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#1 15-11-2014 23:16:33

le_foofighter
Membre de Soutien
Date d'inscription: 17-09-2014
Messages: 54
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Pourquoi des gens bien restent silencieux –ou pire– à propos du 9/11 ?

C'est en substance la question que se pose Frances T. Shure, psychologue supportrice du mouvement Architectes et Ingénieurs pour la Vérité sur le 11 Septembre, dans une série d'articles, visibles ICI.
Je suis tombé récemment sur la partie 12 (visible LA), après que la série ait commencé il y a environ un an sur le site AE911.
Evidemment tout ceci est en anglais, aussi me suis-je permis la traduction ci-dessous (perfectible, sans doute) :

------------------------------------------------

PARTIE 12 : la théorie de la détection du signal


Frances Shure a effectué une analyse approfondie portant sur un sujet clé de notre époque : "Pourquoi des gens biens restent silencieux – ou pire – à propos du 9/11 ?" L'essai qui en résulte, présenté ici comme une série, est une synthèse à la fois de la recherche universitaire et des observations cliniques.
En répondant à la question posée par le titre de cet essai, les deux parties d'octobre - Partie 10: Théorie de la gestion de la Terreur, et Partie 11: Théorie de la Justification des Systèmes – ont examiné, respectivement, comment la peur de notre propre mort, et la nécessité de bien se sentir dans le système culturel dans lequel nous vivons, peuvent créer une résistance envers la preuve indiquant que l'histoire officielle sur 9/11 est un mensonge. La recherche montre que même si les efforts d'information des sceptiques du 9/11 peuvent être contrés, il y a un impact différé sur l'auditeur, ce qui entraîne des changements d'attitude ultérieurs en faveur des faits survenus le 9/11.
Nous continuons l'analyse de Mme Shure en Novembre à la Partie 12: Théorie de la détection du signal, qui rend compte si oui ou non les gens perçoivent l'information au milieu des distractions externes et internes, et comment cette perception peut affecter leur réceptivité aux efforts d'information des sceptiques du 9/11.



L'étude de la façon dont les individus sont capables de discrimination lorsqu'ils prennent des décisions, y compris les facteurs psychologiques qui sollicitent ces décisions, a abouti à la théorie de la détection du signal [1]
Presque toutes les décisions humaines sont prises dans un contexte d'incertitude. Tous les stimuli, à la fois internes et externes, qui créent cette incertitude sont appelés « bruits ». Pour percevoir la réalité avec précision, nous devons être capables de détecter un « signal » au milieu du bruit gênant. Plus il y a de bruit, plus il est difficile de détecter le signal.

Exemple: Vous êtes à la recherche d'une personne (signal) dans une salle bondée. S'il y a 100 personnes (bruit externe) dans la chambre, votre probabilité de la repérer est beaucoup plus grande que s'il y a 1000 personnes (davantage de bruit externe) dans la chambre. Si vous êtes épuisé (bruit interne) ou que la personne n'est pas agréable (bruit interne), vous aurez plus de mal à la trouver.

Comment appliquer cette théorie à la question de savoir pourquoi les gens restent silencieux, ou pire, en ce qui concerne l'information qui leur est fournie par les sceptiques du 9/11 ?

Supposons que vous croyez à la version officielle du 9/11. Vous rencontrez un ami lors d'une fête très animée. La musique est forte. Par dessus le vacarme, il vous dit qu'il pense que le 9/11 était une opération sous fausse bannière. Il sort son smartphone de sa poche et vous montre la tour 7 du World Trade Center en train de s'effondrer sur elle-même. Il vous dit que 2,25 secondes de cet effondrement (sur une hauteur de huit étages) se sont produits à l'accélération de la chute libre, et que cela ne peut être expliqué que si des explosifs ont sectionné les colonnes d'acier. Vous aimez et respectez cet ami, par conséquent vous êtes ouvert à son signal. Mais pouvez-vous entendre assez clairement pour prendre une décision concernant la réalité ?

Le "bruit externe" est non seulement la distraction des fêtards et la musique forte, il constitue aussi le mythe officiel du 9/11 constamment répété par les médias de multiples façons. En outre, vous recevez, sur un certain nombre de sujets, au moins 100 emails par jour, en plus des « j'aime » et annonces sur Facebook  (est ce que ça finira un jour ?!) -  et, en plus de tout cela, vous êtes bombardé avec l'information qu'il y a eu un nouveau carnage perpétré par un jeune garçon fou.

Le « bruit interne » comprend notre capacité psychologique à recevoir davantage d'informations négatives sur la situation du monde, tout comme notre niveau d'énergie, nos systèmes de croyance, notre réactivité face aux normes sociales, notre degré d'apprentissage de la pensée critique et de la pensée scientifique, et notre capacité à faire face à l'incertitude.

Plus il y a de bruit externe et interne, moins nous avons de chance de détecter avec précision le signal de notre ami. Mais même si nous percevons le signal à propos du WTC 7, nous pouvons nous livrer à un raisonnement pervers (NdT : difficilement traduisible, le Larousse parle de « raisonnement de mauvaise foi qui contient des contradictions flagrantes ») -traité dans la partie 4- pour maintenir un semblant d'ordre et de bon sens, pour "digérer", et pour éviter d'avoir à faire face et vraiment changer nos croyances fondamentales - croyances telles que: «les fonctionnaires de notre gouvernement peuvent mentir et faire de mauvaises choses, mais ils ne seraient jamais capables d'orchestrer une tromperie aussi extraordinaire avec des conséquences aussi dévastatrices."
L'exemple ci-dessus décrit, pour beaucoup d'entre nous, le système d'information moderne et surchargé de notre mode de vie américain.

Néanmoins, dans ce qui précède le sondage Scripps Howard  2006 (partie 11), trente-six pour cent de l'ensemble des sondés déclaraient qu'il est «très probable» ou «plutôt probable» que certains fonctionnaires fédéraux avaient, soit participé aux attaques contre le World Trade Center et le Pentagone, soit n'avaient pris aucune mesure pour les empêcher [2]

En d'autres termes, dès 2006, un tiers des Américains doutait de la version officielle du 9/11 ! En fait, ils ont fait plus que remettre en cause la version officielle : ils ont cru en la participation de certains fonctionnaires fédéraux, d'une manière ou d'une autre, même si cette implication était simplement de permettre à "l'attaque de l'Amérique" de se produire.

Qu'est-ce que le succès des sceptiques du 9/11 à informer le public signifie ? Très probablement, il indique que les éléments de preuve montrant que nous avons été trompés au sujet du 9/11 a été un signal très fort - assez fort pour qu'un bon tiers des Américains le détecte, malgré la propagande incessante, la "machine à bruit" ressassant la version officielle.
De la même manière que nous reconnaissons cette réussite éducative, nous devrions aussi être conscients qu'il existe un autre groupe de personnes dont les vies sont remplies de tant d'énormes défis que leur capacité à recevoir quelque information inspirante et pleine d'espoir est fortement limitée. Leur bruit interne est très fort, cela exige toute leur attention, et noie le signal de la Vérité sur le 9/11.

Par exemple, une amie a répondu à mon email exposant mon travail sur la Vérité sur le 9/11 en écrivant sur la météo et d'autres nouvelles diverses. Frustrée, je lui adressai un autre e-mail : "Mais que penses-tu des preuves concernant le 9/11 que j'ai mentionnées dans mon dernier e-mail?"
Elle répondit: "La veille du 9/11, j'ai vécu des événements prémonitoires (NdT : traduction incertaine) .... J'étais tellement en colère et confuse que je pensais que j'étais en train d'avoir un accident vasculaire cérébral ... je ne m'étais jamais sentie aussi bouleversée dans ma vie .... j'ai vécu ces événements, et j'ai donc dû regarder en moi-même pour ne pas trop m'impliquer ou mon corps aurait pu ne pas survivre. J'avais un rythme cardiaque rapide, aussi, qu'ils ont été incapables de diagnostiquer, mais que nous avons pu réguler avec divers médicaments .... "
Bien sûr, le respect de son état acheva toutes mes tentatives pour l'informer à propos du 9/11.

Un autre exemple: Deux amis m'ont dit qu'ils avaient parlé à un de leur bons amis qui suit un traitement médical pour des troubles bipolaires. Leur ami venait de perdre son entreprise, et a été confronté à des problèmes familiaux graves :
"Il a indiqué qu'il croyait la version officielle du 9/11, donc nous lui avons dit à propos du WTC 7, à propos de la chute libre symétrique et comment cela ne pouvait pas s'être produit sans une démolition contrôlée. Il a eu le regard vide pendant quelques secondes, puis il a dit: "Vous savez, ça n'est tout simplement pas convenable pour moi de réfléchir à ça maintenant." C'était tellement honnête, et inutile de dire, nous avons laissé tomber immédiatement ce sujet. "

Parfois, ces défis insurmontables ne sont pas si visibles, mais si nous sommes à l'écoute, notre sensibilité nous permettra de déceler que, pour une raison inconnue, il y a du « bruit interne » qui empêche une personne d'être en mesure d'entendre notre signal à propos de la Vérité sur le 9/11.

Notre respect pour ces personnes exige de nous que nous respections leurs besoins en n'insistant pas sur notre problème, mais plutôt en éprouvant une empathie sincère.
Que les gens soient submergés ou non, il est certain que le signal émis par les sceptiques du 9/11 est plus facilement détecté par ceux qui ont une connaissance préalable des Mensonges Gouvernementaux et des Crimes d'Etat contre la Démocratie - le sujet qui sera décrit dans la partie 13.


Note du rédacteur : à suivre dans le prochain numéro de la partie 13: connaissance préalable des Mensonges Gouvernementaux et des Crimes d'Etat contre la Démocratie et Politiques Souterraines. Les sources électroniques dans les notes ont toutes été archivées. Si elles ne peuvent plus être trouvées sur Internet, les lecteurs qui en désirent une copie peuvent contacter Frances Shure pour obtenir une copie à  franshure [at] estreet.com

[1] http://www.cns.nyu.edu/~david/handouts/sdt/sdt.html ; http://www.cns.nyu.edu/~david/handouts/sdt-advanced.pdf
[2] http://stj911.org/perception/media.html#scripps06

Continued with Part 13: Prior Knowledge of State Crimes Against Democracy and Deep Politics

------------------------------------------------

Je vais essayer de traduire dans le temps les autres articles de la série, dans la limite de mes possibilités [et de mon temps].

Personnellement, je rejoins ce que dit également Massimo Mazzucco dans son docu DVD "11 Septembre, le nouveau Pearl Harbor", à savoir que les blocages sur la vérité sur le 11 Septembre ne sont pas constitués par un manque d'éléments susceptibles de faire douter de la version officielle (VO), car quand on se penche un tant soit peu sur les faits tels qu'ils se sont passés les questions et les doutes apparaissent naturellement. En étudiant ensuite plus sérieusement le tout, on découvre une VO bancale et au contraire des éléments indiquant que les faits se sont passés très différemment, et qu'au minimum on les a laissés se produire. Non, les blocages sont ici psychologiques, car l'inimaginable peut difficilement être imaginé et encore moins intégré. La série d'articles de Frances T Shure semble faire un panorama assez complet de ces blocages.

Dernière modification par le_foofighter (20-11-2014 11:00:59)


"Vous avez créé un "ordre" social structuré de manière délirante dans lequel le pouvoir technologique, le pouvoir économique et l'information sont manipulés non par les créateurs intelligents de systèmes ou réseaux émergents, mais par les cerveaux les plus malades ou paléoencéphaliques de la Société.
On arrive même à l'ineptie délirante que les gardiens de la "Loi morale" ne sont pas des scientifiques honnêtes, mais des leaders fanatiques de certaines communautés religieuses qui falsifient les "lois morales" selon leur caprice et leur intérêt.
"
(1988), vision externe mais plutôt juste

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#2 16-11-2014 08:07:56

cristof
Membre Actif Asso
Lieu: Poitou-Charentes
Date d'inscription: 13-02-2007
Messages: 1457

Re: Pourquoi des gens bien restent silencieux –ou pire– à propos du 9/11 ?

Intéressant, cela explique partiellement nos difficultés à partager nos doutes malgré toutes les anomalies et les incohérences de la VO comme arguments.... vivement la suite

Merci pour la trad smile


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#3 16-11-2014 09:31:37

Griffin
Membre du forum
Date d'inscription: 19-07-2011
Messages: 815

Re: Pourquoi des gens bien restent silencieux –ou pire– à propos du 9/11 ?

En effet, merci pour la traduction, bon boulot. Et c'est plutôt intéressant.

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#4 16-11-2014 09:50:22

Mariflo
Membre du forum
Date d'inscription: 19-09-2009
Messages: 1201

Re: Pourquoi des gens bien restent silencieux –ou pire– à propos du 9/11 ?

Oui merci beaucoup, très utile cette série et cette traduction.

En effet, bien comprendre l'ensemble des blocages psychologiques nous permettra peut-être de trouver une parade ou une voie de communication plus efficace qui nous aidera à mieux transmettre et diffuser nos informations, nos annonces, nos messages, nos exposés sur ces sujets délicats.


A mon tour je fus effondré à la suite de ces révélations explosives !

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#5 16-11-2014 10:36:11

Larez
Responsable du forum
Lieu: Bourgogne
Date d'inscription: 10-05-2009
Messages: 6530

Re: Pourquoi des gens bien restent silencieux –ou pire– à propos du 9/11 ?

Merci pour la traduction.
Très intéressant en effet.

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#6 16-11-2014 10:55:30

JPR
Membre du forum
Date d'inscription: 09-06-2013
Messages: 775

Re: Pourquoi des gens bien restent silencieux –ou pire– à propos du 9/11 ?

Très intéressant en effet.

les blocages sont ici psychologiques, car l'inimaginable peut difficilement être imaginé et encore moins intégré.


« Tout le monde baissait son froc devant l'église, c'était comme ça à l'époque. Aujourd'hui, tu m'diras les gens baissent leur froc mais pas devant les mêmes institutions, ça évolue quoi... » - Dieudonné

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#7 16-11-2014 11:11:18

Mariflo
Membre du forum
Date d'inscription: 19-09-2009
Messages: 1201

Re: Pourquoi des gens bien restent silencieux –ou pire– à propos du 9/11 ?

JPR a écrit:

Très intéressant en effet.

les blocages sont ici psychologiques, car l'inimaginable peut difficilement être imaginé et encore moins intégré.

Allusion de JPR à propos de ceux qui n'arrivent pas à croire à l'absence d'avion et par conséquence à la manipulation des images par les médias tongue
Je suis de ceux-là:  je n'arrive pas du tout à avaler ces idées concernant le no-plane.

Dernière modification par Mariflo (16-11-2014 12:56:02)


A mon tour je fus effondré à la suite de ces révélations explosives !

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#8 16-11-2014 13:28:49

le_foofighter
Membre de Soutien
Date d'inscription: 17-09-2014
Messages: 54
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Re: Pourquoi des gens bien restent silencieux –ou pire– à propos du 9/11 ?

Bon, ce serait dommage de relancer ici une énième fois les hostilités entre les adeptes et les adversaires de cette théorie du "no plane". Je ne suis pas bien "vieux" ici, mais ça revient un peu trop souvent sur le devant des discussions, et ça finit par polluer inutilement le forum.

Pour en revenir aux blocages psychologiques, j'ai expérimenté ça moi-même en le définissant différemment. J'avais remarqué plusieurs fois en partant en vacances que je devais décrocher des infos, et quand je revenais ça me faisait drôle de m'y replonger, d'écouter et de regarder encore en boucle tous les malheurs du monde sur des chaines d'info continue. En fait ça ne me manquait pas du tout, je me sentais même plutôt mieux en me passant de ces informations. C'est un peu comme si chacun de nous disposions de ce que je définissais comme un "coefficient d'émotivité", et qu'à écouter et regarder toutes ces atrocités, ces informations négatives, en boucle, on dépassait notre capacité à nous émouvoir et à s'intéresser à autre chose. En somme, on devient alors plus ou moins dépressifs et incapable d'empathie !

