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#1 30-08-2007 21:38:58

josew
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Contes et légendes de l’argent du terrorisme...

Voici un article diffusé par le Monde Diplo (que je ne lis plus sauf quand ça parle du 11 Septembre ou du Nouvel Ordre Mondial).

Son titre : "Contes et légendes de l’argent du terrorisme"
Son auteur : Ibrahim Warde (Professeur associé à l’université Tufts (Medford, Massachusetts, Etats-Unis). Ce texte est tiré de Propagande impériale & guerre financière contre le terrorisme, à paraître le 29 septembre aux éditions Agone (Marseille), en coédition avec Le Monde diplomatique).

http://www.monde-diplomatique.fr/2007/09/WARDE/15093

Un article assez intéressant dans le sens où il met en pièces une partie (mais une partie seulement) des bobards proférés après le 11 Septembre sur Ben Laden et sa fortune "terroriste".

On salue l'effort de raisonnement et de transparence mais on regrette que l'auteur n'aille pas un peu plus loin dans sa démarche, ce qui rend tout cela assez confus, voire incompréhensible pour le néophyte mal informé.

Un article courageux, mais pas téméraire, qui ne fait qu'effleurer à mots couverts le scandale du 11 Septembre et du Nouvel Ordre Mondial néoconservateur qui en découle...

Dernière modification par josew (30-08-2007 21:43:46)


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#2 30-08-2007 23:17:35

emilie
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Re: Contes et légendes de l’argent du terrorisme...

L'argent du terrorisme reste pourtant une réalité et une réalité qui nous démontre les liens étroits existant  entre les néoconservateurs et le terrorisme.
Je m'en explique.
Sur un autre site ( http://forumazf.lesnews.org/ ) j'ai depuis trois déposé sur le fil 'Raison d'Etat' un certain nombre de messages concernant la société Worldspace de Toulouse. Tout le monde connaît Ben Mahfouz, présumé beau-frère de Ben Lade et surtout financier occulte d'Al Quaida, certains ont évoqué les liens entre la famille Bush et Mahfouz dans le cadre de l'affaire Harken, mais peu de gens savent que Mahfouz était l'associé d'industriels toulousains et américains dans le cadre de l'affaire Worldspace à Toulouse et que cette affaire porte sur plusieurs milliards d'Euros.
Aux dires même de ses dirigeants, l'affaire Worldspace a connu,  à la suite des attentats de Daar el Salam et Nairobi en 1998, un certain nombre de vicissitudes et les relations entre associés n'ont  pas toujours été paisibles ... Mais un compromis est intervenu en 2005 et un règlement  'amiable '  remboursant Ben Mahfouz de sa mise de fonds dans Worldspace est intervenu à la mi-2005 à hauteur de 238 millions de $ via deux sociétés sises dans des paradis fiscaux, Yenura et Stone House.

Alors qui sont les associés américains de Ben Mahfouz qui ont accepté si généreusement un compromis financier  avec quelqu'un, qui à en croire les faucons du pentagone,  est le numéro 1 mondial du financement du terrorisme ?

Et bien ce sont ces mêmes faucons du pentagone,  tout simplement .  Parmi les associés américains de Mahfouz, on trouve en effet deux noms très connus dans les milieux néo-conservateurs William Schneider ( stratège de l'Initiative de Défense Stratégique) et Jack Kemp ( dirigeant d'Empower America).

L'examen des comptes de Worldspace démontre à l'évisence que cette société ne peut être une société commerciale ordinaire. L'examen de ces mêms comptes et les déclarations des dirigeants de la société ne laissent pas l'ombre d'un doute sur la destination finale des fonds (enfants et proches de Ben Mahfouz). Avec Worlspace nous tenons un des chaînons du financement du terrorisme et ce chaînon passe par chez nous ...

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#3 30-08-2007 23:27:03

josew
Membre du forum
Lieu: Savoie
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Re: Contes et légendes de l’argent du terrorisme...

Merci Emilie pour ces infos qu'il va nous falloir creuser et bienvenue sur Reopen.

Il est certain que de l'argent il en faut pour corrompre et pour organiser ce genre d'attentats (études préalables et modélisations, explosifs, détonateurs, appareils de téléguidage, etc..etc..)

Est-ce worlspace ou worldspace (avec un "d") la société incriminée ?


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#4 30-08-2007 23:30:06

ragondin
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Re: Contes et légendes de l’argent du terrorisme...

WORLDSPACE http://www.europesatellite.com/worldspa/ws.htm


Couverture - Technologie

LES RÉCEPTEURS DISPONIBLES

Renseignez-vous sur les récepteurs disponibles en nous envoyant un mail à l'adresse suivante : contact@orbitica.com


--------------------------------------------------------------------------------

Le système de satellites WORLDSPACE permet :

De recevoir des émissions radio en qualité numérique dans les zones couvertes.
WorldSpace a vocation à fournir des services de radiodiffusion  audio et multimédia directe par satellite, principalement vers les régions émergentes du Moyen-Orient, d'Afrique, du bassin méditerranéen, d'Asie, des Caraïbes et d'Amérique latine, qui ne disposent souvent que de peu de choix en matière de médias. Ces zones sont couvertes par trois satellites géostationnaires (AfriStar, AmeriStar et AsiaStar). Aujourd'hui, Afristar et AsiaStar sont opérationnels.



AfriStar et AsiaStar sont opérationnels aujourd'hui.
AfriStar à 21° Est

AsiaStar à 105° Est

AmeriStar à 95° Ouest (non dispo.)


Le système WorldSpace est le premier système de radiodiffusion numérique à couverture mondiale capable de fournir des dizaines de canaux audio de haute qualité, ainsi que des services auxiliaires, à des récepteurs portables.

LA TECHNOLOGIE WORLDSPACE

Les Satellites :

Les satellites, qui pèsent 2800 kg chacun, comprennent deux parties : une "charge utile" consacrée aux fonctions de radiodiffusion et une "plate-forme" pour la gestion du vol et des manœuvres. Les satellites sont commandés par des stations au sol situées à Washington (AfriStar), en Australie (AsiaStar) et à Trinité-et-Tobago (AmeriStar). Les satellites sont placés en orbite à 36000 kms de la Terre. Leur durée de vie est de 15 ans.

La Technologie Audionumérique de WorldSpace :

La technologie de diffusion audionumérique développée pour WorldSpace est différente de la norme Eurêka 147 développé en Europe. Elle repose sur l'utilisation de la technique de compression définie par la norme internationale ISO MPEG II couche 3. Les satellites fonctionnent dans la bande de fréquence L (attribuée au service de radiodiffusion sonore numérique par satellite lors de la CAMR 92), entre 1452 et 1492 MHz.

Chaque satellite peut transmettre 24 heures sur 24, sur chaque faisceau, une capacité totale de 1536 kbits par seconde, multiplexée dans le temps. En fonction de la capacité du canal utilisé (exprimé en kilobits par seconde), la qualité du son peut aller de la modulation d'amplitude mono (16 kbits/s) jusqu'au son CD (128 kbits/s). Ainsi, la capacité des satellites autorise pour chaque faisceau 96 canaux audio monophoniques, ou 48 canaux audio monophoniques de qualité modulation de fréquence, ou 24 canaux audio stéréophoniques de qualité modulation de fréquence, ou 12 canaux stéréo de qualité CD, ou n'importe quelle combinaison de ces types de signaux (48 canaux monophoniques plus 6 canaux stéréo de qualité CD, etc...). L'ensemble du Système Worldspace peut ainsi comporter 432 chaînes de musique mono, ou 216 chaînes de son stéréo FM ou encore 108 chaînes de qualité CD.

