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#1 03-12-2006 11:33:01

Thibaut
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al-Qaida, GIA, et intérêts d'Etats...bien avant le 911!

(note, en relation, lire aussi sur ce forum: http://reopen911.online.fr/forums/viewt … 899#p26899)

Tiré du livre de Mosaddeq, "la guerre contre la vérité", ce texte éclaire avec une minutie clinique les rapports troubles -on peut même dire l'instrumentalisation directe- des services de renseignements avec le terrorisme. C'est long, passionnant, épouvantable, et je ne peux encore qu'insister sur la qualité du livre de mosaddeq, qui ne baisse pas d'un cran sur ses 460 pages... S'il y a un livre a acquérir, c'est bien celui là.. (voir article sur le livre de mosaddeq dans la rubrique "édition")
Il se peut qu'il y ait quelques coquilles: faites-le moi savoir afin que je les corrige.

Le terrorisme d'État algérien et le Groupe islamique armé.

En décembre 1991, le Front islamique du salut (FIS) remportait une victoire éclatante à l'issue des élections nationales démocratiques en Algérie. Mais avant que les députés ne puissent siéger en janvier 1992, l'armée algérienne renversa la démocratie par la violence. Les élections furent annulées, l'armée rassembla par dizaine de milliers les Algériens qui avaient voté pour le FIS dans des camps de concentration en plein Sahara. Comme le relève Lahouri Addi, "la légalisation du multipartisme" - en 1989 - "fut surtout utile pour les islamistes organisés en Front islamique du salut (FIS) qui remportèrent les élections locales en juin 1990 et le premier tour des législatives en décembre 1991. L'armée suspendit le processus électoral et, en janvier 1992, elle annula les résultats du premier tour de scrutin. Elle força ensuite le président Chadli Bendjedid à démissionner. Depuis, l'Algérie est plongée dans des combats meurtriers qui ont déjà fait plus de 60.000 morts."22

Ce fut un jour sombre pour la démocratie. Selon Ben Lombardi, de la Ottawa, au Canada: "En 1991, l'Occident a soutenu le coup militaire algérien afin d'empêcher les intégristes islamiques d'accéder au pouvoir par les urnes."23
Comme le relève John Entelis, professeur en sciences politiques et directeur du Middle East Program de l'université de Fordham à New York:

C'est la première fois dans le monde arabe qu'un peuple exprimait ses aspirations démocratiques avec une telle authenticité... Néanmoins, lorsqu'en janvier 1992 l'armée renversa toute l'expérience démocratique, les États-Unis en acceptèrent les conséquences... En résumé, un gouvernement islamique démocratiquement élu mais hostile aux aspirations américaines à une hégémonie dans la région... était considéré comme inacceptable à Washington.

En revanche, la nouvelle junte se montra "disposée à coopérer avec les ambitions américaines dans la région," notamment par "une collaboration avec Israël en Afrique du Nord.
Peu après le coup d'État, des centaines de civils firent l'objet de mystérieux massacres perpétrés par un groupe terroriste inconnu et militaire, et identifié comme une antenne radicale du FIS. Selon le nouveau régime, cette bande terroriste qui se faisait appeler le Groupe islamique armé (GIA) était composé d'anciens membres aigris du FIS qui exerçaient des représailles à l'encontre de la junte en assassinant des civils. Toutefois, comme le relève l'Encyclopedia of the Orient, le "GIA ne collabore pas avec le FIS, et un conflit idéologique et politique majeur oppose le GIA à la faction militante du FIS, l'AIS.
" En outre, "le coeur [du GIA] est constitué par les milliers d" Afghans', ces hommes qui ont reçu leur formation militaire en Afghanistan."25

Le GIA doit sa création à al-Qaida. Le groupe fut initialement "fondé en 1989 dans la maison des Mouhadjirun à Peshawar." C'est à partir de ce point frontière entre le Pakistan et l'Afghanistan que "le premier noyau dur d''Algériens afghans' lança sa campagne terroriste contre l'Algérie." Les vétérans d'al-Qaida de la guerre afghane contre les Soviétiques, "entraînés dans les milices afghanes, rentrèrent en Algérie grâce à des réseaux internationaux, en transitant par la Bosnie, l'Albanie, l'Italie, la France, le Maroc ou le Soudan."26
D'après Janes Defense Weekly, à la fin des années 80, entre 400 et 1000 Algériens, formés en Afghanistan comme moudjahidin de ben Laden, rejoignirent divers groupes annés en Algérie.  En janvier 1993, la plupart de ces groupes s'unirent sous la bannière du GlA 27.
Le GIA noua des liens étroits avec al-Qaida "au début des années 90," selon le bureau du procureur général d'Australie, "au moment où Abou Qatada, basé au Royaume-Uni, fut nommé par ben Laden conseiller spirituel des groupes Algériens, notamment du GIA." 28

L'ancien combattant afghan Kamareddine Kherbane était proche de la direction du GIA et de celle d'al-Qaida. Le GIA et son sous-groupe, le Groupe salafiste pour la prédication et le combat (GSPC), "nouèrent très tôt des liens avec al-Qaida." Entre 1977 et 1997, al-Qaida réussit à "infiltrer largement les groupes algériens."29 À ce jour, presque 150 000 civils sont morts lors des massacres du GIA en Algérie.30 Le GIA est également impliqué dans des atrocités terroristes hors d'Algérie et a été "lié aux attentats terroristes en Europe. "31 D'après Stephen Cook, expert sur ]'AJgérie au Brookings Institute, "on trouve des cellules [terroristes] algériennes dans toute l'Europe, ainsi qu'au Canada et aux États-Unis."32

En novembre 1997, le secrétaire général d'Amnesty International, Pierre Sané, faisait observer que pendant cette seule année "les Algériens ont été victimes par milliers de massacres d'une indicible brutalité... décapités, mutilés et brûlés vifs dans leurs maisons," alors que la torture, les "disparitions" et les exécutions extrajudiciaires en viennent à "faire partie de la réalité quotidienne de la vie en Algérie." Fait important, il relève également que "de nombreux massacres ont eu lieu à portée de voix des baraquements militaires; malgré cela, les appels à l'aide sont restés sans réponse et les tueurs ont pu quitter les lieux sans une egratignure." Singulièrement, la plus grande partie des massacres s'étaient "déroulés dans des régions proches d'Alger, la capitale, dans la zone la plus militarisée du pays." Les massacres avaient eu lieu "à proximité des casernes de l'armée et des postes des forces de sécurité. Et pourtant l'armée n'est intervenue ni pour mettre un terme aux massacres, ni pour arrêter les tueurs, qui ont chaque fois pu partir sans être dérangés," Pour donner une idée de l'étendue et de la brutalité des massacres, Sané cite plusieurs exemples de l'année 1997 : "la nuit du 11 juillet, à BouIsmail, à l'est d'Alger, une famille de 12 personnes a été massacrée" ; "la nuit du 28 août à Raïs, au Sud D'Alger, jusqu'à 300 personnes ont été tuées, parmi lesquelles de nombreuses femmes, des enfants et même des bébés, et plus de 100 personnes ont été blessées" ; "la nuit du 5 septembre à Sidi Youssef, dans la banlieue d'Alger, plus de 60 personnes ont été massacrées" ; "la nuit du 22 septembre à Bentalha, au sud d'Alger, plus de 200 personnes - hommes, femmes et enfants - ont été massacrées" ; "ces dernières semaines, des centaines d'autres ont trouvé la mort dans une série de massacres, chaque fois d'une douzaine de personnes ou pIus."33

Toutes les preuves crédibles qui font surface au fil des années concluent inéluctablement que le GIA est en réalité la créature des services secrets algériens. Le Dr Hamou Amirouche, ancien membre de l'Institut National d'Etudes de Stratégie Globale (Alger) soulignait début 1998 que:

... le régime militaire se perpétue en fabriquant et en nourrissant un monstre mystérieux qu'il faut combattre, mais il fait la démonstration quotidienne de son incapacité à s'acquitter de son devoir le plus élémentaire: assurer la sécurité de la population. En octobre 1997, des rapports troublants suggéraient qu'une faction de l'armée, surnommée "mafia foncière", pourrait en réalité être responsable d'une partie des massacres de l'été dernier qui.., se sont poursuivis malgré l'appel à la trêve lancé par l'Année islamique du salut, le bras armé du FIS, en vigueur depuis le 1er octobre 1997. 34

Le magazine français Paris Match relate que cette "mafia foncière", composée d'éléments du régime militaire algérien, nettoie les meilleures terres des paysans qui les occupent, en prévision de la privatisation des terres de 1998.35

Un certain nombre de rapports mettent en doute la conduite des autorités algériennes face aux massacres. Robert Fisk renvoie a "des témoignages selon lesquels les villageois victimes des massacres étaient eux-mêmes des islamistes, et un nombre croissant de preuves que les forces de sécurité algériennes étaient - au mieux - demeurées incapables  de venir à leur secours. Ceci a "jeté un grave doute sur le rôle joué par le gouvernement dans la sale guerre algérienne."36 Dans la même veine, le Sunday Times relève que le génocide de plus de 1 000 villageois dans les trois premières semaines de 1998 s'est déroulé "à 500 mètres d'une base militaire qui n'a pas déployé un seul soldat, malgré des tirs et des hurlements qui devaient être clairement audibles. Les villageois ont déclaré que certains attaquants portaient des uniformes de l'armée."37 D'autres questions ont été soulevées suite au témoignage d'un conscrit de l'année algérienne âgé de 23 ans qui a déclaré "avoir vu des officiers torturer des prisonniers 'islamistes' suspects en leur perçant les jambes et, dans un cas, l'estomac - à la perceuse élcctrique dans un donjon appelé .. la 'chambre de la mort'." Fait plus pertinent, "il a déclaré avoir trouvé une fausse barbe parmi Ies vêtements des soldats de retour d'un raid dans un village où l'on devait par la suite trouver 28 civils décapités; le soldat soupçonne ses camarades de s'être déguisés en rebelles musulmans pour commettre ces atrocités.38

Ces doutes finirent par se voir confirmés par les nombreuses confessions critiques d'Algériens qui avaient abandonné leur position au sein des agences de renseignement militaire du régime.
Dans un rapport détaillé, les journalistes britanniques John Sweeney et Leonard Doyle ont interviewé"'Youssouf Joseph', un agent secret qui a fait carrière au sein de la sécurité militaire algérienne avant sa défection en Grande-Bretagne." La police secrète algérienne, concluent-ils. "est accusée de crimes contre l'humanité par un de ses propres membres."
"Joseph," qui a travaillé comme agent secret algérien pendant 14 ans, a déclaré à Sweeney et Doyle que "les bombes qui ont choqué Paris en 1995, et dont la responsabilité a été rejetée sur des fanatiques musulmans, étaient l'oeuvre des services secrets algériens. Elles faisaient partie d'une guerre de propagande visant à galvaniser l'opinion publique française contre les
islamistes
."
Les massacres algériens dont on accuse le GIA sont en réalité "l'oeuvre de la police secrète et des escadrons de la mort militaires... Ce ne sont pas des extrémistes islamistes, mais bien la police secrète qui a organisé le meurtre de nombreux étrangers." La terreur attribuée au GIA est en fait "orchestrée par deux personnages louches.,. Mohammed Médiéne, nom de code 'Thufik,' et le général Smaïn Lamari, les deux noms les plus redoutés en Algérie. Le premier est le chef des services secrets algériens, le DRS, et le second en dirige la division du contre-espionnage, le DCE."

http://www.algeria-watch.org/images/tahar/toufiq.jpg
Mohammed Médiéne


D'après Joseph :

Le GIA est un pur produit des services secrets de Smaïn. Je lisais tous les télex secrets. Je sais que le GIA a été infiltré et manipulé par le gouvemement. Le GIA a été complètement retourné par le gouvernement... En 1992. Smaïn a créé un groupe spécial, l'Escadron de la Mort. Au début, l'une de ses principales missions consistait à tuer des officiers, des colonels. Les
escadrons de la mort organisent des massacres. Quiconque, au sein de la machine à tuer, hésite â torturer ou à tuer, est automatiquement tué... Le FIS n'est pas l'auteur de ces massacres.

Concernant Paris, Joseph révèle que des agents secrets algériens envoyés par Smaïn ont organisé "au moins" deux des attentats à la bombe qui ont explosé à Paris durant l'été 1995. "L'opération était dirigée par le colonel Souames Mahmoud, alias Habib, chef des services secrets de l'ambassade d'Algérie à Paris."39

Un autre ancien officier des services secrets algériens connu sous le nom de capitaine "Haroune" dont l'authenticité a été établie par le ministère des Affaires étrangères britannique, a déserté et demandé l'asile politique à Londres. II a informé une commission multipartite de la Chambre des communes que ses anciens collègues exécutaient "les basses besognes, notamment l'assassinat de journalistes, d'officiers et d'enfants," Il a révélé que le meurtre de sept Italiens à Jenjen (Jijel) en juillet 1994 avait été perpétré par les escadrons de la mort de la sécurité militaire d'Etat afin de noircir les "fondamentalistes islamiques." Les suspects arrêtés pour ce meurtre n'étaient que des boucs émissaires qu'on a forcés à signer des confessions sous la torture.40 En 1998, l'ancien agent algérien a déclaré à la télévision suisse que :

"C'est l'armée qui est responsable des massacres c'est l'armée qui exécute les massacres pas les soldats de métier, mais une unité spéciale placée sous les ordres des généraux. Il ne faut pas oublier que les terres sont en voie de privatisation, et la terre est vitale, Il faut d'abord chasser les gens de leur terre pour pouvoir l'acheter à vil prix. Et puis il faut une certaine dose de terreur pour gouverner le peuple algérien et rester au pouvoir, Un proverbe chinois dit qu'une image vaut mille mots. Je n'ai pas supporté l'image d'une petite fille à qui l'on coupait la gorge. Je n'ai pas supporté de voir ce qui se passait et de garder le silence. J'ai des enfants, imaginez les souffrances de cette petite fille, imaginez combien les dix dernières secondes de sa vie ont dû être horribles. Je pense qu'il est de notre devoir de parler de cela. Je parle aujourd'hui dans l'espoir que d'autres feront de même, pour que les choses changent et pour que tes tueries s'arrêtent".41


En novembre 1997, un officier de l'armée algérienne du nom de "Hakim" contactait le quotidien français Le Monde pour exprimer le sentiment d'un groupe d'officiers dégoûtés par leur travail. D'après John Sweeney, correspondant de ]*Observer londonien, Hakim a affirmé que le meurtre de neuf moines par les, terroristes du CIA "était un assassinat monté par la police secrète. Il ajoutait que les deux bombes qui avaient fait huit morts et 143 blessés à Paris en 1995 avaient été dissimulées à l'instigation de la junte algérienne." Selon ses propres termes, Hakim déclara :

Nous sommes devenus des assassins au service d'une caste d'escrocs qui infestent l'armée. Ils veulent tout le pétrole, contrôler les importations, les terres...
Je confirme que les attentats de Saint-Michel (qui ont tué huit personnes et en ont blessé plus de 130 le 25 juillet 1995) et celui de la Maison Blanche (où 13 personnes ont été blessées le 6 octobre 1995) ont été commis à l'instigation de la Direction infiltration et manipulation (DIM) du Département du renseignement et de la sécurité (DRS), contrôlée par Mohammed Médiéne, mieux connu sous le nom de "Toufik", et par le général Santon Lamari. Le but de cette opération était de "rallier l'opinion publique en discréditant les islamistes."

Hakim révéla également que, malgré son étiquette d'ennemi public numéro un", le chef terroriste du GIA Djamel Zitouni était en fait un agent du régime algérien. Il avait été recruté en 1991 dans un camp d'internement au sud de l'Algérie, où des milliers d'islamistes étaient prisonniers." D'après Hakim, la junte avait utilisé Djamel pour contrôler le GIA en 1994. Le chef du GIA "est resté sous notre contrôle jusquà l'affaire Tibéhirine. On aurait du découvrir les moines dans le village d'un chef islamique qui aurait porté le chapeau. Pour des raisons quej j'ignore, il n'a pas respecté le contrat. C'est pour cela qu'il a été liquidé." Les révélations courageuses de Hakim ne tardèrent pas à provoquer sa propre liquidation. L'Observer relate:

La police secrète algérienne retrouva la piste de Hakim peu après qu'il eut contacté Le Monde. Elle lui retira son passeport diplomatique et l'envoya dans le sud - au Sahara. Placée sous étroite surveillance, sa famille avait très peur. (La famille de Hakim n'a jamais eu le moindre contact avec l'Observer,) Puis, on les informa qu'il était mort dans un accident d'hélicoptère".42


Le Premier ministre algérien Abdel Hamid al-Ibrahimi (1984-1988), membre du parti au pouvoir, le Front de libération nationale, et directeur du centre d'études sur l'Afrique du Nord basé à Londres, confirme lui aussi que le GIA avait été l'instrument de la répression gouvernementale. "Quant aux groupes armés islamiques," déclare-t-il, "ils sont infiltrés par le renseignement militaire. On sait que la plupart des massacres et des attentats à la bombe sont perpétrés par le gouvernement lui-même, par l'intermédiaire des forces spéciales ou des milices locales (environ 200 000 hommes armés), mais le gouvernement accuse les islamistes de ces violences." La majorité des victimes des massacres sont des islamistes ou des citoyens ordinaires connus pour leur soutien au Front islamique du salut (FIS). Les attentats à la bombe se produisent toujours dans des quartiers connus pour leur affiliation au FIS." A propos du but des massacres, il affirme que le régime essaie "d'obtenir un soutien financier, politique et diplomatique accru de la part de la France et des autres pays occidentaux," en se faisant passer pour "le défenseur de l'Occident contre le fondamentalisme en Algérie et un partenaire acclamé pour sa defense des intérêts français et occidentaux dans la région "43

Le témoignage circonstancié d'un ancien officier des forces spéciales de l'armée algérienne, le second-lieutenant Habib Souaïdia, confirme que le GIA est un produit des services secrets algériens. Dans son livre exceptionnel, La Sale Guerre, Souaïdia expose comment le GIA a été utilisé pour liquider les opposants au régime. L'exemple suivant, tiré de son expérience directe des atrocités commises par l'armée contre des civils, est particulièrement pertinent et cité en détail:

C'était un soir de mari 1993 que j'allais. pour la première fois, être confronté directement à la "sale guerre" Alors que j'avais terminé mon service.., le commandant Daoud m'a appelé par radio, me demandant de le rejoindre à son bureau très rapidement... Mon supérieur direct m'a dit que je devais effectuer une mission avec ma section dés 22h30 nous devions escorter un camion. Une vingtaine de sous-officiers des para-commandos avaient pris place à l'arrière de ce camion... C'étaient des hommes de notre unité. Certains étaient habillés en civil, d'autres en tenue de parachutiste, munis de poignards et de grenades ce commando qui ressemblait à un groupe terroriste avait, vraisemblablement, une mission 'très spéciale.'

