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#201 30-06-2008 23:57:08

kézako
Membre du forum
Date d'inscription: 12-02-2007
Messages: 6573

Re: Le PETROLE

lol c'est bien fait pour moi; à question "bête", réponse "intelligente" lol

non sérieux coubiac... t'es sérieux ?! déjà ne seront pas heureux les écologistes puisqu'on rachetera des gros 4x4 avec des gros pneus pour écraser les hérissons :'( puis y a ce qu'y sont pas écologistes mais qui de toutes façons pensent tous mourir en 2012 :'(

Beaucoup plus qu'une prophétie, ce que je voudrais connaitre est l'avis éclairé et réfléchis par exemple de gens qui ont l'habitude et l'expérience de la bourse etc,... et qui anticiperaient la question que j'ai soumis...

*Je dis pas ça pour toi coubiac lol


« La première victime d’une guerre, c’est la vérité » Déclaration du sénateur américain Hiram Johnson en 1917, lors de l’entrée en guerre des États-Unis.

Vous avez dit anti-américanisme ?

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#202 01-07-2008 00:01:21

Coubiac
Membre Actif
Lieu: Rennes
Date d'inscription: 17-05-2006
Messages: 5432

Re: Le PETROLE

Ben je pense que ça donnerait un truc comme ça mais je suis pas non plus un crack en économie smile
De toute façon les hérissons essence ou pas ils se feront toujours écraser par les voitures électriques ou encore à hydrogène... Et si un jour la circulation évoluera dans les airs ben ça sera autour des oiseaux... ya pas de justice sad

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#203 01-07-2008 10:47:22

Kyja70
Membre Actif Asso
Lieu: Budapest
Date d'inscription: 04-03-2007
Messages: 1164

Re: Le PETROLE

weas a écrit:

Kyja70 a écrit:

A Weas : mettre en avant la spéculation, qui existe et tue (cf l'empire de la honte de Ziegler par exemple ou le site de CADTM smile ) ne sert qu'à se voiler la face sur l'ampleur (fin de l'empire occidental) et le fond (impasse dans laquelle nous mène notre modèle de développement) du problème, qui existe et tuera beaucoup plus que la spéculation.
Cela participe au déni de réalité : nous sommes dans une impasse énergétique et environementale... et par là même économique (en rappelant que l'économie n'est qu'une abstraction d'où la spéculation wink ).

Il faut dire les choses comme elles sont : le combat est celui de la réalité face aux mythes !

Je finirai par te convaincre wink même si ca va être long, ça ma pris très longtemps pour comprendre certaines règles ou plutôt certaines réalités sur les marchés, tropctrop est certainement passé par la aussi, il y une chose qui met du temps à comprendre est à cerner, qui est d'ailleurs un secret de polichinelle chez les traders dignent de ce nom, croit moi ceci n'est pas un mythes.

Mon cher Weas,

tu n'as pas à me convaincre convaincu puisque je suis déjà convaincu... mais je suis allé plus loin ! wink

Je te l'ai déjà dit c'est en étudiant l'économie et donc aujourd'hui la financiarisation de l'économie que je suis arrivé à la conclusion que :
1) l'économie telle que nous la connaissons aujourd'hui n'a presque plus aucun rapport avec la réalité (la spéculation, la dette sans fin et le phénomène moutonnier bat son plein... c'est pas nouveau mais ça n'a jamais atteint de telles proportions !)
2) l'économie croissanciste de la dette (cf dette US totale par exemple qui dépasse les 250% de leur PIB !), ne doit sa survie qu'à la croissance économique donc à l'augmentation de la production (qui devient impossible du fait de la raréfaction des matières premières et de la déplétion des énergies fossiles) ou de la magouille financière, soit la spéculation et la manipulation des chiffres (cf : affaire Enron- Anderson ou encore la situation des banques aujourd'hui sauvées uniquement grace à l'interventionnisme complètement délirant des banques centrales !).

Pour moi l'économie est MORTE... acculée sous ses propres dettes, spéculations... elle s'est retrouvée dans cette situation du fait de la folie spéculatives et surtout du cynisme effroyable des acteurs économiques !

Donc depuis un an maintenant (en février 2007 tout le monde me méprisait lorsque je parlais de la crise des subprime et du krach économique mondial) j'ai arrêté de m'intéresser à cette fiction abstraite qu'est cette économie financiarisée pour me concentrer sur les fondamentaux de l'Economie (avec un grand E : "administration d'un foyer" : pour résumer qu'est ce que l'on bouffe et ou est-ce que l'on dort ! smile ).

Et là la situation REELLE (pas les chiffres abstraits de la bourse) est hautement plus inquiétante, puisque structurelle !

Je le répète : lorsque nous entrons dans la logique de LCI ou des puissants en parlant de spéculation, de croissance, de finance, de scandales financiers... nous détournons du fond du problème ! Nous perdons notre temps !


"A ce jour, je n'entre pas dans les théories du complot, sauf celles qui sont vraies !" Michael Moore cité par Pr. David Ray Griffin dans un livre que tout le monde doit lire : La faillite des médias
Sinon écoutez Serge Latouche et Jacques Grinevald sur Nicholas Georgescu-Roegen !
http://ocparis.canalblog.com/

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#204 01-07-2008 14:26:11

weas
Membre de Soutien
Date d'inscription: 03-01-2008
Messages: 1361

Re: Le PETROLE

kézako a écrit:

Ça existe encore les bulles spéculatives ?! (humour noir wink )

J'ai une question "naïve" excusez-moi de la poser:

Que se passerait-il toujours au sujet du pétrole, de son prix dans le monde et en particulier en Europe si le Dollar remontait ?

*Je ne dis pas qu'il va remonter, je demande ce qu'il se passerait alors le cas échéant.

Effectivement, le pétrole baisserait, mais l'euro aussi prendrait une bonne claque ce qui inverserait la tendance; c'est à dire celle sur laquelle les américains surfent depuis quelques années une monnaie un peu plus faible pour faire rentrer des devises, les entreprises européennes se retrouveraient avec de nouveaux marchés, clos ou transféré sur les entreprises dollars actuellement, nous nous retrouverons avec la même politique américaine la dette étrangère diminuerait, bref un hold up au yeux du monde ou plutôt le hold up du hold up américain.

Mais pour les ricains se serai une autre histoire c'est a dire la dette étrangère s'agrandirait, et les pays en voie de développement comme la chine se retrouverait très avantagé, moins de perte du au 70% de pétrole cher qu'elle consomme et qu'elle importe et je suis pas sur mais je pense que le yuan baisserait ce qui favoriserait encore plus les exportations et la ou ça ferait chier les ricains, c'est que le pouvoir d'achat de la machine chinoise augmenterait pour finir injecté dans la course à l'armement mondial mais aussi dans l'économie européenne devenu bien meilleur marché.

Au final, petit à petit la locomotive économique mondial deviendrait de plus en plus européenne et nos bourses serait moins frappés par le crach qui arrive que celles américaines. C'est aussi pour ces raisons que la chute du dollars, pour ma part, a était savamment orchestré c'est un peu comme si la fameuse main invisible tenté de retenir les dominos en train de tomber en poussant ceux qui ne la concerne pas, mais la réalité c'est que de toute façon elle ne peut que en retenir quelques uns parmi les milliers sur le point de tomber ou déjà tombé.

Maintenant ce que je cherche à expliquer (bien que je ne soit sur de rien aux vus de ma formation et de mon jeune age on va dire) c'est que les méthodes employées par les américains pour faire chuter son dollars tiens juste dans le fait qu'elle n'a qu'a faire marcher sa planche à billet, planche qui je le rappel, ne donne plus la quantité de billets émis depuis 2006 (à votre avis pourquoi ?).

La hausse du pétrole représente à peu prés les même avantages pour les E.U, mais les méthodes sont beaucoup plus compliqués et demandent beaucoup d'argent. Quand on sait ce qu'ils sont capable de faire avec le dollars il n'est pas fou de penser qu'ils sont capable d'en faire autant avec le baril (en sachant qu'une partie est lié), pour finir, si ils le font c'est que le marché leurs permet de le faire et il devient urgent de refermer cette porte ouverte depuis la création de la bourse, ou disons à coup sur, depuis le dernier brethon hoods, mais pour cela il va falloir expliquer comment tout ça est possible et pourquoi il faut le réguler, quitte à se séparer d'une armes diplomatique et économique non négligeable, mais qui ne peut que faire des morts à terme.

Pour cela il va falloir admettre que ça passe par la spéculation qui est devenu beaucoup trop libéral et non surveillé (plutôt faussement surveillé) et imposer de nouvelle règles au moins en Europe et même au détriment des E.U le mouvement solidarité et progrès partage également ce point de vue et ce n'est pas un hasard, maintenant il faut le crier haut et fort "l'ultra libéralisme a tué notre économie mais pire il à ouvert une brèche par laquelle passe tout notre travail et nos économies directement ou indirectement.

Si je m'attache tant à cette théorie c'est par ce qu'elle explique aussi les ravages sur les matières premières alimentaires qui tuent chaque jours actuellement, et d'en dévier ou de le nier, tue aussi les possibilités de pointer du doigt les vrais coupables qui exploitent ces brèches à des fins de........................................    a cela rien n'est sur, personne ne sait pourquoi tout ce désordre dans la finance moderne du moins personne n'est en mesure d'apporter des preuves "simples", ce qui est sur c'est que de renier les ravages de la spéculation, c'est se fermer la porte définitivement pour un jours, preuves à l'appui, remplir les pointillés si dessus.

Kyja70 a écrit:

Et là la situation REELLE (pas les chiffres abstraits de la bourse) est hautement plus inquiétante, puisque structurelle !

Je partage ton avis a 90% ce que je veux dire c'est que malheureusement nous dépendons de la bourse si nous en sommes la c'est en majeur partie à cause de cette fameuse brèche que j'expliquais au dessus.
Identifier un problème c'est bien, comprendre comment il s'est constituer c'est mieux, malheureusement pour nos élites bien pensantes, cette brèche va aussi devoir se refermer à leurs dépens que ça leurs plaisent ou non, de plus leurs propagande (symptomatique de l'individualisme) ne doit pas fausser /votre/notre/ton/mon jugement sur la situation, fuir ou soigner les symptômes de la maladie n'est pas la solution, il faux traiter la source de tout ces maux et la, on retrouve bien LE problème des occidentaux qu'on peut aussi apercevoir dans la médecine.

Ps:

Donc depuis un an maintenant (en février 2007 tout le monde me méprisait lorsque je parlais de la crise des subprime et du krach économique mondial)

Et bien en ce qui me concerne cela fait 3 ans que je sais que ce crach va se produire et de la même façon qu'il était possible de prévoir les chocs précédent au sujet des bourses mondial et ce, avec les même outils qu'un trader comme Sorros par exemple, qui en use pour faire des milliards ou aider son gouvernement à réguler dans leurs sens la machine financière mondial.
Mais voila depuis le début je sais (par intuition ne me demande pas comment) que CE crach ne se déroulera pas de la même façon que les autres et qu'il va être très brutal et aura des conséquences pour le monde catastrophiques et que tôt ou tard la poule aux œufs d'or sera tué et le monde aura à subir la frustration d'un systèmes qu'on leurs caché depuis des lustres que se soit le peuple occidentale ou les pays en voie de développement mais pire, et c'est la le problème, le tiers monde.

Dernière modification par weas (01-07-2008 14:44:23)


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#205 03-07-2008 22:09:28

weas
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Re: Le PETROLE

Pétrole: le Congrès de Madrid s'achève sans espoir de voir les prix baisser

Le ministre de la première puissance pétrolière mondiale, le Saoudien Ali al-Nouaïmi, le 3 juillet 2008 à Madrid
© AFP  Philippe Desmazes

Le XIXe Congrès mondial du pétrole a pris fin jeudi à Madrid sans espoir de voir baisser les prix, qui ont dépassé 146 dollars, alors que les coûts de production explosent, que l'Opep nie tout problème d'offre, et sur fond de tensions géopolitiques dans le Golfe.

Le cours de l'or noir s'achemine vers les 150 dollars le baril, avec un record historique à 146,69 dollars jeudi matin. Son prix a plus que doublé par rapport à l'an dernier et bondi de près de 50% depuis le début de l'année.

Les participants au Congrès de Madrid, parmi lesquels figurait le gratin du secteur, comme le président de l'Opep, le ministre saoudien du pétrole, le patron de l'Agence internationale de l'énergie (AIE) et les patrons des principales majors ont tous estimé que le pétrole bon marché était terminé.

Bon nombre d'entre eux ont aussi déclaré qu'il pouvait grimper beaucoup plus.

De Bakou, le PDG du géant gazier russe Gazprom Alexeï Miller a d'ailleurs tablé sur un baril "prochainement" à 250 dollars.

L'Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep) a rejeté tout au long du congrès les appels des pays consommateurs à augmenter son offre pour soulager les prix. Selon l'AIE, qui défend les intérêts des consommateurs, elle n'a pas engagé les investissements suffisants pour répondre à la demande future.

Le ministre de la première puissance pétrolière mondiale, le Saoudien Ali al-Nouaïmi, s'est montré confiant dans le fait que le pétrole allait rester incontournable pendant longtemps et s'en est pris vertement à l'engouement pour les énergies renouvelables.

"Le pétrole n'a actuellement pas de rival capable de transporter l'humanité de façon sûre, efficace et rentable", a-t-il dit jeudi.

Aux doutes sur les capacités de production s'ajoute l'explosion des coûts de production à laquelle est confrontée l'industrie pétrolière.

"Il ne faut pas s'attendre à ce que les prix baissent fortement" car les coûts de matériel, de main-d'oeuvre et d'exploration explosent, a déclaré jeudi le président du brésilien Petrobras, Sergio Gabrielli.

Christophe de Margerie, le patron du français Total, avait déjà évoqué ce sujet à Madrid en estimant que le coût de production des pétroles exploités dans les territoires lointains ou les eaux profondes, se chiffrait à 80 dollars par baril.

Signe des temps, les pétroles non conventionnels connaissent un essor sans précédent, devenus rentables avec un baril cher, et qui alimentent eux-même la flambée en raison des coûts d'exploitations supérieurs au pétrole conventionnel.

L'Inde a annoncé jeudi qu'elle était prête à investir jusqu'à 10 milliards de dollars (6,34 milliards d'euros) dans les sables bitumineux du Canada, une mixture dense d'eau, de sable et de pétrole, dont l'exploitation suscite l'opposition des écologistes.

"Pour l'avenir, sachant que les ressources de pétrole et de gaz s'assèchent partout et que les prix grimpent si haut, cette production à partir de sables bitumineux est une bonne proposition commerciale", a ainsi expliqué à l'AFP R.S. Sharma, le PDG de la compagnie pétrolière indienne ONGC.

Point de répit non plus sur le front des tensions géopolitiques, l'un des facteurs contribuant - de l'avis aussi bien des consommateurs que des producteurs - aux prix élevés: l'Iran, le quatrième producteur mondial, a entretenu durant le Congrès sa rhétorique guerrière en promettant une riposte "féroce" aux pays occidentaux qui pourraient engager des actions contre son programme nucléaire. Le secrétaire général de l'Opep, Abdallah el-Badri, a rappelé jeudi qu'il serait "difficile" de compenser un déficit de production de plus que 4 millions de barils iraniens.

Le prochain Congrès mondial du pétrole aura lieu en 2011 à Doha, au Qatar.
Source: http://www.boursorama.com/infos/actuali … ws=5662132

Sur la meme source:

Le baril de pétrole bouillonne à 146 dollars

Un Saoudien fait faire le plein de son véhicule, le 21 juin 2008 à Djeddah
© AFP/Archives  Hassan Ammar

La machine était toujours en place jeudi pour aider les cours du pétrole à enchaîner les records, le baril dépassant 146 dollars à Londres et 145 dollars à New York grâce à une aggravation des craintes sur l'offre, avant de refroidir un peu avec le regain du dollar.

Le baril de pétrole Brent de la mer du Nord pour livraison en août a pris 1,82 dollars à 146,08 dollars, un record de clôture, sur l'InterContinental Exchange (ICE) de Londres.

Sur le New York Mercantile Exchange (Nymex), le baril de "light sweet crude" pour livraison en août a gagné 1,72 dollars à 145,29 dollars, également un record de clôture.

Les prix du brut ont bouillonné jeudi matin, après avoir dépassé 145 dollars à Londres dans la nuit.

Le Brent a atteint 146,69 dollars vers 10H00 GMT. Au même moment, le light sweet crude, échangé à New York, a touché 145,85 dollars le baril.

A l'origine de cette flambée, la diminution, mercredi, des stocks américains. Les réserves de brut des Etats-Unis ont reculé de 2,0 millions de barils, à 299,8 millions de barils, la semaine dernière et sont désormais de 15,3% inférieures à leur niveau il y a un an plus tôt, selon le département américain à l'Energie (DoE).

Or l'évolution de la consommation énergétique des Américains est très surveillée alors que les Etats-Unis entrent ce week-end dans la saison des grands déplacements estivaux en voiture.

