ReOpen911.info : Site d'information sur les attentats du 11 septembre 2001

Annonce

Les propos tenus sur ce forum n'engagent que leurs auteurs et n'impliquent en aucun cas leur approbation par l'ensemble du mouvement (plus d'infos). L'association ReOpen911 est une initiative citoyenne et bénévole indépendante de tout mouvement politique, philosophique et religieux.

Merci de soigner vos messages, restez courtois et constructifs. Un message ne respecte pas le règlement ? Signalez-le en utilisant la fonction "signaler" en bas de chaque message. Toute discussion sur la modération ne doit se faire QUE par MP, et non sur le forum...

Vous pouvez contacter l'équipe de modération à l'adresse : moderation [ at ] reopen911.info

Vous n'êtes pas identifié.

#241 07-11-2009 12:23:19

weas
Membre de Soutien
Date d'inscription: 03-01-2008
Messages: 1361

Re: Le PETROLE

80 millions de barils de brut sous New York ! L'Eldorado énergétique américain à portée de main


par Sylvain Mathon
Mardi 03 novembre 2009

Dans cette conjoncture morose, il y a aux Etats-Unis encore un secteur qui fait figure d'ultime Eldorado énergétique...

Imaginez un peu : il y aurait l'équivalent de 80 millions de barils de brut sous New York !

Pour le récupérer, il faut casser la roche, encore et encore...
Le gaz naturel conventionnel, quand il n'est pas issu de l'extraction du pétrole, provient de gisements piégés dans de vastes anfractuosités d'une couche rocheuse (le réservoir), où il est en général mélangé à de l'eau ou de l'huile. Une fois que vous avez trouvé un gisement, il n'y a plus qu'à percer un trou et à extraire.

En revanche, le gaz de schiste (shales) lui, est réparti en minuscules quantités, sur de vastes et denses massifs rocheux, piégé dans des fissures millimétriques, ou bien imprégnant un composé intermédiaire entre la matière organique et le minéral, le kérogène. Bref, il y en a beaucoup, mais dans des concentrations très faibles. Pour le récupérer, il faut casser la roche, encore et encore...

On connaît depuis longtemps l'existence de ces incroyables gisements, mais...
Mais leur exploitation semblait jusqu'ici difficile et non-rentable.

Et puis, dans les années 90, la diminution des réserves classiques a renouvelé l'intérêt pour ces ressources. Tout a commencé quand Mitchell Energy -- rachetée depuis par Devon Energy -- a commencé l'exploitation du Barnett Shale, au Texas.

Jusqu'à ce que le progrès technologique s'en mêle
Il existe deux techniques de pointe : le forage horizontal, qui consiste à creuser un trou en L, afin de se "promener" sur toute l'étendue du gisement. Et les procédés de fracturation (nitroglycérine, gaz à haute pression, azote liquide), qui facilitent la circulation du gaz en brisant la roche.

C'est dans les années 2000 que les extracteurs ont découvert que leur combinaison, qui, appliquée aux shales, se révèle très efficace. Aujourd'hui, les taux de récupération restent encore faibles (20% contre 75% pour le gaz conventionnel), mais suffisants pour l'exploitation commerciale.

Des réserves de gaz qui deviennent soudainement accessibles
Dopés par le souci de l'indépendance énergétique sous le gouvernement Bush, les shales sont en plein boom.

A l'exception du charbon, industrie très polluante, c'est la seule ressource énergétique encore abondante en Amérique du Nord. L'agence américaine à l'énergie, estime déjà les réserves prouvées de gaz schisteux récupérable aux Etats-Unis à 267 TCF (trillions of cubic feet, 1 TCF équivalant à 28,3km3), soit davantage que les réserves prouvées de gaz conventionnel.

Ce gaz du "troisième type" pourrait atteindre 18% de la production nationale...
Selon un scénario "raisonnable", publié dans son rapport 2009, l'extraction de shale gas devrait quadrupler d'ici 2030, pour atteindre 18% de la production nationale...

Mais la vérité, c'est qu'on ne sait pas trop où cela s'arrêtera !

"Selon un rapport commandité par l'industrie, signale le Wall Street Journal, les Etats-Unis disposeraient de plus de 2 200 TCF de gaz directement accessible, de quoi satisfaire 100 années de consommation au rythme actuel." !

- Le Marcellus Shale, qui inquiète les New-Yorkais, contiendrait à lui seul 500 TCF de gaz − l'équivalent de 80 millions de barils de pétrole −, même si tout n'est pas récupérable.

- Pour le Haynesville Shale, en Louisiane, il s'agirait de 200 TCF. Les gisements de Haynesville et de Barnett sont les deux fers de lance de Chesapeake Energy, que nous avons en portefeuille et que je vous ai présentés dans les numéros 29 et 8 de Matières à Profits.

A n'en pas douter, les gaz schisteux sont le "sujet chaud" du moment
Le domaine a vu émerger une génération de juniors prometteuses − Antero, Dominion, Talisman −, aux côtés de leaders indépendants des shales tels que Pioneer Energy, Devon Energy, Chesapeake ou encore, les Texans de Range Resources corp. dont le cours a quasiment doublé depuis le début de l'année. Sans parler des géants du secteur, comme Exxon, BP ou Texaco, qui suivent le dossier de près.

...Et les cours s'en ressentent
Dès lors, faut-il s'étonner de cette décorrélation appuyée entre le cours du natty et celui du pétrole ?

http://www.edito-matieres-premieres.fr/ … nergy.html


Que se disent deux bonshommes de neige quand ils se rencontrent ?
Ça sent la carotte !!

Hors ligne

 

#242 07-11-2009 17:27:46

Pole
Membre du forum
Date d'inscription: 23-01-2009
Messages: 4084

Re: Le PETROLE

weas a écrit:

80 millions de barils de brut sous New York ! L'Eldorado énergétique américain à portée de main

Soit 1 jour de production mondiale hmm (et 8 milliards de dollars - le coût de production)


Les propos tenus sur ce forum n'engagent que leurs auteurs n’impliquent en aucun cas leur approbation par l’ensemble du mouvement.
Les tours jumelles ne sont pas tombées en chute libre. Le WTC 7 oui, sur un peu plus de 30 m.

Hors ligne

 

#243 07-11-2009 18:49:51

Sky
Membre du forum
Date d'inscription: 23-01-2008
Messages: 1689

Re: Le PETROLE

weas a écrit:

"Selon un rapport commandité par l'industrie, signale le Wall Street Journal, les Etats-Unis disposeraient de plus de 2 200 TCF de gaz directement accessible, de quoi satisfaire 100 années de consommation au rythme actuel." !

Soit 352- millions de barils de pétrole − même si tout n'est pas récupérable


de quoi satisfaire 100 années de consommation au rythme actuel." !


La plus grand lacune de la race humaine est notre incapacité à comprendre la fonction exponentielle

Hors ligne

 

#244 07-11-2009 20:55:36

kézako
Membre du forum
Date d'inscription: 12-02-2007
Messages: 6573

Re: Le PETROLE

Sky a écrit:

2 200 TCF=Soit 352- millions de barils de pétrole − même si tout n'est pas récupérable

Tu es certain de ton calcul Sky ?

http://fr.wikipedia.org/wiki/Unit%C3%A9 … _et_du_gaz

1 Tcf ( 1Trillion cubic feet ) vaut 28 G.m³ ( 28 Milliards de mètres cube) ou encore 166 Mbep ( 166 Millions de barils-équivalent-pétrole ).


« La première victime d’une guerre, c’est la vérité » Déclaration du sénateur américain Hiram Johnson en 1917, lors de l’entrée en guerre des États-Unis.

Vous avez dit anti-américanisme ?

Hors ligne

 

#245 07-11-2009 22:41:46

Sky
Membre du forum
Date d'inscription: 23-01-2008
Messages: 1689

Re: Le PETROLE

- Le Marcellus Shale, qui inquiète les New-Yorkais, contiendrait à lui seul 500 TCF de gaz − l'équivalent de 80 millions de barils de pétrole −, même si tout n'est pas récupérable.

"Selon un rapport commandité par l'industrie, signale le Wall Street Journal, les Etats-Unis disposeraient de plus de 2 200 TCF de gaz directement accessible, de quoi satisfaire 100 années de consommation au rythme actuel." !


500 TCF = 80 millions de barils de pétrole

1TCF = 6.2

352 X 6.25 = 2200 TCF

62260km3 (trillions of cubic feet, 1 TCF équivalant à 28,3km3)

avec la coquille du papier

Avec wiki 2200 TCF = 365200 Mbep  pas de quoi satisfaire 100 années mais une petite quarantaine sans soucis...


bien joué


La plus grand lacune de la race humaine est notre incapacité à comprendre la fonction exponentielle

Hors ligne

 

#246 07-11-2009 23:49:21

Pole
Membre du forum
Date d'inscription: 23-01-2009
Messages: 4084

Re: Le PETROLE

Eux, ils comptent en consommation du gas seulement.
2200/20=110 années.
Seulement... leur consommation risque d'augmenter puisque leur production de pétrole va encore baisser et celle des autres pays du monde, pareil.


Les propos tenus sur ce forum n'engagent que leurs auteurs n’impliquent en aucun cas leur approbation par l’ensemble du mouvement.
Les tours jumelles ne sont pas tombées en chute libre. Le WTC 7 oui, sur un peu plus de 30 m.

Hors ligne

 

#247 10-11-2009 03:44:09

psycho-lvlantis
Date d'inscription: 04-09-2006
Messages: 1813

Re: Le PETROLE

Les réserves mondiales de pétrole surestimées (presse) (10/11/2009 03:34)

Le monde est beaucoup plus près d'un épuisement des réserves de pétrole que ce que les estimations de l'Agence internationale de l'énergie (AIE) affirment mais celle-ci minimise le danger d'une pénurie pour ne pas créer un mouvement de panique, a affirmé The Guardian lundi.