Un minimum de 32 kilobits par seconde est recommandé aux radio diffuseurs pour atteindre une qualité de son au moins égale à la modulation de fréquence mono. La qualité sonore des programmes musicaux est alors largement assurée. De plus, pour ses programmes non musicaux, le radio diffuseur peut diviser son canal de 32 kilobits en deux canaux de 16 kilobits afin d'envoyer sur le satellite deux programmes parlés différents (éventuellement dans des langues différentes) au même moment. Pour les programmes musicaux de haute qualité (au moins égale à la FM stéréo), il convient d'utiliser des canaux d'une capacité de 64 kilo bits par seconde. WorldSpace utilisant une technologie numérique, ses satellites peuvent, outre la radio, diffuser d'autres types d'information (texte, radio messagerie, données, images, télécopies...).

Les Stations de radio :

Les radio diffuseurs émettent leurs programmes directement vers les satellites, qui les diffusent aux récepteurs WorldSpace.

Les signaux montants (des radio diffuseurs vers les satellites) sont transmis à partir de stations terrestres situées n'importe où dans la zone où le satellite est visible sous un angle d'élévation supérieur à 10°. Ces stations de liaison montante peuvent être de petites stations individuelles de type V-SAT ou des centres de diffusion partagés avec d'autres diffuseurs.

Les signaux sont envoyés vers les satellites grâce à de petits émetteurs de 10 à 100W et à des antennes de type V-SAT de 2 à 3 mètres de diamètre. Chaque antenne d'émission peut donner accès à douze canaux satellites (quatre canaux étant nécessaire pour une qualité CD stéréo).

Les récepteurs :

Les émissions de radio transmises par les satellites sont captées à l'aide de récepteurs individuels d'un type nouveau. Ils peuvent être fixes, portables, ou embarqués et fonctionnent sur piles ou sur secteur. Polyvalents, ils peuvent capter les programmes numériques des satellites, mais aussi les émissions conventionnelles en ondes courtes, AM et MF. Les matériels d'entrée de gamme assurent une qualité de son comparable à celle des postes de radio portatifs; ils peuvent être reliés à une chaîne hi-fi stéréo pour bénéficier ainsi d'un son haute définition, ou à un ordinateur pour assurer la réception de programmes multimédia.

http://toulouse.azf4.free.fr/forum/view … bac0f4dda9

Dernière modification par ragondin (30-08-2007 23:36:49)


« La stratégie militaire doit désormais être pensée en fonction de la couverture télévisuelle [car] si l’opinion publique est avec vous, rien ne peut vous résister ; sans elle, le pouvoir est impuissant. »
M. Michael K. Deaver

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#5 02-09-2007 12:20:32

emilie
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Re: Contes et légendes de l’argent du terrorisme...

Voici un article écrit en 1998 et publié par le Wall Street Journal par le journaliste Daniel Pearl, assassiné quelques mois après les événements du 11 Septembre.

http://www.geocities.com/spyjaguar/281098.html

Pour qui s'intéresse à l'histoire du 11 Septembre, cet article revêt une importance capitale. En effet dès 1998, Pearl comprend que les attentats de 1998 à Daar El Salam et Nairobi attribués à Al Quaida, ne sont que le prélude à un conflit à venir qui sera , selon son informateur ' une guerre sale'.
Dans cet article Pearl démontre  que le prétexte avancé par  gouvernement US  - la fabrication d'armes de destruction massive par Al Shifa au Soudan - ne tient pas, et que  les véritables raisons de l'attaque sur l'usine chimique sont tout autres. Les propriétaires de cette usine, les saoudiens Idris, Al-Ahmoudi et Ben Mahfouz, Pearl les identifie comme les actionnaires principaux de l'affaire Worldspace. Cette liste a peu évolué à l'heure actuelle et l'on peut y retrouver les noms des industriels français de cette affaire (dont on peut constater  par ailleurs qu'ils apparaissent en leur nom propre et non pas sous la raison sociale de la société dont ils sont les gérants), ainsi que les noms de Schneider et Kemp les néo-conservateurs dont j'ai parlé dans mon poste précédent.

http://yahoo.brand.edgar-online.com/Peo … x?cik=WRSP

Pearl mentionne cette association financière étrange entre saoudiens et américains dans Worldspace, pour preuve qu'il la pressent liée au contexte général du conflit à venir , mais il en ignore en 1998 les réels tenants et aboutissants. A partir de 2001, il nous faudra pas moins de 3 ans de travail pour y voir plus clair et comprendre que le pressentiment de Pearl était fondé. Sous les activités officielles  de Worldspace ( voir le post précédent de Ragondin)  se dissimule une réalité  beaucoup plus complexe sur laquelle nous aurons ultérieurement l'occasion de revenir.

Pearl ignore aussi en 1998 que l'essentiel de l'activité Worldspace se tient en France, à Toulouse , Toulouse où au plus fort de la crise qui oppose les associés américains en 2001, français et saoudiens de Worldspace en 2001 , l'usine chimique AZF voisine de Worldspace va être détruite quelques jours après le 11 Septembre en echo en quelquesorte à la destruction de l'usine Al Shifa. Le bilan de 30 morts et  de plusieurs milliers de blessés aurait pu être beaucoup plus lourd si les cuves contenant les gaz toxiques de l'usine avaient été rompues. Malgré la multitude des témoignages visuels et auditifs faisant état de plusieurs explosions, la Justice va conclure à l'existence d'une explosion unique provoquée par le dépôt accidentel d'un produit chloré sur un tas de nitrate. Bien que la reconstitution judiciaire ait démontré l'impossibilté de la constitution d'un tel dépôt, bien que les analyses physico-chimiques aient démontré l'absence de produit chloré , la Justice va persévérer dans la thèse de ' l'accident ' sans que les témoignages localisant la provenance de tirs  ciblant l'usine ne soit pris en considération.

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#6 02-09-2007 12:43:45

josew
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Re: Contes et légendes de l’argent du terrorisme...

Il est certain que l'explosion de Toulouse aurait pu inciter la France (et l'Europe) à basculer définitivement dans le Nouvel Ordre Mondial, mais que la France a refusé fermement d'entrer dans ce jeu-là.

Tout cela reste très suspect et mérite en effet des examens complémentaires : souvent, on dit qu'un attentat préparé par les services secrets pourrait avoir lieu en France, mais peut-être que cet attentat a déjà eu lieu, mais étant donné que le pouvoir politique n'était pas de mèche, tout ceci aurait lamentablement échoué ?

C'est une hypothèse possible...


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#7 04-09-2007 22:55:46

emilie
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Re: Contes et légendes de l’argent du terrorisme...

En réponse au message de Josew, on peut dire qu'effectivement, la campagne de désinformation qui a suivi le 21 Septembre pourrait avoir eu pour objectif de désarmorcer une manipulation de la population française qui,   prise par l'émotion d'un attentat, se serait immanquablement rangée du côté de 'l'axe du bien'. Souvenons-nous que fin Août 2001, une première attaque est déjà imputée aux 'islamistes' dans le midi, il s'agit des tirs au lance roquette en plein centre de Béziers, tirs qui ne font qu'une victime (ce qui est dèjà trop).
A Toulouse par ailleurs , Ben Laden n'est pas tout à fait un inconnu, dans une note interne diffusée par un industriel toulousain, le 13 Septembre 2001, il est présenté comme un financier. C'est très étonnant car , à cette époque , la presse dans son intégralité le présente comme un fondamentaliste , jamais comme un homme d'affaire. Alors oui, en 2001 Ben Laden est bien en relation d'affaires avec des industriels français, et ces relations sont détestables parce que les règlements promis à Ben Laden (via Mahfouz)  n'ont pas été effectués.

Tout cela était connu de beaucoup de gens à Toulouse et faisait de Ben Laden le coupable idéal dans le cas d'un attentat. Autre point de vue, cela donnait une réelle motivation à des fanatiques islamiques manipulés, de perpétrer un attentat sur le sol français.

