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#41 20-01-2013 00:13:28

Supedro
Invité

Re: Crise au Mali

J'ai l'impression de lire une sorte de Pravda tongue

18/01/2013 / MALI

Konna libérée : "Les gens ont crié ‘Vive les armées maliennes et françaises !’"


http://observers.france24.com/fr/conten … s-hollande

 

#42 20-01-2013 00:49:31

Hugo Chavez
Membre de Soutien
Lieu: Grenoble
Date d'inscription: 03-03-2007
Messages: 170

Re: Crise au Mali

Une superbe vidéo sur le site de Jean-Luc Mélenchon dans son billet du 19 janvier.

Dans cette vidéo Hollande dit le 13 novembre 2012 :
"En aucun cas la France n'interviendra elle même au Mali"

Fabius dit :
"Il risquerait d'y avoir une réaction utilisée facilement contre, entre guillemets,  le "colonisateur". Nous pouvons les aider, nous les aidons, mais c'est aux africains de prendre leurs responsabilités avec un support international".

Et plein d'autres choses...

La vidéo complète est ici.


« Se contenter de croire nous évite la pénible nécessité de penser.  » (Isaac Asimov)

   Google :   WTC+THERMITE      WTC7+BBC     "FLIGHT 93"+"INDIAN LAKE"

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#43 20-01-2013 00:56:48

kézako
Membre du forum
Date d'inscription: 12-02-2007
Messages: 6573

Re: Crise au Mali

Morice sur Agoravox. Je n'ai fait que survoler la page hier. Il y avait déjà beaucoup de commentaires:

Au Mali, les troupes françaises combattent des islamistes entraînés par les américains !

http://www.agoravox.fr/tribune-libre/ar … ses-129111

Dernière modification par kézako (20-01-2013 00:57:11)


« La première victime d’une guerre, c’est la vérité » Déclaration du sénateur américain Hiram Johnson en 1917, lors de l’entrée en guerre des États-Unis.

Vous avez dit anti-américanisme ?

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#44 20-01-2013 01:25:39

kézako
Membre du forum
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Messages: 6573

Re: Crise au Mali

Tu devrais changer les verres de tes lunettes GTO tu vois double et surtout, tu vois mal ( pour tes petites allusions malsaines, je t'ai MP, j'attends bien entendu ta réponse )

Le type là, Laurent Louis, au parlement il a dit, par exemple "on a créé le 11 Septembre pour attaquer des pays orientaux"

Il a des preuves ?

Et toi GTO ?

Dernière modification par kézako (20-01-2013 01:38:21)


« La première victime d’une guerre, c’est la vérité » Déclaration du sénateur américain Hiram Johnson en 1917, lors de l’entrée en guerre des États-Unis.

Vous avez dit anti-américanisme ?

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#45 20-01-2013 02:07:26

kézako
Membre du forum
Date d'inscription: 12-02-2007
Messages: 6573

Re: Crise au Mali

Laurent Louis a écrit:

Car moi je suis du côté de la vérité, du côté de la Justice, du côté de ces victimes innocentes du pognon à tout prix.

C'est bien, c'est original, les autres ne le disent jamais smile

Quelques minutes après...

Laurent Louis a écrit:

On a bien créé le 11 septembre, pour justifier l'invasion, les arrestations arbitraires, la torture et le massacre de populations innocentes, alors créer un terrorisme malien, baoo... ça ne doit pas être très compliqué pour nos dirigeants sanguinaires.
(...)

Ha oui, ça c'est la vérité et la Justice.

Ok GTO, je ne vais pas perdre davantage de temps avec cette "chose". J'avais posté cette vidéo hier, je n'ai pas supprimé le post et je le regrette beaucoup.

Je le supprime maintenant et toi, puisque tu estimes que cela le mérite autant, tu n'as qu'à le proposer pour une ReOpeNews, moi je n'en ai ni l'intention et encore moins le courage.