Cet été, je suis parti plus de 2 semaines (aux Etats-Unis d'ailleurs !), et je n'ai pas suivi du tout les infos une nouvelle fois. Sauf que cette fois-ci je n'ai pas eu envie de raccrocher. Ca fait donc 2 mois 1/2 que j'ignore les infos (j'en reçois quand même quelques bribes malgré moi, ça me suffit), et ça fait un bien fou, de positiver, d'avoir la force de s'intéresser à autre chose, et d'essayer de faire évoluer ce monde décidément bien perverti. Cet espace de réflexion fait partie de ces choses utiles à faire vivre.

Dernière modification par le_foofighter (16-11-2014 13:29:17)


"Vous avez créé un "ordre" social structuré de manière délirante dans lequel le pouvoir technologique, le pouvoir économique et l'information sont manipulés non par les créateurs intelligents de systèmes ou réseaux émergents, mais par les cerveaux les plus malades ou paléoencéphaliques de la Société.
On arrive même à l'ineptie délirante que les gardiens de la "Loi morale" ne sont pas des scientifiques honnêtes, mais des leaders fanatiques de certaines communautés religieuses qui falsifient les "lois morales" selon leur caprice et leur intérêt.
"
(1988), vision externe mais plutôt juste

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#9 16-11-2014 15:42:16

Mariflo
Membre du forum
Date d'inscription: 19-09-2009
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Re: Pourquoi des gens bien restent silencieux –ou pire– à propos du 9/11 ?

le_foofighter a écrit:

Ca fait donc 2 mois 1/2 que j'ignore les infos

Ah bon voilà pourquoi tu n'es pas au courant que ça y est, Bush, Cheney et toute la clique ont avoué et sont sous les verrous !!!!!big_smile


A mon tour je fus effondré à la suite de ces révélations explosives !

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#10 16-11-2014 19:14:34

le_foofighter
Membre de Soutien
Date d'inscription: 17-09-2014
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Re: Pourquoi des gens bien restent silencieux –ou pire– à propos du 9/11 ?

Mariflo a écrit:

le_foofighter a écrit:

Ca fait donc 2 mois 1/2 que j'ignore les infos

Ah bon voilà pourquoi tu n'es pas au courant que ça y est, Bush, Cheney et toute la clique ont avoué et sont sous les verrous !!!!!big_smile

Oui, mais ça je ne serais pas passé à côté, Mariflo, car ce serait une info intéressante (pour changer) wink


"Vous avez créé un "ordre" social structuré de manière délirante dans lequel le pouvoir technologique, le pouvoir économique et l'information sont manipulés non par les créateurs intelligents de systèmes ou réseaux émergents, mais par les cerveaux les plus malades ou paléoencéphaliques de la Société.
On arrive même à l'ineptie délirante que les gardiens de la "Loi morale" ne sont pas des scientifiques honnêtes, mais des leaders fanatiques de certaines communautés religieuses qui falsifient les "lois morales" selon leur caprice et leur intérêt.
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#11 17-11-2014 12:30:28

inam56
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Date d'inscription: 07-11-2013
Messages: 2149

Re: Pourquoi des gens bien restent silencieux –ou pire– à propos du 9/11 ?

le_foofighter a écrit:

Frances T. Shure a écrit:

Pour percevoir la réalité avec précision, nous devons être capables de détecter un « signal » au milieu du bruit gênant. Plus il y a de bruit, plus il est difficile de détecter le signal

Le « bruit interne » comprend notre capacité psychologique à recevoir davantage d'informations négatives sur la situation du monde, tout comme notre niveau d'énergie, nos systèmes de croyance, notre réactivité face aux normes sociales, notre degré d'apprentissage de la pensée critique et de la pensée scientifique, et notre capacité à faire face à l'incertitude.

.

Plus que le bruit, il y a aussi toujours un codage/décodage du message de la "réalité" de l'émetteur à la "réalité" du destinataire (l'image et l'expérience du monde de chacun)

Shannon et Weaver a écrit:

SOURCE - MESSAGE -(bruit)- CODAGE - DÉCODAGE - MESSAGE - DESTINATAIRE

Ce que je penses
Ce que je veux dire
Ce que je crois dire
Ce que je dis

Versus

Ce que je veux entendre
Ce que j'entends
Ce que je crois comprendre
Ce que je veux comprendre
Ce que je comprends


Seuls les petits secrets ont besoin d’être protégés, les plus gros sont gardés par l’incrédulité publique. Marshall Mc Luhan.

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#12 17-11-2014 15:49:14

JPR
Membre du forum
Date d'inscription: 09-06-2013
Messages: 775

Re: Pourquoi des gens bien restent silencieux –ou pire– à propos du 9/11 ?

Le modèle dit de Shannon et Weaver n'a de prétention qu'illustrative.
Malgré son immense popularité (on le trouve cité souvent comme « le modèle canonique de la communication »), il ne s'applique pas à toutes les situations de communication et présente de très nombreux défauts :
- et s'il y a plusieurs récepteurs ?
- et si le message prend du temps pour leur parvenir ?
- et si la réalité décrite n'existe pas ailleurs que chez le premier locuteur ?
- et s'il y a plusieurs messages (au besoin contradictoires) qui sont prononcés en même temps ?
- et s'il y a un lapsus ?
- et si sont mis en jeu des moyens de séduction, de menace ou de coercition ?
- et si le message comporte des symboles nouveaux ou des jeux de mots ?

En sus de sa linéarité, le modèle de Shannon et Weaver considère que le récepteur est passif : toutes les recherches en sciences de l'information et de la communication montrent que cela est simpliste, ou faux.

Allez : on parle de Marshall McLuhan après ?


« Tout le monde baissait son froc devant l'église, c'était comme ça à l'époque. Aujourd'hui, tu m'diras les gens baissent leur froc mais pas devant les mêmes institutions, ça évolue quoi... » - Dieudonné

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#13 17-11-2014 16:27:11

inam56
Membre du forum
Lieu: Kreiz Breizh
Date d'inscription: 07-11-2013
Messages: 2149

Re: Pourquoi des gens bien restent silencieux –ou pire– à propos du 9/11 ?

JPR a écrit:

Le modèle dit de Shannon et Weaver n'a de prétention qu'illustrative.
Malgré son immense popularité (on le trouve cité souvent comme « le modèle canonique de la communication »), il ne s'applique pas à toutes les situations de communication et présente de très nombreux défauts :

bla bla HS

En sus de sa linéarité, le modèle de Shannon et Weaver considère que le récepteur est passif : toutes les recherches en sciences de l'information et de la communication montrent que cela est simpliste, ou faux.

Le plaisir de contredire par JPR !

Il est bien évident dans la suite de mon message que je ne considère pas le récepteur passif, non ?

Au contraire, le but de ce fil lancé par foo_fighter et des travaux de Shure c'est bien de comprendre les blocages face à l'information sur le 9/11.

JPR a écrit:

Allez : on parle de Marshall McLuhan après ?

Versus Dieudonné ?

Dernière modification par inam56 (17-11-2014 18:03:48)


Seuls les petits secrets ont besoin d’être protégés, les plus gros sont gardés par l’incrédulité publique. Marshall Mc Luhan.

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#14 19-11-2014 19:01:29

le_foofighter
Membre de Soutien
Date d'inscription: 17-09-2014
Messages: 54
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Re: Pourquoi des gens bien restent silencieux –ou pire– à propos du 9/11 ?

Poursuivons avec la partie suivante, qui sera en fait la première de la série (Préface et Introduction)

-----------------------------------


PARTIE 1 : Préface et Introduction


Frances Shure a effectué une analyse approfondie portant sur un sujet clé de notre époque : "Pourquoi des gens biens restent silencieux – ou pire – à propos du 9/11 ?" L'essai qui en résulte, présenté ici comme une série, est une synthèse à la fois de la recherche universitaire et des observations cliniques.

L'analyse de Mme Shure commence par la reconnaissance de l'observation faite par les professionnels de la psychologie interviewés dans le documentaire "9/11: les preuves explosives – les experts se prononcent" réalisé par les Architectes et Ingénieurs de la Vérité sur le 9/11, lesquels professionnels décrivent nos tendances humaines au déni afin d'éviter l'inconfort de la « dissonance cognitive ». En effet, la résistance à l'information qui défie sensiblement notre vision du monde est la règle plutôt que l'exception, explique Mme Shure. Il en est ainsi parce que la peur est l'émotion qui sous-tend la plupart des réactions de rejet à l'égard de l'information fournie par les sceptiques du 9/11. Mme Shure dresse le tableau des nombreux types de peurs qui sont concernées, et comment elles sont imbriquées dans le "mythe sacré" de l'exceptionnalisme américain.

À travers le prisme de l'anthropologie et de la psychologie sociale, Mme Shure met l'accent sur la diffusion des innovations ; l'obéissance et la foi dans les autorités ;  les avis divergents (double pensée) ; la dissonance cognitive ; le conformisme ; les raisonnements grégaires ; la théorie de la gestion de la terreur ; la théorie de la justification des systèmes ; la théorie de détection d'un signal ; enfin la connaissance préalable des crimes d'Etat contre la démocratie et les politiques souterraines.
À la lumière de la psychologie clinique, Mme Shure explore les points de vue décrits dans les sections sur l'impuissance acquise ; le syndrome de la violence [de l'abus ?] ; la  dissociation ; et l'identification excessive au gouvernement des Etats-Unis. Deux sections sur la recherche du cerveau fournissent également des informations étonnantes sur notre nature humaine.
Enfin, les sections intitulées « exceptionnalisme américain », « Manipulation gouvernementale et mensonge », et « ceux qui manquent de conscience et d'empathie » contiennent des informations précieuses tirées des disciplines de l'histoire, de la psychologie sociale, de la psychologie clinique et des recherches sur le cerveau. Les dernières sections traitent de la manière dont nous pouvons communiquer plus efficacement au sujet des preuves du 9/11, et de notre besoin humain de sensibilisation et de guérison. Mme Shure conclut en citant le poète Langston Hughes dans un épilogue éclairé  qui demande : « Est-ce que l'Amérique est possible ? »

L'épisode de ce mois-ci commence avec la Préface et l'Introduction de Mme Shure. Les chapitres successifs nous feront explorer les contributions de la psychologie occidentale pour répondre à cette question pressante : « Pourquoi des gens bien se taisent, ou pire, à propos du 9/11? »

Préface

L'essai qui suit n'est pas destiné à persuader quiconque de la théorie affirmant que des éléments au sein de notre gouvernement étaient responsables des attaques dévastatrices du 11 Septembre 2001. Ce document s'adresse davantage et en premier lieu aux 45% des Américains (1) - et à ces gens issues d'autres parties du monde - qui croient déjà qu'une nouvelle enquête est nécessaire, ainsi qu' à ceux qui ont tout simplement des doutes sur la version officielle du 9/11, mais qui n'ont pas approfondi la question. Ce document s'adresse également aux professionnels de la psychologie et des sciences sociales qui pourraient souhaiter examiner la question posée par le titre de manière plus approfondie.

En outre, cet essai devrait être utile à toute personne qui rencontre une résistance à toute idée de changement de paradigme qui peut lui être communiqué, dès lors que la même dynamique et la même recherche s'appliquent en pareil cas. 

Ce travail n'a pas été conçu entièrement seul. Je suis reconnaissante à l'équipe de rédaction des Architectes et Ingénieurs pour la Vérité sur le 9/11 qui m'a suggéré d'écrire un premier article - ainsi la graine a-t-elle été plantée. Une fois que la semence a germé, elle a été nourrie par les suggestions substantielles de Marti Hopper, Ph.D., Sheila Fabricant Linn, M.Div., Dennis Linn, M.Div., Daniel K. Sage, Ph.D., Dorothy Lorig , MA, Earl Staelin, JD, Joseph Lam, Gregg Roberts, John Freedom, CEHP, Danielle Duperret, Ph.D., Paul Rea, Ph.D., Tim Gale, Sonia Skakich-Scrima, MA, et par le soin apporté par les correcteurs Nancy Hall et Dennis McMahon. Je suis profondément redevable et reconnaissante pour leur aide enthousiaste.

En outre, ce travail n'a pas pu être écrit sans les contributions des personnes nommées et citées dans le document. Je l'ai extrait de mes recherches, des observations crédibles, ou de l'inspiration du moment. J'espère que d'autres seront inspirés à leur tour pour compléter cette synthèse de la recherche et des observations afin de nous aider un peu plus encore à répondre à la question: « Pourquoi des gens bien se taisent, ou pire, à propos du 9/11 ? »

Introduction

« Si ce que vous dites est vrai, je ne veux pas le savoir ! » s'est exclamé un jeune homme en visite sur notre stand consacré à la Vérité sur le 9/11 à la Foire populaire de Denver. Il faisait allusion à la preuve de la démolition contrôlée des trois gratte-ciels du World Trade Center (WTC) le 11 Septembre 2001.
« Pourquoi ? » lui demandai-je.
« Parce que si ce que vous dites est vrai, je vais devenir très négatif. Psychologiquement, je vais en prendre un coup. » 
Avec gratitude, je lui ai répondu « Merci ! » 
Surpris, il a demandé, « Pourquoi vous me remerciez ? »
« Parce qu'il est rare d'entendre une vérité aussi crue. Merci d'être si honnête ».
Apaisé par notre échange, le jeune homme a bavardé avec moi un peu plus longtemps avant de partir. Je ne l'ai jamais oublié ; il ne m'a probablement jamais oublié non plus. Nous l'avons ressenti tous les deux. Paradoxalement, une vérité profonde avait été partagée.
 
Nous qui travaillons pour informer le public sur le 9/11, et sur les opérations sous faux pavillon (2) nous sommes surpris par la résistance souvent énergique de nos auditeurs. Pourtant, beaucoup d'entre nous dans le Mouvement pour la Vérité sur le 9/11 avons nous aussi d'abord vigoureusement résisté à cette preuve difficile à admettre. Nous avons notre propre histoire pour l'expliquer. Qu'est ce qui conduit à ces réactions de rejet ?

Avant de poursuivre, je tiens à préciser que les personnes qui continuent de s'opposer aux preuves qui indiquent que le  9/11 était une opération sous fausse bannière ne sont pas plus mentalement saines ou malsaines que ceux d'entre nous qui remettent en question la version officielle. Les deux groupes se composent de gens qui couvrent le spectre de la santé mentale.

Il n'est par conséquent pas utile de trouver des pathologies à ceux qui ne voient pas actuellement ce qui est maintenant très clair pour nous, tout comme ceux d'entre nous dans le Mouvement pour la Vérité sur le 9/11 ne devraient pas être rejetés et décriés comme « théoriciens du complot » - cette expression étant un moyen de défense évident à une attaque pas si injustifiée (3)
 
Les professionnels de la psychologie interviewés dans le documentaire «  9/11: les Preuves Explosives - Les experts se prononcent » réalisé par les architectes et ingénieurs de la Vérité sur le 9/11 parlent clairement de nos tendances humaines au déni afin d'éviter l'inconfort de la dissonance cognitive. Ils parlent avec compassion de nous tous. Il n'y a là pas d'injures élégantes [NdT : traduction littérale faute de mieux] comme peuvent parfois en user certains membres de cette profession. Et ça fait du bien.

Dans cet esprit, et dans l'esprit d'ouvrir le débat – nous autres humains sommes des créatures complexes – je vais vous faire partager ma réflexion sur les raisons pour lesquelles certains d'entre nous rejetons l'information qui les trouble.

