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#361 31-05-2014 20:45:35

Roma
Membre de Soutien
Date d'inscription: 24-11-2007
Messages: 94

Re: Affaire Snowden : Quand La NSA nous surveille

Tout en pensant que ce genre de logiciel est dangereux pour la vie privée de chacun, la méthode ressemble, pour le moins, à celles des anciens pays soviétiques : on perquisitionne, on interpelle, on fait peur et ensuite on tordra  un article de justice pour l'adapter aux poursuites.
Seule, La N.A.S.A. a le droit de surveiller le monde entier ! Le message est clair

http://www.mediapart.fr/journal/interna … -contestee

Blackshades : une opération mondiale de cyberpolice à la légalité contestée

Sous la houlette du FBI, des polices du monde entier se sont lancées dans une chasse aux utilisateurs de Blackshades, un logiciel légal mais fréquemment utilisé par des pirates malintentionnés. Une centaine d'internautes ont été interpellés et plus de 1 000 appareils informatiques ont été saisis. Mais sur des bases bien peu solides, selon les premiers éléments.


C’est une opération de police sans précédent qui a été menée, lundi 13 mai, contre plusieurs centaines d’internautes répartis dans plus de 19 pays. Il s’agit même de « la plus grande cyber opération de police mondiale » jamais réalisée, selon les termes du FBI américain, initiateur de cette véritable chasse aux utilisateurs du logiciel Blackshades.

Au total, 97 internautes auraient été interpellés dans le monde entier, dont plus de 80 en Europe, selon Europol. Pour arriver à ce résultat, les polices canadienne, chilienne, suisse, française, allemande, australienne ou encore moldave ont perquisitionné, en deux jours, pas moins de 359 domiciles et saisi plus de 1 100 appareils informatiques, disques durs, ordinateurs, clefs USB ou téléphones portables. C’est donc une véritable rafle à l’échelle mondiale qui a été organisée dans le cadre d’une guerre lancée il y a deux ans par le gouvernement américain afin d’éradiquer un logiciel.

En juin 2012, le FBI avait déjà mis la main sur l’un des co-créateurs de Blackshades, un ressortissant américain du nom de Michael Hogue, lors d’une précédente opération baptisée « Operation Carshop ». Cette fois, les forces de police semblent avoir réussi à débusquer les autres têtes de l’organisation, en grande partie informelle, assurant la distribution du logiciel. Parmi les personnes arrêtées, figure ainsi Brendan Johnston, accusé d’avoir assuré la commercialisation du logiciel et d’en avoir assuré l’assistance technique. À cette occasion, le FBI a par ailleurs dévoilé l'arrestation, au mois de novembre dernier, d'Axel Yücel, un ressortissant suédois suspecté d’être un autre co-créateur de Blackshades et interpellé en Moldavie. Le site blackshades.eu, sur lequel le logiciel était commercialisé, a de son côté été fermé et le nom de domaine saisi par les autorités.
Le site blackshades.euLe site blackshades.eu

Mais que reprochent donc les autorités du monde entier à ce logiciel, au point d’en pourchasser le moindre utilisateur aux quatre coins du monde ? Blackshades est ce que l’on appelle un « RAT », ou Remote Access Tool (outil d’administration à distance), un type de logiciel permettant de prendre à distance le contrôle d’un ordinateur afin d’y effectuer diverses opérations. Ce type de programme est légal et sa commercialisation totalement libre. Il peut en effet être utilisé, par exemple, par le service informatique d’une grande entreprise pour effectuer des opérations de maintenance sans avoir à se déplacer sur l’ordinateur d’un salarié. Pour cela, grâce au « RAT », l’informaticien peut prendre le contrôle de l’ordinateur en question, l’inspecter, vérifier les fichiers, lancer des programmes…, autant de fonctionnalités en tout point similaires à celles recherchées par les pirates informatiques.

Du coup, ces logiciels sont également utilisés par des personnes malintentionnées. À côté de ces produits commerciaux destinés aux entreprises, s’est ainsi développé un marché de « RAT » plus particulièrement configurés pour les apprentis cyber-criminels ou pseudos-hackers. Un marché sur lequel Blackshades semblait leader depuis sa commercialisation en 2010. À l’origine, ce logiciel était plus particulièrement destiné à un usage familial. « Blackshades est principalement une organisation technologique spécialisée dans la surveillance et la sécurité et destinée à rendre l’usage de votre PC plus facile, expliquait ainsi, en guise de présentation, le site blackshades.eu. Notre but principal est d’offrir des solutions de logiciels abordables et comparables à celles des grands noms sur le marché. » Concernant les utilisations de Blackshades, le site des décrivaient ainsi : « Ne vous êtes-vous jamais demandé ce que votre épouse, vos enfants ou vos employés font quand ils sont sur internet ? Pensez-vous que votre femme ou votre époux vous trompe ? Est-ce que votre ordinateur est utilisé comme PC partagé pour un groupe de personnes et craignez-vous qu’il soit utilisé pour des usages non voulus ? Est-ce que vos enfants chattent et jouent au lieu de travailler ? »

« Est-ce que nos outils et services sont légaux aux Etats-Unis ? » s’interrogeait même le site, avant de répondre : « oui. » En effet, la loi américaine interdit l’installation de programmes d’espionnage sur un ordinateur tiers, « mais il est encore légal d’installer n’importe quel programme que vous souhaitez sur votre propre ordinateur ». En résumé, l’achat et l’utilisation de Blackshades sont légaux, tout comme son usage dans un cadre « domestique », c’est à dire sur des ordinateurs vous appartenant.

Le premier problème est que ce descriptif omet de mentionner bien d’autres fonctionnalités. En outre, rien n’empêche les utilisateurs de s’en servir pour contrôler quasiment n’importe quel ordinateur à condition de l'avoir au préalable infecté. Il suffit de réussir à faire télécharger un petit programme à un internaute, par exemple en le faisant cliquer sur faux lien inséré dans un mail ou transmis par messagerie instantanée, ou on le dissimulant dans un autre fichier sur des sites de partage, pour que l’ordinateur de celui-ci se trouve potentiellement sous contrôle. Une fois la cible infectée, l’attaquant peut agir comme s’il était l’utilisateur direct : il a accès à tous les programmes, tous les fichiers stockés et peut même enregistrer chaque touche tapée sur le clavier. Il peut ainsi récupérer toutes les données personnelles, codes d’accès, mots de passe… Il peut également lancer des programmes, ce qui lui permet par exemple d’infecter d’autres ordinateurs à partir de la première victime, et ainsi constituer un botnet, un réseau de machines « zombies » utilisé pour lancer des attaques informatiques de grande envergure. Mais l’une des fonctionnalités les plus connues, en tous cas celle qui a le plus choqué les médias, est la mise en route à distance de la webcam permettant d’espionner de visu la cible, et même de prendre des photos d’elle.

Au mois de septembre 2013, la police américaine a interpellé Jared James Abrahams, un lycéen de 19 ans qui, entre autres logiciels, avait utilisé Blackshades pour prendre le contrôle de pas moins de 150 ordinateurs dans le seul but d’espionner des adolescentes, souvent scolarisées dans le même établissement que lui. Parmi ses victimes, figurait notamment Cassidy Wolf la « Miss Teen USA », la « miss États-Unis adolescente ». Abrahams a même tenté de faire chanter de jeunes mannequins.

Relativement facile d’accès, bon marché, ne nécessitant pas des connaissances techniques très poussées, Blackshades est l’outil idéal pour les apprentis hackers et les adolescents souhaitant jouer au cybercriminel en espionnant leur voisin(e). Mais pas uniquement. Au mois de juin 2012, le site Citizen Lab, un laboratoire canadien de recherche sur les droits de l’Homme et les nouvelles technologies, révélait que le « RAT » était également utilisé par les services secrets syriens pour espionner les ordinateurs de dissidents. Dans cette affaire, l’injection se faisait via des comptes sur le système de messagerie vidéo Skype.

359 domiciles perquisitionnés, 1 100 appareils saisis

La commercialisation de Blackshades se faisant au grand jour, la propagation du logiciel semble avoir, dès le départ, été suivie de très près par les autorités américaines. Ainsi, à la mi-2012, une première opération de police mondiale de grande ampleur avait déjà été lancée. Plus ciblé que celle d’il y a deux semaine, ce premier coup de filet, mené dans 13 pays, avait permis l'arrestation de 24 personnes dont l’un des co-créateurs de Blackshades, Michael Rogue, qui œuvre sur internet sous le pseudo de xVisceral. Grâce à cette opération, le FBI pensait avoir peut-être réussi à décapiter l’organisation commerciale derrière Blackshades. Il n’en était rien. Tout d’abord parce que, dès 2010, le code source du logiciel avait été rendu public, permettant à tout un chacun de créer ses propres versions. Ensuite par ce qu’une partie des créateurs du logiciel semble avoir continué à commercialiser le produit.

Ainsi, au mois de novembre 2013, l’éditeur de logiciels antivirus Symantec alertait sur une recrudescence de l’usage de Blackshades. Au moment de la rafle du mois de mai dernier, on estimait entre 500 000 et 700 000 le nombres d’ordinateurs infectés par le logiciel dans le monde.
Une capture d'écran de l'interface de Blackshades (Symantec).Une capture d'écran de l'interface de Blackshades (Symantec).