Sois à la hauteur de ton jugement à mon égard, puisque je suis lâche, propose les déclarations de Laurent Louis pour une ReOpeNews sans attendre.

Vas-y !  smile

Dernière modification par kézako (20-01-2013 02:27:00)


« La première victime d’une guerre, c’est la vérité » Déclaration du sénateur américain Hiram Johnson en 1917, lors de l’entrée en guerre des États-Unis.

Vous avez dit anti-américanisme ?

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#46 20-01-2013 10:26:20

Sky
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Messages: 1689

Re: Crise au Mali


La plus grand lacune de la race humaine est notre incapacité à comprendre la fonction exponentielle

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#47 20-01-2013 13:37:22

kézako
Membre du forum
Date d'inscription: 12-02-2007
Messages: 6573

Re: Crise au Mali

http://www.geopolintel.fr/article582.html

Honni soit qui Mali y pense

Opération « Serval »

mercredi 16 janvier 2013

http://www.geopolintel.fr/IMG/jpg/La-France-intervient-militairement-au-Mali_article_popin.jpg

Vendredi 11 janvier la Présidence de la République, sans en avoir informé préalablement le Parlement, prenait la responsabilité d’engager la France - seule - dans une intervention militaire au Mali. Opération aussitôt qualifiée de « guerre contre le terrorisme » par les caisses de résonance médiatiques. Dès les premières heures les bombardements aériens et les combats terrestres autour de l’agglomération de Konna dans le centre du pays faisaient quelque 148 morts chez les rebelles et parmi les forces gouvernementales maliennes. Du côté des Français, un pilote d’hélicoptère de combat Gazelle, le lieutenant Damien Boiteux du 4e régiment d’hélicoptères de combat de Pau, était mortellement atteint « par un tir d’arme légère », dixit le commandement, lors d’un raid aéroporté contre une colonne de véhicules 4x4… Simultanément dans la nuit du vendredi au samedi, en Somalie cette fois, une unité du service Action de la Direction générale de la sécurité extérieure tentait de délivrer l’agent français Denis Allex, otage depuis cinq années après sa capture à Mogadiscio en juillet 2009. Opération désastreuse qui se soldera par la perte de deux hommes dont les corps seront abandonnés sur le terrain aux mains des miliciens d’Al-Shabaad. Cinq jours plus tard, alors que le Premier ministre va enfin consentir à se présenter devant l’Assemblée nationale, les islamistes ont déjà repris l’initiative et lancé une contre-offensive sur la localité de Djabli à 400 km au nord ouest de Bamako. Pendant ce temps, le président Hollande ayant pris brutalement conscience de l’isolement militaire et matériel de la France, se rendait le 15 janvier à Abou Dhabi pour y solliciter des aides et des fonds de la part des Émirats arabes unis, cela tandis que le quotidien 20 Minutes s’interrogeait - déjà - le matin suivant, sur la « stratégie que la France devrait adopter pour éviter le bourbier ».

Une guerre low cost à la hauteur des gloires présidentielles


Certes le Commandement des Opérations Spéciales basé à Ouagadougou, au Burkina Faso, avait anticipé cette nouvelle « guerre asymétrique » en prépositionnant des forces spéciales au Mali ? Combien au départ ? 200 ou 300 biffins du 1er Régiment parachutiste d’infanterie de marine et 13e Régiment de dragons parachutistes ? Avec pour logistique aérienne les hélicoptères du COS (Gazelle, Cougar, Puma, Tigre), trois Mirage 2000D sur les six du dispositif Épervier basé à N’Djamena et en sus, deux Mirage F-1, trois C135, un C130 Hercule et un C160 Transall !? Outre le recours à un drone Harfang stationné au Niger à Niamey, des missions sont aussi apparemment effectuées à partir de la France par des Rafale ! [meretmarine.com]. En réserve le 2e Régiment étranger parachutistes -1200 hommes - basé à Calvi, mais que l’on annonce devoir sauter de façon imminente sur Tombouctou ! De maigres forces qui donnent la dimension d’une opération fabriquée à la petite semaine, et à la mesure d’une France en pleine déconfiture morale, financière et politique… Utile au demeurant à la cuisine sondagière d’une présidence en mal de notoriété : un sondage Harris Interactive ne vient-il pas d’établir qu’une majorité de Français - 63% - seraient favorables à l’intervention de l’armée au nord du Mali. Des hexagonaux à la vue courte, ou magistralement désinformés… Les deux mon capitaine !