Les Etats-Unis ont joué un rôle important pour encourager l'AIE à minimiser le déclin des champs de pétrole existants et à surévaluer les chances de trouver de nouvelles réserves, ajoute sur son site internet le quotidien britannique qui cite un membre haut placé de l'agence non identifié. L'AIE doit publier cette semaine son rapport annuel sur l'énergie dans le monde (World Energy Outlook) utilisé par de nombreux gouvernements pour décider de leur politique dans le domaine de l'énergie et du changement climatique. Ce rapport affirme que la production de brut peut être portée des 83 millions de barils/jours actuels à 105 millions. "Beaucoup au sein de l'organisation estiment que même parvenir à un niveau de production de 90 ou 95 millions de barils/jour serait impossible mais on craint des mouvements de panique sur les marchés financiers si les chiffres sont baissés", a affirmé le responsable de l'AIE cité par le site du Guardian. (BVH)


sponsorisent les fanatiques aux 4 coins du monde, les entraînent aux combats et manipuler les bombes. Le collier casse, ces cons échappent à tous contrôles et quand ils mordent la main du maître alors on crie aux monstres.    Akhenathon, la fin de leur monde

Hors ligne

 

#248 11-11-2009 07:41:12

tropctrop
Membre du forum
Date d'inscription: 25-10-2006
Messages: 2774

Re: Le PETROLE

Traduction de l'article du guardian sur contreinfo.info.

Le pic est ou est sur le point d'etre franchi. Tous aux abris !!!

http://contreinfo.info/article.php3?id_article=2884

Hors ligne

 

#249 11-11-2009 15:57:38

weas
Membre de Soutien
Date d'inscription: 03-01-2008
Messages: 1361

Re: Le PETROLE

tropctrop a écrit:

Traduction de l'article du guardian sur contreinfo.info.

Le pic est ou est sur le point d'etre franchi. Tous aux abris !!!

http://contreinfo.info/article.php3?id_article=2884

On va pouvoir passer au méthane et achever la planète:

Hydrate de méthane : bombe écologique ou manne énergétique ?

Le METI, Ministère de l'économie, du commerce et de l'industrie japonais a annoncé la découverte d'un vaste réservoir océanique d'hydrate de méthane. Ce dernier se trouve dans la fosse de Nankai dans l'océan Pacifique et pourrait produire l'équivalent de 14 ans de consommation d'énergie au Japon.

Au vu de ses besoins accrus en nouvelles sources d'énergies, le Japon a beaucoup investi pour la récupération d'hydrate de méthane et compte encore accroître ses efforts à partir de ce printemps pour continuer l'exploration de ses fonds océaniques.

L'hydrate de méthane est une source potentielle d'énergie fossile pour remplacer le pétrole trop cher, mais l'exploitation d'hydrate de méthane pourrait poser de sérieux problèmes en matière d'effet de serre. En effet, leur combustion émet d'une part du CO2 et en exploitant les hydrates du fond des mers, il est très probable que de grandes quantités de méthane remontent dans l'atmosphère, or le méthane a un pouvoir beaucoup plus élevé que le CO2 en tant que gaz à effet de serre. On craint aussi que le réchauffement climatique puisse élever la température des fonds marins de telle façon qu'une partie des hydrates "fonde", ce qui relâcherait énormément de méthane dans l'atmosphère, lequel viendrait à son tour augmenter l'effet de serre et créer un emballement.

L'hydrate de méthane pourrait poser de sérieux problèmes en matière d'effet de serre. Crédits : NASA

Cependant, le Japon compte commencer ses essais d'exploitation d'hydrate de méthane du fond de l'océan Pacifique en 2009 et espère pouvoir utiliser cette exploitation à des fins commerciales en 2017.

Par Barbara N'gouyombo

http://www.futura-sciences.com/fr/news/ … que_10543/


Que se disent deux bonshommes de neige quand ils se rencontrent ?
Ça sent la carotte !!

Hors ligne

 

#250 11-11-2009 17:29:42

Pole
Membre du forum
Date d'inscription: 23-01-2009
Messages: 4084

Re: Le PETROLE

L'hydrate de méthane forme une couche de 1 mm.
Donc tu peux en récupérer quelques tonnes mais pas des millions de barils par jour.


Les propos tenus sur ce forum n'engagent que leurs auteurs n’impliquent en aucun cas leur approbation par l’ensemble du mouvement.
Les tours jumelles ne sont pas tombées en chute libre. Le WTC 7 oui, sur un peu plus de 30 m.

Hors ligne

 

#251 11-11-2009 17:56:04

weas
Membre de Soutien
Date d'inscription: 03-01-2008
Messages: 1361

Re: Le PETROLE

Pole a écrit:

L'hydrate de méthane forme une couche de 1 mm.
Donc tu peux en récupérer quelques tonnes mais pas des millions de barils par jour.

A moins que cette info soit fausse mais déjà en chine, il y aurai moyen de produire 225 milliards de baril

Découverte d’un fabuleux gisement de méthane

Article publié le 18/10/2009 Dernière mise à jour le 18/10/2009 à 07:05 TU
La presse officielle vient d'annoncer la découverte d'un gigantesque gisement de méthane au Tibet. C'est une découverte de nature à résoudre pour longtemps les problèmes d'approvisionnement en énergie de la Chine. Pour certains scientifiques, c'est peut-être aussi l'annonce d'un risque majeur d'accélération du réchauffement climatique.


Avec notre correspondant à Pékin, Marc Lebeaupin

Gisement de méthane découvert au Tibet(Carte : E. Dupard/RFI)

http://www.rfi.fr/actufr/images/102/carte_chine_sinkiang200.jpg

Il y a quelques jours, les autorités chinoises annonçaient triomphalement cette découverte de nature à apporter à la deuxième puissance mondiale, l'énergie qui lui manque encore pour alimenter sa croissance.

Cette énergie se trouve actuellement enfermée dans les glaces des hauts plateaux tibétains. Les géologues ont découvert un gisement de méthane, équivalent à 225 milliards de baril de pétrole, la découverte la plus importante depuis les premiers gisements de pétrole en 1959. Des réserves estimées à 200 fois la production actuelle de pétrole en Chine.

Une découverte à ce point inespérée, que les compagnies minières et les entreprises de fabrication de matériel de forage, ont vu leur valeur  faire un bond à la bourse de Shanghaï.

Mais ce qui peut apparaître comme un rêve pour le gouvernement chinois,  pourrait vite se transformer en cauchemar : si ce méthane, dilué dans les sols gelé du Tibet, est pour l'instant inoffensif, son exploitation est considérée par certain comme une bombe à retardement, qui pourrait avoir des effets dévastateurs sur le climat.

L'exploitation du méthane, une fois celui-ci libéré de ses glaces, peut produire 25 fois plus de gaz à effet de serre que le dioxyde de carbone. Pour Wu Qingbai, le spécialiste chinois pour ces questions, « cette découverte est aussi la pire menace de réchauffement climatique pour la Chine.»

http://www.rfi.fr/actufr/articles/118/article_85754.asp


Que se disent deux bonshommes de neige quand ils se rencontrent ?
Ça sent la carotte !!

Hors ligne

 

#252 12-11-2009 00:28:27

Pole
Membre du forum
Date d'inscription: 23-01-2009
Messages: 4084

Re: Le PETROLE

Depuis les premières estimations dans les années 1970, la quantité d'hydrate de méthane dans le réservoir océanique a été révisée à la baisse mais reste considérable. Selon une estimation récente [2], cette quantité serait comprise entre 1 et 5×1015 m3 de gaz, soit entre 0,5 et 2,5 ×1012 tonnes de carbone. La quantité d'hydrates de méthane dans le réservoir continental est moins bien connue. La surface relativement faible (10 millions de km²) occupée par le permafrost laisse supposer qu'elle est moindre que dans le réservoir océanique.

Moi je parle des hydrates de méthane océaniques. Le reste, c'est beaucoup moins.


Les propos tenus sur ce forum n'engagent que leurs auteurs n’impliquent en aucun cas leur approbation par l’ensemble du mouvement.
Les tours jumelles ne sont pas tombées en chute libre. Le WTC 7 oui, sur un peu plus de 30 m.

Hors ligne

 

#253 12-11-2009 10:05:56

Arturo Saw6
Membre du forum
Date d'inscription: 14-11-2008
Messages: 7237

Re: Le PETROLE

Mis à Jour le : 10 novembre 2009  17:17

L’AIE accusée de dissimuler la réalité du pic pétrolier

http://contreinfo.info/article.php3?id_article=2884

http://contreinfo.info/IMG/arton2884.jpg

Les découvertes compenseraient les épuisements des puits anciens d'ici 2030 en tenant compte de puits non encore découverts en rose sur le graphique.

Dimanche, 50% de l'électricité produite en Espagne était éolienne

Grâce à de forts vents, l'Espagne a enregistré ce dimanche un record de production d'électricité par éoliennes.

Le précédent «record» était de 44%. Dimanche, entre 03h20 et 08h40, plus de moitié de l'électricité produite en Espagne était d'origine éolienne, avec un pic à 53%. El Pais, qui rapporte l'information ce lundi, l'explique par de très forts vents soufflant sur une bonne partie de la péninsule.

Le président de REE, le gestionnaire du réseau de transport électrique espagnol, Luis Atienza, a déclaré au journal que ce record «est une borne qui nous remplit d'orgueil». Au total, 11.500 mégawatts ont été produits, l'équivalent de 11 réacteurs nucléaires.

L'Espagne, qui a résolument parié depuis plusieurs années sur les énergies renouvelables, bénéficie dans son ratio énergétique de 13% d'éolien, entre 9 et 10% d'hydraulique et 2,5% de solaire. La capacité installée en énergie éolienne peut atteindre 17.700 mégawatts, plus de dix fois celle de 1999, et l'objectif espagnol est d'atteindre une capacité de 40.000 mégawatts en 2040.

Le gouvernement socialiste de José Luis Rodriguez Zapatero a décidé de sortir progressivement l'Espagne de l'énergie nucléaire, en exploitant les centrales jusqu'à leur fin de vie, au profit des renouvelables. Un des défis concernant l'énergie éolienne est de répartir la courbe de demande au cours de la journée, afin que toute l'énergie produite soit consommée.

http://www.liberation.fr/economie/01016 … t-eolienne

La France parie plutôt sur le tout nucléaire. Le démantèlement des centrales nucléaires périmées sera une vrai catastrophe. Le démantèlement de la plus petite centrale nucléaire de France en Bretagne à Brennilis (70 mégawatt, presque l'équivalent d'une quinzaine d'éoliennes géantes de nos jours) ( http://seaus.free.fr/spip.php?article171 ) est un vrai merdier extrèmement ruineux.

Site nucléaire du Tricastin
Elle comprend quatre réacteurs à eau pressurisée (REP) de 900 MW chacun, soit une puissance totale de 3 600 MW pour la centrale.

http://fr.wikipedia.org/wiki/Site_nucl% … _Tricastin

Selon un rapport de la Cour des Comptes, le coût du démantèlement de la centrale de Brennilis est actuellement évalué à 482 millions d'euros, soit 20 fois plus que l'estimation de la commission PEON qui est à l'origine du parc nucléaire actuel[1].

http://fr.wikipedia.org/wiki/Site_nucl% … _Brennilis

482 millions pour une mini centrale alors imaginez le coût de démantèlement des super centrales nucléaires. Il y aurait eu de quoi équiper toute la France en éoliennes.