Nous avons donc escorté le groupe jusqu'à un carrefour près de Oued-el-Alleug. Mes instructions étaient d'attendre les collègues au niveau de ce carrefour. Nous avons stationné à 1,5 kit de là et le camion, lui, s'est dirigé à 23h 30 vers un village appelé Douar al-Zaatria... A 1h 30 du matin, nous étions de retour au PC. Descendu du camion, un sous-officier, habituellement sous mes ordres, m'a fait signe avec un poignard taché de sang qu'il a fait passer sur son cou. Il ne m'en fallait pas plus pour comprendre. Le surlendemain, les
journaux algériens annonçaient 'Une attaque terroriste sur le village de Zaatria a fait une douzaine de morts." Je venais de participer à un massacre. C'était la première fois que je me sentais coupable d'un crime...

Je voulais écrire sur cette sale guerre dirigée contre des civils dont le seul crime était leur sympathie pour l'islam. Et cela continue aujourd'hui... A ce jour, plus de I50 000 personnes sont mortes de mort violente et les responsables de ces crimes sont les généraux à la tète de l'armée. Ils luttent pour défendre leur domination ainsi que tous les biens qu'ils ont accumulés... La France m'a accordé l'asile politique. Mais cela ne peut pas m'empêcher de dire que le gouvernement français a soutenu les généraux assassins pour assurer la protection de ses intéréts.44


Souaïdia souligne la profondeur de l'infiltration pu le gouvernement algérien des réseaux terroristes musulmans locaux "Plusieurs groupes armés islamistes ... s'étaient créés dans les semaines qui ont suivi l'arrêt du processus électoral [en 1992]." Ils s'ajoutaient à des groupes encore plus radicaux, qui existaient déjà depuis longtemps et qui étaient passés à la lutte armée, comme Al-Hidjra wa al-Takfir (Exil et Expiation) ". Ces groupes étaient autonomes par rapport au FIS, et on racontait déjà à l'époque qu'ils étaient infiltrés ou manipulés par la SM [Sécurité militaire].

D'après l'ancien colonel algérien Mohammed Samraoui - membre de lajunte algérienne depuis le coup d'État, directeur adjoint des services de contre-espionnage algériens (DRS), puis officier dc haut rang au sein des mêmes services en Europe et basé à l'ambassade algérienne à Bonn -"les groupas terroristes clandestins étaient créés et manipulés par les services secrets algériens." En juillet 1991, ces derniers établirent la première base terroriste islamiste artificielle à une quarantaine de kilomètres d'Alger. Après leur arrestation, les islamistes des groupes de l'opposition étaient 'retournés" et utilisés pour diriger les opérations des services secrets. Ces opérations sont à l'origine de l'interminable série d'attaques terroristes perpétrées par le GIA en Algérie. En fait, tous les principaux émirs du GiA étaient des opérateurs des services secrets 46

Les réseaux terroristes algériens liés au DIA- lui-même connecté à al-Q aida - sont en fait le produit des agences du renseignement algérien, manipulés et cooptés afin de servir les intérêts de l'élite. La structure exacte de cette relation demeure peu claire. Un fait est certain: si, au niveau du personnel, le GIA présente une infiltration mutuelle avec aI-Qaida, au niveau organisationnel, le réseau est manipulé par le renseignement algérien, qui à son tour infiltre le groupe et le manipule en cooptant ses membres les plus essentiels. Malgré la véhémence de leurs démentis, les gouvernements et les agences de renseignement occidentaux sont parfaitement informés - voire complices - de la subversion par l'État algérien des réseaux terroristes algériens. Suite à la parution des confessions du transfuge algérien "Joseph" dans plusieurs journaux européens, l'ambassadeur algérien en italie fut rappelé 'pour des consultations ....le jour suivant, l'ambassadeur italien en Algérie était, à son tour, rappelé "pour des consultations." Le bureau du Premier ministre italien cita des sources du renseignement britannique qui démentaient la version de Joseph. Lea bureaux du ministère de l'intérieur français l'écartèrent. L'ambassadeur algérien à Londres, son Excellence Ahmed Benyatnina, la rejeta comme "chimérique.' Ces démentis ont un point commun ils se produisirent au même moment.`

Mais les démentis concertés entonnés en choeur par l'Occident étaient une duperie collective délibérée. D'après Richard McLeod, avocat néo-zélandais et spécialiste de l'Algérie:

"Lorsque la France se retira d'Algérie, elle conserva des liens fort étroits avec un groupe d'élite au sein de la société algérienne, à savoir les généraux". 48
Gordon Campbell. correspondant du New Zealand Listener, note que "les détails de la collusion franco-algérienne au sein du GIA sont encore plus troublants." Il cite les "éléments de preuve fermes" récemment révélés par des sources militaires algériennes et des universitaires renommés selon lesquels 'le GA redouté est - et peut-être depuis le début.., une organisation prête-nom ou 'écran' dirigée par les services de contre-espionnage franco-algériens."" D'après l'Observer "Après les explosions [en été 1995 à Paris], le ministre de l'Intérieur de l'époque, Jean-Louis Debré, s'est vu demander lors d'un déjeuner officieux s'il était possible que la police secrète algérienne soit derriere les attentats. Il a déclaré "La sécurité militaire algérienne aimerait que nous suivions la mauvaise piste afin que nous éliminions les gens qui les dérangent.""
Cette admission du ministre constitue une révélation cruciale parce qu'elle confirme que le gouvernement français savait que l'adhésion générale au discours officiel - la conspiration comme oeuvre du GIA - revenait à "suivre la mauvaise piste," et, plus encore, que le gouvernement français était complice du programme de la junte algérienne visant n "éliminer ceux qui [la] dérangent", c'est-à-dire la vaste majorité de la population algérienne. Autrement dit, malgré ses liens de renseignement militaire étroits avec les généraux algériens qui soutenaient le GIA, le gouvernement français ne les a pas sanctionnés alors qu'il savait qu'ils étaient à l'origine des actes terroristes.

En fait, les services secrets occidentaux en savent bien plus long sur la crise qu'ils ne l'ont jamais admis en public. Dans un rapport remarquable publié par le Guardian, Richard Norton-Taylor note "Une affaire terroriste sans précédent étalée sur trois ans s'est terminée hier de manière dramatique lorsqu'un informateur du Ml5 a refusé de comparaître devant le tribunal après que des preuves que des ministres tentèrent d'étouffer eurent révélé que les forces du gouvernement algérien étaient impliquées dans les massacres de civils innocents." Ce rapport mentionne "des documents secrets qui montrent que les services secrets britanniques pensaient que le gouvernement algérien était partie prenante dans les massacres, ce qui contredit la prise de position publique du gouvernement." Dans une tentative dc suppression des preuves, trois membres du Conseil des ministres -jack Straw, Geoffrey Hoon et Robin Cook-"ont signé des certificats d'immunité au nom de l'intérêt public."51

Les documents secrets du ministère des Affaires étrangères britannique 'furent produits sur l'ordre du juge de première instance" avec un retard de 18 mois. Mais lorsqu'ils arrivèrent enfin, "ils contrastaient de manière saisissante avec les vues exprimées publiquement par le gouvernement et communiquées par le ministère des Affaires étrangères en 1998, selon lesquelles il n'y avait 'pas de preuves de fond crédibles pour confirmer' les allégations impliquant les forces gouvernementales algériennes dans les massacres." Lecture fut donnée au tribunal des documents, qui révélèrent que d'après le Joint Intelligence Committee de Whitehall "la responsabilité des violences ne peut être attribuée de manière concluante à une instance... Aucune preuve décisive ne permet d'exclure la manipulation par le gouvernement ou sa participation aux violences terroristes." D'après un autre document "Les sources avaient déclaré en privé que les services de sécurité algériens étaient responsables de certains massacres de civils." Un autre document de janvier 1997 cite une source britannique selon laquelle "la sécurité militaire [en Algérie] n'aurait eu,.. aucun scrupule à tuer des innocents... Mon instinct me dit que rien n'arrêterait une partie du gouvernement algérien." D'après le Guardian, de nombreux documents 'se référaient à la manipulation' du GIA qui servait de couverture à la poursuite de leurs propres opérations" Un rapport des services secrets américains confirme également qu' ''il n'existait pas de preuve permettant «établir un lien entre les explosions à Paris en 1995 et les militants algériens." Bien au contraire, ce rapport indique "qu'un massacre à cette époque aurait pu être ordonné par le gouvernement algérien." Un document crucial de Whitehall fait état du danger qui pèserait sur les intérêts du gouvernement britannique si ces informations devenaient publiques -. "en cas de revelation," prévient-il, elles '-pourraient nous rendre vulnérables à des questions fouillées de la part des s ONG et des journalistes."52

Pourquoi le gouvernement britannique - ou celui de n'importe quel pays occidental -craindraient-ils à ce point l'exposition publique de leur politique algérienne, s'ils n'étaient pas coupables d'une manière ou d'une autre ? Un élément de réponse se trouve peut-être dans deux rapports français sur les cerveaux du GIA qui ont préparé les explosions de 1995 à Paris avec le soutien des services secrets algériens. D'après le quotidien français Le Figaro, "La piste de  Boualem  Bensaïd, chef du  GIA à Paris, mène à la Grande-Bretagne. La capitale britannique a servi de base logistique et financière aux terroristes."53
Le Parisien relate en outre que l'organisateur des attentats, soutenu par l'Algérie, était Abou Farres, un ancien chef des moudjahidin afghans. Bien que déjà recherché pour sa participation à l'attentat à la bombe de l'aéroport d'Alger, Farres a obtenu un visa de résidence à Londres en 1992, d'où il recrutait de jeunes musulmans démunis des banlieues parisiennes pour les envoyer dans les camps d'entraînement d'al-Qaida en Afghanistan."

Le gouvernement américain semble lui aussi lié à ces attentats. D'après l'historien américain James Ciment du City College de New York. auteur de Algeria The Fundamentalist Challenge, il y a lieu de soupçonner "des connexions secrètes entre les États-Unis et les islamistes" en Algérie :

Une étude Rand commandée par l'année américaine en 1996 et qui a récemment été rendue publique, a ajouté de l'huile sur le feu. Le rapport minimisait l'importance des atrocités du GIA et conseillait à Washington de travailler avec les islamistes, en argumentant qu'ils joueraient inévitablement un rôle essentiel en Algérie. On constate également que les islamistes ne sont pas forcément les ennemis des États-Unis puisqu'ils ont ouvertement fait appel aux investissements américains pour remplacer ceux des Français détestés. Dans l'atmosphère de serre chaude de la politique algérienne, ce type «analyse équivaut à un soutien tacite, pour ne pas dire direct.55

Le rapport Rand de  l'armée américaine atteste de manière inquiétante le sentiment pro-GIA au sein de l'establishment de la police militaire  américaine. Mais d'après l'ancien opérateur des services secrets algériens "Joseph", l'étendue de la culpabilité occidentale dans la subversion du GIA et dans la menace terroriste qui en a résulté ait niveau national et international, dépasse largement Londres et Washington:

Les agents secrets algériens distribuent systématiquement des pots-de-vin à la police, à la presse et aux dépurés européens. Joseph a déclaré pu il avait versé plus de 500 000 francs (environ 90 000 dollars) à un député français qui ne peut être nommé pour des  raisons
juridiques... Joseph a dit que [les chefs de la sécurité militaire algérienne] Toufik et smala ont utilisé une partie des milliards tirés du pétrole et du gaz algériens pour verser des pots-de-vin à des politiciens et des fonctionnaires de la sécurité ait Europe
. Joseph a déclaré :

"J'ai personnellement livré une valise contenant 500 000 francs à un député français très proche des services secrets français.' Le député, qui a perdu son siège aux dernières élections, eat un apologiste notoire des régimes algérien et irakien.

"Tous les services secrets d'Europe savent que c'est le gouvernement," poursuit Joseph, "mais ils se taisent parce qu'ils veulent protéger leur approvisionnement en pétrole."56
On ignore l'étendue de ce réseau occulte de corruption qui s'étend sur toute l'Europe. Mais, comme le note l'Observer de Londres, l'Algérie est assise sur des gisements de pétrole et de gaz qui valent des milliards. Elle fournit le gaz qui sert à chauffer Rome et Madrid. Elle a un contrat de 31,8 milliards de livres sterling [soit environ 46 milliards d'euros] avec British Petroleum. Aucun gouvernement occidental ne veut être à couteaux tirés avec l'État algérien. Sa richesse achète le silence, elle achète les complicités.""

L'Occident fournit en effet à la junte islamiste fauteuse de terreur un soutien financier et militaire aussi considérable que durable. Ainsi, le journaliste britannique Robert Fisk relatait dès 1994 que 'la France fournit depuis des mois un appui militaire secret au régime algérien... Des hélicoptères et divers équipements, notamment de vision nocturne pour la surveillance aérienne des cachettes de la guérilla" font partie de cc soutien et ont "été envoyés à l'armée algérienne, certains à bord d'avions militaires français dont on dit qu'ils
effectuent des vols réguliers à destination de l'aéroport d'Alger." Fisk cite "des sources algériennes bien placées" qui confirment que "le fils d'un ministre du gouvernement français est impliqué. Il dirigerait une société de sécurité privée à proximité de Paris qui a vendu à la
police de sécurité algérienne, en toute légalité, pour plusieurs millions de francs d'équipement." En outre, ajoute Fisk, "des agences d'espionnage françaises surveillent en permanence toutes les communications radio en n Algérie, le plus souvent à partir d'un bateau au large des côtes de l'ancienne colonie française," qui écoute 'jour et nuit les rapports des commandants algériens des montagnes de Lakhdaria et du "bled'." Ce travail est "complété par les signaux radio captés par les avions de la force aérienne française qui volent le long des côtes algériennes, et par les officiers du renseignement de l'ambassade de France à Alger qui est placée sous haute surveillance." Autrement dit, la France sait parfaitement que le GIA fait partie de l'arsenal politique algérien. "La France a admis avoir vendu cinq hélicoptères Écureuil au gouvernement algérien" mais a prétendu qu'ils étaient destinés à un usage 'civil', ce qui lui a permis d'éviter une enquéte de la commission interministérielle pour l'étude des exportations de matériel de guerre. D'après les sources militaires, al suffit de munir ces hélicoptères de roquettes et d'appareils de vision nocturne - également tournis par la France - pour en faire un équipement de premier plan pour la lutte contre la guérilla.-58

En 2000, le Sunday Times a rapporté que, par l'intermédiaire du gouvernement du Qatar, le gouvernement britannique avait vendu 'pour près de 5 millions de livres sterling d'équipement militaire à l'armée algérienne, malgré les comptes-rendus d'atrocités commises par ses soldats qui contreviennent à la politique étrangère éthique adoptée par Robin Cook, ministre des Affaires étrangères." L'achat fut négocié avec l'armée du Qatar par BAc Systems, anciennement British Aerospace. La commande officielle envoyée à BAc précisait que le Qatar devait "remettre gratuitement tous les articles (selon la liste jointe) aux services armés de l'État algérien." La commande offrait également un certificat "utilisateur final" à l'Algérie, document qui précise en détail la destination des armes. La semaine dernière, BAc a confirmé la commande du 31 mai, qui faisait suite à de nombreuses consultations, et déclaré qu'elle s'attendait à une approbation gouvernementale." La commande, d'une valeur de 4,6 millions de livres sterling, comprenait notamment:

"20 véhicules de déploiement rapide Land Rover Defender 110 configurés pour les climats chauds (coût total 596 666 livres sterling) ; 50 camionnettes Land Rover Defender 110 configurées pour les climats chauds (618 333 livres sterling), ainsi que 500 jumelles de
vision nocturne Pilkington Optronics Kite (1,75 millions de livres sterling):'5 La vente fut confirmée par Reuters le 19 juillet 2000P°. Ces ventes sont monnaie courante. Les chiffres du ministère des Affaires étrangères britannique montrent que les ventes directes à l'Algérie
s'élevaient à deux millions de livres pour l'armée 2000. En 1999, ces ventes directes britanniques avaient été de 5,5 millions de livres." [Une livre sterling vaut environ 1,45 euro]

Dans la même veine, les liens militaires s'intensifiaient entre les États-Unis et l'Algérie. Pendant que des officiers de haut rang de la marine américaine effectuaient en Algérie des visites très remarquées, les marines américaine et algérienne se livraient à des exercices communs de sauvetage en Méditerranée. En septembre 1999, l'amiral de la VI' flotte américaine Daniel Murphy rencontra à Alger le président Bouteflika et le chef d'état-major, le lieutenant général Mohamed Lamari. Lors de la réunion du 24 avril 1999 entre l'amiral Charles Abbot, commandant en chef adjoint des forces armées américaines en Europe, les discussions auraient porté sur l'établissement dun programme militaire commun permanent. Fin juillet 1999, à Alger, le major général Randall Schmidt, directeur des opérations aérospatiales de l'armée américaine en Europe, rencontra des officiels de l'armée et de la defense algériennes.62
Comme l'observe le professeur John Entelis, "ces visites font progresser les liens diplomatiques et resserrent les liens militaires entre les deux pays." En effet, le 8 novembre 2002, le secrétaire d'État adjoint américain aux affaires politiques Marc Grossman se rendit à Alger pour y définir les "objectifs américano-algériens" communs; "une collaboration en matière de lutte contre le terrorisme... et de coopération économique.""