Ce déclin des disponibilités américaines intervient également dans un contexte de craintes sur les approvisionnements, notamment dans le Golfe.

L'Iran, 4e exportateur mondial de pétrole, a plaidé mercredi pour un compromis négocié sur son dossier nucléaire tout en brandissant la menace d'une réponse sévère et d'une flambée du pétrole s'il était attaqué.

Teheran envisagerait de mettre en place des contrôles sur les livraisons passant par le détroit d'Ormuz, où transitent 40% des exportations mondiales de brut.

Il serait "difficile" de remplacer 4,1 ou 4,2 millions de barils de pétrole de production iranienne en cas d'attaque contre ce pays, a répondu le secrétaire général de l'Opep Abdallah el-Badri, présent mercredi à Madrid à l'occasion du XIXe Congrès mondial du pétrole.

Le prix du baril de pétrole va passer "prochainement" à 250 dollars, contre 146 actuellement, a estimé de son côté le PDG du premier producteur de gaz du monde le russe Gazprom, Alexeï Miller.

Point d'orgue sur la scène économique du jour, la conférence de presse de la Banque centrale européenne (BCE) a cependant permis aux cours de l'or noir de se refroidir de quelques degrés.

Mais ce répit s'est révélé de courte durée, et le pétrole a finalement terminé proche de ses sommets.

La BCE a relevé son taux directeur d'un quart de point, pour la première fois depuis un an, mais les propos de son président Jean-Claude Trichet ont fait interpréter ce mouvement comme ponctuel, provoquant une hausse du billet vert face à l'euro, et par ricochets un repli du brut.

Une monnaie américaine faible encourage les achats d'or noir, libellé en dollar.

Au total, l'euro a évolué dans une fourchette assez large de deux cents jeudi : peu avant l'annonce de la décision de la BCE, il était monté jusqu'à 1,5909 dollar pour un euro, un plus haut depuis le 23 avril, lendemain de son record absolu à 1,6019 dollar.

Après les commentaires de la BCE, l'euro est descendu jusqu'à 1,5680 dollar.

La baisse du prix du baril qui a suivi devrait cependant n'être qu'un répit à en croire les analystes de la lettre Schork Report. Selon eux, "le pétrole pourrait dépasser 150 dollars (vendredi) quand les traders du Nymex (le marché américain, ndlr) auront le dos tourné, hot dogs et Budweiser en main", occupés à fêter Independance Day.

Dernière modification par weas (03-07-2008 22:12:54)


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#206 07-07-2008 07:11:43

kézako
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Re: Le PETROLE

http://www.orange.fr/bin/frame.cgi?u=ht … -Opep.html


La hausse des prix du pétrole va se poursuivre en raison de la chute du dollar et elle n'est "dans l'intérêt de personne", a prévenu le président de l'Opep Chakib Khelil dimanche dans un entretien au quotidien indépendant Algérie News.

"Les prix du pétrole connaîtront une nouvelle hausse dans les semaines à venir. Il nous faut suivre l'évolution du dollar, car une baisse de 1% du dollar signifie 4 dollars de plus dans le prix du pétrole", a ajouté M. Khelil, le ministre algérien de l'Energie et des Mines.

"En tant que pays producteurs nous pensons que l'offre (de pétrole) est suffisante actuellement, que cet équilibre de l'offre est dans l'intérêt de tous et qu'il ne faut pas le contrarier, car la hausse actuelle des prix du pétrole n'est en revanche dans l'intérêt de personne", a-t-il souligné.

M. Khelil a évoqué aussi les effets géopolitiques sur le prix du pétrole, à travers notamment la crise entre l'Iran et les Occidentaux au sujet du programme nucléaire iranien, et rejeté la thèse selon laquelle les pays du cartel ne favorisent pas la recherche pour augmenter leur production et peser ainsi sur les prix à la baisse.

"Je pense que 60% de la hausse du prix du pétrole est due à la chute du dollar et aux problèmes géopolitiques et que 40% est due à l'intrusion du bioéthanol sur le marché", a-t-il estimé.

"J'affirme que tous les pays (de l'Opep) sont favorables à de nouvelles découvertes, mais le fait est que l'embargo qui avait été imposé à la Libye n'a pas permis d'élargir les investissements dans ce pays, comme l'embargo imposé actuellement à l'Iran ne permet à personne d'y investir", a-t-il poursuivi.

"Les Etats-Unis menacent de sanctions économiques sévères tout groupe qui se hasarderait à investir en Iran. Par ailleurs la guerre en Irak fait que l'investissement y est faible. Aucun pays de l'Opep ne peut investir dans ces pays interdits", a-t-il dit

Dernière modification par kézako (07-07-2008 07:12:18)


« La première victime d’une guerre, c’est la vérité » Déclaration du sénateur américain Hiram Johnson en 1917, lors de l’entrée en guerre des États-Unis.

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#207 08-07-2008 23:46:28

kézako
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Re: Le PETROLE

http://www.frenergie.ch/f/informations/ … ieres.html

Septembre 2005

Hausses pétrolières:

Pour avoir abandonné leurs efforts de diversification énergétique, notamment hydraulique et nucléaire, les pays industriels se trouvent aujourd’hui sans défense face à l’emballement des prix pétroliers. Un emballement alimenté par des manœuvres spéculatives.


Panique à bord! Les prix du pétrole ont pratiquement doublé en moins de deux ans. Et certains estiment que ce n’est qu'un début. Le 31 mars 2005, la banque d'affaires américaine Goldman Sachs prédisant que le prix du baril pourrait grimper rapidement à 105 dollars.
Le 7 avril dernier, dans son rapport annuel, le Fonds monétaire international enfonçait le clou. L'économiste en chef de cette organisation annonçait que le marché pétrolier restera tendu, avec des prix élevés et fluctuants qui présenteront un risque sérieux pour l'économie mondiale. En ajoutant qu'un baril à 100 dollars à court terme n’était plus irréaliste.
Quelles sont les raisons invoquées pour ce nouveau choc pétrolier? Pour le FMI, c'est la faute aux Chinois qui veulent satisfaire leur engouement pour les voitures. Goldman Sachs indique pour sa part avoir été «surpris» par la résistance des taux de croissance de l'économie et de la consommation pétrolière, notamment aux Etats-Unis et en Chine. Le Département américain à l’énergie (DOE) est quant à lui catégorique: la forte demande mondiale va continuer de soutenir les cours du brut.


«Les gangsters qui contrôlent le marché… »

Kevin Norrish, analyste à la banque Barclays, explique que cette hausse est due au manque de capacités de raffinage. Jim Ritterbusch, du groupe Ritterbusch and Associates, estime que l’emballement des prix n'a rien à voir avec l'offre et la demande, et que les achats sur le marché reposent sur des prévisions à long terme, selon lesquelles les surplus de production n’étaient pas durables.
Ces explications n'arri-vent pas à convaincre tout le monde pour autant. Dans les colonnes du New York Post (5 avril 2005), le journaliste économique John Crudele dénonçait «les gangsters qui contrôlent le marché», expliquant que les prix du pétrole ont grimpé «parce que Wall Street les veut élevés». A part «le pur égoïsme des spéculateurs», il ne voit aucune raison objective dans la hausse des prix.
John Crudele réfute toute pénurie physique, citant à l'appui le ministre indonésien du Pétrole, Purnomo Yusgiantoro, qui déclarait la semaine précédente que le monde disposait d’un excédent de production supérieur à 2 millions de barils par jour. Il ajoute qu’en plus de l'augmentation de la production annoncée par l'OPEP, les stocks sont, cette année, supérieurs de 5% à ce qu’ils étaient à la même époque en 2004.


Manipulations

A ce stade, certains éclaircissements doivent être apportés sur la manière dont sont fixés les prix du pétrole. Les chocs pétroliers de 1974 et 1979 ont profon-dément changé la façon dont ils sont déterminés. Auparavant dominaient les contrats à long terme, d’une durée moyenne de 24 et 36 mois, à prix stables. Ces contrats ont été entre-temps remplacés, d'abord par le marché spot, créé en 1969, puis par les marchés à terme, offrant ainsi la possibilité aux financiers d’agir directement sur les prix.
Sur le marché spot, les ventes sont conclues au jour le jour pour une quantité donnée de pétrole brut à enlever ou à livrer à un point donné. Aujourd'hui, les cours sont principalement déterminés dans les marchés à terme, en particulier au New York Mercan-tile Exchange (NYMEX), qui a commencé ses transactions sur le pétrole en 1983, et à l'International Petroleum Exchange (IPE), créé en 1980 et basé à Lon-dres.
Les contrats à terme consistent à passer des ordres d'achat ou de vente d'une certaine quantité de «pétrole papier». L'objectif affiché est de se couvrir en compensant une opération réelle par une opération «barils-papier» inverse, aux mêmes conditions. Un trader, par exemple, achète une cargaison de pétrole et, dans le même temps, vend l'équivalent de «barils-papier» sur le marché à terme.
Si le prix du brut a chuté et que le trader perd de l'argent à la revente du pétrole physique, il rachète le «pétrole papier» moins cher qu'il ne l'a vendu et réalise un bénéfice qui compense la perte subie sur le marché réel. Ces opérations sont en fait principalement spéculatives, avec un double effet de levier. Chaque contrat dérivé est une mise sur 1000 barils de pétrole.
Or plus de 100 millions de ces contrats dérivés sur le pétrole ont été négociés en 2004, soit l’équivalent de 100 milliards de barils. Une étude de la revue économique et politique américaine Executive Intelligence Review a établi que pour 570 barils papier sur l'IPE, correspond un seul baril de pétrole réel. Autrement dit, ce sont ces 570 contrats fictifs qui déterminent le prix de ce baril.


Un cartel surpuissant

Et ce n'est pas tout. Sur l'IPE, un trader peut acheter un contrat en misant seulement 3,8% de sa valeur. Ainsi, pour obtenir un contrat représentant 1000 barils, à 50 dollars le baril, un trader n'aura qu'à débourser 1900 dollars, c'est-à-dire 3,8% de 50 000 dollars. Nous sommes ainsi bien éloignés de la production physique de pétrole. A tel point que le Brent, par exemple, qui détermine le prix d'environ 60% de la production mondiale, représente aujourd'hui moins de 0,5% de la production physique réelle.
L'industrie pétrolière n'a pas que des outils spéculatifs à sa disposition. Au cours des vingt dernières années, elle n’a pratiquement plus investi dans le raffinage aux Etats-Unis, la capacité totale étant même tombée de 18 millions de barils par jour au début des années 80 à 16 millions en 2004, alors que l’on savait que la demande de produits raffinés allait augmenter. Or une capacité réduite fait monter les prix. Le Financial Times (1er juin 2005) estimait que grâce à cette baisse de capacité, les entreprises de raffineries américaines, comme Valero, Premcor, Tesoro et Ashland, gagnaient désormais 10 dollars de plus par baril raffiné.
Deux autres phénomènes ont joué un rôle clé dans cette dynamique de flambée des prix. D'abord, on ne peut s'empêcher de constater une relation entre la hausse des cours du pétrole et les fusions-acquisitions qui ont marqué ce secteur à la fin des années 90. En août 1998, alors que l'or noir était au plus bas, à environ 12 dollars le baril, BP lançait une OPE sur Amoco, créant le troisième groupe pétrolier mondial.
En novembre de cette même année, Exxon, le numéro deux mondial, ravissait à Shell la première place en rachetant Mobil. Au même moment, Total absorbait Petrofina pour acquérir ensuite, au début de 2000, Elf Aquitaine. Ces trois fusions, ainsi que l'achat de Texaco par Chevron en octobre 2000, se sont traduites par un renforcement considérable de la puissance du cartel pétrolier.


Et voici les hedge funds


Autre phénomène, le développement des hedge funds a accentué le caractère spéculatif du marché spéculatif. Dans la revue australienne Business Review Weekly (31 mars 2005), le banquier d'affaires Gerry van Wyngen soulignait le fait que beaucoup de ces fonds possèdent des capacités d’investissement de plus de 1 milliard de dollars cash, ce qui leur donne un énorme pouvoir sur le marché du pétrole.
Personne ne sait combien de pétrole est contrôlé par les hedge funds, ni par les autres investisseurs et spéculateurs. «Mais, souligne-t-il, il s'agit clairement d'une quantité importante, et les effets sur les prix sont considérables». Si l'OPEP décide par exemple d’accroître sa production de 500 000 barils par jour afin de faire baisser les prix, il est alors facile pour les spéculateurs d'acheter ce surplus sur le marché pour 30 millions de dollars, réduisant à néant les effets stabilisateurs des prix de cette capacité supplémentaire.
La situation est-elle désespérée? «Avec des prix pareils, nous nous attendions à une vague d’investissements dans de nouvelles capacités de production et de raffinage», soulignait le directeur de l’Agence internationale de l’énergie (AIE), Claude Mandil. Il a profité du 6e Sommet pétrolier international, à Paris, pour appeler les pays producteurs et les grandes compagnies à accroître leurs investissements pour consolider les futures capacités d’or noir.
Or les milieux interpellés ont botté cette proposition en touche: «Derrière les discours convenus, l’OPEP qui n’a plus de bande de fluctuation, et les compagnies qui engrangent des bénéfices records, ne sont pas mécontents d’une situation de prix durablement tendus». CQFD.


Les signaux de revirement s’accumulent. Annoncée comme moribonde après la décision des Belges et des Allemands de lui tourner le dos, l’énergie nucléaire reprend aujourd’hui du poil de la bête. A l’image du président Bush qui, lors de la visite très médiatisée d’une centrale, insistait récemment sur les avantages économiques et écologiques de l’atome. .


Dans les deux pays européens qui avait adopté par référendum la sortie du nucléaire, l’opinion publique s’est retournée: fortement en Suède, avec des taux d’opinions favorables de l’ordre de 60%, plus timidement en Italie, où 54% de la population seraient désormais favorables à l’utilisation de l’atome pour produire de l’électricité.
Mais c’est dans le monde en développement que le virage est le plus marqué. L’Afrique du Sud, la Chine, le Brésil ou l’Iran manifestent leur volonté de recourir massivement à la technologie nucléaire. La Chine envisage de lancer la construction de deux à trois nouvelles centrales par année d’ici à 2020, puis d’accélérer ce rythme au cours des décennies suivantes.
Dans quelle mesure la Suisse est-elle concernée par cette nouvelle donne énergétique?
Une question d’autant plus urgente que notre statut de grand exportateur d’énergie électrique a fait long feu. Pour la première fois depuis 60 ans au moins, notre pays sera globalement déficitaire en électricité au cours de 2005. La panne prolongée de notre plus grande centrale électrique (Leibstadt) se traduira par une perte sèche de près de 4 milliards de kilowattheures.
Sans les droits de tirage acquis dans des ouvrages nucléaires françaises, notre comptabilité énergétique ferait bien plus mauvaise figure encore. C’est un signal très clair de la fragilisation de notre approvisionnement. Nous pourrions manquer durablement de courant à partir de 2015 déjà. Car la consommation, elle, continue d’augmenter d’année en année de 1% à 2% au moins.
Que faire? Sauf à vouloir nous mettre encore davantage sous la coupe des agents fossiles, la sécurité d’approvisionnement future en matière d’électricité passe par le nucléaire. Il faut sans tarder préparer l’avenir avec la planification d’une ou deux grandes centrales modernes. A l’exemple des Finlandais qui ont opté pour le prometteur EPR franco-allemand.


« La première victime d’une guerre, c’est la vérité » Déclaration du sénateur américain Hiram Johnson en 1917, lors de l’entrée en guerre des États-Unis.

Vous avez dit anti-américanisme ?

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#208 09-07-2008 06:51:33

weas
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Re: Le PETROLE

Trés bon article kesako, merci, voila LE schéma réel de la hausse des prix d'un marché et ceci s'applique aussi pour les matières premières alimentaires et personne ne fait rien.


Que se disent deux bonshommes de neige quand ils se rencontrent ?
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#209 10-07-2008 21:22:30

weas
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Re: Le PETROLE

weas a écrit:

Post 206: Pour cela il va falloir admettre que ça passe par la spéculation qui est devenu beaucoup trop libéral et non surveillé (plutôt faussement surveillé) et imposer de nouvelle règles au moins en Europe et même au détriment des E.U le mouvement solidarité et progrès partage également ce point de vue et ce n'est pas un hasard, maintenant il faut le crier haut et fort "l'ultra libéralisme a tué notre économie mais pire il à ouvert une brèche par laquelle passe tout notre travail et nos économies directement ou indirectement.

Si je m'attache tant à cette théorie c'est par ce qu'elle explique aussi les ravages sur les matières premières alimentaires qui tuent chaque jours actuellement, et d'en dévier ou de le nier, tue aussi les possibilités de pointer du doigt les vrais coupables qui exploitent ces brèches à des fins de........................................    a cela rien n'est sur, personne ne sait pourquoi tout ce désordre dans la finance moderne du moins personne n'est en mesure d'apporter des preuves "simples", ce qui est sur c'est que de renier les ravages de la spéculation, c'est se fermer la porte définitivement pour un jours, preuves à l'appui, remplir les pointillés si dessus.