À titre de comparaison, M. Sarkozy qui n’avait pas atteint aussi rapidement l’enfer du désaveu collectif que M. Hollande - c’est-à-dire en six mois - n’est cependant jamais parvenu à redresser la barre des sondages en revêtant les habits de chef de guerre, encore moins à remonter dans l’estime de ses concitoyens en dépit d’une naissance particulièrement opportune et de sa « sale guerre » libyenne… laquelle il est vrai, aura été en effet assez sordide notamment pour avoir péniblement traîné en longueur.

Au demeurant l’opération malienne, mal conçue, mal calculée devait en principe et au départ relever de la « guerre éclair ». Or il est maintenant évident, en dépit des communiqués triomphalistes du ministère de la Défense, qu’un vent de panique commence à se propager dans les états majors politiques – notons l’unanimité de la classe politique pour emboîter le pas à la présidence sur des chemins aussi tortueux qu’hasardeux - lesquels se préparent psychologiquement à une engagement de longue durée.

À ce titre, les effectifs français viennent d’être portés à 800 hommes et Paris bat vainement le rappel de ses alliés européens, ceux-ci ne se bousculant pas pour apporter leur contribution à l’aventure. En fait ce sont maintenant environ 1700 personnels qui participent à l’opération , étiage qui devrait atteindre rapidement le chiffre de 2500… comme vient de l’annoncer sans ambages M. Hollande ce mardi 15. Des blindés d’ailleurs sont d’ailleurs arrivés en renfort de Côte d’Ivoire dans la nuit de lundi à mardi. Une situation par conséquent très loin d’être aussi limpide - et le chemin aussi dégagé - qu’il ne semblait de prime abord. Parce que la contre-offensive islamiste sur Djabali montre que, faute d’avoir subi des pertes sévères, les ennemis désignés de l’État français se sont simplement dispersés. De mauvaises langues vont jusqu’à dire que les pertes hexagonales seraient en fait largement minorées et que ce ne serait pas un hélicoptère mais deux qui auraient été abattus dès le premier jour, non par des armes légères, mais grâce à des missiles portables provenant des arsenaux de feu Kadhafi. Ce qui change la donne et n’avait apparemment pas du tout été prévu.

Libye/Mali, le retour de bâton

Parce qu’enfin quelle chanson nous chante-t-on ? Les armes aux mains des islamistes maliens ne sont pas tombées du ciel : si Paris n’avait pas, à l’instigation pressante de l’agitateur BH Lévy, livrée contre la Jamahiriya libyenne une guerre du fort au faible en compagnie de ses acolytes euratlantistes, les armes aujourd’hui utilisées contre nos troupes seraient sagement restées enfermées dans leurs bunkers.

Sans doute ne faudrait-il pas oublier non plus « que le mouvement séparatiste malien appelé MNLA a été créé dans la précipitation par Mohamed Ag Najem lequel commandait un millier de mercenaires touareg au service du régime de Kadhafi et qu’il a été retourné par les services français quelques semaines avant la chute de Tripoli. Ag Najem aurait-il accepté de trahir Kadhafi et de retourner au Mali s’il n’avait pas eu les assurances de Paris pour pouvoir rentrer chez lui avec armes et bagages remplis d’or et de dollars afin d’y jouer le nouveau rôle qui lui a été dévolu ? » [Oumma.com14janv].