On ne peut bien entendu que se féliciter de la mise hors d’état de nuire de cette centaine de cybercriminels en herbe et voyeurs ainsi que du réseau de distribution de leur outil favori. Mais la manière dont s’est déroulée cette opération ainsi que ses fondements juridiques posent question.

On peut d’abord s’interroger sur la proportionnalité de cette « cyber opération de police mondiale ». En fait, pour une centaine d’arrestations, ce sont plus de 350 domiciles qui ont été perquisitionnés et plus de 1 100 appareils électroniques qui ont été saisis. Deux tiers des personnes visées n’ont finalement pas été poursuivies. Comme le raconte le site Hackernews, des internautes du monde entier ont posté sur des forums spécialisés leurs témoignages de perquisition et de saisie de leur matériel informatique. Pour cette raison, certains hackers soupçonnent le site Paypal d’avoir fourni les coordonnées des personnes ayant utilisé ses services pour acquérir Blackshades. Une hypothèse confirmée par le parquet de Paris qui, contacté par Mediapart, précise : «  et pas seulement Paypal. » Sur Hackernews, Marjinz, un des développeurs de l’équipe de Blackshades, affirme que le FBI a par ailleurs eu accès aux données de son compte Hotmail, propriété de Microsoft, ce qui semblerait indiquer que le géant américain aurait lui aussi collaboré à l’enquête.

De plus, sur la centaine de personnes arrêtées et placées en garde à vue, la justice aura encore à prouver qu’elles ont bien commis une infraction. Ainsi, sur les 29 personnes interpellées en France, 7 ont reconnu avoir utilisé Blackshades dans le but de pirater un autre ordinateur et 8 ont reconnu l’avoir utilisé pour pirater des jeux vidéo en ligne. Les autres affirment ne l’avoir utilisé que sur leurs propres ordinateurs ou sur celui d’une personne consentante, voire contestent même l’avoir possédé ou utilisé.

Les fondements juridiques des éventuelles poursuites sont également retors. Dans son communiqué, le parquet de Paris précise ainsi que les gardes à vue ont été levées « aux fins notamment de poursuivre l’exploitation des matériels informatiques saisis et de définir les suites judiciaires les mieux adaptées dans le respect du principe de l’individualisation des poursuites ». En clair, cela signifie que ces personnes ont été interpellées, toutes leurs données personnelles – données chiffrées et codes de chiffrement compris – saisies, et placées en garde à vue sans que l’on sache exactement quelle infraction elles avaient commis, celle-ci devant être, éventuellement, déterminée a posteriori après analyse de leurs données.

« C’est la première fois que je vois ça », réagit l’avocat spécialisé dans les nouvelles technologies Olivier Iteanu. Une technologie ne peut pas en tant que telle être un délit. » Interdire une création permettant, entre de mauvaises mains, de réaliser des infractions est un acte de censure qui, dans d’autres domaines, provoquerait une levée de boucliers. « Il y a eu, dans les années 90, la sortie du livre Naissance d’un virus, qui décrivait la construction d’un virus informatique et que la justice avait tenté de faire interdire. Mais la Cour d’appel avait finalement rejeté cette demande. Cela me fait également penser à la polémique autour du livre Suicide, mode d’emploi ». Sorti en 1982, cet ouvrage, détaillant plusieurs méthodes pour se donner la mort, avait échappé dans un premier temps à la censure, contraignant ses opposants à faire adopter une loi spécifique sur l’incitation au suicide afin de pouvoir faire condamner ses auteurs.

« De plus, en droit français, il y a le principe de légalité du délit et des peines », rappelle Me Iteanu. « Pour arrêter quelqu’un, il faut qu’il ait commis quelque chose prévu par le Code pénal. Il faut des faits. » « J’ai du mal à comprendre leur démarche, poursuit l’avocat. À première vue, cette manière de faire est illégale et beaucoup de procédures pourraient tomber. Il doit y avoir quelque chose qu’ils n’ont pas encore dévoilé. Car sinon, là, ils se mettent droit dans le mur. »

Au-delà des questions juridiques, les autorités cherchaient sans doute également un effet psychologique. C’est un avertissement à tous les pirates signalant la volonté des autorités de mener désormais une politique de tolérance zéro. Comme le souligne le site Hackernews, le 14 mai, alors qu’en secret les opérations de police avaient déjà été lancées, se tenait à Washington un sommet sur la cybersécurité. À cette occasion, le FBI avait lancé un avertissement explicite en annonçant de « multiples arrestations » dans les semaines à venir. « Il y a un changement de philosophie », avait déclaré à cette occasion Robert Anderson, responsable de la cybercriminalité au sein de l’agence fédérale, affirmant que celle-ci prendrait « un tour bien plus agressif ». « Si nous pouvons vous atteindre et vous toucher, nous vous atteindrons et vous toucherons. »

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#362 31-05-2014 20:53:57

Frenchie
Invité

Re: Affaire Snowden : Quand La NSA nous surveille

Roma, la NASA, elle va dans l'espace.
La NSA s'occupe du cyberespace roll

Blackshades, c'est une vieille connaissance. Le problème juridique vient que le fait d'acheter Blackshades n'était pas en soi illégal. C'est l'utilisation qui l'était.

Blackshades ne fonctionne pas sous Linux. Reformatez vos disques durs et passez à un système libre GNU/Linux.
Sinon, ne vous plaignez pas, vous aimez être espionnés.

PS : Westgate, ici c'est frenchie, pas Trenchie. roll

Dernière modification par Frenchie (31-05-2014 20:54:58)

 

#363 31-05-2014 21:54:58

Frenchie
Invité

Re: Affaire Snowden : Quand La NSA nous surveille

Le FBI vous aide, windoziens, à détecter le troyen Blackshades.

Could Your Computer Be Infected by Blackshades?

Here’s a list of possible indicators that your computer may be infected with Blackshades or similar remote access tool malware:

    Mouse cursor moves erratically with no input from user;
    Web camera light (if equipped) unexpectedly turns on when web camera is not in use;
    Monitor turns off while in use;
    Usernames and passwords for online accounts have been compromised;
    Unauthorized logins to bank accounts or unauthorized money transfers;
    Text-based chat window appears on your computer’s desktop unexpectedly;
    Computer files become encrypted and ransom demand is made to unlock files.

Blackshades malware affects Microsoft Windows-based operating systems. If you believe you or someone you know may have a computer that is infected with this malware, search the computer’s hard drive for the following files that are known to be present on Blackshade-infected computers:

    dos_sock.bss
    nir_cmd.bss
    pws_cdk.bss
    pws_chro.bss
    pws_ff.bss
    pws_mail.bss
    pws_mess.bss

To perform the above check, click the Start menu and type each file name in the search field. If the search yields positive matches for one or more of these files, the computer may be infected with Blackshades.

In addition to the above files being added to the computer’s hard drive, Blackshades also makes modifications to the Windows registry. The exact location may vary depending on the version of the Microsoft Windows you’re using, but the following registry subkey is added:

    Computer\HKEY_CURRENT_USER\Software\VBandVBA Program Settings\SrvID\ID\[string of letters and numbers]

To perform a check for this registry modification, take the following steps:

    Click the Start menu.
    Type “regedit” in the search field.
    Execute the Registry Editor (regedit.exe). If prompted, select “Yes” to allow the program to make changes to the computer.
    Select “Edit” from the window toolbar.
    Select “Find” from the Edit menu.
    Type “SrvID” in the Find field.


Anyone who performs the above checks and gets positive results is encouraged to submit a complaint to the FBI’s Internet Crime Complaint Center. Please include the term “Blackshades” in the incident description section of the complaint.

http://www.fbi.gov/news/stories/2014/ma … lackshades

 

#364 01-06-2014 17:09:45

Frenchie
Invité

Re: Affaire Snowden : Quand La NSA nous surveille

Il n'y a pas que la NSA qui vous surveille. si vous avez des objets connectés sur Internet, sachez qu'en général, ce sont des passoires en matière de sécurité informatique (failles connues, non corrigées, implantées dans les firmwares, mots de passe archi-connus...)

Si vous voulez en savoir plus, je vous conseille Shodan, le moteur de recherches des objets connectés (routeurs, caméras de surveillance...). Dès que vous aurez compris l'outil, vous verrez tout ce qui est possible.
Impressionnant. Pour vous inscrire gratuitement, fournissez une email jetable ou sécurisée, pas votre boîte principale bien sûr.
http://www.shodanhq.com/images/frontpage/banner.png
Le site : http://www.shodanhq.com

Dernière modification par Frenchie (01-06-2014 17:14:54)

 

#365 01-06-2014 20:35:56

Frenchie2
Lieu: N'importe où
Date d'inscription: 10-05-2014
Messages: 741

Re: Affaire Snowden : Quand La NSA nous surveille

Merci frenchie, pour ces intéressantes informations. La notion de vie privée disparaît de plus en plus, grâce au réseau global.