Quand je dis ouvrir des brèches je parle d'actes qui ont des conséquences et derrière, bien sur, il y un ou des mobiles, de quoi ? rien est sur, mais en tout cas il ne veulent pas laisser filer ou se faire réguler leur meilleur arme (reste à savoir vers ou ces personnes en sa possession la dirige, même si j'ai ma petite idée):

  Wall Street anime une « salle de guerre » pour défendre la spéculation
10 juillet 2008 - 16:23



10 juillet 2008 (Nouvelle Solidarité) — Lehman Brothers, Citigroup, Merrill Lynch, Freddie Mac, Fannie Mae, GM, Renault, etc. ; les groupes financiers et industriels en grandes difficultés financières ne manquent pas.

A tel point que Dominique Strauss-Kahn, directeur général du Fonds monétaire international (FMI), a averti qu’en raison des tensions sur les marchés financiers, les gouvernements devaient être prêts à injecter des liquidités pour soutenir des institutions financières en difficulté. « Un soutien budgétaire pourrait s’avérer nécessaire pour des institutions ou des créditeurs en difficulté ».

Autre source privilégiée d’argent facile : la spéculation. Il ne faut donc surtout pas la remettre en cause.

Bart Stupak, un élu démocrate du Michigan, vient de révéler qu’il a découvert l’existence d’une « salle de guerre de Wall Street » animée pour l’essentiel par la banque Morgan Stanley.[color=red] Cette équipe fait du lobbying auprès des élus américains pour qu’ils abandonnent toute loi qui pourrait restreindre la spéculation.

source: http://www.solidariteetprogres.org/article4313.html

Dernière modification par weas (10-07-2008 21:26:50)


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#210 17-07-2008 17:34:40

weas
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Re: Le PETROLE

Pétrole ou environnement ?

Que doit-on aujourd'hui privilégier à long terme ? La capacité de production pétrolière ou l'environnement ? Vaste et cornélien débat... Mais, en ce qui concerne les Etats-Unis, il a en réalité été tranché depuis longtemps: en effet, les autorités américaines (Maison Blanche et Congrès) ont mis en place dès 1980 un double moratoire interdisant toute exploration pétrolière au large des côtes nationales.Par delà des considérations aussi essentielles que la qualité de vie des micro-colonies de crapauds sauteurs d'Alaska, cette politique a de fait permis de limiter la pollution, tant physique qu'esthétique, sur tout le littoral; mais, à 4 dollars le gallon d'essence, deux tiers des américains souhaitent désormais qu'elle soit abandonnée... Car, l'exploitation des gisements du plateau continental américain pourrait, selon certaines estimations (à prendre avec prudence), permettre d'augmenter la capacité de production nationale de 3 millions de barils/jour soit l'équivalent de la production du Venezuela!
Il va sans dire, qu'en cette année électorale, tout le Landerneau politique monte au créneau sur ce thème porteur : ainsi la Maison Blanche vient d'annoncer qu'elle suspendait pour sa part le moratoire; le Congrès maintient en revanche fermement le sien; simultanément, John McCain, un apôtre de longue date du moratoire, vient de faire volte-face sur le sujet tandis que Barack Obama milite pour le statu quo...
En adoptant davantage de recul, ce débat est, à court terme tout du moins, franchement surréaliste car, même si le Congrès renonçait finalement au moratoire, il faudrait de nombreuses années pour que le pétrole en question parvienne dans les stations services à l'est comme a l'ouest du Pecos...
Ceci étant posé, tout ceci n'est guère plus surréaliste que la volatilité des cours du brut depuis quelques semaines...
Dans ce registre cocasse, on notera que les nouveaux supercalculateurs destinés à révolutionner la prospection pétrolière sont issus de la recherche pour les consoles de jeux... Grand Theft Crude 5 ou World of Oilcraft, prochains blockbusters ?...

Source: Boursorama


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#211 18-07-2008 14:39:20

samderouen
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Re: Le PETROLE

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#212 22-07-2008 11:53:10

weas
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Re: Le PETROLE

Pétrole: l'Iran opposé à une augmentation de la production de l'Opep

Le ministre iranien du Pétrole Gholam Hossein Nozari, le 22 juin 2008 à Jeddah (Arabie saoudite)
© AFP/Archives  Marwan Naamani

L'Iran, deuxième producteur de pétrole de l'Opep, a réaffirmé mardi son opposition à toute augmentation de la production de brut du cartel, estimant que le marché était correctement approvisionné.

"La situation du marché est bonne", a déclaré le ministre du Pétrole Gholam Hossein Nozari à la presse à l'occasion d'une conférence sur la pétrochimie, alors que l'augmentation des prix de l'or noir persiste.

"Préserver l'actuelle situation me paraît le plus approprié en prévision de la prochaine réunion de l'Opep (en septembre à Vienne), avant l'hiver", a expliqué le ministre.

L'Organisation des pays exportateurs de pétrole a maintenu inchangée sa production depuis le mois de septembre. Elle estime le marché correctement approvisionné et impute la responsabilité de l'envolée des prix du pétrole - ils ont plus que doublé en un an et frôlé les 150 dollars le baril - aux spéculateurs, aux tensions géopolitiques, à la chute du dollar et aux insuffisances des raffineries.

Lundi, le ministre algérien de l'Energie et président en exercice de l'Opep, Chakib Khelil, avait estimé que les capacités excédentaires du cartel étaient en mesure de satisfaire toute hausse de la demande.

"Les pays de l'Organisation possèdent des capacités de production excédentaires considérables de pétrole en mesure de satisfaire toute hausse de la demande du brut et de pallier à une éventuelle insuffisance résultant d'une rupture de l'approvisionnement", avait-il souligné lors d'une conférence.

Les cours du pétrole étaient en hausse lundi en fin d'après-midi, alors que la communauté internationale durcissait le ton face à l'Iran, le quatrième producteur mondial de brut, sur son dossier nucléaire controversé.


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#213 24-07-2008 16:34:13

weas
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Re: Le PETROLE

Arctique: une réserve équivalente à 90 milliards de barils de pétrole

Il y a 7 heures

WASHINGTON (AFP) — L'Arctique renfermerait des réserves inexplorées de quelque 90 milliards de barils de pétrole et encore davantage de gaz, selon les nouvelles estimations de l'agence gouvernementale américaine de recherche géologique, USGS, publiées mercredi.

Cette région délimitée par le cercle du Pôle nord et qui concerne une demi-douzaine de pays, comme la Russie, les Etats-Unis, le Canada et la Scandinavie, recèle 90 milliards de barils de pétrole, 1.670 billions de pieds cubiques de gaz naturel (un pied cubique équivaut à 0,028 m3) et 44 millions de barils de gaz naturel liquéfié. L'exploitation de ces énergies devrait se faire pour 84% offshore.

Ces nouvelles ressources --dites "non-découvertes mais techniquement exploitables", c'est-à-dire non-prouvées par opposition aux réserves qui sont prouvées--, ne sont pas comptabilisées dans le volume des réserves mondiales d'hydrocarbures.

Leur estimation conserve un certain degré d'incertitude, a noté Donald Gautier, géologue pour l'US Geological Survey (USGS).

Les richesses énergétiques de l'Arctique représentent ainsi 13% du pétrole non-découvert, 30% du gaz naturel non-découvert et 20% du gaz naturel liquide non-découvert.

Les 90 milliards de barils de pétrole de l'Arctique sont concentrés pour 30 milliards dans la province de l'Alaska, tandis que le reste est réparti notamment dans les bassins de Barents (Russie), l'ouest du Groenland et l'est du Canada.

"La plate-forme de l'Alaska est de toute évidence l'endroit où il faut chercher du pétrole dans l'Arctique aujourd'hui", a affirmé M. Gautier alors que les Etats-Unis viennent d'autoriser à nouveau les forages en mer et ont renforcé leur exploration en Alaska.

Déjà quelque 40 milliards de barils de pétrole et 1.100 billions de pieds cubiques de gaz ont été explorés dans la région arctique.

A titre de comparaison, les réserves américaines de pétrole se montent à 22 milliards de barils tandis que la production américaine annuelle est de 1,6 milliard.

Au niveau mondial, les réserves "prouvées" de pétrole n'ont jamais été aussi hautes à 1.238 milliards de barils, alors que la production est stable et que la consommation mondiale (environ 30 mds barils/an) augmente chaque année.

Le gaz naturel que renfermerait l'Arctique, soit 1.670 billions de pieds cubiques, représente un volume proportionnellement encore plus important, soit près d'un tiers du volume de gaz mondial "non-découvert".

Dans l'Arctique, c'est le bassin de l'ouest de la Sibérie et les bassins de Barents en Russie qui contiennent le plus de gaz.
source: http://afp.google.com/article/ALeqM5i-k … 4asx5KZfpg


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#214 04-08-2008 23:02:51

weas
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Re: Le PETROLE

REPORTAGE : La flambée du prix du pétrole frappe de plein fouet des centaines de milliers d'agriculteurs thaïlandais, qui sont de plus en plus nombreux à préférer le buffle au tracteur.

http://www.dailymotion.com/FRANCE_24/vi … lande_news


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#215 30-08-2008 15:17:36

kézako
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Re: Le PETROLE

http://www.voltairenet.org/article14382 … icle143820

Le projet Chtokman, révélateur des alliances énergétiques futures
par Igor Tomberg*, Ria Novosti

L’évolution des réserves d’énergies fossiles, va entraîner une redéfinition des alliances internationales et transformer à moyen terme les équilibres internationaux. Igor Tomberg, spécialiste des questions énergétiques, analyse les tractations autour de l’exploitation du gisement de gaz de Chtokman impliquant Gazprom, de grandes compagnies énergétiques internationales, la Russie, l’Union européenne et les États-Unis. Selon lui, les positions diplomatiques des uns et des autres vis-à-vis de la Russie et autour de l’élection présidentielle russe seront en partie dictée par l’évolution des discussions autour de cet immense gisement.
   
       
Le patron de Gazprom, Alexéï Miller, a annoncé le 9 octobre à la chaîne de télévision Russia Today que sa compagnie exploiterait le gisement de Chtokman sans partenaires étrangers, et demeurerait donc le seul utilisateur du sous-sol et propriétaire du gisement. La priorité pour Gazprom sera, a-t-il ajouté, d’approvisionner l’Europe par le Nord Stream (nouvelle appellation du Gazoduc nord-européen), et non plus de fournir du gaz naturel liquéfié pour le marché américain. Il avait été envisagé, initialement, d’exploiter le gisement dans les conditions d’un accord sur le partage de la production (APP), en octroyant 49 % du projet à des compagnies étrangères. La short list des prétendants, rendue publique en septembre 2005, comprenait les norvégiens Statoil et Hydro, les américains ConocoPhillips et Chevron, ainsi que le français Total.

Le gisement de Chtokman se trouve sur le plateau continental de la mer de Barents. Ses réserves prouvées se montent à 3,7 billions de mètres cubes de gaz, et plus de 31 millions de tonnes de condensat de gaz. On avait imaginé, d’abord, que, lors d’une première étape, les exportations de gaz naturel liquéfié (GNL) pourraient débuter en 2012, à hauteur de 15 millions de tonnes par an. Dans une seconde phase, la conduite aurait transporté 22,5 milliards de mètres cubes. Il était prévu de porter par la suite la production à 70 milliards de mètres cubes par an. Des investissements à hauteur de 10 à 13 milliards de dollars étaient prévus lors de la première étape du projet. La troisième et, éventuellement, la quatrième étapes auraient permis de porter les capacités annuelles de production de l’usine de liquéfaction à respectivement 30 et 45 millions de tonnes. Désormais, il est prévu de développer les conduites dans les première et deuxième phases, et lors d’une troisième (vers 2020), de réaliser peut-être le projet concernant le GNL.

La raison officiellement invoquée pour la mise à l’écart des étrangers du projet est que ceux-ci auraient proposé en échange du projet des actifs peu en rapport avec l’importance de ce gisement. Le Président Poutine l’a confirmé lors d’une conférence de presse donnée à Dresde le 10 octobre. Dans une interview publiée le même jour dans le quotidien allemand Suddeutsche Zeitung, il déclarait : « Pour devenir un acteur de ce projet et le propriétaire partiel de ces ressources, il aurait fallu proposer en échange à Gazprom certains actifs. Pas de l’argent, mais des actifs. De l’argent pour développer des projets demandant des sommes aussi importantes, ce n’est pas nécessaire. On en trouve facilement sur les marchés financiers mondiaux. Il faut des actifs. Mais compte tenu de l’ampleur des réserves – 3,7 billions de mètres cubes –, personne n’a pu proposer d’actifs d’une valeur équivalente ».

Les spécialistes notent que Gazprom entend appliquer le schéma selon lequel lui-même opère en Iran, sur le gisement de South Pars. La compagnie participe financièrement à la mise en valeur du gisement iranien, mais tout le gaz produit demeure propriété de la Compagnie gazière d’État iranienne. Une fois les hydrocarbures exportés, les participants étrangers au projet perçoivent des sommes correspondant à leurs investissements, majorées d’un certain coefficient. Gazprom s’est employé, jusqu’à ce jour sans résultat, à obtenir le droit d’exporter le gaz produit. Le quotidien Kommersant a rapporté récemment les propos d’un représentant du holding confirmant cette thèse : « Le schéma de travail de South Pars a été étudié et peut être appliqué en Russie » . Compte tenu du rendement insatisfaisant de l’APP concernant les projets d’exploitation des gisements de Sakhalin-1 et -2, il fallait bien s’attendre à ce que le rôle de l’État soit repensé concernant l’exploitation de la base de ressources de matières premières.

Gazprom a décidé d’exploiter seul le gisement de Chtokman car il ne veut pas partager avec ses partenaires le fruit de la production, écrivait le quotidien russe Védomosti, reprenant le point de vue d’un des managers de la holding. « Ce n’est absolument pas profitable, estimait ce collaborateur de Gazprom. Les réserves de Chtokman valent aujourd’hui 16 milliards de dollars, mais d’ici sept ou huit ans, elles en vaudront 50. ». Et la capitalisation de la compagnie grimpera d’autant. En tout état de cause, l’action de Gazprom a bondi de 2 % après cette annonce concernant le gisement de Chtokman.

On ne peut exclure non plus que des raisons politiques aient contribué à écarter les énergéticiens étrangers. A l’initiative de la Russie, le thème principal du Sommet du G8 de juillet dernier avait été la sécurité énergétique, dans un contexte que l’on pouvait résumer comme suit : l’Europe et les États-Unis acceptent la vision russe de la sécurité énergétique, et en premier lieu l’idée de garanties égales tant pour les consommateurs que pour les fournisseurs. Ce faisant, la Russie laisse les étrangers accéder à son sous-sol. Mais les dirigeants mondiaux ne l’ont pas entendu de cette oreille, et les États-Unis ont renforcé leur pression sur la Russie, que ce soit en ce qui concerne l’OMC, l’Iran, ou la question de la Géorgie. Aujourd’hui, ce sont bien les États-Unis qui bloquent l’entrée de la Russie dans l’OMC, alors que les pays européens, qui sont fortement dépendants des ressources énergétiques russes, sont prêts au compromis. Les échanges d’actifs ont ainsi démarré de manière très positive entre Gazprom et des compagnies d’hydrocarbures européennes : les allemands E.ON et BASF ont reçu une part du gisement de Youjno-Rousskoïé, et des avancées ont été enregistrées avec les Italiens dans cette direction.

L’Europe est évidemment la grande gagnante de cette décision sur Chtokman. C’est grâce à cela que la résonance internationale de « l’éviction » des compagnies étrangères du projet a été peu importante. Washington s’est borné à faire état d’un « nationalisme énergétique ». Ce qui s’explique : le retard des livraisons annoncées de GNL en provenance du gisement russe (environ 3 % du marché) ne sont guère de nature à mettre en péril la sécurité énergétique des États-Unis. En revanche, l’information selon laquelle le gaz de Chtokman ira non pas aux États-Unis, mais à l’Europe, a engendré des réactions positives. Les énergéticiens du Vieux continent en ont conclu qu’une fois ce gisement mis en exploitation, il y aura davantage de gaz, et qu’il leur sera possible d’éviter la concurrence du marché intérieur russe, en nette augmentation. En d’autres termes, ils se réjouissent qu’il y ait du gaz pour tout le monde.

Quant aux prétendants qui figuraient sur la short list de Gazprom, ils n’ont pas perdu l’espoir de poursuivre leur coopération. Le norvégien Hydro a annoncé, dans un communiqué spécial, « avoir beaucoup de choses à proposer au plan des technologies, des connaissances et de l’exécution du projet » . Statoil s’est qualifié de « bon partenaire pour la Russie dans la réalisation du potentiel pétrogazier de la mer de Barents » . Chevron a déclaré « éprouver du respect pour la compagnie Gazprom et hautement apprécier ses capacités » . Chevron a reconnu qu’indépendamment du caractère de la décision sur Chtokman, « il espère poursuivre son travail en commun avec Gazprom dans le cadre de projets dans le secteur énergétique » .

