iraniens dans le sud de l’Inde ne correspondaient pas à une coopération de défense entre les deux pays, et que l’Inde n’entraînait pas les marins iraniens.

Islamabad s’inquiète elle aussi. Coincé entre l’Iran à l’ouest et l’Inde à l’est, le Pakistan a d’autant plus de raisons de s’inquiéter que la revue britannique Jane’s Defense Weekly vient de dévoiler les détails, non vérifiés, d’un traité qui autoriserait l’Inde à utiliser des bases militaires iraniennes en cas de guerre avec le Pakistan. Même si l’Inde et l’Iran ont intérêt à ce que l’intégrité du Pakistan soit préservée, l’influence de ce dernier en Afghanistan et en Asie centrale reste source de tensions.

La construction par la Chine et le Pakistan du port de Gwadar, dans la province pakistanaise du Baloutchistan, est l’une des manifestations les plus visibles de cette « guerre froide ». Ce port, stratégiquement situé à proximité du détroit d’Ormuz, revêt une importance primordiale pour le transport du pétrole et d’autres marchandises. À quelques centaines de kilomètres de Gwadar, l’Inde et l’Iran ont lancé la construction d’un port similaire, qui est en passe d’être relié par voie routière à l’Afghanistan et à l’Asie centrale.

Avec la mise au ban des nations de la République islamique d’Iran par les Etats-Unis et leurs alliés, les semaines à venir vont constituer un test décisif pour les relations indo-iraniennes. Afin de s’assurer une place pérenne parmi les grands de ce monde, l’Inde est tenue de s’aligner sur les positions américaines - d’où son vote contre l’Iran au sein de l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA). Néanmoins, New Delhi rejette les éventuels plans américains d’attaque des installations nucléaires iraniennes. Tout en maintenant qu’un Iran doté de l’arme nucléaire constituerait une menace à la sécurité globale, l’Inde persiste à clamer le droit de la République islamique à l’énergie nucléaire civile, conformément au Traité de non-prolifération nucléaire (TNP), et appelle à une solution diplomatique à la crise du nucléaire.

Aussi, faut-il s’attendre à une période de relations plus nuancées, en tout cas moins idylliques, entre l’Inde et l’Iran. Car, bien que consciente de ses intérêts régionaux, New Delhi prêtera une attention particulière à n’irriter, en aucune manière, ni les Etats-Unis ni Israël.

Dernière modification par ragondin (26-09-2007 19:23:50)


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#8 26-09-2007 23:00:18

ragondin
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Re: Rand corporation aurait elle imaginé les attentats du 11 septembre

Sylvio a écrit:

Ils ont pas du les supprimer mais mis hors ligne, ils doivent encore les avoir de coté (ou alors ils sont vraiment cons).

Ils sont cons ou bien ils ont eu peur. L'article n'existe plus


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#9 28-09-2007 19:13:22

ragondin
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Re: Rand corporation aurait elle imaginé les attentats du 11 septembre

lisez ceci et vous aurez la trouille
www.decapactu.com/spip/article.php3?id_article=116
Match mondial de l’OMC :
L’arbitre veut-il arrêter le jeu, et en faire porter la responsabilité à la France ?
samedi 1er juillet 2006
par Jean-Yves Crevel
La conférence de presse des ministres français du 29 juin ne semble pas avoir plu au directeur de l’OMC, le socialiste français Pascal Lamy. Christine Lagarde et Dominique Bussereau ont eu un discours certes très diplomate, mais en contradiction avec l’éternelle politique de la carpette du commissaire Peter Mandelson, qui a bien essayé de les torpiller par une dépêche AFP.
Dès le lendemain, Pascal Lamy, directeur de l’OMC, jouait la rupture en laissant entendre que si les ministres étaient présents, la volonté d’aboutir (comprenez se plier au diktats mondialistes) n’y était pas. Il ressort de cette incroyable conférence de presse et de la réaction du directeur de l’OMC, qu’il faille faire taire la France et ne discuter qu’avec le commissaire Peter Mandelson, qui est le grand spécialiste des concessions qui transforment l’Europe en variable d’ajustement toujours perdante de l’organisation mondiale néolibérale qui doit résulter du "cycle de Doha" (voir dépêche Reuters).

La France pourrait s’attendre à un bon arbitrage, considérant que le Directeur de l’OMC est français et socialiste.

Pour comprendre pourquoi ce socialiste français ne supportait pas que la France tente de se rebeller et trouve des alliés en Europe et dans le monde pour contrer ses funestes desseins, j’ai procédé à quelques vérifications :

Pascal Lamy a son prestigieux CV en ligne sur le site de l’OMC qu’il dirige. On y trouve ses parfaits parcours scolaire et professionnel, ses multiples décorations, les ouvrages qu’il a publié, etc.

C’est presque complet. J’y ai pourtant relevé deux oublis :

Le Directeur de l’OMC n’a pas mentionné avoir été membre de la RAND Corporation :

L’institution américaine à but non lucratif, RAND Corporation (Research and Development) est fondée en 1945 par l’US Air Force et a pour objectif d’améliorer la politique et le processus décisionnel par la recherche et l’analyse. C’est un think-tank américain proche des républicains et du complexe militaro-industriel américain.

Voici quelques-uns de ses prestigieux membres ( passés ou présents) :

* Frank Carlucci (ancien Trustee, ancien directeur adjoint de la CIA 1978-1981, ancien président du groupe Carlyle)

* Lewis "Scooter" Libby (ancien conseiller de Dick Cheney, auteur des fuites de l’affaire Plame-Wilson)

* Pascal Lamy (RAND Europe) (ancien commissaire européen, actuel directeur de l’OMC)

* Walter Mondale (ancien Trustee)

* Paul O’Neill (ancien président, ancien secrétaire au trésor de GW Bush)

* Condoleezza Rice (ancienne Trustee 1991-1997, actuelle secrétaire d’État, qui a déclaré "vouloir punir la France")

* Donald Rumsfeld (ancien président 1981-1986,actuel secrétaire à la défense)

* Francis Fukuyama (penseur néconservateur)

* Zalmay Khalilzad (ambassadeur des USA en Irak)
(Source : Wikipédia)

Voici un exemple des actuels travaux de la RAND Corporation :

"Options des ETATS-UNIS pour créer les forces transitoires de sécurité"

En Irak et ailleurs, les ETATS-UNIS se doivent trouver "des moyens d’application de loi" pour des opérations de "stabilité". Comment une telle force devrait-elle être créée et quelles possibilités spécifiques devrait-elle incarner ?



--------------------------------------------------------------------------------
Second oubli :

L’Académie de la Carpette anglaise a décerné le Lauréat du prix spécial du jury à titre étranger en 2003 à Pascal Lamy, "élu pour son utilisation systématique de l’anglais dans ses fonctions de commissaire européen, au mépris des règles communautaires."

Dernière modification par ragondin (28-09-2007 19:15:16)


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#10 28-09-2007 19:20:59

ragondin
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Re: Rand corporation aurait elle imaginé les attentats du 11 septembre

Dirigeants

President & CEO : James A. Thomson

Présidente du Conseil d’Administration : Ann Korologos

Vice-président exécutif : Michael D. Rich

Vice-président & CFO : Richard Fallon

Président de Rand Europe : Martin van der Mandele

Anciens Membres

[color=blue]Condoleezza Rice
(Administratrice de 1991 à 1997) - Secrétaire d’État aux affaires étrangères (USA)

Donald Rumsfeld (Président du conseil d’administration de 1981 à 1986) - Secrétaire d’Etat à la défense 1975-1977 puis 2001-2006

Walter Mondale : Vice-Président des Etats-Unis de 1977 à 1981 et candidat démocrate à la présidence en 1984

John von Neumann, mathématicien

Samuel Cohen - Inventeur de la bombe à neutrons en 1958

Walter Wriston - Prix Nobel de Physique 1964

Kenneth Arrow - Prix Nobel d’Economie 1972

Herbert Simon - Prix Nobel d’Economie 1978

John Forbes Nash - Mathématicien et Prix Nobel d’Economie 1994

George Dantzig - Mathématicien fondateur de la programmation linéaire

Jean-Louis Gergorin - Vice-Président de la coordination stratégique d’EADS de 2000 à 2006

Pascal Lamy (Président de Rand Europe de 1996 à 1998) - Ancien commissaire européen, directeur de l’OMC depuis 2005[/color]

Dernière modification par ragondin (28-09-2007 19:22:20)


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#11 29-09-2007 00:36:46

ragondin
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Re: Rand corporation aurait elle imaginé les attentats du 11 septembre

http://www.911investigations.net/source … de18d4fb78

Dernière modification par ragondin (29-09-2007 00:39:41)


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#12 29-09-2007 12:17:52

ragondin
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Re: Rand corporation aurait elle imaginé les attentats du 11 septembre

Origine :http://bellaciao.org/fr/article.php3?id_article=7667

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Le jeune marine américain est ravi. « c’est le rêve de tous les francs-tireurs », dit-il à un journaliste du Los Angeles Times à la périphérie de Fallujah. « Tu peux aller partout et il y a plusieurs façons de tirer à un ennemi sans qu’il s’aperçoive d’où tu es ».

« Parfois je blesse un type et je le laisse crier un peu pour abattre le moral de ses camarades. Ensuite je tire une deuxième fois ».

« Tuer un ennemi » explique-t-il, « te donne une décharge d’adrénaline incroyable ». Il se vante d’avoir fait « 24 victimes confirmées » dans la phase initiale de l’attaque brutale des Usa à la ville rebelle de 300 mille habitants.

Face à une résistance populaire et obstinée qui rappelle la défense de Hue par les Vietcong en 1968, les marines ont déchaîné à nouveau une terreur sans discrimination. Selon les journalistes indépendants et le personnel médical, ils ont massacré au moins deux cents femmes et enfants dans les deux premières semaines de combat.

Dans la bataille de Fallujah, comme dans les conflits qui sont en train de se dérouler dans les villes chiites et dans les quartiers pauvres de Bagdad, l’enjeu est élevé : non seulement la politique états-unienne en Irak, mais aussi la capacité de Washington de dominer ce que les stratèges du Pentagone appellent « le champ de bataille du futur » : les villes du Tiers monde.

Le défaite de Mogadiscio en 1993, quand les milices locales descendirent 60% des Army Rangers, a contraint les stratèges américains à repenser ce qu’en « pentagonien » est connu sous le nom de Mout « Militarized Operations on Urbanized Terrain », c’est-à-dire des opérations militaires sur des territoires urbains. Une relation du National Defense Panel de décembre 1997 a accusé l’armée de n’être pas préparée face à des combats prolongés dans les quartiers labyrinthiques, presque impénétrables, des villes les plus pauvres du Tiers Monde.

Par conséquent, les quatre forces armées, coordonnées par le Joint Staff Urban Working Group, ont mis au point un programme intensif pour acquérir les compétences nécessaires aux combats de rues dans des conditions réalistes semblables à celles du tiers monde. « Le futur de la guerre », a déclaré le journal de l’Army War College, « est dans les rues, dans les égouts, dans les palais et les quartiers dont sont faites les villes disloquées du monde entier ».

Ainsi des consultants israéliens ont été invités en secret pour apprendre aux marine, aux ranger et aux navy seal les tactiques les plus avancées – surtout la coordination sophistiquée entre les francs-tireurs et les équipes de démolition avec des chars et des énormes forces aériennes – utilisées sans pitié par les forces de défense israéliennes à Gaza et en Cisjordanie.

Des paysages urbains artificiels ont été construits (équipés de « fumée et de systèmes sonores ») pour simuler des conditions de combats dans des quartiers surpeuplés de villes comme Bagdad ou Port-au-Prince. L’Urban Warfighting Laboratory des marines a aussi simulé des jeux de guerre réalistes (« Urban Warrior ») à Oakland et a Chicago, tandis que le commandement pour les opérations spéciales de l’armée a « envahi » Pittsburgh.

De nombreux marines aujourd’hui à Fallujah ont pris part à ces exercices de Urban Warrior, de même qu’à des simulations de combat à « Yodaville » (le centre d’entraînement urbain de Yuma, Arizona), tandis que quelques unités de l’armée qui entourent Najaf et la bidonville de Sadr City à Bagdad sont des anciens élèves du nouveau simulateur Mout de Fort Polk, Louisiana, qui a coûté 34 millions de dollars.

Cette « israélisation » tactique de la doctrine de combat états-unienne a été accompagnée par une « sharonisation » de la vision du Pentagone. Les stratèges militaires sont engagés maintenant à imaginer comment la guerre à haute intensité technologique, qui évolue sans cesse, peut arriver à contenir, sinon à détruire, les insurrections chroniques des « terroristes » qui ont leurs racines dans le désespoir des bidonvilles qui poussent à perte de vue.

Pour développer le cadre géopolitique où situer la nouvelle guerre urbaine, les planificateurs se sont adressés dans les années 90 à la Rand Corporation : l’alma mater du docteur Strangelove.

Rand, un think-tank no profit fondé par l’aviation en 1948, est connue pour avoir simulé dans les années 50 un conflit nucléaire et pour avoir aidé à planifier la guerre du Vietnam dans les années 60. Aujourd’hui Rand « fait » les villes à grande échelle. Ses chercheurs analysent les statistiques sur le crime urbain, les conditions de santé dans les villes et la privatisation de l’instruction publique ; ils gèrent aussi l’Arroyo Center de l’armée, qui a publié récemment un collection d’études sur le contexte et les dynamiques de la guerre urbaine.

Un des plus importants projets de Rand, démarré au début des années 90, est une étude d’envergure sur « comment les changements démographiques vont influencer les conflits futurs » . L’idée de base, soutient la Rand, est que l’urbanisation de la pauvreté mondiale a produit « l’urbanisation des insurrections » (le titre de leur relation).

« Les insurgés suivent leurs poursuivants dans les villes », dit la Rand, « en créant des ‘zones libérées’ dans les bidonvilles. La doctrine américaine, l’entraînement et l’équipement des soldats ne sont pas adaptés aux actions de contrôle de la guérilla urbaine ». Par conséquent, le bidonville est devenu le maillon faible de l’empire américain.

Les chercheurs de la Rand réfléchissent sur l’exemple du El Salvador, où les militaires locaux, malgré le soutien massif des Etats-Unis, n’ont pas été capables d’empêcher aux guérilleros du Flnfm d’ouvrir un front urbain. Ou mieux, « si les rebelles du Front de libération nationale Farabundo Marti avaient agi efficacement dans les villes dès le début de l’insurrection, on ne sait pas bien jusqu’à quel point les Etats-Unis seraient arrivés à maintenir la situation d’équilibre qui s’était créée entre le gouvernement et les rebelles ».

Plus récemment, un important théoricien de l’aviation a exprimé des préoccupations semblables sur l’Aerospace Power Journal. « L’urbanisation rapide des pays en voie de développement », écrit le capitaine Troy Thomas dans le numéro du printemps 2002, « se traduit en un milieu de bataille de plus en plus difficile à comprendre parce qu’il est de moins en moins planifié ».