Le premier ministre de la France, Manuel Valls, avait fait mine de s'émouvoir lors de la découverte des pratiques de la NSA. Il s'est vite calmé, comme son président F. Hollande.





Tout baigne à présent, la confiance mutuelle a été restaurée. De qui se moque-t-on ?


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#366 01-06-2014 23:21:38

nanard
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Date d'inscription: 05-02-2014
Messages: 1468

Re: Affaire Snowden : Quand La NSA nous surveille

On baigne en pleine bouffonnerie, ce n'est plus de la politicanaillerie, c'est la Comedia dell'Arte ! Retenez-moi ou je fais un malheur !

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#367 02-06-2014 00:38:15

Supedro
Invité

Re: Affaire Snowden : Quand La NSA nous surveille

La NSA recueille des millions de photos pour discerner les visages 01/06/14

L'agence américaine de sécurité NSA recueille d'énormes quantités de photos de personnes pour les utiliser dans ses programmes de reconnaissance faciale, révèle dimanche le "New York Times" (NYT). Cette collecte se déroule notamment via les courriels, les SMS et les réseaux sociaux.

Le quotidien précise que ces documents ont été obtenus avec l'aide d'Edward Snowden, l'ancien consultant de la NSA à l'origine des révélations fracassantes au printemps 2013 sur les programmes de surveillance mis en oeuvre par les Etats-Unis de par le monde.

Ils font état d'une hausse importante de la fiabilité des techniques de reconnaissance faciale utilisées au sein de la NSA depuis ces quatre dernières années.

Toujours selon la même source, l'agence aurait ainsi recours à un nouveau logiciel permettant d'exploiter l'affluence d'images et de photos récupérées via des courriels, SMS, réseaux sociaux, vidéo-conférences et autres moyens de communication.

Les documents secrets cités par le quotidien et datant en partie de 2011 affirment que la NSA intercepte "des millions d'images par jour" et que les responsables de l'agence estiment que les avancées de la technologie pourraient révolutionner la façon dont le renseignement américain repère ses cibles.

Besoin d'une approbation roll

"Il ne s'agit pas d'en avoir après les communications traditionnelles (des gens): il s'agit de déployer tout un arsenal pour exploiter numériquement les indices qu'une cible laisse derrière elle, dans ses activités courantes sur Internet, afin de recueillir des informations biographiques et biométriques", explique ainsi un document datant de 2010.

On ne sait pas précisément combien de personnes, notamment d'Américains, ont été la cible de l'interception de ces photos, selon le journal, qui rappelle que les lois sur la défense de la vie privée aux Etats-Unis n'assurent pas de protection en matière de reconnaissance faciale.

Une porte-parole de la NSA a toutefois souligné auprès du NYT que l'agence aurait besoin d'une approbation au niveau judiciaire pour l'utilisation de photos d'Américains qu'elle aurait recueillies via ses programmes de surveillance.
cool

http://www.romandie.com/news/La-NSA-rec … 483563.rom

 

#368 02-06-2014 13:57:58

Frenchie2
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Re: Affaire Snowden : Quand La NSA nous surveille

http://www.metronews.fr/_internal/gxml!0/r0dc21o2f3vste5s7ezej9x3a10rp3w$8vrnt0ctpujtou51hxm07u9iwkr7h17/Capture-decran-2014-06-02-a-10.jpeg
Edward Snowden "adorerai(t) vivre au Brésil". Apparaissant souriant et détendu dans une interview accordée à la chaîne de télévision brésilienne Globo et diffusée dimanche, l'ancien consultant américain à l'origine des révélations sur l'espionnage électronique de la NSA a rappelé que si le Brésil lui offrait l'asile, il serait "heureux de l'accepter".

Car Snowden ne pourra peut-être pas rester éternellement en Russie où il est réfugié depuis près d'un an : "Mon droit d'asile ici prend fin au début du mois d'août", a-t-il glissé à la journaliste brésilienne venue l'interviewer à Moscou. Il y a onze mois, après la révocation de son passeport américain, il s'était retrouvé bloqué à l'aéroport de la capitale russe et avait adressé des demandes d'asile à plusieurs pays, dont le Brésil et la France. Après plusieurs semaines d'attente, il avait fini par recevoir un visa temporaire l'autorisant à séjourner en Russie.

Plus d'un million de soutiens

A une dizaine de jours du coup d'envoi de la coupe du monde de football au Brésil, Snowden mise sans doute sur sa popularité dans ce pays en tête de la contestation des pratiques de la NSA. Une pétition lancée via le site Avaaz pour que le Brésil lui accorde l'asile a recueilli près d'1,1 million de signatures, et Brasilia a récemment adopté un arsenal législatif pour assurer la protection des internautes, la "Marco Civil da Internet".

Le ministère brésilien des Affaires étrangères, qui traite les demandes d'asile, considèrait jusque là la requête de Snowden comme trop informelle pour être reçue. Aux Etats-Unis, d'où il est originaire, l'ancien consultant a été inculpé d'espionnage et de vol de documents confidentiels. Sur la chaîne brésilienne, Snowden s'est néanmoins défendu d'avoir "offert des documents à quelques pays que ce soit en échange de son asile".

Ce garçon a vraiment besoin du soleil brésilien. Après un an en Russie, coupe de cheveux règlementaire et teint pâle, on dirait qu'il sort d'un camp de rétention administrative.
Seul problème pour lui, au Brésil, il sera plus facile pour la CIA de le faire mourir d'un accident bête. En Russie, vu la personnalité de Poutine, dans un contexte de nouvelle guerre froide, c'était plus délicat.


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#369 02-06-2014 20:23:39

Supedro
Invité

Re: Affaire Snowden : Quand La NSA nous surveille

Bien que ce soit aussi lié au fritage ukrainien, je le mets là.

Moscou bloque les fonctions militaires des stations américaines GPS implantées sur le sol russe 

02/06/2014


La Russie a commencé à bloquer les fonctions militaires des stations du système américain de positionnement mondial par satellites (GPS) sur son territoire, a annoncé dimanche le vice-Premier ministre russe Dmitri Rogozine.

Cette mesure intervient alors que Moscou cherche à faire avancer les discussions sur l'installation aux Etats-Unis de stations Glonass.

Glonass est le système de navigation russe par satellites équivalent au système américain GPS. C'est un instrument à vocation civile et militaire.

"Nous avons mis au point et appliquons des mesures qui excluent l'utilisation de ces stations à des fins militaires. Nous en avons maintenant le plein contrôle", a écrit M. Rogozine sur Twitter à propos des stations GPS implantées en Russie.

L'agence spatiale fédérale russe Roscosmos a confirmé que les mesures seraient mises en oeuvre à partir de dimanche.

M. Rogozine a également indiqué que Moscou avait entamé des négociations avec les Etats-Unis sur le déploiement de stations Glonass sur le territoire américain. Les discussions devraient se prolonger jusqu'au 31 août, et ensuite "de nouvelles décisions seront prises".

M. Rogozine avait prévenu cette semaine que la Russie arrêterait le fonctionnement des stations américaines GPS sur son territoire à partir du 1er juin et qu'elle pourrait commencer à les démanteler à partir du 1er septembre en réponse aux sanctions américaines contre la Russie et au refus de Washington d'autoriser l'installation sur le sol américain des stations du système Glonass.


http://french.cri.cn/621/2014/06/02/542s386201.htm

 

#370 02-06-2014 20:28:04

nanard
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Re: Affaire Snowden : Quand La NSA nous surveille

Mesure totalement justifiée, le sens unique, il va falloir que les Américains s'aperçoivent que ça ne contente pas forcément la Terre entière ! Pile je gagne, face tu perd, ça va.

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#371 02-06-2014 20:34:01

Frenchie2
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Re: Affaire Snowden : Quand La NSA nous surveille

Excellent, comme la plupart d'entre nous, j'ignorais même qu'il existe des stations GPS au sol. Nous devenons de plus en plus débiles, avec les GPS, et dépendants des militaires US. Personnellement, je m'efforce encore de planifier mes trajets avec des cartes (Rand McNally aux Etats-Unis, l'équivalent du Michelin) et je n'utilise le GPS que pour trouver une adresse précise. Sinon, on perd le plaisir de préparer son trajet et de savoir où l'on passe. En France, c'est une autre paire de manches, la signalétique européenne est mauvaise, mais c'est une autre hsitoire.
En tout cas, entre Poutine et Obama, ce n'est pas le grand amour, Snowden ou pas.


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#372 03-06-2014 11:43:03

Frenchie
Invité

Re: Affaire Snowden : Quand La NSA nous surveille

Une pétition sur change.org pour accueillir Snowden en France. Valls considérant Snowden comme un criminel en fuite, peu de chances qu'elle aboutisse. Mais un grand nombre de signatures pourrait mettre la honte à la bande de néo-cons déguisés en place en France, élus sous un faux drapeau socialiste.

Le lien : https://www.change.org/fr/p%C3%A9tition … rd-snowden

Diffusez autour de vous.