La perspective de passer du rôle de propriétaires à celui de sous-traitants n’a donc pas amené les corporations occidentales à revoir leur projets en Russie, ni à renoncer au morceau de choix que constitue l’exploitation de ce gigantesque gisement off shore.

Mais cela ne se fera pas, malheureusement, sans une « perte de qualité » . L’idée judicieuse du développement d’un marché énergétique global se trouve reléguée au second plan. Avec l’arrêt du projet de GNL dans le cadre de la première phase d’exploitation de Chtokman, il n’y aura ni nouveaux itinéraires, ni nouveaux marchés (ceux qu’aurait ouverts la technologie d’exportation du GNL). La Russie continuera, comme par le passé, de miser sur les gazoducs. Pourtant, dès à présent, environ 25 % du gaz est vendu sur les marchés internationaux sous forme de gaz liquide, et cette part est en augmentation constante.

Le marché du gaz croît, globalement, de 2 à 3 % par an, et celui du GNL de 7 à 8 %. Selon les prévisions de l’Agence internationale de l’énergie, sa part dépassera les 50 % d’ici 20 à 25 ans.

Au fur et à mesure que la part du GNL s’accroîtra dans la balance énergétique, le marché du gaz en Europe perdra, en raison de la diversification des livraisons et du passage aux contrats à court terme, sa qualité de « marché du vendeur » , dont la Russie profite actuellement. C’est pourquoi il est difficile d’expliquer le pourquoi de ce virage aussi radical opéré dans la stratégie de Gazprom.

De nombreux analystes estiment que la décision prise par la compagnie gazière russe n’est qu’une partie d’un jeu dont le but est de contraindre les compagnies occidentales à faire au monopole russe des propositions plus avantageuses, qui leur donneraient un ticket d’entrée dans le projet Chtokman. Gazprom peut, en principe, accepter dans le projet des compagnies étrangères à n’importe quel stade de sa réalisation. Il n’est pas exclu que ce soit en mesurant cette possibilité que les compagnies occidentales soient demeurées prudentes dans leurs critiques du monopole russe.

Il convient de prendre en compte, par ailleurs, la complexité technique incroyable du projet. Le gisement de Chtokman est situé dans la mer de Barents, à 600 km au nord-est de Mourmansk. La profondeur des eaux à cet endroit oscille entre 320 et 340 m. C’est pourquoi le holding russe sera obligé de recourir à l’expérience et aux technologies internationales, et de faire appel à des étrangers comme sous-traitants pour exploiter les réserves. La condition majeure posée pour la signature de ces contrats sera le respect des délais et du coût des travaux. Alexéï Miller justifie ces conditions par la nécessité que soient garanties les livraisons de gaz à l’Europe via le Gazoduc nord-européen. C’est la raison pour laquelle il est douteux que les étrangers soient totalement écartés de ce projet. Leur accès au gisement devait, à l’origine, servir de monnaie d’échange à Gazprom pour le contrôle de réseaux de distribution en Europe. Le dossier Chtokman n’est pas encore clos.

Les technologies s’améliorent, et la valeur des réserves augmente d’année en année. Qu’est-ce qui empêche Gazprom de poursuivre l’exploration du gisement, peut-être d’en augmenter les réserves, et d’engager alors des discussions avec un nouveau pool de partenaires à des conditions plus avantageuses pour lui, par exemple en ramenant la part des étrangers à 10 ou 15 % ? La liste des partenaires pourrait changer. Il n’est pas exclu qu’une nouvelle short list comprenne une nouvelle fois des compagnies américaines, pour peu que Washington fasse quelques pas dans la bonne direction. Le Kremlin n’est en tout cas pas prêt à faire des cadeaux tel qu’un billet pour la participation à Chtokman sans rien obtenir en retour.

Il existe d’autres explications à la décision de Gazprom. Il n’est pas exclu que la compagnie ait pris conscience des risques technologiques du projet Chtokman et décidé de ne pas se hâter de le réaliser. D’autant plus que le manque de gaz pourrait être comblé par d’autres sources. Le gisement de Bovanenkovo, par exemple, dont Gazprom a annoncé tout récemment qu’il entendait commencer l’exploitation. Ce gisement commencera à délivrer au moins 15 milliards de mètres cubes de gaz par an à compter d’octobre 2011. D’ici là, le système de grosses conduites Bovanenkovo-Oukhta aura été construit. Gazprom disposera donc d’une sorte de « doublure » .

Après de longues discussions, études et évaluations, les autorités russes sont visiblement parvenues à la conclusion qu’il n’est pas évident qu’il soit rentable pour le pays d’exploiter Chtokman sur la base d’un accord sur le partage de la production. La participation de partenaires étrangers à ce mode d’exploitation, dans les conditions économiques actuelles (abondance de moyens à l’intérieur du pays et excellente conjoncture extérieure) devient extrêmement douteuse. Toutefois, l’exploitation indépendante de ce gisement par Gazprom ne sera rentable qu’au début de la prochaine décennie. Car en Russie on a l’œil de plus en plus rivé sur le « problème-2008 » (l’élection présidentielle – NdlR), et il est fort possible que le projet Chtokman soit gelé jusqu’à cette échéance.

    Igor Tomberg

Centre d’études énergétiques de l’Académie des sciences de la Fédération de Russie.



Dimanche 20 Juillet 2008

Le plateau continental Russe géré par V.V.Poutine.


Ou comme le titre " Vzglad " : Medvedev otdal' shelf Putini (Medvedev donne le plateau continental à Poutine ).
Le président Dmitri Medvedev a ratifié le projet de loi voté par la GOSDOUMA le 4 Juillet dernier donnant au gouvernement Russe, dirigé par le premier ministre V.V.Poutine, toute autorité pour le développement du plateau continental Russe.
Lors d'une entrevue avec le Vice Premier Ministre Igor Setchine, le président Medvedev a qualifié le plateau continental de "trésor national", des propos que l'on peut rapprocher de ceux de l'explorateur et député de la GOSDOUMA Arthur Chilingarov.
Selon cette loi, les compagnies désirant opérer sur le plateau continental Russe devront avoir plus de 50% de l'actionnariat Russe et au minimum cinq années d'expérience dans l'exploitation off-shore.
Ces critères ne laissent donc que le choix au gouvernement Russe qu'entre GAZPROM et ROSNEFT.
Le gouvernement Russe pourra également choisir entre accorder des licences d'exploitation de gré à gré ou passer par des adjudications. Selon Vzglad, ROSNEFT a déjà préparé une liste de 29 zones pour l'obtention de licences d'eploitation avant 2020 dont 11 avant 2011.

Voilà une (très bonne) nouvelle qui va certainement réjouir nos amis "Bob" Amsterdam, Gideon Reichman et Marshall Goldman (!) en faisant redoubler leurs éructations contre le " Pétrostatisme Poutinien".

http://img.vz.ru/upimg/m18/m188177.jpg

Par P@lp@tine publié dans : pétrole et gaz dans l'Arctique

Dernière modification par kézako (30-08-2008 15:25:11)


« La première victime d’une guerre, c’est la vérité » Déclaration du sénateur américain Hiram Johnson en 1917, lors de l’entrée en guerre des États-Unis.

Vous avez dit anti-américanisme ?

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#216 30-08-2008 18:20:59

Alabab
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Re: Le PETROLE

(sur clavier qwerty)

Bonjour a tous,
Je suis tombe sur vos decouvertes -911 et les anomalies en rapport- en visitant un site de Jean-Pierre PETIT.

J'etais bien loin de me douter de possibilites de pareilles magouilles.
Ayant fait des etudes en chimie industrielle, et diplome en courtage en assurances, je fais tres bien le rapprochement entre les frais de gestion et de desamiantage des immeubles, et comment un sinistre peut survenir a point nomme.

Bon, pour le petrole, je signale tout de meme que les termes de 'reserves' ne signifie pas grand-chose, il ne nous restera que du petrole de + en + epais et charge en soufre, et certaines reserves exigent l'injection d'eau de mer.

Ces trois facteurs ne feront qu'en augmenter le cout.

De plus, certains membres de l'Opep aurait exagere leur reserves afin de produire plus.

Je mets en signature un projet qu'il va m'etre possible d'initier avant la fin de l'annee.

Bien a vous.wink

Dernière modification par Alabab (30-08-2008 18:25:22)


http://www.lesamisdumahdi.com
http://users.skynet.be/bk379122/obama.html
http://windandsolarpow.populus.ch/
Je prefere vous lire que de poster, trop de membres sont beaucoup plus competents que moi.

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#217 25-09-2008 11:41:30

ALIBABA25
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Re: Le PETROLE

Le venezuela aurait beaucoup de pétrole
Source : AFP
25/09/2008 | Mise à jour : 11:32 | .
Le président vénézuélien Hugo Chavez a affirmé aujourd'hui que son pays avait assez de réserves pétrolières pour satisfaire à la fois la Chine et les Etats-Unis, client traditionnel mais adversaire politique.

"Je le disais hier au président Hu Jintao lors d'une réunion de travail, les réserves de pétrole du Venezuela ne font qu'augmenter", a dit le président Chavez lors d'une conférence de presse au dernier jour de sa visite en Chine, qui a été marquée par un renforcement de la coopération énergétique bilatérale.

"Les réserves diminuent presque partout dans le monde, le Venezuela est l'un des rares pays, avec l'Arabie Saoudite, l'Iran et la Russie, qui peut assurer des engagements de grande ampleur avec tout le monde", a expliqué M. Chavez.

"Nous n'étions pas présents en Europe, maintenant nous allons entrer au Portugal, avec la Chine nous sommes partis de zéro il y trois ans (...) Nous sommes simplement en train de diversifier notre marché pétrolier", a-t-il poursuivi.

La Chine et le Venezuela ont signé mercredi à Pékin une série d'accords dans le domaine énergétique qui permettra au pays latino-américain d'exporter vers le géant asiatique en 2009 un demi-million de barils de pétrole par jour.

Jeudi, le président vénézuélien a affirmé ne pas vouloir cesser les livraisons de pétrole aux Etats-Unis.

"La seule fois en dix ans de révolution bolivarienne où le Venezuela n'a pas envoyé de pétrole aux Etats-Unis, c'est quand ils m'ont renversé", a-t-il dit, faisant référence au coup d'Etat avorté de 2002

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#218 25-10-2008 23:46:15

letuyauteur
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Re: Le PETROLE

Cher Alabab ,
le petrole mondiale est classifie en lourdeur suivant une  norme API  (American petroleum institute).
Quand vous dites que le coup du petrole est lie a l'injection d'eau (de mer) , c'est un peu vrai , car il faut acheter la pompe d'injection qui va pressuriser la nappe au fur et a mesure qu'on la vide de son petrole (Et aussi de son gaz , eau , sables , sulphures , elements radioactifs parfois ...).Ceci pour maximiser et optimiser la recuperation du brut , sachant que en gros de toute facon a peu de chose pres , 50% de la nappe ne pourra jamais etre extraite.
Il faut savoir que les X megawatts ,  necessaires a faire tourner les pompes et divers compresseurs , sont fournis en offshore par des unites de power generation alimentes par du fuel gas produits avec le gaz extrait de la nappe (en bref , le courant electrique apres demarrage au diesel devient gratuit au bout de quelques heures et ceci pendant les 20 annees d'exploitation qui restent , excepte le prix de la maintenance)
Donc oui , une pompe d'injection d'eau coute , mais ce n'est absolument pas ca qui joue sur le prix.
de meme pour les unites SRU , sulphur recovery units .Bien que les couts des projets deep water et  ultradeep water soit cher , ce ne sont pas ces projets qui font fluctuer les cours mondiaux.Quand au petrole onshore ,en exagerant  il n'y a qu'a creuser a la pelle pour le faire jaillir dans les emirats ...Pour resumer , la technique n'influe pas les cours actuels .Bien evidemment en eliminant la capacite du golfe persique  , il faudrait un baril maintenu a 100dollars pour valider les projets techniquement difficiles  et maintenir les benefices des actionnaires (c'est a dire ,en parti  nous a travers nos etats !

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#219 26-10-2008 01:01:38

Alabab
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Re: Le PETROLE

Au tuyauteur: Merci pour l'info.

Tiens a propos, les bourses sont dans la panique ?

Ben moi j'ai un projet pour reinstaller la confiance:

http://users.skynet.be/bk379122/reconst … emple.html

Vous allez me dire que je suis fou, mais notez tout de meme que cela drainera des liquidites dans le secteur de la joaillerie.lol

Il suffit de signer la petition.


http://www.lesamisdumahdi.com
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#220 26-10-2008 01:37:10

fedup
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Re: Le PETROLE

lol

Complètement hors-sujet, mais tu m'as bien fait rire quand même... c'est déjà pas mal ! smile

Tu es nombreux sur le projet ? tongue


Il est bien trop tard, et la situation est bien trop mauvaise, pour être pessimiste. (Dee Hock)

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#221 31-10-2008 01:28:13

Dr Gonzooo
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Re: Le PETROLE

Exxon Mobil: Biggest profit in history
The largest U.S. oil company surges past analysts' estimates with a posted net income of $14.83 billion and sets a national record for quarterly profit.

http://money.cnn.com/2008/10/30/news/co … tm?cnn=yes


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#222 06-11-2008 12:03:23

jp34
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Re: Le PETROLE

L'AIE prévoit un rebond du prix du pétrole au-dessus de 100 dollars
PARIS, 6 nov 2008 (AFP)

L'Agence internationale de l'Energie (AIE) s'attend à ce que le prix du pétrole repasse au-dessus de 100 dollars le baril et prévoit qu'il atteindra 200 dollars en 2030, dans son rapport sur les perspectives énergétiques mondiales, reçu jeudi.

L'AIE table sur une moyenne de 100 dollars le baril pour le prix du pétrole sur la période 2008-2015, en dollars constants de 2007 (c'est-à-dire hors inflation).

Le rapport se base aussi sur un prix du pétrole à "juste au-dessus de 200 dollars le baril" en 2030, ce qui, en soustrayant l'inflation projetée, correspond à "plus de 120 dollars" en termes réels.

Des chiffres que l'AIE qualifie d'"ajustement majeur" comparé à ses prévisions de l'an dernier, "en raison d'une réévaluation des perspectives de coûts de production et de demande".

http://agefi.com/Quotidien_en_ligne/New … sID=203509


"ne profanez pas le mot Vérité en acceptant le sens qu'en donnent les hommes et les institutions"
"évitez de confondre les mots avec les idées (qu'ils transportent)"

et tenez pour suspecte toute "vérité révélée"...

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#223 16-11-2008 18:40:48

ortale
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Re: Le PETROLE

Enquête sur l’or noir

La Corse roule beaucoup, mais c’est l’Etat qui la roule



Véritable serpent de mer depuis de nombreuses années, la question du coût de l’essence est une source permanente de polémique et d’inquiétude pour une Corse touchée de plein fouet par la crise économique et la cherté de la vie. U Ribombu est allé plus loin, chiffres à l’appui, en étudiant les divers mécanismes qui conduisent à la fixation des prix en Corse et aux bénéfices réalisés par l’Etat ou les grandes compagnies.....

cet article peut vous intéresser,

voici le lien :

http://www.uribombu.com/petrole_corse140893.htm

A la vitesse où vont les "choses", la traversée de la Corse  se refera  bientot à dos d'ane:/


Le jardinier travaille pour le futur...

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#224 16-11-2008 19:00:57

Armageddon
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Re: Le PETROLE

Voici les prix de l'essence dans quelques bonnes stations du Québec.
http://www.essencequebec.com/prix/bestPrice.php?

Avec 1 Euro on a 1,54 dollar canadien,
le prix de l'essence est d'environs 0,83 CAD (canadian dollar)
Ce qui veut dire environ 0,54 Euro TTC  le litre d'essence 98

parité Euro /dollar canadien (ne pas confondre avec le dollar US) :
http://marches.lefigaro.fr/currencies/a … ON=8365...

Et au Québec, ils payent aussi des taxes sur l'essence, le racket en
moins...

Dernière modification par Armageddon (16-11-2008 19:01:53)


"Oculos habent et non videbunt, aures habent et non audient"

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#225 06-12-2008 10:54:05

weas
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Re: Le PETROLE

Au Ghana, la découverte de pétrole fait rêver... et inquiète

Une plate-forme pétroilière à Takoradi au Ghana, le 4 décembre 2008
© AFP  Pius Utomi Ekpei

Autrefois paisible port de pêche, Takoradi est en pleine mutation depuis la découverte de pétrole au large du Ghana il y a un an. Promesse d'un avenir meilleur ? Tous l'espèrent. Mais à condition d'éviter les "pièges" de l'or noir, préviennent les observateurs.

Situées sur la côte à 240 km à l'ouest d'Accra, Takoradi et sa jumelle Sekondi se préparent pour 2010, date à laquelle le pétrole offshore devrait commencer à couler.

En 2007, les sociétés américaine Kosmos Energy et britannique Tullow Oil ont découvert le brut après avoir exploré dans une zone située à cheval sur les champs pétrolifères du Cap des Trois Points et de Deep Water Tano.

Les autorités prévoient de produire environ 120.000 barils par jour en 2010.