Les liens terroristes entre la junte algérienne, le GIA et al-Qaida ont également bénéficié d'une assistance financière occidentale de poids. Ainsi, à la tin des années 90, l'Union européenne débloquait 60 millions deuros en faveur des généraux algériens. La valeur totale du prêt était de 125 millions d'euros.65
Les réserves en gaz naturel algériennes occupent le cinquième rang mondial, l'Algérie est le deuxième exportateur mondial de gaz, avec 130 milliards de mètres cubes de réserves prouvées de gaz naturel. Elle occupe la 14è place pour les réserves de pétrole, avec des estimations officielles de 9.2 milliards de barils. Environ 90 % des exportations de pétrole brut algérien sont destinés à l'Europe occidentale, notamment la Grande-Bretagne, la France, l'Italie, l'Allemagne. les Pays-Bas et l'Espagne. Les principaux partenaires commerciaux de l'Algérie sont l'Italie, la France, les États-Unis, l'Allemagne et l'Espagne." John Cooley. correspondant d'ABC News, spécialiste du Moyen-Orient et de l'Afrique du Nord, fait état de "500 à 600 ingénieurs et techniciens américains qui vivent et travaillent derrière des fils barbelés" dans une série d'enclaves protégées de production de gaz et de pétrole en Algérie." Cette implication commerciale américaine en Algérie aussi discrète que significative "a sérieusement débuté.., en 1991." A la fin de cette année là, le régime a largement ouvert le secteur énergétique aux investisseurs et aux opérateurs étrangers.

Depuis, quelque 30 champs de pétrole et de gaz naturel ont été attribues à des sociétés étrangères. Les principales compagnies américaines concernées Arco, Exxon, Oryx, Anadarko, Mobil et Sun Oil - ont reçu des permis d'exploitation, souvent en association avec
des sociétés européennes comme Agip, BP. Cespa ou le groupe coréen Daewoo... La majeure
partie des exportations de pétrole et de gaz sont acheminées vers l'Europe voisine... à la fin des années 90, les principaux clients [étaient] la France, la Belgique, l'Espagne et l'Italie. 67


En juin 2000. des banques internationales et des sociétés de financement basées aux États-Unis telle la Chase Manhattan se rendirent à Alger, accompagnées du secrétaire d'Etat adjoint au Trésor de l'époque, Stuart Einzenstat. D'après les estimations, les investissements privés américains en Algérie se situaient entre 3,5 et 4 milliards de dollars - en quasi-totalité dans l'exploration et l'exploitation du pétrole et du gaz naturel. 68

Autrement dit, le réseau terroriste islamiste algérien placé sous l'aile du GIA est un acteur-clé au sein de la branche nord-africaine d'al-Qaida qui participait à des massacres au niveau national, mais également à des attentats terroristes internationaux, notamment en Europe. Le réseau a-Qaida du GIA est toutefois le produit -et l'instrument- du renseignement militaire algérien. En outre, les puissances occidentales sont parfaitement au fait de cette situation; elles sont des alliées proches des généraux algériens qui exercent une influence significative sur al-Qaida et le GIA, et offrent à la connexion junte-GIA-al-Qaida un soutien militaire et financier considérable. Ce sont pourtant ces mêmes puissances qui se lamentent publiquement sur le problème du terrorisme dû à l'ensemble junte-GIA-al-Qaida. et s'emploient à répandre un discours sur le conflit algérien à la fois mensonger et contraire à la réalité des faits. Les puissances occidentales sont profondément impliquées dans le soutien financier et militaire du complexe terroriste junte-GIA-al-Qaida en Algérie. En finançant et en armant la junte algérienne, elles financent et arment délibérément le GIA affilié à al-Qaida.

Dernière modification par Thibaut (03-12-2006 19:31:41)


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#2 03-12-2006 15:20:45

fedup
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Re: al-Qaida, GIA, et intérêts d'Etats...bien avant le 911!

Pas encore lu, mais respect déjà pour avoir (et t'être !) tapé tout ça ! http://www.developpez.net/forums/images/smilies/marcelpoire.gif


Il est bien trop tard, et la situation est bien trop mauvaise, pour être pessimiste. (Dee Hock)

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#3 03-12-2006 15:26:50

Winston
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Re: al-Qaida, GIA, et intérêts d'Etats...bien avant le 911!

Exellent travail de numérisation !! bravo.

Je dis au passage que si tu dispose de scanners, il y a des logiciels très simple de reconnaissance de caracteres qui d'un coup de scan te numérisent toute une page au format texte. Ca peut aider à numériser des passages de livres importants.


"Ceux qui ont le privilège de savoir ont le devoir d'agir." Albert Einstein

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#4 03-12-2006 16:04:26

Thibaut
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Re: al-Qaida, GIA, et intérêts d'Etats...bien avant le 911!

Winston a écrit:

Exellent travail de numérisation !! bravo.

Je dis au passage que si tu dispose de scanners, il y a des logiciels très simple de reconnaissance de caracteres qui d'un coup de scan te numérisent toute une page au format texte. Ca peut aider à numériser des passages de livres importants.

oui, le prob c'est que mon logiciel (omnipage) semble être atteint d'Alzeimer avancé... Bref, j'ai pratiquement dû tout resaisir...

je poste les références bientôt; je crois que ce texte peut être utile pour l'un ou l'autre dossier en cours de reopen...


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#5 03-12-2006 18:39:43

Thibaut
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Re: al-Qaida, GIA, et intérêts d'Etats...bien avant le 911!

Un livre très complet sur le sujet, mais épuisé à ma connaissance:

Françalgérie, crimes et mensonges d’Etats.

http://www.editions-berberes.com/IMG/arton48.jpg


PAR LOUNIS AGGOUN ET JEAN-BAPTISTE RIVOIRE
2004

plus d'infos dans la rubrique "edition":
http://reopen911.online.fr/forums/viewt … 899#p26899

Dernière modification par Thibaut (03-12-2006 21:42:41)


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#6 03-12-2006 21:29:41

BlackDjai
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Re: al-Qaida, GIA, et intérêts d'Etats...bien avant le 911!

Salut,

Dans la même lignée, voici un livre qui vous montre la face cachée de cette décennie sanglante que les algériens ont du subir et subissent encore sadsadsad  Une poignée de généraux renégats qui ne veulent rien lacher!!! Vous serez surpris de tous les "avoirs" que ces chacals ont acquis, des comptes bancaires qui se remplissent à la vitesse de la lumière, avec des montants vertigineux,  pendant que d'autres se faisaient égorger!!!

http://www.agirpourlalgerie.com/livremafia.jpg

@+


Là, où l'argent parle, la vérité se tait .....Triste réalité sad
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#7 04-12-2006 07:46:54

fedup
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Re: al-Qaida, GIA, et intérêts d'Etats...bien avant le 911!

Merci Thibaut pour cet extrait. Accablant et terrifiant à souhait !

Une fois de plus, les intérêts des uns (gouvernements) et des autres (compagnies pétrolières et gazières) ne se recoupent que trop bien sad


Et dire que l'on entend encore, en guise d'argument pro-VO, qu'un gouvernement ne commettrait pas de tels actes (9/11) contre ses propres citoyens ! Il y a de quoi désespérer devant tant de naïveté et d'aveuglement...


Il est bien trop tard, et la situation est bien trop mauvaise, pour être pessimiste. (Dee Hock)

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#8 08-12-2006 02:59:20

mortimer
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Re: al-Qaida, GIA, et intérêts d'Etats...bien avant le 911!

Pour en savoir plus sur le cauchemar algérien, il y a un site incontournable sur la question: www.algeria-watch.org

Ne surtout pas rater l'enquête de Salima Mellah:"Les massacres en Algérie, 1992-2004"-- http://www.algerie-tpp.org/tpp/pdf/doss … sacres.pdf


"Dans la société du spectacle, c'est le vrai qui est un moment du faux"  Guy Debord

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#9 16-12-2006 14:45:21

laigle
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Re: al-Qaida, GIA, et intérêts d'Etats...bien avant le 911!

Je repete que les sites anp.org et algeria-watch.de sont des istes islamistes et qu le premier est lié à l assassinat d un COlonel à Alger en 1995 .
Et que pour connaitre très très bien la situation en Algérie , notamment la questions écuritaire, j ose afirmer que ce que le "qui tue qui?" est du pipo .
D un vrai terrorisme,soutneu entre autres par des services occidentaux,les médias ont dit que c était un faux, et d un faux acte terroriste,les mêmes médias disent que c est un vrai .
Et vous tombez dans le panneau .

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#10 16-12-2006 15:33:24

Illarracourcis
Incorruptible
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Re: al-Qaida, GIA, et intérêts d'Etats...bien avant le 911!

J'ai du mal à comprendre ton message laigle.

Pourrais tu étayer?...

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#11 16-12-2006 15:36:47

fedup
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Re: al-Qaida, GIA, et intérêts d'Etats...bien avant le 911!

laigle a écrit:

Je repete que les sites anp.org et algeria-watch.de sont des istes islamistes et qu le premier est lié à l assassinat d un COlonel à Alger en 1995 .
Et que pour connaitre très très bien la situation en Algérie , notamment la questions écuritaire, j ose afirmer que ce que le "qui tue qui?" est du pipo .
D un vrai terrorisme,soutneu entre autres par des services occidentaux,les médias ont dit que c était un faux, et d un faux acte terroriste,les mêmes médias disent que c est un vrai .
Et vous tombez dans le panneau .

A peu près rien compris sad

Et si tu nous mettait un p'tit lien vers quelque chose de lisible ? wink


Il est bien trop tard, et la situation est bien trop mauvaise, pour être pessimiste. (Dee Hock)

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#12 16-12-2006 17:11:15

laigle
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Re: al-Qaida, GIA, et intérêts d'Etats...bien avant le 911!

Y a pa s de lien ,véritabelement Fedup, pour la simple et bonne raison que ceux qui connaissent le terrroisme en Algérie n ont jamais eu les moens de communication de ceux qui essayaient d enterre l Algérie .

Quand je lis 150 000 morts ,c est faux .
Quand je lis guerre civile,c est faux , il s agissait de quelques milliers de personnes qui ont menacé le Peuple Algérien dans son ensemble.
Quand je lis que le terrorism a commencé just après le "coupd état c est faux , il a commencé dès le début des années 1980 (Groupde Boyali,rejoint plus tard par le MIA) .

Quan dje lis coup d éta,c ets faux , la constitution ayant été respectée à la lettre ( Chadli a démisionné,une fois qu il a vu que le jeu qu il jouait en pushant les gars du FIS, qui n auraient jamais du etre autorisés à aprticper aux éléections,en vertue de la COnstitution,allait foutre la merde une bonen fois pour toute, il s est tirré comme un voleur de sac à) main,d ailleurs, cétait la meilleure chose à faire .


La Constitutioon stipulant que si il y avait absence du chef de l état (maladie,dèces, démission, tout processsus electoral devait etre interrompu en attendant que la gouvernance soit reprise ).

Quand je lis que le smassacres ontété commis par l ANP,c est faux , ils ont été commis par les groupe stroristes,des comunqiués existent,des photos de cadavres terroristes aussi, des aveux terroistes aussi, des témoignages de citoyens ayant reconnus des terroristes de leur quartier également .

Quand je lis que le pouvoir est aux mains de l Armée,malheuersuement,c est faux : le spolitiques n ont fait que foutre la merde , parfois donnant plus de poids aux mensonges parisiens,qu aux vérités ud terrain .
Ainsi,Chadli a amnistié par 3 fois le sterrroistes du MIA et du grouep de Boyali,contre l avis de l ANP .
Il a autorisé le FIS à pârticiper aux éléectiosn,contre l avis de l ANP et en violation de la COnstitution.
Zéroual a mnistié une fois les terroristes, contre l avis de l ANP .
bouteflika a manistié par 3 fois le sterroristes,contre l avis de l ANP .

C est bien la preuve que le pouvoir est aux mains des politiques.
A chaque foi qu un type a l pouvoir, il va dans le sens opposé de l ANP,pour marquer son territoire,pour jouer sa carte personnelle, parce qu au fond de lui , come tout Algérienil se dit qu il n y apas de fumée sans feu et que si on dit que c ets l ANp qui dirige, y a peut etre un peu de vrai,ce qui est faux .

Quand je lis que le GIA aurait été crée à Peshawar, cets faux,il a été créer en OCtobre 1992 au majliss Echoura à Zbarbar ( entre Blida et Lakhdaria ) et lors de ce congrès,les dirigeanst du FIS dissout en clandestinité ont fait allégeance au GIA .

Quand je lis que les pays occidnetaux auraient été complices de l Etat ALgérien, bullshits, ils ont été surtout complices des trroristes .
A chaque demande de l état Algérien , que ce soit pour les extraditions,que ce soit pour les arrestations de réseaux terroristes,que ce soit pour l arret des communiqués des groupes terrroistes,que ce soit pour l achat de matériel , la réponse était toujours négative .
Et même certains éléments des services de sécurités étrangers,les quelques uns honnetes, ont été écoeurés par les pouvoir spolitiques qui leurs demandaient de ne surtout pas aider leurs homologues Algériens .
Quandt à l implications des services étrangers,elle se retrouve par l envoi d armes (ce qu a fait la DGSE, la SAVAK ( Iran ) , le Mossad( Israel ) et bien entendu , les Soudanais, marocains .

Les USA envoyaient de l argent également,tous comme les saoudiens .

Ce n est que vers lorsque les services étrangers ont compris que leur pari sur les groupes terroristes avait échoué,qu ils ont commencé à vendre un peu de matériel , puisque autant ce faire un peu d argent et calmer la fureur des Algériens quant à l implication des services étrangers .
Mais cela na pas empeché les services étrangers de continuer à apporter leur soutien au terrroisme .
Ainsi, un marocain (Omar Nasiri),dans un récent livre dont les médias n ont pas parlé ( ils ont accordé beaucoup plus de couvertures aux supercheries de la Découverte,normale, fallait aider à rendre le terrroisme plus efficace ens emant le doute te en réduisant la coopération des ALgériens avec leurs services de sécurité et isoler e,ncore plus l Algérie) , reconnaissait avoir été drivé par un officer de la DGSE pour envoyer des Kalasch,des UZis ,de smunitions.
Quand j entends "le GSPC menace la France",ca me fait doucement sourrire .
Les Algériens ont parfaitement donné , en plus de 15 ans, un nombre important d informations concerant les réseaux terroristes en France .
Simplement,ils n ont pas été arreté ,sauf dans l après 1 septembre pour privilégier la thèse du 911.
Mais ca fait longtemps que les diférentes organisations sont connues, je n irai pas à dire qu elles le sont toutes,car en matière de renseignement, on ne sait jamais tout,mais une bonne partie l est .
Et ces gars, ils ont ramassé de l argent,envoyé du matériel etc...au vus et au su des services de la DST qui étaient neutralisés par les politiques(surtout par le parti socialiste,lorsqu il était au pouvoir) .
Quant à la DGSE, qui est proche des socialistes et dont Gèze, est l un des vecteurs de communication, ils ont encore 1962 en travers de la gorge ,sans compter le role de l Algérie dans le droit des peuples à disposer d eux mêmes .
Et c est pour toutes ce sraisons,qu on a eu des campagnes  dintoxication,de mensonges, de désinformation, d un coté, en général , bien coordinné par les milieux politiques et spécieux et de l autre,ona  eu un soutien au terrorisme .

Si vous voulez faire une relation entre GIA/GPSC/ et "Al Quaida", faudra regarder du coté des services spéciaux occidentaux pour la trouver .
Et c ets pas en allant chercher de la documentation sur leurs relais médiatiques ( directes ou indirects  et quand je dis indirect, à ces niveaux de manip, c est vraiment de l indirect ) que vous allez comprendre la situation .).

bien entendu, je comprends qu on puisse facielement tomber dans le piège,surtout quand on sait qu il n y apas de bonne communication , spécialment de la part de l ANP, qu il est facile de  gober les fantasmes de certains ( si je vous faisait une compilcation des "on dit " de la rue Algérienne, vous risquez de rire comme pas possible) .
Mais le fait est là : il y a des noms,des photos,des vidéos,des témoignages,une logique terroriste,une histoire terroriste , des relais de communication,un terreau fertile, des moyens utilisés,qui ne laisse auucn doute sur l origine des crimes , à savoir des milliers de terroristes .

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#13 16-12-2006 19:20:13

BlackDjai
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Re: al-Qaida, GIA, et intérêts d'Etats...bien avant le 911!

Waouuuuuuuuuuuuuuuu............... madmad

Je ne suis vraiment pas d'accord avec ton analyse, qui par ailleurs me rappelle la thèse officielle :rolleyes:que le gouvernement algérien nous sortait en cette période ensanglanté!!!!  Depuis le meutre de Massinissa(si cela te rappelle quelque chose), j'ai passé des jours à essayer de comprendre le système algérien, et des heures à lire toutes les infos que je pouvais capter, et mon analyse, et vraiment loin, très très loin de la tienne.