L'histoire nous montre que pour déterminer la réalité, même les scientifiques, que nous considérons pourtant de façon stéréotypée comme objectifs et ouverts d'esprit devant les éléments plutôt que de se référer aux croyances, résistent souvent de façon vigoureuse aux changements de paradigme. Les expériences de Gregor Mendel et la théorie en résultant sur l'héritage génétique, par exemple, a été combattue par les scientifiques de l'époque lors de son annonce en 1865, et n'a été reprise qu'en 1900 par trois autres scientifiques européens. Il apparaît que la résistance à l'information qui remet en question notre vision du monde de façon conséquente est la règle plutôt que l'exception (4) Fort heureusement, des changements finissent par se produire, la réalité consensuelle se métamorphose, parfois rapidement, parfois de façon atrocement lente.

Pour reprendre ce que je disais dans le film «  9/11: les Preuves Explosives - Les experts se prononcent », la peur est l'émotion qui sous-tend la plupart des réactions de rejet à l'égard de l'information fournie par les sceptiques du 9/11 : la peur de savoir des choses qui feront s'écrouler notre monde, la peur d'être submergé par nos propres émotions, la peur d'un choc psychologique, la peur que nos vies ne doivent changer, la peur de découvrir que le monde est dangereux, la peur que notre réputation ne soit ternie ou la peur de perdre son emploi, la peur d'être rejeté ou banni par nos amis et notre famille, et la peur de passer pour un idiot parce que nous avons gobé aussi facilement la version officielle.
Cette dernière raison est peut-être particulièrement vraie concernant les intellectuels qui "identifient" souvent fortement avec leur intelligence [NdT : traduction à parfaire]. Aucun d'entre nous, cependant, n'aime se sentir dupé, car cela menace souvent notre identité et nous ne sommes alors pas loin de nous sentir trahis. Carl Sagan le savait quand il a dit :
« Une des plus tristes leçons de l'histoire est la suivante : Si nous avons été bernés assez longtemps, nous avons tendance à rejeter tout élément de preuve de la machination. Nous ne sommes alors plus intéressés par la découverte de la vérité. Le piège s'est refermé. Il devient tout simplement trop douloureux de reconnaître, même à nous-mêmes, que nous avons été bernés. Une fois que vous abandonnez le pouvoir à un charlatan, vous ne pouvez presque jamais le récupérer. » (5)


La psychologue sociale et érudite Laurie Manwell nous rapporte que l'un de ses professeurs disait qu'il pouvait résumer le comportement humain par l'affirmation suivante : « Les gens aiment être aimé, ils aiment avoir raison, et ils aiment être libres, dans cet ordre ». Ainsi, la plupart des gens abandonnent leur besoin d'avoir raison ou d'être libres si leur besoin d'être aimé est menacé (6) Pourquoi en est-il ainsi ?

La crainte de l'isolement figure sans doute parmi les plus grandes craintes que nous recelions, bien que cela soit souvent inconscient (7) Nous sommes des êtres sociaux. Nous avons besoin des autres pour survivre, et nous avons besoin de ressentir un sentiment d'appartenance. Pour ressentir plénitude et bien-être, nous avons besoin de nous sentir reliés aux autres, d'aimer et d'être aimés. Ceci est la raison pour laquelle le ridicule et l'humiliation sont de puissantes stratégies utilisées, consciemment ou non, afin de censurer ceux dont les points de vues divergent de la « mythologie sacrée » d'une culture.
Un « mythe sacré » est une histoire particulière, que l'on retrouve dans toutes les cultures, qui peut être vraie, fausse,  ou partiellement vraie, et qui nous dit qui nous sommes et pourquoi nous faisons ce que nous faisons (8)

Quelle est notre mythe sacré Américain ? Il correspond à peu près à ceci :
" Nous sommes vraiment une nation exceptionnelle avec des ancêtres exceptionnels. Nous nous sommes rebellés contre la tyrannie et avons établi une République démocratique, un modèle que le monde a largement accepté et imité. Notre pays est le pourvoyeur de la démocratie et de la liberté dans le monde et nos interventions dans d'autres pays sont guidées par la bienveillance. Le 11 Septembre 2001, nous avons été pris au dépourvu quand les terroristes d'Al-Qaïda, dans une attaque sournoise, semblable à celle de Pearl Harbor, ont réussi à faire s'écraser des avions commerciaux dans le World Trade Center et le Pentagone, ce qui constitue la blessure la plus importante de notre patrie à ce jour. Cependant, fidèle à l'esprit américain, nous avons immédiatement relevé le défi de frapper militairement le monde des terroristes qui nous haïssent à cause de nos libertés. Pour cela, nous avons déclaré une guerre globale sans fin contre le terrorisme. "

Si nous pouvons mettre de côté cette croyance en notre mythe sacré, examiner les preuves, puis reconnaître que le 9/11 était une opération sous faux pavillon, alors nous pouvons aussi redouter de graves répercussions de la part des autorités corrompues si nous nous exprimons à ce sujet. Une personne m'a dit un jour : « Je vous remercie tous pour tout ce que vous faites autour de la question du 9/11, mais je pense que vous comprendrez, j'ai des enfants, et je ne peux pas m'impliquer là dedans »

La peur fait partie intégrante de la condition humaine ; pour autant, si nous sommes engagés dans un processus de croissance psycho-spirituelle, nous ne pouvons laisser la peur dicter ce que nous faisons – ou ce que nous ne faisons pas. Nous pouvons être conscients que la peur ne doit pas guider nos vies.
La plupart d'entre nous ont été traumatisés (9) en regardant l'effroyable destruction des Twin Towers, sachant qu'il y avait des milliers de nos frères humains qui étaient tués à cet instant. Certains d'entre nous avons de nouveau été profondément ébranlés quand nous avons découvert des preuves indiquant que le 9/11 pourrait être une opération sous faux pavillon.

Pourquoi certains d'entre nous comprenons l'évidence et ses implications et décidons d'être actifs, tandis que d'autres se sentent impuissants face à celle-ci ou réagissent avec indifférence ? Et pourquoi d'autres restent sur la défensive, et parfois avec virulence ? Pourquoi, en effet, après avoir entendu les preuves qui contredisent la version officielle du 9/11, certaines personnes respectables se taisent, voire pire ?

Où se situe la différence ? Comment, par exemple, certains peuvent-ils regarder le World Trade Center Building 7 -WTC7- (10) imploser et s'effondrer sur lui-même et ne pas voir ce qu'ils ont devant les yeux – même quand ils savent à propos de son accélération en chute libre et des autres caractéristiques d'une démolition contrôlée ? Ces personnes peuvent se sentir obligées d'intensifier leur résistance en adoptant des mesures intellectuellement tordues pour se convaincre elles-mêmes, et d'autres personnes, que tout ceci n'est pas une démolition contrôlée. D'autres vont se contenter de jeter le discrédit et la honte sur tous ceux qui veulent étudier les éléments de preuve concernant le 11 Septembre et qui contredisent le mythe officiel.

C'est une vision du monde qui est sérieusement mise à l'épreuve. Qu'en est-il ? En substance, ceci a bien été décrit par les mots d'un journaliste que j'ai rencontré lors d'une action sur le terrain : « Je suis conscient que notre gouvernement fait des choses mauvaises, mais pas ça ! Pas ces tours ! Ils ne seraient pas aussi diaboliques. » 
Donc, nous supposons que notre gouvernement – qui est censé nous protéger, mais qui fait parfois des choses mauvaises – ne serait jamais capable de commettre des actes aussi odieux. Un homme m'a dit lors d'une présentation publique, « Je trouve que votre déclaration affirmant que notre gouvernement a orchestré le 11 Septembre est très inquiétante et choquante. » « Je crois que j'ai dit que l'accumulation de preuves conduisait à des éléments au sein de notre gouvernement, pas au gouvernement », lui répondis-je. Il répliqua, avec un grand sérieux: « Cela ne fait aucune différence. Il n'y a aucune façon de me dire ça qui puisse me faire aller mieux ! »
Beaucoup d'entre nous voient inconsciemment en nos dirigeants des figures parentales sur lesquelles nous projetons nos besoins (souvent non satisfaits) d'être protégés.  Culturellement, nous sommes même d'accord pour parler de « nos pères fondateurs. »

Les disciplines de la psychologie occidentale et de l'anthropologie ont beaucoup à offrir pour comprendre le comportement humain, mais nous devons nous rappeler que ces disciplines, aussi impressionnants qu'elles soient, sont finalement des disciplines qui appartiennent seulement à notre culture occidentale. A l'Est et dans certaines sociétés tribales, par exemple, les gens peuvent utiliser la philosophie de la transmigration des âmes pour expliquer le comportement humain ; et les Soufis, la branche mystique de l'Islam, utilisent les neuf types de personnalité de l'Ennéagramme pour expliquer nos divers penchants humains. 
Rappelez-vous le proverbe des cinq aveugles, chacun touchant une partie d'un éléphant ? Chaque homme tire une conclusion quant à ce que l'objet est, selon la partie qu'il touche. Le résultat ? Cinq descriptions partielles et ridiculement inexactes de la réalité.

Par conséquent, plus nous utilisons de lentilles (prismes) différentes, plus grande est notre capacité à obtenir une image claire et plus fidèle de nos tendances humaines. Malgré tout, aux confins des opinions issues des riches disciplines de la psychologie occidentale, de l'anthropologie, de la recherche sur le cerveau, et de l'histoire, nous pouvons trouver plusieurs lentilles qui nous éclairent davantage sur l'énigme consistant à savoir pourquoi l'information qui contredit notre vision du monde est si difficile à admettre.

À travers les prismes de l'anthropologie et de la psychologie sociale, nous allons trouver des informations utiles dans les sections ci-dessous intitulées Diffusion des Innovations ; l'obéissance et la foi dans les autorités ;  les avis divergents (double pensée) ; la dissonance cognitive ; le conformisme ; les raisonnements grégaires ; la théorie de la gestion de la terreur ; la théorie des systèmes de justification ; la théorie de détection d'un signal ; enfin la connaissance préalable des crimes d'Etat contre la démocratie et les politiques souterraines.
À travers le prisme de la psychologie clinique, nous allons explorer les points de vue décrits dans les sections sur l'Impuissance Acquise ;  le syndrome de la violence [NdT : de l'abus ?] ; la Dissociation ; et l'identification excessive aux Etats-Unis
Deux sections sur la recherche du cerveau fourniront également des informations étonnantes sur notre nature humaine.
Enfin, les sections intitulées l'Exceptionnalisme Américain ; la Manipulation gouvernementale et le Grand Mensonge ; et ceux qui manquent à la fois de conscience et d'empathie, contiennent des informations précieuses issues d'un mélange des disciplines de l'histoire, de la psychologie sociale, de la psychologie clinique et de la recherche sur le cerveau.

Permettez-moi de souligner que ce document se voudra une synthèse à la fois des rapports de la recherche universitaire et des observations cliniques. Aucune des sections ne pourra être facilement compartimentée dans une catégorie ou une autre, mais elles se complèteront les unes les autres, comme un sujet riche et complexe aura tendance à le faire.

Commençons notre voyage avec une étude anthropologique ...

Note de la rédaction : A suivre dans notre prochain bulletin de la partie 2: " La Diffusion des Innovations "

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Notes :

1 “Un sondage Zogby révèle que plus de 70 Millions d'Américains en âge de voter soutiennent l'idée d'une nouvelle enquête sur le 11 Septembre” http://www.911truth.org/article.php?sto … 2022041421 ; et que moins de la moitié des Américains sont satisfaits de l'enquête officielle,” http://www.rawstory.com/news/2006/Less_ … 0523.html.

2 http://en.wikipedia.org/wiki/False_flag_operation.

3 Lance DeHaven-Smith, la Théorie de la Conspiration en Amérique (University of Texas Press, 2013). DeHaven-Smith analyse l'histoire du développement du caractère dénigrant de l'expression « théorie du complot », en relation à une campagne de propagande orchestrée par la CIA pour discréditer les sceptiques du rapport sur la Commission Warren. Dans cette optique, l'utilisation de ce terme péjoratif peut aussi à juste titre être considérée comme une tactique offensive de la honte, et donc de la censure, envers ceux qui interrogent les instances gouvernementales officielles.

4 Earl Staelin, JD, "la Résistance à l'innovation scientifique : ses causes et comment les surmonter", un document remis à la Conférence 2001 Intercept, entre les 6 et 9 Juillet 2001 à Laughlin, Nevada, parrainée par le Groupe Kronia. Un autre éclairage de Earl Staelin est que la plupart d'entre nous éprouvons également une inertie psychologique lorsque nous sommes confrontés à une nouvelle théorie dont nous croyons fermement qu'elle n'est pas vraie, et nous devons être convaincus que cela en vaut la peine avant d'être ouvert à cette nouvelle théorie.
Thomas S. Kuhn, "la structure des révolutions scientifiques" 50th Anniversary Edition (University of Chicago Press, 2012).
Voir également http://www.scribd.com/doc/13481854/Resi … rber-1961.

5 Carl Sagan, "le monde hanté du démon : la science comme une bougie dans l'obscurité" (Random House Publishing Group, 1996).

6 Tiré de la présentation de Laurie Manwell lors des audiences de Toronto, Ryerson University, 2011:  http://www.youtube.com/watch?v=V_5ZwCpN1jg.

7 Il s'agit d'une observation et d'une interprétation personnelle, mais elles sont étayées par des récits historiques. Voir notamment que même les sages d'autrefois ont été avertis de tenir compte de leurs paroles dans le deuxième paragraphe de cet article : http://www.jewishvirtuallibrary.org/jso … 1976.html; also see http://answers.encyclopedia.com/questio … 6779.html.

8 David Ray Griffin, Ph.D., “9/11: mythe et réalité,” http://www.amazon.com/9-11-The-Myth-Rea … B000O0YV7O and http://davidraygriffin.com/articles/911 … -reality/.

9 Dans ce contexte «traumatisme» est défini comme un trouble extrême ou par le fait d'avoir ses ressources internes dépassées, au moins temporairement.

10 “Résoudre le mystère du WTC7,” (with Ed Asner):  http://www.youtube.com/watch?v=hZEvA8BCoBw.



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Dernière modification par le_foofighter (29-12-2014 12:35:39)


"Vous avez créé un "ordre" social structuré de manière délirante dans lequel le pouvoir technologique, le pouvoir économique et l'information sont manipulés non par les créateurs intelligents de systèmes ou réseaux émergents, mais par les cerveaux les plus malades ou paléoencéphaliques de la Société.
On arrive même à l'ineptie délirante que les gardiens de la "Loi morale" ne sont pas des scientifiques honnêtes, mais des leaders fanatiques de certaines communautés religieuses qui falsifient les "lois morales" selon leur caprice et leur intérêt.
"
(1988), vision externe mais plutôt juste

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#15 19-11-2014 22:47:20

Noisse
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Re: Pourquoi des gens bien restent silencieux –ou pire– à propos du 9/11 ?

Cette dame dit en effet des choses intéressantes sur les humains en général et ses compatriotes en particulier. Elle prend avec les États-Unis une distance bien maîtrisée, que Montaigne aurait sans doute appréciée.

L'abuse, c'est la maltraitance, plus encore que la violence. L'abuse syndrome pourrait être le syndrome qui consiste à éprouver de l'empathie pour qui nous maltraite. Un cas célèbre est celui de l'otage qui bascule en faveur de son ravisseur (syndrome dit de Stockholm). Là ce pourrait être l'affection envers les autorités constituées dans certains cas de figure. Tout ça devrait se clarifier quand elle abordera le sujet.

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#16 19-11-2014 23:30:38

le_foofighter
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Re: Pourquoi des gens bien restent silencieux –ou pire– à propos du 9/11 ?