A Takoradi, ville de 400.000 habitants, les nouveaux immeubles poussent comme des champignons tandis que les vieux bâtiments sont remis en état.

Pour Rockson Atekey, employé d'un magasin de matériaux et équipements de construction, les affaires n'ont jamais été aussi bonnes.

"Il y a un boom. Les gens achètent, surtout des pelles, des brouettes, de la peinture et du matériel de plomberie", témoigne-t-il.

Le port de la ville, un des plus anciens de la région, s'apprête à subir un lifting.

"Notre plus gros problème c'est le manque d'espace. Nous devons agrandir le port, nous avons besoin de beaucoup de place pour les oléoducs et il faut moderniser les infrastructures pour accueillir des bateaux plus grands", résume le directeur du port Nestor Galley, tandis qu'une plateforme pétrolière flottante s'approche.

Le président ghanéen John Kufuor a estimé en juin 2007 que le pétrole allait permettre d'accélérer le développement économique de l'ancienne colonie britannique déjà riche en or, en cacao et en bois.

"Déjà, sans pétrole, nous allons très bien (...) Désormais avec le pétrole comme coup d'accélérateur, nous allons nous envoler", a-t-il prédit, se réjouissant d'être "le président sous qui le pétrole a été découvert et va embellir l'économie du Ghana".

John Kufuor s'apprête à tirer sa révérence au terme de deux mandats, comme le prévoit la Constitution, et les Ghanéens élisaient dimanche son successeur.

Les experts avancent que le brut découvert dans le pays est encore plus facile à raffiner que le light sweet crude du Nigeria.

Beaucoup d'observateurs se demandent cependant si l'impact de la découverte sera uniquement positif, citant comme contre exemples le Nigeria et la République du Congo, où l'exploitation pétrolière a été a donné lieu à des violences.

"Le Ghana est différent d'autres pays (...) Il y a 30 quotidiens, 150 stations de radio. Les gens sont éduqués - plus que dans bien d'autres pays d'Afrique - il y a la liberté et un certain niveau de transparence", estime George Owusu, directeur de Kosmos Energy au Ghana.

La découverte au Ghana a suscité la convoitise de nombreuses sociétés pétrolières étrangères et certains Ghanéens déplorent que cette "course au pétrole" a déjà réussi à faire grimper les prix alors que la première goutte n'a pas même encore été pompée.

Certains craignent aussi qu'un clivage entre riches et pauvres se creuse et que la criminalité atteigne des niveaux comparables au Nigeria.

Nana Akufo-Addo, candidat du parti au pouvoir, le Nouveau Parti Patriotique, a bon espoir de voir son pays éviter les pièges du pétrole.

"Les Ghanéens ont la chance que le pétrole arrive alors que les affaires publiques sont menées de manière plus transparente que jamais", a-t-il assuré dans un entretien à l'AFP.
http://www.boursorama.com/infos/actuali … ws=6164194

Dernière modification par weas (06-12-2008 10:54:22)


Que se disent deux bonshommes de neige quand ils se rencontrent ?
Ça sent la carotte !!

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#226 01-02-2009 14:12:38

kézako
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Re: Le PETROLE

http://bourse.lci.fr/news.hts?urlAction … ate=090130

30/01/09 14:58 EXXONMOBIL : profit record de 45,2 milliards de dollars en 2008

(AOF) - ExxonMobil a fait état d'un profit record de 45,2 milliards de dollars au titre de son exercice 2008. Cette performance s'explique par la flambée du prix du brut en 2008, avec un pic à près de 150 dollars le baril en juillet. Depuis, les cours se dont effondrés dans le sillage de la crise. Au quatrième trimestre, la firme texane a enregistré un bénéfice net de 7,8 milliards de dollars, ou 1,55 dollar par action, contre 11,7 milliards, ou 2,13 dollars par action un an plus tôt. Le chiffre d'affaires a chuté de 27% à 84,7 milliards de dollars en raison de la chute des prix du brut.
En moyenne, les analystes tablaient sur un BPA de 1,45 dollar et un chiffre d'affaires de 69,1 milliards de dollars.
(AOF)
EN SAVOIR PLUS

"Habile" tournure de phrases qui "assombrit" un titre pourtant prometteur, les "bénéfices" ne sont "pas au rendez-vous" pour cause de "mauvais 4ème trimestre"...  ( ne sortez pas encore vos mouchoirs, mais gardez les à portée de main pour lire la suite ...)

Le motif purement spéculatif n'apparait même pas alors qu'il est le seul responsable de cette hausse historique qui a eu lieu durant cette même période. DE surcroit en pleine crise financière ces abus criminels ruinèrent davantage les économies dans le monde, paralysant des économies entières ainsi que les entreprises dont certaines ne se relevèrent pas. Plus grave encore, exacerbant alors les difficultés des pays pauvres, ils entrainèrent une famine mondiale.

... PAS UN MOT DANS LA PRESSE "LIBRE" !!


...Puis, ce n'est pas fini...

LE SECTEUR DE LA VALEUR

Pétrole et parapétrolier

Les compagnies pétrolières sont limitées dans leurs investissements par le regain de nationalisme pétrolier (notamment en Russie, au Venezuela, et en Iran). Après avoir investi 258 milliards de dollars dans des projets pétroliers au cours des trois dernières années, les groupes trouvent aujourd'hui moins de pétrole qu'ils n'en extraient. Depuis deux ans, aucun d'entre eux n'a réussi à renouveler la totalité de ses réserves. Certains groupes envisagent déjà « l'après-pétrole ». Ainsi, Total s'est associé à Suez et Areva pour développer un projet nucléaire à Abu Dhabi.


Copyright  2009  AOF  -  Tous  droits  de  reproduction  réservés  par  AOF.  AOF  collecte  ses  données  auprès  des  sources  qu'elle  considère  les  plus  sûres.  Toutefois,  le  lecteur  reste  seul  responsable  de  leur  interprétation  et  de  l'utilisation  des  informations  mises  à  sa  disposition.  Ainsi  le  lecteur  devra  tenir  AOF  et  ses  contributeurs  indemnes  de  toute  réclamation  résultant  de  cette  utilisation.

".../... regain de nationalisme pétrolier (notamment en Russie, au Venezuela, et en Iran.../..." Mais pas un mot sur l'Irak. Certainement pour cause de "Libération"  ????!!!!

* Rappel; En 2008 les réserves pétrolières en Irak furent ré-estimées à la hausse passant alors à la première place devant l'Arabie Saoudite. (voire dans ce même topic)

*Bien pratique ce mot, "notamment" on ne cite jamais que ces pays comme..."nationalistes" notamment !

".../...  Certains groupes envisagent déjà « l'après-pétrole ». Ainsi, Total s'est associé à Suez et Areva pour développer un projet nucléaire à Abu Dhabi..../..."

TOTAL qui devait ou avait déjà signé des contrats d'exploitation avec l'Irak avant 2003 pense à "l'après pétrole" ?!!

http://www.lesaffaires.com/article/0/en … ur.fr.html

L'offre de Total sur UTS Energy frappe un mur

    * Alexandre Paillé, Lesaffaires.com

    * 28 janvier 2009


Autres textes :

    * Total
    * UTS Energy


Total veut augmenter sa présence dans les sables bitumineux de l’Alberta. Photo : Bloomberg

Le plus grand actionnaire de UTS Energy Corp. rejette catégoriquement l’offre de 617 M$ formulée par le géant français du pétrole Total.

Les dirigeants de la torontoise West Face Capital estiment que cette OPA ne reflète pas la valeur réelle de la compagnie qui œuvre dans les sables bitumineux albertains. West Face Capital possède plus de 10% de UTS Energy.

Ce matin, le géant français du pétrole Total a lancé une offre publique d'achat (OPA) de 617 millions de dollars en argent comptant sur l’Albertaine UTS Energy. L’offre de 1,30 dollar par action représente une prime d'environ 51% sur le cours moyen de l'action d'UTS Energy au cours des 30 derniers jours à la Bourse de Toronto, indique Total.

L’offre de Total s'inscrit dans sa stratégie visant à optimiser sa présence dans les sables bitumineux de l’Alberta, deuxième réserve de pétrole derrière l'Arabie Saoudite.

UTS a pour principal actif une participation de 20% dans le projet de sables bitumineux Fort Hills, dans le Nord-est albertain, dont les ressources sont estimées à 4 milliards de barils de bitume, selon Total.

Petro-Canada est l'opérateur du projet avec une participation de 60%, les 20% restants étant détenus par Teck. Petro-Canada a repoussé à une date indéterminée la décision finale de le lancer ou non puisque les coûts ont plus que doublé entre juin 2007 et septembre 2008 et approche maintenant les 30 milliards de dollars.

Total détient des participations majoritaires dans les projets de sables bitumineux Joslyn, Northern Lights et Surmont, tous en Alberta.

Le géant français avait sérieusement envisagé à la fin 2008 une offre d'achat de 16 milliards de dollars américains sur le groupe canadien Nexen, mais les conditions défavorables du marché ont fait avorter le projet.

L’offre de Total sur UTS est ouverte pour une période d'au moins 60 jours.

Avec AFP

Tartuferie que cette presse toujours faussement qualifiée de "libre" malgré les trop nombreuses et scandaleuses évidences de supercheries.


« La première victime d’une guerre, c’est la vérité » Déclaration du sénateur américain Hiram Johnson en 1917, lors de l’entrée en guerre des États-Unis.

Vous avez dit anti-américanisme ?

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#227 06-03-2009 22:24:23

whynot_20052003
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Re: Le PETROLE

Je me suis "farci" la lecture de ce fil et sauf Weas dans un message de juillet 2008 s'approche un peu de la réalité

Les questions débattues sont certes intéressantes Mais PERSONNE ne met le doigt sur le VRAI ressort de toute l'histoire pétrolière et l'enjeu des réserves?!

La clé du mystère du pétrole repose dans la CREATION du dollar américain depuis 1973 C'est LA lecture à mon sens et la seule qui tienne réellement le coup et qui tienne encore le coup

Il s'agit de la création du dollar et du fondement de l'économie américaine depuis1973 qui est en jeu principalement avec le pétrole

En 1971 Nixon déclare la fin de la parité entre l'or et le dollar car de Gaulle venait de demander un remboursement d'une dette de 3 milliards de dollar en or et non en billet, que la guerre du vietnam avait augmenté la masse monétaire du dollar et que c'était la fin du new deal et donc de l'achat automatique aux états unis par l'europe
A cette même date Kissinger a pris un accord avec les arabes Nous allons faire monter le prix du pétrole à la seule condition c'est que vous ne le facturiez qu'EN DOLLAR La famille Saoud devant son salut du pouvoir en arabie qu'aux américains a été forcée d'accepter et soudain le pétrole ne se vendant qu'en dollar, l'ensemble des producteurs de pétrole ont eux aussi vendu en dollar Les pays du reste du monde voyant qu'il fallait du dollar pour acheter du pétrole on donc acheté du dollar aux américains pour pouvoir financer leur pétrole ET DONC le dollar retrouvait sa force sur le marché des changes et redevenait pour 30 ans LA monnaie d'échange international
Tout le commerce international s'est donc développé indépendamment lui aussi en dollar qui était demandé partout et LA MAJORITE des échanges en dollar non seulement ne se font pas en pétrole mais ne se font pas avec les états unis mais se font avec l'ensemble des pays du reste du monde entre eux
Les US ont donc reçu commande en dollar en masse inimaginable ,il pouvait CREER du dollar ex nihilo et se sont mis à consommer en échange des devises internationales reçue contre du papier dollar tout les actifs du reste du monde et l'endettement qui va avec!! Toute la crise financière d'aujourdhui repose sur le fait que le pétrole arabe était vendu EXCLUSIVEMENT en dollar et alors que le pétrole mondial représente moins de 13% du PIB mondial , c'est TOUT le commerce mondial qui s'échange en dollar

C'est ici qu'intervient la compréhension de l'afghanistan et surtout de l'IRAK L'afghanistan vise à créer un pipe line pour le pétrole mais la guerre d'IRAK repose sur le fait que dès 2000 Saddam s'est mis à vendre son pétrole en EURO et plus en dollar Celà a été son arrêt de mort
Si le dollar n'est plus soutenu par la vente de pétrole , c'est tout le commerce mondial qui est en danger de choisir une autre devise que le dollar et avec celà l'effondrement immédiat des états unis Donc il ne fallait pas laisser Saddam vendre son pétrole en EURO Que veut dire recouvrer le pétrole Irakien pour les américains en 2003? Celà veut dire Ouf non controlons non la matière pétrole mais sa vente à nouveau en DOLLAR La guerre d'Irak a été menée pour rétablir la vente du pétrole Irakien en dollar

Maintenant en 2006 L'Iran a menacé de vendre son pétrole en EURO ou en rouble Crac il s'en est suivi toute la pression contre eux L'IRan est une menace en tant qu'ils peuvent à tout moment vendre leur pétrole en euro!!
Ainsi il en va de Chavez qui brandit la même menace !!
Aujourd'hui les Iraniens n'ont (temporairement) plus le soutien des russes pour leurs centrales, leurs intérêts reviennent du coté américains et ne parlent plus pour l'instant de vente en une autre devise

Ceci dit la crise globale réduisant la demande mondiale en billet vert dont le pétrole rend la crise doublement meurtrière pour les américains Depuis 2006 la FED ne publie plus le montant M3 , l'agrégat monétaire de la masse de dollar en circulation dans le monde La Fed a inondé son marché interbancaire de milliards de dollars

La chine parle de commercer en Yuan avec ses pays limitrophes , ainsi la russie en rouble avec ses voisins Le dollar est plus que jamais attaqué par la crise et avec lui l'effondrement complet du système économique actuel américain Sa faillite pur et simple !!!

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#228 06-03-2009 22:47:51

Arturo Saw6
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Re: Le PETROLE

Le paiement en euro du pétrole iranien est un point très important pour justifier l'attaque de l'Iran mais je n'arrive pas à savoir si le paiement est effectif ou envisagé par l'Iran.

D'après cet article, ce serait en place depuis 2007 mais dans le titre "souhaite" et emploi du futur (rien de sûr). Tous les articles sur ce sujet sont sur la même forme.

L'Iran souhaite abandonner le dollar et choisir l'euro pour ses transactions internationales

Article publié le 18 Décembre 2006 Source : LE MONDE.FR avec AFP

http://www.lemonde.fr/cgi-bin/ACHATS/ac … -TRK-NC_01

Extrait :

"Le gouvernement a ordonné à la banque centrale de remplacer le dollar par l'euro", a annoncé lundi le porte-parole du gouvernement iranien. Le gouvernement iranien a décidé de remplacer le dollar par l'euro dans ses échanges extérieurs et pour ses avoirs à l'étranger, a annoncé, lundi 18 décembre, le porte-parole du gouvernement iranien, Gholamhossein Elham."Les sources de l'étranger et les revenus pétroliers seront calculés en euros, et nous les recevrons en euros pour mettre fin à la dépendance à l'égard du dollar", a déclaré le porte-parole, lors de son point de presse hebdomadaire.

Dernière modification par Arturo Saw6 (06-03-2009 22:51:32)


« Une vérité scientifique neuve ne s'impose pas parce qu'elle est lumineuse ou convaincante, mais parce que ses adversaires finissent par mourir et que la nouvelle génération s'y est habituée. » Max Planck
«Ceux qui peuvent vous faire croire des absurdités peuvent vous faire commettre des atrocités.»  Voltaire
«L’inévitable ne se produit jamais, ce qui est imprévu toujours.» John Maynard Keynes.

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#229 07-03-2009 05:17:49

zig
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Re: Le PETROLE

whynot_20052003
oui ses bien de le rappeler , il me semble qu ont retrouve cette histoire de pétrole et de dollar sur un autre fil , par contre je me rappel pas avoir vue une approche sur les guerres étasunienne sur cette approche justement
ses très bien défini et sa expliquerez bien des choses
merci encore des infos et bon courage wink


"La moitié des hommes politiques sont des bons à rien. Les autres sont prêts à tout."            

Coluche

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#230 04-08-2009 18:58:43

Dr Gonzooo
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Re: Le PETROLE

Les réserves de pétrole s'épuisent plus rapidement que prévu

Ltemps du pétrole abondant et bon marché sera très bientôt derrière nous. C'est le cri d'alarme du docteur Fatih Birol, chef économiste à l'Agence internationale de l'énergie, organisme basé à Paris. Dans un entretien accordé au journaliste Steve Connor du quotidien britannique The Independent, le spécialiste chargé de mesurer les possibilités d'approvisionnement des pays de l'OCDE donne une évaluation très pessimiste des réserves de pétrole à l'échelle de la planète.

Selon lui la production mondiale devrait atteindre son niveau maximum dans une dizaine d'années, c'est-à-dire au moins dix ans plus tôt que prévu par la plupart des estimations des pays de l'OCDE. Pis, les trois quarts des sites pétroliers auraient déjà atteint cette capacité maximale et seraient sur le déclin, un déclin lui aussi plus rapide que prévu. Aggravé par un sous-investissement chronique des pays producteurs dans leurs infrastructures, la pénurie de pétrole pourrait "compromettre tout espoir de reprise après la crise économique actuelle", a déclaré le Dr Birol au journal. Il ajoute que cet "oil crunch" devrait se traduire par une augmentation durable du prix du baril car la demande continue à augmenter et devrait même dépasser l'offre disponible dès l'année 2010.