Je te conseille vraiment la lecture du bouquin "la mafia des généraux", qui démonte une à une tes affirmations.

Et pour ton information, Belkheir, ex grand patron de l'Algérie, à porter plainte contre l'auteur et s'est fait débouté!!!!! Jusqu'a aujourd'hui, l'auteur, Hichem ABOUD, attend toujours
que l'uns de ces généraux osent l'attaquer en justice, sur la teneur de son livre,  mais ils savent qu'en faisant cela, ils mettraient sur la place publique toutes les saloperies qu'ils ont commises pendant cette période.


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#14 16-12-2006 21:21:40

laigle
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Re: al-Qaida, GIA, et intérêts d'Etats...bien avant le 911!

La mafia des généreaux, c est du blabla .

D ailleurs,le Capitaine Hichem Aboud le reconnait lui même , il n y a pas d implications dans les massacres de la part de l ANP ( chose qu il a répété à nouveau au tribunal de Paris lors du procès du Gnéréal Nezzzar contre Souadia , qui a été reconnu coupable de diffamation,même si non condamné, attendu qu une loi avait été votée, portant amnistie sur les délits de presse ) .

Si dans ton prochain post, tu me parles de du COmandant Samraoui et de son bouquin( lu également ) je te dirai que là, c est encore plus du bullshit que le livre de Aboud,qui lui, règle des compts personnels,en mettant l institution de coté .


Pour la mort de Massinissa, je ne vois pas le rapport avec le terorisme .
il ya eu une bavure(que je sache, la gendarmerie Algrienne n a pas le monopole en ce domaine ) .
Il ya eu mort d homme , et bien sur, j en suis émut dautant plsu que dans les événements qui ont suivis,j ai perdu des voisins .
Mais pour comprendre justement les événements qui ont suivis,il faut connaitre un peu les hommes, les mécnaismes.
Qui a jetté de l huile sur le feu?
Nourredine Zerhouni,ancien officer supérieur cassé de l ANP, pour détournements de fonds,comme Bouteflika a été cassé du FLN pour des affaires similaires .
Qu a fait Zehouni?
Il a provioqué, en traintant la victimede voyou .
Dans le même temps,il y a eu un parasitage politique, pour pousser à l émeute ( alors que le commandement de la gendarmerie essayer de garder les choses au calme, il y avait des parasitages politiques pour chauffer les gendarmes).
A un tel point,que ordre a été donné aux officers , de fouiller leurs hommes pour n emmener aucune munition de guerre ( ce qui est dangereux,en situation de subversion mais affalit faire ca,pour etre sur qu il n y ait pas un conard parmis les nombreux gendarmes qui ne font que leur bopulot,qui allait ouvrir le feu à balles réelles sur un citoyen)).
Dieu merci, dans l ensemble, la gendarmerie a su emepcher que ces paraistages prennent le dessus : il y aeu plus de 100 morts ( pas tous par balles,puisque plusieurs gens  asmathiques , personnes agées ;sont mortes des gaz lacrymogènes ).
Pour rappel, s il y avait eu ordre de tirer dans le tas, c est pas 100 morts en plusieurs mois,mais en quelques secondes ( une section de 30 gendarmes qui ouvrent le feu à l AKMS, sur une foule, ca fait beaucoup plus de dégats ) .
L objectif des gens qui ont essayé d ajouter de l huile sur le feu( dont Bouteflia et Zerhouni en tête) était d isoler plus encore l ANP pour avoir les mains complétement librs de tout garde fou, rôle qu occupe chaque armée dans chaque pays .

Voilà ce qui s ets pasé pour le printemps noir .
Cela na rien à voir avec le terrorisme et la lutte anti-subversive .
Il s agit d une question de maintient de l odre dans des conditions pourries, puisque il y en avait qui avaient interte à mettre le feu ( un peu comme en 1988 ou des gens n appartenant pas aux services de sécurité de l ANP, on ouvert le feu causant la mort d une quarantaine de gens à un axe d Alger , ce qui a décuplé les émeutes .Gens qui venaient probablement de la présidence d après certaines informations ) .

Pour en revenir à Algeria watch, ils sont forts les mecs ,pour faire passer un simple trouffion comme Tigha pour un , je cite " carde des services de renseignements Algériens".

Bullshit .
le mec était à peine plus qu un HDT et ils veulent faire passer ca pour un officer ( un cadre,c est un officer ) .
Bref, tout cela fait partie d une campagne d intox .

Les mecs chantent " la SM, la SM ,c est la SM ", jusqu au jour où ils tombent dans un faux baragge et là, ils se rendent comptent que  les fausses barbes , les histoires à dormir debout   et tous les feuilletons qu on leur a livré, à eux, bons esclaves eternels,frappés de de complexes post coloniaux,plus enclins à croire à un mensonge parisien qu à une vérité du terain, étaient du bidon complet .

Dernière modification par laigle (16-12-2006 21:26:09)

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#15 17-12-2006 02:11:30

mortimer
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Re: al-Qaida, GIA, et intérêts d'Etats...bien avant le 911!

laigle a écrit:

Les mecs chantent " la SM, la SM ,c est la SM ", jusqu au jour où ils tombent dans un faux baragge et là, ils se rendent comptent que  les fausses barbes , les histoires à dormir debout   et tous les feuilletons qu on leur a livré, à eux, bons esclaves eternels,frappés de de complexes post coloniaux,plus enclins à croire à un mensonge parisien qu à une vérité du terain, étaient du bidon complet .

Sincèrement, Laigle, crois-tu que le groupes armés ont suffisamment de moyens logistiques et tactiques pour faire durer une guerre pendant une décennie contre une armée classique?


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#16 17-12-2006 02:57:16

laigle
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Re: al-Qaida, GIA, et intérêts d'Etats...bien avant le 911!

mortimer a écrit:

Sincèrement, Laigle, crois-tu que le groupes armés ont suffisamment de moyens logistiques et tactiques pour faire durer une guerre pendant une décennie contre une armée classique?

Avec l argent recu de plusieurs pays,avec les armes recus,avec les armes volés sur les victimes, avec les traffics en tout genre,avec les massacres et le pillage des victimes,avec le recrutement des voyoux (qui ont composé la majorité de la chaire à canon) , en comptant sur le sabotage des politiques,qui avec leurs amnisties ne leur ont permis de reprendre des forces, biens ur qu ils ont les moyens .

En 2003, dans l affaire des otages du Sahara, Bouteflika,plus enclin à faire plaisir à berlin, a ordonné à l ANP de ne pas tenter de liberer le second groupe d otages(comme cela avait été fait sans problème pour le premier )
résultat,sles mecs descendent sur le Mali , tuent un douanier au passage, une otage meurt d insolation et une fois arrivée au mali,isl empochent 6.2 millions d euros .
Ca na pas raté .
Avec,ils ont acheté des RPG, des Pk , des scaners radios etc...
Ils ont réalisé la plus grosse embuscade contre une convoi de l ANP ( 49 morts pas loin de Batna) , on avait jamais vu ca depuis el début du terrroisme, ils ont réalisé la plus grosse embuscade contre la douane ( 22 morts) .
ils ont attaqué une caserne maliene et ont fait de gros dégats .

Avec toute sorte de traffic, avec des vols,avec des faux barrages,avec des aides de l étranger, les groupes terrroistes les plus organisés peuvent maintenir leurs moyens de subversion.
les moins organiss ou les groupes ayant été battu par la conccurence,en général,ils ont fini avec de la dysenterie, affamés, gelés par le froid , malades et obligés de se rendre aux autorités, ou alors massacrés par des groupes rivaux .


Donc, oui, la lutte anti terroriste na pas été optimale,dans le sens , où d un coté, le manque de communication à  pesé dans la coopération de la population ( qui elle était soumise à l intox et puis, aux fantsams de tous genres) .
D autres part, certains groups terroristes disposaient de moyens importants ( tout est relatif, importants pour une subversion ) .
D aileurs,il ya eu également une concurrence entre groupes pour capter le maximum de fonds possibles,que ce soit à l étranger ou sur place.
L ANP était sous r"gime d embargo .
De plus,il a fallu réorganiser l armée de facon à etre plus mobile ( achat d hélicos,créations dunités d infanteries qui manquaient ) et lancer un eptite industrie ,comme les gilest pare balles et véhicules blindés (ou blindage de véhicules) ,tout ca,parce que l embargo fasiait rage .

Enfin, autre point, il faut connaitre ce que c est que le terrroisme .
Les groupes terroristes agissent au mileu de la population .
la lutte anti terroriste ,qu elle soit en milieu urbain ou rural , dans une ville ou dans un maquis, n est pas facile .
D autant plsu que le terorisme,par définition,frappe sans prévenir .
Et ils disapraissent dès que l effet de surpsie a porté t qu il n y aplus davantage .
D ailleurs, à chaque fois que les terrrosites ont insisté dans un accrochage , isl ont été éliminés ( la plus grosse opération est l élimination lors d un majliss echoura de plusieurs centaines de terroristes à Ain Defla,en mars 1994 .Cela avait nécessité plus de 15 000 militaires, des dizaines d héliocs et avions ) .
Mais rare sont les occasions sde frapper plusieurs dizianes de terrrosites d un coup ,puisqu après chaque forfait, il y a séparation en petits groupes .

pour revenir aux moyens des groupes terroristes, les actiosn de massacres qui se sont concentrées à une certain epériode, visait justement , le soutien logistique, à un moment donné où les groupes avaient sentis le vent tourner .
Ce n est pas un hasard si les grands massacre sont eu lieu dans la Wilaya de Relizane ( point de passage des armes) ou dans l axe Blida ,Chréa, faisant la jonction entre Alger et les centres de décisions de la plupart des groupes teroristes dont celui du GIA .

les massacres étaient al dernière carte à jouer pour essayer de conserver sous la terreur ,des gens qui ne voualient pas ou plus , donner à manger ou de largent à ces groupes , ou qui avaient rejoints d autres .

Sinon,la durée , il ne s agit pas de 10 ans,mais plus malheureusement .
La lutte anti teroriste,surtouit avec un sabotage de certains, n est vraiment pas facile .
Avec des si, la lutte anti terroriste aurait été plus efficace  .

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#17 17-12-2006 06:45:06

mortimer
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Re: al-Qaida, GIA, et intérêts d'Etats...bien avant le 911!

laigle a écrit:

La lutte anti teroriste,surtouit avec un sabotage de certains, n est vraiment pas facile .
Avec des si, la lutte anti terroriste aurait été plus efficace.

Techniquement, c'est justement cette foutue lutte anti-terroriste qui a conduit le pays vers le néant. Politiquement, c'est l'irrespect de la volonté populaire via les élections.


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#18 17-12-2006 11:48:36

laigle
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Re: al-Qaida, GIA, et intérêts d'Etats...bien avant le 911!

Oui,c est ca....les ennemis de l Algérie auraient bien voulu voir les criminels du FIS prendre le pouvoir .
A l heure actuel,le bilan aurait été encore plus lourd .
Quant à la volonté du peuple...sais tu au moins dans quellle conditions les elections ont eu lieu?
Sais tu au moins que Chadli a refait le découage electoral de manière à ce qu il soit avantageux au FIS?
Sais tu que que le FIS avait gagréné les institutions electorales ( parce que les gens voient choses de faocn monolithiqus et simplistes) , qu il y a eu fraudes et menances ?
Sais tu que le FIS a annoncé qu ils iraient au vote une seule fois,mais qu une fois que le vote aurait permis de prendre le pouvoir,c eserait terminé?
Sais tu que l lgérie a donné une lecon au mond enetier : la démocratie,ca ne se limite pas à glisser une envelope dan l urne .
je croyais pourtant que les gens ont vu ce que cela a donné avec Hitler et avec Bush?
Etg bien,avec les salopards du FIS , au pouvoir,cela aurait été grâve.
De toute facon,Chadli a démissioné, donc, la Constitution stipule qu n cas de vacances, il faut arreter un processus electoral s il y en a un en cours .
Autre point, sais tu que le terorisme ne date pas de l arret du procssus lectoral,mais de bien avant ?y compris pour ce qui est du FIS?

Le FIS est un "parti" qui a fait beaucoup de mal à l Algérie .
Et il en aurait fait plus encore au pouvoir .
utiliser le populisme , la menace,la violence, le mensonge ,c est pas ce qu il y a de mieux pour une nation .

D aileurs, je n ai pas été étonné des déclarations des chefs du FIS ( dont cele de Madani ) à propos des harkis et de l Algérie .
D aileurs,ce qu il faut savoir(contrairement à l intox à deux balles de certains médias qui avaient pour boulot de déstabiliser l Algérie) les harkis ou fils de harkis,c est dans les groups terroristes qu il faut regarder .
Du fait que les cadres de ces groupes leur proposaient un projet(terroriste) qui dépassait le cadre national et qui niait le cadre national pour le cadre unique "religieux",celui qui dans son passé,ou celui de sa famille, avait participé à la lutte anti nationale n avait plus de péché à se faire pardonner , puisque seule le combat pour " l Islam" ( ce qui n avait rien à voir avec l Islam ,mais bon, c est comme ca qu on ramase des gogos pret à tuer ) , se voyait donc,passer du statut de "traitre" à ce lui de "héros".
il n est pas étonnant donc,que parmis les victimes du terrorism,on ait compté plusieurs milliers d anciens Moudjahids de la guerre de 1954-62.

Pareil pour ce qui est des bandits,voyoux en tout genre .
Avant,c était des crapules,mais avec le terrroisme, c était devenu des "combattants".Ils faisaient la même chose, en pire ( en tuant et avec à leur disposition des armes plus nombreuses et plsu dangereuses) , mais comme ils le faisaient au nom du "combat" (terrorisme),ce qui était péché hier (hram) est d un coup devenu licite ( halal).

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#19 17-12-2006 12:36:14

Thibaut
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Re: al-Qaida, GIA, et intérêts d'Etats...bien avant le 911!

laigle, si tu pouvais fournir, à l'appui de tes dires, des sources valables et cohérentes... parce que comme ça, c'est un rien confus, et l'on pourrait croire qu'il ne s'agit que de convictions personnelles.


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#20 17-12-2006 15:45:51

laigle
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Re: al-Qaida, GIA, et intérêts d'Etats...bien avant le 911!

Quelles preuves hormis mes connaissances,veux tu que je fournisse?
Les listes des terroristes abattus ?
les différentes actions terroristes dans les années 80 ?
Les différentes opérations des services étrangers?

Ca je peux en parler,mais le problème, c est quelle forme de preuves faut il?
je ne vais pas me mettre quand même à diffuser des vidéos terroristes pour prouver que ces types là existent .

Qui plus est , il y a eu déjà des vidéos de terroristes et des témoignages de terroristes à propos de la forfaiture .

C est au PS , aux   Fabrice Nicolino , Bernard Benyamin ,Paul Nahon,Gèze , Garçon ,Rivoire et autres d apporter des preuves de leurs accusations qui ne tiennent pas debout face au terrain.
Comme par hasard,  les gens du "qui tue qui?"sont pour la plupart sioniste , et sont ceux là mêmes qui nous parlent de terrorisme aujourd’hui .
Vous ne voyez pas l intox.


Si vous voulez une étude détaillée , sur le terrorisme en Algérie , avec moult détails , avec des précisions (dont des listes également , j y pense, des victimes de Benthala ou des terroristes qui y étaient impliqués) , je conseille vivement les ouvrages de Liess Boukra,qui s appuie sur une multitude de documents .

Ca,c est pas le niveau de l abruti Lahouari Addi ( je me permets de le traiter d abruti,parce que je l ai rencontré à X reprises et ce mec là est vraiment un idiot ) .
A part se faire inviter par l UEAF (contrôlée par le FFS ) et raconter des salades , il ne sait pas faire grand-chose .

pour ce qui est de Habib Souaidia , j ai déjà démonté ses mensonges ( que ce soit l affaire de l express, que ce soit le massacre dont il parle à Douar El Zatria,que ce soit l assassinat d un vendeur de cigarette).

Jusqu à maintennat, à part lancer des accusations comme cela,dans le vent , je ne vois aps ce que les " qui tue qui?" ont apporté de concret.

Tient, prenons le cas de Yous .
Le mec ,quand il est affirmatif,quand il raconte ce qu il a vu de visu, il parle  de terroristes originaires du même bled, mais quand il donne ces convictions,ca donne " je ne sais pas ce qui me fait penser que ..mais ca me semblait être des fausses barbes...ils avaient quelque chose de militaires...."
N importe quoi.
pourquoi?Parce que le mec,dès le début,avait sa conclusion,d ailleurs,il n y a qu à lire son bouquin où il dit en substance,qu il détestait l armée, qu il n était pas intégriste,mais qu il aimait bien les islamistes .
Sans oublier que le mec est proche du FFS, (parti politique,qui , hormis le culte de la personnalité de Ait Ahmed, ancien maquisard du FLN,reconvertit dans le "après moi le déluge " , est à la botte du PS . Ait Ahmed est prêt à tout pour avoir le pouvoir,quitte à mettre l Algérie en mauvaise situation et en accusation).

Franchement, avec la haine qu l Algérie cristallise contre elle,que ce soit les salopards du Golfe ( voir les lignes éditoriales de leur presse ) , les sionistes , les impérialistes, les nostalgiques , pense tu vraiment Thibault,que si l ANP était structurellement impliquée dans un massacre, qu ils ne seraient pas tombés sur l Algérie à bras raccourcis?