Ok Noisse pour "abuse", je corrigerai le cas échéant quand je serai sur cette partie. J'avais cette idée du "syndrome de Stockholm" qui me trottait dans la tête aussi avec cette expression.
La partie 2 arrivera demain (elle est plus courte)


"Vous avez créé un "ordre" social structuré de manière délirante dans lequel le pouvoir technologique, le pouvoir économique et l'information sont manipulés non par les créateurs intelligents de systèmes ou réseaux émergents, mais par les cerveaux les plus malades ou paléoencéphaliques de la Société.
On arrive même à l'ineptie délirante que les gardiens de la "Loi morale" ne sont pas des scientifiques honnêtes, mais des leaders fanatiques de certaines communautés religieuses qui falsifient les "lois morales" selon leur caprice et leur intérêt.
"
(1988), vision externe mais plutôt juste

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#17 20-11-2014 06:50:09

charmord
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Re: Pourquoi des gens bien restent silencieux –ou pire– à propos du 9/11 ?

Merci, le foofighter, pour la traduction de ces textes absolument passionnants! Je présume que les textes traduits seront publiés par la rédaction?


La manière la plus sûre de corrompre une jeunesse est de l'instruire a tenir en plus haute estime ceux qui pensent de même que ceux qui pensent différemment."

Friedrich Nietzsche

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#18 20-11-2014 08:50:35

JPR
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Re: Pourquoi des gens bien restent silencieux –ou pire– à propos du 9/11 ?

Toujours aussi intéressant pour l'instant. Tout cela m'a l'air effectivement d'expliquer clairement ce que nous observons.

charmord a écrit:

Je présume que les textes traduits seront publiés par la rédaction?

Gageons qu'elle publie d'abord ce documentaire si notre association travaille aussi « pour informer le public sur le 9/11, et sur les opérations sous faux pavillon (2) ».
D'autant que ces articles ont toute leur place, mais alors vraiment toute leur place, sur ce forum. Bien plus que sur la première page du site.


« Tout le monde baissait son froc devant l'église, c'était comme ça à l'époque. Aujourd'hui, tu m'diras les gens baissent leur froc mais pas devant les mêmes institutions, ça évolue quoi... » - Dieudonné

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#19 20-11-2014 11:35:37

le_foofighter
Membre de Soutien
Date d'inscription: 17-09-2014
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Re: Pourquoi des gens bien restent silencieux –ou pire– à propos du 9/11 ?

La suite (c'est assez bref mais pas inintéressant non plus, bien qu'un peu plus connu)
LF

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PARTIE 2 : la diffusion des innovations


En répondant à la question du titre de cet essai, le chapitre du mois dernier (voir partie 1 traduite ci-dessus) a révélé que la résistance à l'information qui défie sensiblement notre vision du monde est la règle plutôt que l'exception ; les diverses formes de peur qui sous-tendent cette résistance, notre «mythe sacré » Americain ; et l'observation que beaucoup d'entre nous voient  inconsciemment nos dirigeants gouvernementaux comme des figures parentales sur lesquelles nous projetons nos besoins (souvent non satisfaits) d'être protégés.

Ici, dans la partie 2, Mme Shure poursuit son analyse par une étude anthropologique sur le processus par lequel les nouvelles idées sont acceptées dans les sociétés, avec en point de mire les possibilités d'acceptation de la vérité sur ce qui s'est réellement passé le 9/11.

Les anthropologues et les sociologues ruraux ont systématiquement observé qu'au sein de diverses cultures, nous pouvons trouver des groupes qui sont plus ou moins ouverts à de nouvelles idées et technologies, lesquels groupes peuvent être représentés dans une courbe en cloche. Dans chaque culture, quelques membres audacieux (seulement 2,5%) adoptent facilement les innovations. Ces gens audacieux sont appelés des « innovateurs ».

http://img15.hostingpics.net/pics/722061ideaadoptioncurve.jpg
Illustration 1

Les leaders d'opinion (13,5%) viennent ensuite. Appelés aussi les « adopteurs précoces », ils sont des membres influents et respectés de la société. Ils écoutent les innovateurs, puis, après réflexion, peuvent changer d'avis et adopter l'innovation.
La « majorité précoce » (34%) suit après avoir écouté les adopteurs précoces influents, et la « majorité tardive » (également 34%) adopte la nouvelle opinion seulement parce qu'il devient pratique de le faire. Les « retardataires » (les 16 derniers %), quant à eux, ne peuvent jamais changer d'avis. 

Ces pourcentages sont valables pour des situations aussi disparates que la vente d'une nouvelle technologie de la Silicon Valley à une nouvelle idée de changement de paradigme afin d'améliorer la sécurité de l'eau potable dans un village traditionnel au Pérou. Il n'y a là aucune différence. (1)

Cette description de la façon dont le changement se produit dans les sociétés est appelé « diffusion des innovations » et a été adoptée par les entreprises occidentales afin de déterminer la meilleure stratégie à adopter pour la commercialisation de nouveaux produits technologiques. (2)

L'essor réussi d'une technologie innovante ou d'une idée nouvelle dépend surtout d'un point : si oui ou non les leaders d'opinion – les adopteurs précoces – se portent garant pour elle (3) Les professionnels familiarisés avec l'application pratique de cette théorie peuvent être de bons conseils pour le Mouvement pour la Vérité sur le 9/11.

Les questions à soulever peuvent inclure :
- Comment affaiblir la barrière psychologique interne opposée aux très inquiétantes preuves concernant le 9/11, surtout quand cette idée fait face à un « mythe sacré » culturel ? (4)
- Comment faire accepter une idée aussi dérangeante, surtout quand il y a des obstacles externes majeurs tels que les médias corporatistes éventuellement encore infiltrés par un programme similaire à l'opération Mockingbird de la CIA – un autre changement de paradigme, avec l'idée de la destruction d'un mythe sacré pour de nombreux Américains ? (5)

Avouons-le. Si, dès le début, les médias avaient relayé les preuves qui contredisaient la version officielle du 9/11, ou au moins avaient émis quelques doutes, et qu'ils avaient poursuivi les années suivantes par un journalisme d'investigation honnête, le mythe sacré du 9/11 ne se serait pas figé ainsi. En plus d'avoir failli à leurs devoirs journalistiques, certains dans les médias pourraient très bien être considérés comme pénalement responsables pour complicité dans la dissimulation des crimes du 9/11 – principalement pour assassinats de masse et trahison – et accessoirement [pour leur comportement] après les faits. (6)

Clairement liée à notre propension humaine à faire confiance aux influents « adopteurs précoces », se trouve également notre propension à faire confiance à l'autorité. Des études surprenantes du chercheur Stanley Milgram au début des années 1960 ont montré que nous, les humains, avons tendance à facilement obéir à des ordres émanant d'une autorité respectée, même si cela viole nos plus sincères croyances morales.

Note de la rédaction: à suivre dans notre prochain bulletin à la partie 3: « l'obéissance et la foi dans les autorités »

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Notes :

1 Everett Rogers, diffusion des innovations (Free Press, une division de Simon & Schuster, Inc., 2003).

2 Geoffrey A. Moore, Crossing the Chasm (HarperCollins Publishers Inc., 2002).

3 De http://www.stanford.edu/class/symbsys20 … tions.htm.

4 David Ray Griffin, Ph.D., "9/11 Le mythe et la réalité», http://www.amazon.com/9-11-The-Myth-Rea … B000O0YV7O and http://davidraygriffin.com/articles/911 … he-reality

5 Alex Constantine, gouvernement virtuel:. CIA, opérations de contrôle de l'esprit en Amérique (Feral House, 1997), 35-66
Carl Bernstein, « La CIA et les médias : comment les plus puissants médias de l'Amérique ont travaillé main dans la main avec la Central Intelligence Agency et Pourquoi la commission Church (http://fr.wikipedia.org/wiki/Commission_Church) l'a dissimulé, "http://carlbernstein.com/magazine_cia_and_media.php.
William Casey, directeur de la CIA, 1981-1987, a dit naïvement : « Nous saurons que notre programme de désinformation sera terminé lorsque tout le public américain croira que c'est faux. »

6 Kristina Borjesson, ed, Into the Buzzsaw : des journalistes éminents présentent le mythe d'une presse libre (Prometheus Books, 2004). Dans ce document d'anthologie, se reporter à Dan Rather, "Le patriote et le collier de la censure : une entrevue avec la correspondante de la culture à la BBC Madeleine Holt," sur les pressions afin d'éviter de poser des questions embarrassantes ; voir également Charlotte Dennett, "La guerre contre le terrorisme et le Grand Jeu du pétrole : Comment les médias ont manqué le coche.» L'ensemble de cette anthologie expose le contrôle, la suppression, la manipulation, et la distorsion de l'information dans nos actualités, dont beaucoup estiment qu'elles ont atteint un niveau de crise.
Voir aussi Peter Phillips et Mickey Huff, "l'Urgence de la Vérité et la réforme des médias", http://www.dailycensored.com/truth-emer … a-reform/.

Suite à la partie 3: « l'obéissance et la foi dans les autorités »

Dernière modification par le_foofighter (23-11-2014 14:02:25)


"Vous avez créé un "ordre" social structuré de manière délirante dans lequel le pouvoir technologique, le pouvoir économique et l'information sont manipulés non par les créateurs intelligents de systèmes ou réseaux émergents, mais par les cerveaux les plus malades ou paléoencéphaliques de la Société.
On arrive même à l'ineptie délirante que les gardiens de la "Loi morale" ne sont pas des scientifiques honnêtes, mais des leaders fanatiques de certaines communautés religieuses qui falsifient les "lois morales" selon leur caprice et leur intérêt.
"
(1988), vision externe mais plutôt juste

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#20 20-11-2014 14:25:42

kézako
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Re: Pourquoi des gens bien restent silencieux –ou pire– à propos du 9/11 ?

Cette analyse approfondie de Frances Shure, qui est en cours de traduction, s'avère déjà véritablement précise et passionnante.
Personnellement j'apprécie d'autant plus la qualité ainsi que la pertinence de sa démarche, que son utilité demeure à mes yeux toujours incroyablement prioritaire dans un monde -le notre-, qui utilise maintenant très systématiquement la peur, en contrôlant ainsi aussi toutes les interrogations pourtant les plus légitimes, afin de neutraliser puis de diriger enfin tous les raisonnements qui conditionnent aussi les sujets parmi les plus vitaux pour nous tous.
L'actualité directement issue de cette vaste stratégie, totalement destructrice et funeste, est très peu relayée et exposée par les médias dominants, cependant qu'elle évoque déjà une gravité sans véritable précédent ...

En février 2008 je posais la question; "Ces peurs infligées, pourquoi ?"

Merci donc énormément pour la pertinence de ce choix ainsi que pour cette traduction le_foofighter.

[Modéré : commentaire sur HS supprimés]

Dernière modification par kézako (20-11-2014 15:00:23)


« La première victime d’une guerre, c’est la vérité » Déclaration du sénateur américain Hiram Johnson en 1917, lors de l’entrée en guerre des États-Unis.

Vous avez dit anti-américanisme ?

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#21 20-11-2014 18:18:46

Larez
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Re: Pourquoi des gens bien restent silencieux –ou pire– à propos du 9/11 ?

Suppression des derniers HS.

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#22 21-11-2014 04:47:05

GTO
Lieu: Paris
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Messages: 4775

Re: Pourquoi des gens bien restent silencieux –ou pire– à propos du 9/11 ?

"Pourquoi des gens bien restent silencieux –ou pire– à propos du 911?" Une autre piste:

http://reactionismwatch.files.wordpress.com/2008/03/franc_macon_061.jpghttps://1.bp.blogspot.com/-S4Tj0Zd0mUI/UsCDzBtzmSI/AAAAAAAAC5o/zMuz11qRrFg/s1600/40C1e9HLEfw.jpg

Dernière modification par GTO (21-11-2014 04:50:48)


"Toute vérité franchit trois étapes. D'abord, elle est ridiculisée. Ensuite, elle subit une forte opposition. Puis, elle est considérée comme ayant été une évidence." de Arthur Schopenhauer

Membre du Club des 5 big_smile

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#23 21-11-2014 08:07:46

kézako
Membre du forum
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Messages: 6573

Re: Pourquoi des gens bien restent silencieux –ou pire– à propos du 9/11 ?

Ma foi, pourquoi pas en effet GTO ?

Cependant le titre du topic évoque le silence des gens de bien, pas celui des autres (enfin, lorsque parfois ils leur arrive aussi de se taire) : http://neriencomprendreenpire.wordpress … ain-soral/

Personnellement, je conçois absolument que des gens de bien puissent effectivement êtres terrifiés par ces sectes, mais bon ils ont surtout le choix de ne pas adhérer à leurs idées et aussi celui de les ignorer, dès lors qu'elles ne les harcèlent pas en voulant les manipuler.

Dernière modification par kézako (21-11-2014 08:27:41)


« La première victime d’une guerre, c’est la vérité » Déclaration du sénateur américain Hiram Johnson en 1917, lors de l’entrée en guerre des États-Unis.

Vous avez dit anti-américanisme ?

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#24 21-11-2014 09:06:25

JPR
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Re: Pourquoi des gens bien restent silencieux –ou pire– à propos du 9/11 ?

kézako a écrit:

Cependant le titre du topic évoque le silence des gens de bien, pas celui des autres (enfin, lorsque parfois ils leur arrive aussi de se taire) : http://neriencomprendreenpire.wordpress … ain-soral/

Personnellement, je conçois absolument que des gens de bien puissent effectivement êtres terrifiés par ces sectes, mais bon ils ont surtout le choix de ne pas adhérer à leurs idées et aussi celui de les ignorer, dès lors qu'elles ne les harcèlent pas en voulant les manipuler.

Spectaculaire Hors-sujet ? wink


« Tout le monde baissait son froc devant l'église, c'était comme ça à l'époque. Aujourd'hui, tu m'diras les gens baissent leur froc mais pas devant les mêmes institutions, ça évolue quoi... » - Dieudonné

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#25 21-11-2014 10:36:31

kézako
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Re: Pourquoi des gens bien restent silencieux –ou pire– à propos du 9/11 ?

Oui ou non JPR. Comme vous pouvez aussi le constater, justement, je ne sais pas, alors je posais la question à l'auteur du post #22 qui évoquait avant quiconque d'autre "une autre piste". ( Et donc, ainsi forcement, aussi avant moi )

Mais vous semblez avoir malencontreusement omis de reproduire cette interrogation dans votre citation ?

Lisez donc à nouveau mon post et vous verrez, en introduction, sa toute première phrase, la seule qui vous aura aussi spectaculairement échappé :

Ma foi, pourquoi pas en effet GTO ?

Je posais donc la question à propos de ce post #22 qui fait référence à la Franc Maçonnerie, n'ignorant pas en outre, comme tous les membres du forum de ReOpen911.info, que son auteur est aussi membre d'E&R, une officine que l'on prétendrait bien informée, qui est très volontaire et surtout très active et revendicative sur la Toile, mais aussi dans la lutte contre la FM, les sectes et toutes leurs dérives, etc, ce qui est déjà parfaitement bien démontré; En voici à nouveau la preuve que je vous invite à consulter : http://neriencomprendreenpire.wordpress … ain-soral/

Maintenant si vous estimeriez qu'il s'agirait effectivement d'un HS, ce qui, je le rappelle encore à nouveau, demeure à mon avis tout à fait envisageable, alors dans ce cas je ne peux que vous suggérer de vous adresser directement à son auteur, vous ayant moi-même déjà répondu. ( et à sa place donc wink )

Dernière modification par kézako (21-11-2014 23:50:06)


« La première victime d’une guerre, c’est la vérité » Déclaration du sénateur américain Hiram Johnson en 1917, lors de l’entrée en guerre des États-Unis.

Vous avez dit anti-américanisme ?

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#26 23-11-2014 14:43:21

le_foofighter
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Re: Pourquoi des gens bien restent silencieux –ou pire– à propos du 9/11 ?

Allez, la suite avec la partie 3 !