Thomas fait la comparaison entre les centres urbains modernes, « hiérarchiques », dont les structures centralisées peuvent être facilement paralysées par les attaques aériennes (Belgrade) ou par des attaques terroristes (Manhattan), et les bidonvilles des périphéries du Tiers monde, qui grandissent sans cesse, organisés en « sous-systèmes informels, décentralisés », où il n’y a pas de schémas et où les points dont se servir comme levier ne sont pas facilement repérables ». En prenant comme exemple « la mer de misère humaine » qui entoure la ville de Karachi au Pakistan, Thomas illustre le défi incroyable d’ « un combat asymétrique » sur des territoires urbains « dépourvus de nœuds, de hiérarchies », contre des milices « dont l’origine sont les clans » animées par le « désespoir et la faim ». Il cite les bidonvilles étendues de Lagos, Nigeria, et de Kinshasa, au Congo, comme d’ autres champs de bataille potentiels à cauchemar.

Toutefois le capitaine Thomas (dont l’article a un titre provocateur « Les seigneurs des bidonvilles : la puissance aérospatiale dans les combats urbains »), tout comme la Rand, est effrontément sûr que le Pentagone, en investissant massivement dans la technologie et dans l’entraînement Mout, peut vaincre toutes les difficultés du combat dans les bidonvilles. Un des « livres de recettes » de la Rand « Opérations aériennes en milieu urbain » fournit même un tableau utile pour calculer le seuil acceptable de « dommages collatéraux » (lire : enfants morts) à cause de certaines contraintes politiques et opérationnelles.

Naturellement les idéologues du gouvernement Bush ont décrit l’occupation de l’Irak comme un « laboratoire de démocratie » au Moyen Orient. Pour les cerveaux du Rand il s’agit d’un laboratoire de type différent, où les francs-tireurs de la marine et les pilotes de l’aviation expérimentent de nouvelles techniques homicides pour une nouvelle guerre mondiale contre les pauvres des villes.

Le dernier livre de Mike Davis est le roman pour enfants « Land of the lost Mammoths » (Perceval Press, 2003). Davis est aussi coauteur de « Under the Perfect Sun : the San Diego Tourists Never See (New Press, 2003).

De : Mike Davis
lundi 21 juin 2004


« La stratégie militaire doit désormais être pensée en fonction de la couverture télévisuelle [car] si l’opinion publique est avec vous, rien ne peut vous résister ; sans elle, le pouvoir est impuissant. »
M. Michael K. Deaver

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#13 30-09-2007 11:48:53

ragondin
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Re: Rand corporation aurait elle imaginé les attentats du 11 septembre

Biographie 
http://fr.wikipedia.org/wiki/Jean-Louis_Gergorin
Ancien élève de l'École polytechnique (promotion 1966).
Ancien élève de l'ENA. Promotion 1972 "Charles-de-Gaulle" (avec Alain Juppé, Dominique Perben, Louis Gallois, Jean-Cyril Spinetta, Jérôme Clément).
Début 1970 : Il rejoint le Conseil d'État à sa sortie de l'ENA.
Il entre à la Rand Corporation (Santa Monica, Californie) proche des conservateurs américains et du complexe militaro-industriel américain.
1973-1984 : Il dirige le Centre d'analyse et de prévision (CAP) du ministère des affaires étrangères avec Thierry de Montbrial. Il a alors comme subordonné le jeune diplomate Dominique de Villepin et y fait la connaissance du futur général Philippe Rondot et de Philippe Delmas, futur dirigeant d'Airbus. Il passe l'alternance de 1981 sans encombre et rencontre Régis Debray, François Mitterrand (1983) et Hubert Védrine (1984). Il tisse des liens très étroits avec Claude Cheysson. En 1979, il y fait la connaissance du général Philippe Rondot, spécialiste du renseignement militaire. "J'ai même le souvenir que c'est Gergorin, que j'estimais, qui avait fortement appuyé la proposition d'intégrer Rondot à la DST", en 1986, dit Yves Bonnet, ancien directeur de la DST. En 1981, il recrute Dominique de Villepin, issu de la direction des affaires africaines et malgaches.
En septembre 1984, il intègre le groupe Matra. Il est directeur de la stratégie du groupe et conseiller spécial de Jean-Luc Lagardère. Il est un des collaborateurs directs de Jean-Luc Lagardère et participe à l'essor du groupe Matra. Il participera à ce titre aux conflits contre le concurrent Thomson (devenu Thales) dirigé alors par Alain Gomez.
Un de ces conflits se déroule de 1992 à 1997, lorsque Thomson, peu après la fusion contestée avec Hachette et le fiasco de la Cinq, aurait monté avec la complicité d'un intermédiaire et avocat américain d'origine chinoise, William Lee, une opération de déstabilisation du groupe Lagardère, dite opération « Couper les ailes de l'oiseau ». Il s'agissait pour Thomson de couper Matra sur plusieurs marchés d'armement avec Taïwan (frégates Lafayette, avions Mirage 2000, missiles). Dans cette affaire, il fut accusé d'avoir acheté les services de la DST pour 300 000 francs en liquide livrés dans un sac de sport (ce qu'il niera toujours).
À la fin des années 1990, il est l'artisan avec Philippe Camus de la fusion entre Aérospatiale et Matra puis de la création d'EADS et de la société intégrée Airbus. Jean-Louis Gergorin joue également un rôle majeur dans le rapprochement avec les Allemands, qui permet, en 2000, la fusion des activités de Matra-Aérospatiale avec Dasa et l'espagnol Casa. Il est un honorable correspondant des services de renseignement français (DGSE et DST).
À la mort de Jean-Luc Lagardère, en mars 2003, Jean-Louis Gergorin est persuadé qu'il s'agit d'un assassinat. Une enquête préliminaire demandée par le procureur de la République de Paris est classée sans suite.
En mai 2003, il participe, avec Philippe Camus et Thierry de Montbrial, à la réunion du groupe Bilderberg au château de Versailles.
Il fut vice-président de la coordination stratégique chez EADS depuis 2000 et membre du comité exécutif d'EADS. Il était à ce titre responsable de l'intelligence économique. [1]
Dans les guerres de pouvoir au sein d'EADS, il soutint Philippe Camus contre Noël Forgeard, alors patron d'Airbus dans la course à la présidence française du groupe d'aéronautique EADS. Pendant deux ans, les couples Philippe Camus-Jean-Louis Gergorin et Noël Forgeard-Philippe Delmas vont s'opposer par presse interposée. Maître de conférences à l'Institut d'études politiques de Paris, il est également membre du conseil d'administration de l'Institut de relations internationales et stratégiques (IRIS).[2] et du très élitiste club Le Siècle.
Ami proche de Dominique de Villepin, Jean-Louis Gergorin a été fait officier de l'ordre national du Mérite par Dominique de Villepin dans son bureau en avril 2004.
Il est membre du comité exécutif de l'International Institute for Strategic Studies.
Il est Chevalier de la Légion d'honneur et Officier de l'Ordre du Mérite.

Affaire Clearstream 2  [modifier]
Jean-Louis Gergorin et Imad Lahoud ont été présentés dans des notes d'analyse de la DST (Direction de la surveillance du territoire) comme les possibles délateurs dans l'affaire Clearstream 2 sans que des preuves ne soient apportées. La DST évoque comme motif un conflit entre Jean-Louis Gergorin et Philippe Delmas, alors numéro deux d'Airbus. L'avocat de M. Gergorin, Paul-Albert Iweins, dénonce l'exploitation de ces notes « basées sur des rumeurs et des articles de presse » et évoque également « l'hypothèse d'une manipulation montée contre son client
».

Familier des milieux du renseignement, il aurait présenté l'informaticien Imad Lahoud au général Philippe Rondot. Il l'aurait également fait recruter à EADS en mars-juin 2003.


Enquête et procédure  [modifier]
Dans le cadre de cette affaire, son bureau à EADS et son domicile ont fait l'objet d'une perquisition début avril 2006. Son domicile avait déjà été perquisitionné une première fois en avril 2005. D'autres dirigeants d'EADS ont vu leur bureau perquisitionné début avril 2006, comme Noël Forgeard, vice-président du groupe EADS, et Gustav Humbert, PDG d'Airbus.

En janvier 2004, Jean-Louis Gergorin aurait remis les listings Clearstream à Dominique de Villepin, alors ministre des Affaires étrangères, Ce dernier aurait alors commandé une enquête au général Philippe Rondot, proche conseiller de Michèle Alliot-Marie. Les démarches de Jean-Louis Gergorin intervenaient alors qu'une guerre de succession se déroulait à EADS entre Philippe Camus, son supérieur, et Noël Forgeard.

Dans son édition du 10 mai 2006, l'hebdomadaire satirique Le Canard enchaîné affirme que le numéro deux d'EADS Jean-Louis Gergorin est l'auteur de la première lettre anonyme adressée au juge Renaud Van Ruymbeke en mai 2004. Celle-ci ne contenait pas de noms de politiques.

Jean-Louis Gergorin et l'avocat Thibault de Montbrial a rencontré secrètement le 30 avril 2004 le juge Renaud Van Ruymbeke pour lui livrer les pseudo-informations sur les listings informatiques. Selon lui, des personnalités du monde entier détenaient des comptes chez Clearstream, crédités de sommes d'origine frauduleuse. Jean-Louis Gergorin aurait refusé que l'entretien avec le juge Van Ruymbeke soit enregistré en procédure, et que les listings lui soient remis officiellement, en prétextant qu'il craignait pour sa vie. Quelques jours plus tard, le 3 mai 2004 le juge recevait une lettre des mains de Thibault de Montbrial reprenant les informations livrées par Gergorin.

En juin 2004, deux autres courriers et un CD-ROM réellement anonymes ceux-là, reprenaient les pseudo-informations livrées lors de l'entretien et livraient nombreux noms de personnalités: politiques (dont Nicolas Sarkozy), haute police, industrie de l'armement, ministère de la défense. Le Canard dit ignorer si ces lettres proviennent de la même main.

Il a été le 10 mai 2006, à sa demande, déchargé de ses fonctions au sein du groupe EADS afin, dit-il, de pouvoir mieux se défendre dans cette affaire. Le 18 et 19 mai 2006, dans des interviews parus dans la presse, il reconnaît avoir rencontré le juge Renaud van Ruymbeke et de lui avoir adressé deux lettres sous le couvert de l'anonymat en accord avec le juge. Suite à ses déclarations, Noël Forgeard, président exécutif d'EADS, a demandé qu'une procédure de licenciement soit engagée à l'encontre de Jean-Louis Gergorin.

Selon Airy Routier, Jean-Louis Gergorin est allé fin mai 2006 rencontrer l'intermédiaire anglo-irakien Nadhmi Auchi à Londres quelques jours avant sa garde à vue et sa mise en examen. ("Le complot des paranos", Albin Michel, 2006)

Jean-Louis Gergorin, mis en examen le 2 juin 2006 et laissé en liberté sous contrôle judiciaire. Selon le Parisien du 7 juin 2006, tous les magistrats du pôle financier, en particulier son chef Catherine Pignon, s'étaient prononcés pour son incarcération. Pour les magistrats, il était en effet nécessaire que Jean-Louis Gergorin soit écroué "au moins le temps de la garde à vue d'Imad Lahoud", permettant une confrontation "à chaud" des deux protagonistes de l'affaire Clearstream 2.

D'après Le Parisien du 7 juin 2006, le procureur de la République adjoint chargé des affaires financières, François Foulon, avait exprimé son accord sur l'option de la détention.

C'est le procureur de la République de Paris, Jean-Claude Marin, qui a ordonné au parquet de requérir pour un simple contrôle judiciaire. François Foulon, son adjoint, a dû soutenir la ligne de Jean-Claude Marin, favorable au contrôle judiciaire. Catherine Pignon aurait refusé de soutenir cette option devant le juge des libertés.

"Un ordre est-il venu de plus haut pour ne pas envoyer Gergorin à la Santé ?", s'interroge Le Parisien. En effet, le procureur de la République de Paris est soumis à la hiérarchie politique de la Chancellerie, c’est-à-dire la direction des affaires criminelles et des grâces du ministère de la Justice et du Garde des Sceaux Pascal Clément.

Au cours d'auditions ayant eu lieu en juillet 2007, et à la suite de la reconstitution de notes ayant transité sur l'ordinateur du général Rondot, J-L Gergorin dévoile n'avoir agi que sur ordre de Dominique de Villepin, se réclamant lui-même d'instructions du Président de la République. Il en résulte alors un recentrage de l'enquête autour de l'ex-premier ministre, passé depuis peu du statut de membre du gouvernement à celui de simple citoyen avec la formation d'un nouveau gouvernement consécutif à l'élection de Nicolas Sarkozy - lui-même constitué partie civile dans ce dossier - ; et aboutissant dans des délais extrêmement rapides à la mise en examen de l'ancien premier ministre sous pas moins de quatre chefs d'accusation différents. Lundi 27 août, ce dernier annonce renoncer au bénéfice de son audition par la Cour de Justice de la République.


Rapacités  [modifier]
Jean-Louis Gergorin publie en mars 2007 un ouvrage intitulé "Rapacités", dans lequel il revient sur son rôle dans les affaires Clearstream, démonte un mécanisme financier sophistiqué qui aurait pu servir à effectuer à une certaine époque des transactions douteuses au sein de la chambre de compensation (mécanisme qui n'a plus cours aujourd'hui).

Il y relate les résultats de l'enquête personnelle qu'il a mené avec la collaboration de Sophie Coignard sur le rôle de l'argent sale dans l'économie et la géopolitique mondiale, tant lors du blanchiment d'argent que dans celles qui consistent à noircir de l'argent propre (noircissement d'argent), c’est-à-dire à extraire celui-ci de circuits économiques transparents pour financer les activités illégales, comme la corruption politique, le terrorisme ou la prolifération nucléaire.

Il attire notamment l'attention sur la criminalisation avérée de pans entiers du système financier contemporain via le recours extrêmement fréquent aux services des paradis fiscaux dans le but de combiner souplesse, intraçabilité et anonymat des transactions illicites.

Selon l'auteur, ces pratiques se répandent à tel point qu'elles représentent aujourd'hui un risque de déstabilisation pour les démocraties et leurs économies. La maîtrise de la corruption endémique qui gangrène le système financier mondial serait donc l'un des enjeux majeurs de la géopolitique du XXIe siècle.


Références  [modifier]
Les deux vies de Jean-Louis Gergorin, Libération, 03 mai 2006 (par Grégoire BISEAU)
Tension au parquet autour de Gergorin, nouvelobs.com, 7 juin 2006
Le procureur nie tout conflit au parquet concernant la détention de M. Gergorin, Le Monde, 7 juin 2006

Ouvrages  [modifier]

Dernière modification par ragondin (30-09-2007 12:19:43)


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#14 30-09-2007 12:10:09

emilie
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Re: Rand corporation aurait elle imaginé les attentats du 11 septembre

Lire aussi les fils 'mort suspecte de Lagardère ' et 'Worldspace' pour comprendre ce message  de Ragondin et ses importantes implications.

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#15 30-09-2007 13:44:20

ragondin
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Re: Rand corporation aurait elle imaginé les attentats du 11 septembre

jeudi, 05 avril 2007
http://globe.blogs.nouvelobs.com/chine/
Chine: les cauchemars de l'US Air Force
C’est la Rand corporation, un think tank lié à l’US Air Force, qui le dit.