C'est le même problème avec le vaccin H1N1. Des spécialistes ont estimé que l'on aurait pu avec ce milliard d'euros bouchés tous les trous des hôpitaux et acheter les centaines de scanners ultra-modernes dont manquent la France. Nous sommes derrière la Roumanie au niveau de ces équipements.

Dernière modification par Arturo Saw6 (12-11-2009 21:58:09)


« Une vérité scientifique neuve ne s'impose pas parce qu'elle est lumineuse ou convaincante, mais parce que ses adversaires finissent par mourir et que la nouvelle génération s'y est habituée. » Max Planck
«Ceux qui peuvent vous faire croire des absurdités peuvent vous faire commettre des atrocités.»  Voltaire
«L’inévitable ne se produit jamais, ce qui est imprévu toujours.» John Maynard Keynes.

Hors ligne

 

#254 14-11-2009 15:20:24

lolozeunic
Membre de Soutien
Date d'inscription: 25-09-2009
Messages: 658

Re: Le PETROLE

http://contreinfo.info/article.php3?id_article=2888

Pic pétrolier : l’AIE connaît les faits depuis 1998, par Colin Campbell
14 novembre 2009La révélation par le Guardian des dissensions croissantes que provoquent à l’intérieur de l’agence la surévaluation des réserves pétrolières et la dissimulation de la proximité du pic pétrolier a retenu l’attention d’un lecteur très informé, en la personne de Colin Campbell, un expert du secteur, qui fût avec le français Jean Laherrère, l’un des premiers à prendre conscience de la réalité du pic. Dans une adresse au Guardian, Campbell retrace les étapes des travaux qui l’ont amené à ses conclusions, et il indique que dès 1998, il avait été contacté par une équipe de l’AIE et leur avait communiqué les données issues de l’industrie pétrolière dont il disposait, bien plus fiables que les chiffres publiés par les gouvernements. Cette même année, l’AIE mentionnait dans son rapport annuel une source d’approvisionnement nommée de manière fort sibylline pétrole « non conventionnel, non identifié », représentant pas moins de 20% de la consommation mondiale en 2020. Il s’agissait en fait d’un message codé, nous dit Campbell, indiquant pour qui savait lire, que cette ressource inconnue et encore à découvrir risquait fort de ne jamais se matérialiser. Devant les vagues provoquées par cette information, pourtant passée presqu’inaperçue, l’AIE a fait marche arrière dès l’année suivante, en choisissant de renommer cette source d’approvisionnement fantôme en pétrole « conventionnel non-OPEP », sans fournir la moindre justification.




Par Colin Campbell, adresse à l’attention du rédacteur en chef du Guardian, novembre 2009

Cher Monsieur,

J’ai été très impressionné de voir l’importance que vous avez accordé dans votre numéro du 10 Novembre au traitement du rôle de l’Agence Internationale de l’Energie dans l’évaluation du niveau d’épuisement des réserves pétrolières. C’est l’un des plus importants problèmes auxquels est confronté le monde contemporain, étant donné l’actuelle dépendance énergétique à un pétrole bon marché.

Je peux vous fournir quelques informations supplémentaires sur le sujet, provenant de ma propre expérience. J’ai d’abord pris connaissance de la question en 1969 à Chicago, lorsque je faisais partie d’une équipe chargée de procéder à une étude mondiale pour Amoco (qui fait désormais partie de BP). Plus tard, alors que je dirigeais la compagnie Fina en Norvège, j’ai demandé à l’entreprise de mener une recherche sur le sujet, en collaboration avec les autorités norvégiennes. Nous avons alors utilisé les données publiques sur les réserves, car je n’avais pas réalisé à quel point elles étaient peu fiables.

Les résultats ont été publiés sous le titre « The Golden Century of Oil, 1950-2050 » (Kluwer Academic). Ce document a suscité l’intérêt de Petroconsultants, une société basée à Genève, qui maintenait pour les compagnies pétrolières internationales une base de données fiable sur les activités du secteur dans le monde entier, incluant également la taille des découvertes et les statistiques de forage. Cette société m’a demandé de refaire l’étude, mais cette fois en utilisant leur base de données décrivant la quasi-totalité des champs pétroliers dans le monde. J’ai été rejoint dans ce projet par Jean Laherrère, ancien directeur de l’exploration de la compagnie pétrolière française TOTAL, qui avait mis au point diverses techniques d’analyse. Les résultats de l’étude ont été vendus à raison de 50 000 dollars l’exemplaire, mais elle a ensuite été retirée de la circulation sous la pression d’une société pétrolière américaine qu’il vaut mieux ne pas nommer. Cependant, Petroconsultants a ensuite co-édité un ouvrage que j’ai écrit, « The Coming Oil Crisis » (Multi-Science), qui en résumait les résultats, et elle a également donné son accord pour que Laherrère et moi-même écrivions un article pour le journal Scientific American : The End of Cheap Pétrole (Mars 1998).

L’AIE a acheté ce livre et m’a contacté, envoyant un analyste qui a passé une semaine à étudier les données. Il était évident que l’équipe au sein de l’AIE qui travaillait sur ce sujet était entièrement convaincue et en saisissait toute l’importance. Ils ont ensuite rédigé un rapport pour les ministres du G8, réunis à Moscou (International Energy Agency, 1998, World Energy Prospects to 2020, Report to G8 Energy Ministers, www.iea.org/g8/world/oilsup.htm, 31 Mars). Le texte était assez insipide, mais il contenait un tableau très important, indiquant que la demande de pétrole devrait dépasser l’offre en 2010, en l’absence d’une source identifiée comme [pétrole] non-conventionnel non identifié, dont la production augmentait jusqu’à atteindre 20% des besoins mondiaux d’ici à 2020. Ayant réussi à passer le test des ministres du G8, l’équipe de l’AIE a ensuite été en mesure de l’inclure dans l’édition 1998 du Wold Energy Outlook (WEO).

En fait, ce « non-conventionnel non-identifié » était un message codé indiquant l’apparition d’une pénurie. Je l’ai expliqué à un journaliste qui a pris contact avec une personne à l’AIE qui s’est réjouie que cet important message codé soit révélé. Mais lorsque son ouvrage a été publié (Fleming, D., 1999, Le prochain choc pétrolier ? Prospect April), l’AIE a évidemment eu de sérieux problèmes avec ses commanditaires au sein des gouvernements de l’OCDE, et dans l’édition suivante du WEO, le « non-conventionnel non-identifié » s’est transformé en « conventionnel non-OPEP », sans plus de commentaire ni d’explication.

La fonction première de l’AIE consistait à surveiller les stocks stratégiques de l’OCDE, qui étaient perçus comme un moyen de défense contre toute exigence excessive de l’OPEP. L’AIE estimait donc que son rôle était de protéger les intérêts des consommateurs, et elle avait toutes les raisons de minimiser toute référence à un épuisement des réserves et aux limites que la nature impose, car cela aurait eu pour effet indirect de renforcer le pouvoir de l’OPEP.

La société Petroconsultants a ensuite été acquise par IHS aux États-Unis, et la relation particulière qu’elle entretenait avec les compagnies pétrolières internationales a disparu, de telle sorte que la qualité de sa base de données s’est détériorée. Par ailleurs, cette société peut également subir la pression des intérêts commerciaux et des principaux pays de l’OPEP.

Il vaut la peine de s’attarder brièvement sur les publications des réserves pétrolières déclarées. Il n’y a pas de difficulté technique particulière dans l’évaluation de la taille d’un champ pétrolier au début de son existence, bien qu’il persiste naturellement une certaine plage d’incertitude. La publication des chiffres de ces réserves subit cependant deux distorsions importantes.

Premièrement, les compagnies pétrolières sont soumises à des règles strictes par la bourse de New York, qui sont conçues pour empêcher une exagération frauduleuse des réserves. De ce fait, il était logique que les compagnies fassent état du minimum nécessaire pour des raisons financières, puis revoient à la hausse leurs estimations au fil du temps, donnant une image réconfortante, mais trompeuse, d’une croissance régulière.

Deuxièmement, les pays de l’OPEP se sont retrouvés en compétition pour les quotas dans les années 1980, lorsque les cours étaient bas. Les contingents de production étaient basés sur les réserves déclarées, ce qui a incité le Koweït à les augmenter de 50% du jour au lendemain en 1985, bien que rien n’ait changé dans la situation de ses champs pétroliers. Il pourrait en fait avoir commencé alors à publier le total découvert, et non pas les réserves restantes. Les autres pays de l’OPEP ont ensuite réagi en procédant à des hausses injustifiées afin de protéger leur quota (cf tableau ci-contre). Imaginer que les nouvelles découvertes d’Abou Dhabi puissent correspondre exactement à sa production et laissent inchangé le niveau de réserve est évidemment absurde.

Malgré ces difficultés, il est possible de produire une évaluation raisonnable de la situation de départ à partir des données historiques de Petroconsultants, qui sont fiables. Le graphique [ci-dessus] indique quelle est mon estimation à l’heure actuelle.

Pour résumer, le pétrole conventionnel classique a atteint un sommet en 2005. Le déficit a été comblé par un pétrole couteux, provenant principalement de gisements en eau profonde et de l’exploitation des sables bitumineux canadiens, ce qui a provoqué une hausse des cours. Cette tendance a été identifiée par des négociants avisés qui ont commencé à acheter des contrats sur le marché à terme, tandis que l’industrie pétrolière a maintenu des niveaux élevés de stock, puis les a regardés s’apprécier, sans avoir le moindre effort à fournir. La hausse des prix a également dirigé un flot de pétrodollars vers le Moyen-Orient, où il coûte environ 10 dollars pour produire un baril. Ces excédents de revenus ont ensuite été partiellement redirigés vers les établissements financiers occidentaux, contribuant ainsi à l’instabilité. La flambée des prix a atteint des niveaux extrêmes à la mi-2008, à près de 150 dollars le baril, ce qui a incité les négociants à commencer à vendre à découvert sur le marché à terme, et pour l’industrie pétrolière, à commencer à vider ses stocks avant qu’ils ne perdent de la valeur. Ces prix élevés ont dans le même temps déclenché une récession économique qui a freiné la demande, provoquant une chute des prix qui sont retournés aux niveaux de 2005 avant de remonter à environ 70 dollars aujourd’hui.