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PARTIE 3 : OBEISSANCE ET FOI DANS L'AUTORITE

En répondant à la question posée par le titre de cet essai [Ndt : titre aussi de ce sujet], le chapitre du mois dernier (partie 2) a abordé le problème par l'étude anthropologique, la diffusion des innovations, et nous a expliqué comment le changement se produit dans les sociétés. Ces anthropologues ont découvert que, dans les diverses cultures, on peut trouver des groupes dont l'ouverture à de nouvelles idées et technologies est variable – groupes que l'on peut représenter par une jolie courbe en cloche. Le succès de la diffusion d'une technologie innovante ou d'une idée nouvelle dépend essentiellement d'un point : si oui ou non les leaders d'opinion vont se porter garant pour elle. Dans ce contexte, les médias grand public peuvent à juste titre être considérés comme des vecteurs de la promotion du mythe officiel du 9/11, et ont donc aidé et encouragé les crimes du 11 Septembre 2001.

Nous continuons l'analyse de Mme Shure dans la partie 3 avec les expériences sur l'autorité menées par Stanley Milgram, Jane Elliott, et Philip Zimbardo.


Dans sa célèbre expérience consacrée à l'obéissance à l'autorité en 1961 (1), le psychologue de l'Université de Yale Stanley Milgram a entrepris de répondre aux questions suivantes : « Se pourrait-il que Eichmann et ses millions de complices de l'Holocauste aient tout simplement suivi des ordres ? Peuvent-ils être tous considérés complices ? »

Trois personnes composaient chacune des expériences de Milgram : l'expérimentateur (l'autorité) ; le sujet de l'expérience, un bénévole à qui il avait été dit qu'il ou elle était un « enseignant » ; et un complice (que l'on appelle une « plante ») que le sujet pensait être un « étudiant » ou un « apprenti », mais qui était en réalité un acteur.

Le « professeur » (le sujet) envoyait une légère décharge électrique que l'« étudiant » (acteur) était supposé recevoir. Ensuite, le professeur lisait une liste de paires de mots à l'étudiant, et l'étudiant devait appuyer sur un bouton pour donner sa réponse. Si la réponse était correcte, l'enseignant passait à la prochaine liste de paires de mots, mais si la réponse était fausse, l'enseignant était chargé d'administrer une décharge électrique à l'étudiant. Cela continuait avec des décharges augmentant de 15 volts pour chaque réponse incorrecte successive. En réalité, aucune décharge n'était effectivement administrée, mais des sons pré-enregistrés de cris de douleur étaient diffusés lors de certaines décharges. À un niveau élevé des décharges supposées, l'acteur frappait sur le mur le séparant de l'enseignant, et se plaignait de son état cardiaque. A un niveau de  décharges encore plus élevé, tous les sons de l'étudiant avaient cessé.

Chaque fois qu'un enseignant voulait arrêter l'expérience, l'autorité disposait d'un ensemble prédéterminé de réponses verbales, données dans cet ordre:
1. S'il vous plaît continuez.
2. L'expérience exige que vous continuez.
3. Il est absolument essentiel que vous continuiez.
4. Vous n'avez pas d'autre choix. Vous devez continuer.

Si, après la quatrième réponse, le sujet insistait toujours sur son désir d'arrêter, l'expérience était interrompue. Sinon, l'expérience prenait fin seulement lorsque le sujet adressait ce qu'il pensait être une décharge maximale de 450 volts trois fois de suite.

http://img11.hostingpics.net/pics/718582milgramstudydiagram.jpg
La configuration de l'expérience de Milgram

Ces résultats étonnèrent les participants d'un sondage précédent, donné aux étudiants en dernière année de psychologie à Yale, les collègues de Milgram et certains psychiatres locaux, qui avaient tous prédit qu'une très petite fraction des sujets aurait d'administré la décharge maximale. Car Milgram a mis en évidence qu'environ les deux tiers de ses sujets auraient volontiers administré ce qu'ils pensaient être la décharge maximale, potentiellement mortelle, de 450 volts à un « étudiant », bien que beaucoup étaient très mal à l'aise au moment de le faire.

Dans son article, « Les dangers de l'obéissance », Milgram a résumé les résultats de son étude révolutionnaire :
« L'autorité rigide affrontait les forts impératifs moraux des sujets de ne pas blesser les autres, et, malgré les cris des victimes dans les oreilles des sujets, l'autorité l'a remporté le plus souvent. L'extrême détermination des adultes à répondre à presque tous les ordres d'une autorité constitue le point d'orgue de l'étude, et le fait demandant le plus urgemment des explications. » (2)

Une version modifiée de cette expérience a révélé quelques bonnes nouvelles à ceux d'entre nous confrontés aux mensonges et aux abus des autorités : dans une variante, trois enseignants (deux acteurs et un sujet réel) géraient le test et les décharges. Lorsque les deux acteurs désobéissaient à l'expérimentateur et refusaient d'aller au-delà d'un certain niveau de décharge, trente-six des quarante sujets rejoignirent leurs pairs désobéissants et refusèrent également. (3)

La leçon pour les sceptiques du 9/11 n'est pas difficile à comprendre : si nous continuons à aller au delà de nos propres barrières tabous, au delà de la résistance des autres, et que nous continuons de parler en toute confiance de notre vérité avec des informations étayées, nos pairs à travers le monde se joindront progressivement à nous.

Néanmoins, les données provenant des expériences originales de Milgram peuvent toujours nous « choquer », comme cela a été le cas dans le monde des années 1960. Pour moi, en tant qu'étudiante de premier cycle, il était inquiétant et bouleversant d'entendre que les deux tiers d'entre nous auraient administré une décharge potentiellement mortelle à une personne impuissante et malade : ayant été élevée par des parents clairement autoritaires, je savais qu'il était probable que j'eus également suivi ces ordres ! Je résolus donc de ne jamais suivre aveuglément l'autorité, mais plutôt d'écouter et de faire confiance à mon intime conviction et à ma conscience.

Mais ces conclusions s'appliquent-elles au point de croire fermement ce qu'une autorité nous dit ? Nous pourrions parfois soupçonner que nous suivons les ordres d'une autorité, mais que nous ne croyons pas toujours intimement ce que cette autorité proclame (par exemple, que 19 musulmans nous ont attaqués parce qu'ils détestent nos libertés). Mais des données empiriques montrent pourtant que ces résultats s'appliquent bien, surtout si notre peur s'est intensifiée et que nous respectons cette autorité en particulier (par exemple, George W. Bush ou Barack Obama).


Une expérience sociale étonnante menée par l'enseignante de « troisième année » [Ndt : équivalent à une classe de CM1, âge 8-9 ans] Jane Elliott démontre la puissance de notre propension humaine à croire une autorité établie [Ndt : littéralement « de confiance »], et même à développer notre identité en nous basant sur ce que cette autorité nous dit sur nous-mêmes. Après l'assassinat de Martin Luther King Jr. [1968], Elliott voulut aider ses élèves d'une communauté blanche d'une petite ville de l'Iowa à comprendre les préjugés. Un jour, elle leur dit :
« Aujourd'hui, les personnes aux yeux bleus seront au fond et les personnes aux yeux bruns devant. Ce que je veux dire c'est que les gens aux yeux bruns sont meilleurs que les gens aux yeux bleus. Ils sont plus propres que les personnes aux yeux bleus. Ils sont plus civilisés que les personnes aux yeux bleus. Et ils sont plus intelligents que les personnes aux yeux bleus. »

http://img11.hostingpics.net/pics/330755janeelliott.jpg
Enseignant de troisième année Jane Elliott

Les personnes aux yeux bruns étaient autorisées à rester plus longtemps en pause, à utiliser le terrain de jeu plus grand, et étaient prioritaires pour déjeuner et pour un second service. Elliott a donné pour instructions aux personnes aux yeux bleus de ne pas jouer avec les gens aux yeux bruns, à moins de le demander, et de s'asseoir dans le fond de la salle. Chaque enfant aux yeux bruns s'est vu remettre un collier à mettre autour du cou d'un enfant aux yeux bleus. Tout au long de la journée, l'enseignante a ressassé que les enfants aux yeux bruns étaient des enfants supérieurs et que ceux aux yeux bleus étaient inférieurs.

A midi, l'unique comportement des enfants montrait s'ils avaient les yeux bleus ou bruns : les enfants aux yeux bruns étaient heureux, alertes, profitant de la vie. Et ils produisaient un travail bien meilleur qu'ils ne l'avaient jamais fait auparavant. Les enfants aux yeux bleus étaient malheureux. Leurs postures, leurs expressions, toutes leurs attitudes étaient celles de la défaite. Leur travail en classe a fortement régressé par rapport à la veille. En une heure ou deux, ils semblaient inférieurs et agissaient, de fait, comme s'ils l'étaient. C'était choquant.

Mais ce qui était encore plus effrayant était la façon dont les enfants aux yeux bruns s'en prenaient à leurs amis de la veille .... (4)

Jane Elliott a inversé l'expérience le lendemain, étiquetant les enfants aux yeux bleus comme supérieurs, et la même chose s'est produite dans le sens inverse.

À la fin de la journée, elle a dit à ses élèves que c'était seulement une expérience et il n'y avait aucune différence entre les personnes aux yeux bleus et aux yeux bruns. Les enfants ont enlevé leurs colliers et se sont étreints, se sentant grandement soulagés d'être égaux et de nouveaux amis. Un aspect intéressant de l'expérience est comment cela a affecté leur apprentissage .... Une fois que les enfants ont réalisé que leur pouvoir d'apprendre dépendait de leurs propres convictions, ils étaient persuadés d'être intelligents et de ne pas se laisser avoir une nouvelle fois. (5)

Bien évidemment, on pourrait penser que les adultes seraient à l'abri de telles pressions sociales et de telles manipulations, non ? Les adultes ne seraient-ils pas capables de discerner et de résister à ce à quoi les enfants ne peuvent pas ? Certainement, en tant qu'adultes, notre identité ne serait pas affectée par de telles manipulations, n'est ce pas ?


Dans une étude remarquablement similaire à l'enseignante de troisième année Jane Elliott, la célèbre expérience de la prison de Stanford menée par le psychologue social Philip Zimbardo dans le début des années 1970 montre que cette hypothèse parfaitement admissible est erronée.

Zimbardo et ses collègues ont utilisé 24 étudiants de sexe masculin en tant que sujets, en les divisant arbitrairement en « gardiens » et « détenus » dans une fausse prison. Zimbardo a chargé les « gardiens » d'agir avec oppression envers les « prisonniers », en clair d'endosser le rôle d'une autorité.

Tous les étudiants savaient que c'était une expérience, mais surprenant même les expérimentateurs, ils se sont néanmoins rapidement imprégnés de leurs rôles de gardiens sadiques,  brutaux, brisant émotionnellement les prisonniers. Le « système carcéral » mis en place par les expérimentateurs et la dynamique subséquente qui s'est développée a eu un effet tellement délétère parmi les sujets que l'étude a pris fin le sixième jour. Cependant, cela [l'arrêt de l'expérience] n'arriva que lorsque l'étudiante diplômée en psychologie Christina Maslach – avec laquelle Philip Zimbardo sortait et qui par la suite est devenue son épouse – portât à sa connaissance les conditions de l'expérimentation contraires à l'éthique. (6)

http://img11.hostingpics.net/pics/178024prisonexperiment.jpg
Photos de sujets lors de l'expérience de la prison de Stanford

Tout comme les études de Milgram et Elliott, cette expérience démontre la tendance humaine à croire et à suivre l'autorité. Les études de Zimbardo et Elliott démontrent que nos identités mêmes sont impactées par ce que l'autorité nous dit et que cette pression de nos pairs renforce grandement ces tendances humaines. En conséquence, les sujets de Milgram, les élèves de troisième année de Elliott, et les étudiants adultes de Zimbardo ont commis des atrocités, y compris en violation de valeurs morales fortes.


Zimbardo est devenu un témoin expert de la défense pendant la Cour Martiale de l'un des gardiens de nuit de l'infâme groupe des « Sept d'Abu Ghraib », Ivan "Chip" Frederick. En raison de son expérience avec l'histoire de la Prison de Stanford, Zimbardo a fait valoir que c'était la situation qui avait généré ces comportements aberrants chez des gens d'ordinaire bons. Alors que l'armée décrivait ces gardes comme quelques « pommes pourries » dans un pourtant bon cageot de l'armée américaine [NdT : litteralement « barrel » signifie « canon » ou « tonneau » ; le terme est ici à prendre au sens du commandement de l'Armée], Zimbardo a fait valoir que ces gardiens étaient tout à fait normaux, de bonnes pommes dans un cageot pourri. 

Chip Frederick a plaidé coupable et a été condamné à une peine de huit ans de prison, le témoignage de Zimbardo n'ayant eu que peu d'effet sur la sentence. Les autres gardes, reconnus coupables, furent condamnés à des peines allant de zéro à dix ans ; la différence dans les quantum de peines semblait n'avoir aucun sens.

Quelle est la vérité ? Ces gardiens de nuit étaient-ils seulement quelques « pommes pourries » dans un bon cageot, ou le cageot lui-même était-il altéré ? L'armée elle-même a déclaré que, depuis Octobre 2001, on comptait plus de 600 accusations de mauvais traitements sur  des détenus. Bien d'autres n'ont pas été signalés, y compris les abus envers des « détenus fantômes », ces malheureuses personnes qui, sous le contrôle de la CIA, n'ont jamais été identifiées et ont souvent été « fournies » pour torture d'État. Beaucoup de ces victimes étaient simplement portées « disparues ». Par extension, il y avait évidemment aussi beaucoup d' « agresseurs fantômes », lesquels n'ont  jamais été reconnus responsables.

Pour appuyer son accusation selon laquelle le cageot, plutôt que les pommes, était pourri, Zimbardo a mis le système lui-même à l'essai dans « l'Effet Lucifer » (7). Il a constaté que les ordres, les attentes, et la pression de la torture venaient du sommet de la chaîne de commandement, et ses analyses mettaient en évidence la culpabilité du Secrétaire à la Défense Donald Rumsfeld, du directeur de la CIA George Tenet, du lieutenant général Ricardo Sanchez, du général Geoffrey Miller, du vice-président Dick Cheney, et du président George W. Bush.

Les analyses détaillées de Zimbardo concluent que « ce cageot de pommes a commencé à pourrir de haut en bas. » Pourtant, il fait aussi l'éloge de nombreux héros, ces dénonciateurs du bas vers le haut de la hiérarchie militaire, ces êtres humains qui ont risqué leur vie et leur carrière en se levant et se montrant déterminé face à ce système toxique. (7)

Pourquoi certaines personnes agissent conformément aux attentes du système tandis que d'autres trouvent le courage de rester fidèles à leurs principes ? Tout au long de cet essai apparaissent des éléments de réponse dans la perspective du développement de la psychologie profonde, mais explorer ce sujet extrêmement important en détail nécessiterait un travail séparé. Zimbardo, cependant, a commencé cette exploration du point de vue d'un psychologue social, déclarant que nous sommes tous des « héros potentiels », et il a offert des pistes sur la façon de résister aux influences sociales indésirables. (8)

Mon intime conviction est que les sceptiques du 9/11 – et tous les vrais sceptiques devant n'importe quel changement de paradigme et n'importe quel sujet tabou – qui exposent publiquement les mensonges et les mythes [Ndt : littéralement « empereurs nus » (12)] sont des héros qui se sont réveillés, malgré que nous avons souffert du ridicule et de la colère de ces empereurs, de leurs serviteurs, et tout simplement de la peur.


Ces trois études – l'étude de Milgram sur l'obéissance à l'autorité, l'expérience des Yeux bleus / Yeux bruns d'Elliott, et l'expérimentation de la Prison de Stanford menée par Zimbardo – démontrent notre propension humaine à faire confiance et à obéir à l'autorité. Une autre question se pose à nous : est-ce que cette prédisposition est génétique ? Des preuves apparaissent à l'appui de cette hypothèse.