Pékin pourrait d’ores et déjà s'emparer de Taïwan et cela, malgré l’écrasante supériorité militaire américaine.

Pourquoi?

Parce que la force de projection américaine est très vulnérable.

Les militaires chinois le savent et l'écrivent dans leurs revues spécialisées: leur armée pourrait mettre en échec Washington en employant une stratégie dite « anti-accès ».




La Chine pourrait empêcher les forces américaines d’arriver à temps près de Taïwan en attaquant préventivement les bases américaines dans la région et les porte-avions de l’US Navy dépêchés sur zone.

Privé d'un soutien rapide de l'Amérique, Taïpeh n’aurait pas d’autres solutions que de déposer les armes et de faire allégeance à Pékin.

Mais, rassurez-vous, dans ce rapport, la Rand propose au Pentagone des solutions (coûteuses, bien sûr) pour pallier ces déficiences de la force de projection américaine.


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#16 30-09-2007 14:00:43

ragondin
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Re: Rand corporation aurait elle imaginé les attentats du 11 septembre

Mouvement, 27/08/2007
www.recrulex.com/actualites-juridiques/ … interview=
  Olivier Debouzy, avocat associé et co-fondateur du cabinet August & Debouzy, nommé membre de la Commission du Livre Blanc sur la Défense et la Sécurité nationale

Olivier Debouzy, en charge du Groupe Public, Réglementaire et Concurrence au sein du cabinet d’avocats August & Debouzy, a été nommé membre de la Commission du Livre blanc sur la Défense et la Sécurité nationale, installée cet après-midi à l’Elysée par M. Sarkozy.

Ce Livre Blanc, qui devrait être remis par le président de la Commission, M. Jean- Claude Mallet, au président de la République d’ici avril 2008, a pour objectif de définir un concept de défense globale de la France et de ses intérêts et portera sur les domaines de la défense et de la sécurité.
Il couvrira une perspective d’une quinzaine d’années tout en ayant vocation à être réactualisé régulièrement.

Olivier Debouzy faisait déjà partie, en 1993-1994, du groupe d’experts nucléaires créé par la précédente Commission du Livre blanc sur la Défense.

Ancien membre du conseil consultatif de RAND Corporation Europe entre 1999 et 2006, il est actuellement membre du comité exécutif et du conseil de l’International Institute for Strategic Studies (Londres) et de l’Association internationale de Droit nucléaire (AIDN).
Olivier Debouzy a rédigé de nombreuses publications sur les questions de sécurité et de défense parmi lesquelles figurent notamment les ouvrages suivants :

- Anglo-French nuclear co-operation: perspectives and problems, RUSI, Londres, 1991

- The presence and role of the United States in Europe: a history, ESG, Paris, 1991

- Western European Nuclear Forces: a British, a French and an American View, The RAND Corporation, 1995 (co-auteur avec Robert A. Levine et Nicholas Witney)


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#17 30-09-2007 14:03:11

ragondin
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Re: Rand corporation aurait elle imaginé les attentats du 11 septembre

Jean-Claude Mallet, un spécialiste reconnu des questions stratégiquesARNAUD DE LA GRANGE. Publié le 24 août 2007Actualisé le 24 août 2007 : 07h30         Jean-Claude Mallet est aussi un grand connaisseur du monde politico-militaire.
www.lefigaro.fr/elections-legislatives- … iques.html
T. Coex/AFP
Jean-Claude Mallet est aussi un grand connaisseur du monde politico-militaire.

LE PROFIL du nouveau chef de file du livre blanc sur la Défense est plus celui du grand serviteur de l'État que du politique. Mais la nomination par Nicolas Sarkozy de Jean-Claude Mallet peut être vue comme un signe d'ouverture de plus. Ce conseiller d'État a percé sous la gauche, notamment quand Pierre Joxe l'a nommé à la tête de la toute fraîche Délégation aux affaires stratégiques (DAS), créée au coeur du ministère de la Défense. Mais celui que le chef de l'État a choisi pour brosser le paysage stratégique des quinze prochaines années est surtout considéré comme l'un des meilleurs connaisseurs du monde de la défense et des affaires internationales au sein de la haute administration. Une science du monde politico-militaire qui explique sa longévité à son poste de « DAS », sous plusieurs ministres de droite comme de gauche (Millon, Léotard...) et le récent choix de l'Élysée.

Niveau d'éxigence élevé

Au début des années 1990, Jean-Claude Mallet met la Délégation aux affaires stratégiques sur orbite, en faisant un véritable « think-tank » interne au ministère de la Défense. La DAS va devenir une pépinière de talents géopolitiques et nombre des voix qui comptent aujourd'hui dans le monde « civil » de l'expertise géopolitique sont passés par la matrice DAS. Énarque, ancien normalien - spécialiste de Flaubert, et notamment de Madame Bovary - Jean-Claude Mallet plonge avec pugnacité dans les dossiers africains ou transatlantiques. Et acquiert une réputation de bourreau de travail au niveau d'exigence élevé. « On s'amusait à dire que l'on était tous des enfants de la DAS, qui ne pouvaient plus voir leur famille tellement ils travaillaient, se souvient avec un brin de nostalgie un de ses anciens subordonnés, mais on a tous gardé une forte fidélité pour un homme qui avait la hauteur de ne pas diriger à l'autorité mais à l'exemple et à la confiance. Sa grande force était d'accepter toutes les analyses dissonantes, du moment qu'elles étaient intelligentes ». La DAS n'hésite pas à mettre dans les circuits des notes qui remettent en cause les postures diplomatiques traditionnelles. Elle s'ouvre aussi sur l'extérieur, passant des commandes à des chercheurs indépendants ou tissant des partenariats avec la fameuse Rand Corporation.


En quittant la Rue Saint-Dominique, Jean-Claude Mallet fait deux centaines de mètres pour s'installer aux Invalides, en prenant la tête du secrétariat général de la Défense nationale (SGDN), organisme qui, comme son nom ne l'indique pas, dépend de Matignon. Là encore, il impose sa marque en contribuant à relégitimer une institution mal positionnée sur la scène administrative française. Plus récemment, il a été délégué interministériel à l'aide de la France aux États affectés par le tsunami de décembre 2004. Son nom a un temps été évoqué pour la direction de la DGSE, les services secrets français. C'est finalement au service du livre blanc que cet homme de 52 ans va mettre ses capacités de synthèse. Un exercice difficile qui doit éviter à la fois l'écueil de la revue de détail et celui de la fresque géopolitique vague et galvaudée.

Dernière modification par ragondin (30-09-2007 14:05:30)


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#18 30-09-2007 14:12:46

ragondin
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Re: Rand corporation aurait elle imaginé les attentats du 11 septembre

Une analyse décapante de la situation mondiale ... qui ne vient ni des altermondialistes ni des brigades rouges
Elle est le fait de l'analyste financier Bill Bonner ("L'empire des Dettes")
www.garde-a-vue.com/archive-8-2007.html
dont les prédictions (elles datent de plus de deux ans) concernant la bulle boursière liée au marché immobilier US se sont avérées cruellement justes cet été.



Dans l'article ci-dessous, le fondateur de la Chronique de l'Agora donne une description tristement pertinente du monde dans lequel le récent fonctionnaire embauché à la tête de l'état français s'agite comme un poisson fou qui se nourrirait du chaos.





*** LES DEUX MAMELLES DE LA POLITIQUE MODERNE

** Nous lisons dans l'International Herald Tribune que Nicolas Sarkozy est revenu de ses vacances dans le New Hampshire -- et de sa visite à George W. Bush. Il a fait une annonce stupéfiante.
Le monde n'a que deux choix, a-t-il dit en substance -- et tous les deux impliquent des bombes. Soit l'Iran abandonne son projet de construire une bombe nucléaire, soit il se fait bombarder.

* "Paix et Prospérité" sont traditionnellement les deux mamelles de la politique publique démocratique moderne. Toutes deux semblent être en train de se faire la malle. La prospérité disparaît pour toutes les raisons décrites à longueur de Chroniques ces dernières années. Nous les résumons, pour rappel : le "boom" des dix dernières années était bidon. En Occident, il était basé sur la dette, non pas sur des augmentations de la productivité, de la production ou des bénéfices.

* Voilà pourquoi l'individu moyen n'a pas vu de hausse réelle de ses revenus. Les tentatives de manipulation destinées à faire durer ce boom bidon ne font qu'aggraver la situation... en augmentant la quantité de dette et de mauvais investissements.

* Quant à la paix, qui en voudrait ? Comme bon nombre d'autres choses, le désir de paix suit des cycles. Après une guerre, les gens veulent la paix plus que tout autre chose. Avant une guerre, la paix est souvent la dernière chose qu'ils désirent.

* Paul Craig Roberts, ancien sous-secrétaire au Trésor de l'Administration Reagan, s'en indigne :

* "Le régime Bush annonce qu'il va classer une partie de l'armée iranienne -- les Gardes révolutionnaires -- sous le terme d'organisation terroriste, et Bush a l'intention de bombarder leurs bases et leurs équipements, ainsi que les sites iraniens d'énergie nucléaire. Trois avions de chasse de l'armée américaine sont déployés autour de l'Iran. On est en train d'équiper des bombardiers furtifs B-2 pour transporter des bombes de 30 000 livres appelées bunker-busters, qu'on utilise contre des sites renforcés".

* "Les généraux politiques américains affirment que l'Iran fournit armes et assistance à la résistance irakienne contre l'occupation américaine. Les médias font avaler à la population américaine la même propagande concernant des armes de destruction massive iraniennes inexistantes que celles qu'ils avaient sortie concernant des armes de destruction massives irakiennes inexistantes.
Un ancien officier de terrain de la CIA au Moyen-Orient, Robert Baer, a écrit dans le magazine TIME que le régime de Bush avait décidé d'attaquer la Garde révolutionnaire dans les six prochains mois. Vous vous souvenez qu'on disait que la guerre en Irak serait 'du gâteau' ? Eh bien, cette fois-ci, les néo-conservateurs pensent qu'une attaque contre les Gardes révolutionnaires libèrera l'Iran de l'influence islamiste, et poussera les Iraniens à soutenir les Etats-Unis contre leur propre gouvernement".

* "Des mensonges, des agressions sans provocation et des attentes complètement insensées : c'est le retour des ingrédients qui ont provoqué la catastrophe irakienne. Le régime Bush en entier -- ainsi que les deux partis politiques [américains] -- sont complices, tout comme les médias et les alliés des Etats-Unis".

* La guerre attire les Américains, pour des raisons elles aussi décrites et expliquées à ceux qui subissent nos Chroniques depuis longtemps. Qu'on le veuille ou non, les Etats-Unis sont le plus grand empire au monde. Les poissons doivent nager ; les oiseaux doivent voler ; les empires doivent vivre par l'épée jusqu'à ce qu'ils périssent par elle.
La guerre attire aussi les Américains plus que les Allemands ou les Japonais -- pour ne citer qu'eux -- parce que la guerre s'est montrée bonne pour à leur égard.
Les Etats-Unis sont sortis des deux grandes guerres du siècle dernier avec une longueur d'avance ; alors que l'économie d'autres pays était réduite à néant, les Etats-Unis gagnaient des parts de marché... et des crédits. Aucun pays n'avait autant de débiteurs, pour autant d'argent, que les Etats-Unis d'Amérique après la Première et la Deuxième guerre mondiale.

* Nous sommes désormais un demi-siècle plus tard. A présent, aucun pays ne DOIT plus d'argent à plus de pays étrangers que les Etats-Unis. En termes relatifs, les Etats-Unis s'appauvrissent alors que le reste du monde s'enrichit. Mais l'armée américaine est toujours Numero Uno : faut-il s'étonner que les Américains l'aiment tant... et veuillent s'en servir ?

** Mais l'histoire contient toujours plus qu'il n'y paraît. Un voisin français très alerte nous l'a rappelé :

* "Vous avez entendu parler du 'rapport sur la montagne de fer', ou quelque chose de ce genre ? Je ne m'en souviens que très vaguement -- mais j'étais consultant, et je me rappelle que la Rand Corporation avait dû préparer un rapport sur ce que les Etats-Unis devraient faire... comment ils devraient motiver et contrôler leurs citoyens... après l'effondrement de l'Union Soviétique. La Rand Corporation a réalisé que sans la menace de l'Union Soviétique, les gouvernements occidentaux allaient probablement partir à la dérive, sans aucun dessein. Et les Occidentaux commenceraient à râler au sujet des impôts, etc. Bon, je ne me rappelle plus ce que les analystes de Rand ont trouvé, mais je me souviens qu'ils se sont concentrés sur trois idées majeures pour distraire et manipuler les masses -- la lutte contre le terrorisme, le changement climatique et les menaces sanitaires. Aujourd'hui, à part les inquiétudes financières, ce sont les trois préoccupations majeures du public".

* "Nous avons par exemple de grandes campagnes destinées à la lutte anti-tabac", a continué notre interlocuteur en allumant un cigare, "et nous sommes tous supposés nous inquiéter du réchauffement planétaire. Quant à la Guerre contre la Terreur... je me souviens avoir été surpris par la vitesse à laquelle on a mis les attentats du 11 septembre sur le dos du terrorisme islamiste (on a même trouvé le passeport de l'un d'entre eux dans les cendres du bâtiment... d'une manière ou d'une autre, le feu qui était assez chaud pour faire fondre du béton et de l'acier n'avait pas eu le moindre effet sur ce passeport de papier)... Et j'ai aussi étonné par la vitesse à laquelle George W. Bush est arrivé avec sa Guerre contre la Terreur".

* "C'est comme si tout cela avait été calculé avant les attentats... et à mon avis, ça avait bien été le cas
".

* Mais à présent, le International Herald Tribune nous dit que le terrorisme a été relégué en coulisses. "Les mauvais crédits déclarés plus risqués que le terrorisme pour les Etats-Unis", peut-on lire en titre. L'article nous annonce que l'Association américaine pour l'économie des entreprises a fait un sondage parmi ses membres -- et découvert qu'ils étaient 50% plus nombreux à s'inquiéter des défauts de paiement et des excès de dette que du terrorisme. Le terrorisme représente un tout petit danger statistique pour les Américains... mais aucun danger véritable pour les Etats-Unis.

* Non, l'administration Bush l'a correctement identifié comme étant non pas une menace, mais une opportunité... de dépenser plus d'argent et de se mêler des affaires des autres. Le problème, c'est que l'argent dépensé n'a pas encore été gagné. Nous nous demandons s'il le sera jamais...