Alors la suite concernant cette transaction. Worldspace déclare que fin 2003 il est parvenu à une transaction avec les saoudiens proches de Ben Laden.
Pourtant,  le 8 Juin 2004 le financier américain Mahdi Elmamoun est victime de l'explosion en vol suivie du crash en mer de la navette hélicoptère Nice - Monaco. Elmamoun qui était en relation avec des dirigeants de Worldspace effectuait de fréquents déplacements entre Monaco où il résidait et le Luxembourg, où il gérait une société financière du nom d'Equen.
Les causes de cet 'accident ' d'hélicoptère (qui a fait 5 victimes au total ) n'ont pas à ce jour été élucidées. L'explosion survient une semaine avant la visite en France, ( qui était  annoncée depuis plusieurs semaines ),  du négociateur  US principal  de la transaction: Noah Samara.

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#8 05-09-2007 00:16:08

Dominique LW
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Re: Contes et légendes de l’argent du terrorisme...

Pour ma part j'ai été en discussion avec un chimiste originaire de Toulouse qui a écrit un livre sur AZF et il est persuadé que c'est un attentat Occidental, très certainement anglo-saxon, lié au 11/9. Pour ma part je pense qu'il s'agissait d'un avertissement très direct à la France (et Chirac) pour qu'elle rentre de la rang et qu'elle ne pose pas trop de questions. N'oublions pas que Chirac a été le premier chef d'état à se rendre aux USA après le 11/9. J'imagine que ce n'était pas uniquement pour pleurer sur le sort des victimes mais aussi pour avoir des réponses ... Ses questions ont peut-être été jugées ... "inconvenantes" ... et la réponse a été très claire ...

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#9 05-09-2007 13:48:20

emilie
Membre du forum
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Re: Contes et légendes de l’argent du terrorisme...

Je pense que tu évoques, Dominique,  le livre de Bissy (qui est un pseudo d'ailleurs) que j'ai rencontré. Le livre dresse un inventaire de différentes 'pistes' mais aborde de manière bien trop superficielle la question de l'attentat à Toulouse. Bissy a peut-être évolué d'ailleurs sur la question depuis qu'il a publié son livre.

Alors avertissement à la France ou pas ?
L'opération de Toulouse a nécessité des mois de préparation donc ce qui s'est passé entre le 11 et le 21 Septembre, la visite de Chirac, n'a pu être intégrée dans aucun plan. Je ne vois pas non plus comment l'affaire de Toulouse peut être reliée à la position internationale française, qui ne sera formulée que deux ans plus tard dans le contexte irakien.
Je pense que l'idée est plutôt en 2001 de faire croire à une attaque simultanée d'Al Quaida , en Europe et France, pour accréditer l'idée d'un conflit Nord Sud et créer un front commun anti-islamique.

Comme elles l'avaient fait à la suite de l'attaque de Béziers, les autorités françaises, à la suite du 21 font tout pour étouffer l'affaire: les témoignages des toulousains sont soit ignorés soit déformés lors des dépositions, la revendication de l'attentat est niée par les autorités, la journaliste Anne Marie Casteret de l'Express fait l'objet d'une inculpation, les flics qui essaient de témoigner sont poursuivis etc....

Certains témoins même se rebiffent à l'époque et refusent de valider les déformations de leur déposition.

Ce n'est que deux ans plus tard  qu'une association reprendra les nombreux témoignages et enregistrements sonores sur bande, pour identifier la double explosion.

Reprenons la séquence des évènements. Nous avons en France trois attentats pour lesquels il existe de nombreux éléments que nous pensons en relation avec le 11 Septembre:  Béziers fin Août 2001, Toulouse 21 Septembre 2001, et Nice 8 Juin 2004. Il faut ajouter les attentats menés contre les intérêts français à l'étranger - L'attaque contre le pétrolier le Limburg (niée par les autorités puis confessée ensuite étant donné son évidence), et l'attaque à l'explosif contre le groupe d'ingénieurs de la DCAN à Karachi.

Parmi tous ces évènements, celui de Toulouse tient une place particulière, c'est en effet à Toulouse que l'on retrouve des personnalités qui vont apparaître dans le dossier du 11 Septembre, particulièrement  Mahfouz.

Pour ma part, j'ai présenté dès le 15 Septembre 2001 à une groupe d'amis,   les documents dont je disposais, montrant une connivence de Mahfouz/Ben Laden avec les américains, connivence qui selon moi démontrait que le 11 Septembre ne pouvait être qu'une mise en scène.  Bien entendu ce groupe d'amis reçut ma démonstration avec beaucoup de scepticisme. Ils n'admirent réellement la chose qu'à la suite de la publication de Meyssan et de la divulgation de l'affaire Harken impliquant Ben Mahfouz.

Que conclure de ces évènements violents qui se sont déroulés en France ?
Pas forcément que les autorités françaises ont subi les représailles liées à certaines options politiques.
En revanche, il semble bien que certains circuits financiers liant la frange des néoconservateurs américains à Ben Laden passe par la France (l'affaire de Bobigny pousse aussi dans ce sens).
Ces circuits impliquent des personnes privées et non les institutions. Ce qui n'excut pas que ces personnes privées bénéficient d'une certaine mansuétude de la part des autorités...

Nous aurions affaire alors à une nouvelle ' French connexion' dans le cadre des évènements du 11 Septembre, et nous ne sommes pas les moins bien placés pour comprendre son fonctionnement.

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#10 05-09-2007 14:50:10

Wurnan
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Messages: 122

Re: Contes et légendes de l’argent du terrorisme...

Est-ce que le chantage du groupe AZF réclamant plusieurs millions de dollars à l'état français en 2004 a un lien avec cet évènement?

Dernière modification par Wurnan (05-09-2007 14:51:29)


La seule condition au triomphe du mal,c'est l'inaction des gens de bien.

       Edmund BURKE (1729-1797)~Homme politique & philosophe Irlandais~

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#11 05-09-2007 15:42:49

emilie
Membre du forum
Date d'inscription: 30-08-2007
Messages: 732

Re: Contes et légendes de l’argent du terrorisme...

Pour répondre à la question de Wurnan, précisons qu'il existe deux vagues distinctes de chantage : le chantage aux bombes sous les trains (que nous appelerons AZF2) et le chantage contre les journalistes de télévision et les industriels de l'agroalimentaire ( que nous appelerons AZF 3). Je n'ai identifié aucun élément probant qui permette de dire que les épisodes AZF 2 et 3 soient liés entre eux. Je n'ai pas non plus identifié un lien quelconque entre l'explosion du complexe chimique ( AZF 1) et les deux autres. Cela ne signifie pas qu'il n'y en ait pas (on peut noter la coïncidence de date entre AZF 2 et les attentats de Madrid,  c'est peu ) mais je n'ai pas trouvé d'éléments matériel commun aux trois affaires.
Par contre  pour les évènement ayant cours en 2001 et les pressions exercées par les saoudiens , les sources sont parfaitement documentées: la description du contrat de règlement du litige et des sociétés bénéficiaires des fonds se trouve à l'adresse suivante:

http://investor.worldspace.com/phoenix. … 01.1_rc=10

dans le document: 424 B1 form of prospectus that discloses information previously omitted from the prospectus (voir particulièrement les pages 28 et 29 ainsi que les bilans). Il existe une concordance de lieu et date entre cette affaire et AZF 1, ce qui dément d'ailleurs totalement l'argument maintes fois entendu qu'Al Quaida (où ce que l'on nomme comme cela plus exactement)  n'avait aucun intérêt à réaliser un attentat dans une ville de province comme Toulouse.

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#12 05-09-2007 17:14:36

Dominique LW
Membre du forum
Lieu: Nancy
Date d'inscription: 29-11-2006
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Re: Contes et légendes de l’argent du terrorisme...