Pour survivre en tant que bébés et jeunes enfants, nous sollicitons systématiquement nos parents pour apprécier la sécurité ou le danger.
Les chimpanzés, avec lesquels notre patrimoine génétique est commun à au moins 94% (9), ont généralement un ou plusieurs mâles dirigeants Alpha, bien que ceux-ci soient souvent choisis par les femelles de la troupe (10).  Les bonobos, avec un génome proche de celui des chimpanzés et donc de l'homme, disposent d'un système matriarcal avec une femelle à la tête du groupe (11).

Et, bien sûr, les communautés humaines ont des dirigeants. Ainsi, la nécessité d'un chef, d'une autorité, semble être génétiquement encodée. Si nous avons été élevés dans un cocon familial autoritaire et que avons suivi un cursus scolaire de même nature, alors cette tendance à compter sur des figures autoritaires pour apprécier la réalité est probablement renforcée. Inversement, si nous sommes élevés dans une famille, un système scolaire, et un contexte culturel qui promeut l'esprit critique et respecte nos sentiments et nos besoins, alors la tendance à compter sur des figures autoritaires serait susceptible d'être amoindrie.


Dans notre société américaine, beaucoup de nos représentants officiels nous mentent régulièrement pour nous abuser. Néanmoins, de nombreux citoyens continuent à se tourner vers eux pour obtenir la vérité et la sécurité, surtout quand leur peur est accentuée. Cette forte tendance à croire et à obéir à l'autorité est un autre obstacle avec lesquels les sceptiques de la version officielle du 9/11 doivent composer.

En obéissant et en croyant aveuglément l'autorité, nous développons et perpétuons des identités erronées, des mythes, et pour couronner le tout, nous prenons de très mauvaises décisions, qui affectent souvent négativement les autres. Cela peut également s'appliquer pour les quatre prochains penchants humains étudiés par les psychologues sociaux : la double pensée, la dissonance cognitive, la conformité, et la pensée de groupe.

Note de la rédaction: à suivre dans notre prochain bulletin dans la partie 4 : « les avis divergents (double pensée) », une brillante observation de George Orwell

---------------------------------

Notes :

1 Stanley Milgram, obéissance à l'autorité : une approche expérimentale (Harper & Row Publishers, Inc., 1974).

2 Stanley Milgram, «Les périls de l'obéissance » Harpers Magazine (1974). Peut être consultée http://www.age-of-the-sage.org/psycholo … 1974.html.

3 Ibid.

4 Dennis Linn, Sheila Fabricant Linn, et Mathew Linn, « Cicatriser le futur : le rétablissement personnel des blessures sociétales » (Paulist Press, 2012) 56-60. William Peters, A Class Divided: Then and Now, éd élargi. (New Haven: Yale University Press, 1971); ce livre comprend un apport de Jane Elliott qui a mené une expérience similaire avec des adultes employés dans du Iowa Department of Corrections. Des documentaires évoquant aussi cette histoire sont « L'oeil du Cyclone », ABC Nouvelles, 1970, distribué en DVD par Admire Productions, 2004, http://www.admireentertainment.com, et une classe divisée, par Yale University Films, 1986 , présenté sur Frontline et distribués en DVD par PBS Home Video, www.pbs.org; les deux programmes comprennent des guides d'étude pour une utilisation en groupes.

5 Dennis, Sheila, et Matthew Linn, Guérir l'avenir, 57-58.

6 Philip Zimbardo, L'effet Lucifer: comprendre comment de bonnes personnes sont capable de faire du mal  (Random House Trade Paperbacks, 2008). Aussi, voir http://www.simplypsychology.org/zimbardo.html.

7 Zimbardo,  « l'Effet Lucifer », 324-443.

8 Ibid, 444-488.

9 http://www.scientificamerican.com/artic … e-gap-wide

10 http://en.wikipedia.org/wiki/Chimpanzee

11 http://en.wikipedia.org/wiki/Bonobo3.

12 Expression utilisée pour désigner une situation où beaucoup de personnes croient quelque chose qui n'est pas vrai (voir http://fr.urbandictionary.com/define.ph … %20clothes)

Dernière modification par le_foofighter (03-01-2015 19:02:41)


"Vous avez créé un "ordre" social structuré de manière délirante dans lequel le pouvoir technologique, le pouvoir économique et l'information sont manipulés non par les créateurs intelligents de systèmes ou réseaux émergents, mais par les cerveaux les plus malades ou paléoencéphaliques de la Société.
On arrive même à l'ineptie délirante que les gardiens de la "Loi morale" ne sont pas des scientifiques honnêtes, mais des leaders fanatiques de certaines communautés religieuses qui falsifient les "lois morales" selon leur caprice et leur intérêt.
"
(1988), vision externe mais plutôt juste

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#27 24-11-2014 23:01:01

le_foofighter
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Re: Pourquoi des gens bien restent silencieux –ou pire– à propos du 9/11 ?

Voici la partie 4, plus courte !

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PARTIE 4 : les avis divergents (double pensée)

En répondant à la question posée par titre de cet essai, le chapitre du mois dernier, la partie 3, a abordé le thème de « l'obéissance et de l'estime de l'autorité », qui a été restitué lors des expériences de Stanley Milgram, de Jane Elliott, et de Philip Zimbardo, lesquelles démontrent toutes notre propension humaine à faire confiance et à obéir à l'autorité, même en violation de fortes valeurs morales, conduisant au développement d'identités et de croyances erronées en plus d'aboutir à des décisions hasardeuses qui ont souvent une incidence négative sur les autres.
Nous continuons l'analyse de Mme Shure ce mois-ci dans la partie 4 avec le concept des « avis divergents » [Ndt : littéralement "double pensée"], développé par George Orwell.

Nous allons commencer par un peu de légèreté, avec le concept génial de « double pensée » de George Orwell. Dans le roman classique d'Orwell, 1984 (1), le concept des avis divergents signifie la capacité de faire cohabiter deux croyances contradictoires en même temps dans son esprit, et d'accepter les deux.

Dans le roman pas si fictif d'Orwell, le terme « double pensée » est un mot tirée de la « Novlangue » (2) qui remplace le terme de l'Ancilangue (2), « le contrôle de la réalité. » La Novlangue est un nouveau langage politiquement correct disposant d'un vocabulaire très limité, mis au point par les organes de contrôle (le Parti) aux fins de contrôler la vision du monde que peut avoir le public, et en limitant la possibilité d'une pensée indépendante. En d'autres termes, le contrôle des mots autorisés dans la langue aboutirait au contrôle des pensées que les gens seraient en mesure d'avoir.

Le concept des avis divergents d'Orwell est le processus cognitif d'induire consciemment l'inconscience, de sorte que l'on détient deux croyances contradictoires en même temps et que l''on utilise chacune d'elles en fonction de la situation actuelle, afin de rester en conformité avec la « tribune » officielle du moment. Dans le roman 1984, il est essentiel que les citoyens aient bien intégré la compétence hypnotique de la "double pensée", car si le Parti veut conserver son pouvoir de contrôle permanent, la condition mentale qui prévaut dans le pays doit être celle de la folie, les citoyens eux-mêmes utilisant ce processus subtil de contrôle de la pensée afin de rester en dehors de la réalité.   

Le concept de « double pensée » n'est pas un terme accepté dans le vocabulaire de la psychologie, mais il devrait l'être, à mon avis, car c'est un mécanisme de défense psychologique banal. La "double pensée" est un concept qui s'est installé dans notre culture, décrivant ainsi la capacité de l'esprit humain à se  contorsionner quand il entend un compte rendu officiel résolument prononcé sur une question – le 9/11 n'étant qu'un exemple – alors qu'il est en même temps au courant de témoignages contredisant cette déclaration officielle. La double pensée a la même signification qu'un autre terme Orwellien, « noirblanc», qui signifie la possibilité de prétendre de manière éhontée que le noir est blanc, en contradiction flagrante avec la preuve irréfutable.

Par exemple, exaspérée par une amie, je lui ai déclaré : " Je sais que tu penses que le 9/11 était une opération sous fausse bannière et que nous sommes au Moyen-Orient pour leurs ressources naturelles, mais tu continues de parler de la « guerre au terrorisme », comme si c'était la vraie raison pour laquelle nous avons envahi l'Afghanistan et l'Irak et pourquoi nous utilisons maintenant des drones pour tuer des soi-disant terroristes. Pourquoi fais-tu ça ?! "
Elle répliqua d'air air irrité : « Eh bien, l'histoire officielle nous est martelée ; elle est partout, à la télévision, dans les journaux, chez nos enseignants et nos amis, à l'école, au travail. Qu'est ce que je peux y faire ?! »
La "double pensée" était sa stratégie insensée de survie afin de  rester saine d'esprit.

Un échange similaire s'est produit avec une amie qui avait inclus dans son récent livre des termes corroborant le mythe officiel du 9/11, dont je savais qu'elle ne croyait pas un mot. Frustrée, je me suis confronté à elle : « Pourquoi utilises-tu ces termes ? Je sais que tu n'y crois pas. »
Avec irritation, elle a répondu: « Écoute, je sais que l'on nous a menti. Mais mon travail dans ce monde est très important pour moi, et si je suis en mesure de poursuivre, je suis sûre de ne pas être contrôlée par les Impôts ! »
Elle avait peur de représailles de la part des autorités corrompues, et donc elle avait adopté le moyen de défense consistant à faire cohabiter les deux visions du monde dans son esprit, en utilisant chacun selon les occasions – un phénomène de "double pensée" classique. Merci, George Orwell !


Le concept des avis divergents, ou "double pensée", est donc une stratégie défensive consistant à avoir deux opinions contradictoires à l'esprit en même temps, et à les utiliser de façon semi-consciente tel un caméléon, en changeant de couleur selon l'environnement.
Une stratégie alternative de défense est l'utilisation du déni pour éviter la dissonance cognitive.

Note de la rédaction : à suivre dans notre prochain bulletin dans la partie 5, "Le déni et la dissonance cognitive".

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Notes :

1 - George Orwell, 1984 (Harcourt Brace and Company, 1949). Voir aussi http://www.orwelltoday.com/.

2 - Novlangue : Le novlangue (traduit de l'anglais Newspeak, masculin dans la traduction française d'Amélie Audiberti) est la langue officielle d’Océania, inventée par George Orwell pour son roman 1984 . Par analogie, l'Ancilangue est l'ancienne langue.

Dernière modification par le_foofighter (24-11-2014 23:04:06)


"Vous avez créé un "ordre" social structuré de manière délirante dans lequel le pouvoir technologique, le pouvoir économique et l'information sont manipulés non par les créateurs intelligents de systèmes ou réseaux émergents, mais par les cerveaux les plus malades ou paléoencéphaliques de la Société.
On arrive même à l'ineptie délirante que les gardiens de la "Loi morale" ne sont pas des scientifiques honnêtes, mais des leaders fanatiques de certaines communautés religieuses qui falsifient les "lois morales" selon leur caprice et leur intérêt.
"
(1988), vision externe mais plutôt juste

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#28 24-11-2014 23:51:41

Larez
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Re: Pourquoi des gens bien restent silencieux –ou pire– à propos du 9/11 ?

Merci pour toutes ces traductions.
Je n'ai pas encore trouvé le temps de tout lire avec attention mais je ne manquerai pas de le faire au plus tôt.

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#29 25-11-2014 07:55:44

Mariflo
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Re: Pourquoi des gens bien restent silencieux –ou pire– à propos du 9/11 ?

En ce qui concerne la partie 4:

Une stratégie alternative de défense est l'utilisation du déni pour éviter la dissonance cognitive.

Personnellement, plutôt que de renier ma pensée profonde et d'utiliser le déni, je pratique le silence ce qui ne m'empêchera pas d'agir en fonction de ce que je pense vraiment.

Dernière modification par Mariflo (25-11-2014 09:28:18)


A mon tour je fus effondré à la suite de ces révélations explosives !

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#30 25-11-2014 23:29:07

le_foofighter
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Re: Pourquoi des gens bien restent silencieux –ou pire– à propos du 9/11 ?

PARTIE 5 : la dissonance cognitive

En répondant à la question posée par le titre de cet essai, le chapitre du mois dernier, la partie 4, a abordé le problème de la « double pensée » (ou avis divergents), inventé par George Orwell. Le concept de « double pensée » ne fait pas partie du vocabulaire de la psychologie occidentale, mais il s'agit néanmoins d'une stratégie défensive, par laquelle nous faisons cohabiter dans notre esprit deux croyances contradictoires en même temps, et utilisons l'une ou l'autre, en fonction de la situation, un peu comme un caméléon qui change de couleur pour rester en conformité avec son environnement. 

Nous continuons l'analyse de Mme Shure dans la partie 5 avec les mécanismes de défense de déni et de la dissonance cognitive.   

« J'avoue que je résiste fortement à n'importe qui altérant ma vision du monde », a déclaré une amie lorsqu'elle se précipita hors de la chambre que nous occupions toutes les deux.
Je n'ai pas eu l'occasion de reconnaître son honnêteté à l'époque. Lorsque je l'ai reçue des semaines plus tard, elle n'avait aucun souvenir d'avoir fait de telles déclarations. Les gens qui sont réfractaires à l'évaluation des preuves sur le 9/11 oublient souvent qu'ils ont fait des déclarations honnêtes comme celles-ci, même après quelques minutes. Je crois que cet oubli témoigne de la profondeur de leur résistance, et de la force de leurs mécanismes de défense, quand il s'agit d'aborder le 9/11.
Une personne pleine d'imagination m'avait dit : « Je peux imaginer tant d'autres explications pour ces événements du 11 Septembre. » Cette diversion défensive face aux preuves était une tentative de démontrer son intelligence et de minimiser ce qu'elle avait entendu de ma part, mais il ne s'agissait pas d'une véritable enquête .
Une bonne amie m'avait dit : « Vous ne pouvez pas attendre de quelqu'un qu'il écoute des informations qui mettent son monde sans dessus dessous. » Cinq minutes plus tard, je lui ai demandé de répéter ce qu'elle avait dit, mais elle ne pouvait se rappeler ses paroles et elle a perdu le fil de la conversation.
Et enfin, une déclaration plus révélatrice a été rapportée par Richard Gage, AIA (American Institute of Architects), dans l'introduction de la partie « Chercher à comprendre » du film « 9/11: les preuves explosives – les experts se prononcent » : « Je ne voudrais pas croire ça même si c'était vrai ! »

Lorsque nous sommes confrontés à une information qu'il n'est pas évident d'accepter, nous rejetons purement et simplement cette information ou nous minimisons son importance. Ce mécanisme de défense psychologique est connu sous l’appellation de déni.
Nous avons recours au déni afin d'éviter la dissonance cognitive, ce sentiment inconfortable et parfois inquiétant de perdre notre équilibre émotionnel lorsque nous sommes confrontés à de nouvelles informations qui ne cadrent pas avec notre vision du monde, ou lorsque nous sommes accrochés à des croyances qui sont en contradiction avec les faits connus. Le malaise nous incite soit à changer notre comportement, à changer notre connaissance, soit à justifier notre comportement en acquérant une connaissance secondaire. Cette dynamique est le fait de nous tous. [1]

La locution « dissonance cognitive » a été inventée par le psychologue social Leon Festinger et ses collègues. [2] Festinger avait infiltré un petit groupe de personnes vouant un culte aux OVNI, [3] dirigée par une femme au foyer de Chicago, Dorothy Martin, qui avait expérimenté l'écriture automatique ou « channeling ». Pour protéger sa vie privée, l'étude lui a donné le pseudonyme de « Marion Keech. » Les membres de ce groupe étaient informés par le biais de l'écriture automatique de Keech que la fin du monde surviendrait par inondation le 21 Décembre 1954. Cependant, selon le « channeling » [reçu par Keech], ce petit groupe de croyants serait sauvé de cette apocalypse à un moment précis par des aliens venant d'une planète nommée « Clarion », à bord d'une soucoupe volante.

http://img4.hostingpics.net/pics/410905LeonFestfinger.jpg
Leon Festinger

Le psychologue social Festinger avait prédit avec précision le comportement de ce groupe quand les extraterrestres ne se sont pas présentés comme annoncé. Lorsque à l'heure prévue n'y avait aucun signe des aliens, la dissonance cognitive (la tension, la peur) créé par la croyance mise à mal (comme un mythe sacré pour ce petit groupe) a été résolue par un autre message automatique de Keech, disant que Dieu avait épargné la Terre de la destruction en raison de la lumière transmise par ce petit groupe de vrais croyants. Ainsi, une connaissance secondaire a été créé pour atténuer la dissonance cognitive provoquée par la prédiction qui  ne s'était pas vérifiée. Comme Festinger et ses collègues l'ont prédit, le groupe s'est lancé dans un prosélytisme intensif, plutôt que de répondre de façon plus logique en reconsidérant la validité de la croyance d'origine (en changeant la connaissance initiale)  puis en agissant en conséquence (par un changement de comportement).
Il se peut que les disciples de Keech aient été des personnes gravement atteintes psychologiquement, qui avaient besoin de croire qu'elles seraient sauvées. Bien que la plupart d'entre nous ne se seraient pas laissés influencer par un personnage du type de Keech avec une telle illusion, nous pourrions bien nous laisser influencer par un autre leader charismatique plus expérimenté dans les techniques de manipulation et/ou avec une illusion moins flagrante.