Dernière modification par ragondin (30-09-2007 14:21:07)


« La stratégie militaire doit désormais être pensée en fonction de la couverture télévisuelle [car] si l’opinion publique est avec vous, rien ne peut vous résister ; sans elle, le pouvoir est impuissant. »
M. Michael K. Deaver

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#19 30-09-2007 14:57:49

ragondin
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Re: Rand corporation aurait elle imaginé les attentats du 11 septembre

emilie a écrit:

Lire aussi les fils 'mort suspecte de Lagardère ' et 'Worldspace' pour comprendre ce message  de Ragondin et ses importantes implications.

http://forum.reopen911.info/viewtopic.php?id=7072
http://forum.reopen911.info/viewtopic.p … 519#p89519

Dernière modification par ragondin (30-09-2007 15:01:27)


« La stratégie militaire doit désormais être pensée en fonction de la couverture télévisuelle [car] si l’opinion publique est avec vous, rien ne peut vous résister ; sans elle, le pouvoir est impuissant. »
M. Michael K. Deaver

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#20 02-10-2007 08:29:15

ragondin
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Re: Rand corporation aurait elle imaginé les attentats du 11 septembre

Scandale Thomas Schelling et Robert Aumann, les Nobel pour qui la guerre est un jeu
par Thierry Meyssan*
www.voltairenet.org/article129910.html

Les deux lauréats 2005 du prix Nobel d’économie, Thomas C. Schelling et Robert J. Aumann, ont été primés pour leur contribution à la « théorie des jeux ». Le premier fut en fait le théoricien de l’escalade militaire lors de la guerre du Vietnam et justifie aujourd’hui la non-ratification du protocole de Kyoto et l’abandon des objectifs de l’ONU pour le millénaire.
Le second est un ésotériste talmudique qui a théorisé l’usage de la punition collective pour opprimer les Palestiniens.
--------------------------------------------------------------------------------
 
20 octobre 2005

Portraits
Thomas C. Schelling
Robert J. Aumann

   Thomas C. Schelling (à gauche) et Robert Aumann
Le prix Nobel d’économie 2005 a été attribué par la Banque de Suède, le 10 octobre, à Robert J. Aumann et Thomas C. Schelling pour leurs travaux sur la théorie des jeux. Dans son communiqué, le jury souligne que leur travaux ont contribué à une connaissance rationnelle des comportements humains selon un schéma applicable aussi bien aux négociations politiques qu’économiques. De la sorte, ils ont contribué à rapprocher la science économique des autres sciences sociales.

Considérant probablement que la Banque de Suède est infaillible comme la papauté, les médias internationaux ont relayé cette nouvelle et applaudi les lauréats sans se préoccuper du contenu extact de leurs travaux et de leurs applications, ni des raisons qui ont pu guider le choix des juges.

Robert J. Aumann, théoricien de l’oppression militaire
Laissons de côté le cas quelque peu folklorique du mathématicien cabbaliste Robert J. Aumann, dont l’apport principal à l’humanité aura été d’appliquer la théorie des jeux à la lecture du Talmud, notamment pour résoudre le cruel dilemme de la répartition de l’héritage de l’homme aux trois veuves. Le lauréat s’est également illustré par ses recherches ésotériques sur les codes cachés de la Torah.

Plus prosaïquement, Robert J. Aumann a théorisé le principe de la « coopération forcée » par « crainte de la sanction » au traitement infligé aux Palestiniens, une méthode qui, en instituant des punitions collectives, viole les Conventions internationales. Il milite au sein d’une organisation extrémiste, Professors for a Strong Israël, qu’il a contribué à créer pour saboter les accords d’Oslo. Partisan du Grand Israël, sur une base juive raciale, il est opposé à la création d’un État palestinien et fait aujourd’hui campagne contre Ariel Sharon et pour l’annexion de Gaza.

Concentrons-nous sur le cas exemplaire de son co-lauréat.

Thomas C. Schelling, théoricien de l’escalade militaire
Né en 1921, Thomas C. Schelling poursuivit ses études d’économie à l’université de Berkeley pendant la Seconde Guerre mondiale. Puis il entra en 1945 au Bureau fédéral du Budget, tout en préparant son doctorat à Harvard. En 1948, il rejoint l’ambassadeur Averell Harriman à l’administration du Plan Marshall à Paris.

La famille Harriman était devenue une des grandes fortunes des États-Unis depuis la construction du chemin de fer du Pacifique. Dans les années 30, Averell avait financièrement soutenu l’ascension du chancelier Hitler en Allemagne, dont il partageait aussi bien les idées eugénistes que l’obsession anti-communiste. Il avait cependant changé de camp, en 1941, considérant que l’impérialisme nazi mettait en danger la domination anglo-saxonne des mers. Ses affaires étaient alors dirigées par son fondé de pouvoir, Prescott Bush (grand-père de George W.), et défendues par le cabinet d’avocats d’Allen Dulles (futur patron de la CIA).

Le Plan Marshall était un projet de reconstruction de l’Europe visant à garantir les investissements états-uniens à la fois en créant un marché intérieur et en biaisant les processus politiques pour que les communistes ne puissent pas accéder démocratiquement au pouvoir.

Lorsqu’Harriman fut nommé secrétaire au Commerce par le président Truman, Schelling le suivit à Washington. Il fut affecté au staff présidentiel pour y suivre les questions du commerce international. Il perdit son poste avec la défaite des démocrates à l’élection présidentielle et se consacra alors quelques années à l’enseignement à l’université de Yale.

En 1958, il est recruté par la Rand Corporation, le think tank de ce que le président Eisenhower n’a pas encore qualifié de « complexe militaro-industriel ». Cet institut, qui jusque-là se consacrait à l’étude des armes nouvelles, commence à élaborer une pensée stratégique autour d’intellectuels comme Herman Khan et Albert Wohlstetter (le beau-père de Richard Perle). Il ne tardera pas à y croiser le mathématicien israélien Robert J. Aumann, avec lequel il partagera beaucoup plus tard son prix Nobel.
Schelling se trouve immédiatement plongé dans les négociations sur le désarmement à Genève. Elles sont conduites par Paul Nitze, le maître de la Guerre froide, assisté de Wohlstetter. Leur idée est que la bombe atomique est insuffisamemnt dissuasive si l’URSS a la possibilité de conduire une attaque éclair qui détruirait la capacité de riposte états-unienne.  Il faut donc à la fois développer un arsenal nucléaire dispersé dans le monde et négocier avec les Soviétiques la destruction de leurs lanceurs les plus rapides et de leurs bases les plus proches. La Rand Corporation cherche à rationaliser la négociation en s’appuyant sur la théorie des jeux du mathématicien John von Neuman (qui participa à la création de la bombe atomique états-unienne) et de l’économiste Oskar Morgenstern. Schelling se met à étudier l’application de cette théorie à cette circonstance particulière et y consacre un livre : The Strategy of Conflict [1].

Selon lui, la dissuasion ne doit pas un être un jeu à somme nulle, dans lequel chacun craint de perdre autant que l’autre, mais un mélange de compétition et de coopération tacite. De même que, sur la route, on peut chercher à dépasser une voiture sans pour autant la verser dans le fossé, au cours de la Guerre froide, on peut gagner sur des théâtres d’opération périphériques sans pour autant provoquer l’apocalypse nucléaire. Une théorie qui, pour le plus grand bonheur des industriels du secteur, conduit à imaginer une stratégie de riposte graduée et non plus de destruction totale de toutes les grandes villes de l’adversaire, donc à se doter d’une gamme variée d’armement en plus du stock de grosses bombes déjà existant.

Cependant à l’époque, la pensée dominante à Washington restait celle de la « riposte massive ». Pour convaincre de l’efficacité de sa théorie, Thomas C. Schelling fit appel à son ami John McNaughton, devenu le principal conseiller du secrétaire à la Défense Robert McNamara. Un jeu de rôle fut organisé, deux week-end de septembre 1961, à Camp David, où deux équipes, les Bleus et les Rouges, s’affrontèrent. Plusieurs hauts dirigeants participèrent à cette simulation, comme Henry Kissinger ou McGeorge Bundy.

Quoi qu’il en soit, en 1964, le conseiller national de sécurité McGeorge Bundy, inquiet que les officiers états-uniens ne répètent au Vietnam les délires du général Douglas MacArthur en Corée (qui se proposait de « vitrifier » le pays pour en finir une fois pour toutes avec les communistes), demanda à John McNaughton et à Thomas C. Schelling de planifier une stratégie graduée, c’est-à-dire un scénario incluant des provocations et permettant une escalade jusqu’à ce que les Nord-Vietnamiens plient. Ils conseillèrent de procéder à des campagnes de bombardement à durée croissante. La première, connue sous le nom d’opération Tonnerre roulant (Rolling Thunder), fut lancée du 2 au 24 mars 1965. N’ayant aucune influence sur la détermination du peuple vietnamien, elle fut suivie de plusieurs autres, jusqu’à devenir un déluge de feu sur le pays et ses voisins. 6 millions de tonnes de bombes plus tard, la théorie des jeux de Thomas C. Schelling avait fait 2 millions de morts [2]. Robert McNamara démissiona de ses fonctions pour se consacrer à la présidence de la Banque mondiale, tandis qu’Averell Harriman fut appelé en renfort pour négocier la paix.

À la suite de ce désastre, Thomas C. Schelling retourna enseigner à Harvard, tout en assurant un travail de consultant pour le CIA. C’est dans cette période qu’il commenca à appliquer la théorie des jeux aux négociations commerciales internationales et qu’il publia Micromotives and Macrobehavior (1978), suivi de Choice and Consequences (1984).

En 1990, après avoir pris sa retraite de professeur d’université, Thomas C. Schelling rejoignit l’Albert Einstein Institution, un institut de recherche devenu officine de la CIA chargée d’organiser des renversements de régime par des moyens « non-violents » [3]. Il y participe à l’organisation de pseudos-révolutions dans les États de l’ancienne zone d’influence soviétique, dont les dernières en date sont celles de Géorgie et d’Ukraine.

Thomas C. Schelling revint sur le devant de la scène, en juin 2002, lorsqu’il publia un retentissant article dans la revue du Council of Foreign Relations, Foreign Affairs, pour justifier le refus du président George W. Bush de ratifier le Protocole de Kyoto [4]. Selon lui, le lien entre l’émission de gaz à effet de serre et le réchauffement climatique ne serait pas clairement démontré et aucun État n’envisagerait sérieusement de faire des efforts coûteux pour le réduire. Surtout, le mechanisme du Protocole serait basé sur l’adhésion à de généreux principes énoncés par des Prix Nobel, mais pas sur un système de concessions réciproques. Et le professeur de poursuivre qu’il n’existe que trois expériences d’engagement économique multinational réussies : le Plan Marshall, l’OTAN et l’Organisation mondiale du Commerce. Dans tous ces cas, les États-Unis avaient d’abord fixé les règles, puis avaient institué des systèmes de régulation dans lesquels chaque État membre se justifie devant les autres et surveille les autres, de sorte que Washington impose une règle sans avoir à en faire la police.

Au printemps 2003, Thomas C. Schelling fut l’un des huit experts réunis par Bjorn Lomborg à Copenhague pour évaluer les objectifs du millénaire, c’est-à-dire les programmes mis en place par l’ONU, lors d’une réunion parrainée par The Economist et financée par la Fondation Sasakawa [5]. La document final, dit Consensus de Copenhague, relègue la diminution des gaz à effet de serre en 17e position et se concentre sur des sujets plus lucratifs comme (1) la production sous licence de médicaments contre le VIH/Sida (2) la diffusion d’OGM pour lutter contre la malnutrition et (3) l’abrogation des barrières douanières.

Si l’œuvre théorique de Thomas C. Schelling s’est avérée expérimentalement inopérante, donc scientifiquement erronnée, il n’en est pas moins vrai qu’il a apporté une contribution significative à notre temps : il a montré que les autorités états-uniennes abordent avec les mêmes outils cognitifs la guerre et le commerce international. De son côté son ancien collègue devenu co-lauréat, Robert J. Aumann, après avoir rêvé de numérologie biblique, a montré que les colons israéliens pouvaient opprimer les Palestiniens en déshumanisant leurs crimes au point de les transformer en formules mathématiques. Il n’est pas sûr que la Banque de Suède se soit honorée en les honorant.

Thierry Meyssan
Journaliste et écrivain, président du Réseau Voltaire.
Les articles de cet auteur


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M. Michael K. Deaver

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#21 02-10-2007 18:30:07

emilie
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Re: Rand corporation aurait elle imaginé les attentats du 11 septembre

Toujours à propos de la Rand corporation un memo où l'on peut lire :
"il fit venir Rumsfeld au bureau exécutif de la Rand, où il fut totalement endoctriné sur comment on termine une guerre et comment on la déclenche "

Si ce document est authentique, c'est édifiant ...