@ emilie

C'est Daniel D ... issy (pas Bissy) et j'ai été en contact avec lui par email. Il m'a même offert son livre fin 2006 et nous avons discuté de AZF-11/9. Mon opinion est qu'il est persuadé que les deux sont liés et il était d'accord avec la thèse que j'ai présentée ici. Elle reste crédible mais je vous accorde que ce n'est pas forcément la seule possible :

L'idée que l'attaque de Toulouse aurait été préparée entre le 11 et le 21 est effectivement peu crédible. Mais l'idée que le 11 septembre ait été envisagé sans prévoir un peu à l'avance quelles seraient les réactions des autres nations n'a pas crédible du tout. Il est évident que ceux qui ont préparé le 11 septembre comme prétexte à des guerres au MO savaient qu'ils trouveraient la France (et d'autres) sur leur chemin et qu'ils avaient donc planifié des mesures de rétorsions/coercitions par avance, tout comme l'assassinat de Massoud fait aussi partie du plan de guerre en Afghanistan.

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#13 05-09-2007 19:25:03

z3383z
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Lieu: Toulouse
Date d'inscription: 15-05-2007
Messages: 921

Re: Contes et légendes de l’argent du terrorisme...

J'ai mis ce fil en lien sur la discussion de l'AZF. Je dois dire que les interventions qu'il y'a ici, surtout celles d'Emilie, sont extrêmement intéressantes.

Est-ce que ces gens que vous citez ont développé une théorie sur les techniques potentiellement utilisées pour provoquer cette explosion ?


"et vous vous êtes basé uniquement sur des articles de presse? Ca n'est pas sérieux." -Hervé Claude a Andreas Von Bulow-

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#14 06-09-2007 13:13:06

emilie
Membre du forum
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Re: Contes et légendes de l’argent du terrorisme...

A ma connaissance, il n'existe pas d'ouvrage traitant du mode opératoire et en dehors de la version officielle aucune proposition alternative n'a été formulée de manière publique. Pour les gens de ce forum habitués à débattre du 11 Septembre, cela peut paraître surprenant. La raison en est que l'affaire de Toulouse est couverte par le secret de l'instruction et qu'il n'existe pas comme pour le 11 Septembre de film public de l'évènement permettant un débat ouvert . Il est donc interdit d'évoquer les témoignages  et de produire une analyse de ceux-ci qui serait concurrente de celle produite par la Justice. Alors dans la réalité,  c'est une règle qui a subi bien des dérogations dans la mesure où bien des témoignages ont été publiés en dehors du circuit judiciaire, mais la publication d'une démonstration globale se ferait en violation du secret de l'instruction, alors même que dans ce cas le secret de l'instruction dissimule une foule de témoignages qui contredisent la version officielle de l'explosion unique  (une tentative de reconstitution conduite par la Justice s'est au demeurant avérée matériellement impossible...).

Sans détailler la réflexion qui permet de déterminer ce schéma, ( je donnerai des détails ultérieurement  si nécessaire ), je pense que deux tirs ont été effectués à partir du côteau voisin, à l'Est de l'usine,  avec une arme de type anti-char (distance 1500 m environ)  Le premier tir  a touché un poste de transformation électrique situé à proximité immédiate du hangar 221 provoquant d'importantes perturbations sur le réseau EDF (mais aussi permettant grâce aux enregistreurs du réseau de fournir une datation), le deuxième tir réalisé 10 secondes après le premier a touché de plein fouet le hangar 221 et a provoqué l'explosion majeure. Il semble qu'un troisième tir ait été effectué simultanément avec le premier tir à 4 km plus au Sud de la zone chimique mais venant de l'Ouest  ( me trouvant là, j'ai entendu passer 'quelque-chose' ... ) qui semble-t-il a manqué sa cible ( sans doute autre chose que le complexe chimique, les installations militaires de Francazal ou une entreprise industrielle voisine ) et est allé se perdre dans la zone boisée de la Garonne en ne faisant que des dégâts mineurs.

Alors bien entendu, ce qui est étonnant,  c'est que l'on s'attendait à trouver un scénario de dépôt d'une charge explosive sur le tas de nitrate, pas un tir venant de l'extérieur.

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#15 08-09-2007 11:13:26

emilie
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Re: Contes et légendes de l’argent du terrorisme...

Revenons maintenant sur la présence US à Toulouse en 2001. La question que chacun peut se poser à la suite de mes messages précédents, c'est quelle était la motivation réelle des américains à s'installer à Toulouse et pourquoi s'être associé à Ben Mahfouz dans cette entreprise ?

Avant de répondre à cette question, disons simplement que, en 2001, la version officielle servie par Noah Samara, patron de Worldspace quant à sa présence à Toulouse, c'est sa volonté de promouvoir un outil de télécommunications permettant de sortir l'Afrique de son développment. Il présente ainsi Worldspace comme une entreprise à but humanitaire et culturel. D'ailleurs en parallèle avec sa société, il crée plusieurs fonds caritatifs à destination de l'Afrique dans le but de crédibiliser le caractère 'humanitaire' de son projet. Alors bien entendu ce scénario idyllique de ce businessman afro-américain touché par la grâce de la charité souffrait de quelques incohérences. Par exemple si Noah Samara mobilisait effectivement  des fonds considérables (de l'ordre de 2 milliards de $) , depuis 1995;, il s'était bel et bien fâché depuis 1998 avec son bailleur de fonds , Mahfouz, à la suite des attentats de Daar el Salam et Nairobi. Alors qui, depuis 1998 assurait le financement de la société ?
En effet malgré la rupture avec Mahfouz la société ne semblait  pas manquer d'argent, au contraire même,  la société va recruter en France un polytechnicien de haut vol,Benoit Chereau, et elle annonce qu'elle veut racheter la quasi totalité des radios françaises (les RMC , Europe 1 etc...) Etrange quand même pour une société qui est en train d'âtre lâchée par son principl actionnaire et qui plus est, traîne un deficit abyssal. Autre étrangeté, parmi les principaux actionnaires de Worldspace on trouve quelques néoconservateurs que la présence de Mahfouz  à leur côté ne semble pas incommoder le moins du monde. Sur le plan technique, les satellites, qu'a lancés Worldspace permettent bien de faire de la radio mais, ils présentent aussi des caractéristiques  atypiques qui ne peuvent échapper à l'oeil d'un spécialiste, curieux quand même.

Alors tout cela nous ramène à la question de départ. Pourquoi Toulouse, et pourquoi Mahfouz ? 
Difficile de répondre jusqu'en 2004 à cette question, il était difficile de voir dans Worldspace, malgré toutes ces anomalies du scénario officiel, autre chose qu'une entreprise caritative dirigée par des saoudiens un peu farfelus. (D'ailleurs à Toulouse personnalité reconnue, Noah Samara est reçu avec le tapis rouge  par tous les élus locaux, Baudis , Isard etc...).

Mais début  2004 se produit un évènement assez inattendu.
La presse  financière nous informe que Worldspace va remporter un très important contrat du DOD (le Ministère de la Défense Américain) concernant la 'reconstruction des media' irakiens, et que dans ce contrat Worldspace aura pour mission de coordonner les activités du très célèbre Rendon Group, l' organisation US de barbouzes spécialisée en désinformation et manipulation.

Voilà qui change tout. Laquelle des deux est donc la véritable personnalité de Noah Samara: le philantrope africain ou le patron des activités de manipulation US, les fameuses PSYOP?

Quant au Rendon Group,  dans les mois qui vont suivre, il va avoir l'occasion de faire parler de lui en organisant la fameuse mise en scène de la capture de Sadam Hussein en Irak ...., il va aussi avoir à ce titre les honneurs de Reopen, tant il est vrai que dans les méthodes,  tout ceci nous ramène au 11 Septembre ....

Il nous reste maintenant à répondre à la question du  départ , Toulouse, Mahfouz ? Mais nous y reviendrons plus tard ...

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#16 11-09-2007 18:31:24

emilie
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Re: Contes et légendes de l’argent du terrorisme...