Jeremy Legget, un entrepreneur spécialiste des questions environnementales également cité par The Independent, craint quant à lui que la pénurie n'incite les compagnies pétrolières et les gouvernements à se tourner vers des alternatives polluantes, comme les sables bitumineux du Canada. Leur exploitation induit une très forte production de dioxyde de carbone et aggraverait le changement climatique. La recherche d'énergies renouvelables et propres apparaît selon lui comme une priorité, à la fois pour des raisons écologiques mais aussi pour pallier le tarissement des énergies fossiles à plus ou moins long terme.

The Independent rappelle néanmoins que les estimations sur les réserves pétrolières varient considérablement d'un expert à un autre. Contrairement aux prévisions de l'Agence internationale de l'énergie, le gouvernement britannique – ainsi que beaucoup d'autres – n'envisage pas de déclin des réserves avant 2030.

L'article de Steve Connor sur le site de The Independent

http://www.lemonde.fr/economie/article/ … _3234.html


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#231 23-09-2009 14:07:03

Dr Gonzooo
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Re: Le PETROLE

Robert Hirsch : la production pétrolière va commencer à décliner dans les 5 ans

Robert Hirsch est un éminent spécialiste des questions énergétiques qui a travaillé durant toute sa carrière dans les différents secteurs de cette industrie, d’abord en tant que serviteur de l’Etat, puis dans le privé. M. Hirsch est à l’initiative d’une célèbre étude sur le pic pétrolier publiée en 2005 par le Ministère de l’Energie des USA (DOE). Répondant ici aux questions de Steve Andrew, pour l’ASPO, il revient sur son parcours professionnel, les circonstances de la publication du rapport du DOE, et la réaction pour le moins embarrassée des autorités devant les résultats de son étude. M. Hirsch estime qu’entre 10 et 20 ans seront nécessaires pour effectuer les transformations des infrastructures, équipements, processus et modes de vie qui seront requises avec la raréfaction du pétrole. Après plusieurs années passées à étudier ce dossier, il estime aujourd’hui que nous disposons de moins de cinq ans avant que la production pétrolière mondiale ne commence à décliner, provoquant à coup sûr une récession de grande ampleur. Il est grand temps, dit-il, que les responsables politiques aient le courage de faire face aux mauvaises nouvelles en provenance du secteur énergétique et osent enfin aborder cette question de front.


Robert Hirsch s’entretient avec Steve Andrews, pour l’ASPO (Association pour l’Etude du Pic Pétrolier), 7 septembre 2009

Question : Quelles ont été vos principaux domaines d’activité au cours de votre carrière dans le secteur de l’énergie ?

Hirsch : J’ai débuté dans l’énergie nucléaire. Puis j’ai fait de la recherche sur la fusion [nucléaire], et dirigé le programme gouvernemental en la matière. J’ai passé beaucoup de temps sur les énergies renouvelables, y compris la gestion du programme fédéral des énergies renouvelables. De là, je me suis dirigé vers l’industrie pétrolière, où j’ai dirigé la recherche à long terme sur le raffinage puis les carburants synthétiques. Plus tard, j’ai dirigé la recherche et le développement sur l’exploration et la production du pétrole et du gaz. Puis ensuite, je suis passé dans le secteur de l’énergie électrique - tous les aspects de l’énergie électrique. Et puis j’ai mené des études sur l’énergie, dont plusieurs années pour la Rand, SAIC, et maintenant MISI. En dehors de cette carrière professionnelle j’ai collaboré avec les Académies Nationales [des Sciences] dans le domaine des études sur l’énergie depuis 1979 et j’ai travaillé sur pratiquement tous les aspects de l’énergie avec ces académies, que ce soit en tant que participant ou en tant que président du comité de leur conseil sur l’énergie et les systèmes environnementaux.

Question : Quand avez-vous entendu parler du problème du pic pétrolier ?

Hirsch : J’ai pris connaissance du pic pétrolier après ma sortie de l’industrie pétrolière, car on n’en parlait pratiquement pas lorsque j’y étais. Au début des années 2000, j’avais fait une étude pour le Département de l’Energie (DOE) traitant de la planification à long terme des recherches et du développement dans le secteur énergétique. Le pic pétrolier était l’un des six axes que j’avais défini. Auparavant, je n’avais jamais vraiment réfléchi sur ce sujet. C’est une sorte de bébé « goudron » ; une fois que vous mettez la main dessus, vous ne pouvez plus vous en détacher... Lorsque la production pétrolière déclinera, cela sera un enjeu déterminant pour l’humanité. Je suis donc impliqué depuis six ou sept ans dans l’analyse du pic pétrolier et des moyens de l’atténuer.

Question : Comment est née l’étude de 2005 du DOE sur le pic pétrolier ?

Hirsch : Essentiellement à mon initiative. Je travaillais avec le National Energy Technology Laboratory (NETL) du DOE à l’époque, et ils m’ont laissé beaucoup de latitude pour me pencher sur des sujets importants. J’ai senti que le pic pétrolier était extrêmement important, alors j’ai mené quelques recherches à titre personnel et j’ai ensuite proposé au NETL de réaliser une étude beaucoup plus complète, avec Roger Bezdek et Bob Wendling, qui sont des gens très capables, avec qui j’avais déjà travaillé précédemment, et qui sont très pragmatiques sur les questions de l’énergie et la réalité des problèmes. Le NETL a accepté. J’étais déjà sous contrat, et ils ont recruté Roger et Bob.

Nous étions en étroite coordination avec le NETL durant cette étude, de sorte qu’ils avaient des éléments et savaient ce qui allait en sortir. Mais quand ils ont vu le rapport final, ils ont étés choqués, bien qu’ayant su ce qui allait être publié. Il n’y a là aucun jugement négatif sur les membres du NETL. Lorsqu’on est préoccupé la plupart du temps par autre chose, les mauvaises nouvelles qui vous parviennent ne retiennent pas nécessairement votre attention immédiatement.

Une fois le rapport terminé, la direction du NETL ne savait vraiment pas quoi en faire, tant il était dérangeant et avait des implications majeures. Finalement, la directrice a décidé qu’elle allait l’endosser car elle prenait sa retraite et ne craignait plus rien, à ce qu’on m’a dit. Le rapport n’a pas fait l’objet d’une large publicité. Il a fini par être remarqué par un lycée quelque part en Californie ; ensuite le NETL l’a mis sur son site web. Le problème pour les gens du NETL - ce sont vraiment des gens biens - c’est qu’ils subissaient beaucoup de pression pour qu’ils ne soient pas porteurs de mauvaises nouvelles.

Question : pressions de qui ?

Hirsch : De personnes appartenant à la hiérarchie du DOE. Cela a été le cas sous les deux administrations, républicaine et démocrate. Il y a, je crois, de nombreuses preuves, et certains fonctionnaires du DOE sont allé jusqu’à préciser que des membres de la direction du DOE, sous les deux administrations, ont compris qu’il y avait un problème et ont bloqué les travaux sur cette question. Sous le président Bush, nous avions non seulement pu réaliser la première étude, mais également une étude de suivi traitant de la dimension économique de l’atténuation du pic pétrolier. Après cela, la visibilité, est devenue assez grande pour que l’on dise au NETL d’arrêter toute nouvelle recherche sur le pic pétrolier.

Oui, ce fut terrible. Et c’était strictement une question politique et de nominations politiques, je n’ai aucune idée du niveau dans l’administration (actuelle et précédente), où ces questions ont été et sont traitées. Des membres de l’administration Clinton ont parlé du pic pétrolier, dont le président Clinton et le Vice Président Gore, et c’est également vrai pour l’administration Bush, comme c’est le cas, d’après ce que je sais, pour l’administration Obama.

L’histoire du pic pétrolier est certainement l’histoire de mauvaises nouvelles. Il n’y a aucun moyen pour embellir la réalité, à l’exception peut-être de ce que j’ai fait parfois, c’est-à-dire de déclarer qu’en 2050, nous aurons réussi, nous aurons traversé la récession due au pic pétrolier - très probablement une très profonde récession. À un certain point, nous allons nous en sortir parce que nous sommes des êtres humains, et que nous ne nous décourageons pas. J’ai foi dans les gens en fin de compte. Mais ce sont de mauvaises nouvelles et tout responsable du gouvernement qui prendra la parole pour annoncer ces mauvaises nouvelles devra enchainer immédiatement en déclarant « voici ce que nous allons faire à ce sujet ». Mais personne ne semble prêt à cela.

Le pic pétrolier est un problème plus important que celui du système de santé, du déficit du budget fédéral, et ainsi de suite. Nous parlons de quelque chose qui, pour prendre une position médiane entre les prévisions apocalyptiques et l’optimisme inconscient de certains, sera extrêmement dommageable pour l’économie américaine et mondiale pour une très longue période. Il n’y a pas de remède miracle.

Question : Comment décririez-vous les enseignements majeurs que vous avez retiré de votre étude de 2005 ?

Hirsch : Ce que nous avons fait, consistait à étudier ce que serait un programme mondial d’urgence pour atténuer les conséquences [du pic]. Nous voulions savoir quel était le maximum de ce qui était humainement possible. C’est ce qui délimitait la recherche. Il y a de nombreuses raisons pour lesquelles, même dans les meilleures conditions, les choses ne peuvent pas et n’iront pas aussi vite que ce nous avions présupposé. Nous savions dès le départ que le système énergétique est énorme et que la quantité de produits finis dépendant du pétrole était considérable. Nous savions que cela ne pouvait pas être transformé rapidement, et que dans un certain nombre de cas, il n’y aurait rien à faire - car il n’existe aucune alternative aux combustibles liquides. Nous savions aussi que l’efficacité énergétique pourrait faire une grande différence, mais nous avons été surpris d’apprendre que l’amélioration des économies en carburants des véhicules serait beaucoup plus lente que ce que nous avions imaginé avant de faire notre analyse. Nous nous sommes aperçus qu’avec un taux de déclin de la production mondiale de pétrole qui allait atteindre plusieurs pourcents par an, cela prendrait très longtemps pour que les mesures de mitigation puissent compenser la baisse de la production mondiale de pétrole. Fondamentalement, notre résultat le plus important, c’était que le lancement d’un programme d’urgence mondial 20 ans avant que le problème n’apparaisse éviterait de graves problèmes. Si on ne commence que 10 ans avant on a beaucoup plus de difficulté, et si on attend jusqu’à la dernière minute, jusqu’à ce que le problème soit devenu évident, alors on est dans le pétrin pendant bien plus longtemps qu’une décennie. Au train où vont les choses, nous ne disposons plus des 10 ou 20 ans de ces deux scénarios.

Question : Quel ont été les réactions immédiates en dehors du gouvernement ?

Hirsch : Nous avons présenté le rapport à toutes sortes de publics, y compris des gens appartenant à la hiérarchie et aux comités de direction des académies [des sciences] nationales. Nous avons donné des conférences devant des publics profanes et avertis, et ce, depuis des années maintenant. Nous avons également publié des versions plus courtes dans divers médias. La réaction la plus fréquente que nous avons constaté était l’incrédulité : « cela ne peut pas arriver. » Mais ensuite, nombre de personnes en viennent à accepter, rapidement ou après réflexion, que ce raisonnement est correct, à la fois en termes de production mondiale de pétrole et en terme de mitigation. Il y a toujours certaines personnes qui rejettent le pic pétrolier, passant en fait à une contre-attaque, et qui argumentent contre. Je soupçonne que ce type de réactions que je viens de décrire est celui auquel se sont heurtés bien des gens qui travaillent sur le pic pétrolier.

Question : Quelle a été votre sentiment au sujet de l’atelier sur le pic pétrolier tenu par la National Academy of Sciences en octobre 2005 ? Qu’a-t-il produit, selon vous ?

Hirsch : Cela a été utile parce que nous avons rassemblé des points de vue divers, et que quelques discussions ouvertes ont eu lieu. Mais ces discussions ont pourtant été loin d’être satisfaisantes. En fait, les participants exprimaient leur position, mais il n’y avait pas de débat sur ce qui était réel ou pas, sur ce que sont les preuves, si elles sont solides. C’est la nature des ateliers de l’Académie. Ils sont mis en place, à juste titre, afin que soient présentées des positions, dans un but didactique et, éventuellement, ensuite, débouchent sur une étude plus détaillée menée par l’Académie. Les académies ne prennent pas de positions sans faire une analyse détaillée, et en soumettant ensuite cette étude à un processus de revue très attentif. Je pense que cette approche a bien fonctionné pour les académies. Mais dans ce cas particulier, avec des gouvernements désirant réduire au silence toute discussion ouverte sur le pic pétrolier, aucune suite ne fut donnée.

Question : A l’époque où vous avez publié votre rapport, il me semble que vous étiez resté volontairement neutre quant à la détermination de la date du pic pétrolier, afin que les lecteurs ne se focalisent pas sur cette question. Depuis la publication de l’étude, comment a évolué votre point de vue sur le calendrier du pic pétrolier ?

Hirsch : Tout d’abord, j’en savais assez sur la production pétrolière, ses incertitudes et ses inconnues pour comprendre qu’en abordant le sujet je ne pouvais pas émettre dès le début un jugement qui soit motivé. J’ai donc passé un certain nombre d’années à l’écoute de ce que les autres avaient à dire, à étudier leurs analyses, et à observer ce qui se passait dans le monde réel avant d’en arriver à ma propre conclusion. Ce n’était pas une question de politique. Cela tenait au fait que ce problème est extrêmement compliqué, qu’il y a beaucoup d’inconnues. En ce qui me concerne, je n’étais pas prêt à prendre position sur le calendrier sans avoir de nombreuses preuves qui étayeraient ma position. Il n’y a donc que depuis environ un an et demi ou deux ans que j’ai commencé à envisager une date probable pour la baisse de la production pétrolière mondiale, quelque part durant les cinq prochaines années.

Question : Etant donné là où nous en sommes aujourd’hui, si vous étiez nommé responsable des questions énergétiques, quelles initiatives politiques prendriez-vous ?

Hirsch : Si je participais au gouvernement à un haut niveau, je défendrais très fermement devant le président l’idée qu’il devrait prendre le leadership sur ce problème au plan national et international. Il faudrait qu’il étudie un peu, afin de saisir l’état de la question - qu’il le fasse tranquillement - et puis qu’il se lève et s’adresse au monde et à la nation : « nous avons un très grave problème et voici ce que mon gouvernement va entreprendre à ce sujet. » C’est en faveur de quoi je plaiderais car quelqu’un doit se lever et dire que le roi est nu. Cela sera très difficile parce que les gens n’aiment pas entendre de mauvaises nouvelles, et c’est une très mauvaise nouvelle. Au fur et à mesure qu’elle sera prise en compte, les marchés vont baisser et il y aura une récession en réaction immédiate, parce que les gens se rendront compte que c’est un problème tellement épouvantable que conserver une vision optimiste sur l’emploi et l’économie serait tout simplement irréaliste.

Question : Etant donné ce que sont nos dirigeants aujourd’hui, que devraient faire les « concernés du pic pétrolier » - une expression que vous avez utilisé durant l’atelier de 2005 - et qu’ils ne font pas aujourd’hui ?

Hirsch : J’aimerais le savoir. C’est un sujet qui, en toutes circonstances, est porteur de mauvaises nouvelles, mais c’est encore pire durant d’une récession. Mon approche consiste à présenter et discuter les faits et les réalités et à essayer de dissiper les confusions. Je ne pense pas qu’il soit judicieux, et ce n’est pas mon style, d’affirmer que le monde touche à sa fin, d’annoncer l’Apocalypse. C’est ma position. D’autres estiment que l’ l’Apocalypse est effectivement probable. C’est leur droit. Je crains que, quoi que nous fassions, nous ne parvenions pas à capter l’attention de l’opinion publique, jusqu’à ce que le prix du pétrole s’envole à nouveau et que les gens en souffrent. C’est ce qui s’est passé l’an dernier. Ce problème retenait de plus en plus l’attention lorsque le prix du pétrole a augmenté parce que 1) les gens en souffraient, et 2) ils savaient que quelque chose n’allait pas. L’opinion est préoccupée en ce moment par la récession, et les gens ne veulent pas recevoir de mauvaises nouvelles venant s’ajouter à celles auxquelles ils sont déjà confrontés. J’aimerais être optimiste et dire qu’il existe une sorte de baguette magique, mais si c’est le cas je ne sais pas où elle se trouve.

Question : Autre chose, pour conclure ?