Le Prince des Ténèbres
18 septembre 2001
Mémo A: Henry Kissinger
De: Jude Wanniski
Re: Richard Perle
J’ai été surpris de vous voir hier soir à la télévision développer des arguments que j’associe au
faucon mondial n°1, Richard Perle, qui fut l’architecte en chef de notre politique vis-à-vis du
monde arabo-islamique. De tous les Américains, celui qui à le plus de responsabilité pour avoir
poussé les Musulmans du monde entier à ressentir une telle colère, c’est Richard, dont les recettes
démentes ont inexorablement conduit au cataclysme de la semaine dernière. Ce ne fut pas une
surprise pour moi de voir Richard dans l’émission d’ Evans&Novak, Hunt& Shields, sur CNN
dimanche dernier, appelant à une guerre totale contre le monde arabe avec une coalition
entièrement constituée d’Européens occidentaux. S’il n’était qu’un fou ordinaire, Henry, on
pourrait vivre avec, mais il se trouve qu’il préside le comité politique de la Défense (Defense
Policy Board) qui conseille le Pentagone, ce qui lui donne accès à tous les secrets militaires.
Douteriez-vous qu’il est désormais en relation constante avec Ariel Sharon et Benjamin
Netanyahu, les dirigeants de l’aile dérangée du Parti Likoud en Israël ?
Pendant ces quatre dernières décennies, depuis ma première rencontre avec vous deux, vous et
Richard, lors de la première année de l’administration Nixon en 1969, je vous ai toujours assimilé
aux modérés, comme feu le Sénateur de l’état de New York, Jacob Javits, qui recherchait
toujours des solutions diplomatiques aux conflits. Richard, qui était alors un jeune-homme
prometteur de 25 ans et qui travaillait avec le Sénateur Henry (Scoop) Jackson, Washington
Democrat, était le protégé d’Albert Wohlstetter, qui jouait le rôle du faucon face à vous, la
colombe, dans nos relations avec l’Union Soviétique. A l’époque, j’étais allié avec Wohlstetter, un
faucon de la Guerre Froide, mais je prenais au moins votre point de vue en considération. Et
maintenant, je vois que vous êtes pratiquement en osmose avec Perle, que nous avons tous deux
toujours connu comme étant le Prince des Ténèbres, un maître de la désinformation qui nous a
aidés à gagner la Guerre Froide, et qui veut maintenant mettre le monde musulman à genoux.
Vous savez comment cela se passe, Henry. Il y a en fait deux approches pour résoudre le
problème du terrorisme. La première, c’est que vous compreniez l'esprit du terroriste afin
d’établir un système de défense pour s’en protéger. La deuxième est que vous tuiez tous les
terroristes et tous les terroristes potentiels. Cette possibilité ne ferait certainement pas tiquer
Richard, bien que je sois sûr qu’il penserait que nous n’aurions besoin de tuer qu’une fraction
significative des 1,25 milliard de Musulmans pour que les autres "reçoivent le message." Avant
leur mort, Wohlstetter et l’ancien Président Nixon ont dressé le plan de notre politique irakienne,
an moyen duquel les Etats-Unis feraient en sorte que les civils iraquiens meurent de faim et de
maladie jusqu’à ce que le peuple devienne si misérable qu’il renverserait Saddam Hussein. J’ai fais
remarqué plusieurs fois dans ces colonnes que 1,5 million d’iraquiens ont déjà péri (selon les
chiffres des Nations-Unies) à cause d’une politique conçue par deux morts, et maintenant
poursuivie par les protégés de Wohlstetter, avec Perle en haut du mat totémique. Nixon, j’en suis
sûr, n’aurait jamais imaginé que Saddam serait encore au pouvoir après toutes ces années. Vous
savez aussi bien moi que notre gouvernement s’est rendu criminel en prétendant au peuple
américain que l’embargo sur l’Irak aurait été levé si Saddam avait obéi à la résolution de l’ONU
de 1991. Dans la mesure où vous le saviez et que vous n’avez pas bougé, je suppose qu’on devrait
vous mettre sur la liste des responsables du problème de la semaine dernière.
Rappelez-vous que lorsque Lesley Stahl demanda dans ’60 minutes’ à Madeleine Albright, notre
ambassadrice à l’ONU, si le maintien de l’embargo valait la mort de 500.000 enfants iraquiens, et
que sans hésiter, Madeleine répondit que ça le valait certainement. Richard Perle, j’en suis sûr,
applaudit sa réponse. Tout comme Wolfowitz, l’acolyte de Perle, qui est actuellement le
Secrétaire-adjoint à la Défense. Quant à notre Ministre de la Défense, Ronald Rumsfeld, il a
probablement dressé l’oreille en entendant ce commentaire, puisqu’il a encore un peu de bonsens,
mais Don suit toujours l’exemple de Perle, comme il l’a toujours fait depuis l’Administration
Ford. Lorsque Wohlstetter était le gros bonnet intellectuel à la Rand Corporation1, il fit venir
Rumsfeld au bureau exécutif de la Rand, où il fut totalement endoctriné sur comment on termine
une guerre et comment on la déclenche. En 1996, quand le GOP2 s’est présenté aux élections
avec le ticket Dole/Kemp, j’ai fais de mon mieux pour trouver des idées pour que Bob Dole
puisse présenter une image plus diplomatique au peuple américain. Malheureusement, Dole avait
Perle à ses côtés. Lorsque le Président Clinton bombarda l’Irak le jour de la fête du travail pour
donner le coup d’envoi de sa campagne de réélection, il viola le War Powers Act 3. Mais Dole
s’empressa de faire l’éloge de ce bombardement et d’autres Républicains, dont certains employés
sont des membres du réseau de Perle à Capitol Hill, se plaignirent immédiatement que Clinton
aurait dû envoyer des bombes plus grosses.
Au cas où vous ne le sauriez pas, le Secrétaire d’Etat, Colin Powell, se réfère à Perle et à son
réseau en les nommant "les bombardeurs". Ils comprennent les éditorialistes du WSJournal, que
Perle à dans sa poche de derrière, le Weekly Standard, qu’il a dans sa poche de devant, et Bill
Safire, son porte-parole au NYTimes. Nous étions tous des potes pendant la guerre froide, mais
quand elle se termina je suis devenu un pacifiste. Je n’ai aucune influence, je suis juste un petit
gars qui essaye de comprendre comment faire pour éviter les guerres, chaudes, froides ou
terroristes. Mais vous, Henry, vous avez de l’influence. Vous pourriez décrocher votre téléphone
et conseiller à notre jeune Président d’écouter un peu plus l’avis de Colin Powell que celui de
Rumsfeld, qui en fait est celui de Perle. Je détesterais voir notre pays envahi de McVeighs4
musulmans, faisant sauter un peu tout. Ça vous plairait à vous ?
1 La RAND Corporation est un organisme de recherche à but non-lucratif (donc non-imposable) dont
l’activité officielle est de produire des analyses et d’apporter des solutions aux défis auquel le public et le
secteur privé sont confrontés partout dans le monde. En fait, c’est un club de réflexion, un think tank, payé
depuis 1948 par le gouvernement (140 millions de dollars en 2000) pour réfléchir aux problèmes de la
nation (la protection à l’enfance, le système judiciaire, l’éducation, la politique américaine vis-à-vis la
drogue, la sécurité nationale, la protection sociale, etc.) Sur les bancs des administrateurs de la RAND on y
trouve des représentants des médias, de Wall Street, de grosses sociétés d’avocats, des dirigeants des
industries médicale, de la défense, de l’immobilier et de l’automobile, ainsi que des membres du bureau
exécutif de quelques autres think tanks, et un professeur d’université ou deux). L’ancien Ministre de la
Défense, Franck Carlucci, président du Groupe Carlyle en fait partie et y co-préside la commission traitant
de la politique au le Moyen-Orient. [N.d.T.]
2 Grand Old Party. Le parti conservateur, les Républicains.
3 Loi de 1973 qui stipule que l’engagement des forces armées américaines dans des combats ou dans des
situations où les circonstances indiquent clairement que les hostilités sont imminentes ne peut se faire que
d’un commun accord entre le Congrès et le Président.
4 L’auteur des attentats d’Oklahoma City.

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#22 02-10-2007 18:43:58

ragondin
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Re: Rand corporation aurait elle imaginé les attentats du 11 septembre

IMPLICATIONS POUR LES STRATEGIES MILITAIRES ET L'EQUILIBRE DES FORCES
www.nato-pa.int/Default.asp?CAT2=651&am … &LNG=1


22. L'incidence des nanotechnologies sur les stratégies militaires de même que les implications qu'elles pourraient avoir sur les accords internationaux de désarmement ne reçoivent pas l'attention qu'elles méritent.  Cette question n'a fait l'objet que de très rares publications, les plus citées, indépendamment du travail d'investigation fourni, étant celles de Jürgen Altmann, Sean Howard et André Gsponer.

23. En 1995, l'amiral David Jeremiah, ancien adjoint du chef d'état-major interarmées, déclarait à propos de la nanotechnologie moléculaire que "les applications militaires de la fabrication moléculaire devraient, plus encore que les armes nucléaires, changer en profondeur l'équilibre des forces." En fait, les Etats qui détiennent des systèmes informatiques basés sur les nanotechnologies, puissants et plus performants, et des réseaux de capteurs omniprésents pourraient disposer d'un avantage déterminant à l'ère de la guerre informatique et de la guerre technologique.  On pourrait assister à de nouvelles courses aux armements.  Dans les années à venir, selon Jürgen Altmann, les Etats-Unis resteront en tête, mais d'autres pays les talonneront à quelques années.  Selon lui, "pour se prémunir, les Etats-Unis mettront au point des contre-mesures de premier échelon.  D'autres pourraient réagir en mettant davantage l'accent sur la guerre asymétrique, notamment par des attaques contre des infrastructures ou en recourant à des armes de destruction massive."

24. La stratégie militaire va donc nécessairement évoluer.  Pour Jürgen Altmann, la prise de décision militaire pourrait devenir de plus en plus autonome sous l'effet du développement des nanotechnologies, parce que "l'attente du résultat de la réflexion pourrait entraîner un désavantage certain.  Des cycles d'action et réaction fortuits pourraient survenir entre les systèmes d'alerte et d'attaque des adversaires." S'agissant de l'efficacité de la défense reposant sur les nanotechnologies face à une agression, Jürgen Altmann n'est pas convaincu de la suprématie de la première et il estime par conséquent que "la contre-attaque et l'attaque préventive devraient jouer un grand rôle dans un conflit armé". Le directeur de l'Institut russe des nanotechnologies, Mikhaïl Ananayan,  a tenu des propos similaires dans l'exposé qu'il a présenté aux membres de la Commission des sciences et des technologies de l'Assemblée, en avril 2005 à Moscou.

25. Si le scénario moléculaire des nanomachines autoréplicantes devait se concrétiser, le danger s'en trouverait encore accru.  Jürgen Altmann donne de ces scénarios une description qui a de quoi effrayer : "du fait, en partie, de leur petitesse, mais surtout en raison de leurs facultés d'autoréplication et de production d'armes supplémentaires sur place, les nanorobots seraient source d'une extrême incertitude.  Le déploiement préalable contre un adversaire serait facilité.  Les pressions en faveur d'une action rapide et du recours à la prise de décision automatique grandiraient.  Des cycles d'action et réaction fortuits pourraient se produire à tous les niveaux, de l'échelon moléculaire à la prise de décision de haut niveau.  Chacun y trouverait des motifs d'action préventive, les pays à la pointe de la technologie comme ceux en retard dans ce domaine.  La nanotechnologie moléculaire engendrerait aussi des courses aux armements insoupçonnées résultant de tentatives destinées à conserver ou creuser un avantage technologique ou, inversement, à combler un retard.  La situation serait encore plus grave dans le cas d'une production militaire autonome en plein essor.  En théorie, celui qui prendrait l'initiative aurait alors un avantage décisif qui lui assurerait une domination mondiale".

26. Certains chercheurs croient que les nano-armes pourraient se substituer aux armes nucléaires en tant que nouveaux instruments de dissuasion stratégique.  Dans un article datant de 1989, Scott Pace, de la RAND Corporation, écrivait que le potentiel des nanotechnologies résiderait dans un éventail élargi d'options de réplique militaire à une agression :"Dans le cas d'un conflit nucléaire, un guidage précis par nano-ordinateur et des coûts de production de nanomachines faibles devraient accélérer la tendance actuelle à la prolifération des munitions intelligentes.  Plutôt que de lancer des attaques nucléaires contre des forces conventionnelles massives ou des cibles protégées et éloignées, les améliorations apportées aux missiles de croisière et aux missiles balistiques grâce aux nanotechnologies leur permettraient de détruire leurs cibles au moyen d'explosifs conventionnels.  Les explosifs conventionnels eux-mêmes pourraient être remplacés par des désassembleurs moléculaires d'une efficacité immédiate, mais qui causeraient moins de dégâts involontaires aux constructions et populations environnantes.  L'objectif du président Reagan, qui voulait rendre les armes nucléaires impuissantes et dépassées, pourrait être atteint, non par des défenses déployées dans l'espace, mais par des nano-armes terrestres qui priveraient les armes nucléaires de leur utilité." Il est cependant à noter que la réalisation des désassembleurs moléculaires (et de la nanotechnologie en général) reste extrêmement douteuse.

27. Mark Avrum Gubrud, de l'Université du Maryland, va plus loin encore quand il dit que les armes nucléaires traditionnelles font qu'une guerre classique sera "dépassée" parce qu'il sera impossible d'obtenir une "victoire décisive".  Or, dans le cas des nanotechnologies, c'est la dissuasion qui est dépassée "car on ne pourra maintenir une paix armée stable entre rivaux dotés d'armes nanotechnologiques".

28. Comme nous le disions dans les paragraphes précédents, avec les nanotechnologies, la guerre chimique et biologique devient une réalité plus tangible.  Même si cette forme de guerre est jugée immorale et interdite par les conventions internationales, les nanotechnologies vont permettre des améliorations qualitatives susceptibles d'exercer un attrait sur des militaires imprudents et des groupes terroristes.  Au stade actuel, on peut difficilement dire si les contre-mesures dérivées des nanotechnologies seront suffisamment efficaces pour circonscrire cette menace.

29. Sur le plan tactique, les nanotechnologies pourraient sensiblement réduire le besoin de troupes grâce, en grande partie, au potentiel de développement des nanocapteurs.  D'après le président du Defense Science Board, William Schneider, "les nanocapteurs permettent de lever les incertitudes de la guerre.  La diversité des capteurs permet aux commandants d'avoir une vue d'ensemble du champ de bataille tactique". Scott Pace, de la RAND Corporation, va dans le même sens lorsqu'il dit que "les nano-ordinateurs devraient permettre une meilleure surveillance des agresseurs potentiels.  L'afflux de données de capteurs disséminés dans le monde entier pourrait être traité plus efficacement pour y déceler les activités présentant une réelle menace.  Dans un conflit de faible intensité, des zones d'obstacles et des capteurs intelligents permettraient d'isoler ou de canaliser les mouvements de guérilla en fonction du terrain.  Dans le cas d'un conflit de théâtre conventionnel, les nanotechnologies permettraient de fabriquer des armes antichars de petite taille, peu onéreuses et très dévastatrices.  De telles armes permettraient à un nombre restreint de fantassins de contrer les attaques de forces blindées importantes".

30. Toutefois, quelle que soit l'évolution de la technologie, les forces conventionnelles, qu'elles soient aériennes, navales ou terrestres, ne vont pas disparaître parce qu'elles seront encore nécessaires pour des missions spécifiques qu'elles seules peuvent remplir.  Les lois de la physique, par exemple, limitent la mobilité des très petits objets.  Pour détruire des cibles de grande taille, des munitions et vecteurs de grande dimension resteront nécessaires.  C'est pourquoi on peut encore s'attendre à une évolution des armes allant de l'infiniment petit à l'infiniment grand.


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#23 02-10-2007 18:57:36

ragondin
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Re: Rand corporation aurait elle imaginé les attentats du 11 septembre

http://wiki.oleocene.org/index.php/Rapport_Hirsch
Le rapport Hirsch est un rapport effectué pour le Département de l'Energie états-unien, par la Science Applications International Corporation (SAIC) et publié en février 2005. Il traite de la probabilité de l'arrivée du pic pétrolier et du calendrier des actions visant à en atténuer l'impact.

La SAIC, une entreprise fondée en 1969 autour d’un petit groupe de scientifiques, emploie aujourd’hui plus de 43 000 personnes dans 150 villes à travers le monde. Elle est la plus importante firme de recherche et d’ingénierie des Etats-Unis. Robert L. Hirsch est Senior Energy Program Advisor à la SAIC ; auparavant, il a occupé le poste d’analyste principal pour les questions d’énergie à la Rand Corporation, ainsi que diverses fonctions dans des entreprises liées au secteur de l’énergie.

Le rapporteur, Robert Hirsch, a publié un rapide résumé (en anglais) de son rapport en octobre 2005 pour l'Atlantic Council.

Un complément à ce rapport, commandité par le National Energy Technology Laboratory de Pittsburgh, a été publié en 2006. Sa traduction en français est disponible ci-dessous. Ce complément élude complètement la question des biocarburants, sans explication.

Ce document n'a aucun lien avec le "rapport Hirsch" français, traitant de la pauvreté en France, remis par le président d'Emmaus, Martin Hirsch, au ministre des Solidarités, de la Santé et de la Famille en avril 2005.