Donc au travers de World Space nous trouvons une association, une alliance  entre des activistes américains fortement soupçonnés d'avoir eu recours à la violence, le Rendon Group,  et un magnat saoudien Mahfouz qui, lui, est accusé d'avoir financé les évènements du 11 Septembre. Mahfouz est notamment un des accusés du procés O'Neil (dont beaucoup ici ont entendu parler: c'est cet agent du FBI, responsable des recherches sur les islamistes, à qui on a offert un pont d'or pour prendre la direction de la sécurité du WTC 15 jours avant le 11 Septembre et qui serait décédé dans l'effondrement des tours).

Alors Mahfouz est connu comme l'un des anciens fondateurs de la BCCI, banque suisse célèbre par sa banqueroute au début des années 90, à la suite de son implication dans des affaires de blanchiment et de financement occulte par la CIA de la guerre d'Afghanistan (celle contre les russes).

Ce que l'on sait moins, c'est que Mahfouz va participer à la création d'une banque qui va reprendre les activités de l'ancienne BCCI sous le nom de .... Clearstream au Luxembourg.

Début 2002, une commission parlementaire française s'intéresse aux mouvements de capitaux en relation avec des opérations de blanchiment et donc particulièrement à Clearstream. Nous sommes à quelques mois du 11 Septembre et les parlementaires français vont bien entendu croiser la route de Mahfouz au cours de leur enquête...

http://www.infodujour.com/scripts/enq_epi.php?epiID=130
(voir page 16)

Bizarrement les parlementaires ne vont quand même pas trop fouiller dans les ramifications des affaires de Mahfouz en France. Pourtant ils n'ignorent pas qu'il est un proche de Ben Laden, ils n'ignorent pas non plus qu'il est suspecté de blanchiment dan sClearstream, ils  ne peuvent ignorer enfin qu'il participe au système Worldspace, mais ils ne veulent pas savoir quels sont ses avoirs en France et dans quelles sociétés il a investi. Alors c'est vrai Mahfouz n'a pas fait grand tapage en 2002  de sa participation dans Worldspace, à hauteur de près de 2 milliards de $.  Il est présent en France  dans d'autres affaires aussi. Mais curieusement les actifs de Mahfouz en France sont en 2002 délibérément ignorés par l'enquête parlementaire (opération main propre certes,  mais dans des limites raisonnables quand même...)

Quant aux avoirs de Ben Laden en France , au lendemain du 11 Septembre la version officielle prétendra qu'ils se limitent à une participation dans un PME , près de Pau, fabriquant des tuyaux (!).

Pourtant au milieu des années 90, circulait à Toulouse l'information comme quoi Ben Laden était le véritable propriétaire de Worldspace et que Mahfouz n'était qu'un homme de paille ou un intermédiaire.
Info , intox ?

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#17 12-09-2007 15:40:03

ragondin
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Re: Contes et légendes de l’argent du terrorisme...

http://www.geopolitique.com/criminalite … risme.html

La compagnie Skyways entre trafic de drogue et terrorisme     
Téléchargez ces 8 pages dont un courrier de l'Ambassade américaine de Paris et des faxs de Khaled bin Mahfouz.

Le 29.03.07 Le procureur du Tribunal correctionnel de Bobigny a requis dix ans de prison contre le prince saoudien Nayef Al-Shaalan, le propre gendre du ministre saoudien de la Défense. Le jugement a été mis en délibéré au 9 mai. Le procureur a estimé que le prince avait bien acheminé en connaissance de cause 2 tonnes de cocaïne sur l’aéroport du Bourget, le 16 mai 1999. Un trafic de drogue effectué grâce à une compagnie aérienne privée qui ne passe pas inaperçue en Arabie Saoudite : Skyways International. Un choc pour les élites saoudiennes…
La société dépend en effet de la Saudi National Commercial Bank. L’établissement, au moment des faits, de l’homme d’affaires Khaled bin Mahfouz, banquier historique de la famille royale. Et la cocaïne a bien été livrée en France dans les soutes d’un Boeing de Skyways, pilotée ce jour-là par un commandant de bord employé de la compagnie, Keith Monroe.

Mais surtout. Comme www.geopolitique.com est en mesure d’en apporter les preuves aujourd’hui : un autre pilote de Skyways International, Mohammed Tahsin, est lui impliqué dans le cadre des enquêtes sur les attentats du 11 septembre.

De quoi alimenter des soupçons sur les buts ultimes poursuivis par cette compagnie aérienne.

www.geopolitique.com vous propose de télécharger un courrier de l’attaché des douanes auprès de l’Ambassade des Etats-Unis à Paris, daté du 30 décembre 2002. Cette lettre désigne un ressortissant pakistanais, Mohammed Tahsin, comme étant « financièrement associé » à l’un des pirates du 11 septembre 2001, Ahmed al-Ghamdi. L’attaché des douanes demande aux autorités françaises des détails sur un séjour effectué par Mohammed Tahsin à Paris, fin 2001, dans l’établissement de luxe Résidence Maxim’s. Nous avons pu nous procurer des éléments comptables relatifs à cette escale. Comme vous le découvrirez avec ces documents mis en ligne, Mohammed Tahsin dispose de réservations passées par Skyways et paye avec la carte American Express de Skyways. 

Dans notre fichier de documents confidentiels, vous prendrez également connaissance des faxs émanant de la Branche Aviation de la National Commercial Bank, confirmant que Skyways est gérée depuis le siège social de cette banque, à Djeddah, longtemps présidée par Khaled bin Mahfouz.


Concernant les 2 tonnes de cocaïne acheminées en France par le Boeing de Skyways (immatriculé VP-BNA, photographié ci-contre), sur la base d’une coopération judiciaire menée avec les services antidrogues américains de la DEA, les enquêteurs français ont tenté de reconstituer le schéma global de l’opération. Grâce à une ex-petite amie américaine, Doris Mangeri-Salazar, le prince Al-Shaalan a été mis en relation avec le cartel colombien de Carlos Zapata.

Lui-même et ses lieutenants ont été invités à Riyad par le prince, qui a proposé de mettre à leur disposition des avions saoudiens pour acheminer leur production de cocaïne vers l’Europe (la police américaine aurait retrouvé au domicile de Doris des photos prises à Riyad ; et elle-même a été reconnue coupable pour ce trafic de drogue et condamnée à 24 ans de prison le 28 août 2005 par la Cour de Miami).

Dans un rapport de synthèse de la DEA, les frères Zapata (arrêtés aux Etats-Unis et qui ont accepté de collaborer avec la justice) évoquent les mobiles religieux du prince ; ils rapportent que celui-ci, par cette opération, entendait ouvertement servir la cause islamique. Une hypothèse qui laisserait supposer une opération de financement occulte en faveur d’un mouvement islamiste.

Sur la base d’une autre coopération, menée par les services judiciaires suisses, les enquêteurs estiment que les recettes financières de ce trafic de drogue étaient destinées à être blanchies par la Kanz Bank, une petite banque privée de Genève fondée par Nayef Al-Shaalan lui-même, et qui a subitement fermé au lendemain des premières arrestations effectuées en France et aux Etats-Unis. Côté helvétique, on estime que cette banque devait blanchir l’argent de la drogue grâce à schéma organisé par un homme d’affaires espagnol spécialiste des marchés de l’art, Jose Maria Clemente. Divers procès-verbaux de l’instruction indiquent que Clemente et Al-Shaalan se sont rencontrés à plusieurs reprises au moment des préparatifs de l’opération. Et, dans le cadre de ce trafic de drogue, Clemente a été arrêté à Barcelone par les services antidrogues espagnols le 11 décembre 2002, qui l’ont inculpé pour blanchiment.



Identification : signatures et tampons de l'ambassade des Etats-Unis et de la NCB
Langue du document : anglais


« La stratégie militaire doit désormais être pensée en fonction de la couverture télévisuelle [car] si l’opinion publique est avec vous, rien ne peut vous résister ; sans elle, le pouvoir est impuissant. »
M. Michael K. Deaver

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#18 12-09-2007 21:50:39

emilie
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Re: Contes et légendes de l’argent du terrorisme...