 

#373 03-06-2014 12:19:48

nanard
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Re: Affaire Snowden : Quand La NSA nous surveille

Je ne suis pas sur que cette idée de faire venir ce garçon en France soit bonne. Autant les mens in black se tiennent à peu près tranquille en Russie, parce qu'il y a des risques pour eux, autant en France, je ne lui donne pas longtemps à vivre au pauvre Snowden. Il n'y a qu'à se rappeler l'assassinat de l'ex premier ministre iranien à Suresnes pour comprendre que les autres ils sont comme chez eux. Si on veut qu'il vive longtemps pour continuer à dénoncer les excès des Américains vis à vis de ceux qui sont sensés être leurs alliés (y compris pour leur voler des secrets technologiques), je verrais plutôt une pétition demandant à Poutine de le faire citoyen russe et de veiller à sa sécurité, ce serait surement plus efficace pour sa sauvegarde.
Il est trop dangereux pour les USA, ils ne le laisseront pas vivre !

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#374 03-06-2014 13:06:26

Frenchie
Invité

Re: Affaire Snowden : Quand La NSA nous surveille

nanard, ça c'est sûr. En France, il ne serait pas pas en sécurité. Le pire, c'est qu'il serait extradable. Mais rassures-toi, c'est une pétition pour l'honneur, de toute manière, on ne peut pas laissser ce pauvre garçon se faire lyncher aux Etats-Unis. Même moralement, il faut le soutenir.
Snowden est l'homme le plus courageux de ce siècle. On lui doit bien un soutien moral.

 

#375 03-06-2014 14:12:49

nanard
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Re: Affaire Snowden : Quand La NSA nous surveille

C'est tout à fait mon avis, c'est ce qui me fait penser que la pétition pour Poutine serait bien plus efficace et plus porteuse d'avenir, y compris pour mon honneur, que je n'aimerais pas voir sali par un "accident" vis à vis de Snowden. On lui doit plus qu'un soutien moral, on lui doit la sécurité dans le temps, et ça, à ce jour, seul la Russie peut (peut-être) lui assurer.
Pour faire ce qu'il a fait, il faut vraiment en avoir !

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#376 03-06-2014 21:28:42

Frenchie2
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Re: Affaire Snowden : Quand La NSA nous surveille

Nancy Pelosi bredouille, bafouille et ne parvient pas à justifier la surveillance de masse de la NSA, lorsqu'elle est interrogée par un lycéen...


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#377 04-06-2014 08:42:03

Mariflo
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Re: Affaire Snowden : Quand La NSA nous surveille

Frenchie a écrit:

nanard, ça c'est sûr. En France, il ne serait pas pas en sécurité. Le pire, c'est qu'il serait extradable. Mais rassures-toi, c'est une pétition pour l'honneur, de toute manière, on ne peut pas laissser ce pauvre garçon se faire lyncher aux Etats-Unis. Même moralement, il faut le soutenir.
Snowden est l'homme le plus courageux de ce siècle. On lui doit bien un soutien moral.

Gilles DEVERS dans son blog "les actualités du droit" explique pourquoi il faut signer la pétition en faveur de SNOWDEN
http://lesactualitesdudroit.com/2014/06 … d-snowden/

Asile politique pour Edward Snowden

Gilles Devers

Edward Snowden est  notre héros, homme seul, animé par la force de la conscience pour rompre avec les ordres criminels de l’Etat qui l’employait : nul ne doit obéir à un ordre ouvertement illégal. C’est un grand résistant, et les informations fournies sur le programme PRISM ont finir d’ouvrir nos yeux sur le mal qui ronge le monde depuis des décennies : l’impérialisme des Etats-Unis (Territoire indien occupé, Amérique du Nord).


Planqué à Hongkong, Edward Snowden a réussi à décoller le 22 juin pour Moscou, alors que les dirigeants US venaient de lui révoquer son passeport. Le 1er août, il a obtenu de la Russie, un pays qui accepte de se soumettre à une juridiction internationale, la CEDH – et oui, la Russie est européenne – un asile temporaire d’un an. Son titre va venir à expiration.

La Russie va peut-être renouveler le titre, mais il semble qu’Edward ait une bonne piste pour le Brésil (bien penser à assurer l’avion). Autre solution : la France.

Le régime le plus pratiqué pour les réfugiés politiques est le régime dit « conventionnel », car il est issu de la Convention de Genève de 1951. Le statut peut être accordé à toute personne « persécutée du fait de sa race, de sa religion, de sa nationalité, de son appartenance à un certain groupe social ou de ses opinions politiques ». Parfait. Mais problème : il faut que la personne soit parvenue sur le sol français. Pas facile pour Edward, qui est un peu pisté…

Mais il existe un autre régime, le régime constitutionnel, qui trouve sa source dans l’alinéa 4 du préambule de la Constitution de 1946 selon laquelle « Tout homme persécuté en raison de son action en faveur de la liberté a droit d’asile sur les territoires de la République ». Cette disposition a été mise en œuvre… 42 ans plus tard, par la loi  n° 98-349 du 11 mai 1998, devenue l’article L. 711-1 du Ceseda, selon lequel le statut de réfugié peut être reconnu à « toute personne persécutée en raison de son action en faveur de la liberté ». Là, grand changement : pas besoin d’être en France. Edward peut demander le bénéfice de ce statut même s’il est encore chez nos amis russes. C’est l’Office français de protection des réfugiés et des apatrides (OFPRA) qui se prononcera, et non François ou Manuel, ces servants de la messe US, ce sous le contrôle de la Cour nationale du droit d’asile puis du Conseil d’Etat.
Donc, signez la pétition, mais c’est pour se faire entendre de l’OFPRA, et pas de François ou Manuel, qui sont hors-jeu.

Edward, tu trouveras ici le site de l’OFPRA, mais attention, la partie est très technique, et il te faut choisir un avocat rodé à cette procédure. S’il y a besoin, je te mettrais en contact.

Amitiés.


A mon tour je fus effondré à la suite de ces révélations explosives !

Hors ligne

 

#378 04-06-2014 21:38:41

Supedro
Invité

Re: Affaire Snowden : Quand La NSA nous surveille

Tiré de slate.fr, cool un peu méfiant mais çà semble recoupé

Les services secrets américains veulent détecter le sarcasme sur les réseaux sociaux

Par Jean-Laurent Cassely | publié le 04/06/2014 à 12h13

L'ordre de mission s’affiche publiquement sur le site des marchés publics de l’Etat fédéral américain depuis le lundi 2 juin. La demande?

    «Un outil d’analyse des réseaux sociaux pour les services secrets des Etats-Unis».

Comme le détaille le site Next Gov, qui a le premier relayé l’information, il s’agira d’un logiciel destiné à surveiller les utilisateurs de réseaux sociaux en temps réel. Ses fonctionnalités inclueront l’analyse de sentiment, l’identification d’influenceurs, l’accès à des données historique de Twitter et d’autres options utiles pour établir une veille sur les sujets sensibles pour la sécurité nationale du pays. Mais c’est surtout une ligne qui a retenu l’attention des médias: les espions américains veulent que leur futur outil soit capable de «détecter le sarcasme».

L’ironie, le second degré et, donc, le sarcasme, sont difficiles à détecter dans le cadre du traitement automatisé du langage, la discipline qui utilise les possibilités de l’informatique pour produire ou analyser du langage naturel (les langues parlées par les humains). Les outils proposent en général de classer les contributions des internautes comme étant de tonalité positive, négative ou neutre.

http://www.slate.fr/life/87983/services … xtor=RSS-2

La preuve que c'est recoupé, j'ai trouvé çà big_smile

Dernière modification par Supedro (04-06-2014 21:41:00)

 

#379 04-06-2014 21:59:29

Frenchie
Invité

Re: Affaire Snowden : Quand La NSA nous surveille

Source en anglais : http://www.engadget.com/2014/06/03/secr … _truncated
L'appel d'offres : https://www.fbo.gov/?s=opportunity& … p;_cview=0

3. 0    OBJECTIVES
Procure a social media software analytics tool with the ability to:
Automate the social media monitoring process;
Synthesize large sets of social media data;
Identify statistical pattern analysis;
Visually present complex data in a clear, concise manner; and
Provide user friendly functionality to multiple staff members.

En français : http://www.journaldugeek.com/2014/06/04 … r-twitter/
http://branchez-vous.com/2014/06/04/les … r-twitter/

Dernière modification par Frenchie (04-06-2014 22:01:53)

 

#380 04-06-2014 22:30:48

Supedro
Invité

Re: Affaire Snowden : Quand La NSA nous surveille

De voltairenet

Le droit états-unien s’impose sur le territoire européen
par Jean-Claude Paye

C’est avec une grande hypocrisie que les gouvernements européens prétendent avoir donné un mandat à la Commission européenne pour négocier le Partenariat transatlantique avec Washington dans le respect du droit européen. En réalité, comme lors des précédents de Swift, des données relatives aux passagers aériens et de la lutte contre la fraude fiscale, la Commission a instruction de suspendre les lois européennes dans les relations avec les États-Unis. Dès lors, la négociation revient à déterminer les domaines dans lesquels les Européens ne seront plus protégés par leurs États.
Réseau Voltaire | 3 juin 2014

La Belgique et les États-Unis viennent de conclure un accord en vue d’appliquer en Belgique, une loi américaine luttant contre la fraude fiscale, le Foreign Account Tax Compliance Act (FACTA). La signature de l’accord a eu lieu le 23 avril 2014. Plusieurs pays, tel le Royaume-Unis, la France, l’Allemagne et le Japon ont déjà signé avec les USA un accord, appliquant cette loi sur leur sol. À partir du 1er janvier 2015, les établissements financiers devront déclarer à Washington les mouvements d’un compte détenu par un citoyen US.
Dès lors que le montant dépasse les 50 000 dollars ou qu’un certain nombre de mouvements ont lieu avec le territoire états-unien, la banque doit établir un rapport précis des entrées et sorties de fonds.
Si une banque ne se soumet pas à cette procédure, toutes ses activités aux USA seront sur-taxées à hauteur de 30 %. La sanction peut aller jusqu’au retrait de la licence bancaire aux États-Unis.