À moins d’avoir participé à l’atelier annuel de l’Association for the Study of Peak Oil (ASPO) le 30 juillet dernier, le rapport Hirsch (PDF) ne vous dit sans doute rien. Pourtant il fait parti des plus importants documents remis cette année au gouvernement américain.
Réalisé par la Science Applications International Corporation (SAIC) pour le compte d’une agence du Département de l’énergie américain, le rapport recommande de préparer à l’avance la transition vers d’autres sources d’énergie en prévision d’un manque de pétrole.
Fait marquant, c’est la première fois qu’un rapport préparé pour le gouvernement américain par des spécialistes de haut niveau reconnaît l’existence du problème.
Selon les auteurs du rapport - Peaking of World Oil Production : Impacts, Mitigation and Risk Management - le peak oil (moment ou la production mondiale de pétrole va atteindre son maximum pour ensuite se mettre à décliner lentement), va se produire quelque part entre aujourd’hui et 2037.
Après avoir examiné trois scénarios face à la crise sans précédent que pourrait provoquer le déclin de la production pétrolière, les auteurs concluent qu’il faut mettre sur pied à l’avance des mesures de rationnement.
Celles-ci doivent débuter au moins vingt ans avant le début du peak oil, selon leur analyse.
Même avec des mesures débutant dix ans à l’avance, le monde va manquer de pétrole prédisent-ils.
La SAIC, une entreprise fondée en 1969 autour d’un petit groupe de scientifiques, emploie aujourd’hui plus de 43 000 personnes dans 150 villes à travers le monde. Elle est la plus importante firme de recherche et d’ingénierie des États-Unis. Robert L. Hirsch est Senior Energy Program Advisor à la SAIC. Auparavant, il a occupé le poste d’analyste principal pour les questions d’énergie à la Rand Corporation, ainsi que diverses fonctions dans des entreprises liées au secteur de l’énergie.

http://mail.materianova.be/pub/Pic_du_P … r_2007.doc

Dernière modification par ragondin (02-10-2007 19:00:48)


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#24 15-10-2007 17:55:12

ragondin
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Re: Rand corporation aurait elle imaginé les attentats du 11 septembre

La guerre, comme stratégie industrielle
http://usgohome.free.fr/actualite/guerre_industrie.htm

Le contrôle des ressources énergétiques de l'Irak représente un enjeu stratégique primordial pour les États-Unis. L'enjeu économique se situe, lui, sur le marché de l'armement et, surtout, sur celui de la reconstruction. Cinq grandes sociétés se partagent d'ores et déjà le plus grand marché public depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale. Derrière elles, on retrouve George Schultz, Donald Rumsfeld et Dick Cheney.



Le Président de la France, Jacques Chirac ne cesse de répéter qu'aux yeux des Européens, « la guerre est toujours la pire des solutions, le constat d'un échec ». Comme le relève l'essayiste préféré de George W. Bush, Robert Kagan, c'est précisément cette manière de penser qui détermine l'opposition fondamentale entre la vieille Europe et les néo-conservateurs au pouvoir à Washington. Pour ces derniers, la guerre est un acte créateur permettant de régénérer le monde, comme les destructions d'emplois peuvent être des procédés de modernisation des outils de production.

De ce point de vue, la destruction de l'Irak marque l'ouverture du plus grand marché public du monde depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale. Avant même que le président Bush ait adressé son ultimatum à l'Irak, le Pentagone, qui s'apprête à exercer un protectorat militaire sur le pays, avait déjà signé les contrats de reconstruction.

Cinq grandes sociétés états-uniennes se partagent ce gigantesque gâteau. En premier lieu, le Bechtel Group. Cette société de BTP, la plus importante des États-Unis, est détenue depuis quatre générations par la famille Bechtel. L'un de ses administrateurs n'est autre que George Schultz, l'ancien secrétaire d'État de Ronald Reagan. Il préside par ailleurs le Conseil d'orientation du Comité pour la libération de l'Irak, le lobby pro-guerre financé par Lockheed Martin. L'alliance Lockheed Martin-Bechtel augure un nouveau type de business : la destruction d'un pays par un marchand d'armes, puis sa reconstruction par un bétonneur.

Schultz siège également à la direction de Gilead Science, le géant de la pharmacie dont Donald Rusmfeld était le Pdg jusqu'à son retour au gouvernement. Cette firme vient d'obtenir d'importants marchés publics dans le cadre de la prévention des attaques chimiques et biologiques. En effet, Rumsfeld a réussi à convaincre son opinion publique que le régime de Saddam Hussein détiendrait encore quelques armes de destruction massive qu'il lui avait lui-même vendues pendant la guerre Iran-Irak et que Bagdad envisagerait des les utiliser contre le peuple états-unien. Au cours des dernières années, Gilead Science a tiré une grande partie de ses bénéfices des antiviraux qu'il produit pour traiter le sida. Le prix élevé de ces traitements ne permettant pas leur diffusion dans le tiers-monde, plusieurs États ont tenté d'en fabriquer hors licence. Ils ont été condamnés par l'OMC. En 1998, des antiviraux identiques ont été fabriqués hors licence par une usin e pirate à Al-Shifa (Soudan). À la demande de Rumsfeld et de Schultz, Bill Clinton accusa le centre d'Al-Shifa d'être une couverture pour la fabrication d'armes de destruction massive par Al Qaïda et le fit bombarder. Diverses enquêtes internationales montrèrent ultérieurement que ces accusations étaient sans fondements.

Le deuxième lauréat du marché de reconstruction de l'Irak est la Compagnie Halliburton. Leader mondial des équipements pétroliers, cette société connaît bien ce pays où elle a reconstruit l'essentiel des installations de forage et de raffinage après la guerre de 1991. Son PDG était alors Dick Cheney, qui venait de commander la destruction du pays en qualité de secrétaire à la Défense de George H. Bush (le père). Bien qu'officiellement Cheney ait démissionné de ses fonctions dans le privé lors de sa désignation comme vice-président de George W. Bush (le fils), il continue néanmoins à percevoir des émoluments résiduels approchant le million de dollars annuel. C'est donc dans une position équivoque qu'il commandera à cette nouvelle destruction de l'Irak qui ne manquera pas de lui rapporter de nouvelles primes.

Les autres bénéficiaires de la destruction de l'Irak sont The Fluor Group, Parsons Corporation et The Louis Berger Group ; trois sociétés qui se sont montrées particulièrement généreuses avec les think tanks des fondamentalistes.

Dans de telles conditions, on peut s'interroger sur le choix des cibles qui seront bombardées par les États-Unis : répondra-t-il uniquement à des objectifs militaires ou aussi à la préparation du plus vaste chantier du monde ?

Transmis par ReseauVoltaire


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#25 29-10-2007 10:55:36

ragondin
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Re: Rand corporation aurait elle imaginé les attentats du 11 septembre

Le terrorisme et l'antiterrorisme après le 11 septembre
Bruce Hoffman
http://usinfo.state.gov/journals/itps/1 … hofman.htm
Vice-président et directeur des affaires extérieures
Bureau de Washington de la RAND Corporation






 



L'énormité et l'échelle des attaques terroristes simultanées du 11 septembre éclipsent tout ce que l'on avait connu jusqu'alors, individuellement ou collectivement, dit Bruce Hoffman, vice-président et directeur du bureau de Washington de la RAND Corporation. « Ces actes appellent incontestablement une riposte proportionnée d'une détermination et d'une concentration sans précédent, telle que nous l'observons aujourd'hui dans nos actions, tant aux États-Unis qu'à l'étranger. Notre riposte doit également recourir à toute la panoplie des formidables outils, diplomatiques, militaires et économiques, dont nous disposons. » 


Les attaques du 11 septembre dans leur contexte

Jusqu'au 11 septembre, un millier d'Américains, pas plus, avaient été tués par des terroristes aux États-Unis et à l'étranger depuis 1968, date de l'avènement de l'époque moderne du terrorisme international marquée par le détournement d'un avion d'El Al par le Front populaire de libération de la Palestine FPLP) le 23 juillet. Pour mieux situer les événements de cette funeste journée (du 11 septembre) dans leur contexte, il faut rappeler qu'avant l'attaque du World Trade Center et du Pentagone, aucune opération terroriste n'avait fait plus de 500 morts d'un seul coup 1. Quelle que soit la mesure retenue, l'énormité et l'échelle des attaques suicide combinées de cette journée éclipsent tout ce que l'on avait connu jusqu'alors, individuellement ou collectivement. En conséquence, et pour cette seule raison, les événements du 11 septembre n'exigent rien de moins qu'une révision complète de notre conception du terrorisme ainsi que de notre organisation et des mesures que nous prenons pour y parer. Un tel changement est amplement justifié par l'extraordinaire ensemble de capacités opérationnelles mis en évidence par les attaques de cette journée tragique, qui ont révélé l'existence d'un niveau de planification, de professionnalisme et de connaissances techniques rarement vu chez la grande majorité des terroristes et des mouvements terroristes que nous connaissions 2. Parmi les caractéristiques les plus significatives de cette opération on peut relever :

son ampleur et ses dimensions ambitieuses ;
sa coordination et sa synchronisation parfaites ;
un professionnalisme et des capacités qui ont permis de conserver le secret sur une opération de cette envergure ; et
l'engagement et la détermination sans faille des 19 pirates de l'air qui, volontairement et délibérément, se sont donné la mort et ont tué les passagers et l'équipage de quatre appareils détournés et les milliers de personnes au travail ou en visite au World Trade Center et au Pentagone.

Les incidents du 11 septembre sont significatifs du point de vue opérationnel des terroristes en ce que les attaques simultanées - par des moyens bien plus prosaïques et que l'on pourrait qualifier de « classiques » (tels que les voitures piégées, par exemple) - sont relativement peu communes. Pour des raisons qui ne sont pas clairement élucidées, les terroristes n'avaient généralement pas entrepris auparavant d'opérations aussi coordonnées. Cela provenait sans aucun doute moins d'un choix que d'exigences logistiques et autres obstacles organisationnels dépassant les capacités de la plupart des groupes terroristes. En fait, c'est l'une des raisons pour lesquelles nous avons été à ce point alarmés et mobilisés par les attaques synchronisées lancées contre les ambassades américaines de Nairobi et de Dar-es-Salam il y a trois ans. L'orchestration de cette opération et le nombre exceptionnellement élevé de victimes qu'elle avait causé la rendaient exceptionnelle, jusqu'au 11 septembre. Cela avait valu à Ben Laden une renommée et une infamie égales dans de nombreux camps.

Un seul autre acte terroriste perpétré dans les années 1990 (sans corrélation apparente avec celui-ci) présentait peut-être une coordination et une efficacité analogues : la série d'attentats perpétrés à Bombay en mars 1993, où une dizaine de voitures piégées avaient explosé simultanément dans la ville, faisant près de 300 morts et plus de 700 blessés 3. En fait, hormis les attaques survenues simultanément durant une matinée d'octobre 1983, à Beyrouth, contre la caserne des Marines américains et le quartier général des parachutistes français situé à proximité, et l'assassinat de Lord Mounbatten par l'IRA et l'attaque par mines télécommandées contre les troupes britanniques à Warrenpoint en Irlande du Nord, perpétrés presque simultanément en 1979, il est difficile de se souvenir d'autres incidents significatifs reflétant une expertise, une coordination et une synchronisation de même niveau.

Pourquoi nous n'avons pas su prévoir les attaques du 11 septembre

En conséquence, nous avons peut-être été amenés à croire que les attaques massives, simultanées et qui pourraient avoir un effet aussi dévastateur que ce que nous avons vu à New York et à Washington le 11 septembre dépassaient probablement les capacités de la plupart des terroristes, y compris de ceux qui étaient directement liés ou associés à Oussama ben Laden. Les événements tragiques de cette journée de septembre démontrent à quel point cette opinion était erronée. À cet égard, nous avons peut-être surestimé l'importance de nos succès passés (nous avions, par exemple, déjoué la plupart des projets terroristes de Ben Laden durant la période comprise entre les attaques contre les ambassades en août 1998 et l'attentat de novembre 2000 contre l'USS Cole) et l'incompétence des terroristes ainsi que leur propension à commettre des erreurs (telles que la tentative maladroite d'Ahmed Ressam de pénétrer aux États-Unis en passant par le Canada en décembre 1999). En fait, chose plus impressionnante et plus troublante aussi, il y a probablement eu des chevauchements considérables dans la planification de ces attaques et de celle de l'USS Cole à Aden en novembre dernier, ce qui indiquerait l'existence de capacités opérationnelles et organisationnelles à voies multiples et l'aptitude à coordonner plusieurs attaques majeures lancées simultanément.

On peut par ailleurs penser que l'attention était également concentrée trop exclusivement soit sur les menaces de faible technicité présentées par les attentats à la voiture piégée, soit sur les menaces plus troublantes de haute technicité provenant d'attaques à l'arme biologique ou chimique, ou encore de cyberattaques. Les hypothèses implicites de la plupart de nos scénarios de planification concernant les attaques massives étaient que les victimes et les dégâts seraient causés par des agents biologiques ou chimiques, ou résulteraient d'attaques électroniques généralisées contre les infrastructures vitales, et que toute attaque classique ou de moindre portée pourrait faire l'objet d'une simple planification envisageant la menace la plus catastrophique. Ceci a créé une zone de haute vulnérabilité dans notre défense antiterroriste, où une tactique traditionnelle et éprouvée telle que le détournement d'avions était négligée pour d'autres menaces moins classiques et où la possibilité de l'utilisation d'un aéronef en tant qu'arme d'attaque suicide avait apparemment été presque entièrement écartée.

Rétrospectivement, ce n'est pas l'attaque de 1995 au sarin dans le métro de Tokyo et les neuf tentatives d'utilisation d'armes biologiques par la secte Aum qui auraient dû avoir une influence dominante sur notre pensée antiterroriste, mais le détournement d'un appareil de la Pan Am en 1986 à Karachi lors duquel, selon les rapports, les terroristes prévoyaient de s'écraser au centre de Tel Aviv, et celui perpétré à Alger en 1994, durant lequel des terroristes du Groupe islamique armé (GIA) avaient également prévu de s'écraser avec un appareil d'Air France, ses passagers et ses réservoirs pleins de carburant, en plein centre de Paris. La leçon, en conséquence, n'est pas que nous devrions aspirer à une omniscience peu réaliste, mais que nous devrions être en mesure de parer à une large gamme d'attaques potentielles.

Nous nous rassurions également depuis longtemps en considérant, notion que nous n'avons commencé à réexaminer que récemment, que les terroristes étaient plus intéressés par la publicité que par la tuerie, qu'ils n'avaient donc pas besoin d'annihiler un grand nombre de personnes. Pendant des décennies, la fameuse remarque de Brian Jenkins, en 1975, selon laquelle « les terroristes veulent qu'un grand nombre de gens les regardent et les écoutent, pas un grand nombre de morts » 4 est restée largement acceptée. Malgré la série d'attaques suicide de haut profil et dévastatrices perpétrées dans les années 80 au moyen de véhicules bourrés d'explosifs contre des cibles diplomatiques et militaires américaines au Proche-Orient (l'une d'elles causant la mort de 241 Marines), nombre d'analystes n'ont pas éprouvé le besoin de revoir ces arguments. En 1985, Jenkins, l'un des observateurs les plus perspicaces de ce phénomène, notait de nouveau : « Les terroristes ont rarement eu pour objectif de tuer un grand nombre de gens (...) ils opèrent selon le principe de la force minimale nécessaire. Ils considèrent qu'il est inutile de tuer beaucoup de gens, tant que quelques morts suffisent à atteindre leur but. » 5 Les événements du 11 septembre prouvent maintenant que c'était là prendre ses désirs pour des réalités, voire que ces notions étaient dangereusement anachroniques. On peut considérer que ce jour-là, Ben Laden a fait table rase de la pensée classique sur les terroristes et le terrorisme, inaugurant ainsi une nouvelle ère de conflits plus sanglants et plus destructeurs que précédemment.