Voilà Ragondin qui me dispense d'écrire l'épisode que j'allais écrire.
Quelques commentaires quand même ...

Alors l'affaire de Bobigny, la Coke Saoudienne,  est révélée en 2004 par un ancien flic devenu journaliste d'investigation, Fabrice Monti,  dans un livre intitulé ...  la 'Coke Saoudienne'. A l'époque j'achète le livre dans l'espoir d'y trouver des informations sur l'affaire qui nous intéresse , le 11 et le 21 Septembre,  en me disant que la CIA ( mais elle n'est pas la seule )a TOUJOURS financé ses affaires par le trafic de drogue et qu'elle pourrait bien être dans ce coup-là. Après avoir lu le bouquin, chou blanc , rien dans le livre que je puisse raccrocher  à la CIA ou à Mahfouz, je le repose sur une étagère et je l'oublie. Ce n'est que récemment en parcourant le site de Dasquié que j'apprends que la Sky Way International appartient à Mahfouz et cela bien entendu fait tilt.

Alors, j'ai, un plus haut  sur le fil,  déjà évoqué l'affaire de Bobigny. Pourquoi parce que en 2005 on connaît le montant de la transaction Worldspace vers Mahfouz (ou Ben Laden ?) 238 millions de $ officialisée par Noah Samarah, ( donc forcément avalisée par ses patrons, les néoconservateurs Schneider , Kemp and Co).  Mais 238 millions de $ convertis en cocaïne cela fait 119 $ le gramme, ce qui n'est pas un chiffre totalement absurde. Alors cette cocaïne aurait-elle été ce fameux règlement dû depuis 1998 et dont Noah Samara a prétendu qu'il l'avait déjà effectué bien avant 2005 ?

Qui avait intérêt en 1998 à balancer à la justice française  et à organiser le comité d'accueil du Bourget ,  l'histoire de l'officier des douanes US ( appliqué et  méritant )  que nous rappelle Ragondin ressemble d'ailleurs à une piqûre de rappel  ?

Peut-être des gens qui étaient au courant de l'affaire et qui avaient intérêt à bien énerver en 1998 les saoudiens à l'encontre des français ... Il faut quand même se dire que  les juges français sont prompts à foncer sur le chiffon rouge que l'on a agité sous leur nez, cela doit commencer à se savoir à l'étranger ( et j'ai l'impression qu'une autre affaire toute  récente fonctionne sur ce principe et en plus ce n'est pas la seule ...).

Encore, que certains magistrats font preuve aussi d'une rare cécité, chiffon rouge ou pas . J'en veux pour preuve que fin 2004, la justice  lance aux trousses des affaires  toulousaines de Ben Mahfouz deux fins limiers ( nous les appellerons Dupontcong et Dupondcong). Et bien que trouvent-t-ils ? Rien.
Conclusion Mahfouz est un honnête commerçant de la ville rose, circulez etc... 

Bon jusqu'ici, 238 millions de $ sous forme de Coke ou par royalties sur les 'revenus ' Worldspace. Soit, mais au fait pour payer quoi au juste ?
A suivre ...

Dernière modification par emilie (12-09-2007 23:24:02)

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#19 02-10-2007 11:28:41

ragondin
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Re: Contes et légendes de l’argent du terrorisme...

L'Express du 26/12/2002
Trafic de cocaïne
La piste Al -Shaalan
par Laurent Chabrun
www.mafhoum.com/press4/125E17.htm
 

La justice américaine soupçonne ce prince et banquier saoudien d'être un trafiquant lié aux cartels colombiens. Récit d'une étrange affaire qui a mené les enquêteurs tout autour du globe

«Nous poursuivrons les trafiquants de drogue quels que soient leur position ou leur statut, et cela dans n'importe quel pays...» Cet avertissement, c'est la Drug Enforcement Administration (DEA), la toute-puissante agence américaine de lutte contre le trafic de drogue, qui l'envoie. Qui vise-t-il? Rien de moins qu'un personnage particulièrement important d'un pays, l'Arabie saoudite, que les Etats-Unis considèrent pourtant comme un allié privilégié.


L'homme que les agents américains mettent en cause s'appelle Nayef bin Sultan bin Fawwaz al-Shaalan. Il est l'époux d'une princesse de sang royal et banquier, installé en Suisse. C'est lui qui, selon les services américains, aurait importé, en mai 1999, dans un avion protégé par l'immunité diplomatique, 2 tonnes de cocaïne sur le territoire français, un chargement qui devait inonder toute l'Europe. Une affaire dont L'Express avait fait état (lire l'article) et qui, après trois ans d'enquête, révèle désormais ses secrets.

© J. Witt/Sipa Press

Les valises de cocaïne exposées Quai des Orfèvres.
 
 
Doris Mangeri est de toute évidence une femme d'affaires. Le site Internet sur lequel elle détaille ses activités d'agent immobilier, dans la région de Miami, en Floride, rappelle qu'elle a noué des contacts à travers le monde entier, en Amérique latine ou au Moyen-Orient. Agée d'une quarantaine d'années, cette élégante blonde, mère de deux enfants, dort, depuis le 17 juillet dernier, derrière les grilles d'une prison de Floride sans qu'il lui soit possible d'en sortir. Même en échange d'une caution. Pour justifier cette détention, la DEA expliquera - par la voix de son agent spécial, Thomas Raffanello - que Doris Mangeri se trouve sous le coup d'un mandat d'arrêt fédéral pour «possession de cocaïne dans l'intention de la distribuer» (conspiracy to possess with intent to distribute cocaine).


Al-Shaalan et Doris Mangeri: telles sont, selon les services américains, les deux têtes d'affiche - têtes pensantes, devrait-on dire - de cet incroyable trafic de cocaïne. Al-Shaalan a résidé à Miami dans les années 1970-1980. Lui et son frère jumeau ont épousé des filles du prince héritier saoudien. De quoi en faire des personnalités saoudiennes de tout premier plan, même s'ils n'appartiennent pas directement à la famille royale.

  Coke en stock
La production colombienne de cocaïne ne cesse de croître. Les cultures de coca, dont la superficie était estimée à 50 000 hectares en 1995, auraient occupé 170 000 hectares en 2001. Cette augmentation est vraisemblablement la conséquence de l'éradication des plantations lancée en Bolivie et au Pérou, où 50 000 hectares seraient néanmoins encore cultivés. La Colombie peut donc «exporter» annuellement de 600 à 700 tonnes de poudre blanche par différentes filières. L'Europe, un marché en pleine expansion, est d'ailleurs particulièrement visée. L'Espagne serait ainsi le principal point de passage des trafiquants, et surtout la Galice, actuellement touchée par une marée noire. Une catastrophe écologique qui risque de compliquer la tâche des passeurs espagnols, qui utilisent des bateaux pour acheminer la drogue. 

Al-Shaalan et Doris Mangeri se connaissent depuis les années 1970, époque à laquelle ils ont fréquenté la même université de Floride. C'est cette intimité qui, selon la DEA, leur permettra de monter le réseau d'importation de cocaïne. Doris Mangeri, qui possède également la nationalité colombienne, aurait mis en relation le prince saoudien et le représentant des cartels de la drogue en Colombie. Selon l'acte d'accusation de la justice américaine, Al-Shaalan aurait accepté de transporter 2 tonnes de cocaïne par avion jusqu'à Paris. Une opération juteuse, qui lui aurait rapporté 20 millions de dollars, affirme Jacqueline Arango, le procureur américain chargé de l'affaire.