Franchement?
Ils n attendaient que ça.

je ne nie pas qu il y a eu des bavures, pour lesquelles des centaines de policiers et militaires se sont retrouvés soit en prison, soit en asile psychiatrique .
Mais cela n avait rien de structurel.

D ailleurs,je le répète, si un fifrelin de cette thèse du " qui tue qui?" était véridique, les massacres auraient été commis au début du terrorisme , pas une fois qu il a été vaincu d un point de vue militaire ( c a d qu il y avait certitude que la confrontation militaire n était plus à l avantage des groupes et que ceux ci n avaient plus la possibilité de s emparer de cette façon du pouvoir) .


Je me dis que vraiment...les gens n ont vraiment pas compris que seuls des grosses puissances,peuvent se permettre de réaliser des opérations de ce type, et d en faire porter la responsabilité à un autre .
ou alors, déstabiliser un pays et faire porter la responsabilité au victimes.

Sinon,je ne vois pas quel type de source que je puisse te citer .
Il y a eu un bon million , voir plus de soldats qui ont été appelés pour le Service National, à part les ragots et la vantardises, à part les conneries de la rue, j ai pas entendu un seul témoignage crédible d un type qui aurait dit " voilà , à tel jour à tel endroit, j ai recu tel ordr pour fair tl massacre ou tel assassinat ) .

Jamais.

Des histoires à dormir debout ( moi,je suis un ninja ,moi,je sais comment la SM bosse,moi ceci , moi cela ,moi , j ai vu un terroriste qui s est fait tiré dessus et qui ne saignait pas , Zitouni est passé par Takhoukht en mariée  etc… ), j en ai pas entendu une , deux ,mais un bon millier.

D un coté , tu as un peuple qui est méfiant pour tout  , l Algérien .
A la limite,si cette méfiance était structurée, organisée, intellectualisée, rationalisée, doublée d une culture de la critique et politique,, l Algérie serait un pays encore plus développé que maintenant.
le problème,c est que ce ne st pas le cas, le citoyen est méfiant,parano , point final .
Et le pire c est que dans certains cas, le type est tellement complexé que un torchon parisien peut dire n importe quoi,ca vaut mieux qu un canard plus sérieux,parce que ce canard est Algérien .

De l autre coté, tu as des gens qui , parce que depuis qu ils sont nés,ont leur répète qu ils sont dans une démocratie (exemple les USA) , ils s endorment debout .

Et ben,dans le premier cas, l armée va se comporter du mieux possible,dans une situation difficile, et toutes sortes d insultes,accusations vont pleuvoir,parce que de toute facon,un Algérien, c est un irresponsable sauvage ,alors un militaire n en parlons pas ( et oui, si vous analysez les tentatives d intox, généralement pour faire croire que c est possible ce genre de choses, on utilise des procédés faisant appel à des préjugés racistes,qui permettent ensuite, à l individu de croire,que évidemment X ou Y , c ets des sauvages,donc,ils ne sont pas responsables,donc ils sont capables de tels actes,que ce soit pour un massacre , un attentat ou l usage dune arme atomique le cas échéant ) .


Alors que dans le second cas, il peut s agir d une opération fomentée par le gouvernement et personne ou presque ,ne va réagir ,alors que les faits sont là : opération unique , qui ne s inscrit dans aucun mouvement subversif, réalisation bizarre ,voir incroyable etc...)
Pourquoi?
Parce que là encore, les préjugés racistes sont en marche .
Non,quand même , un état comme les USA, des gens civilisés,mais c est pas possible ....


Et pourtant, c est ce qui s est passé .
Voilà comment ,sur du long terme,on fait de l intox et on contrôle ou déstabilise des gens .
Avec ce genre d intox .
les mécanismes ,une fois huilée, rien de ce qu on pourra dire,que ce soit les faits ou l évidence,dans un sen sou dans l autre,ne peuvent enrayer le mécanisme , parce qu ils reposent sur un ensemble de préjugés .

tu parlais de preuves , regarde par toi même les " qui tu qui?",analyse la sémantique, et tu verra .

pour le reste,ça fait longtemps que ceux qui ont compris ce qui se passait en Algérie,savent qui tue, par qui ils sont aidés et pourquoi on s en prend à L ANP .


PS : les tombes des quelques 18 à 20 000 terroristes tués ( et là,je ne parle que de sterrors dont le corps a été retrouvé ), c est une preuve suffisantes ?
les tombes des quelques 8000 éléments des services de sécurité?
Les tombes des quelques 30 000 citoyens tués .

Les communiqués radio sur Mehdi ( radio marocaine ) .
Les opérations en territoire Marocain ( à plusieurs reprises,vu qu ils étaient pepères et que non seulement les services marocains leurs fichaient la paix,mais de temps en temps un petit coup de main ) .
Les communiqués Al Ansar , à Londres ,c est du vent ?
Les prises de contacts avec des fabricants suisses et londoniens de scanners ?
Les milliers d uzis trouvés en leur possessions ( dont un millier seulement à Ain Defla en Mars 1994 lors de la plus grosse opération anti-terroriste ) .
D ailleurs , l un des terroriste du vol Air France était armé d un Uzi  .
(Au passage,je signale,puisqu il y a eu un topic dessus,qu il n ajamais été question que l avion se crashe sur la tour Eiffel,je ne sais pas qui a inventé cette bêtise,probablement un journaleux,mais il était question d un risque l avion explose ou se fasse crasher sur la région parisienne ,pour faire un maximum de victimes .Sa crasher sur la tour Eiffel , n importe quoi ….des types qui savaient à peine Alif Ba Ta Ha …).


Les milliers d accrochages, d embuscades, les corps exposés, les arrestations,les prises et libérations d otages , les bombardements à l hélico , à l artillerie,les ratissages,les faux barrages, les rackets  ?

J'attends toujours qu on me donne une seule preuve, je dis bien preuve et pas accusation ou fantasme , d une implication structurelle de l ANP ,de près ou de loin,dans un crime terroriste.


Alors,quand j entends Zitouni ou Zouabri étaient des agents des services ….depuis le temps que eux devaient l entendre ,ils auraient du se méfier alors…
Zitouni a été tué par un groupe terroriste  concurrent (LIDD) celui là même avec qui il y a eu des conflits meurtriers à propos de pouvoir et des moines.
Zouabri a été éliminé à Boufarik, avec deux de ses compères (pour répondre à la question de Mortimer, voilà une réponse : le type a joué sur la terreur, en poussant de plus en plus, et le pari a raté,il a finit avec deux hommes et son groupe était isolé et avait perdu beaucoup de moyens . A part s en prendre à des civils, les moyens militaires étaient plutôt faiblards pour le GIA tendance Zouabri, sur la fin ) .

Bref, le terrorisme en Algérie, c est pas quelques bombes placées dans un endroit pour créer une psychose et ensuite utiliser cela dans une politique d expansionnisme .




Pour conclure,la meilleure source, la meilleure preuve,c est le terrain .
Faut discuter avec des victimes du terrorisme.
Et se méfier des médias, surtout lorsqu ils  agissent par idéologie.
Faut recouper les informations.
Faut essayer de voir l ensemble du phénomène et regarder si les accusations sont logiques, avec le développement du phénomène subversif.
Faut essayer de ne pas mélanger tout et n’importe quoi, acte individuel,avec collectif, corruption avec massacre,tel home politique avec gouvernement,état avec gouvernement,armée et gouvernement , lutte antiterroriste et émeutes etc.…
Faut se poser des questions pourquoi,à l unisson,tels médias se sont lancés dans telles campagnes,quelles sont leurs intérêts , à quoi obéit leur logique.
Ce que l on me sert est il  crédible ?

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#21 17-12-2006 15:48:10

Thibaut
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Re: al-Qaida, GIA, et intérêts d'Etats...bien avant le 911!

"la meilleure preuve, c'est le terrain"

si tu le dis...


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#22 18-12-2006 03:22:25

mortimer
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Re: al-Qaida, GIA, et intérêts d'Etats...bien avant le 911!

Extraits de la Constitution algérienne:

Art.88: En cas de démission ou de décès du Président de la République, le Conseil Constitutionnel se réunit de plein droit et constate la vacance définitive de la Présidence de la République.
Il communique immédiatement l'acte de déclaration de vacance définitive au Parlement qui se réunit de plein droit.
Le Président du Conseil de la Nation assume la charge de Chef de l'Etat pour une durée maximale de soixante (60) jours, au cours de laquelle des élections présidentielles sont organisées.

Art. 25 - L'Armée Nationale Populaire a pour mission permanente la sauvegarde de l'indépendance nationale et la défense de la souveraineté nationale."

A ma connaissance, il n y a pas eu de consultation du parlement, ni d'élections après l'éviction de Chadli Benjedid. En outre, l'armée n'a aucun rôle à jouer dans les affaires politiques du pays. D'après la Constitution, elle est chargée de défendre"la souveraineté nationale". Y a t-il eu un putsh de la part des islamistes avant 1992? Y a t-il eu secéssion en Kabylie? Y a t-il eu une attaque-éclair venant du Maroc?


"Dans la société du spectacle, c'est le vrai qui est un moment du faux"  Guy Debord

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#23 18-12-2006 03:38:52

Thibaut
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Re: al-Qaida, GIA, et intérêts d'Etats...bien avant le 911!

laigle, juste une chose: as-tu seulement lu l'article en tête de fil de mosaddeq, et les personnes qu'il cite, et les éléments de preuves concordants, et la solidité argumentaire ?
Peux-tu infirmer les différents points, en les reprenant, et en les démontant avec la même solidité ?

Dernière modification par Thibaut (18-12-2006 03:39:55)


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#24 18-12-2006 04:44:10

laigle
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Re: al-Qaida, GIA, et intérêts d'Etats...bien avant le 911!

@Mortimer : Il y a eu la fin de la session parlemnetaire qui avait été déclarée,donc, il n y avait plus de parlement .

Faut être légaliste quand même .


De plus,pour ce qui est du rôle de l ANP,comme tu  l as souligné,c est de preserver les interets de la Nation .
Ce n est pas de gaieté de coeur qu elle a eu à faire de la lutte anti terroriste ( dailleurs,son implication a mis du temps avant de monter ,vu l énorme tâche qu il y avait à remplir ).
Si l ANp a eu à faire de la lutte anti terroriste,c est à cause des politiques à légard de l intégrisme et du populisme,c est à cause des dispostions qui n ont pas été prises au bon moment .
Et quand ca chauffe,on envoit le spompiers .
il aurait été préférable qu on s appecrcoieve avant des rissques d incendies.

@ thibault : il n y aucune preuve dans ce que dit Mossadeq.
Quant à dire que les occidentaux ont soutenu "la junet" c est une énorme contre vérité .
tout le monde s est mis à chialer quand il y a eu l arret du porcessu éléctoral, qu ils ont appelé "coup d état".
Ils auraient certainement préféré que leurs pions , moins attachés aux interets de la Nation,prennet le contrôle du pays .
A ce titre,l un des rapports du Rand ( qui est en fait un organisme de la CIA, qui permet de dire ce qu officiellement, on ne peut pas dire ) disait que l islamsme intégriste était soluble dans le capitalisme .
D ailleurs, qui a financé le FIS?

pour ce qui est de la création du GIA,je le repete,cela a été fait en Octobre 1992 et il y aun documnt organique du GIA qui le valide .
je crois même qu il y une vidéo dont uen partie a été diffusée dans un des documentaires consacrés à l Algérie .


Si l on suit votre logique, la "dictature" Algérienne qui s appuierait sur ses services de sécurité, qui representeraient alors son bras droit, utiliserait ces propres services pour s amputer ce même bras droit ete se retrouver sans défense .Cela na ni queue , ni tête .

Quant à Fisk , sur ce coup là ,il est l ouest .
Les héliocs, des Ecureuils, n ont jamais été livrés en 1994 .
Il a fallu vraiment faire pression sur certains points, pour qu avec son argent, l ANP ait la possibilité, en 1997 , de signer un contrat pour quelques écureuils .
Et encore, les matériels de visée nocturne ont été encore plus difficiles à avoir et la livraison est arrivée vraiment tardivement .
En 1994,même les balles de calibre 12 pour les fusils de chasse était impossibles à importer, il a fallu installer dans l urgence,une petite chaine pour les fabriquer , comme pour également fabriquer des fuisl à pompe qui permettront à des citoyens,de défendre leur honneur et leur dignité face aux terroristes .
Et c est ce genre de journaleux ,qui ont traités le spatriotes de "miliciens" .
C ets les mêmes " qui tue qui?", RSF y compris,qui disaient que les journalistes Algériens se faisaient tuer par l ANP,alors que ces journalistes disaient " Nous mourrons sous les balles trroristes ".

même matoub, ils ont trouvé le moyen de le metre sur le dos de l ANP .
En 1994 , il était kidnappé par de sterroristes du GIA ( en fait,ceux là mêm qui constitueront en 1998, le GSPC, attendu que le GIA zone III , était dans les faits en conflit avec le commandement sis à Chréa ) .
Et qu a t on dit?
Qu est ce que les relais du " qui tue qui?",le FFS ont balancé?
Faux kidanpping,c est l ANP bla bla bla...
matoub en a fait une chanson " Oulen Zraen Alwniew , ad karenatsthirthithar " : " en dépiyt de ce que me propres yeux ont vu,ils disent que je débloque ".


Quant aux ventes citées, par rapport à l Uk, les premieres ventes qu il y aeu n en ont pas été .
C ets le Quatar, qui a commandé pour lui même ,voyant ce quon faisait à l Algérie,et qui ensuite, a livré le matéreil à l ALgérie,refusant même d empocher le prix .
Ce ne st qu lorsque les occidentaxu ont vu que leur pari a échoué,qu ils ont essayé de sauvr au moins quelques contats .
L Arabie Saoudite,prise la main dans le sac avec ces agents , n a que tardivement,consetie à quelques gestes ridicules sur essayer de se faire pardonner .

Pareil pour de nombreux pays .
Mais ca, ca ne sera pas oublié , jamais .

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#25 18-12-2006 05:01:52

laigle
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Re: al-Qaida, GIA, et intérêts d'Etats...bien avant le 911!

pendant que j y pense .
madani,connaissez vous Madani?
Il a été condamné dans les 80 pour activités subversives et atteinte à la sureté de l état .
pareil pour Ali Belhadj .
Malheuerseument,ils ont encore en liberté(attendu ce qu ils ont fait,j aurai préféré les voir pendus à une corde )

Eux aussi ,c est des agenst de la SM?
La lettre de balhadj à Gouasmi ( émir du GIA, abbatu) , c est aussi du vent?
Belhadj,depuis sa prison, poussait Gouasmi à frapper encore plus fort .
Zéroual , pendant ce temps là , comme un idiot,cherchait à palabrer avec ces criminels,avant de comprendre leur vraie nature .
Et Hadamm, qui a sauté au plafond de joie, revendiquant pour le compte du GIA(auquel il appartenait ) l attentat contre le commissariat central,qui avait pulvérisé un car de passagers ?


Quant au Douar al-Zaatria , je le repete,il n y a jamasi eu de massacre en 1993, mais en 1995 .
Et les gens ,dont les proches des victimes,connaissaient le stueurs,qui étaient des gens de leur village .
L ensemble du bouquin de Gèze(je le repete, Souadia n est pas capable d écrire un bouquin ) ,c est du vent , que ce soit l affaire Douar El Zatria ou tout le reste .

Sinon, l histoire de Lamari qui discuet par radio non protégée avec Souadia, celle là,elle a fait rire du monde .
Surtout pour donner les ordres qui auraient été doné ,d apres Gèze .
S il y a des secteurs opérationnels,ce ne st pas pour rien et même,s il y a un ordre qui vient d u dessu d un secteur opérationnel,il transite parc celui ci .
Et en aucun cas,les odres que l on peut lire dans le livre .

je ne reviens même pas sur les fautes techniques ( Mil Mi 18 , ca n xiste pas ) , SPG 9 en ratissage ou lutt AT , c est du n importe quoi .
Sans parler du fait qu il se plaignait de la bsence de RPG -7 .
A quoi sert un RPG dans une operation AT ?
C est interessant contre une position dure, pas dans une chasse au tango .

Sans parler de l énorme danger en cas de prise par les terrorists, ca peut faire partir toute un camion en fumée.
même là dessus, sur l aspect technique, il y a à redire .

Donc,si Mossadeq ne faitq ue repeter ( à ce que j ai lu ) ,ce qui a été dit des milliards de fosi,par les mêms cercles,je ne vois même pas l ombre d un indice,je ne parle même pas de preuve .

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#26 18-12-2006 05:38:40

mortimer
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Re: al-Qaida, GIA, et intérêts d'Etats...bien avant le 911!

laigle a écrit:

@Mortimer : Il y a eu la fin de la session parlemnetaire qui avait été déclarée,donc, il n y avait plus de parlement .

Faut être légaliste quand même .


De plus,pour ce qui est du rôle de l ANP,comme tu  l as souligné,c est de preserver les interets de la Nation .
Ce n est pas de gaieté de coeur qu elle a eu à faire de la lutte anti terroriste ( dailleurs,son implication a mis du temps avant de monter ,vu l énorme tâche qu il y avait à remplir ).
Si l ANp a eu à faire de la lutte anti terroriste,c est à cause des politiques à légard de l intégrisme et du populisme,c est à cause des dispostions qui n ont pas été prises au bon moment .
Et quand ca chauffe,on envoit le spompiers .
il aurait été préférable qu on s appecrcoieve avant des rissques d incendies.

"le Conseil Constitutionnel communique immédiatement l'acte de déclaration de vacance définitive au Parlement qui se réunit de plein droit."