Enfin, le même Ben Laden a réécrit l'histoire du terrorisme et probablement de l'époque de l'après-guerre froide à laquelle, on pourra le considérer, il a mis fin par sa seule intervention du 11 septembre. À un moment où les forces de la mondialisation associées au déterminisme économique semblent avoir relégué le rôle du dirigeant charismatique derrière des forces impersonnelles ô combien plus puissantes, Ben Laden s'est habilement (il est vrai avec notre aide involontaire) taillé un rôle de David face au Goliath américain, homme seul affrontant la dernière superpuissance au monde, capable de défier son pouvoir et de menacer directement ses citoyens. Pour ses disciples, Ben Laden s'est révélé être, selon l'adage, l'homme du moment, possédant la vision, les ressources financières, les capacités organisationnelles et le sens de promotion nécessaires pour réunir les courants disparates de la ferveur islamique, de la piété musulmane et de l'animosité générale envers l'Ouest en une formidable force mondiale.

Ce qu'il faut faire

Le concept de proportionnalité guide depuis longtemps la politique américaine en matière de lutte antiterroriste. Ses partisans américains affirmaient, et nos nombreux alliés de par le monde s'y attendaient, que la riposte militaire des États-Unis serait proportionnelle à l'attaque terroriste qui l'aurait provoquée. C'est ainsi qu'en 1986, lorsque le gouvernement de Khadhafi a été impliqué dans l'attentat à la bombe contre une discothèque de Berlin-Ouest fréquentée par des militaires américains, les États-Unis ont riposté par des attaques aériennes visant directement des objectifs militaires libyens à Tripoli et à Benghazi, y compris la résidence de Mouammar Khadhafi, dans une tentative d'élimination du dirigeant libyen en personne. De même, en 1998, lorsque Ben Laden a été identifié comme étant l'architecte des attentats contre les ambassades américaines au Kenya et en Tanzanie, les États-Unis ont lancé près d'une centaine de missiles de croisière contre ses camps d'entraînement en Afghanistan, en espérant également pouvoir le tuer, et contre une usine de produits pharmaceutiques au Soudan ayant censément des relations avec lui et soupçonnée de fabriquer des armes chimiques. Deux Américains avaient péri dans l'attaque de la discothèque et douze à Nairobi. Dans ce dernier cas, la riposte a peut-être été insuffisante. Mais notre situation actuelle ne laisse guère de place aux arguties.

Comme il a été noté plus haut, l'énormité et l'échelle des attaques suicide simultanées du 11 septembre éclipsent tout ce que l'on avait connu jusqu'alors individuellement ou collectivement. Ces actes appellent incontestablement une riposte proportionnée d'une détermination et d'une concentration sans précédent, telle que nous l'observons aujourd'hui dans nos actions, tant aux États-Unis qu'à l'étranger. Notre riposte doit recourir à toute la panoplie des formidables outils, diplomatiques, militaires et économiques, dont nous disposons. Si l'attention est actuellement concentrée en grande partie sur les options militaires retenues en Asie du Sud, celles-ci ne sont que l'un des instruments dont les États-Unis disposent dans la lutte contre le terrorisme. Nos efforts doivent être pleinement coordonnés, soutenus et prolongés. Ils exigeront un engagement résolu, une volonté politique et de la patience. Ils doivent viser des objectifs réalistes et ne pas alimenter ni susciter inutilement de faux espoirs. Enfin, ils doivent éviter les mesures de sécurité « cosmétiques » qui ne contribuent que de manière périphérique, si elles le font, à l'amélioration de la sécurité nationale et internationale.

En conclusion, il faut se rendre compte que la lutte contre le terrorisme est une entreprise sans fin. De même, notre quête de solutions et de nouvelles méthodes doit être persistante, exigeante et proportionnelle, sur les plans de l'innovation et de la détermination, à la menace posée par nos adversaires.

_____

Notes


(1) Quelque 440 personnes ont péri en 1979 dans un incendie allumé par des terroristes dans un cinéma d'Abadan, en Iran. (retour au texte)


(2) Ceci n'est pas non plus une vue particulièrement « américano-centrique » en réaction aux étonnants et tragiques événements d'il y a deux mois. C'est ainsi qu'un vieil ami et collègue, l'un des grands experts israéliens de l'antiterrorisme, qui possède une longue expérience militaire, gouvernementale et universitaire, s'est déclaré stupéfié par les attaques du 11 septembre, en particulier par leur coordination, leur audace et leur létalité, dont il a dit : « Jamais je n'aurais imaginé que des terroristes seraient capables de faire une telle chose » (conversation téléphonique, 17 septembre 2001). Je me souviens également d'une conversation avec un général de brigade qui était également agent des services de renseignement militaire du Sri Lanka, qui expliquait un jour de manière détaillée « la difficulté de réussir une attaque terroriste efficace et de grande envergure » (discussion à Batticola, Sri Lanka, en décembre 1997), explications qui valent a fortiori pour les quatre détournements d'avions et attaques suicide orchestrés le 11 septembre. (retour au texte)



(3) Celia W. Dugger, « Victims of '93 Bombay Terror Wary of U.S. Motives » (Les victimes de la terreur de Bombay en 93 se méfient des motifs américains), « New York Times », 24 septembre 2001. (retour au texte)



(4) Brian Michael Jenkins, « International Terrorism : A New Mode of Conflict » (Le terrorisme international : nouveau mode de conflit), in David Carlton et Carlo Schaerf, (éditeurs), « International Terrorism and World Security » (Terrorisme international et sécurité mondiale), Croom Helm, Londres, 1975, p. 15. (retour au texte)



(5) Brian Michael Jenkins, « The Likelihood of Nuclear Terrorism » (Les risques de terrorisme nucléaire),The Rand Corporation, Santa Monica (Californie), P-7119, juillet 1985, p. 6. (retour au texte)

_____

(Les opinions exprimées dans le présent article sont celles de l'auteur et ne reflètent pas nécessairement les points de vue ou la politique du gouvernement des États-Unis.)


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#26 29-11-2007 10:27:36

ragondin
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Re: Rand corporation aurait elle imaginé les attentats du 11 septembre

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#27 29-12-2007 18:45:58

ragondin
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Re: Rand corporation aurait elle imaginé les attentats du 11 septembre

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« La stratégie militaire doit désormais être pensée en fonction de la couverture télévisuelle [car] si l’opinion publique est avec vous, rien ne peut vous résister ; sans elle, le pouvoir est impuissant. »
M. Michael K. Deaver

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#28 19-01-2008 11:04:24

ragondin
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Re: Rand corporation aurait elle imaginé les attentats du 11 septembre

L’évolution de la défense territoriale aux États-Unis
www.dandurand.uqam.ca/download/pdf/fich … itoire.pdf

Avril 1995 :Attentat terroriste dans un bureau fédéral d’Oklahoma. Début d’une révision stratégique du Pentagone face au terrorisme.
Mai 1998 :Élaboration par l’administration Clinton de la directive présidentielle numéro 63 sur la protection des infrastructures critiques.
Juillet 1998 :Formation de la Commission américaine sur la sécurité nationale au 21e siècle présidée par Gary Hart et Warren B. Rudman.
Janvier 1999 :Déclaration du président Clinton au New York Times sur la très forte probabilité d’un attentat terroriste majeur aux États-Unis dans  les prochaines années.
Septembre 1999 :Remise du premier rapport de la commission Hart-Rudman mentionnant le risque élevé d’agressions terroristes sur le territoire national des États-Unis.
Avril 2000 : Publication de la seconde phase de la commission Hart-Rudman dessinant lestraits grossiers d’une stratégie à suivre en ce qui a trait à la sécurité du territoire national.

Dernière modification par ragondin (19-01-2008 11:06:21)


« La stratégie militaire doit désormais être pensée en fonction de la couverture télévisuelle [car] si l’opinion publique est avec vous, rien ne peut vous résister ; sans elle, le pouvoir est impuissant. »
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#29 23-07-2008 23:06:49

Nass
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Re: Rand corporation aurait elle imaginé les attentats du 11 septembre

Je suis allé sur leur site et j'ai pris une de leurs études au hasard, sur l'Iran
Iran's Political, Demographic, and Economic Vulnerabilities
Keith Crane, Rollie Lal, Jeffrey Martini.
Préparée pour l'US Air Force (en 2008)
http://www.rand.org/pubs/monographs/MG693/

***
Quelques morceaux choisis
Commençons par le titre:
Les vulnérabilités politiques, démographiques et économiques de l'Iran

un peu plus de détail dans la Préface (p. iii)
Cette monographie est destinée à aider les analystes et décideurs politiques à cerner les vulnérabilités politiques, démographiques et économiques de l'Iran face aux mesures potentielles de la politique étrangère américaine. [...]

allons juste un peu plus loin dans le Résumé (p. xiii)
Objet

L'objet de cette monographie est d'identifier les opportunités pour les décideurs politiques américains d'influencer l'Iran suivant des lignes plus favorables aux intérêts américains, et d'évaluer les répercussions domestiques potentielles à l'intérieur de l'Iran face à des actions militaires potentielles contre le pays. Il définit aussi les limites probables de l'efficacité de certaines mesures en fonction des conditions politiques, démographiques et économiques actuelles. Il conclut en recommendant et évaluant l'efficacité des politiques étrangères américaines potentielles qui pourraient exploiter ces vulnérabilités.


c'est déjà beaucoup plus clair !

***
Les conclusions de cette analyse vis-à-vis desdites mesures militaires (bombardement de site nucléaire, blocage du détroit d'Hormuz) sont dans l'ensemble négatives. Par contre, il est précisé avec insistance un moyen prépondérant pour obtenir un changement notable en faveur des états-unis, par le biais de l'implantation dans l'économie:

Options de la politique américaine pour influencer l'Iran

[...] A travers des institutions financières internationales, le gouvernement américain a la possibilité d'encourager le changement de politique en Iran, qui libéraliserait l'économie, renforçant ainsi potentiellement le secteur privé et affaiblissant l'emprise de la religion.
[...]
Ne pas s'opposer à l'accession de l'Iran à l'OMC. Un Iran plus libéral, plus dynamique servirait les intérêts éaméricains. Il ferait émerger le développement de companies et d'institutions qui seraient plus indépendantes du gouvernement.

Dernière modification par Nass (23-07-2008 23:08:13)

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#30 23-07-2008 23:21:42

ragondin
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Re: Rand corporation aurait elle imaginé les attentats du 11 septembre

Salut Nass bien vu le topic.
L'est pas bien le petit nouveau de toulouse cool


« La stratégie militaire doit désormais être pensée en fonction de la couverture télévisuelle [car] si l’opinion publique est avec vous, rien ne peut vous résister ; sans elle, le pouvoir est impuissant. »
M. Michael K. Deaver

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#31 29-07-2008 19:12:56

Nass
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Re: Rand corporation aurait elle imaginé les attentats du 11 septembre

cool
je suis étonné du titre de ce sujet par contre. Rand a dû certainement jouer un rôle de catalyseur et de répandeur de la "bonne" information aux organes du gouvernement US, mais de là à l'organiser ?
L'idée germe chez quelques décideurs politiques de haut niveau, et puis la CIA prend en charge une bonne partie du reste. RAND est simplement un de leurs outils, à mon sens.

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#32 29-07-2008 19:24:18

ragondin
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Re: Rand corporation aurait elle imaginé les attentats du 11 septembre

Pas tant que cela Nass.
la rand c'est la stratégie de l'armée US.
les services du Pentagone sont privatisés tout comme la maison Blanche qui est une entité économique à part entière.
Bruce Hoffman n'a pas dit cela par pur hasard. les coincidences sont toujours dans le terrorisme non obligatoires.

Dernière modification par ragondin (08-08-2008 13:20:34)


« La stratégie militaire doit désormais être pensée en fonction de la couverture télévisuelle [car] si l’opinion publique est avec vous, rien ne peut vous résister ; sans elle, le pouvoir est impuissant. »
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#33 31-07-2008 08:40:15

Red Cloud
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Re: Rand corporation aurait elle imaginé les attentats du 11 septembre

Pentagone: la guerre contre le terrorisme du président Bush est hors sujet
      2008-07-31 11:51:32     

      WASHINGTON, 30 juillet (Xinhua) -- Un rapport publié mercredi  par une commission du Pentagone affirme que la guerre contre le  terrorisme conduite par l'administration Bush depuis sept ans est  hors sujet.

     La stratégie en cours destinée à vaincre le réseau terroriste  international al-Qaïda a échoué et il est peu probable qu'elle  soit efficace sans un changement d'orientation, indique le rapport, réalisé par la compagnie Rand sous la tutelle d'une commission du  Pentagone.

     Selon le rapport, al-Qaïda a procédé depuis 2001 à un plus  grand nombre d'attaques, couvrant une dimension géographique plus  étendue qu'à aucun autre moment de son histoire.

     Les auteurs du rapport considèrent l'organisation terroriste  actuelle comme "puissante" et "compétente".

     Par conséquent, l'étude appelle à "une réflexion fondamentale  sur la stratégie américaine", pour qu'elle se concentre désormais  sur la réduction des opérations militaires au strict nécessaire et sur le renforcement de la collecte de renseignements ainsi que des partenariats avec les agences d'application de la loi à travers le monde.

     Pourtant, le rapport ne désavoue pas clairement l'un des  piliers de la stratégie de la guerre contre le terrorisme de  l'administration Bush : la caractérisation du conflit comme  "guerre mondiale".

     Mais le rapport de 200 pages suggère que l'usage de l'étiquette "guerre mondiale" bouleverse les priorités américaines et envoie  des messages politiques erronés.

     "La quasi-totalité de nos alliés, de la Grande-Bretagne à  l'Australie, a cessé d'employer le concept de guerre mondiale  contre le terrorisme", explique-t-il.


In what the government describes as a bizarre coincidence... (AP/The Boston Globe, 22/08/02)
« una terrible coincidencia » (El Mundo, 14/03/04)
"we were actually running an exercise for a company of over a thousand people in London based on simultaneous bombs going off precisely at the railway stations where it happened this morning" (BBC Radio 5, 07/07/05)

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#34 01-11-2008 15:27:59

rien
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Re: Rand corporation aurait elle imaginé les attentats du 11 septembre

Bonjour,

Voici un article trouvé sur Prison Planet ; il évoque les médias français, mais sans préciser ...


According to reports out of top Chinese mainstream news outlets, the RAND Corporation recently presented a shocking proposal to the Pentagon in which it lobbied for a war to be started with a major foreign power in an attempt to stimulate the American economy and prevent a recession.

selon des sources chinoises (un des principaux médias), la RAND Corp. aurait récemment présenté une proposition au Pentagon, dans laquelle il fait un lobby pour déclencher une guerre avec une grande puissance étrangère, afin de stimuler l'économie américaine et prévenir une récession.

A fierce debate has now ensued in China about who that foreign power may be, with China itself as well as Russia and even Japan suspected to be the targets of aggression.

apparemment, il y aurait débat en Chine sur lepoint de savoir quelle puissance pourrait se retrouver dans la ligne de mire, la Chine, la Russie et même le Japon (??) étant de possibles cibles pour une telle agression.