Il est plus difficile d’évaluer les pétroles non conventionnels, qui incluent les sables bitumineux et le pétrole lourd, le pétrole en eau profonde, celui des régions polaires et les liquides à base de gaz naturel, mais le graphe ci-dessus suggère que le pic dans toutes les catégories a été atteint en 2008. Le débat fait rage quant à la date du pic toutes ressources confondues, mais il rate le point fondamental qui est la perspective d’un long déclin après ce pic.

Étant donné le rôle central du pétrole dans l’économie moderne, le pic de production s’annonce comme un tournant d’ampleur historique. Il semble que les banques aient prêté plus que ce qu’elles n’avaient en dépôt, convaincues que la croissance économique de demain représentait une garantie pour la dette d’aujourd’hui, sans comprendre que la croissance a été alimentée par l’énergie fournie par un pétrole bon marché. Les gouvernements impriment aujourd’hui encore plus d’argent, en vertu des principes keynésiens, dans l’espoir de rétablir la prospérité passée, et le succès pourrait être de courte durée. Mais cela pourrait stimuler la demande de pétrole qui dépasserait bientôt à nouveau les limites de l’offre, conduisant à un nouveau choc sur les cours, entrainant une dépression économique pouvant être pire encore. De fait, les 28 milliards de barils extraits chaque année sont utilisés par une population mondiale de 6,7 milliards de personnes, mais en 2050 l’offre sera tombée à un niveau capable d’approvisionner moins de la moitié de ce chiffre, avec le mode de vie actuel.

On peut faire beaucoup pour réduire le gaspillage et développer les énergies renouvelables. Le charbon et l’énergie nucléaire peuvent également faciliter la transition même si, eux aussi, sont sujets à l’épuisement. Les défis sont si grands qu’il est clair que les gouvernements doivent agir de toute urgence pour se préparer à ce qui se profile. Dans le même temps, se posent les défis du changement climatique qui sont dans une certaine mesure liés à l’approvisionnement pétrolier.

Il est possible que nous assistions aujourd’hui à une forme de réveil, et les gouvernements de l’OCDE pourraient alors avoir besoin d’une justification au nom de laquelle seraient introduites de nouvelles politiques nationales. Ce qui, à son tour, pourrait permettre à l’AIE de proposer une évaluation plus réaliste de la véritable situation. Les médias ont aussi un rôle important à jouer en alertant l’opinion publique sur ce qui se déroule. Cela souligne la valeur de l’article que vous avez publié, et cela doit être porté à votre crédit.


--------------------------------------------------------------------------------


Le seul mauvais choix est l'absence de choix

Les moyens de développer l'intelligence ont augmenté le nombre des imbéciles

Hors ligne

 

#255 08-01-2010 09:19:13

lolozeunic
Membre de Soutien
Date d'inscription: 25-09-2009
Messages: 658

Re: Le PETROLE

Geoservices recrute sur Facebook


Le groupe Geoservices, spécialisé sur le marché du Mud Logging et du Well Intervention (services pétroliers), met en ligne un grand jeu-concours sur Facebook pour accompagner une campagne mondiale de recrutement et promouvoir sa marque employeur.


Le dernier outil créé par Geoservices pour promouvoir sa marque employeur est un jeu lancé sur Facebook, ouvert jusqu’au 30 juin 2009. La cible prioritaire du jeu, qui reste accessible à tous, sont les jeunes ingénieurs et techniciens que le groupe Geoservices pourrait être amené à recruter dans les prochains mois.
Le principe est simple : identifier et exploiter les principaux puits de pétrole dans le monde, puis comparer ses scores avec les autres joueurs. Des lots seront attribués aux vainqueurs.
L’objectif prioritaire est d’attirer des jeunes ingénieurs et techniciens, cible du jeu, vers la société Geoservices, les intéresser aux activités de ce groupe, et les inviter à déposer en ligne des candidatures.
Pour faire connaître le jeu, Geoservices s’appuie sur son réseau de collaborateurs - présents sur tous les continents, dans 53 pays - et sur les principaux job boards de recrutement pour créer un Buzz planétaire.
Geoservices annonce un millier de recrutements entre 2008 et 2009, en particulier de jeunes diplômés (ingénieurs et techniciens) ayant une spécialité en géologie, mesures physiques, chimie, mécanique, électrotechnique.


www.joingeoservices.com


http://www.joingeoservices.com/

For advendurers only



On croit rêver...


Le seul mauvais choix est l'absence de choix

Les moyens de développer l'intelligence ont augmenté le nombre des imbéciles

Hors ligne

 

#256 03-04-2010 01:37:32

kézako
Membre du forum
Date d'inscription: 12-02-2007
Messages: 6573

Re: Le PETROLE

http://www.lemonde.fr/economie/article/ … r=RSS-3208

Demande chinoise et spéculation font remonter le prix du pétrole

LEMONDE | 02.04.10 | 14h25  •  Mis à jour le 02.04.10 | 14h25

A l'issue du 12e Forum international de l'énergie, mercredi 31 mars, dans la cité mexicaine, 66 pays producteurs et consommateurs s'étaient engagés à "renforcer"  leur dialogue pour réduire l'instabilité des marchés de l'énergie et la volatilité des cours. Surtout celui du pétrole, passé de 147 dollars mi-2008 à 32 dollars six mois plus tard avant de remonter, avec des effets de yo-yo, pour franchir la barre des 80 dollars.

Le marché - et sa "main invisible" - est resté sourd à la déclaration incantatoire des ministres de l'énergie réunis à Cancun. Les opérateurs de New York et de Londres n'ont guère changé de comportement : le prix du baril pour livraison en mai a atteint 84,87 dollars à New York, jeudi, son plus haut niveau depuis octobre 2008. Sur la semaine, le brut américain et le Brent de la mer du Nord ont gagné 6 %. Les marchés font plus que jamais le pari d'une reprise économique forte et durable qui soutiendra la demande dans les pays émergents, notamment la Chine.

Un baril autour de 80 dollars satisfait pays exportateurs et consommateurs. Il est suffisant pour financer les investissements, même coûteux, dans l'exploration-production sans compromettre la reprise économique. "Une bonne demande, une offre fiable, des prix parfaits : nous sommes très contents", résumait Ali Al-Naïmi, ministre saoudien du pétrole, mi-mars, lors de la dernière réunion de l'Organisation des pays exportateurs de pétrole (OPEP).

Mais c'est la volatilité qui les inquiète. A Cancun, le secrétaire général du cartel, Abdallah Salem El-Badri, a regretté que "le cours (ait) échappé à tout contrôle fin 2008 en raison de la spéculation". Or les industriels, les producteurs d'électricité ou les compagnies aériennes ébranlées par la crise ont besoin de stabilité.

Si les seuls fondamentaux physiques du marché (offre-demande de pétrole réel) prévalaient, le baril ne dépasserait pas 40 dollars. En dépit des tensions en Iran et au Nigeria, il n'y a aucun risque de rupture d'approvisionnement. L'OPEP dispose en effet d'une capacité excédentaire de production de 6 millions de barils par jour (pour une production de 84 millions). Le cartel peut encore garder des quotas serrés pour soutenir le niveau des cours, comme il l'a fait lors de sa dernière réunion.

Un actif comme les autres


Mais le pétrole est devenu un actif comme les autres : les investisseurs en achètent et les transactions sur le "pétrole papier" représentent trente fois les échanges de volumes physiques. En février, l'économiste Jean-Marie Chevalier a remis un rapport à la ministre de l'économie, Christine Lagarde, dans lequel il soulevait les "risques difficilement contrôlables" de la spéculation.

Quelques semaines plus tôt, la Commodity Futures Trading Commission, qui surveille les marchés des matières premières aux Etats-Unis, proposait de limiter le volume des investissements pétroliers des fonds et des banques d'affaires. En la matière, Goldman Sachs ou Morgan Stanley sont plus puissants que les gouvernements.

Les producteurs de gaz, eux, font grise mine : les prix du marché au comptant (spot), qui ont longtemps suivi ceux du brut, ont décroché en 2009. Ils ont été divisés par trois depuis le record de l'été 2008, en raison de la baisse de la consommation mondiale liée à la crise (- 3 % en 2009), mais aussi de la forte production de gaz non conventionnels (gaz de schistes, gaz de houille...) aux Etats-Unis. Celle-ci a entraîné un net recul des importations américaines et créé d'importants surplus sur le marché, notamment dans le secteur du gaz naturel liquéfié. Les consommateurs n'en profitent pas puisque le gaz acheté par GDF Suez est indexé sur le pétrole (en hausse) et qu'il en répercute les coûts sur ses clients.

A Cancun, les producteurs ont affiché leur volonté de faire remonter les prix. Ils en débattront à Oran (Algérie), le 19 avril, au Forum des pays exportateurs de gaz. Quatre dollars par BTU (British Thermal Unit) sur le marché, "ce n'est pas viable", a prévenu le ministre algérien de l'énergie et des mines. Chakib Khelil juge qu'un doublement du prix est nécessaire (à 8-9 dollars par BTU), et il plaidera pour une réduction de la production pour faire remonter les cours.

En dépit de leur affichage - très politique - en faveur d'une "OPEP du gaz", les pays détenant les plus grandes réserves (Russie, Iran, Qatar...) ne sont pas parvenus à mettre ce cartel en place. Pas plus que les Vingt-Sept ne sont arrivés à créer une centrale européenne d'achat qui leur permettrait d'obtenir de meilleurs prix dans les négociations avec les producteurs.

Jean-Michel Bezat


« La première victime d’une guerre, c’est la vérité » Déclaration du sénateur américain Hiram Johnson en 1917, lors de l’entrée en guerre des États-Unis.

Vous avez dit anti-américanisme ?

Hors ligne

 

#257 03-04-2010 01:43:18

kikujitoh
Membre de Soutien
Lieu: Air Force One
Date d'inscription: 07-02-2009
Messages: 4795

Re: Le PETROLE

Sur l'article je vois :

Demande chinoise et spéculation font remonter le prix du pétrole
| 02.04.10 | 14h25  •  Mis à jour le 02.04.10 | 14h54

Aurais-tu copié l'article ce midi avant 14h54 pour ne le coller que maintenant ?