Hirsch : J’ai essayé de sortir des sentiers battus pour ce qui est de faire passer le message et d’attirer l’attention de l’opinion. Je n’ai rien trouvé de plus que ce que je suis déjà en train de faire, sinon écrire un livre, ce que nous venons de commencer. Mais d’autres gens ont d’autres idées, possibilités et relations. Je leur suggérerais donc d’imaginer les démarches qui permettraient, de façon rationnelle et raisonnable, que plus de décideurs s’impliquent 1) dans la prise en compte du problème et 2) contribuent à faire qu’il soit pris en compte au plus haut niveau gouvernemental. Ainsi des mesures sérieuses pourraient commencer à être prises.

http://contreinfo.info/article.php3?id_article=2792

Dernière modification par Dr Gonzooo (23-09-2009 14:08:02)


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#232 23-09-2009 16:10:23

weas
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Re: Le PETROLE

Merci, je me disais bien qu'un baril à 70 dollars ça ne pouvait pas durer encore longtemps... attendons de voir si les médias vont monter au créneau et fabriquer accidentellement cette belle aubaine pour le monde pétrolier et la finance international.
Je n'ai pas gardé les sources c'est dommage, mais en 2009 au moins 8 à 10 ans de réserve pétrolière on été découvert si quelqu'un à croisé des sources ou en croise merci de les diffuser.

Question : Comment est née l’étude de 2005 du DOE sur le pic pétrolier ?

Hirsch : Essentiellement à mon initiative. Je travaillais avec le National Energy Technology Laboratory (NETL) du DOE à l’époque, et ils m’ont laissé beaucoup de latitude pour me pencher sur des sujets importants. J’ai senti que le pic pétrolier était extrêmement important, alors j’ai mené quelques recherches à titre personnel et j’ai ensuite proposé au NETL de réaliser une étude beaucoup plus complète, avec Roger Bezdek et Bob Wendling, qui sont des gens très capables, avec qui j’avais déjà travaillé précédemment, et qui sont très pragmatiques sur les questions de l’énergie et la réalité des problèmes. Le NETL a accepté. J’étais déjà sous contrat, et ils ont recruté Roger et Bob.

Nous étions en étroite coordination avec le NETL durant cette étude, de sorte qu’ils avaient des éléments et savaient ce qui allait en sortir. Mais quand ils ont vu le rapport final, ils ont étés choqués, bien qu’ayant su ce qui allait être publié. Il n’y a là aucun jugement négatif sur les membres du NETL. Lorsqu’on est préoccupé la plupart du temps par autre chose, les mauvaises nouvelles qui vous parviennent ne retiennent pas nécessairement votre attention immédiatement.

Une fois le rapport terminé, la direction du NETL ne savait vraiment pas quoi en faire, tant il était dérangeant et avait des implications majeures. Finalement, la directrice a décidé qu’elle allait l’endosser car elle prenait sa retraite et ne craignait plus rien, à ce qu’on m’a dit. Le rapport n’a pas fait l’objet d’une large publicité. Il a fini par être remarqué par un lycée quelque part en Californie ; ensuite le NETL l’a mis sur son site web. Le problème pour les gens du NETL - ce sont vraiment des gens biens - c’est qu’ils subissaient beaucoup de pression pour qu’ils ne soient pas porteurs de mauvaises nouvelles.

Pour info:

NETL a écrit:

The National Energy Technology Laboratory (NETL), part of DOE’s national laboratory system, is owned and operated by the U.S. Department of Energy (DOE). NETL supports DOE’s mission to advance the national, economic, and energy security of the United States.

NETL implements a broad spectrum of energy and environmental research and development (R&D) programs that will return benefits for generations to come:

    * Enabling domestic coal, natural gas, and oil to economically power our Nation’s homes, industries, businesses, and transportation …
    * While protecting our environment and enhancing our energy independence.

NETL has expertise in coal, natural gas, and oil technologies, contract and project management, analysis of energy systems, and international energy issues.

In addition to research conducted onsite, NETL’s project portfolio includes R&D conducted through partnerships, cooperative research and development agreements, financial assistance, and contractual arrangements with universities and the private sector. Together, these efforts focus a wealth of scientific and engineering talent on creating commercially viable solutions to national energy and environmental problems.

Traduction yahoo:

Le laboratoire national de technologie d'énergie (NETL), une partie du système de laboratoire national de la DAINE, est possédé et actionné par le ministère de l'énergie des États-Unis (DAINE). NETL soutient la mission de la DAINE pour avancer la sécurité énergétique nationale, économique, et des Etats-Unis.

NETL met en application un large éventail d'énergie et des programmes environnementaux de la recherche et développement (recherche et développement) qui renverra des avantages pour que les générations viennent :

    * Permettant au charbon domestique, au gas naturel, et au pétrole d'actionner économiquement les maisons, les industries, les entreprises, et le transport de notre nation…
    * Tout en protégeant notre environnement et augmentant notre indépendance énergétique.

NETL a l'expertise en charbon, gaz naturel, et technologies d'huile, gestion de contrat et de projets, analyse des systèmes énergétiques, et issues d'énergie internationales.

En plus de la recherche conduite sur place, la brochure du projet de NETL inclut la recherche et développement conduite par des associations, des accords coopératifs de recherche et développement, l'aide financière, et des arrangements contractuels avec les universités et le secteur privé. Ensemble, ces efforts concentrent une richesse de talent scientifique et de technologie sur créer les solutions commercialement viables à l'énergie nationale et aux problèmes écologiques.

Lisez aussi l'historique de la NETL: http://www.netl.doe.gov/about/history.html
Sans oubliez de jeter un œil à l'équipe de l'ASPO: http://www.aspousa.org/index.php/about/advisory-board/
Personnellement ils ont intérêt d'avancer de sacrées sources pour être crédible car leurs postes au sein de la société américaine  ne sont pas toujours occupés par des gens super honnêtes, pour ne pas dire jamais, enfin cela n'engage que moi.

Dernière modification par weas (23-09-2009 16:34:26)


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#233 23-09-2009 19:45:11

kézako
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Re: Le PETROLE

Et le gros mensonge dans l'interview de Hirsh, celui qui est écrit noir sur blanc dans le texte, personne ne l'a vu ?

Il ne se présenterait pas lui même comme un expert, on aurait pu supposer qu'il s'agisse une erreur, mais là...non !

Dernière modification par kézako (23-09-2009 19:46:05)


« La première victime d’une guerre, c’est la vérité » Déclaration du sénateur américain Hiram Johnson en 1917, lors de l’entrée en guerre des États-Unis.

Vous avez dit anti-américanisme ?

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#234 30-09-2009 00:12:26

weas
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Re: Le PETROLE

Je vous épargne les conseilles en investissement en ne vous mettant qu'un extrait d'une des dernières lettre d'information de la chronique agora:

Chine et pétrole brut : l'histoire ne fait que commencer
Chris Mayer

■ Ça ne me dérange pas de posséder du pétrole brut. Bien que nous soyons dans une profonde récession et que le marché du pétrole semble bien fourni, le plus long terme semble plutôt bon pour l'or noir. C'est simple : il devient plus difficile d'en trouver et plus cher d'en produire.

Pour illustrer cette idée, jetons un oeil à plusieurs éléments. Le gisement de pétrole Cantarell, au Mexique, a un jour été le deuxième plus grand du monde ; il rapportait des milliards au Mexique. Pendant des années, les exploitants ont dit que le gouvernement mexicain affamait cette bête. Les gisements de pétrole, comme les bisons des plaines, ont besoin de beaucoup de nourriture.

Le gouvernement mexicain, cependant, semble avoir un don pour la souffrance publique. Incapable de contrôler ses dépenses, il a continué à essayer de boucher l'énorme trou dans son budget en réduisant les dépenses pour Cantarell. Ce n'était qu'une question de temps avant que l'inévitable ne se produise. Et il s'est bel et bien produit.

Cette semaine, la nouvelle est tombée : le bon vieux puits de pétrole meurt plus vite que prévu. La production de pétrole a ralenti pour atteindre les 500 000 barils par jour, alors qu'il en sortait deux millions par jour en 2005. Le déficit public du Mexique devient de plus en plus inquiétant, puisque l'exportation de pétrole représente 40% de son budget.

Ce que cela signifie pour les Américains, c'est qu'ils vont perdre une source de pétrole proche et amicale. Ils vont devoir combler cette différence en achetant plus de pétrole au Moyen-Orient ou du Canada. Et en particulier des sables pétrolifères canadiens.

■ La Chine a fait des vagues récemment, quand PetroChina a payé 1,9 milliards de dollars pour une participation de 60% chez Athabasca Oil Sands Corp. La Chine vient de s'acheter trois milliards de barils de pétrole d'Alberta. En référence à des opérations comme celle-ci, le Globe and Mail déclare : "les compagnies chinoises se sont lancées dans une frénésie d'achat d'actifs pétroliers sur plusieurs mois, et sautent sur des propriétés de raffinerie, de pétrole et de gaz en Asie, en Russie, en Amérique du Sud et en Afrique".

Nous savons depuis longtemps que la Chine convoite les sables pétrolifères du Canada. La transaction n'est donc pas une surprise, mais elle montre que les sables pétrolifères sont de retour. Le prix payé par la Chine pour les actifs des sables pétrolifères représente 60 cents par baril. C'est un prix qui nous ramène au niveau de certaines transactions de 2007 et 2008.

L'investissement de la Chine dans les sables pétrolifères arrive après qu'Impérial Oil a décidé de commencer la construction de la mine de sables pétrolifères Kearl, à huit milliards de dollars. C'était en mai dernier, et il s'agissait du premier grand projet de sables pétrolifères après la chute de l'année dernière.

Pour l'investisseur, ces épisodes soulignent les problèmes de ravitaillement dans le marché du pétrole. L'histoire de Cantarell est, en résumé, l'histoire de nombreux grands gisements de pétrole. Ils vieillissent et crachotent. L'investissement de la Chine dans les sables pétrolifères ne fait que renforcer cette idée. On ne paie pas des projets de sables pétrolifères quand on peut trouver de meilleures sources de pétrole. Les sables pétrolifères sont des investissements à très long terme, et ils sont chers à produire.

■ Nous sommes donc là, dans ce qui est censé être la plus grande récession depuis les années 1930, et le pétrole tourne autour des 70 $ le baril. La demande n'est-elle pas censée chuter ?

Et bien, c'est fait. La demande en pétrole a chuté de deux millions de barils par jour, et le plus gros de cette chute vient des pays développés, en particulier des Etats-Unis.

La nouvelle demande, quant à elle, vient des pays en voie de développement. Et c'est une demande qui ne fait que commencer.

Le dollar a lui aussi à voir avec le prix du pétrole. Quand le dollar est faible, le prix du pétrole augmente. Le pétrole est donc une bonne couverture contre l'inflation.

http://www.la-chronique-agora.com

Dernière modification par weas (30-09-2009 00:13:15)


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#235 04-11-2009 13:55:54

lolozeunic
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Re: Le PETROLE

Pétrole : la production sera insuffisante à court terme, estime un expert saoudien
1er octobre 2009« Nous allons en fait assister à une insuffisance de la production dans les deux ou trois années à venir. Nous nous laissons bercer à l’heure actuelle par un excès de capacité qui a plus à voir avec une faiblesse de la demande qu’avec la production. Nous avons donc un problème à court terme. A plus long terme c’est encore pire. » Sadad Al Husseini, ancien cadre de la compagnie saoudienne Aramco, répond aux questions de Dave Bowden et Steve Andrew, pour ASPO USA.


Sadad Al Husseini » s’entretient avec Dave Bowden et Steve Andrews pour ASPO USA, 28 septembre 2009

Sadad : Je suis géologue de formation et ingénieur en champs pétroliers - ingénieur de production - de part mon expérience. J’ai débuté chez Aramco en 1970 et je suis en retraite depuis 2004. J’ai passé beaucoup de temps sur des activités d’exploration et de production mais aussi en gestion de projets. J’ai continué ensuite en tant que consultant.

Question : Prenons pour hypothèse que le déclin de la demande se stabilise et qu’une modeste croissance se manifeste d’ici environ un an. Y a t-il de nouveaux projets pétroliers en cours pour répondre à une augmentation de la demande dans les années à venir ?

Sadad : J’ai suivi de nombreux projets, à l’échelle mondiale, depuis longtemps à la fois au Moyen-Orient et dans le reste du monde -Russie, Brésil, côte ouest de l’Afrique... Beaucoup d’informations sur ces projets sont dans le domaine public, il n’y a donc pas de mystères. L’Agence Internationale de l’énergie (IEA) à récemment publié ces mêmes chiffres. La conclusion, c’est qu’il n’y a pas assez de projets. Il n’y a pas de nouvelles capacités de production à venir, disons dans les cinq à six ans qui viennent, pour compenser le déclin de la production mondiale. Et cela suppose une baisse très modérée - 6% à 6.5% pour les producteurs hors OPEC, et peut-être 3.5% à 4% pour l’OPEC.

Même avec ces taux de déclins modestes, nous allons en fait assister à une insuffisance de la production dans les deux ou trois années à venir. Nous nous laissons à l’heure actuelle bercer par un excès de capacité qui a plus à voir avec une faiblesse de la demande qu’avec la production. Nous avons donc un problème à court terme. A plus long terme c’est encore pire car le temps nécessaire pour découvrir, développer, et mettre en production une exploitation pétrolière est de 10 ans. Les efforts à long terme sont également insuffisants. C’est à la fois un problème de court terme et de long terme.

Question : Pour l’Arabie-Saoudite, la production qui est à l’heure actuelle de 12,5 millions de barils par jour est-elle durable et y a t-il des projets pour accroitre cette capacité ?

Sadad : L’Arabie Saoudite est très crédible et très professionnelle concernant la publication de ses capacités et le respect de ses objectifs de productions. Quand le royaume a annoncé l’objectif d’une capacité de production de 12,5 millions de barils par jour, il a réellement engagé des fonds pour financer cette capacité et nous constatons aujourd’hui qu’il met en service : 250 000 barils/jour supplémentaires à Shaybah, 1,2 millions à Khurais, 500 000 à Khursaniyah et 900 000 à venir dans environ deux années à Manifa.Ces projets et ces capacités sont donc bien réels. Je ne pense pas que cela sera un problème pour l’Arabie Saoudite de délivrer la production qu’elle annonce. La question est : qu’en est-il du reste du monde ? Sera t-il capable de faire la différence ?

Si l’on considère les 85 à 90 millions de barils produits par jour, l’Arabie Saoudite en délivre 12,5 millions, qui pourra produire la différence et quel effort sera nécessaire pour y parvenir ? Et avec une production déclinant de 7% à 8% [par an], c’est 4 ou 5 millions de barils par jours de capacités nouvelles qui devraient provenir de nouveaux projets. C’est donc là le défi. Je ne pense pas que le problème soit l’Arabie-Saoudite. Je pense que le problème vient du reste du monde.

Question : Pourquoi pensez-vous qu’il y ait une telle dénégation sur le fait que la production de pétrole approche ou ait déjà atteint un plateau ?

Sadad : Il y a une résistance à accepter cette notion de plateau de l’offre mondiale de pétrole, qui est largement basée sur un manque d’information ou un manque de curiosité. En fait, si on se penche sur les informations publiées - par exemple le rapport annuel de la British Petroleum- elles indiquent très clairement que depuis 2003 la production a à peine augmenté. Donc l’information est disponible. Si vous regardez les publicités que Chevron utilise depuis quelques années, ils disent clairement que nous avons utilisé la moitié des réserves mondiales. L’information est là. Les faits sont là. Les prix du pétrole n’ont pas bondi autant en trois ou quatre années pour une autre raison qu’un manque de production. Certes, on a pu constater une volatilité, récemment en 2008, mais la tendance à l’augmentation est réapparue depuis 2002-2003. Donc ça se sont des réalités et ces résistances montrent que d’une certaine manière le marché ne sais pas prendre en compte ces réalités, que quelque part les gens ne peuvent pas faire face à ces réalités.

D’un autre coté, si on n’aborde pas ces problèmes, on n’améliorera pas la situation. La situation ne va pas aller en s’arrangeant. Elle va empirer car il y a une augmentation de la population partout dans le monde, et les standards de vie s’améliorent dans le monde entier, il existe dans le monde entier des aspirations pour une meilleure qualité de vie, et les gens veulent de l’énergie. Il est donc important de parler des faits et de venir avec des solutions plutôt que de faire comme si ces problèmes n’existaient pas et attendre que des solutions surgissent de nulle part. C’est le rôle des gouvernements de mettre en évidence ces problèmes et de trouver des solutions, ou au moins d’y réfléchir de d’essayer de les solutionner. Je pense donc que cette résistance est probablement peu avisée.

Question : Selon vous, quelle place occuperont les hydrocarbures non conventionnels dans le futur ?

Sadad : Je pense qu’il est très important de comprendre la différence entre les projets pétroliers classiques et les projets sur les gisements non conventionnels, comme par exemple les bruts extra-lourds. L’AIE a publié en 2008 un rapport sur les perspectives à long terme. Ils ont recensé toutes sortes de projets. Si l’on observe comme je l’ai fait les projets pétroliers classiques, et que l’on comptabilise la capacité cumulée par rapport au coût cumulé, on arrive à 30 000 à 32 000 dollars par baril de capacité de production quotidienne de pétrole conventionnel [1]. Voilà pour les projets des années 2008 à 2015.