Lorsque les preuves du 9/11 contredisent la version officielle (qui est un mythe sacré de notre culture), nous observons que certaines personnes essaient de résoudre la tension de la dissonance cognitive en inventant des croyances secondaires comme les disciples de Marion Keech. Une ardente défenderesse de George W. Bush m'a déclaré avec enthousiasme que depuis qu'elle ne pouvait plus nier la réalité de la démolition contrôlée des trois bâtiments du WTC, elle avait une explication: « Je sais comment c'est arrivé. Lors de la reconstruction de la Tour Nord du WTC consécutive à l'attentat de 1993, les explosifs ont été placés dans les Twin Towers par les membres du clan de Bill Clinton. »
Mais attendez. De l'autre côté de l'échiquier politique, une femme m'a dit, « Obama n'était sûrement pas au courant de ces preuves sur le 11 Septembre avant d'être élu. [4] Peut-être qu'il sait maintenant, mais il ne peut rien nous dire. Si le pays connaissait la vérité sur le 11 Septembre, ce serait le chaos ; le marché boursier s'effondrerait. Il aimerait probablement nous dire, mais il ne peut pas. »
Concevoir des croyances secondaires pour tenter de concilier la dissonance cognitive est banal, et permet ainsi de garder confiance et une foi naïve envers les présidents.

Il nous appartient, que nous soyons militants pour le 9/11 ou non, de reconnaître l'importance de notre propre objectif de devenir véritablement autonomes, des individus (humains), de sorte que nous soyons psychologiquement plus en sécurité, et par conséquent moins vulnérables à ces réactions inconscientes. Nous devons également cultiver notre discernement, de sorte que lorsque nous rencontrons des preuves qui ne cadrent pas avec une « histoire officielle » ou ce qu'un leader charismatique peut nous dire, nous pouvons trouver le courage de nous prononcer avec des informations solides.

Le fait d'être seul à avoir une opinion radicalement différente de celle d'un groupe composé de nos pairs, demande beaucoup plus de courage que d'affronter ceux qui sont perçus comme un ennemi commun, surtout quand vous contestez un mythe sacré. Nos craintes de rejet, d'isolement, et, finalement, le bannissement de la part de ceux que nous aimons et estimons, sont sans doute parmi les plus grandes craintes humaines que nous ayons. Comme nous le verrons dans les expériences de conformité d'Asch décrites ci-après, ces types de craintes pourraient avoir généré le comportement de sujets qui ont laissé tomber leurs propres perceptions correctes pour adhérer aux mauvaises réponses de leurs pairs.

Note de la rédaction : à suivre dans notre prochain bulletin à la partie 6 : les expériences sur la conformité de Solomon Asch et la théorie de la « La Spirale du silence »

-------------------------------------

Notes :

1 http://changingminds.org/explanations/t … onance.htm ; http://www.beyondintractability.org/bi- … issonance.

2 Leon Festinger, Henry W. Riecken, et Stanley Schachter, L'Échec d'une prophétie, (d'abord publié par University of Minnesota Press, 1956; puis par Imprimante & Martin Ltd, 2008); Leon Festinger, Théorie de la dissonance cognitive, (Université de Stanford, Stanford, Californie, 1957)

3 Tout point de vue qui se situe hors de la pensée conventionnelle, y compris la question des OVNI, peut favoriser le ridicule ; ce n'est pas mon intention ici.

4 Le défunt colonel Robert Bowman, directeur du programme Star Wars sous les présidents Ford et Carter alors qu'il était encore secret, et qui a ensuite présenté ce programme comme offensif, et non défensive, a déclaré dans une communication personnelle à plusieurs d'entre nous à Denver qu'il a parlé pendant plus d'une heure au directeur de campagne d'Obama, pendant la campagne présidentielle de 2008, au sujet des preuves qui montrent que le récit officiel du 9/11 ne peut être authentique.


Suite à la partie 6: Conformité

Dernière modification par le_foofighter (26-11-2014 12:50:53)


"Vous avez créé un "ordre" social structuré de manière délirante dans lequel le pouvoir technologique, le pouvoir économique et l'information sont manipulés non par les créateurs intelligents de systèmes ou réseaux émergents, mais par les cerveaux les plus malades ou paléoencéphaliques de la Société.
On arrive même à l'ineptie délirante que les gardiens de la "Loi morale" ne sont pas des scientifiques honnêtes, mais des leaders fanatiques de certaines communautés religieuses qui falsifient les "lois morales" selon leur caprice et leur intérêt.
"
(1988), vision externe mais plutôt juste

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#31 26-11-2014 08:36:31

WTC7
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Re: Pourquoi des gens bien restent silencieux –ou pire– à propos du 9/11 ?

Très, très intéressant. Pas encore tout lu mais merci pour ce travail !


En général, les complices ne t'expliquent rien et n'essaient pas de s'occuper des problèmes difficiles. Leur modus operandi typique est de poser des questions, d'exiger des explications et de ne jamais écouter tes propres questions.
Dmitri Khalezov, 911thology, p. 421
Vive Newton et Fourier.

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#32 26-11-2014 14:03:11

Analis
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Re: Pourquoi des gens bien restent silencieux –ou pire– à propos du 9/11 ?

Excellente mise au point sur les mécanismes du conformisme et de la dissonance cognitive. J'ais cependant une petite précision à faire : la description de la réaction du groupe de Dorothy Martin (son vrai nom étant largement connu, parfois même utilisé à longueur d'ouvrage, autant l'utiliser) peut donner l'impression que tous ses membres étaient unanimes, ce qui n'était pas exact. Le groupe avait perdu beaucoup de membres, seul le noyau dur des plus déterminés ayant adhéré à sa « théorie » selon laquelle leurs prières avaient sauvé le monde. C'est en fait l'évolution qu'on voit à chaque fois qu'une large collectivité fondée sur certaines valeurs et croyances est confrontée à un événement disrupteur, certains remettent leurs préjugés en cause alors que d'autres s'accommodent d'explications faciles.

Dernière modification par Analis (26-11-2014 14:03:31)

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#33 26-11-2014 18:40:44

le_foofighter
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Re: Pourquoi des gens bien restent silencieux –ou pire– à propos du 9/11 ?

Ok, merci de la précision Analis !


"Vous avez créé un "ordre" social structuré de manière délirante dans lequel le pouvoir technologique, le pouvoir économique et l'information sont manipulés non par les créateurs intelligents de systèmes ou réseaux émergents, mais par les cerveaux les plus malades ou paléoencéphaliques de la Société.
On arrive même à l'ineptie délirante que les gardiens de la "Loi morale" ne sont pas des scientifiques honnêtes, mais des leaders fanatiques de certaines communautés religieuses qui falsifient les "lois morales" selon leur caprice et leur intérêt.
"
(1988), vision externe mais plutôt juste

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#34 01-12-2014 13:47:42

le_foofighter
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Re: Pourquoi des gens bien restent silencieux –ou pire– à propos du 9/11 ?

PARTIE 6 : le conformisme

En répondant à la question posée par le titre de cet essai, le chapitre du mois dernier, la partie 5, a exploré les concepts de déni et de dissonance cognitive. Nous avons recours au déni afin d'éviter la dissonance cognitive, ce sentiment inconfortable et parfois inquiétant de perdre notre équilibre émotionnel lorsque nous sommes confrontés à des informations nouvelles qui défient notre vision du monde, ou lorsque nous nous accrochons à des croyances qui sont en contradiction avec les faits connus.

Dans la partie 6, nous allons continuer l'analyse de Mme Shure avec les expériences de Solomon Asch sur le conformisme et la théorie de la « spirale du silence » de Elizabeth Noelle-Neumann.


http://img11.hostingpics.net/thumbs/mini_915468Asch.jpg
Soloman Asch

Au début des années 1950, les expériences de Solomon Asch (Swarthmore College) ont démontré de manière flagrante notre propension humaine à nous conformer à l'opinion dominante d'un groupe. Plusieurs étudiants sélectionnés avant l'expérience ont été invités à agir comme s'ils étaient des sujets de l'expérience, alors qu'en réalité, ils en étaient des complices, ou autrement dit des « plantes ». Ces complices ont tous été invités à donner la même mauvaise réponse en donnant la longueur d'une ligne sur une carte. Un sujet authentique et sans méfiance a alors rejoint le groupe, et pendant que l'expérience était en cours, un instructeur lui a donné pour tâche de faire correspondre la longueur d'une ligne sur une carte avec la bonne ligne parmi trois lignes de tailles différentes sur la même carte ou une autre carte. Dans 36,8% des cas, le sujet aurait renoncé à sa bonne réponse initiale et aurait à la place été d'accord avec une mauvaise réponse donnée unanimement par les autres participants. (1)

Cette recherche brillante montre clairement la puissance de la pression émanant de nos pairs afin d'inciter les individus de se conformer à la majorité. Le résultat était identique dans les différentes expériences successives, sauf dans une variante de l'expérience où il y avait un autre « partenaire » (également un complice), qui avait donné la bonne réponse avant que le véritable sujet ne réponde. Si ce partenaire « de soutien » était présent, le sujet suivait l'opinion de la majorité seulement une fois sur quatre, montrant ainsi la puissance d'un allié pour nous donner le courage de rester indépendant. Pourtant, beaucoup de sujets niaient qu'un tel partenaire avait une quelconque influence sur leurs réponses. (2)

http://img11.hostingpics.net/thumbs/mini_942281conformityexperimentcards.jpg
Cartes utilisées dans les expériences de la conformité

Cette variante de l'expérience montre que la puissance du groupe ne vient pas du nombre de personnes qui le constitue, mais de l'unanimité de l'opposition. Lorsque l'unanimité du groupe est rompue, l'influence du groupe est fortement réduite.
Pourquoi 36,8% des élèves se sont ainsi conformés [à l'avis unanime d'un groupe] ? Grâce à des entrevues, on a découvert que, parfois, ils étaient convaincus que les autres avaient raison. On appelle cela « la conformité d'information. » D'autres se sont conformés parce qu'ils craignaient que le groupe les désapprouverait s'ils étaient déviants. Ceci est connu sous l'appellation de « conformité normative. »
Une autre variante de l'expérience faisait le sujet arriver en retard. De ce fait, il devait écrire les réponses en secret, ce qui a abouti à une chute du conformisme des deux tiers. Lorsque le sujet pouvait garder garder sa réponse secrète, il disposait, encore une fois, de davantage de capacité pour rester indépendant. (3)

La leçon de ces expériences n'est pas sans intérêt pour les sceptiques et militants du 9/11. Nous pouvons voir dans les sondages (4) et dans nos expériences personnelles au contact des autres que de plus en plus de gens sont prêts à écouter les témoignages que nous présentons, et à parler ouvertement du 11 Septembre comme d'un événement sous faux pavillon. En effet, l'unanimité de la version officielle a bien été rompue, malgré le refus irresponsable des médias corporatifs à remettre en cause la thèse officielle gouvernementale.
Néanmoins, il y a beaucoup de gens qui ne sont pas encore informés, et qui trouveront inévitablement cette question très difficile. Nous devons donc continuer à parler de notre vérité calmement et rationnellement en nous basant sur les preuves évidentes tout en évitant la spéculation, car cela donne à une personne réfractaire une fenêtre pour discuter et pour rejeter les preuves établies.

Dans une autre étude illustrant notre tendance humaine à nous conformer, les scientifiques sociaux allemands des années 1960 et 1970 ont remarqué que lors de deux élections différentes les intentions de vote étaient au coude à coude, mais que les prévisions du groupe qui allait effectivement gagner ont progressivement suivi une réalité distincte et indépendante. Dans chaque cas, le groupe dont les partisans se faisaient le plus entendre, étaient les plus enthousiastes et étaient prêts à afficher leurs convictions, est devenu le groupe que l'on s'attendait à voir gagner, même si les intentions des vote restaient stables, à égalité.
Dans chacune des élections, les prévisions des citoyens allemands quant à celui qui gagnerait ont augmenté de semaine en semaine. Puis, à la dernière minute, un basculement s'est produit, et suffisamment de citoyens (parmi les millions) ont rejoint le train en marche du gagnant attendu  pour finalement donner la victoire à ce candidat.

Comment cela est-il arrivé ?
- Ceux qui étaient davantage convaincus que leurs partis politiques et leurs candidats étaient ceux qui exprimaient le mieux et ouvertement leurs points de vue : ceux-là étaient convaincus que leurs opinions seraient finalement adoptées par presque tout le monde.
- Ceux qui ont rejeté ces points de vue se sont sentis laissés de côté : ceux-là se sont retirés et se sont tus.
Cette dynamique a fait que le vainqueur attendu semblait encore plus populaire que ce que ce candidat ne l'était en réalité. Dans un processus en spirale, la pression sociale encourage les gens à proclamer leur point de vue ou à se taire. Ce processus est appelé la « spirale du silence.» (5)

Les chercheurs allemands ont découvert que, dans un processus apparemment inconscient, les gens cessent de défendre le candidat perdant environ douze heures avant que ne soit annoncé à l'opinion publique que le soutien à ce candidat ne se soit émoussé. (6)
Comment les scientifiques sociaux expliquent-ils cet « effet d'entraînement » ? Tout le monde, disent-ils, veut être du côté des gagnants –  "d'appartenir" au camp gagnant. Faisons un parallèle avec le football : que nous nous sentons heureux, exaltés lorsque « notre équipe » gagne, et qu'à l'inverse nous nous sentons déconfits quand elle perd. Que ce soit envers les équipes de sport ou les partis politiques, il existe un besoin humain de s'identifier au gagnant, et de proclamer cette identification à d'autres.