Pour mettre au point les détails de l'acheminement de la drogue, plusieurs réunions auraient été organisées au domicile d'Al-Shaalan, à Riyad, la capitale saoudienne. L'une d'elles se serait même tenue, en décembre 1998, en plein désert. Et la justice américaine dit en détenir les preuves: des photos, retrouvées au domicile de la belle Doris Mangeri, où elle figure en compagnie du prince saoudien.


Ce n'est pas tout: les autorités américaines, qui ont pisté les deux suspects des mois durant, ont mis la main sur des copies de billets d'avion, des doubles de fiches d'hôtel et des tampons de passeport. Enfin, indice supplémentaire de la possible implication du prince: en septembre 1998, grâce à un ami de Doris Mangeri, un habitant de Miami toujours recherché, Al-Shaalan aurait été présenté, à Marbella, aux dirigeants colombiens du cartel.


Une fois ces préparatifs et autres rendez-vous organisés, les Colombiens ont pu acheminer la marchandise dans un hangar situé quelque part à Caracas (Venezuela), avant de l'expédier vers Riyad puis de la livrer à Paris, le 16 mai 1999. Dissimulée dans des valises, la poudre sera déchargée d'un avion saoudien sur l'aéroport du Bourget, avant d'être enfin transportée jusqu'à un pavillon de la banlieue parisienne, où elle devait être répartie entre les différents acheteurs européens.

L'Europe, marché en croissance
La cocaïne est peut-être en passe de devenir une drogue plus usitée en Europe qu'en Amérique du Nord. Le nombre d'usagers dans le monde, estimé à 14 millions, serait en effet en importante diminution outre-Atlantique, où la consommation est désormais en chute libre. Cette perte de «clientèle» pour les cartels colombiens explique, pour l'essentiel, l'intérêt qu'ils portent au marché européen, où le prix de la drogue n'a cessé de baisser. On estime ainsi que 1 gramme de cocaïne est désormais vendu en France 70 euros, soit deux fois moins que dans les années 1990. La consommation de crack, dérivé de la cocaïne, reste pour sa part stable, son utilisation ne touchant qu'une petite partie des toxicomanes.
   
Opération Millennium

Si la DEA a pu remonter jusqu'au prince Al-Shaalan, elle le doit essentiellement à quatre témoins - quatre repentis qui se mettent à table - interpellés dans le cadre d'une opération de grande envergure, baptisée «Opération Millennium».


Lancé en 1999, ce coup de filet permettait l'interpellation de 43 personnes - des Colombiens, pour l'essentiel - dont certaines choisirent de négocier avec les autorités en échange d'une réduction de peine, voire de la liberté. Toutes ces informations furent corroborées grâce aux enquêteurs français, notamment ceux de la Brigade des stups. Nous sommes le 6 juin 1999. L'aube ne s'est pas encore levée sur Noisy-le-Sec (Seine-Saint-Denis) lorsqu'une équipe de la Brigade de répression du banditisme (BRB), qui rôde à la recherche d'une bande d'agresseurs à domicile, reçoit l'appel d'un indic. «Venez vite! Une grosse cargaison de drogue vient d'être livrée dans un pavillon», lance cet informateur. Message reçu.


Les hommes de la BRB et de la Brigade des stups croisent sur place une de leurs vieilles connaissances, Didier Dubreucq, surnommé «les Yeux bleus». Un «beau voyou», dans le jargon policier. Le hasard faisant bien les choses, la perquisition permet de découvrir 90 valises Samsonite contenant, encore, 800 kilos de cocaïne. Une saisie record. Et le nombre de bagages laisse supposer que ce sont en réalité 2 tonnes de poudre blanche qui ont été livrées. Une autre partie de la cargaison a été récupérée à la frontière franco-espagnole, lors d'un contrôle de police. Deux passeurs ont en effet été arrêtés en possession de 300 kilos de cocaïne provenant effectivement du même lot que les 800 kilos retrouvés par la police française.

  La DEA et ses 4 680 agents
La Drug Enforcement Administration (DEA) est une «agence» américaine spécialisée dans la lutte contre les trafiquants internationaux de drogue. Elle emploie près de 10 000 personnes, dont 4 680 agents actifs. Ces derniers sont présents dans toutes les grandes villes américaines, mais aussi dans des dizaines de capitales étrangères (Paris, Berlin, Londres, etc.), où la DEA collabore avec les autorités locales. Disposant d'un budget de 1 897 millions de dollars, la DEA lance d'importantes enquêtes internationales, en particulier contre les cartels colombiens. Une toute récente opération vient ainsi de conduire à l'arrestation des principaux successeurs du célèbre patron du cartel de Medellin, Pablo Escobar.

Décidément, ce 6 juin, les enquêteurs font bonne pioche. Outre Dubreucq, ils découvrent dans le pavillon un homme qui dort. C'est le locataire. Il est illico interpellé. Son nom: Gustavo Gonfrier. Né en 1961 à Bogota, cet ingénieur de profession est l'envoyé spécial des importateurs colombiens en Europe. C'est le «chimiste» du groupe.


Le chimiste parle Dans un premier temps, Gonfrier se montre peu bavard, se contentant de négocier une protection pour sa famille restée en Colombie. Puis, au bout de quelques heures, notre homme parle. N'hésitant pas à confier quelques secrets qui vont étonner les enquêteurs, pourtant habitués aux discours des trafiquants en tout genre.


Le «chimiste» leur explique qu'après être arrivé à Barcelone il a été pris en charge, puis conduit à Paris. Là, il devait attendre l'arrivée de la drogue, qui, révèle-t-il, avait été débarquée d'un avion saoudien le 16 mai 1999. «On m'a dit, raconte encore Gonfrier, que le coup était monté par un haut dignitaire saoudien, chargé de s'occuper de mouvements d'argent pour son pays.»


Estomaqués par cette mise en cause, les policiers français remarquent que plusieurs éléments attestent ce passage par l'Arabie saoudite. Ainsi, Gonfrier, réceptionnaire des valises de cocaïne dans le pavillon, avait constaté la disparition d'une partie de leur contenu, comme si quelqu'un avait prélevé sa commission. Afin qu'elles n'apparaissent pas trop légères, le voleur avait astucieusement remplacé les kilos de poudre par des bouteilles d'eau minérale de marque Al-Qassim et des paquets de dattes, des produits provenant d'Arabie saoudite! De quoi accréditer la version donnée par Gustavo Gonfrier. «J'avais gardé les étiquettes des produits substitués à la drogue pour les faxer en Colombie», précise le «chimiste» aux enquêteurs, de plus en plus perplexes. En effet, lorsqu'ils investissent la maison de Noisy-le-Sec, ils n'ont a priori guère de doutes. Selon eux, le suspect n° 1 est bien, alors, Didier Dubreucq. Car, sinon, pourquoi aurait-il passé de son portable des appels téléphoniques en Suisse, le soir de la livraison de la cargaison de drogue au Bourget? Pourquoi encore aurait-il rendu compte, toujours le 16 mai 1999, sur son portable, du bon déroulement des opérations de déchargement à un interlocuteur genevois?

Trafiquants décapités
48 exécutions capitales ont été dénombrées en Arabie saoudite depuis le début de l'année. En 2001, 81 peines de mort ont été prononcées dans ce pays où l'on applique la charia, la loi islamique. Celle-ci prévoit la peine de mort pour le meurtre, le viol, mais aussi pour le trafic de drogue. Plus largement, la charia donne la possibilité de répudier ses épouses - quatre au maximum - sans autre forme de procès. Afin d'étendre leur rayonnement spirituel et leur doctrine, le wahhabisme, les dirigeants saoudiens financent de multiples organisations, pour un budget estimé à plusieurs dizaines de millions de dollars. L'attentat du 11 septembre 2001 a d'ailleurs attiré l'attention des services américains sur cette manne, qui a pu profiter à des mouvements fondamentalistes.
   