The reports cite French media news sources as having uncovered the proposal, in which RAND suggested that the $700 billion dollars that has been earmarked to bailout Wall Street and failing banks instead be used to finance a new war which would in turn re-invigorate the flagging stock markets.

le rapport cite des sources d'infos françaises comme celles ayant mis la main sur la proposition, dans laquelle la RAND suggérait que les 700 milliards du bail out soient utilisés pour financer une nouvelle guerre, qui aurait des vertus revigorante pour les marchés chancelants.

The RAND Corporation is a notoriously powerful NGO with deep ties to the U.S. military-industrial complex as well as interlocking connections with the Ford, Rockefeller, and Carnegie foundations.

Current directors of RAND include Frank Charles Carlucci III, former Defense Secretary and Deputy Director of the CIA, Ronald L. Olson, Council on Foreign Relations luminary and former Secretary of Labor, and Carl Bildt, top Bilderberg member and former Swedish Prime Minister.

Carlucci was chairman of the Carlyle Group from 1989-2005 and oversaw gargantuan profits the defense contractor made in the aftermath of 9/11 following the invasion of Afghanistan. The Carlyle Group has also received investment money from the Bin Laden family.

Reportedly, the RAND proposal brazenly urged that a new war could be launched to benefit the economy, but stressed that the target country would have to be a major influential power, and not a smaller country on the scale of Afghanistan or Iraq.

The reports have prompted a surge of public debate and tension in China about the possibility that a new global conflict is on the horizon.

China’s biggest media outlet, Sohu.com, speculated that the target of the new war would probably be China or Russia, but that it could also be Iran or another middle eastern country. Japan was also mentioned as a potential target for the reason that Japan holds the most U.S. debt.

North Korea was considered as a target but ruled out because the scale of such a war would not be large enough for RAND’s requirements.

The reported RAND proposal dovetails with recent comments made by Joe Biden, Colin Powell, Madeleine Albright and others, concerning the “guarantee” that Barack Obama will face a major “international crisis” soon after taking office.

It also arrives following a warning from Michael Bayer, chairman of a key Pentagon advisory panel, who echoed the statement that the next administration will face an international crisis within months of taking office.

Le rapport semble coincider avec certaines déclarations récentes selon lesquelles Obama devrait faire face à une crise internationale majeure peu après son accession au pouvoir

One would hope that good people, or at least sane people who don’t wish to start a global nuclear war, will oppose the RAND proposal, such as top the military generals who threatened to quit if Bush ordered an attack on Iran. Admiral William Fallon, the head of US Central Command, quit in March last year as a result of his opposition to Bush administration policy on Iran.

Translations from Chinese provided by Yihan Dai.

SOURCES

Sohu.com - http://news.sohu.com/20081030/n260330741.shtml

Ifeng.com - http://news.ifeng.com/mil/4/200810/1029 … 1523.shtml

Dernière modification par rien (01-11-2008 15:28:44)

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#35 01-11-2008 15:29:33

L'Oracle
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Re: Rand corporation aurait elle imaginé les attentats du 11 septembre

le japon ca me parait un peu gros , quelles excuses trouverait ils pour faire la guerre contre eux ? hmm

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#36 01-11-2008 15:31:40

rien
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Re: Rand corporation aurait elle imaginé les attentats du 11 septembre

je suis d'accord avec toi oracle, selon l'article ce serait parce que le Japon détient une grosse partie de la dette US...
je serais curieux de savoir de quel média français ils parlent ? rien trouvé sur le sujet ...

Dernière modification par rien (01-11-2008 15:34:50)

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#37 03-11-2008 10:13:34

Grafton
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Re: Rand corporation aurait elle imaginé les attentats du 11 septembre

rien a écrit:

Bonjour,

Voici un article trouvé sur Prison Planet ; il évoque les médias français, mais sans préciser ...

Voici une traduction du texte posté par rien

RAND Corporation fait pression sur le Pentagone pour lancer une guerre afin de sauver l'économie étasunienne


Prison Planet, Paul Joseph Watson & Yihan Dai, 30 octobre 2008

    Selon des articles issues de la meilleure presse traditionnelle chinoise, RAND Corporation a récemment présenté au Pentagone une proposition choquante faisant pression pour lancer une guerre contre une grande puissance étrangère afin de chercher à stimuler l'économie étasunienne et prévenir la récession.

    Un vif débat s’en est alors suivi en Chine sur qui pourrait être la puissance étrangère, avec la Chine elle-même ainsi que la Russie et même le Japon soupçonnés d'être la cible de l'agression.

    Ces articles citent des sources d’informations françaises qui auraient découvert la proposition, dans laquelle RAND a suggéré que les 700 milliards de dollars assignés au renflouage de Wall Street et des banques en faillite servent plutôt à financer une nouvelle guerre qui, à son tour, revigorera les marchés boursiers faiblissants.

    RAND Corporation est une ONG notoirement puissantes avec des liens profonds au complexe militaro-industriel étasunien, ainsi que des relations imbriquées avec les fondations Ford, Rockefeller, et Carnegie.

    La direction actuelle de RAND inclue Frank Charles Carlucci III, ancien Ministre de la Guerre et directeur adjoint de la CIA, Ronald L. Olson, sommité du Council on Foreign Relations et ancien Ministre du Travail, et Carl Bildt, membre supérieur des Bilderberg et ancien Premier Ministre suédois.

    Carlucci fut président du Groupe Carlyle de 1989 à 2005 et supervisait les bénéfices gargantuesque des contractants de la guerre, faits suite à l'invasion de l'Afghanistan après le 11/9. Le Groupe Carlyle a aussi reçu des fonds d'investissement de la famille Ben Laden.

    La proposition effrontée de RAND conseillerait vivement que puisse être lancée une nouvelle guerre qui profiterait à l'économie, mais soulignerait que le pays visé devrait être une puissance majeure influente, et non pas un petit pays de la taille de l'Afghanistan ou de l'Irak.

    Les articles ont suscité une vague de débats publics et de la tension en Chine au sujet de l’éventualité d'un nouveau conflit mondial se profilant à l'horizon.

    Sohu.com, le plus grand média de Chine, spécule que l'objectif de la nouvelle guerre serait probablement la Chine ou la Russie, mais qu'il pourrait aussi être l'Iran ou un autre pays du Moyen-Orient. Le Japon a aussi été mentionné comme cible potentielle car il détient la majorité de la dette des États-Unis.

    La Corée du Nord a été envisagée comme cible, mais exclue parce que l'ampleur de cette guerre ne correspondrait pas aux besoins de RAND.

    La proposition attribuée à RAND va de pair avec les commentaires récents de Joe Biden, Colin Powell, Madeleine Albright et d'autres, concernant la « garantie » du fait que Barack Obama sera confronté à une « crise internationale » majeure dès son entrée en fonction.

    Elle arrive aussi suite à une alerte de Michael Bayer, président d'un important groupe consultatif du Pentagone, qui se fait l’écho de la déclaration selon laquelle la prochaine administration fera face à une crise internationale dans les mois de son entrée en fonction.

    On pourrait espérer que des personnes sages, ou du moins saines d'esprit, qui ne souhaitent pas entamer une guerre nucléaire mondiale, comme les généraux supérieurs de l'armée qui ont menacé de démissionner si Bush ordonnait d’attaquer l'Iran, s'opposeront à la proposition de RAND. L’amiral William Fallon, le chef du commandement central étasunien, a démissionné en mars l'année dernière à cause de son opposition à la politique de l'administration Bush envers l'Iran.


Les traductions du chinois en anglais ont été fournies par Yihan Dai.


Original : http://www.infowars.com/?p=5654
Traduction libre de Pétrus Lombard pour Alter Info

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#38 03-11-2008 15:39:08

rien
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Re: Rand corporation aurait elle imaginé les attentats du 11 septembre

merci Grafton, en ce moment, j'ai pas trop le temps pour les trad ...  smile

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#39 09-11-2008 19:54:59

olivier
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Re: Rand corporation aurait elle imaginé les attentats du 11 septembre

ragondin a écrit:

Major Clients and Grantors of Rand Corporation
www.rand.org/about/clients_grantors.html#foundations
The RAND Corporation delivers a wide range of expertise to clients in need of objective analysis and effective solutions. Services provided to the clients listed below include expert research and analysis, identification of new or alternative methodologies, exploration of the range of available options and analysis of the relative advantages and disadvantages, and, as appropriate, the mapping of specific courses of action.

Current clients can learn more about their projects from the relevant RAND business divisions located to the right.


--------------------------------------------------------------------------------

U.S. Government
Foreign Governments, Agencies, and Ministries
International Organizations
State and Local Governments
Colleges and Universities
Foundations
Industry
Professional Associations
Other Nonprofit Organizations
Note: For more information about the grantor of a particular RAND document or publication, please reference the document's copyright page. RAND also conducts independent research on highly relevant and/or underfunded topics of benefit to the public good.

--------------------------------------------------------------------------------

U.S. Government
Department of Agriculture
Agricultural Research Service
Economic Research Service
Department of Defense
Counterdrug Technology Development Program
Department of the Air Force
Department of the Army
Biometrics Management Office
Department of the Navy
Marine Corps
Joint Staff
Office of the Secretary of Defense
Assistant Secretary of Defense (Networks and Information Integration)
Deputy Secretary of Defense
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#40 09-11-2008 23:00:45

ragondin
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Date d'inscription: 29-03-2007
Messages: 7349

Re: Rand corporation aurait elle imaginé les attentats du 11 septembre

ragondin a écrit:

Les prévisions « inimaginables » de la Rand Corporation
www.voltairenet.org/article7623.html

Financés par les industries d’armement, les analystes de la Rand Corporation réclament toujours plus d’argent pour les budgets militaires. Selon eux, le scénario du 11 septembre était inimaginable et marque une révolution dans le terrorisme qui nécessite des crédits illimités pour être combattu. Pourtant, ils avaient analysé l’inconcevable en détail, en mars dernier, devant l’Académie de l’US Air Force : une attaque aérienne contre le World Trade Center.
--------------------------------------------------------------------------------
14 décembre 2001
 
Les événements du 11 septembre 2001 ont été interprétés par les analystes américains comme une révolution dans la pratique du terrorisme. Auditionné [1] au Sénat américain par le Sous-comité sur les menaces émergentes, Brian Michael Jenkins, l’expert en terrorisme de la Rand Corporation, a remis en question sa propre doctrine. Dans un célèbre article de 1975 [2], Jenkins affirmait que le terrorisme ne visait pas à tuer, mais à montrer. Il en concluait que s’il existe une escalade possible dans le terrorisme, elle ne s’exprime pas en termes de moyens mis en œuvre ou d’importance des destructions occasionnées, mais uniquement en termes de visibilité. En résumé, le terrorisme serait d’abord une guerre-spectacle. À l’inverse, Jenkins pense aujourd’hui qu’Oussama Ben Laden a hissé le terrorisme au rang des armes non conventionnelles et l’a inclus dans les stratégies classiques d’intensité graduée. Des attaques contre des cibles uniques, Ben Laden est passé aux actions coordonnées contre des cibles multiples (en attaquant les ambassades américaines à Nairobi et Daar-es-Salam, le 7 août 1998). Il a franchi une étape supplémentaire avec quatre détournements d’avion simultanés et leurs destructions-suicides provoquant des milliers de victimes.

Bruce HoffmanPour Bruce Hoffman, vice-président de la Rand Corporation, auditionné [3] à la Chambre des Représentants par le Sous-comité du terrorisme et de la sécurité intérieure, l’ampleur des événements du 11 septembre fait perdre tout sens à la notion de riposte proportionnée. Pour répondre aux attentats de Nairobi et Dar-es-Salam (252 morts dont 12 ressortissants états-uniens, 5 000 blessés), l’armée US avait tiré une centaine de missiles de croisière contre les camps de Ben Laden en Afghanistan et détruit une usine suspectée de fabriquer des armes chimiques au Soudan. Cette fois, face à un acte de guerre démesuré, on ne peut répondre que par une guerre.

Avec un budget annuel de 160 millions de dollars, la Rand Corporation [4] est le plus important centre privé de recherches en matière de stratégie et d’organisation militaire dans le monde. Il est la prestigieuse expression du lobby militaro-industriel américain. Présidé par James Thomson, il compte parmi ses administrateurs Ann McLaughin Korologos (ancienne présidente de l’Institut Aspen) et Franck Carlucci (président du Carlyle Group), Condoleezza Rice et Donald Rumsfeld en furent administrateurs tant que leurs fonctions officielles le leur permirent.

Dans leurs diverses interventions post-11 septembre, les experts de la Rand Corporation ne manquent jamais une occasion pour réclamer de nouvelles structures, de nouveaux budgets et de nouveaux moyens pour combattre le terrorisme. Ils s’emploient aussi à dénoncer la folie meurtrière d’Oussama Ben Laden et à souligner l’impossibilité pour les services secrets de prévoir un crime de masse aussi démesuré.

Les prétendues nouvelles analyses de la Rand Corporation sont en réalité la reformulation des théories qu’elle soutient depuis une décennie et qu’elle tente d’imposer chaque fois que l’occasion s’en présente. Ainsi, la pseudo-révolution dans le terrorisme est un concept sans fondement qui permet d’étendre la « doctrine Powell »à la lutte contre le terrorisme. Lorsque George Bush père conduisit la guerre du Golfe, le général Colin Powell, qui était alors son chef d’état-major interarmes, abandonna la doctrine de la riposte graduée mise en œuvre sans succès au Vietnam pour celle de la destruction instantanée. Powell avait ainsi résumé sa stratégie : « Nous allons mettre le paquet dès le début et les tailler en pièces ».

Dans une conférence publiée par l’US Air Force Academy en mars dernier (c’est-à-dire six mois avant les attentats) [5], Bruce Hoffman exposait les mêmes analyses qu’aujourd’hui sur la prétendue « révolution dans le terrorisme », le prétexte du 11 septembre en moins. Plus surprenant encore : il avait envisagé précisément « l’inimaginable »scénario du 11 septembre. S’adressant à un auditoire d’officiers supérieurs de l’US Air Force, il indiquait que « nous essayons de préparer nos armes contre Al-Queda, l’organisation - ou peut-être le mouvement- associé à Ben Laden [...] Pensez un moment à ce que fut l’attentat à la bombe contre le World Trade Center, en 1993. Maintenant, rendez-vous compte qu’il est possible de faire tomber la tour Nord sur la tour Sud et de tuer 60 000 personnes [...] Ils trouveront d’autres armes, d’autres tactiques et d’autres moyens pour atteindre leurs cibles. Ils ont un choix évident d’armes, dont les drones [c’est-à-dire des avions télécommandés] ».

En justifiant la révolution dans le terrorisme par des références successives, Bruce Hoffman se comporte comme un propagandiste et non comme un universitaire. En anticipant les événements du 11 septembre, montre-t-il les capacités d’un analyste visionnaire ou trahit-il sa participation à la planification de ces actions ?

@Olivier: Non clients.
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Autre chose.
Celui qui a immaginé le scénario des attentats du 11 septembre Bruce Hoffman fait partie du staff de réflexion du projet de la politique étrangère de Brzezinski et donc d'Obama.
Le monde est petit

Dernière modification par ragondin (09-11-2008 23:01:36)


« La stratégie militaire doit désormais être pensée en fonction de la couverture télévisuelle [car] si l’opinion publique est avec vous, rien ne peut vous résister ; sans elle, le pouvoir est impuissant. »
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