Il importe à ce titre de bien comprendre que toutes les guerres occidentalistes d’Orient ces vingt-trois dernières années forment un tout, une sorte « d’engrenage » dont il conviendrait d’arrêter la sinistre mécanique. Chacune engendre et prépare les suivantes. La naissance d’Al-Qaïda, et partant des guerres qui suivront en Afghanistan et en Irak, est le produit direct de là première guerre du Golfe, laquelle se met en place à partir d’août 1990 avec les concentrations de forces américaines en Arabie saoudite sur la « terre sacrée de l’Islam » ! Le Mali, la Syrie, hier la Libye ne sont ainsi que les diverses batailles d’une seule et même guerre qui s’étend de l’Atlantique à l’Indus, du Mali au Waziristân – les zones tribales du Pakistan – via le Darfour et la Somalie…

Écoutons la mise en garde de l’ancien Premier ministre Villepin, l’homme qui a eu le front de s’opposer, au Conseil de Sécurité, à la guerre du printemps 2003, à l’occasion d’une tribune publiée dans le Journal du Dimanche : « Ne cédons pas au réflexe de la guerre pour la guerre. L’unanimisme des va-t-en-guerre, la précipitation apparente, le déjà-vu des arguments de la “guerre contre le terrorisme“ m’inquiètent. Ce n’est pas la France. Tirons les leçons de la décennie des guerres perdues, en Afghanistan, en Irak, en Libye… Jamais ces guerres n’ont bâti un État solide et démocratique. Au contraire, elles favorisent les séparatismes, les États faillis, la loi d’airain des milices armées. Jamais ces guerres n’ont permis de venir à bout de terrorismes… Il faut en finir. » [JDD13janv].

Incohérence, contradiction, arrogance


Pour l’heure, « le gouvernement français prétend qu’il mène cette guerre contre des djihadistes contrôlant le nord du Mali, ceux-ci menaçant le territoire national et de l’Europe… En réalité le mouvement Ansar Dine – à ne confondre avec le djihadisme effectivement terroriste des groupes Aqmi et Mujao - visé par l’intervention est avant tout un mouvement de libération targui. Ses membres fondateurs et ses cadres, à commencer par leur leader Iyad Agh Ghali, proviennent tous du mouvement de libération touareg qui a lutté les armes à la main durant les années 80 contre le gouvernement central de Bamako. Mouvement qui avait déposé les armes dans le cadre des Accords d’Alger en 1991 ». [Oumma.com14janv].

En répercutant cette rhétorique de la « guerre au terrorisme », les médias hexagonaux font preuve de peu de discernement et même d’une cécité de termite : n’est-ce pas la France qui a armé, entraîné et encadré les salafistes libyens ? Qui, aujourd’hui, finance, forme, conseille les fondamentalistes qui combattent pour la « démocratie » en Syrie ? De qui se moquent donc ce gouvernement et ces gens de presse en prétendant combattre ici, au Mali, un fanatisme religieux qu’ils soutiennent et encouragent par ailleurs ? Il est cependant vrai qu’à présent, après le déclenchement de l’offensive française, les brigands islamistes menacent ouvertement de frapper la France. Mais le peuvent-ils seulement ? La DCRI est sur les dents et doit procéder à des coups de filets préventifs dans les milieux musulmans radicaux : pas de réseau de soutien, pas d’attentat. On aura compris que les buts de guerre de l’Élysée sont tout autres. Qu’ils visent la protection des intérêts stratégiques de la France - et pourquoi pas ? - les gisements d’uranium du Niger par exemple… ou, d’un point de vue plus géopolitique, n’est-ce pas l’Algérie qui se trouve, à travers le conflit malien, en ligne de mire ? La protection des six mille « ressortissants » français du Mali ne constituant au mieux qu’un objectif à la marge et au pire un prétexte commode, et ne parlons pas de nos malheureux sept otages, passés d’ores et déjà par pertes et profits !