Le 14 novembre 2013, Pierre Moscovici, ministre français de l’Économie et des Finances, et Charles Rivkin, ambassadeur des États-Unis en France, ont ratifié l’application en France de la loi états-unienne FACTA. L’Union européenne n’a signé de document similaire que six mois plus tard.

Ces accords signés par les pays membres de l’UE avec l’administration Obama violent les lois nationales de protection des données personnelles, ainsi que Directive 95/46/CE du Parlement européen et du Conseil, du 24 octobre 1995, « relative à la protection des personnes physiques à l’égard du traitement des données à caractère personnel et à la libre circulation de ces données », directive intégrée dans le droit de tous les États membres. L’application de FACTA sur le sol de l’ancien continent viole le droit national des pays européens, ainsi que le droit de l’UE. Ces législations ne sont pas supprimées, mais suspendues. Il convient de ne pas en tenir compte dans les relations avec les États-Unis.

De précédents accords légalisant la capture par les autorités US des données des ressortissants européens procédaient de même. Depuis les attentats du 11 septembre 2001, Swift, société états-unienne de droit belge avait transmis clandestinement, au département du Trésor US, des dizaines de millions de données confidentielles concernant les opérations financières de ses clients. Malgré la violation flagrante des droits, européen et belge, cette capture n’a jamais été remise en cause. Au contraire, l’UE et les USA ont signé plusieurs accords destinés à la légitimer [1].

Swift était soumise au droit belge et à celui de la communauté européenne, du fait de la localisation de son siège social à La Hulpe. Cette société était soumise également au droit US du fait de la localisation de son second serveur sur le sol des États-Unis, permettant ainsi à l’administration US de se saisir directement des données. Ainsi, la société a choisi de violer le droit européen, afin de se soumettre aux injonctions de l’exécutif états-unien. Or, depuis fin 2009, les données Swift inter-européennes ne sont plus transférées aux États-Unis, mais sur un second serveur européen. Mais, si Washington n’a plus accès directement aux données, celles-ci lui sont transmises, à sa demande, en « paquets » et lui seul maîtrise techniquement le processus de traitement des informations. De plus, à peine, les accords signés, les États-uniens ont posés de nouvelles exigences. L’administration US avait déjà déclaré en 2009 « que les transactions entre les banques européennes et américaines (sic) devraient être captées, sans qu’il y ait une nécessité avérée. »

De même, l’UE ne s’est jamais opposée à la remise des données PNR par les compagnies aériennes situées son le sol. Les informations communiquées comprennent les noms, prénoms, adresses, numéros de téléphone, dates de naissance, nationalités, numéros de passeport, sexes, mais aussi les adresses durant le séjour aux USA, les itinéraires des déplacements, les contacts à terre, ainsi que des données médicales. Y sont reprises des informations bancaires, tels les modes de paiement, les numéros de la carte de crédit et aussi les comportements alimentaires permettant de révéler les pratiques religieuses. L’initiative unilatérale US, de se saisir de ces données, a automatiquement été acceptée par la partie européenne qui a du suspendre ses législations afin de répondre aux exigences d’outre-Atlantique [2].

Dans les deux cas, passagers aériens et affaire Swift, la technique est identique. En fait, il ne s’agit pas d’accords juridiques entre deux parties, entre deux puissances formellement souveraines. Il n’existe qu’une seule partie, l’administration US qui, dans les faits, s’adresse directement aux ressortissants européens. Dans les deux textes, le pouvoir exécutif états-unien réaffirme son droit de disposer de leurs données personnelles et exerce ainsi directement sa souveraineté sur les ressortissants de l’UE.

La primauté du droit états-unien sur le sol européen est aussi un des enjeux des négociations de la mise en place d’un grand marché transatlantique, le Partenariat transatlantique pour le commerce et l’investissement (Transatlantic Trade and Investment Partnership — TTIP).

Grâce au TTIP, les entreprises US pourront, au nom de la libre concurrence, porter plainte contre un État qui leur refuse des permis d’exploitation de gaz de schiste ou qui impose des normes alimentaires et des standards sociaux. Ce système de règlement des différends pourrait permettre aux États-uniens de faire tomber des pans entiers de la régulation européenne en créant des précédents juridiques devant cette justice US privée. Le principe d’introduire un tel mécanisme a en effet été accepté par les Européens dans le mandat de négociation, délivré à la Commission, en juin 2013, par les ministres du Commerce européens. L’instance privilégiée pour de tels arbitrages est le Centre international de règlement des différends liés à l’investissement (Cirdi), un organe dépendant de la Banque mondiale, basé à Washington, dont les juges, les avocats d’affaire ou les professeurs de droit, sont nommés au cas par cas : un arbitre désigné par l’entreprise plaignante, un par l’État de Washington, et le troisième par la secrétaire générale du Cirdi [3].

Si cette procédure, partiellement acceptée, entre en jeu dans le cadre du futur grand marché transatlantique, le droit européen s’effacera une fois de plus, ici devant une juridiction privée placée sur le sol US, dans laquelle la partie étasunienne jouera un rôle déterminant.

Jean-Claude Paye


[1] « Les transactions financières internationales sous contrôle états-unien », par Jean-Claude Paye, Réseau Voltaire, le 28 avril 2008.

[2] « L’espace aérien sous contrôle impérial », par Jean-Claude Paye, Réseau Voltaire, le 13 octobre 2007.

[3] Convention pour le règlement des différents relatifs aux investissements entre États et ressortissants d’autres États, International Centre for Settlement of Investissement Disputes (ICSID), Section 2 (De la constitution du Tribunal), article 37.


http://www.voltairenet.org/article184067.html

 

#381 04-06-2014 23:12:00

nanard
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Messages: 1468

Re: Affaire Snowden : Quand La NSA nous surveille

Bref, que d'excellentes nouvelles ! Dans ce fatras, il me semble toutefois possible de définir des priorités, pardon, une priorité, celle qui s'impose à mes yeux, elle a pour nom Snowden. Son visa sera bientôt dépassé, sans qu'on sache si Poutine acceptera une prolongation.
Les deux propositions présentées, le Brésil et la France sont comme de demandé au condamné dans quelle oreille il préfère qu'on tire la balle. Dans ces deux pays, il sera quasiment à la disposition des clébards américains lancés à ses trousses.
J'ai dit dans un autre post ce que je pensais de la pétition française, si c'était accepté par notre gouvernement, se serait lui réserver le sort de Baktiar à Suresnes, à moins que ce soit une maladie brutale, genre polonium ou un chauffard ivre. Je ne veux pas avoir ça sur la conscience, je ne signerais donc pas cette condamnation.
Par contre, je ne sais pas ce que vous en pensez, mais, soit une pétition, soit des courriers individuels à l'ambassade de Russie, pour qu'ils le garde, le protège et lui offre, au besoin la double nationalité, même si ce n'est pas l'excellence, ça lui permettrait de continuer à diffuser ces informations si utiles pour la liberté de tous et savoir ce que la bande à Obama nous réserve encore.
En tout cas, il faut faire vite !

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#382 05-06-2014 00:17:02

Frenchie
Invité

Re: Affaire Snowden : Quand La NSA nous surveille

J'ai relayé la pétition. J'ai eu le plaisir de trouver 7 personnes parmi mes contacts qui avaient signé la pétition. Les autres, disons qu'elles s'en fichent, ou qu'elles regardent trop la télé. roll

 

#383 05-06-2014 00:33:15

Frenchie
Invité

Re: Affaire Snowden : Quand La NSA nous surveille

Vous utilisez GMail, Yahoo ou MSExchange, allez sur l'appli du MIT immersion. Vous y verrez vos méta-données.
https://immersion.media.mit.edu/
1984, c'est aujourd'hui et personne ne s'en est rendu compte.

Faites l'expérience.

 

#384 05-06-2014 00:49:56

Larez
Responsable du forum
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Messages: 6596

Re: Affaire Snowden : Quand La NSA nous surveille

Ce n'est pas une surprise. Ce n'est que l'illustration de ce que déclarait le whistleblower William Binney (ex NSA) à propos du programme Stellar Wind.

(pas retrouvé la vidéo avec le sous-titrage français mais je pense que c'est celle-là).