"Les versions officielles des évenements historiques devraient systématiquement être remises en question." Howard Zinn

Hors ligne

 

#258 03-04-2010 01:59:14

kézako
Membre du forum
Date d'inscription: 12-02-2007
Messages: 6573

Re: Le PETROLE

Non kikujitoh, du tout. Il est très courant, pour ne pas dire systématique, que les articles parus sur LeMonde.fr présentent tous sous leurs titres "mis à jour le **.**.** à **h**.

J'ai trouvé cet article ce soir.

J'ai surtout trouvé que le contenu de l'article représentait véritablement un intérêt wink


« La première victime d’une guerre, c’est la vérité » Déclaration du sénateur américain Hiram Johnson en 1917, lors de l’entrée en guerre des États-Unis.

Vous avez dit anti-américanisme ?

Hors ligne

 

#259 03-04-2010 02:06:11

kikujitoh
Membre de Soutien
Lieu: Air Force One
Date d'inscription: 07-02-2009
Messages: 4795

Re: Le PETROLE

kézako a écrit:

Non kikujitoh, du tout. Il est très courant, pour ne pas dire systématique, que les articles parus sur LeMonde.fr présentent tous sous leurs titres "mis à jour le **.**.** à **h**.

J'ai trouvé cet article ce soir.

J'ai surtout trouvé que le contenu de l'article représentait véritablement un intérêt wink

Tout à fait étonnant que lorsque tu le copies tu aies 14h25 en mise à jour, et que j'ai 14h54 alors que l'on a copié ça à 6 minutes d'intervalle. Je soupçonne que tu travailles pour le journal et que tu nous espionnes cool

Dernière modification par kikujitoh (03-04-2010 02:17:07)


"Les versions officielles des évenements historiques devraient systématiquement être remises en question." Howard Zinn

Hors ligne

 

#260 03-04-2010 02:11:11

kézako
Membre du forum
Date d'inscription: 12-02-2007
Messages: 6573

Re: Le PETROLE

Nous sommes le 03/04/2010 il est approximativement 02:12 et je t'invite à suivre le lien en question: http://www.lemonde.fr/economie/article/ … r=RSS-3208

Bien que cela ne me paraisse qu'un détail technique wink


« La première victime d’une guerre, c’est la vérité » Déclaration du sénateur américain Hiram Johnson en 1917, lors de l’entrée en guerre des États-Unis.

Vous avez dit anti-américanisme ?

Hors ligne

 

#261 03-04-2010 10:34:32

Sky
Membre du forum
Date d'inscription: 23-01-2008
Messages: 1689

Re: Le PETROLE

kikujitoh a écrit:

Je soupçonne que tu travailles pour le journal et que tu nous espionnes cool

LOL, par contre ma main a coupe que l auteur de l article a vu, lu les paroles d' Alain Chouet. Déclarations incantatoires ...


La plus grand lacune de la race humaine est notre incapacité à comprendre la fonction exponentielle

Hors ligne

 

#262 05-04-2010 09:33:19

kézako
Membre du forum
Date d'inscription: 12-02-2007
Messages: 6573

Re: Le PETROLE

kikujitoh a écrit:

kézako a écrit:

Non kikujitoh, du tout. Il est très courant, pour ne pas dire systématique, que les articles parus sur LeMonde.fr présentent tous sous leurs titres "mis à jour le **.**.** à **h**.

J'ai trouvé cet article ce soir.

J'ai surtout trouvé que le contenu de l'article représentait véritablement un intérêt wink

Tout à fait étonnant que lorsque tu le copies tu aies 14h25 en mise à jour, et que j'ai 14h54 alors que l'on a copié ça à 6 minutes d'intervalle. Je soupçonne que tu travailles pour le journal et que tu nous espionnes cool

Bonjour kikujitoh,

Et bien, quelle clairvoyance, me voici découvert ! lol

En revanche, personnellement, si je ne me permets surtout pas de soupçonner aucun membre du forum d'aucune espèce de malhonnêteté particulière et en tous les cas, de ne jamais tenter à lui porter atteinte en l'accusant sans aucune preuve comme tu viens de le faire à mon encontre, exactement comme à l'époque de l'inquisition, je constate en consultant aujourd'hui ce topic que ton propre timing d'édition représente lui une extravagance certaine.

Et ce n'est en aucun cas une accusation, juste un constat, comme le nez au milieu de la figure :*)

@ Au Monde:

Pourriez-vous, s'il vous plait, me faire parvenir, dans les délais les plus courts, mes salaires d'espion que vous me devez depuis maintenant des années sans omettre d'y intégrer les 10% de précarité, les 10% de congés payés, ainsi que le remboursement de mes frais réels ( locations des micros, des drones, réquisitions des satellites, location des geôles de la D.S.T., etc wink ) MERCI ! smile

Sky a écrit:

LOL, par contre ma main a coupe que l auteur de l article a vu, lu les paroles d' Alain Chouet. Déclarations incantatoires ...

À quelles paroles d'Alain Chouet fais-tu référence Sky ?


« La première victime d’une guerre, c’est la vérité » Déclaration du sénateur américain Hiram Johnson en 1917, lors de l’entrée en guerre des États-Unis.

Vous avez dit anti-américanisme ?

Hors ligne

 

#263 05-04-2010 14:51:26

kikujitoh
Membre de Soutien
Lieu: Air Force One
Date d'inscription: 07-02-2009
Messages: 4795

Re: Le PETROLE

kézako a écrit:

je ne me permets surtout pas de soupçonner aucun membre du forum d'aucune espèce de malhonnêteté particulière et en tous les cas, de ne jamais tenter à lui porter atteinte en l'accusant sans aucune preuve comme tu viens de le faire à mon encontre, exactement comme à l'époque de l'inquisition

C'était bien évidement de l'humour... roll

Dernière modification par kikujitoh (05-04-2010 15:08:22)


"Les versions officielles des évenements historiques devraient systématiquement être remises en question." Howard Zinn

Hors ligne

 

#264 05-04-2010 19:01:56

kézako
Membre du forum
Date d'inscription: 12-02-2007
Messages: 6573

Re: Le PETROLE

Peut-être, j'écris bien, peut-être, le décalage des mises à jour des articles correspond au fait que dans mon navigateur (Firefox de Mozilla) est intégré le flux RSS du Monde ?

À mes yeux donc et jusqu'à preuve du contraire, je vais encore le répéter, cela n'a strictement aucune sorte d'importance.

Je n'ai rien contre l'humour, au contraire tongue

Cela dit, nous avons donc eu droit à un joli HS mais qui, toujours si je crois ce que je vois, ne parait pas être plus dérangeant que ça...


« La première victime d’une guerre, c’est la vérité » Déclaration du sénateur américain Hiram Johnson en 1917, lors de l’entrée en guerre des États-Unis.

Vous avez dit anti-américanisme ?

Hors ligne

 

#265 09-04-2010 22:02:33

Arturo Saw6
Membre du forum
Date d'inscription: 14-11-2008
Messages: 7237

Re: Le PETROLE

Le pétrole dans les 10 ans vu par l'OPEP (côté marchés financiers) :

BFM : Chronique de Marc Fiorentino - 30/03 : http://www.touslespodcasts.com/annuaire … 47035.html

Dans les 10 prochaines années, l'OPEP ne veut pas de grandes variations des cours (ni trop haut, ce qui plomberait l'économie, ni trop bas, pour une raison évidente les concernant).

L'info intéressante est que pour les 10 ans à venir, les cours dépasseront difficilement les 100 dollars. Les 150 dollars de 2008 sont une étrangeté produite par une spéculation démentielle.

In what was by now a painfully familiar pattern, the oil-commodities melon hit the pavement hard in the summer of 2008, causing a massive loss of wealth; crude prices plunged from $147 to $33. Once again the big losers were ordinary people.

http://www.rollingstone.com/politics/st … _machine/5

Goldman Sachs — La grande machine à bulles

Bulle n° 4 = 4 $ le gallon

Mais tout était mensonger. Il est vrai que la production pétrolière globale va finir par s’épuiser, mais la production à court terme était en fait en augmentation. Selon l’administration pour l’information sur l’énergie[32], dans les six mois qui ont précédé l’envolée des prix, l’offre mondiale de pétrole était passée de 85,24 millions de barils par jour à 85,72 millions. Sur la même période, la demande  avait chuté de 86,82 millions de barils par jour à 86,07 millions. Non seulement l’offre à court-terme avait augmenté, mais la demande avait baissé – ce qui, en termes économiques classiques, aurait dû faire baisser les prix à la pompe.

Alors d’où provenait l’énorme hausse des prix du pétrole ? Devinez. Évidemment, Goldman a été aidé – il y avait d’autres joueurs dans le marché des matières premières physiques - mais la cause initiale a tout à voir avec le comportement d’un petit nombre de puissants acteurs déterminés à transformer en casino spéculatif ce marché qui avait été, jusque-là, sérieux. Goldman procéda en convaincant des fonds de pension et d’autres grands investisseurs institutionnels d’investir dans le marché à terme du pétrole[33] – en acceptant d’acheter du pétrole à un certain prix à une date fixée à l’avance. L’initiative transforma la nature du pétrole : d’une matière première rigidement soumise à la loi de l’offre et de la demande, il devint un objet de paris, comme les actions. Entre 2003 et 2008, le volume d’argent spéculatif dans les matières premières passa de 13 milliards à 317 milliards de dollars, un accroissement de 2.300 %. En 2008, un baril de pétrole changeait de main, sur le papier, 27 fois en moyenne avant d’être livré et consommé.

http://www.agoravox.fr/actualites/econo … ne-a-59168

Le baril était passé de 147$ à 33 $.

Dernière modification par Arturo Saw6 (09-04-2010 22:03:47)


« Une vérité scientifique neuve ne s'impose pas parce qu'elle est lumineuse ou convaincante, mais parce que ses adversaires finissent par mourir et que la nouvelle génération s'y est habituée. » Max Planck
«Ceux qui peuvent vous faire croire des absurdités peuvent vous faire commettre des atrocités.»  Voltaire
«L’inévitable ne se produit jamais, ce qui est imprévu toujours.» John Maynard Keynes.

Hors ligne

 

#266 13-04-2010 21:47:31

Arturo Saw6
Membre du forum
Date d'inscription: 14-11-2008
Messages: 7237

Re: Le PETROLE

Pétrole : il pourrait manquer 10 millions de barils par jour en 2015 avertit l’armée US (VO)

13 avril 2010

Les réserves de production excédentaire pourraient disparaître en 2012, et la pénurie s’installer dès 2015 avec un déficit pouvant approcher les 10 millions de barils/jour, selon une étude du « Joint Forces Command » de l’armée américaine. « Bien qu’il soit difficile de prévoir précisément les conséquences économiques, politiques et stratégiques de cette pénurie, elle réduirait certainement les perspectives de croissance, à la fois dans le monde développé et émergent. Un tel ralentissement économique exacerberait d’autres tensions irrésolues, entrainerait les états fragiles et faibles sur le chemin de l’effondrement, et aurait peut-être de sérieuses conséquences économiques pour la Chine et l’Inde, » avertissent les militaires américains.