In fine, « les services français n’entretiennent-ils des contacts suivis avec les groupes terroristes salafistes, comme vient de le révéler l’un des chefs d’Aqmi au Mali, Abdelhamid Abou Zeid, certes dans le but de parvenir à la libération de leurs otages français… en contrepartie de substantielles rançons qui servent à financer ces groupes terroristes dans leurs actions contre l’adversaire inavoué de la France dans la région : l’Algérie. Rien n’interdit à ce stade de penser que les Services français ne regardent pas avec une certaine complaisance le jeu que certains protagonistes régionaux ou autres joueraient par le truchement des narcoterroristes du Mujao en vue affaiblir l’encombrant voisin algérien » ! [Oumma.com14janv]. Questions évidemment dérangeantes. Mais dans le labyrinthe déconcertant des coups tordus et des stratégies indirectes, tout comme dans une conjoncture de guerre générale couvrant l’aire islamique « occidentale », tout devient envisageable qui explique des faits autrement incompréhensibles : même le « financement » au Mali de gens que nos troupes sont censées combattre.

Le navrant isolement de la France

Washington, Londres et Berlin approuvent comme il se doit l’intervention française mais en réalité personne ne se mouille. Ainsi Londres « soutient la décision française d’apporter une assistance au gouvernement malien face aux rebelles » annonçait William Hague, ministre des Affaires étrangères de sa disgracieuse Majesté sur son compte Twitter ! Au demeurant « un soutien purement politique » indépendamment des avions cargos prêtés pour la forme.

Quant à « l’Allemagne, une semaine avant les célébrations à Berlin des cinquante ans du Traité de l’Élysée, elle ne peut plus intervenir où que ce soit parce que l’armée allemande est sous-financée et à bout de souffle »… épuisée qu’elle est par « l’opération d’Afghanistan qui n’est pourtant pas une guerre à proprement dit. Les seuls pays européens qui ont encore la capacité de faire ce type d’interventions, c’est la Grande Bretagne et la France… Berlin ayant fait grosso modo le maximum de ce qu’il était possible de faire en apportant à Paris un très large soutien politique  » 1 [AFP15janv2013]. La chancelière Merkel, « souvent présentée comme la Reine de l’Europe », s’est à ce propos murée dans un remarquable mutisme depuis le début des opérations. À croire que les questions de « sécurité européenne » – puisque c’est de cela dont il est paraît-il question : contrer une « menace terroriste » ? - ne la concerne sans doute pas.

De leur côté les États-Unis envisagent de fournir un appui logistique… Effectivement les drones de l’AFRICOM - United States Africa Command basé à Stuttgart – survolent les sables au sud du Sahara. Il n’empêche, malgré l’arrivée annoncée des premiers soldats nigérians – sur les 900 prévus - les forces de la CEDEAO 2 ne devraient pas être opérationnelles avant septembre ! Au total 3000 soldats devant venir du Nigéria, du Niger, du Burkina-Faso, du Togo, du Sénégal, du Ghana, de la Guinée et du Bénin et, peut-être, du Tchad et de Mauritanie… oui mais quand ? D’ici là la France est condamnée à rester seule et à faire les frais d’un conflit dont elle n’a visiblement pas bien pris la dimension réelle, et qu’elle n’est évidemment pas en position de financer seule… sauf à surcharger un peu plus la barque des impôts et des impôts sur l’impôt si bellement illustré par « le prix du carburant à la pompe » !

Un contexte d’intervention passablement vaseux, frisant l’illégalité internationale


« Le président Hollande a justifié sa décision d’intervenir au Mali en prétextant l’appel à l’aide du gouvernement malien. Et en effet, le président intérimaire malien, Dioncounda Traoré, a demandé à la France d’arrêter l’avancée des rebelles d’Ansar Dine qui occupaient Konna. Ce que le gouvernement et les médias français ont oublié de mentionner c’est que ce président malien ne dispose d’aucune légitimité pour appeler à une quelconque intervention militaire d’une puissance étrangère sur le sol malien. Car il ne s’agit que d’un président intérimaire désigné en concertation avec l’Union africaine et les États de l’Afrique de l’ouest uniquement afin de revenir au plus vite à l’ordre constitutionnel après le coup d’État du capitaine Amadou Sanogo » [Oumma.com14janv].