Quand il s'agit d'élections et de la spirale du silence, la politologue allemande Elizabeth Noelle-Neumann nous explique avec perspicacité :
« Personne ne veut être isolé ... tellement isolé que les voisins détournent le regard quand ils vous croisent sur le palier de votre appartement, ou que les collègues s'éloignent, laissant un siège vide à côté de vous. Nous commençons seulement à observer les centaines de signaux qui informent une personne qu'il ou elle n'est pas entouré par une chaude lueur de sympathie, mais par un cercle d'évitement. »

Les interrogatoires répétés des mêmes personnes ... nous ont révélé que celles qui se sentent relativement isolées des autres ... sont les plus susceptibles de procéder à un revirement électoral de dernière minute. Ceux qui ont une faible confiance en eux et qui ont un intérêt moins marqué pour la politique sont également susceptibles de faire un changement au dernier moment. En raison du peu d'estime d'elles-mêmes, quelques-unes de ces personnes pensent ne jamais se situer du côté des gagnants ou de pouvoir « jouer de la trompette dans le train en marche ». « Courir avec le peloton » décrit mieux la situation de ceux qui « suivent ». Pourtant, cette situation s'applique, plus ou moins, à toute l'humanité. « Quand les gens pensent que les autres se détournent d'eux, ils souffrent tellement qu'ils peuvent être guidés ou manipulés aussi facilement par leur propre sensibilité que par une bride. La peur de l'isolement semble être la force qui met en mouvement la spirale du silence. » (7)

Un de mes amis est friand de l'utilisation de la phrase « au milieu de la courbe en cloche » pour illustrer notre tendance humaine à nous conformer à, ou à nous mélanger avec, les normes et les styles de nos pairs de n'importe quelle manière, y compris les maisons où nous vivons, le voitures que nous conduisons, les coiffures que nous adoptons, les vêtements que nous portons, et le candidat que nous soutenons. Nous voulons être respectés, et nous voulons appartenir et être aimé par notre groupe d'amis. Pour atteindre ces objectifs, nous croyons que nous devons être comme nos amis. Nous ne voulons pas être en marge de notre groupe d'amis. Nous voulons être perçus comme « normaux ». Si nous adoptons des opinions minoritaires sur des questions impopulaires, nous pouvons craindre que notre réputation ne se ternisse, que nous ne soyons pas respecté, et que nous soyons ostracisé, au moins par nos amis et nos collègues, parce que la famille peut parfois être plus tolérante.

Les sceptiques connaissent bien ce sentiment d'isolement qui arrive en refusant de croire ce que les officiels nous ont dit à propos du 9/11, mais on peut se sentir particulièrement ostracisés si nous parlons des preuves qui contredisent la version officielle. Nous faisons partie d'une minorité sur une question très émotionnelle, qui suscite une crainte chez la plupart des gens.

Une remarque de la directrice d'une organisation de paix et de justice de premier plan illustre cette peur fondamentale de l'homme : quand je lui ai demandé si son organisation voulait bien coparrainer un événement avec notre mouvement pour la Vérité sur le 9/11, au lieu de me répondre, elle m'a spontanément et énergiquement demandé, « Fran, as-tu perdu beaucoup d'amis à cause de ton travail sur le 9/11 ? »
Dans une autre conversation, alors que je parlais à une connaissance de mon travail d'information en tant que sceptique de la version officielle du 9/11, elle a immédiatement détourné le regard, s'est dressée et a fait un pas en arrière, et a annoncé sur un ton autoritaire concluant la conversation : « Dans notre famille, nous croyons que le 9/11 est arrivé à cause de l'incompétence du gouvernement. » J'allais comprendre. Il est apparu que sa famille était assez intelligente pour ne pas adhérer à la version officielle dans son intégralité, mais ils avaient choisi d'approuver une autre analyse respectable qui les ancrait solidement au centre de la société. Il était clair qu'il n'y avait pas de place pour la discussion.

Dans ces cas, le besoin de l'être humain social que nous sommes de rester dans le milieu de la courbe en cloche, d'adhérer à des normes sociales afin de garder sa réputation et sa respectabilité intacte, l'emporte sur la preuve, sur l'ouverture et la curiosité ainsi que sur la nécessité humaine de [connaître] la vérité. Bien sûr, il y a toujours des exceptions, que les études sur la Diffusion des Innovations montrent clairement [Ndt : voir partie 2 traduite ci-dessus]


Les sociétés humaines sont bien sûr diversifiées. Certaines personnes nous encouragent à maintenir notre société stable et prévisible, tandis que d'autres nous encouragent à la faire avancer. Si nous pouvions trouver et maintenir nos connexions  humaines – l'amour et le respect de l'autre – tout en exprimant nos points de vue divergents, alors nous aurions une société merveilleusement stable et dynamique, capable de manifester le potentiel le plus élevé de la civilisation.

Il faut des personnes qui sont psychologiquement solides afin d'envisager des opinions divergentes ouvertement et avec respect. Ces personnes sûres d'elles sont également davantage disposées à persévérer avec leurs propres opinions si elles sont renforcées par les preuves, contrairement à ceux qui se laissent happer par la spirale du silence et ceux qui ont pris le train en marche dans les derniers moments des élections allemandes, contrairement aux 36,8% des sujets d'Asch qui ont abandonné leurs réponses correctes en faveur des mauvaises réponses de la majorité, bref, contrairement à ces personnes relativement précaires qui ressentent un plus grand besoin d'être aimées que d'être libres d'avoir leurs propres opinions.

Les expériences de Milgram, Elliott, Zimbardo, Festinger, et Asch, ainsi que la théorie de Elizabeth Noelle-Neumann sur la spirale du silence montrent toutes les caractéristiques de la « pensée de groupe », un sujet que nous allons étudier prochainement.

Note de la rédaction: à suivre dans notre prochain bulletin à la partie 7 : « la pensée de groupe »

-------------------------------------------------

Notes :

(1) Solomon Asch, « Les opinions face à la pression sociale », Scientific American (1955). Http://www.columbia.edu/cu/psychology/t … s/asch.pdf

(2) Ibid. Voir aussi http://www.youtube.com/watch?v=TYIh4Mkc … e=youtu.be

(3) Voir http://www.youtube.com/watch?v=TYIh4Mkc … e=youtu.be

(4) Américains question Bush 9/11 Intelligence

(5) Elizabeth Noelle-Neumann, La Spirale du Silence : l'Opinion publique, notre peau sociale, 2 e éd. (Chicago: University of Chicago Press, 1993).

(6) DeHaven-Smith, Conspiracy Theory (191-192).

(7) Elizabeth Noelle-Neumann, La Spirale du Silence.

Dernière modification par le_foofighter (01-12-2014 13:52:43)


"Vous avez créé un "ordre" social structuré de manière délirante dans lequel le pouvoir technologique, le pouvoir économique et l'information sont manipulés non par les créateurs intelligents de systèmes ou réseaux émergents, mais par les cerveaux les plus malades ou paléoencéphaliques de la Société.
On arrive même à l'ineptie délirante que les gardiens de la "Loi morale" ne sont pas des scientifiques honnêtes, mais des leaders fanatiques de certaines communautés religieuses qui falsifient les "lois morales" selon leur caprice et leur intérêt.
"
(1988), vision externe mais plutôt juste

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#35 01-12-2014 13:49:46

le_foofighter
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Re: Pourquoi des gens bien restent silencieux –ou pire– à propos du 9/11 ?

C'est un peu un détail de l'article, mais je pense que cette affirmation est primordiale pour intéresser les plus sceptiques à ce sujet particulièrement sensible : " Nous devons donc continuer à parler de notre vérité calmement et rationnellement en nous basant sur les preuves évidentes tout en évitant la spéculation, car cela donne à une personne réfractaire une fenêtre pour discuter et pour rejeter les preuves établies. "


"Vous avez créé un "ordre" social structuré de manière délirante dans lequel le pouvoir technologique, le pouvoir économique et l'information sont manipulés non par les créateurs intelligents de systèmes ou réseaux émergents, mais par les cerveaux les plus malades ou paléoencéphaliques de la Société.
On arrive même à l'ineptie délirante que les gardiens de la "Loi morale" ne sont pas des scientifiques honnêtes, mais des leaders fanatiques de certaines communautés religieuses qui falsifient les "lois morales" selon leur caprice et leur intérêt.
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(1988), vision externe mais plutôt juste

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#36 01-12-2014 15:25:40

Analis
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Re: Pourquoi des gens bien restent silencieux –ou pire– à propos du 9/11 ?

Voici un bon article sur Agoravox, sur l'expérience de Milgram et diverses reproductions, toutes confirmant ses résultats :

De l’autorité… L’expérience la plus terrible de la psychologie restera toujours d’actualité

http://www.agoravox.fr/actualites/socie … lus-157731

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#37 01-12-2014 15:56:22

Mariflo
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Re: Pourquoi des gens bien restent silencieux –ou pire– à propos du 9/11 ?

Non Analis, pas d'accord que je me soumette d'autorité à aller voir cet article !!!wink


A mon tour je fus effondré à la suite de ces révélations explosives !

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#38 01-12-2014 17:48:13

Mariflo
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Re: Pourquoi des gens bien restent silencieux –ou pire– à propos du 9/11 ?

le_foofighter a écrit:

C'est un peu un détail de l'article, mais je pense que cette affirmation est primordiale pour intéresser les plus sceptiques à ce sujet particulièrement sensible : " Nous devons donc continuer à parler de notre vérité calmement et rationnellement en nous basant sur les preuves évidentes tout en évitant la spéculation, car cela donne à une personne réfractaire une fenêtre pour discuter et pour rejeter les preuves établies. "

Oui pour garder l'attention des plus sceptiques il faut y aller avec des pincettes.  Cependant, la spéculation prise dans le sens de la réflexion est utile au mouvement pour la recherche de la "vérité" et cette spéculation est même nécessaire pour investiguer et essayer de trouver ces preuves que je ne qualifierai pas d'"évidentes" car en ce qui concerne le merdier du 11.9, rien n'est une certitude absolue ! Aussi, on peut suggérer tout de même à ceux qui doutent, que c'est en partie grâce à la spéculation que nous pouvons parler de notre "vérité" calmement et rationnelement ! hmm


A mon tour je fus effondré à la suite de ces révélations explosives !

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#39 01-12-2014 19:40:49

Catherine
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Re: Pourquoi des gens bien restent silencieux –ou pire– à propos du 9/11 ?

Mariflo a écrit:

le_foofighter a écrit:

C'est un peu un détail de l'article, mais je pense que cette affirmation est primordiale pour intéresser les plus sceptiques à ce sujet particulièrement sensible : " Nous devons donc continuer à parler de notre vérité calmement et rationnellement en nous basant sur les preuves évidentes tout en évitant la spéculation, car cela donne à une personne réfractaire une fenêtre pour discuter et pour rejeter les preuves établies. "

Oui pour garder l'attention des plus sceptiques il faut y aller avec des pincettes.  Cependant, la spéculation prise dans le sens de la réflexion est utile au mouvement pour la recherche de la "vérité" et cette spéculation est même nécessaire pour investiguer et essayer de trouver ces preuves que je ne qualifierai pas d'"évidentes" car en ce qui concerne le merdier du 11.9, rien n'est une certitude absolue ! Aussi, on peut suggérer tout de même à ceux qui doutent, que c'est en partie grâce à la spéculation que nous pouvons parler de notre "vérité" calmement et rationnelement ! hmm

Oui, Mariflo.
Ce qui me parait primordial, ce n'est pas d'obtenir l'adhésion des sceptiques, mais d'inciter à se faire sa propre opinion en interrogeant les faits.


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#40 01-12-2014 22:26:25

le_foofighter
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Re: Pourquoi des gens bien restent silencieux –ou pire– à propos du 9/11 ?

Catherine a écrit:

Mariflo a écrit:

le_foofighter a écrit:

C'est un peu un détail de l'article, mais je pense que cette affirmation est primordiale pour intéresser les plus sceptiques à ce sujet particulièrement sensible : " Nous devons donc continuer à parler de notre vérité calmement et rationnellement en nous basant sur les preuves évidentes tout en évitant la spéculation, car cela donne à une personne réfractaire une fenêtre pour discuter et pour rejeter les preuves établies. "

Oui pour garder l'attention des plus sceptiques il faut y aller avec des pincettes.  Cependant, la spéculation prise dans le sens de la réflexion est utile au mouvement pour la recherche de la "vérité" et cette spéculation est même nécessaire pour investiguer et essayer de trouver ces preuves que je ne qualifierai pas d'"évidentes" car en ce qui concerne le merdier du 11.9, rien n'est une certitude absolue ! Aussi, on peut suggérer tout de même à ceux qui doutent, que c'est en partie grâce à la spéculation que nous pouvons parler de notre "vérité" calmement et rationnelement ! hmm

Oui, Mariflo.
Ce qui me parait primordial, ce n'est pas d'obtenir l'adhésion des sceptiques, mais d'inciter à se faire sa propre opinion en interrogeant les faits.

Je ne suis pas forcément d'accord avec toi sur toute la ligne, Mariflo. Même s'il est tentant de vouloir obtenir des réponses aux nombreuses questions posées par ces événements, il faut parfois savoir accepter de rester dans l'ignorance (pour le moment) de ce qui est encore flou. Car la spéculation n'est pas forcément bonne conseillère, elle peut faire adopter des attitudes contre-productives pour le mouvement pour la Vérité. Les déclarations non étayées de certains, voyant derrière ces attentats, tantôt un "complot Juif" parce que ceci ou cela, tantôt une action forcément orchestrée par des Démocrates parce que battus aux élections de 2000, en sont de parfaits exemples.

Tant que l'on sait garder ces avis pour le moins extrêmes pour soi, tout va à peu près bien. Mais si au contraire on veut les imposer ici ou là, publiquement, les effets peuvent aller à l'encontre de ce qui est désiré par le mouvement pour la Vérité, à savoir ouvrir les yeux des personnes ayant gobé tout cru cette version officielle, les amener à s'interroger eux-mêmes, les faire découvrir eux-mêmes les incohérences de la VO. Et c'est déjà une épreuve de pouvoir admettre que l'on s'est fait berner, il faut du courage pour surmonter cela.

Or, ce n'est pas en leur parlant des théories les plus farfelues et les moins étayées que l'on peut susciter cette curiosité salvatrice, bien au contraire ! C'est tout ce qui fera fuir ces personnes, qui considèreront ces révélations (peut-être au final à tort, mais là n'est pas la question) comme insensées. Au final, ces personnes assimileront tout le mouvement pour la Vérité à des élucubrations sans fondement, et n'y reviendront plus.

Non, pour intéresser l'immense majorité de l'opinion publique qui, par confort, naïveté, ou "mesinformation", est restée bloquée sur la VO, il faut y aller "avec des pincettes" effectivement, commencer par évoquer les faits les plus certains. L'exemple de l'effondrement inexpliqué (et inédit) de 3 tours à structure d'acier, dont une en moins d'une heure, une autre (au moins) suite à des incendies mineurs, dans une descente parfaitement symétrique à chaque fois, est par exemple une bonne "accroche".

Depuis quelques semaines, j'utilise le compte Facebook (que j'avais créé il y a des années et que je n'utilisais quasiment pas) pour poster des choses en rapport avec le 11 Septembre. Bon, mes "amis" sur ce media sont en nombre restreint (une 20aine), mais j'ai bon espoir, à force de revenir sur ce sujet par petites touches successives, d'arriver à susciter la curiosité de ces personnes, lorsqu'elles auront "détecté le signal".

PS : juste une précision sur le terme "sceptique", employé différemment dans les articles ci-dessus, en anglais à l'origine, et en français. Dans les articles anglais, le "sceptique" est celui qui doute de la version officielle, c'est à dire qu'il est sceptique devant la VO. Chez nous, le "sceptique" sera davantage celui qui doute de ceux qui émettent des doutes sur la VO, c'est à dire qu'il est sceptique devant la contestation.

Dernière modification par le_foofighter (01-12-2014 22:31:19)


"Vous avez créé un "ordre" social structuré de manière délirante dans lequel le pouvoir technologique, le pouvoir économique et l'information sont manipulés non par les créateurs intelligents de systèmes ou réseaux émergents, mais par les cerveaux les plus malades ou paléoencéphaliques de la Société.
On arrive même à l'ineptie délirante que les gardiens de la "Loi morale" ne sont pas des scientifiques honnêtes, mais des leaders fanatiques de certaines communautés religieuses qui falsifient les "lois morales" selon leur caprice et leur intérêt.
"
(1988), vision externe mais plutôt juste

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