Par Terry Macalister, Guardian, 11 avril 2010

http://contreinfo.info/article.php3?id_article=3028

http://www.guardian.co.uk/business/2010 … ion-supply

L'Amérique en colère : pourquoi le scénario d'un expert du pétrole m'inquiète : guerre civile en Amérique d'ici 25 ans. » ( http://forum.reopen911.info/p224395-05- … ml#p224395 )

La fin du pétrole bon marché, c'est la guerre globale (et civiles). Je ne vois pas d'autres options à aussi court terme. Seuls ceux qui auront accès au pétrole s'en sortiront.

L'immobilier en centre ville serait plus cher pour bénéficier des transports en commun (saturés ?).

10 millions / 80-90 millions au total, c'est une chute trop raide et trop rapide. Rien n'est prêt pour le remplacement sinon les armes et les militaires.

Les Américains sont beaucoup plus calculateurs et prévoyants qu'on le croit souvent. Guerre en Iran et Irak après l'occupation de l'Arabie Saoudite : guerres vitales pour les USA en prévision de la fin du pétrole. C'est aussi la théorie d'Eric Laurent qui parle du secret le mieux gardé au monde : la fin très rapide du pétrole bon marché !

La production actuelle est bien excédentaire tout de même.

Dernière modification par Arturo Saw6 (13-04-2010 22:00:19)


« Une vérité scientifique neuve ne s'impose pas parce qu'elle est lumineuse ou convaincante, mais parce que ses adversaires finissent par mourir et que la nouvelle génération s'y est habituée. » Max Planck
«Ceux qui peuvent vous faire croire des absurdités peuvent vous faire commettre des atrocités.»  Voltaire
«L’inévitable ne se produit jamais, ce qui est imprévu toujours.» John Maynard Keynes.

Hors ligne

 

#267 15-04-2010 19:47:12

Sky
Membre du forum
Date d'inscription: 23-01-2008
Messages: 1689

Re: Le PETROLE


La plus grand lacune de la race humaine est notre incapacité à comprendre la fonction exponentielle

Hors ligne

 

#268 15-04-2010 23:14:54

kézako
Membre du forum
Date d'inscription: 12-02-2007
Messages: 6573

Re: Le PETROLE

Tiens ? Où donc sont disparues les réserves pétrolières en Irak, estimées en 2007 en quantités supérieures à celles de l'Arabie Saoudite ?

Mais bien sûr où avais-je la tête ?

C'est très certainement l'armée américaine qui a tout consommé en seulement 3 ans, évidemment, qui d'autre sinon ? 

C'est que c'est gourmand une armée, ça en bouffe du carburant une armée et ça en rejette du CO2, c'est pas i.m.a.g.i.n.a.b.l.e !

l’armée US (VO) a écrit:

Pétrole : il pourrait manquer 10 millions de barils par jour en 2015 avertit l’armée US (VO)

13 avril 2010

Comme c'est bêta...

En somme, il aura fallut dépenser des Trillions de Dollars afin d'envahir puis d'occuper l'Irak pour en arriver à ce lamentable constat 7 ans plus tard...; Y-a-plus-d'pétrole ?!

Bruler tout ce carburant, ruiner son propre pays et bousiller toutes ces vies alors qu'avec les Sommes dépensées, combien de S.hussein, ou plutôt, combien d'Irakiens auraient préféré, volontiers, on l'imagine sans aucune difficulté, vendre leur huile et s'enrichir plutôt que de se faire massacrer et tout perdre ?


Non, hélas, les stratèges "n'y avaient pas penser", il faut bien se rendre à l'évidence. Ils auront préféré "faire redescendre le peuple irakien aux temps des cavernes" comme il en aura été décidé ainsi, en "Hauts-Lieux", en déstabilisant au passage la planète dans son ensemble.

Et c'est Nous les R.e.s.p.o.n.s.a.b.le.s !

Enfin, NON, pas moi !!

Déjà que j'ai nié, sans trop de complexe je l'avoue, le réchauffement climatique d'origine anthropique ainsi que le pic-oil, je compte bien sûr nier aussi la pertinence de cet avertissement de l'U.S. Army ainsi donc que ceux des autres experts en tout et en rien, et des bourses en particulier !

"Pour une fois que les marchands de canons font preuve d'altruisme" pourront penser certains en estimant peut-être, qu'enfin, pour une fois, ceux-ci leur "apporte un peu d'eau à leur moulin", je réponds et je rappelle que ces gens là n'ont jamais fait preuve d'aucun altruisme à l'égard de quiconque dans le passé et qu'ils n'en feront pas davantage demain, au contraire.


« La première victime d’une guerre, c’est la vérité » Déclaration du sénateur américain Hiram Johnson en 1917, lors de l’entrée en guerre des États-Unis.

Vous avez dit anti-américanisme ?

Hors ligne

 

#269 16-04-2010 00:29:31

Arturo Saw6
Membre du forum
Date d'inscription: 14-11-2008
Messages: 7237

Re: Le PETROLE

@kézako : même si on trouve du pétrole un peu partout dans le monde (des gisements géants), je comprends qu'il faudra être prêt à une hausse des cours du pétrole mondial car il va y avoir pénurie (c'est l'armée US qui l'a prévu). Cette pénurie sera dramatique car tout fonctionne grâce au pétrole. Il sera facile de mobiliser des populations pour des guerres avec cette future pénurie. Que cette pénurie soit réelle ou simulée par les marchés n'est pas très important. Il y aura réellement pénurie. Pour créer une pénurie, il suffit d'avoir le pouvoir de fermer les robinets. La Russie a un robinet pour le gaz ukrainien (la vidéo est connue et surprenante où l'on voit un travailleur russe fermant LE robinet du gaz). Tu me diras : "on les empêchera de fermer les robinets du pétrole pour le privilège de quelques pays fortunés ou surarmés". C'est bien ce que je dis, ça appelle une ... guerre.


« Une vérité scientifique neuve ne s'impose pas parce qu'elle est lumineuse ou convaincante, mais parce que ses adversaires finissent par mourir et que la nouvelle génération s'y est habituée. » Max Planck
«Ceux qui peuvent vous faire croire des absurdités peuvent vous faire commettre des atrocités.»  Voltaire
«L’inévitable ne se produit jamais, ce qui est imprévu toujours.» John Maynard Keynes.

Hors ligne

 

#270 16-08-2010 05:31:08

weas
Membre de Soutien
Date d'inscription: 03-01-2008
Messages: 1361

Re: Le PETROLE

http://www.leblogfinance.com/images/Oil-factor-afghanistan.JPG

Afghanistan : découverte d'un important gisement de pétrole

La nouvelle va-telle faire rire ou pleurer ? Alors qu'il n'est désormais de secret pour personne que l'invasion américaine en Irak était très fortement liée au pétrole, le ministère afghan des Mines a annoncé dimanche la découverte d'un gisement pétrolier dans le nord de l'Afghanistan.

On risque d'en reparler ...

Jawad Omar, le porte-parole du ministère des Mines, a par ailleurs que ce gisement disposait de réserves estimées à 1,8 milliards de barils de brut. Il s'agirait d'un tout nouveau site qui couvre une triangle Balkh-Hairatan-Shuburghan, dans le nord du pays. Selon le porte-parole, les géologues "analysent encore la zone", les études de terrain ne devant être achevées qu'en janvier 2011, avant le lancement d'un appel d'offres.

Il s'agit du 6e gisement pétrolier découvert en Afghanistan, les trois gisements les plus importants se situant dans le bassin de l'Amou-Daria. L'Afghanistan dispose également de champs pétroliers à Herat (ouest), Helmand (sud) et Paktia (sud-est). Fin juin, le ministre afghan des mines, Waheedullah Shahrani avait affirmé que les compagnies pétrolières - française - Total  - italienne Eni - et - canadienne - Heritage, avaient fait part de leur intérêt quant à l'exploitation de gisements d'hydrocarbures.

"Nous avons eu une très bonne discussion avec Total", a par ailleurs expliqué le ministre. Lequel tenant à rappeler que le groupe français avait participé dans le passé à des campagnes d'exploration dans le sud-est de l'Afghanistan, avant l'invasion soviétique à la fin des années 1970.

Waheedullah Shahrani, avait parallèlement annoncé que le gouvernement lancerait en août ou en septembre un appel d'offre auprès des compagnies pétrolières, portant sur l'exploitation du bloc de Kashkari, situé dans le bassin de l'Amou-Daria et qui contiendrait une trentaine de millions de barils de pétrole.

Des blocs d'exploration situés dans le bassin afghano-tadjike, au nord-est du pays - qui contiendrait pour sa part plus d'un milliard et demi de barils - devraient faire l'objet d'appels d'offres début 2011.

A la fin janvier 2010, le président d'Afghanistan, Hamid Karzaï avait affirmé que son pays - l'un des plus pauvres au monde - disposait dans son sous-sol de ressources pétrolières et minérales estimées à un millier de milliards de dollars. « Cette estimation », avait-t-il alors indiqué, provient d'une étude réalisée par l'Institut de géophysique américain (USGS), qui doit être achevée "dans deux mois".

« Le pays pourrait devenir l'un des plus riches du monde si on l'aidait à exploiter ces gisements », avait ajouté M. Karzaï.

Précisons en effet que l'Afghanistan dispose de gisements de cuivre, de fer, d'or, ainsi que de gaz naturel et de pétrole qui ont été peu exploités, les conflits qui s'y sont succédés depuis une trentaine d'années freinant toute exploitation sereine.

Sources : AFP, Dow Jones Newswires
http://www.leblogfinance.com/2010/08/af … trole.html

Dernière modification par weas (16-08-2010 05:44:35)


Que se disent deux bonshommes de neige quand ils se rencontrent ?
Ça sent la carotte !!

Hors ligne

 

#271 16-08-2010 09:03:20

Arturo Saw6
Membre du forum
Date d'inscription: 14-11-2008
Messages: 7237

Re: Le PETROLE

Tout est relatif : http://forum.reopen911.info/p232455-hie … ml#p232455

1,8 milliard ça semble beaucoup mais il faut comparer aux 265 milliards de l'Arabie Saoudie ( 100 fois l'Afghanistan ) ou au 93 millions de barils consommés par jour dans le monde.