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#385 05-06-2014 01:09:31

Frenchie
Invité

Re: Affaire Snowden : Quand La NSA nous surveille

Bluffdale est terminé. La NSA communique sur son super-centre de stockage.
http://nsa.gov1.info/utah-data-center/
http://nsa.gov1.info/utah-data-center/utah-data-center-entrance.jpg

Lisez la devise sur la plaque ! roll

Je le répète à longueur de temps : cryptez ! cryptez ! Laissez tomber Windows, Androïd, Apple. Uniquement du logiciel libre sur du matériel à peu près sain.

Dernière modification par Frenchie (05-06-2014 01:11:14)

 

#386 05-06-2014 03:11:54

Aldwinn
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Re: Affaire Snowden : Quand La NSA nous surveille

Le 11 septembre 2001 fut un « cadeau fait à la NSA », dixit… le n°3 de la NSA
Bug Brother 01 juin 2014

[...]
En janvier 2014, 4 lanceurs d'alerte issus de la NSA rendaient publique une lettre ouverte à Barack Obama, dénonçant la logique de la surveillance massive pratiquée par leur ex-employeur, au motif qu'elle ne permettrait pas d'empêcher un nouvel attentat type "9/11", mais également pour lui expliquer que "la NSA disposait de suffisamment d'informations pour empêcher 9/11, mais préféra s'asseoir dessus plutôt que de les partager avec le FBI" :

   « Nous le savons : nous y étions. Nous avons été les témoins de nombreux comportements bureaucratiques indignes qui rendent la NSA au moins aussi coupables que les autres agences US de la faillite du renseignement américain d'avant-9/11. »

William Binney, Thomas Drake, Edward Loomis et Kirk Wiebe connaissent bien la NSA : au total, ils y ont travaillé pendant 144 années, au plus haut niveau, avant d'en démissionner suite aux orientations, dysfonctionnements et pratiques illégales perpetrées par la NSA suite aux attentats du 11 septembre 2001.

Rappelant que Keith Alexander, le directeur de la NSA, s'était d'abord vanté d'avoir contrecarré 54 attentats, avant de reconnaître, finalement, que la NSA n'avait en fait déjouer qu'un seul... virement, les lanceurs d'alertes notaient également qu'elle n'avait pas non plus anticipé les attentats de Boston, Times Square, pas plus que celui du terroriste au slip (voir ).

THINTHREAD (fil mince, en VF), le système d'écoute et d'alerte conçu par Loomis, Binney et Wiebe, bien plus respectueux de la loi et de la vie privée, bien moins cher aussi, et bien plus contrôlé par les autorités, avait été écarté, par les pontes de la NSA, qui préférèrent privilégier la surveillance massive à la surveillance ciblée... trois semaines avant les attentats de 2001.

A les en croire, une des raisons pour lesquelles leur programme fut délaissé, au profit d'un autre projet, TRAILBLAZER, bien plus intrusif et onéreux (un véritable gouffre financier qui ne marcha jamais et qui fut finalement abandonné) tenait au fait qu'il ne coûtait pas assez cher, et qu'il ne rapportait pas assez d'argent aux sous-traitants privés de la NSA. En clair : le complexe militaro-industriel aurait corrompu les autorités US et responsables de la NSA, et cette "corruption" se serait aggravée après les attentats.

Dans une interview passionnante, intitulée Tout savoir sur tous accordée à Daniel Mermet dans Là-bas si j'y suis, Thomas Drake raconte comment, au sortir de la guerre froide, la NSA s'était retrouvée sans ennemi facilement identifiable à écouter, et révèle que son supérieur direct, n°3 de la NSA, lui avait dit que "le 11 septembre est un cadeau fait à la NSA : maintenant, nous avons un ennemi".

http://media.la-bas.org/mp3/131218/131218.mp3

Il revient également sur la mentalité du complexe militaro-industriel, pour qui les gros problèmes ne peuvent être résolus sans gros contrats ("big problems, big bucks, big contracts !").

Thomas Drake explique aussi avoir découvert que la NSA disposait de nombreuses informations concernant les futurs auteurs de 9/11 -dont le contenu de septs appels téléphoniques passés par Khalid al-Mihdhar, l'un des terroristes du 9/11, à l'un des centres d'Al Quaeda au Yémen-, mais qu'elle ne les avait pas partagées avec les autres services de renseignement, et même que ces révélations, qu'il avait faite à la commission d'enquête sur 9/11, a été effacée de leur rapport...

Dans le second épisode de Tout savoir sur tous, Bill Binney explique lui aussi que si son programme THINTHREAD avait été activé avant le 11 septembre 2001, il aurait pu prévenir les attentats, et qu'ils décidèrent finalement de quitter la NSA, le 31 octobre 2001, en raison de "la violation de la Constitution, la corruption, les malversations, les fraudes entre prestataires de service et la NSA".

http://media.la-bas.org/mp3/131218/131219.mp3

Les vétérans y expliquent également que la NSA ne surveillait pas Internet avant les attentats, parce que "tout y circule en clair" et qu'on ne devait pas y trouver, a priori, d'informations si sensibles que ça, mais que le 11 septembre 2001 lui a permis de pouvoir surveiller "toute la botte de foin" : les marchands d'armes de surveillance lui fournissaient la technologie, et l'administration Bush lui en donnait le droit, quitte à violer la loi, au mépris de la Constitution.
[...]

Dernière modification par aldwinn (05-06-2014 03:21:05)


"J’ai vu de nombreuses théories s’effondrer devant les faits, mais je n’ai jamais vu un fait s’effondrer devant une théorie."  Francesco Severi
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#387 05-06-2014 17:49:54

Frenchie2
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Re: Affaire Snowden : Quand La NSA nous surveille

L'appel reset the Net


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#388 06-06-2014 23:35:10

Supedro
Invité

Re: Affaire Snowden : Quand La NSA nous surveille

Les députés du Bundestag viendront à Moscou pour rencontrer Snowden

Par La Voix de la Russie |

Les députés allemands ont décidé de se rendre à Moscou pour des entretiens avec Edward Snowden, écrit l’édition en ligne Deutsche Welle ce jeudi.

Comme prévu, les représentants de la Commission de la CDU/CSU et du SPD du Bundestag iront à Moscou pour enquêter sur le scandale entourant les activités des services de renseignement américains en Allemagne.

Les relations américano-allemandes se sont détériorées après que l'information sur l'espionnage électronique sur le territoire de l'Allemagne a été rendue publique par l’ancien agent du renseignement américain Edward Snowden.

http://french.ruvr.ru/news/2014_06_05/L … wden-2797/

 

#389 07-06-2014 00:51:35

Sky
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Re: Affaire Snowden : Quand La NSA nous surveille

Help,

Je ne trouve plus le post, d'avant la révolution égyptienne qui concerne les cables sous marin " coupés" " écoutés" , qui à une piste ?


La plus grand lacune de la race humaine est notre incapacité à comprendre la fonction exponentielle

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#390 07-06-2014 11:50:37

Frenchie
Invité

Re: Affaire Snowden : Quand La NSA nous surveille

Sky, pas retrouvé car je ne me souviens plus du fil.

Asile de Snowden :
Les sénatrices centristes Chantal Jouanno et Catherine Morin-Desailly ont déposé vendredi une proposition de résolution -- qui a peu de chance d'être soumise à un vote -- pour accorder l'asile à Edward Snowden.

Les méthodes de la NSA n'ont absolument pas pour but de protéger contre des attentats terroristes.
Officiellement, toute cette surveillance est utile. Keith Alexander, le directeur de la NSA l’a promis : 54 attentats auraient été empêchés grâce à ce système. Des centaines de vie auraient été sauvées. Mais face aux demandes pressantes de preuves et après avoir fourni une poignée d’exemples très peu convaincants, il a finit par reconnaître que finalement, les écoutes massives de NSA n'avaient en fait déjoué qu'un seul projet. Ou plutôt permis d’arrêté une seule personne, qui ne préparait pas vraiment un attentat, mais avait envoyé autour de 8000 euros aux Shebabs somaliens. -

http://www.humanite.fr/snowden-ce-qui-c … res-543839

Je suis impressionné : dépenser des milliards de dollars et écouter toute la planète pour arrêter quelqu'un qui avait expédié 8000 Euros à des extrémistes. Quel rapport qualité/prix !

 

#391 07-06-2014 13:06:15

Sky
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Messages: 1689

Re: Affaire Snowden : Quand La NSA nous surveille

Frenchie a écrit:

Sky, pas retrouvé car je ne me souviens plus du fil.

Asile de Snowden :
Les sénatrices centristes Chantal Jouanno et Catherine Morin-Desailly ont déposé vendredi une proposition de résolution -- qui a peu de chance d'être soumise à un vote -- pour accorder l'asile à Edward Snowden.