Didier Dubreucq a toujours nié avoir passé ces coups de téléphone. Face au juge Alain Cadet, qui instruit cette histoire de trafic au tribunal de Bobigny, il s'est élevé contre ce qu'il considère comme un montage policier. «Une conspiration acharnée... Je n'ai même pas de téléphone portable», clame «les Yeux bleus», détenu depuis près de quatre ans et dont le dossier doit désormais trouver une issue rapide si la France ne veut pas risquer les foudres de la justice européenne, qui veille à toujours condamner les instructions trop longues. En tout cas, pour avoir une réponse à toutes leurs interrogations, les hommes de la Brigade des stupéfiants ont longtemps espéré pouvoir questionner le prince Al-Shaalan. Suivant sa trace avec assiduité, ils ont aussi espéré qu'il séjourne en France. Hélas! cette éventualité semble de plus en plus improbable.


La possible implication saoudienne a d'ailleurs conduit les enquêteurs français à entendre le commandant de bord de l'avion soupçonné d'avoir transporté la drogue, ce fameux 16 mai 1999, jusqu'à l'aéroport du Bourget. Son audition a finalement lieu le 16 novembre 1999, lors d'une escale en France. Entendu par la Brigade des stups, Galifa affirme s'être bien rendu, le 16 mai 1999, à Nice, en provenance de Djedda. Mais, dit-il, c'était pour y déposer diverses personnalités saoudiennes désireuses d'assister au Grand Prix automobile de Monaco.


Les policiers français ont beau utiliser les quatre jours de garde à vue réglementaires pour entendre l'équipage, rien n'y fera. Ils ont beau passer l'avion au peigne fin pour y découvrir d'éventuelles traces de drogue, là encore ils font chou blanc. Et, le 19 novembre, l'appareil pouvait regagner sa base en Arabie saoudite sans que le mystère soit éclairci...


Décidément accrocheurs, les policiers français viennent, pour tenter de boucler leur enquête, d'interpeller, le 14 décembre, l'homme à tout faire d'Al-Shaalan, Mustapha Jaoudi, propriétaire d'une résidence en France, à proximité de la frontière suisse. Placé sous contrôle judiciaire par le juge Alain Cadet, Jaoudi a été mis en examen. Il a reconnu avoir participé au transport des valises de cocaïne tout en jurant ignorer leur contenu.


La filière suisse La volonté affichée par la DEA d'aller jusqu'au bout de cette affaire pourrait conduire l'agence américaine à mener des investigations sur d'autres aspects de l'activité du prince Al-Shaalan.


Ce dernier a en effet fondé, à Genève, une banque qui poursuit ses activités malgré une perquisition lancée par la police helvétique. Placé sous le contrôle de la Commission fédérale des banques (CFB) suisses, cet organisme financier travaille pour une clientèle exclusivement proche-orientale.


Aussi, c'est de Suisse que le prince Al-Shaalan a décidé de riposter. Défendu par des ténors du barreau de Genève, Mes Haissly et Gully-Hart, il jure n'être mêlé en rien à cette histoire. Certes, affirment ses avocats, notre client a bien rencontré, à deux reprises, le trafiquant colombien qui l'accuse aujourd'hui, et cela par l'intermédiaire de Doris Mangeri. Mais, précisent les deux avocats, la rencontre portait sur l'éventuelle installation d'une usine en Arabie saoudite, et le prince n'a pas poursuivi ces discussions, le Colombien ne présentant pas les références souhaitées.


S'ils ne nient pas qu'Al-Shaalan a déjà trempé dans un trafic de stupéfiants, en 1984, les conseils du prince affirment que cette histoire s'est bien terminée, puisqu'il «n'a été interrogé qu'une journée et n'a été astreint qu'au paiement d'une caution». Bref, aucune suite judiciaire n'a eu lieu, «ni pour le prince ni pour personne», martèlent-ils.


Certains avocats vont encore plus loin. Le conseil américain de Doris Mangeri, par exemple, n'hésite pas à mettre en cause la DEA. C'est cette dernière, selon lui, qui aurait monté de toutes pièces cette histoire, grâce aux repentis colombiens liés à des mouvements paramilitaires.


En clair, les services américains, parfaitement informés de la livraison de drogue au Bourget, auraient convaincu les autorités françaises de laisser faire cette «livraison contrôlée». Il s'agissait d'une manipulation à l'objectif transparent: affaiblir l'Arabie saoudite, dont les relations avec les Etats-Unis se sont fortement dégradées. Surtout depuis le 11 septembre 2001 et les attentats organisés par Ben Laden... Une certitude, tout de même: les autorités de Riyad suivent avec intérêt et anxiété le déroulement de cette instruction. Ce n'est pas un hasard si le vice-ministre de l'Intérieur a pris contact avec des représentants de la justice suisse. Ce n'est pas davantage un hasard si une délégation saoudienne a tenté de rencontrer, dans la plus grande discrétion, le juge d'instruction de Bobigny. Une initiative restée sans lendemain.


Les autorités de Riyad ont au moins un motif de consolation: une commission d'enquête, mise sur pied en Arabie saoudite, aurait conclu à l'innocence du prince Al-Shaalan. C'est donc désormais sur le front diplomatique que cette ahurissante affaire va se développer. Et il y a fort à parier que le principal suspect, à l'abri des frontières protectrices de son pays mais sous le coup d'un mandat lancé par la DEA, n'aura pas à s'expliquer devant les autorités américaines ou françaises. Elles se contenteront de ses complices présumés. Une sorte de déni de justice qui ne sera pas une première en matière de trafic international de drogue.


« La stratégie militaire doit désormais être pensée en fonction de la couverture télévisuelle [car] si l’opinion publique est avec vous, rien ne peut vous résister ; sans elle, le pouvoir est impuissant. »
M. Michael K. Deaver

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#20 17-12-2007 06:33:01

vigilant
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Re: Contes et légendes de l’argent du terrorisme...

Un petit complément avec cet extrait sur les activités de la BCCI :

"Bank of Colombian Cocaine Industry" : l'affaire BCCI

http://www.arenes.fr/livres/page-livre1 … sommaire=4

Dernière modification par vigilant (17-12-2007 06:33:36)


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#21 01-07-2008 22:31:36

vigilant guardian
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Re: Contes et légendes de l’argent du terrorisme...

Ibrahim Warde remet ça Josew avec Propagande impériale & guerre financière contre le terrorisme.

La présentation du bouquin par le monde diplo: http://www.monde-diplomatique.fr/livre/warde/

"Après chaque attentat, des experts autoproclamés dénoncent les réseaux de financement du terrorisme. Les enquêtes ont beau démontrer que les attentats nécessitent en réalité très peu d’argent, pour les idéologues endurcis qui forment les bataillons des « guerriers de la finance », l’absence de preuve ne signifie rien : il faut multiplier les attaques contre l’argent caché des terroristes.

Or les frappes financières, si elles sont le plus souvent sans effets réels sur leurs cibles officielles, provoquent en revanche de considérables dommages économiques, politiques, sociologiques et psychologiques – parfois sur des pays entiers, comme la Somalie.

Ce livre ne montre pas seulement la manière dont, pour occulter toute relation entre terrorisme et politique étrangère, l’administration américaine s’est enfermée dans sa propre propagande, il dévoile également les contradictions entre la libéralisation à marche forcée prônée dans les années 1990 et le contrôle financier tentaculaire que les Etats-Unis mettent désormais en place presque partout dans le monde.



C’est ainsi que le domaine de la finance pourrait bien devenir le plus étendu et le plus durable de la « guerre au terrorisme », tout en étant le moins controversé et le plus vulnérable à la désinformation.

Quand l’« ignorance informée » devient la norme, la finance est bien la poursuite de la guerre par d’autres moyens. Mais une guerre contre qui ?"


Notre ennemi a deux visages: celui de la subversion et de l'assassinat de masse par les attentats et la guerre, mais aussi  le visage  officiel et respectable de la  finance internationale qui fréquente les  ambassades et les grands hôtels internationaux.

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