"un millier de milliards de dollars" : ce sont de futurs pétro-dollars et c'est surtout intéressant pour les Etats-Unis qui laisseront pas passer l'affaire. Les Américains ont surtout mis la main sur le gros magot de l'Arabie Saoudite et le suivant devrait être l'Iran (après une nouvelle guerre "préventive" , cette fois-ci, ce sont des bombes nucléaires cachées, si j'ai bien tout compris). L'essentiel est que tout ça devienne des pétro-dollars. Le reste ... (les Afghans n'en verront pas grand chose)

ça représente 20 jours environ de consommation mondiales. Il y a des centaines de puits en activité.

Oil megaprojects : http://en.wikipedia.org/wiki/Oil_Megaprojects

Dernière modification par Arturo Saw6 (16-08-2010 09:09:26)


« Une vérité scientifique neuve ne s'impose pas parce qu'elle est lumineuse ou convaincante, mais parce que ses adversaires finissent par mourir et que la nouvelle génération s'y est habituée. » Max Planck
«Ceux qui peuvent vous faire croire des absurdités peuvent vous faire commettre des atrocités.»  Voltaire
«L’inévitable ne se produit jamais, ce qui est imprévu toujours.» John Maynard Keynes.

Hors ligne

 

#272 23-10-2010 14:49:33

Arturo Saw6
Membre du forum
Date d'inscription: 14-11-2008
Messages: 7237

Re: Le PETROLE

L'Iran va prendre la tête de l'OPEC le 1er janvier 2011.

L'OPEC représente de gros producteurs de pétrole (Algérie, Angola, Equateur,  Iran,  Irak, Kowéit,  Libye, Nigéria, Qatar, Arabie Saoudite, Emirats Arabes Unis et Venezuela).

Ils représentent 25 millions de barils/jour sur les 85 consommés mondialement.

Concernant l'OPEC quelques rappels :

Le plus gros producteur de l'OPEC alimentant l'Europe est la Libye.

Aucun baril de pétrole iranien n'arrive en Amérique du Nord. L'Iran détient 10% des réserves mondiales de pétrole.

L'Arabie Saoudite alimente très majoritairement l'Asie pacifique (et non l'Amérique du Nord).

Le gros du pétrole arrivant en Amérique du Nord vient du Nigeria et d'Angola concernant l'OPEC.

Le Nigéria fournit beaucoup plus de pétrole à l'Amérique du Nord que l'Arabie Saoudite et l'Angola est quasiment équivalent en volume à l'Arabie Saoudite concernant l'Amérique du Nord.

http://www.opec.org/library/Annual%20St … rldmap.swf

14 October 2010 Last updated at 20:51 GMT

Iran to hold Opec presidency for first time in 36 years

http://www.bbc.co.uk/news/business-1154 … um=twitter

Iran's Minister of Petroleum, Masoud Mir-Kazemi Iranian petroleum minister Masoud Mir-Kazemi will hold the presidency from 1 January 2011

Iran will assume the presidency of the Organization of Petroleum Exporting Countries (Opec) for the first time in 36 years.

The country's oil minister was elected as Opec president at a one-day meeting of the group, which is made up of 12 oil producing states.

Iran, which takes over from Ecuador, is Opec's second-largest oil producer and holds about 10% of world oil reserves.

At the meeting in Vienna, Opec also agreed to keep its oil production target unchanged at about 24.8 million barrels a day.

US light crude ended Thursday trading down 32 cents to $82.69.

Brent crude finished 11 cents lower at $84.53.

L'Arabie Saoudite alimente l'Asie et l'Iran ne fournit rien à l'Amérique du Nord (pas une goutte).

U.S.A.-Angola. Obama veut travailler avec Dos Santos pour une bonne coopération.

http://alainserbin.over-blog.fr/article-28203232.html

Manifestement, les deux pays ont des réelles volontés de coopérer dans un esprit constructif pour les intérêts des uns et des autres. Les Américains ne cachent pas qu'ils ont des intérêts vitaux en Angola. C'est une des raisons pour eux de soigner leurs relations. Très sensible à l'Afrique, son continent d'origine, Barack Obama veut apparemment faire preuve d'amour véritable avec les pays d'Afrique. Cela s'étalera au grand jour prochainement. Mais, il fera le tri des bons et des moins bons pour coopérer. En cela, l'administration Obama est prête à renforcer la coopération économique avec le pays du président dos Santos.
Certains projets vont se mettre en place. Ceux déjà existants vont se poursuivre. Comme par exemple, la réhabilitation du réseau de distribution d'énergie et construction des barrages, (dans les provinces de Cuando-Cubango et Moxico), dans le sud et l'est du pays.
Les Etats-Unis viennent compléter les déjà longues listes des pays présents actuellement, et qui veulent aider l'Angola. Il s'agit pour ne citer que quelques-uns, la Chine, le Brésil, le Portugal, le Cuba, le Vénézuela, la France, l'Allemagne, les Pays-Bas, le Japon, l'Italie, l'Espagne, l'Inde, etc...
C'est plutôt depuis l'arrivée du président Barack Obama à Washington, que les choses changent véritablement et commencent à bouger réellement entre l'Amérique et l'Afrique.

"Mais, il fera le tri des bons et des moins bons pour coopérer." : c'est basé sur l'amour ?
"des pays présents actuellement, et qui veulent aider l'Angola." : et pourquoi donc tout cet empressement ?

Dernière modification par Arturo Saw6 (23-10-2010 15:30:56)


« Une vérité scientifique neuve ne s'impose pas parce qu'elle est lumineuse ou convaincante, mais parce que ses adversaires finissent par mourir et que la nouvelle génération s'y est habituée. » Max Planck
«Ceux qui peuvent vous faire croire des absurdités peuvent vous faire commettre des atrocités.»  Voltaire
«L’inévitable ne se produit jamais, ce qui est imprévu toujours.» John Maynard Keynes.

Hors ligne

 

#273 29-04-2011 18:37:02

f6
Lieu: le gosier
Date d'inscription: 07-02-2008
Messages: 4177

Re: Le PETROLE

http://www.lepoint.fr/economie/les-prof … 678_28.php

Les profits de Total augmentent de 35 % au premier trimestre

Le Point.fr - Publié le 29/04/2011 à 08:28 - Modifié le 29/04/2011 à 10:55
Le groupe pétrolier profite de l'envolée des prix de l'or noir.


Source AFP

La compagnie pétrolière française Total a réalisé un bénéfice net ajusté de 3,1 milliards d'euros au premier trimestre 2011, en hausse de 35 % sur un an, profitant de la flambée des cours de l'or noir, a-t-elle annoncé, vendredi, dans un communiqué. C'est légèrement mieux que les 3,06 milliards d'euros attendus par les analystes financiers, interrogés par l'agence Dow Jones Newswires. Le chiffre d'affaires de la première capitalisation boursière française progresse de 22 % à 46,03 milliards d'euros. Le bénéfice net a, lui, bondi de 51 % à 3,9 milliards d'euros.

Total profite de la flambée de l'or noir depuis le début de l'année, dans un contexte de tensions politiques dans les pays arabes. Au premier trimestre, le baril de pétrole brent s'est échangé à 105,4 dollars en moyenne, soit 38 % plus cher que durant la même période de 2010. Parmi les points négatifs, la compagnie française a vu sa production d'hydrocarbures reculer de 2,3 % par rapport au premier trimestre 2010, pour s'établir à 2,371 millions de barils par jour, alors que Total mise sur une stabilité de sa production d'or noir en 2011.

Marge en recul de 17 % dans le raffinage

Le recul de la production du premier trimestre s'explique en grande partie par la hausse des prix du brut. Dans certains pays, Total voit en effet ses droits de production réduits lorsque les prix augmentent. Le conflit armé en Libye a contribué à faire reculer de 0,5 % les volumes d'or noir pompés par Total au premier trimestre. "La production du groupe restera affectée par l'arrêt des productions en Libye qui représentent environ 2 % de la production du groupe en année pleine", note Total.

Dans le secteur du raffinage, les volumes de pétrole brut traités ont augmenté de 1 %, tandis que les marges reculaient de 17 %. Total a néanmoins dégagé un bénéfice opérationnel en hausse de 78 % à 276 millions d'euros, grâce "à une meilleure disponibilité des raffineries en Europe". Le premier trimestre de l'an dernier avait en effet été marqué par "des incidents techniques et des grèves" contre la fermeture de la raffinerie de Dunkerque, rappelle le groupe.

Dans la chimie, le bénéfice opérationnel bondit de 70 %, profitant d'une amélioration de l'environnement du secteur. Total indique qu'il entend finaliser cette année pour environ 10 milliards de dollars de cessions déjà annoncées (comme celle de sa participation dans l'espagnol Cepsa). "En parallèle des acquisitions structurantes réalisées récemment, ces cessions confirment la stratégie du groupe de redéployer ses activités tout en préservant ses équilibres financiers et la solidité de son bilan", indique le groupe. Total a annoncé dans la nuit de jeudi à vendredi le lancement d'une OPA amicale de 1,38 milliard de dollars sur le fabricant américain de panneaux solaires SunPower afin de créer un "leader mondial de l'énergie solaire".


N'oublions jamais la force de conviction d'un petit homme aux pieds nus, qui sut se défaire de tout un empire...
Propos d'un juif "conspira antisionistes" du début du XXI eme siècle.

Hors ligne

 

#274 09-09-2011 16:38:41

weas
Membre de Soutien
Date d'inscription: 03-01-2008
Messages: 1361

Re: Le PETROLE

Découverte historique de pétrole au large de la Guyane française :


© AFP/Archives  Alfredo Estrella

    AFP le 09/09/2011 à 16:23

Du pétrole a été découvert pour la première fois au large de la Guyane, ont annoncé vendredi les groupes Total et Shell, donnant corps aux espoirs d'un nouvel Eldorado suscités dans la région par le développement de l'exploitation de brut au Brésil voisin.

La découverte a été faite en eaux profondes (sous plus de 2.000 mètres d'eau) sur le puits "Zaedyus" à environ 150 kilomètres au nord-est de Cayenne, ont annoncé les deux pétroliers dans des communiqués séparés.

Le forage, mené par la britannique Tullow Oil, y avait débuté en mars à la grande inquiétude des écologistes.