Les méthodes de la NSA n'ont absolument pas pour but de protéger contre des attentats terroristes.
Officiellement, toute cette surveillance est utile. Keith Alexander, le directeur de la NSA l’a promis : 54 attentats auraient été empêchés grâce à ce système. Des centaines de vie auraient été sauvées. Mais face aux demandes pressantes de preuves et après avoir fourni une poignée d’exemples très peu convaincants, il a finit par reconnaître que finalement, les écoutes massives de NSA n'avaient en fait déjoué qu'un seul projet. Ou plutôt permis d’arrêté une seule personne, qui ne préparait pas vraiment un attentat, mais avait envoyé autour de 8000 euros aux Shebabs somaliens. -

http://www.humanite.fr/snowden-ce-qui-c … res-543839

Je suis impressionné : dépenser des milliards de dollars et écouter toute la planète pour arrêter quelqu'un qui avait expédié 8000 Euros à des extrémistes. Quel rapport qualité/prix !

Mariflo m'a aidé : http://www.reopen911.info/News/2008/02/ … tairement/


La plus grand lacune de la race humaine est notre incapacité à comprendre la fonction exponentielle

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#392 11-06-2014 20:49:49

Supedro
Invité

Re: Affaire Snowden : Quand La NSA nous surveille

Bon on ne va pas reprocher à Microsoft et Verizon de se couvrir, hein?


Surveillance : Microsoft veut savoir jusqu'où ira Washington

Le Point.fr - Publié le 11/06/2014 à 20:04

Le géant de l'informatique a refusé de fournir à la justice américaine des données hébergées à l'étranger. Une façon d'exiger une interprétation claire de la loi.

Microsoft s'oppose à une décision de la justice américaine qui lui demande de remettre des données stockées sur un de ses serveurs basé à l'étranger. Cette manoeuvre du géant de l'informatique va permettre de voir jusqu'où peut s'étendre la loi américaine en la matière.

Dans une demande en justice pour bloquer la décision contre lui, Microsoft regrette que le gouvernement américain puisse se servir d'un mandat concernant n'importe quelle messagerie électronique basée aux États-Unis "pour obtenir les correspondances privées de n'importe quel abonné, peu importe où les données sont stockées dans le monde, et ce sans que l'abonné ou le gouvernement étranger concerné ne soit mis au courant".


Cette affaire intervient alors que les programmes de surveillance américains mis au jour il y a un an par les révélations d'Edward Snowden ont fait naître beaucoup de méfiance sur ces sujets. Plus tôt cette année, l'avocat de Microsoft David Howard avait déjà annoncé que le géant de l'informatique allait s'opposer à la décision de justice le concernant.
"Un procureur ne peut pas obtenir de mandat américain pour aller perquisitionner la maison de quelqu'un qui habiterait à l'étranger. De la même manière, un procureur étranger ne peut obtenir dans son pays de mandat pour venir enquêter aux États-Unis", avait-il souligné dans une publication sur un blog spécialisé en avril.

L'opérateur Verizon a apporté son soutien à Microsoft : "Si Verizon se plie aux demandes légales du gouvernement quand il veut obtenir des informations, cette demande extraordinaire soulève ici de sérieuses questions quant à sa légitimité", note l'opérateur.
Selon ce dernier, si la demande de la justice était maintenue et aboutissait, cela donnerait des pouvoirs "extraordinaires et sans précédent" aux autorités américaines, et cela aurait "un impact désastreux sur les relations commerciales des compagnies américaines avec l'étranger".


http://www.lepoint.fr/high-tech-interne … or=CS3-190

 

#393 21-06-2014 14:58:05

Frenchie2
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Messages: 741

Re: Affaire Snowden : Quand La NSA nous surveille

La NSA accède aux fibres optiques grâce à la coopération internationale de pays amis. Les alliés anglo-saxons traditionnels (UK, Australie, Canada et Nouvelle Zélande) bien sûr, mais pas seulement. On savait déjà pour la France qui écoute pour la NSA le Continent Africain. Mais pas seulement.
Les documents Snowden ne dévoilent pas les localisations précises des installations amies.
On a une liste de pays participants, tout de même.
https://prod01-cdn00.cdn.firstlook.org/wp-uploads/sites/1/2014/06/sigint-partners.png

Pour le 11 septembre, la NSA était certainement bien informée; pas sûr que ce genre d'infos soient parvenues à Snowden, elles n'étaient sûrement pas résumées en diaporamas PowerPoint.


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#394 30-06-2014 01:10:19

Supedro
Invité

Re: Affaire Snowden : Quand La NSA nous surveille

Facebook a manipulé les émotions de ses utilisateurs en secret pour une recherche

Washington - Facebook a manipulé en secret les émotions de 700.000 utilisateurs pour étudier la contagion émotionnelle dans le cadre d'une étude qui a provoqué la colère des internautes et soulevé des interrogations d'ordre éthique.

Pendant une semaine, du 11 au 18 janvier 2012, Facebook et des scientifiques des universités Cornell et de Californie à San Francisco, ont utilisé le système d'algorithmes du réseau pour modifier cool le contenu des informations reçues par un groupe d'utilisateurs anglophones afin d'étudier l'impact sur leurs émotions.

La recherche a été publiée dans la revue scientifique américaine Comptes rendus de l'Académie nationale des sciences (PNAS), datés du 17 juin.

Les auteurs cherchaient à savoir si le nombre de messages positifs ou négatifs lus par les utilisateurs influençait la teneur de ce qu'ils postaient eux-mêmes sur le site.

Ils ont constaté que les utilisateurs ciblés commençaient à utiliser davantage de mots négatifs ou positifs selon l'ampleur des contenus auxquels ils avaient été exposés.

Les états émotionnels sont communicatifs et peuvent se transmettre par un phénomène de contagion, conduisant les autres personnes à ressentir les mêmes émotions sans en être conscientes, écrivent les auteurs de cette recherche.

Selon eux, ces résultats montrent la réalité d'une contagion émotionnelle de masse via les réseaux sociaux.

D'autres recherches se sont déjà penchées sur ce phénomène, mais cette étude est unique au sens où ses auteurs ont manipulé, selon leurs propres mots, les données.

Ils ont d'ailleurs pris soin de souligner que la recherche était compatible avec la politique d'utilisation des données à laquelle tous les utilisateurs doivent souscrire en créant un compte Facebook.


Leur étude, d'abord passée inaperçue dans les grands médias américains, suscite néanmoins une attention grandissante sur la toile après des articles publiés samedi dans la revue en ligne Slate et sur les sites du magazine The Atlantic et de Forbes.

C'est sans doute légal, mais est-ce éthique?, se demandait The Atlantic dans son article.

Certains internautes ont exprimé leur trouble profond ou qualifié la méthode utilisée d'alarmante ou de démoniaque.

Facebook a manipulé son +fil d'actualité+ pour une expérience psychologique. Le moment est venu de fermer votre compte Facebook, s'échauffait un utilisateur sur Twitter.

Susan Fiske de l'Université de Princeton qui a édité la recherche, a indiqué à The Atlantic avoir contacté les auteurs pour leur faire part de ses préoccupations quant à leurs travaux.

Ils lui ont dit que les autorités de leurs universités avaient approuvé ces travaux car Facebook, apparemment, manipule systématiquement le contenu des informations diffusées.

Sollicitée par l'AFP, Mme Fiske a reconnu que les questions éthiques soulevées par cette étude ont sans aucun doute touché une corde sensible. Mais je pense que c'est à Facebook d'apporter une réponse aux inquiétudes de ses utilisateurs.

De son côté, Facebook, plus grand réseau social avec plus d'un milliard d'utilisateurs, a rejeté les accusations.

Cette recherche a été menée pendant seulement une semaine et aucune donnée utilisée n'était liée au compte d'une personne en particulier, a indiqué une porte-parole, Isabel Hernandez, dans un courrier électronique à l'AFP.

Nous faisons des recherches pour améliorer nos services (...) et une grande partie consiste à comprendre comment les gens répondent à différents contenus positifs ou négatifs, a-t-elle poursuivi. Nous examinons soigneusement les recherches que nous faisons et avons un processus interne d'examen très strict.

(©AFP / 29 juin 2014 21h55)


http://www.romandie.com/news/Facebook-a … 492575.rom

 

#395 03-07-2014 22:48:43

Supedro
Invité

Re: Affaire Snowden : Quand La NSA nous surveille

Pour les amateurs de TOR

Un logiciel-clé de protection de la vie privée dans le viseur de la NSA

Le Monde.fr | 03.07.2014 à 21h36 | Par Martin Untersinger


On savait que The Onion Router (TOR, « le routeur oignon »), outil très puissant qui permet de contourner la censure et d'anonymiser sa navigation sur Internet, posait problème à la National Security Agency (NSA). Mais des documents publiés jeudi 3 juillet par la chaîne allemande Das Erste détaillent la surveillance très poussée, et aux marges de la légalité, dont font l'objet les gestionnaires et les volontaires de ce programme, en Europe et aux Etats-Unis.


la suite là

http://www.lemonde.fr/pixels/article/20 … L-32280515

 

#396 03-07-2014 22:59:25

Supedro
Invité

Re: Affaire Snowden : Quand La NSA nous surveille

Et pour les amateurs de Linux.
En gros TOR et Tails servent à reperer ceux qui veulent se faire discret. cool

Pour la NSA, les utilisateurs de Tor ou Tails Linux sont des «extrémistes»

Une partie du code source du programme XKeystore montre que l’agence américaine cherche à tracer et identifier tous ceux qui s’intéressent de près ou de loin à ces deux logiciels. Une simple recherche Google suffit pour se retrouver dans ses bases de données.