En observant les pétroles non-conventionnels, comme l’extra-lourd du Canada, dans lesquels j’ai inclus deux projets qatari de conversion de gaz en carburant liquide, le coût par baril de capacité de production est de 92 000 dollars. C’est trois fois le coût du pétrole conventionnel.

Cela signifie que si vous voulez 100 000 barils de pétrole non conventionnel (Brut synthétique), vous devez investir 9 milliards de dollars. Et ce ne sont là que les coûts à l’heure actuelle. Pour le pétrole classique, quand on parvient à en trouver, c’est 3 milliards de dollars pour 100 000 barils/jour. Mais même le pétrole classique est devenu très coûteux. Si vous regardez les champs de Tengiz et de Kashagans, on y a investi de 40 à 50 milliards de dollars pour obtenir 500 000 à 600 000 barils de pétrole/jour. Tout devient donc beaucoup plus cher et plus lent à développer.

Je pense que nous utiliserons effectivement du pétrole synthétique. Durant la seconde guerre mondiale, les Allemands utilisaient des carburants obtenus à partir du charbon, mais c’était une solution très coûteuse. Nous ne pouvons pas remplacer les 80 millions de barils consommés chaque jour par des carburants produits à partir du charbon. Ce seront des compléments importants, mais pas des remplacements.

Question : Est-ce que les coûts énergétiques nets associés aux ressources pétrolières non conventionnelles seront un frein important pour leur développement ?

Sadad : Il ne fait aucun doute que l’énergie requise pour l’extraction des bruts extra-lourds, que ce soit sous la forme de combustibles comme le gaz naturel, pour chauffer les bitumes les liquéfier, ou en termes de processus d’exploitation minière en surface - où deux tonnes de sable sont extraites par baril de pétrole - puis dans le craquage et le raffinage, afin de les convertir en bruts synthétiques, ces coûts sont très élevés.

C’est la même chose pour la filière des carburants obtenus depuis le gaz ; fondamentalement on consomme un tiers du gaz pour livrer les deux autres tiers sous forme liquide. Donc, ceux-ci ont des rendements décroissants. Certes, on sera en mesure de produire. Je pense que tout le monde prévoit que 4 à 5 millions de barils par jour seront obtenus à partir de bruts non conventionnels, et cela atteindra peut-être 8 ou même 10 millions de barils d’ici 2030. Mais 8 millions de barils par jour ne représentent que 10 pour cent de la consommation totale. Ce n’est pas une solution.

Question : Il y a eu récemment de nombreuses annonces de découvertes de nouveaux champs de pétrole. Comment voyez-vous cela ? Quand et comment seront-ils capables de contribuer à l’approvisionnement mondial ?

Sadad : Il y a eu un nombre régulier de découvertes dans les derniers, disons cinq à dix ans, en termes de champs importants, et même de gisements géants, par exemple dans les grandes profondeurs du Golfe du Mexique. Mais ce sont des gisements très coûteux. Lorsque l’on fore un puits qui coûte entre 80 et 90 millions de dollars, ce puits ne vous dit pas ce que sont les réserves, et l’on doit forer quatre ou cinq puits supplémentaires pour les déterminer. Ensuite il faut trouver comment parvenir à fragmenter ce qui est fondamentalement de la roche à cette profondeur. Cela devient des champs dont le développement est très coûteux.

Les champs d’Afrique de l’Ouest, par exemple en Angola, sont un formidable succès en termes d’exploration, mais on se déplace désormais vers le plateau continental profond, et on est à court de zone de concessions, de superficies exploitables. Au Brésil, le gisement Tupi est une découverte fantastique. Géophysiquement parlant, les données sismiques ont été superbes, la précision de sa délimitation est merveilleuse. Ce sont des formations qui devraient avoir beaucoup de perméabilité.

D’autre part, [avec certaines de ces nouvelles découvertes] se pose le problème des bruts paraffinés, du gaz très acide qui doit être séparé de la production et réinjecté dans le réservoir. Vous avez des zones de sel qui sont très plastiques et pourraient être un problème en termes de maintien d’intégrité des puits. Il y a donc de nombreux défis pour ces champs, qui exigeront des innovations technologiques. Oui, il y a eu des découvertes, elles sont importantes, mais leur développement sera lent.

Si Tupi, qui a été découvert il y a quelques années, n’est pas en production avant 2017 ou 2018, cela représente beaucoup de temps à attendre. Quelle est la cible [de la production de ces nouveaux gisements] ? Un million de barils par jour. Les baisses de production auront dépassé ce niveau bien avant, et certainement au Brésil lui-même. Nous restons donc fondamentalement dans la même situation.

http://contreinfo.info/article.php3?id_article=2822


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#236 04-11-2009 13:57:39

lolozeunic
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Re: Le PETROLE

http://contreinfo.info/breve.php3?id_breve=7854


La Chine cesse de publier les statistiques sur ses stocks de pétrole (FT Alphaville)
mercredi 4 novembre

    ...

BEIJING, Nov 3 (Reuters) - China OGP, an oil industry newsletter issued by Xinhua news agency, will no longer publish data on China’s stockpiles of crude oil, gasoline and diesel, it said on Tuesday.

The move removes the only public source of information on Chinese crude and fuel stockpiles, key information for oil traders trying to assess the real level of demand in China, the world’s second-biggest oil consumer.

“China OGP will halt the release of China’s crude oil, gasoline and diesel stockpiles held by CNPC and Sinopec Group because these figures are no longer available,” a brief note at the start of the biweekly newsletter said.

It did not explain further or say if it had been ordered to withhold the information or whether the publication of the data might resume in future.

...


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#237 04-11-2009 16:22:46

weas
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Messages: 1361

Re: Le PETROLE

« Nous allons en fait assister à une insuffisance de la production dans les deux ou trois années à venir. Nous nous laissons bercer à l’heure actuelle par un excès de capacité qui a plus à voir avec une faiblesse de la demande qu’avec la production. Nous avons donc un problème à court terme. A plus long terme c’est encore pire. »

Oui le problème on le sait tous, un baril à 70 dollars c'est; "pas assez cher mon fils..."


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Ça sent la carotte !!

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#238 04-11-2009 18:31:29

kézako
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Messages: 6573

Re: Le PETROLE

Les prix du pétrole n’ont pas bondi autant en trois ou quatre années pour une autre raison qu’un manque de production. Certes, on a pu constater une volatilité, récemment en 2008, mais la tendance à l’augmentation est réapparue depuis 2002-2003. Donc ça se sont des réalités et ces résistances montrent que d’une certaine manière le marché ne sais pas prendre en compte ces réalités, que quelque part les gens ne peuvent pas faire face à ces réalités.

"Certes, on a pu constater une volatilité,récemment en 2008,(...)"
Ha oui, vraiment ? Ha tiens ? Ha bon... Nous aussi nous avons constaté une "volatilité" en 2008^^ et puis...pardon, et "mais la tendance à l’augmentation est réapparue depuis 2002-2003"

Bien sûr 2002-2003 !... Mais dites-moi, mais dites moi, monsieur le expert géostatistiquo, si vous n'avez pas constaté de volatilité en 2002-2003, n'avez-vous donc rien rémarqué d'autre ? Remarqué quelque chose de véritablement remarquable, je m'entends ? Quelque chose de véritablement très remarquable du type; Préparation d'une guerre (illégale); Blocus, menaces et chantage de guerre envers un Etat, et puis,Guerre ? Encore un indice; Une guerre qui n'est pas encore finie puisqu'elle a été de plus conçue pour ne pas finir ?

Alors comme ça, on n'a pas les yeux en face des trous ?

Je pense qu'il faut lui laisser du temps à la réflexion...Une réflexion qui durera, durera, durera,... ( c'est l'écho qui remonte le long des tubings "vides"^^)


En observant les pétroles non-conventionnels, comme l’extra-lourd du Canada, dans lesquels j’ai inclus deux projets qatari de conversion de gaz en carburant liquide, le coût par baril de capacité de production est de 92 000 dollars. C’est trois fois le coût du pétrole conventionnel.

( Convertissons donc en Dollars-conventionnels, ça fait...ha oui, 3 fois rien ? )


C’est la même chose pour la filière des carburants obtenus depuis le gaz ; fondamentalement on consomme un tiers du gaz pour livrer les deux autres tiers sous forme liquide. Donc, ceux-ci ont des rendements décroissants. Certes, on sera en mesure de produire. Je pense que tout le monde prévoit que 4 à 5 millions de barils par jour seront obtenus à partir de bruts non conventionnels, et cela atteindra peut-être 8 ou même 10 millions de barils d’ici 2030. Mais 8 millions de barils par jour ne représentent que 10 pour cent de la consommation totale. Ce n’est pas une solution.

Si c'est vous qui le dites "mosieur l'expert indépendant"...

Au Brésil, le gisement Tupi est une découverte fantastique. Géophysiquement parlant, les données sismiques ont été superbes, la précision de sa délimitation est merveilleuse. Ce sont des formations qui devraient avoir beaucoup de perméabilité.

Soit, vous allez encore penser que c'est parce que j'ai un mauvais esprit et vous avez sans doute raison lorsque moi même je lis "Au Brésil, le gisement Tupi est une découverte fantastique. Géophysiquement parlant, les données sismiques ont été superbes, la précision de sa délimitation est merveilleuse. Ce sont des [IN]formations qui devraient avoir beaucoup de perméabilité." ? cool

A propos de perméabilité je remarque encore ceci dans le texte:

Donc ça se sont des réalités et ces résistances montrent que d’une certaine manière le marché ne sais pas prendre en compte ces réalités, que quelque part les gens ne peuvent pas faire face à ces réalités.

Ha bon ? Et depuis quand ce que peuvent ou non penser "les gens" influence t-il d'une quelconque manière cette "réalité" là précisément ? Via le Marché ? Ce n'est qu'une machine à faire et/ou perdre du fric, justement et certainement pas un outil servant à jauger LA réalité. Par le biais des urnes ? Je n'ai pas souvenir d'aucun candidat, en France par exemple, qui aura fait sa campagne en promettant "l'essence pas cher". Certes les spectacles hautement folkloriques auxquelles nos hommes et femmes politiques nous ont maintenant habitués sont  souvent très drôles au point que si ils et elles revetaient une tenue de clouwn cela passerait presque inaperçut, sous les plus grands chapitaux des plus grands meetings du Monde... Mais même avec un nez rouge ils et elles n'auront jamais fait une telle "proposition".

"Les gens" se sont aussi les Afghans et même après plus de 30 années de guerre que leur a t-on jamais proposé,  hormis bien sûr, à leurs dirigeants en 2001 la fumeuse phrase d'un "gouvernement" ivre de pouvoirs; " Livrez nous Ben Laden ou c'est la guerre" ? Comme si ils y pouvaient quelque chose "les gens"...

Ce sont encore les irakiens, "les gens", celles et ceux que l'"on" aura, après plus de dix ans d'un embargo menant à la ruine et la famine,  décidé ensuite d'achever sous un feu infernale en 2003  ( 1, 300 000 Morts, plus de 4 Millions de déplacés,... ) au "motif" que "l'Irak possédait des Armes de Destructions Massives". Encore une fois, qu'est-ce qu'ils auraient bien pu y faire "les gens" ? En Occident "des gens" ont manifesté en masse. Mais les Irakiens ont tout de même subit cette infamie et encore aujourd'hui, alors que les réserves en Pétrole de ce pays ravagé ont été  récemment révisées à la hausse au point quelles sont depuis considérées comme supérieures aux réserves de l'l’Arabie-Saoudite, l'expert (fouettard) n'en tient pas compte, Il n'en parle pas. En comparaison du crime, entre tuer "les gens" puis soumettre les survivants, nier leur propriété pourra alors sembler beaucoup moins grave ?

Je ne crois pas du tout que ce soit l'opinion "des gens" en général. La preuve est que l'"on" est obligé d'user de stratagèmes, les plus tordus, afin de les leurrer.

Dernière modification par kézako (04-11-2009 18:37:23)


« La première victime d’une guerre, c’est la vérité » Déclaration du sénateur américain Hiram Johnson en 1917, lors de l’entrée en guerre des États-Unis.

Vous avez dit anti-américanisme ?

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#239 07-11-2009 12:23:19

weas
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Re: Le PETROLE

80 millions de barils de brut sous New York ! L'Eldorado énergétique américain à portée de main


par Sylvain Mathon
Mardi 03 novembre 2009

Dans cette conjoncture morose, il y a aux Etats-Unis encore un secteur qui fait figure d'ultime Eldorado énergétique...

Imaginez un peu : il y aurait l'équivalent de 80 millions de barils de brut sous New York !

Pour le récupérer, il faut casser la roche, encore et encore...
Le gaz naturel conventionnel, quand il n'est pas issu de l'extraction du pétrole, provient de gisements piégés dans de vastes anfractuosités d'une couche rocheuse (le réservoir), où il est en général mélangé à de l'eau ou de l'huile. Une fois que vous avez trouvé un gisement, il n'y a plus qu'à percer un trou et à extraire.

En revanche, le gaz de schiste (shales) lui, est réparti en minuscules quantités, sur de vastes et denses massifs rocheux, piégé dans des fissures millimétriques, ou bien imprégnant un composé intermédiaire entre la matière organique et le minéral, le kérogène. Bref, il y en a beaucoup, mais dans des concentrations très faibles. Pour le récupérer, il faut casser la roche, encore et encore...

On connaît depuis longtemps l'existence de ces incroyables gisements, mais...
Mais leur exploitation semblait jusqu'ici difficile et non-rentable.

Et puis, dans les années 90, la diminution des réserves classiques a renouvelé l'intérêt pour ces ressources. Tout a commencé quand Mitchell Energy -- rachetée depuis par Devon Energy -- a commencé l'exploitation du Barnett Shale, au Texas.

Jusqu'à ce que le progrès technologique s'en mêle
Il existe deux techniques de pointe : le forage horizontal, qui consiste à creuser un trou en L, afin de se "promener" sur toute l'étendue du gisement. Et les procédés de fracturation (nitroglycérine, gaz à haute pression, azote liquide), qui facilitent la circulation du gaz en brisant la roche.

C'est dans les années 2000 que les extracteurs ont découvert que leur combinaison, qui, appliquée aux shales, se révèle très efficace. Aujourd'hui, les taux de récupération restent encore faibles (20% contre 75% pour le gaz conventionnel), mais suffisants pour l'exploitation commerciale.

Des réserves de gaz qui deviennent soudainement accessibles
Dopés par le souci de l'indépendance énergétique sous le gouvernement Bush, les shales sont en plein boom.

A l'exception du charbon, industrie très polluante, c'est la seule ressource énergétique encore abondante en Amérique du Nord. L'agence américaine à l'énergie, estime déjà les réserves prouvées de gaz schisteux récupérable aux Etats-Unis à 267 TCF (trillions of cubic feet, 1 TCF équivalant à 28,3km3), soit davantage que les réserves prouvées de gaz conventionnel.

Ce gaz du "troisième type" pourrait atteindre 18% de la production nationale...
Selon un scénario "raisonnable", publié dans son rapport 2009, l'extraction de shale gas devrait quadrupler d'ici 2030, pour atteindre 18% de la production nationale...

Mais la vérité, c'est qu'on ne sait pas trop où cela s'arrêtera !

"Selon un rapport commandité par l'industrie, signale le Wall Street Journal, les Etats-Unis disposeraient de plus de 2 200 TCF de gaz directement accessible, de quoi satisfaire 100 années de consommation au rythme actuel." !

- Le Marcellus Shale, qui inquiète les New-Yorkais, contiendrait à lui seul 500 TCF de gaz − l'équivalent de 80 millions de barils de pétrole −, même si tout n'est pas récupérable.

- Pour le Haynesville Shale, en Louisiane, il s'agirait de 200 TCF. Les gisements de Haynesville et de Barnett sont les deux fers de lance de Chesapeake Energy, que nous avons en portefeuille et que je vous ai présentés dans les numéros 29 et 8 de Matières à Profits.

A n'en pas douter, les gaz schisteux sont le "sujet chaud" du moment
Le domaine a vu émerger une génération de juniors prometteuses − Antero, Dominion, Talisman −, aux côtés de leaders indépendants des shales tels que Pioneer Energy, Devon Energy, Chesapeake ou encore, les Texans de Range Resources corp. dont le cours a quasiment doublé depuis le début de l'année. Sans parler des géants du secteur, comme Exxon, BP ou Texaco, qui suivent le dossier de près.

...Et les cours s'en ressentent
Dès lors, faut-il s'étonner de cette décorrélation appuyée entre le cours du natty et celui du pétrole ?

http://www.edito-matieres-premieres.fr/ … nergy.html


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#240 07-11-2009 17:27:46

Pole
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Messages: 4084

Re: Le PETROLE

weas a écrit:

80 millions de barils de brut sous New York ! L'Eldorado énergétique américain à portée de main

Soit 1 jour de production mondiale hmm (et 8 milliards de dollars - le coût de production)


Les propos tenus sur ce forum n'engagent que leurs auteurs n’impliquent en aucun cas leur approbation par l’ensemble du mouvement.
Les tours jumelles ne sont pas tombées en chute libre. Le WTC 7 oui, sur un peu plus de 30 m.

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