Laigle, le parlement pourrait bien se réunir dans une séssion extraordinaire, vu que la "démission" de Benjedid ait été un acte d'exception. C'est mieux encore qu'une prise en main des militaires-pompiers. En plus de ça, qui est ce qui décide de la gravité d'une menace encourue par la nation? C'est le président de la république et non pas les gradés. Il enclenche ensuite l'état d'exception ou l'état de siège.

Une dernière question: qui a tué Mohammed Boudiaf ? Le président qui a accepté l'internement des militants du FIS dans des camps de torture au sahara.


"Dans la société du spectacle, c'est le vrai qui est un moment du faux"  Guy Debord

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#27 18-12-2006 10:07:29

laigle
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Re: al-Qaida, GIA, et intérêts d'Etats...bien avant le 911!

Mohamed Boudiaf a été  tué par Lambarek Boumarafai, un officier du GIS .


lors de son procès, il reconnaitra l avoir fait pour se débarrasser d un "taghout" et ne reconnaissait aucune légitimité à la justice Algérienne pour le juger , mais uniquement celle de Dieu . ( maan staf bi koum) .
D après ses collègues, il répétait depuis des année qu il se ferait une huile.
Des éléments du GIS avaient été détachés à la protection ,puisqu on avait intenté quelque stemps auparavant , à la vie udu président et que le danger terroriste montait en flèche .

Boumarrafi a utilisé un Beretta PM 12 S et une grenade défensive F1 ce jour là .

Lors de l émeute de Serkadji où des prisonniers terroristes ont assassinés des gardiens et ont pris en otage des détenus de droit commun, Boumarrafi se balladait dans la cour en gueulant, "j ai tué votre pahraon , tuez moi" .


Je précise tout ca,parce que malgré le fait qu il soit en vie, que sa nourriture soit goutée , qu il ait avoué, y a toujours des rumeurs qui circulent .

Boudiaf , de toute la lutte anti terroriste, était le seul chef d état responsable et qui n ajamais accepté la compromissure , ni la discussion avec les terroristes .

je rappelle que les gens de services de sécurité ne vienent pas d une autre planète et qu il est donc , vu l ampleur du phénomène subversif(vu que cela n avait pas été traité à temps) , inévitable qu il y ait ,même si cela est faible,des gens qui ont été séduit par cette subversion .
C'est ce qui a couté la vie à de nombreux militaires, policiers ,gendarmes au sein des casernes, c est ce qui a permis à des groupes terroristes de s emparer de nombreuses armes, effets vestimentaires , etc...
Y en a eu des fêlons .



Pour ce qui est du processus electoral, de son arrêt, voici un entretien avec Ali Haroun qui y a joué un certain rôle et qui le décrit de l intérieur :



"Algérie: décembre 1991
«Il fallait arrêter le processus électoral»

Entretien avec Ali Haroun



Le 27 décembre 1991, au soir du premier tour des élections législatives en Algérie,le fis arrive très largement en tête avec plus de 47% des suffrages exprimés. Le second tour prévu pour le 16 janvier n'aura pas lieu : il est annulé par le Haut Conseil de sécurité. L'Assemblée populaire nationale termine son mandat le 4 janvier et, le 11 janvier, le président Chadli démissionne. Pour assurer la continuité de l'Etat dans ce vide institutionnel, il est créé un Haut comité d'Etat (hce) composé de cinq membres : Mohamed Boudiaf, qui en assure la présidence, Ali Kafi, Tedjini Haddam, Khaled Nezzar et Ali Haroun qui a joué un rôle important dans la création de cette nouvelle instance comme dans le retour de Mohamed Boudiaf de son exil marocain.
Avocat, Ali Haroun a exercé de multiples responsabilités pendant la guerre d'Algérie notamment à la tête de la Fédération de France du fln et au début de l'indépendance en tant que député à la Constituante. En désaccord avec Ahmed Ben Bella, il quitte la scène politique fin 1963 pour rejoindre son cabinet où, presque trente ans plus tard (en 1991), Sid Ahmed Ghozali vient le chercher pour lui confier le poste de ministre des Droits de l'Homme. Dans l'entretien qu'il a accordé à Confluences, il donne son explication de cet épisode crucial de l'histoire contemporaine algérienne.



Les gouvernants de l’époque des législatives de décembre 1991, à la fois le gouvernement officiel et l’armée, avaient-ils conscience que ces élections allaient donner la victoire au fis ou y avait-t-il une incertitude ?

Ils devaient, me semble-t-il, en être conscients puisque le fis avait remporté les élections municipales en 1990. Il est évident que le parti qui détient les deux tiers ou les trois quarts des municipalités, dans un pays comme l’Algérie où l’administration influe sérieusement sur la sincérité du scrutin, est sûr de remporter les élections. Ne nous trompons pas ! Nous ne sommes pas encore arrivés au stade d’élections honnêtes, propres, claires et représentatives de l’opinion des électeurs. Je dirais même qu’il reste encore beaucoup à faire. Il est évident qu’à ce moment-là il paraissait donc aléatoire de procéder aux élections. Estimant que le pouvoir avait manipulé le découpage des circonscriptions de façon à assurer la victoire du fln, le fis avait ordonné la grève insurrectionnelle à la suite de quoi devait tomber le gouvernement Hamrouche le 4 juin 1991. Ainsi tout le monde était conscient et des dispositions de la loi électorale et du caractère déterminant de ces élections.
Sid Ahmed Ghozali, pressenti pour succéder à Hamrouche, m’avait consulté, comme plusieurs autres personnes. Le 18 ou le 19 juin 1991, il me proposa d’entrer au gouvernement. Eloigné de toute activité politique depuis 1964, je n’étais pas au courant des secrets des décideurs mais je me rendais très bien compte, comme simple citoyen, que si aucune mesure n’était prise, la majorité allait se prononcer en faveur du fis. En effet, beaucoup ont estimé que voter fis - le seul parti réellement structuré en dehors du fln, - c’était le moyen le plus sûr d’éliminer ce dernier, dont on subissait l’oppression depuis vingt-neuf ans. Lorsque le fis a poursuivi sa campagne électorale pendant l’été, on s’est rendu compte qu’il contrôlait toutes les mosquées et par là disposait de puissants moyens de pression sur les électeurs. Par exemple, il avait installé des micros dans tous les lieux de prière et tous les jours - donc pas seulement le vendredi - , et cinq fois par jour, au moment de la prière, de jeunes imams lançaient des appels à la mobilisation contre le fln, au djihad contre le pouvoir taghout, c’est-à-dire tyrannique.

Parmi les mesures retenues par le gouvernement pour réduire la pression, on avait envisagé l’interdiction d’utiliser les micros dans les mosquées, mais à l’époque une telle mesure paraissait pratiquement irréalisable. Le gouvernement semblait alors incapable de prendre une décision aussi simple que celle de supprimer les haut-parleurs ou d’obliger les gens à faire la prière à l’intérieur des lieux du culte et non dans les rues avoisinantes. Le fis s’était en effet arrogé le droit d’investir, le vendredi, tout accès aux mosquées bien avant l’heure du sermon. Des nattes étaient disposées dans les rues adjacentes et la circulation automobile et piétonnière pratiquement impossible. Ainsi, une voie de fait du fis l’emportait sur le pouvoir légal, la force primant le droit. Pour le fidèle, soucieux de sa sécurité personnelle, il ne restait qu’une solution que commandait la prudence : s’aligner sur les militants du fis et faire sa prière aux côtés des vainqueurs prévisibles. Or, dans un pays comme l’Algérie où le facteur religieux est déterminant, celui qui a prise sur la religion est certain de s’emparer du pouvoir politique.
Quand la grève insurrectionnelle éclata en juin et que Abbassi Madani se rendit auprès du Président Chadli, celui-ci promit que le découpage électoral serait rectifié et que les élections auraient certainement lieu. C’était là un engagement solennel du président de la République. Aussi faut-il rendre justice à Sid Ahmed Ghozali : son gouvernement n’a pas été formé pour savoir s’il était opportun ou non de préparer des élections, il a été constitué avec l’obligation de les organiser avant la fin de l’année.

Cela signifie donc que le pouvoir de l’époque a organisé des élections qu’il savait perdues d’avance ?

Le pouvoir n’avait plus les moyens d’agir autrement. Si le Président Chadli était revenu sur son engagement du mois de juin, on allait de nouveau vers de graves événements, comme la grève insurrectionnelle précédente, mais d’une plus grande ampleur. Même une partie des travailleurs lassés de l’obéissance inconditionnelle de l’ugta au fln avait adhéré au sit, le syndicat islamiste. Il semble aussi que les services de sécurité aient été quelque peu bernés par les agents du fis qui avaient infiltré tous les rouages de l’Etat. De plus, le scrutin uninominal à deux tours fit qu’une légère majorité de voix aboutit à une très grande majorité de sièges. Au scrutin proportionnel, l’Assemblée aurait été gérable. Sur treize millions d’électeurs environ, trois ont voté pour le fis. Et, à la proportionnelle, un rapport de trois sur treize n’aurait pas pu donner la majorité écrasante dont a bénéficié le parti intégriste.

Mais ce n’est pas le fis qui avait décidé du scrutin uninominal à deux tours !

Non. C’est le fln, parce qu’il espérait qu’avec un scrutin uninominal à deux tours et le découpage qu’il avait concocté, il pouvait conserver une majorité suffisante pour gouverner. Ce fut un faux calcul. Rappelons-nous qu’à cette époque l’Assemblée ne comprenait qu’un seul parti. Tous les députés étaient membres du fln. Le pluralisme promis par Chadli après les événements de 1988 n’était pas encore appliqué dans les faits. Or, lorsque le gouvernement Ghozali avançait des propositions de modification de la loi électorale, il se heurtait au mur infranchissable de la direction du fln avec laquelle il était à couteaux tirés. Tout cela a joué en faveur du fis. Et le mode de scrutin lui a permis d’obtenir le 26 décembre 1991, date du premier tour, 184 ou 186 sièges sur 420, avec seulement 24% des voix exprimées des électeurs inscrits.

Chaque acteur ayant joué son jeu, on se retrouve dans une situation assez complexe. Le premier tour se déroule avec les résultats que vous avez rappelés et une décision est prise : celle d’interrompre les élections. Qui l’a prise ? Quels sont les acteurs qui sont intervenus ?

Ces questions sont en effet importantes. Lorsque les résultats tombent, le chef du gouvernement paraît complètement bouleversé. Les ministres ne le sont pas moins. C’est un séisme politique d’une ampleur jusque-là inconnue. Le surlendemain, en conseil du gouvernement, si certains - une minorité, il faut le dire - préfèrent par un prudent calcul attendre de voir d’où le vent souffle, d’autres s’expriment aussitôt et pensent qu’il n’est pas possible de continuer ce simulacre d’élections qui nous achemine vers une situation à l’iranienne. Les ministres sont décidés à y mettre un terme, mais ne savent comment procéder. Personnellement, je me situais dans cette ligne-là. Quelques rares intervenants ont laissé entendre, sans le dire expressément, qu’après tout on pouvait laisser le fis accéder au pouvoir, suivre les événements et réagir en conséquence. Mais ce n’était pas l’avis de la majorité. Il faut également rappeler qu’au niveau des syndicats, de certains partis politiques, d’une grande partie de la société civile, spécialement des organisations féminines, cela fut ressenti comme un véritable saut dans l’inconnu. En qualité de ministre des Droits de l’Homme, j’ai reçu dans mon bureau des responsables de sociétés féminines qui me suppliaient d’agir pour les sauver. Certaines se sont évanouies. Une autre implorait : «J’ai trois filles. Je ne peux vivre dans un pays qui deviendrait le Soudan ou l’Iran. Je n’ai nulle part où aller. Ne nous abandonnez pas !» Peu de jours après, des citoyens patriotes se sont retrouvés pour réfléchir à la manière de stopper la chute inéluctable dans la théocratie totalitaire. C’est alors que s’est créé en dehors du gouvernement le Comité national de sauvegarde de l’Algérie (cnsa). Il regroupait l’ugta, l’Organisation nationale des moudjahidine (onm), certains partis politiques (pas très puissants, parce qu’à l’époque il n’existait pas de parti qui compte en dehors du fln et du fis), d’autres personnalités parmi lesquelles de nombreux intellectuels, dirigeants d’associations, artistes, directeurs de journaux indépendants nouvellement fondés, entrepreneurs, etc...

Au niveau du gouvernement, il était difficile de prendre une décision apparemment anticonstitutionnelle et d’interrompre le processus électoral. Fallait-il demander à l’armée d’intervenir avec ses propres moyens ? Une telle mesure semblait impensable et d’ailleurs personne ne l’envisageait. Il a donc été décidé de créer un comité de réflexion regroupant deux militaires et deux civils. Le comité s’est aussitôt attaché à étudier la manière d’endiguer ce processus, tout en respectant la Constitution en vigueur. C’était vouloir résoudre la quadrature du cercle. Mais, le 4 janvier, l’Assemblée terminait sa législature et la nouvelle devait se réunir après le second tour des législatives. Une solution pouvait alors se dégager des dispositions de la Constitution. En effet, l’article 84 vise les cas de vacance de l’Assemblée et d’empêchement du président. Ses paragraphes 8 et 9 prévoient même la conjonction de vacance de l’Assemblée et de décès du président. Dans ce cas limite, le président du Conseil Constitutionnel assure l’intérim de la Présidence de la République pour une durée de quarante-cinq jours, au cours de laquelle les élections présidentielles sont organisées, préalablement à tout autre scrutin.
Dès lors, estime le comité de réflexion, la solution est trouvée : les élections législatives seraient régulièrement suspendues sous réserve que l’on constate l’état d’empêchement du président de la République et que le président du Conseil constitutionnel accepte l’intérim. Il fallait donc créer l’événement. Heureusement pour lui, le président de la République se portait très bien ; il n’était ni malade, ni dément. Il ne restait plus que la démission. Certaines personnes furent donc chargées d’aller lui exposer les solutions possibles.

Dans une première hypothèse, le second tour des élections se poursuivrait et le fis s’emparerait du pouvoir. Il allait alors indubitablement se venger de Chadli. N’oublions pas que le slogan du parti intégriste pendant ses grandes manifestations était : «La illaha ila Allah oua Chadli adou Allah» (il n’y a de divinité que Dieu et Chadli est l’ennemi de Dieu). Or, en théocratie, l’ennemi de Dieu doit être mis à mort. Un autre slogan développé par le fis dans les rues d’Alger au cours de ses nombreuses démonstrations de force était : «La ‘amal, la dirassa hatta tasquot er-riyassa» (pas de travail, pas d’études jusqu’à la disparition du président).La guerre civile était alors inévitable.
Dans une seconde hypothèse, le président démissionnerait, les élections législatives seraient interrompues, et l’on s’acheminerait légalement vers des élections présidentielles dans les quarante-cinq jours.

Quand vous dites «certaines personnes», c’est qui ?

En définitive une seule personne est allée voir le président : c’était Khaled Nezzar. Il l’a d’ailleurs écrit dans ses mémoires. C’est ainsi que Chadli, convaincu, décida le 9 janvier 1992 de démissionner, démission qui fut rendue publique le 11.

Vous n’avez pas parlé de l’armée.

Mais on en parle beaucoup ces temps-ci, surtout dans les médias étrangers. Aussi et avant d’intervenir sur ce chapitre controversé, je voudrais d’abord me situer. Jusqu’au mois de juin 1991, je ne connaissais personne au sein de cette armée. J’avoue que j’étais loin de la porter dans mon coeur. Reportez-vous à ce que j’ai écrit dans L’Eté de la discorde. J’ai toujours jugé -- à tort ou à raison -- que la prise du pouvoir en 1962, suite à un rapport de force et non par consensus entre tous les dirigeants de la lutte pour l’indépendance, a embourbé le pays dans une crise politique dont il n’est pas encore complètement dégagé. Que l’état-major de l’armée des frontières, rebellé contre le Gouvernement provisoire de l’époque, ait fini par le disloquer, que les bataillons fidèles à cet état-major aient constitué le noyau dur de l’armée algérienne, que cette armée, après l’intermède de Ben Bella dont elle s’est vite débarrassé, ait pratiquement, à travers son chef, géré un pays où le pouvoir, le parti, le gouvernement et l’administration ne constituaient qu’une seule et même autorité... tout cela est incontestable. D’ailleurs, les qualificatifs «démocratique» et «populaire» dont la République s’est parée sous l’empire du parti unique et de la pensée unique, entre 1962 et 1988, étaient doublement mensongers, la démocratie n’étant qu’une façade et le peuple n’ayant que le droit d’applaudir aux injonctions du pouvoir. Durant cette période, l’armée, dont certains chefs formaient une toute-puissante oligarchie, s’est généralement comportée en privilégiée du système, surtout lorsque le chef de cette armée était à la fois président de la République, ministre de la Défense, Chef d’état-major, numéro 1 du Parti unique et que, les députés renvoyés dans leurs foyers, il légiférait par voie d’ordonnances. Evidemment tout le monde ne partage pas cette approche et certains cadres de l’armée moins que tout autre.

Il serait cependant mal venu de nier, comme il le serait aussi de contester certaines réalisations de ce régime autoritaire telles que le raffermissement de l’unité nationale, le respect, non sans crainte, du pouvoir central, une instruction de masse sinon de qualité et la dignité du pays préservée à l’intérieur de ses frontières et au dehors. Il serait injuste encore de minimiser les effets du retrait de l’anp du Comité Central du fln, comme la révolution des mentalités opérée après octobre 1988 et clairement exprimée dans le rapport des généraux au président Chadli en décembre 1990 où la hiérarchie se déclarait «républicaine et démocrate face aux dangers de l’intégrisme islamiste». En décembre 1991, sans l’armée, les démocrates ne pouvaient rien entreprendre avec quelque chance de succès. Ensuite l’armée n’a imposé ni au gouvernement ni aux civils la solution épargnant au pays le fatidique second tour. Elle semblait plutôt respectueuse des décisions prises au niveau politique. Quant au cnsa, comme je vous l’ai dit, il s’est créé spontanément, sous l’emprise des événements. Nombreux sont ceux en Europe qui ne veulent pas croire qu’à un moment donné une conjonction d’intérêts rapprocha les démocrates du cnsa des décideurs au sein de l’armée. Et pourtant, les choses se sont réellement passées ainsi. Pour ma part cependant, je dois souligner qu’à partir du moment où, dans les circonstances difficiles de fin 1991, j’ai approché certains officiers supérieurs, j’ai révisé mon jugement initia l: l’armée n’était plus celle de 1962.