Gilbert Kallenborn 01net

le 03/07/14 à 13h11

vous utilisez le réseau d’anonymisation Tor ou le système d’exploitation sécurisé Tails Linux - ou que vous vous êtes simplement connectés sur les sites web de ces logiciels - sachez qu’il y a de grandes chances que la NSA vous ait désormais en ligne de mire et tagué comme un « extrémiste ». C’est ce que viennent de révéler les sites d’information allemands ARD et WDR, qui ont mis la main sur une partie du « code source » de XKeystore, le fameux moteur de recherche de la NSA.

Dans un reportage vidéo,  on découvre en effet des lignes de code (qui font plutôt penser à un fichier de configuration) dont le but manifeste est de « rechercher des utilisateurs potentiels de Tor »  et de les « identifier ». Mais ce n’est pas tout.
Le même type de marquage est effectué pour les visiteurs du site web de Tor. Il suffit de s’y rendre sans avoir installé le logiciel, et hop, on est fiché par la NSA. Idem pour Tails Linux. Une simple recherche Google sur ce système d’exploitation suffit pour se retrouver dans les bases de données de l’agence de surveillance.
Quant au terme « extrémiste », il est utilisé par l’auteur du code dans un champ commentaires pour désigner toutes ces personnes qui ont le toupet d’utiliser ces logiciels d’anonymisation.

Comment les utilisateurs de Tor sont-ils identifiés concrètement ? Le code montre que les agents américains inspectent notamment les connexions aux serveurs racines de Tor, à savoir les « directory authority servers ». Ces derniers permettent à un utilisateur Tor de télécharger la liste de tous les nœuds Tor.

Ces « directory servers » ne sont pas nombreux, il en existe qu’une poignée dans le monde. Dans le code, on en dénombre huit répartis en deux groupes. Le premier est celui des « foreign directories »,  c’est-à-dire des serveurs situés à l’étranger, en occurrence l’Allemagne (qui en compte deux dont un géré par les hackers du CCC), l’Autriche, les Pays-Bas et l’Ukraine. Le second groupe est baptisé « fvey directories » et désigne les serveurs situés dans les pays de l’alliance Five Eyes. Dans le cas présent, ils sont tous aux Etats-Unis (1 à Boston, 2 en Californie). Cette répartition dans le code n'est pas étonnante, car la NSA distingue dans son espionnage les citoyens des pays de l’alliance Five Eyes et les autres.

Même le contenu des emails est analysé

Le code montre également que le marquage des utilisateurs se fait soit à partir des connexions SSL vers le site  « bridges.torproject.org », soit à partir des emails envoyés vers « bridges@torproject.org ».
Ce sont en effet les deux méthodes pour récupérer la liste des nœuds Tor. Au passage, on remarque que Xkeyscore permet de scanner le contenu d’un email, comme le montre la commande « email_body (‘https://bridges.... ».


http://www.01net.com/editorial/623152/p … tremistes/

 

#397 04-07-2014 10:31:11

Griffin
Membre du forum
Date d'inscription: 19-07-2011
Messages: 815

Re: Affaire Snowden : Quand La NSA nous surveille

Mince, je l'ai installé y a à peine une semaine sans m'en servir encore, je suis donc un extrémiste lol

Hors ligne

 

#398 04-07-2014 23:43:45

Supedro
Invité

Re: Affaire Snowden : Quand La NSA nous surveille

roll

Snowden doit penser à juste titre que la CIA noyaute completement la delegation parlementaire voulant le rencontrer.

L'Allemagne en émoi: Un de ses agents aurait espionné pour les Etats-Unis

04/07/2014 à 20h11

MONDE - Ce collaborateur des services de renseignement allemands a avoué avoir fourni des informations à un service secret américain...

Déjà choquée par le piratage du portable d'Angela Merkel, l'Allemagne était en émoi ce vendredi après l'arrestation d'un agent allemand soupçonné d'avoir espionné, pour le compte des Etats-Unis, les parlementaires de son pays chargés... d'une enquête sur l'espionnage de la NSA.

Ce collaborateur des services de renseignement allemands (BND), âgé de 31 ans, a été arrêté mercredi. Il était alors soupçonné d'avoir tenté d'entrer en contact avec les services secrets russes mais, selon plusieurs médias, l'homme a avoué lors d'interrogatoires avoir fourni des informations à un service secret américain. cool

«Un revers considérable

Interrogé sur cette affaire lors d'un point de presse régulier ce vendredi, le porte-parole du gouvernement allemand Steffen Seibert a déclaré que la chancelière Angela Merkel en avait été informée jeudi. «Le gouvernement allemand va attendre les résultats de l'enquête. S'il faut en tirer des conséquences, on en tirera, mais nous n'en sommes pas encore là (...) L'affaire est grave, c'est clair», a-t-il affirmé.

Prié de dire à plusieurs reprises si l'affaire avait été évoquée lors de la conversation téléphonique jeudi soir entre Angela  Merkel et le président Barack Obama, Steffen Seibert s'est borné à répéter que le sujet de la discussion était l'Ukraine, refusant d'en dire plus.

Ces révélations ont suscité de vives réactions dans le monde politique, notamment dans les rangs de l'opposition qui a appelé la coalition gouvernementale d'Angela Merkel à réagir.
«Si ce soupçon (...) se confirme, il s'agit d'un revers considérable pour le BND et le gouvernement fédéral», a estimé la responsable du groupe parlementaire des Verts Katrin Göring-Eckardt, appelant à «examiner toutes les coopérations avec les services de renseignement amis».

«Une atteinte inouïe à notre liberté parlementaire»

«Un service "ami" ne recule même pas à l'idée de recruter un collaborateur du BND pour espionner le Bundestag», s'est indigné sur Twitter Gregor Gysi, chef du groupe parlementaire du parti de gauche radicale Die Linke. «Si Merkel et la grande coalition n'augmentent par leur pression (sur les Etats-Unis) et maintiennent leurs dissimulations, ils portent lourdement atteinte à leur devoir» de protection des citoyens allemands, a-t-il ajouté.
.../...

Snowden ne veut pas être entendue par la commission d'enquête du Bundestag

Une commission d'enquête du Bundestag, la chambre basse du Parlement allemand, a été mise en place en avril pour déterminer l'étendue des activités d'espionnage des Etats-Unis vis-à-vis de l'Allemagne et de ses partenaires, ainsi que pour examiner le rôle des services secrets allemands dans ce dossier.

Edward Snowden, par la voix de son avocat allemand, a affirmé à la mi-juin qu'il ne voulait pas être entendu par des représentants de cette commission qui souhaitaient le rencontrer à Moscou.


Le premier témoin interrogé par cette commission, l'Américain William Binney, ancien cadre de la NSA devenu l'un de ses critiques les plus véhéments, a accusé cette agence américaine de renseignement de vouloir mettre en place un système de surveillance de type dictatorial. 
William Binney qui a travaillé pendant plus de 30 ans pour la NSA avant d'en démissionner en 2001, a par ailleurs souligné que cet organisme avait travaillé en étroite collaboration avec le BND. Le mois dernier, le parquet fédéral a indiqué avoir ouvert une procédure pénale concernant l'espionnage du téléphone portable de la chancelière.


http://www.20minutes.fr/article/1415281 … or=RSS-176

 

#399 05-07-2014 23:19:58

Supedro
Invité

Re: Affaire Snowden : Quand La NSA nous surveille

Décidément ils sont trop forts.
Ils engueulent l'allemagne parcequ'ils ont arrete un de leur propre agent double  tongue

Renseignement: les USA menacent l'Allemagne de suspendre la coopération

WASHINGTON, 5 juillet - RIA Novosti

Un représentant haut placé de l'administration américaine a menacé l'Allemagne de suspendre la coopération en matière de renseignement suite à l'arrestation d'un agent allemand soupçonné d'avoir espionné pour le compte des Etats-Unis, a annoncé samedi le quotidien New York Times.

Cette arrestation risque de "réduire à néant les efforts visant à rétablir la confiance" entre les deux pays lol après le scandale provoqué par le piratage du téléphone portable de la chancelière Angela Merkel par les services secrets américains, a indiqué le représentant qui a requis l'anonymat.


http://fr.ria.ru/world/20140705/201727692.html

Dernière modification par Supedro (05-07-2014 23:20:19)

 

#400 06-07-2014 09:40:08

nanard
Membre du forum
Date d'inscription: 05-02-2014
Messages: 1468

Re: Affaire Snowden : Quand La NSA nous surveille

Ils se prennent de plus en plus pour les maîtres du monde, chose qui leur est facilité par l'inertie des autres pays ! Il n'est qu'à voir la "fermeté" de notre cher gouvernement face à cette amende faramineuse décidée par la seule justice américaine contre la BNP.
Je ne savais pas que les USA pouvaient imposer leur diktat à des organismes financiers français et considérer leur justice comme applicable partout dans le monde.
Comme disait Matti:" même les maîtres ont des âmes de laquais".

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