Un porte-parole de Total, qui détient 25% du champ, a confirmé à l'AFP qu'il s'agissait de la première découverte de pétrole au large du département d'outre-mer français.

"Ce forage est considéré comme à fort risque mais à fort enjeu", selon Total. En clair, les probabilités de découverte étaient jugées faibles mais avec un potentiel de production important.

Selon Shell, qui a la part principale dans le projet d'exploration (45%), il est encore trop tôt pour évaluer les réserves, mais les premiers résultats sont "encourageants". Selon le responsable de Tullow en Guyane, la qualité des hydrocarbures semble elle "intéressante".

La perspective de trouver du pétrole au large de la Guyane avait été renforcée par les importantes découvertes au large des côtes sud-est du Brésil.

Les géologues présument que le sous-sol de la côte est de l'Amérique du Sud est similaire à celui riche en hydrocarbures de la côte ouest de l'Afrique, car les deux étaient reliées il y a 100 millions d'années avant que les continents ne se forment et dérivent loin l'un de l'autre.

Le puits Zaedyus a été foré dans une structure géologique que l'opérateur Tullow espérait être un "miroir" du champ Jubilee au large du... Ghana.

Si le champ guyanais est bien un cousin du ghanéen, il pourrait renfermer des milliards de baril de brut, a expliqué à l'AFP Angus McCoss, le directeur exploration de Tullow Oil.

"Il y a des milliards de barils de potentiel dans ces champs au Ghana et pour les opportunités de la Guyane française, c'est la même chose voire plus", a-t-il dit.

La France, qui s'est illustrée dans les années 70 par son slogan "On n'a pas de pétrole, mais on a des idées", tient-elle enfin son or noir? La Guyane, région et département d'outre-mer français dont le revenu par habitant est un des plus faibles de France, n'a jusque-là jamais produit de pétrole.

La production française de pétrole, déjà infime, est tombée ces dernières années sous les 20.000 barils par jour, soit environ 1% de la consommation hexagonale, selon l'Ufip. Et les réserves n'excèdent pas 100 millions de barils.

Si Total et Shell se montrent prudents, les analystes pétroliers sont pleins d'espérance.

La découverte "ouvre un bassin entièrement nouveau", salue Bank of America (BofA)-Merrill Lynch dans une note. Pour la Royal Bank of Scotland, le résultat du forage "devrait probablement dépasser la plupart des attentes".

Tullow, Total et Shell ont déjà identifiés six puits potentiels sur le champ Guyane Maritime, relève BofA. Tullow, associé cette fois à l'espagnol Repsol, doit lancer un autre forage en octobre dans les eaux de l'Etat voisin du Guyana.

A l'espoir d'une nouvelle ressource guyanaise répond l'inquiétude des écologistes, qui soulignent que le forage est très profond, à près de 6.000 mètres sous la surface (2.000 mètres d'eau puis 4.000 m dans le sous-sol océanique).

La Guyane abrite un écosystème fragile avec notamment une partie de la plus grande barrière de mangroves au monde. Celle-ci serait un cauchemar à dépolluer cas de marée noire similaire à celle provoquée par l'explosion de la plate-forme Deepwater Horizon dans le Golfe du Mexique en avril 2010, soulignent les défenseurs de l'environnement.


Que se disent deux bonshommes de neige quand ils se rencontrent ?
Ça sent la carotte !!

Hors ligne

 

#275 02-12-2012 19:13:22

kézako
Membre du forum
Date d'inscription: 12-02-2007
Messages: 6573

Re: Le PETROLE

http://lejournaldusiecle.com/2012/10/03 … t-deja-la/

Une solution révolutionnaire à l’après-pétrole est déjà là

...la société américaine de biotechnologie Joule Unlimited, qui a récemment débuté un partenariat avec Audi, a développé une technique de production particulièrement prometteuse : une bactérie génétiquement modifiée qui produit directement du carburant liquide lorsqu’elle est exposée à la lumière en présence de CO2. Les avantages du procédé par rapport aux biocarburants actuels sont nombreux.

De simples tubes de plastique

Notamment parce que, contrairement à ces derniers, il ne nécessite ni denrée alimentaire, ni terre arable, ni eau potable, engrais ou pesticide. Juste des « réacteurs », soit de simples tubes de plastique transparent de 100 mètres de long pour 3 centimètres de diamètre, remplis d’eau non potable (de mer, saumâtre ou usée) dans lesquels barbote du CO2 acheminé d’une usine environnante et ces fameuses bactéries génétiquement modifiées par les biologistes de Joule. Le soleil et la chaleur – la température idéale est de 37 °C – font le reste. Il en ressort « naturellement » de l’éthanol et, dans le futur, du gazole ! ...


« La première victime d’une guerre, c’est la vérité » Déclaration du sénateur américain Hiram Johnson en 1917, lors de l’entrée en guerre des États-Unis.

Vous avez dit anti-américanisme ?

Hors ligne

 

#276 03-03-2013 07:26:45

pierre60
Membre du forum
Lieu: Saigon
Date d'inscription: 11-07-2007
Messages: 1681

Re: Le PETROLE

http://www.monde-diplomatique.fr/2013/03/SERENI/48845
Bagdad, dix ans après
Echec d’une guerre pour le pétrole
Longtemps, les responsables américains l’ont affirmé : l’invasion de l’Irak n’était pas destinée à s’emparer du pétrole. Pourtant, des documents récemment déclassifiés racontent une autre histoire.
par Jean-Pierre Séréni, mars 2013
Aperçu
Pour la population irakienne, c’est une évidence ; pour les « faucons » du Pentagone, un contresens. La guerre d’Irak, qui, depuis mars 2003, a fait au moins six cent cinquante mille morts, un million huit cent mille exilés et autant de personnes déplacées, a-t-elle été une guerre pour le pétrole ? Grâce à une série de documents américains récemment déclassifiés. et malgré les dénégations de M. George W. Bush, de son vice-président Richard (« Dick ») Cheney, de son ministre de la défense Donald Rumsfeld, ainsi que de leur fidèle allié Anthony Blair, premier ministre britannique au moment de l’invasion, l’historien peut désormais répondre à cette question par l’affirmative.
En janvier 2001, quand il arrive à la Maison Blanche, M. Bush doit faire face à un problème déjà ancien : le déséquilibre entre la demande de pétrole, qui augmente rapidement en raison de la montée en puissance des grands pays émergents comme la Chine ou l’Inde, et une offre qui ne suit pas. La seule solution envisageable se trouve dans le Golfe, qui abrite 60 % des réserves mondiales, avec trois géants, l’Arabie saoudite, l’Iran et l’Irak, et deux autres producteurs importants, le Koweït et les Emirats arabes unis.
Aucun salarié d’Exxon n’est prêt à « se faire tuer pour un puits »
Pour des raisons soit financières, soit politiques, la production piétine. Dans la péninsule arabique, les trois richissimes familles régnantes, les Al-Saoud, les Al-Sabah et les Al-Nahyane, se contentent du niveau très confortable (compte tenu de leur faible population) de leurs recettes, et préfèrent garder leur brut sous terre. L’Iran et l’Irak, qui disposent ensemble de près du quart des réserves mondiales d’hydrocarbures, pourraient combler l’écart entre l’offre et la demande, mais ils sont soumis à des sanctions — uniquement américaines pour Téhéran, internationales pour Bagdad — qui les privent des équipements et des services pétroliers indispensables. Et Washington, qui les range parmi les « Etats voyous » (rogue state), se refuse à y mettre fin. (...)
Jean-Pierre Séréni


http://www.monde-diplomatique.fr/2013/03/SERENI/48797

Des documents désormais accessibles

par Jean-Pierre Séréni, mars 2013
Aperçu
On dispose de documents officiels qui permettent de mieux comprendre les dessous de la guerre d’Irak. Aux Etats-Unis et en Grande-Bretagne, en vertu du Freedom Information Act (FOIA), les travaux du groupe interministériel conduits par le Pentagone et chargés de préparer la prise en main de l’industrie (The Energy infrastructure planning group) sont en partie publics, de même que ceux sur « l’avenir du projet irakien » (Future of Iraq Project) que menait de son côté une équipe chargée des questions pétrolières (Oil and Energy Working Group), sous la houlette de diplomates du département d’Etat, souvent en désaccord avec leurs collègues en kaki.
Au Royaume-Uni, les minutes des entretiens à la veille de la guerre entre les représentants des trois plus grandes compagnies pétrolières britanniques (BP, Shell et BG) avec le ministre du commerce de l’époque, la baronne Elizabeth Symons, ou avec le « Monsieur Pétrole » du Foreign Office, M. Richard Paniguian, ont également été publiés.
Enfin, une longue suite de journalistes, américains et britanniques pour la plupart, ont enquêté depuis 2003 pour mieux comprendre ce qui restera comme l’un des plus sanglants et des plus inutiles gâchis du siècle. (...)


testimonium unum, testimonium nullum

Hors ligne

 

#277 03-03-2013 08:18:05

pierre60
Membre du forum
Lieu: Saigon
Date d'inscription: 11-07-2007
Messages: 1681

Re: Le PETROLE

http://imageshack.us/a/img19/9439/ccf030320130000.jpg

http://imageshack.us/a/img46/8065/ccf030320130001.jpg


testimonium unum, testimonium nullum

Hors ligne

 

#278 04-03-2013 13:39:55

Sky
Membre du forum
Date d'inscription: 23-01-2008
Messages: 1689

Re: Le PETROLE


La plus grand lacune de la race humaine est notre incapacité à comprendre la fonction exponentielle

Hors ligne

 

#279 04-03-2013 14:36:57

Larez
Responsable du forum
Lieu: Bourgogne
Date d'inscription: 10-05-2009
Messages: 6539

Re: Le PETROLE

Oui merci pour l'info.
Transmis hier au CA.

En ligne

 

#280 02-08-2013 18:49:43

poip
Membre du forum
Lieu: Québec
Date d'inscription: 05-08-2006
Messages: 2715

Re: Le PETROLE

Est-ce le début de la destruction programmé de l'environnement en France pour un pétrole qui s'enflamme facilement comme l'accident de train qui transportait du pétrole de schiste et qui a fait 47 morts au Québec -> http://lesmoutonsenrages.fr/2013/08/02/ … es-ecolos/


------Il vaut mieux suivre le bon chemin en boitant que le mauvais d'un pas ferme.------

Hors ligne

 

Pied de page des forums

Propulsé par PunBB
© Copyright 2002–2005 Rickard Andersson
Traduction par punbb.fr