Moi je veux bien le croire, mais après c’est l’armée qui a pris les choses en main. Quel a été le rôle de Nezzar dont on a tant parlé ?

En tant que ministre de la Défense et Chef d’état-major, il a joué un certain rôle. C’était normal. Mais il n’a pas imposé la voie à suivre. Voyez-vous, certaines idées préconçues collent aux militaires comme le parasite à son support. Je les ai partagées avec beaucoup, jusqu’à cette période dramatique de décembre 91-janvier 92. A l’occasion d’une visite, des journalistes de T.V. américaines m’ont affirmé : « Vos militaires sont des dictateurs et des traîneurs de sabre». Estimant cette réaction purement raciste, j’ai répliqué aussitôt : «Pourquoi donc un Chef d’état-major de pays comme l’Angleterre, la France ou les Etats-Unis d’Amérique se comporterait par nature en démocrate, tandis qu’un général algérien serait par essence fasciste et dictateur ? Pourquoi pensez-vous qu’un officier de l’armée américaine croit la démocratie indispensable à la gestion de notre société des XXème et XXIème siècles et que l’idée même ne peut pas effleurer l’esprit des militaires algériens ?» Aujourd’hui, au niveau de la direction de l’anp, nombre de responsables partagent, me semble-t-il, l’idée de primauté de la démocratie dans la gestion des affaires publiques. Dans les rangs de cette armée et à divers échelons, il existe sans doute des boutefeux, des candidats au putsch et des assoiffés de pouvoir, comme un peu partout ailleurs. Mais, je vous le répète : ceux que j’ai connus et côtoyés pendant cette période difficile ne m’ont pas paru animés de pareilles intentions.

Pour résumer, et sans déformer votre pensée, je l’espère, ce n’est pas l’armée qui a arrêté le processus électoral, c’est en fait une configuration complexe, avec des acteurs différents qui sont arrivés à un accord, et l’armée a joué son rôle.

Un rôle décisif certes. Le «comité des quatre», dont je vous ai parlé, a examiné le problème des jours durant pour trouver la sortie idoine. A aucun moment, les deux militaires n’ont imposé leur point de vue et si cela avait été, je n’aurais pas manqué de me retirer, comme l’aurait fait sans aucun doute mon ami Aboubakr Belkaïd, membre civil de ce comité et qui fut d’ailleurs, quelques mois plus tard, assassiné par les intégristes.

Et les militaires, c’étaient Nezzar et qui ?

Non, Nezzar n’y était pas. Le Comité comprenait deux généraux, mais pas Nezzar. Au bout de quelques jours, les civils ne savaient pas trop si les militaires étaient prêts à s’engager réellement. Alors, l’un des civils a lancé: «Si vous ne faites pas ce qu’il faut, nous, avec le cnsa, nous le ferons. Nous nous ferons «occire», c’est clair, mais nous irons jusqu’au bout. Alors, vous nous aiderez parce qu’il y va de votre intérêt de nous soutenir». Il convient ici de rappeler ce qui semble avoir été oublié: alors que les porte-parole du fis veulent faire croire aujourd’hui qu’ils ont été victimes d’un putsch, il faut souligner qu’il se produisit un mouvement populaire profond pour s’opposer à un intégrisme, qui, après deux ans de violences, donnait un avant-goût de la dictature qu’il se proposait d’instaurer.

A la réflexion, il est clair que la démocratie ne se limite pas à la formalité du scrutin. L’histoire est là pour nous l’enseigner. Quand Hitler est régulièrement arrivé au pouvoir en 1933, il avait déjà publié Mein Kampf. Si vous aviez été allemand avec vos idées, et si j’avais été allemand avec les miennes, nous nous serions opposés au Führer, même parvenu légalement au pouvoir. Et la postérité ne nous aurait pas condamnés. Or, dans ses diverses publications, le fis avait fait connaître son programme politique qui se résume à ceci : s’emparer du pouvoir par la voie des urnes et ensuite interdire toute élection, puisqu’il appliquerait la seule loi qui vaille, la loi de Dieu, dont il s’autodéclare le dépositaire et l’interprète exclusif. Il s’agit donc de savoir si la démocratie consiste uniquement à introduire un bulletin dans l’urne et à en appliquer mécaniquement le résultat. Or, pour l’intégrisme, la démocratie exprimée par l’élection est une invention de l’Occident athée et constitue une apostasie qu’il convient de combattre et d’éliminer à jamais. Si quelqu’un vous déclare : «Je considère la démocratie impie et, une fois au pouvoir, je l’abolirai», quelle sera votre position ? Ne convient-il pas de l’en empêcher ? Mais si vous estimez qu’au nom d’un démocratisme formaliste et finalement suicidaire, il faut se résigner au résultat des urnes, alors !...

Il y a une logique ?

Mais il ne faudrait pas que cette logique aboutisse en fin de compte à détruire ce qu’elle prétend sauver. Beaucoup y ont réfléchi. Devant le dilemme : interrompre le processus électoral, ce qui alors, aux yeux du monde, paraissait comme une atteinte au processus démocratique, ou laisser l’intégrisme rétrograde parvenir au pouvoir et en fin de compte assassiner la démocratie, le choix ne souffrait pas de doute pour nous.

Vous parlez du monde. Parlons de la France. Quelle était la position de la France ?

Apparemment, à l’époque, la France prétendait ne pas s’en mêler. Or, cette apparence voilait le sentiment réel de Mitterrand qui déclarait : «Il faut que l’Algérie renoue avec le processus démocratique», sous-entendu que la suspension des élections est attentatoire à la démocratie. Alors que nous vivions ces événements dramatiques sur le terrain, nous pensions que stopper le processus électoral, c’était précisément, sauver les chances de la démocratie future. Au demeurant, Mitterrand n’était pas seul à penser de la sorte. Ainsi lorsque Boudiaf m’a chargé d’expliquer à plusieurs gouvernements européens les raisons de l’interruption, beaucoup rétorquaient : pourquoi ne pas laisser le fis parvenir au pouvoir puisqu’il est majoritaire aujourd’hui et, aux prochaines élections, l’en exclure légalement par la voie des urnes ? C’était là, évidemment, une vue de l’esprit. En Iran, a-t-on pu jusqu’à présent mettre en minorité les ayatollahs et les obliger à céder la place ? Alors que les nazis ont accédé au pouvoir par la voie des urnes, en ont-ils été chassés par un bulletin de vote ? Quant aux talibans, croyez-vous qu’ils céderont aux résultats d’un scrutin contraire?

En France, cela a fait partie des multiples polémiques. On a dit que Mitterrand avait une position officielle et que, d’une manière plus discrète, il encourageait plutôt l’arrêt du processus électoral.

Absolument pas. Il y eut peut-être des encouragements dans ce sens au niveau des hommes politiques français, mais du côté de l’Elysée l’on échafaudait sans doute d’autres projets."

http://confluences.ifrance.com/textes/40haroun.htm

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#28 30-09-2007 08:21:55

Thibaut
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Re: al-Qaida, GIA, et intérêts d'Etats...bien avant le 911!

« Al-Qaida au Maghreb », ou la très étrange histoire du GSPC algérien
par François Gèze et Salima Mellah, Algeria-Watch, 22 septembre 2007.

http://www.hns-info.net/article.php3?id_article=12179
sélectionné par http://groups.google.be/group/medias-me … nformation





Télécharger le dossier complet (72 pages ici:  http://www.algeria-watch.org/pdf/pdf_fr … stoire.pdf )



Résumé

Créé en septembre 1998, le Groupe salafiste pour la prédication et le combat (GSPC) a progressivement supplanté les « GIA » sur la scène du « terrorisme islamiste » en Algérie. D’abord cantonné dans une seule région du pays (la Kabylie), où il était relativement peu actif, il a acquis une notoriété internationale avec l’enlèvement d’une trentaine de touristes européens au Sahara, au premier semestre 2003. Depuis lors, il a multiplié attentats et actions armées dans le nord du pays, ciblant principalement les forces de sécurité, puis des civils et des cibles étrangères, au point d’être considéré comme une menace majeure en Europe, par ses « réseaux dormants » prêts à perpétrer des attentats meurtriers. Une menace confirmée par le ralliement du GSPC à Al-Qaida en septembre 2006 et sa transformation, en janvier 2007, en « Organisation d’Al-Qaida au Pays du Maghreb islamique » (AQMI).



Dans cet article, nous montrons que l’exploitation rigoureuse et critique des nombreuses « sources ouvertes » disponibles sur le GSPC algérien (sites Web de l’organisation, articles de la presse algérienne et de la presse occidentale), combinée à l’analyse des singularités du régime algérien depuis 1962, ne laisse place à aucun doute : le GSPC est une création des services secrets de l’armée algérienne, le Département de renseignement et de sécurité (DRS, ex-Sécurité militaire), dont les chefs contrôlent, depuis la guerre civile des années 1992-1999, la réalité du pouvoir. Derrière la façade civile du président Abdelaziz Bouteflika, élu en 1999 et réélu en 2004, le « terrorisme résiduel » du GSPC est un de leurs instruments pour consolider leur mainmise sur les richesses du pays et pour se légitimer auprès des puissances occidentales, en particulier auprès des États-Unis grâce à l’adhésion à la « Global War on Terror » de l’administration Bush.

Exposant la chronologie, en cinq phases successives, de l’histoire du GSPC de 1998 à 2007, nous expliquons pourquoi l’intensification de ses actions terroristes depuis 2006 s’explique par celle de la lutte des clans au sein du pouvoir pour le contrôle de la manne pétrolière (considérablement accrue par, l’envolée des prix des hydrocarbures) : celui du général Mohammed
« Tewfik » Médiène, chef du DRS depuis 1990, a vu sa prééminence contestée par le « clan Bouteflika », qui conteste l’alliance privilégiée nouée avec les États-Unis pour l’exploitation des hydrocarbures par le « clan Tewfik ». D’où le choix de ce dernier, pour déstabiliser le clan adverse, de multiplier les actions terroristes du GSPC-AQMI, y compris contre des cibles étrangères. Et de préparer, après cette acmé de terreur, une éventuelle relève de ce groupe armé de plus en plus discrédité.


Table des matières

« AL-QAIDA AU MAGHREB », OU LA TRÈS ÉTRANGE HISTOIRE DU GSPC ALGÉRIEN

Table des matières
Une information aux sources très orientées
Des GIA au GSPC : de la terreur généralisée à la terreur sélective
GIA, action psychologique et massacres de masse 0
1999 : « concorde civile » et renouvellement de la « façade démocratique »
Première phase (1998-2002) : la constitution du groupe
Le GSPC, héritier direct des GIA
La paradoxale implantation du GSPC en Kabylie
Le curieux parcours de Hassan Hattab
Deuxième phase (2003) : l’affaire des otages du Sahara
Un très étrange enlèvement
Une opération made in DRS, pour justifier l’implantation militaire américaine au Sahel
Troisième phase (2003-2004) : la mutation du GSPC
Le surprenant parcours d’Abderrazak El-Para, « islamiste » made in DRS
2004 : la fin du GSPC « première manière » et le nouvel émir national Abdelmalek Droukdel
Quatrième phase (2004-2007) : du GSPC à « Al-Qaida au Maghreb »
Un combat d’abord cantonné à l’Algérie
2002-2004 : les « preuves » très fragiles de l’allégeance du GSPC à Al-Qaida
Juin 2005 : l’attaque par le GSPC de la caserne mauritanienne de Lemgheity
L’affiliation à Al-Qaida et la menace du GSPC contre la France
Cinquième phase (2006-2007) : le GSPC instrument de la lutte des clans au sommet du pouvoir
Les fissures au sommet du pouvoir et l’affaire Brown & Root-Condor
Mars-avril 2007 : attentats terroristes et messages codés
Vers la fin du GSPC et de la lune de miel algéro-américaine ?
Conclusion : comment en finir avec le GSPC-AQMI-DRS ?
Annexe : chronologie du GSPC (1998-2007)



Depuis 2003, si l’on en croit les médias occidentaux, le « spectre du terrorisme islamiste » aurait resurgi en Algérie. Au cours des années de la « sale guerre », de 1992 à 1999, il avait été principalement incarné par les GIA (Groupes islamistes armés) : ceux-ci étaient à la fois les ennemis du pouvoir et ceux de l’Armée islamique du salut (AIS), présenté comme le « bras armé » du Front islamique du salut (FIS), dont la victoire électorale de décembre 1991 avait provoqué le coup d’État militaire de janvier 1992 et la longue « guerre civile » qui l’a suivi. Mais, après l’élection à la présidence de la République en avril 1999 d’Abdelaziz Bouteflika, promoteur officiel de la « concorde civile », les GIA ont pratiquement disparu. Certes, la violence armée conduite « au nom de l’islam » perdurait à plus bas niveau, mais la presse européenne et américaine n’en faisait pratiquement plus état. La rupture intervient en mars 2003 :
l’enlèvement rocambolesque de trente-deux touristes européens au Sahara, dont la séquestration durera plusieurs mois, est attribué à un nouveau groupe, le Groupe salafiste pour la prédication et le combat (GSPC), réputé actif depuis l’automne 1998.
Dès lors, le GSPC va devenir un invité obligé des pages « Maghreb » et « Terrorisme » de la presse occidentale. Au point d’être présenté comme une menace très sérieuse (en particulier pour la France), dans une Europe frappée par les attentats meurtriers de Madrid (le 11 mars 2004) et de Londres (le 7 juillet 2005), revendiqués par Al-Qaida. Une menace confirmée par le GSPC lui-même, qui officialise son « internationalisation » en septembre 2006, en annonçant son ralliement à l’organisation d’Oussama Ben Laden. Et, en janvier 2007, le groupe algérien se rebaptise « Organisation d’Al-Qaida au Pays du Maghreb islamique ».

Une information aux sources très orientées

De 2003 à 2007, ces événements vont surtout être documentés par de nombreux rapports et études, confidentiels ou publics, consacrés au GSPC par des think tanks européens et, surtout, américains1. Tous racontent à peu près, avec force détails, la même histoire : le GSPC est une scission des GIA survenue en 1998, ses chefs étant en désaccord avec la sauvagerie meurtrière de ces derniers ; évitant de frapper les civils, il ne s’attaquera longtemps qu’aux forces de sécurité, ses principales implantations se situant en Kabylie et au Sahara. Lié à Al-Qaida dès 2002-2003, le groupe étendra ensuite ses opérations, décidant de cibler les intérêts étrangers en Algérie – où il multiplie les actions meurtrières, frappant désormais à l’occasion des civils – et de perpétrer des attentats en Europe. Et à partir de 2006, il fera donc officiellement allégeance à Al-Qaida, ayant « vocation », selon le juge antiterroriste français Jean-Louis Bruguière, à « prendre en compte l’ensemble des mouvements radicaux du Maghreb : le GICL libyen (Groupe islamiste de combat libyen), le GICM marocain, le GICT tunisien2 ».

Une « analyse » complaisamment relayée par les grands médias, en particulier en France. Deux exemples parmi des centaines : en avril 2007, rendant compte d’attentats
meurtriers à Alger revendiqués par le GSPC, un hebdomadaire français s’inquiétait
sans se poser de question du « professionnalisme impressionnant » de ce groupe3 ; trois mois plus tôt, un quotidien expliquait sans plus de distance que « les services de renseignements des pays du Maghreb redoutent un “tsunami” fondamentaliste dans un
proche avenir4 »…

Mais quelles sont les sources de toutes ces informations ? Quand on examine de près la prose des « experts », ou celle des « journalistes spécialisés » de la presse écrite et audiovisuelle occidentale, on constate qu’aucun de ces auteurs n’a réalisé la moindre enquête digne de ce nom sur le terrain. Tous ne s’appuient exclusivement que sur trois sources : la presse algérienne (principalement francophone, secondairement arabophone) ; les services de renseignement occidentaux ; et, plus rarement, les sites Web djihadistes, en particulier ceux qui sont siglés « GSPC » – dont rien ne permet de vérifier l’authenticité.

Car c’est une première caractéristique étrange du GSPC : comme les GIA avant lui, et à la différence de la plupart des organisations de guérilla du XXe siècle, le GSPC algérien ne s’est jamais donné la peine d’établir des canaux de communication fiables, permettant d’authentifier ses revendications et ses actions. Sans jamais s’interroger sur cette anomalie, les médias occidentaux se sont donc surtout abreuvés à la plus prolixe et la plus accessible des sources disponibles, la presse quotidienne algérienne.
Pourtant, pas plus que leurs homologues occidentaux, les journalistes algériens n’ont jamais eu la moindre possibilité de conduire une enquête indépendante sur la violence armée attribuée à l’islamisme radical, du fait du verrouillage total de l’information « sensible » par les services secrets de l’armée, le Département de renseignement et de sécurité (DRS) – dont les chefs ont toujours été au coeur du pouvoir en Algérie, et plus que jamais depuis le déclenchement de la « sale guerre » en 19925. Mieux encore, l’« information sécuritaire » – selon l’appellation consacrée – n’a de notoriété publique qu’une source unique : le DRS lui-même. Les journalistes algériens spécialisés en la matière (dont certains sont d’ailleurs des officiers du DRS) s’en cachent à peine : leurs articles consacrés au « terrorisme » et à la « lutte antiterroriste » parlent toujours de « notre source » ou de « sources généralement bien au fait des questions sécuritaires »,

signatures transparentes du DRS.