Dans la vieille Afrique, l’histoire ne bégaie plus, elle radote… Au Mali les dirigeants élus (seuls les gens de presse et le Quai d’Orsay parlent encore de « gouvernement légitime ») a été renversé par un coup d’État militaire. Le président par intérim, Dioncounda Traoré, qui a appelé à la rescousse les forces françaises ne détient par conséquent et a priori qu’un faux-semblant de légitimité… suffisante cependant pour que Paris se soit embarquée dans cette nouvelle galère. Un (président) intérimaire hissé en effet à ce poste uniquement en raison de l’incapacité des militaires putschistes à bloquer la décomposition du pays : « un accord signé par le chef de la junte, le capitaine Amadou Sanogo et le ministre burkinabè des Affaires étrangères Djibrill Bassolé, représentant de la CEDEAO, prévoit que la cour Constitutionnelle constate la vacance de la présidence et investisse pour l’intérim du pouvoir le président de l’Assemblée nationale ». Disposition assortie de « mesures législatives d’accompagnement de la transition, incluant une loi d’amnistie générale au profit des membres du CNRDRE [junte] et de leurs associés, ainsi que la levée des sanctions de la CEDAO ».

Le Mali était apparemment, depuis la chute de Moussa Traoré en 1991, considéré comme un modèle de démocratie en Afrique. En réalité « la prétendue démocratie malienne a coûté plus cher que la dictature de Moussa Traoré. L’injustice, la corruption, l’impunité, l’enrichissement illicite ont été institutionnalisés avec la démocratie. L’État en est sorti complètement discrédité. Le parti unique constitutionnel de l’époque de la dictature a cédé la place à une multitude de partis uniques construits autour d’ambitions individuelles sans fonctionnement démocratique interne. En somme, des coalitions d’intérêts plus ou moins sordides !… Cette période démocratique fût un véritable festival de brigands 3 » !

Que la Démocratie soit le ventre fécond du chaos rampant qui en douterait, au vu et au su de nos expériences propres, ou pire, là où elle fut imposée par la force… en Afghanistan, en Irak, en Libye et bientôt peut-être, très bientôt… en Syrie. Reste une question, aussi intéressante que lancinante : par la grâce de M. Hollande le Mali est-il appelé à devenir une nouvelle Somalie ? Réponse dans les prochains mois…

Léon Camus

http://www.geopolintel.fr/local/cache-vignettes/L515xH515/s-33f83.jpg

Notes

(1) Oumma.com 14 janvier 2013 « Les mensonges de la propagande de guerre française au Mali ».

(2) CEDEAO - Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest. Organisation au départ à vocation économique créée par le Traité de Lagos du 28 mai 1975, elle regroupe quinze États de l’Ouest africain : Bénin, Burkina, Cap-Vert, Côte d’Ivoire, Gambie, Ghana, Guinée, Guinée-Bissau, Liberia, Mali, Niger, Nigeria, Sénégal, Sierra Leone, Togo. Son objectif principal est de favoriser l’intégration économique et de promouvoir un marché intra-régional. En avril 1990 la Cedeao se dotée d’une force d’interposition, l’Ecomog qui interviendra au Liberia, en Guinée-Bissau et en Sierra Leone (Encyclopædia universalis).

(3) Issa Ndiaye ancien ministre de l’Éducation nationale du président Amadou Toumani Touré et ex ministre de la Culture et de la Recherche scientifique du premier gouvernement du président Alpha Konaré - 16oct12 http://www.lintelligentdabidjan.org/?p=6335


« La première victime d’une guerre, c’est la vérité » Déclaration du sénateur américain Hiram Johnson en 1917, lors de l’entrée en guerre des États-Unis.