Plus extraordinaire, ces articles – qui se comptent par milliers depuis une quinzaine d’années – fournissent régulièrement un incroyable luxe de précisions sur le fonctionnement interne des groupes armés « islamistes », dont le GSPC. Alors que les documents signés de ces groupes (communiqués ou sites Web) sont en général peu diserts sur ces questions, et que l’histoire mondiale de la lutte antiterroriste a montré à quel point il pouvait être difficile de pénétrer les secrets des groupes clandestins, les « sources » des journalistes algériens sont à même de donner, en temps réel, les curriculum vitae détaillés des auteurs de tel attentat, le détail de l’évolution de l’organigramme du GSPC (structuré en « zones » géographiques, plus ou moins
calquées sur celles des wilayas de l’ALN lors de la guerre de libération), les noms et pseudos des différents responsables de ses structures, le détail des débats et conflits internes, etc. Et cela sans craindre invraisemblances et contradictions.

Un grand classique à cet égard est celui des « émirs » dotés apparemment de plusieurs vies : dans les années 1990, la mort au combat des fameux « émirs » des GIA, Djamel Zitouni et Antar Zouabri, a ainsi été annoncée à de nombreuses reprises, suivie chaque fois de leur « résurrection », jusqu’à leur effacement définitif… Il en ira souvent de même, on le verra, de ceux du GSPC. Autre grand classique, seriné jusqu’à aujourd’hui à l’identique et au mot près depuis… 2002, sans crainte du ridicule : celui d’un GSPC désormais « aux abois », « laminé par les redditions et les coups de boutoir des services de sécurité » et poussé de ce fait, comme une « bête blessée », à des « actes désespérés »6. En la matière, le sommet de la manipulation est atteint par les articles codés made in DRS, qui dénoncent épisodiquement les « barons du système » et « le terrorisme [que] commandite la mafia financière incrustée dans certains rouages de l’État7 » : en se dénonçant eux-mêmes de façon floue et imprécise, donc peu crédible, les chefs du DRS cherchent ainsi à désamorcer par avance l’écho des
critiques de leurs adversaires (comme le Front des forces socialistes de Hocine Aït-Ahmed) qui vont porter, à juste titre et de façon plus précise, les mêmes accusations…

Cet étonnant amalgame de précision et de confusion signe la manière des services d’action psychologique du DRS : ceux-ci naviguent à vue, au fil de la conjoncture nationale et internationale, avec une trame globale structurée solidement et de longue date autour de la manipulation de la « violence islamiste », mais sans s’encombrer de la cohérence des pseudo détails qu’ils fournissent, dès lors qu’ils sont assurés qu’aucun regard critique ne sera apporté à leurs « informations » dans les médias et les discours gouvernementaux des pays occidentaux qui soutiennent le régime algérien.

Et pourtant, un examen rigoureux de ce corpus pléthorique, recoupé avec d’autres sources ouvertes – dont les sites Web islamistes – et une connaissance historique minimum des rouages du très singulier système de pouvoir algérien, permet d’aboutir à une vision du GSPC certainement beaucoup plus réaliste que celle, aujourd’hui dominante, d’une officine d’Al-Qaida en guerre contre un régime « républicain » et les démocraties occidentales, au premier rang desquelles la France. Certes, il faudra sans doute encore de longues années pour connaître toute la vérité sur la mise en place et le développement de cette organisation. Mais d’ores et déjà, on peut affirmer avec certitude que si, depuis maintenant près de dix ans, le GSPC nourrit ses rangs de jeunes Algériens désespérés par le mal-vivre d’une société en déshérence, ses chefs sont, pour l’essentiel, des agents ou des pions du DRS chargés de mettre en oeuvre une stratégie de violence et de terreur servant les intérêts des « décideurs de l’ombre », ne reculant devant rien pour conserver le pouvoir et les richesses qu’il leur permet de s’approprier.

Ainsi formulée, cette assertion choquera sans doute ceux qui s’en tiennent aux discours officiels et aux diatribes religieuses extrémistes des communiqués du GSPC.
C’est pour en apporter la démonstration, avec toutes les nuances nécessaires, que nous retraçons ici certains épisodes clés de l’histoire du GSPC8, à partir d’un examen
critique des sources déjà évoquées, et de certaines enquêtes complémentaires, en particulier concernant l’affaire des « otages du Sahara ».


(...)
La suite: voir en haut pour le téléchargement



1 Pour ne citer que quelques-uns dans cette avalanche de rapports : Blake MOBLEY et Eric ROSENBACH, GSPC Dossier, Center For Policing Terrorism, 1er juin 2005, www.cpt-mi.org ; Daniel  LAV, « L’Organisation Al-Qaïda au Maghreb islamique : l’évolution de la présence terroriste en Afrique du Nord », MEMRI, Enquête et analyse, n° 332, 7 mars 2007, http://memri.org/ ; Lianne Kennedy BOUDALI, « The GSPC : newest Franchise in al-Qa’ida’s global jihad », The Combating Terrorism Center, United States Military Academy, West Point, avril 2007, http://ctc.usma.edu ; Andrew HANSEN, « Al-Qaeda in the Islamic Maghreb (aka Salafist Group for Preaching and Combat) », Council on Foreign Relations, 11 avril 2007, www.cfr.org ; Evan F. KOHLMANN, Two Decades of Jihad in Algeria
: the GIA, the GSPC, and Al-Qaida, The Nefa Foundation, mai 2007, www.nefafoundation.org.
2 « Interview de Jean-Louis Bruguière : un “arc islamiste radical” au Maghreb menace la France », Agence France-Presse, 13 mars 2007.
3 René BACKMANN, « Algérie : l’ombre d’Al-Qaida », Le Nouvel Observateur, 19-20 avril 2007.
4 « D’Algérie, les terroristes essaiment dans le Maghreb », Le Figaro, 11 janvier 2007.
5 Voir notamment : François GÈZE, « Armée et nation en Algérie : l’irrémédiable divorce ? »,
Hérodote, n° 116, 1er trimestre 2005.
6 Pour ne citer que trois exemples, parmi des centaines d’articles : Mounir B., « Les jours de Hassan Hattab sont comptés », Le Quotidien d’Oran, 19 mai 2002 ; Fayçal OUKACI et Mohamed ABDOUN, « Il a fait les frais d’un coup de force au sein du GSPC. Hattab a été jugé, condamné et exécuté », L’Expression, 11 mai 2004 ; Ikram GHIOUA, « Traqué par l’armée et lâché par les siens. Les derniers jours de Abdelmalek Droukdel », L’Expression, 26 mars 2007.
7 « Les jusqu’au-boutistes sont encore là ! », Les Débats, 30 juin-6 juillet 2004.


MEDIAS-MENSONGES-DESINFORMATION


in girum imus nocte et consumimur igni

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#29 14-02-2008 14:54:42

Zorg
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Re: al-Qaida, GIA, et intérêts d'Etats...bien avant le 911!

Gèze: "La guerre des clans relance le terrorisme en Algérie"
Par Zineb Dryef (Rue89)    16H20    30/09/2007

Batna, Dellys, Lakhdaria. En trois semaines, trois attentats ont été perpétrés en Algérie, tous revendiqués par "Al-Qaeda pour le Maghreb islamiste", ex Groupe salafiste pour la prédication et le combat (GSPC). Qui sont ces nouveaux terroristes? Comment expliquer le regain de violence en Algérie? Quel place ont les Etats-Unis dans cette affaire? Entretien avec François Gèze.

Dans un article intitulé "Al-Qaeda au Maghreb ou la très étrange histoire du GSPC algérien", François Gèze (spécialiste de l'Algérie et patron des éditions La Découverte) et Salima Mallah (journaliste et directrice d'Algeria-Watch) avancent la thèse, contredite par d'autres, d'un terrorisme algérien totalement commandité par le DRS.

En clair, selon François Gèze, le clan du général Mohamed Tewfik Médiène, général et chef du DRS depuis 1990, est le véritable maître de l'Algérie. Son objectif, en infiltrant ses hommes dans le GSPC, serait de déstabiliser le pouvoir officiel, celui de Bouteflika. En entretenant ainsi la violence islamiste, le DRS contrôlerait une population terrorisée et nourrirait sa révolte. En toile de fond, les milliards de dollars que représentent les richesses hydrocarbures du pays et sur lesquels lorgnent les deux camps.

La déclaration d'Abdelaziz Bouteflika, après l'attentat de Batna, en serait un signe: le Président s'en est pris aux "capitales étrangères". Il faut comprendre "Washington", explique François Gèze. Et prendre au sérieux cette attaque en règle des services algériens, proches de leurs homologues américains. En favorisant le terrorisme islamiste, le DRS servirait en effet depuis des années les intérêts américains et les siens propres.

Vidéo de rue 89 :





Mais comment expliquer aujourd'hui cette flambée de violence en Algérie? Pour François Gèze et Salima Mellah, la réponse est dans la guerre des clans, relancée depuis 2006. Derrière les attentats, il faudrait lire des avertissements lancés par le DRS à ses adversaires: le clan "Tewfik" se sentant fragilisé frappe du poing. En effet, au sein des militaires, l'alliance stratégique avec les Américains perdrait de plus en plus son sens dans une Algérie richissime: les prix des hydrocarbures augmentent nettement.

Au tropisme américain ferait à nouveau face le géant russe. Et la puissance du clan Tewfik commencerait à agacer ses détracteurs. Plusieurs éléments qui peuvent ainsi expliquer cette montée en puissance du GSPC, toujours selon François Gèze. Manipulé par le DRS, l'existence même de ces terroriste légitimerait la présence militaire américaine dans le cadre de sa lutte contre le terrorisme et pousserait les Européens à un désengagement progressif d'une région dangereuse. L'attentat à Lakhdaria visait en effet des Occidentaux.

Militants tous deux pour une Algérie débarrassée de ses tortionnaires et de ses islamistes, Francois Gèze et Salima Mellah prennent soin, au terme de leur enquête, de se dégager de toute "obsession conspirationniste ou complotiste". Une somme de documents à l'appui.

►A lire: L'article en intégralité sur Algéria Watch : http://www.algeria-watch.org/fr/aw/gspc … stoire.htm

http://www.rue89.com/2007/09/30/geze-la … en-algerie

Dernière modification par Zorg (14-02-2008 15:02:20)


" La propagande est aux démocraties ce que la violence est aux dictatures." (Noam Chomsky)

Un Jeudi Noir de l'Information : le documentaire qui démonte les manipulations de Canal+, Jeudi Investigation, Tac Presse...
ReOpen911 répond à Noam Chomsky et Jean Bricmont

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#30 28-02-2008 13:56:27

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Re: al-Qaida, GIA, et intérêts d'Etats...bien avant le 911!

http://www.algeria-watch.org/fr/article … mekbel.htm

Algérie: révélations posthumes du journaliste Saïd Mekbel

Par François Gèze (Editeur), 27/02/2008
http://www.rue89.com/2008/02/27/algerie … thumes-du-
journaliste-said-mekbel

Dans cette "confession", recueillie en 1993 par Monika Bergmann, Saïd Mekbel, directeur du quotidien algérien Le Matin, assassiné "par des islamistes" un an plus tard, explique pourquoi il est convaincu que les meurtres d'intellectuels attribués aux GIA étaient commandités par le général "Tewfik" Médiène. Et il dit sa conviction que s'il est tué à son tour, ce sera sur son ordre.

C’est le cœur serré que l’on referme, après l’avoir lu, "Saïd Mekbel, une mort à la lettre", le livre d’entretiens entre Saïd Mekbel et Monika Borgmann. Journaliste algérien, le premier était le directeur du quotidien Le Matin, jusqu’à son assassinat, par deux balles dans la tête, le 3 décembre 1994, "par des islamistes". La seconde est une journaliste allemande, qui s’était rendue en Algérie il y a quatorze ans, fin 1993, pour tenter de comprendre comment certains intellectuels algériens résistaient alors à la vague d’assassinats de leurs pairs, attribués aux islamistes, et "pourquoi ils restaient en Algérie alors que d’autres quittaient le pays". Elle obtint alors de Mekbel trois entretiens approfondis, où celui-ci, par la grâce d’une mystérieuse empathie, confia à la journaliste allemande des secrets qu’il n’avait jamais révélés auparavant, même à sa famille.
Un témoignage majeur sur le début des "années de sang"

Pendant des années, "peut-être trop longtemps", dit-elle, Monika Borgmann n’a pas voulu rendre public ce "testament", se demandant si elle "avait le droit de le publier". Son propre parcours de réalisatrice de documentaires engagés au Liban l’a fait changer d’avis, la convainquant "de l’importance de 'raconter l’histoire', […] surtout quand il s’agit de pays qui ont fait le choix de réagir à tant d’années de violence, à tant de massacres, d’assassinats et de disparitions, par l’adoption de lois d’amnistie coupant court à toute recherche de vérité".

De fait, on peut regretter que ce témoignage majeur sur le début des "années de sang" en Algérie n’ait pu être rendu public plus tôt. Il aurait peut-être contribué à éviter le terrible aveuglement de la majorité des médias internationaux sur la réalité de la "sale guerre" déclenchée en janvier 1992 par les généraux algériens, suite à leur coup d’Etat annulant la victoire électorale du Front islamique du salut (FIS) aux élections législatives de décembre 1991.

Il faut dire que le paradoxe est vertigineux, car le journal de Saïd Mekbel, journaliste chevronné (il avait fait ses classes à l’Alger républicain d’Henri Alleg, après l’indépendance de 1962), était alors à la pointe du combat des "éradicateurs" algériens: ces intellectuels laïques, le plus souvent sincères, avaient fait le choix de soutenir sans réserve l’entreprise d’éradication des partisans de l’islam politique, en fermant les yeux sur les terribles exactions des "forces de sécurité" pour parvenir à leur but -torture généralisée, exécutions extrajudiciaires, disparitions.
"En haut, il y a des gens qui font tuer par pédagogie"

Et pourtant, au-delà des contradictions et des fulgurances de ce témoignage, son fil rouge, répété de façon obsessionnelle, est la mise en cause par Saïd Mekbel de la thèse officielle attribuant aux islamistes les assassinats en série qui frappaient l’intelligentsia algérienne depuis le printemps 1993:

"Il y a un projet pour liquider cette frange de la population, [parce qu’elle] sait ce que signifie la République, ce que signifie une démocratie" (p. 29); "On veut tuer ceux qui détiennent l’héritage de la civilisation universelle" (p. 30); "Il y a un cerveau quelque part qui choisit. Peut-être que les exécutants, ceux qui tuent, sont recrutés parmi les petits tueurs islamistes, chez les intégristes. Mais moi, je pense qu’en haut, il y a des gens qui choisissent. Ces choix sont faits très froidement" (p. 34); "Au début, je me disais que c’étaient les intégristes qui tuaient. C’était facile. […] Mais maintenant, je suis persuadé qu’il y a des gens qui font tuer un peu par pédagogie!" (pp. 37-38); "Si on me tue, je sais très bien qui va me tuer. Ce ne sont pas des islamistes. C’est une partie de ceux qui sont dans le pouvoir et qui y sont toujours. Pourquoi? […] C’est que je suis le seul responsable d’un journal qui n’a jamais travaillé pour le régime" (p. 74).
"Quelqu’un qui nous connaît tous"

Et cet opposant de toujours, arrêté et torturé par la sécurité militaire en 1967, qui s’était interdit de publier quoi que ce soit entre 1965 et 1988, date de l’"ouverture démocratique", révèle enfin à Monika Borgmann sa conviction, nourrie d’une connaissance intime du système de pouvoir algérien. Ainsi, selon lui, le commanditaire de ces crimes d’intellectuels, "c’est quelqu’un qui nous connaît tous":

"Il a géré leurs carrières, leurs fichiers, leur vie, leurs diplômes, etc." (p. 100).

La journaliste allemande lui demande alors:

"C’est quelqu’un de l’armée? Je te demande ça parce que Khalida Messaoudi a rendu Toufik responsable."

Il répond:

"C’est ça, c’est lui. […] Son nom est [Mohamed] Médiène. […] Quand j’ai découvert ça, j’ai essayé de rassembler, de faire le puzzle. […] Ce qui est terrible chez cet homme-là, c’est qu’il semble être l’auteur d’une théorie qui affirme que certains pays doivent sacrifier leur élite à un moment donné de leur histoire. […] Et selon cette théorie, il faut commettre des actes choquants pour réveiller les masses, pour réveiller la conscience, la société civile. […] C’est un terrorisme pédagogique." (p. 100-104)

Début 2008, le général Mohamed Médiène, chef inamovible des services secrets de l’armée (le DRS) depuis 1990, reste le vrai patron d’une Algérie où la majorité de la population est plongée dans la misère, malgré la manne des pétrodollars accaparée par lui-même et ses pairs. Certains contestent toutefois de plus en plus ouvertement sa puissance, au prix d’une nouvelle "lutte de clans" par terrorisme islamiste interposé. Tous ceux qui n’ont pas renoncé à comprendre ce drame toujours actuel doivent impérativement lire ce livre bouleversant.

* Saïd Mekbel, une mort à la lettre, de Monika Borgmann – Téraèdre/Dar al-Jadeed, Paris/Beyrouth, 2008 – 141 pp., 15€.


Le fardeau supporté ensemble est une plume.   ( Proverbe Touareg )

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