Vous avez dit anti-américanisme ?

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#48 20-01-2013 14:24:11

kézako
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Re: Crise au Mali

Michel Collon a bien évidemment entièrement raison de dire qu'il est impératif qu'il y ait des débats, tout le monde sera d'accord pour reconnaitre que c'est extrêmement important.

Cependant, par exemple, au sujet de l'Algérie, depuis son indépendance en 1962, est-ce que ce fut déjà véritablement le cas ? Aujourd'hui, qu'en retiennent les millions d'hommes et de femmes qui sont directement ou indirectement concerné(e)s de chaque côté de la Méditerranée ?

Quels sont les faits historiques, les véritables falsifications et que peuvent véritablement représenter ces dernières ?

Doit-on, ou plutôt, peut-on simplement en débattre, si ces faits vont à l'opposé des opinions les plus largement partagées, même si celles-ci résulteraient directement d'une histoire tronquée ?

Un débat, ce sont des questions et puis des réponses.

http://www.geopolintel.fr/article580.html

Algérie : les Senatus-consulte de 1863 et 1865, textes fondateurs d’un Etat Algérien égalitaire

lundi 14 janvier 2013

http://www.geopolintel.fr/local/cache-vignettes/L324xH216/1552513878-9ff22.jpg

Pour être tenue de baisser la tête, la Nation Française est sans cesse appelée à l’expiation de deux crimes qui lui sont imputés par les falsificateurs de son Histoire :

- Le crime de collaboration avec les nazis

- Le crime de persécution des peuples d’Algérie dans la période de colonisation

Pour le crime de collaboration, la falsification veut ignorer les combats de l’armée française sur le front italien et elle escamote totalement le débarquement massif de l’armée française d’Afrique sur le sol métropolitain en 1944.

Pour le crime de persécution des peuples d’Algérie, les falsificateurs inventent une Histoire de l’Algérie où la France aurait privé de tout droit les populations arabes.

Il n’en est rien en réalité.


L’organisation sociale et politique de l’Algérie coloniale repose sur deux textes fondateurs promulgués par Napoléon III, qui ont valeur de Constitution, les Sénatus-consulte de 1863 et 1865, textes inspirés par le Saint-Simonien Ismaël Urbain, lui-même converti à l’Islam et marié à une algérienne.

Le texte de 1863 est relatif à la propriété foncière en Algérie. Il vise à établir les tribus algériennes dans leurs droits ancestraux et à mettre un terme aux éternels conflits de territoires auxquels elles se livraient entre elles depuis des générations. A la même époque, les tribus indiennes d’Amérique du Nord étaient spoliées de leurs terres ou exterminées sur place, dans ce qu’Holywood nous présente aujourd’hui comme une épopée.

Le texte de 1865 est relatif à la nationalité en Algérie. On ne peut être que sensible à l’esprit d’égalitarisme absolu qui l’anime, égalitarisme à faire pâlir de jalousie nos politiciens modernes inventeurs de ‘’ discrimination positive’ et autre ‘droit de vote des étrangers’.

Ces textes expriment la forte conviction des hommes de progrès que la France avait pour mission d’apporter aux peuples l’esprit des lumières dont leur propre Histoire les avait privés. Ce fut le cas de Jules Ferry qui soutînt ardemment la colonisation comme un moyen de diffusion de l’Ecole Publique, mais aussi de Victor Hugo, dont on voudrait ignorer aujourd’hui qu’il fut le défenseur d’une colonisation vecteur d’humanisme quand il écrivait : « Au lieu de se déchirer entre soi, on se répandrait pacifiquement sur l’univers ! Au lieu de faire des révolutions, on ferait des colonies ! Au lieu d’apporter la barbarie à la civilisation, on apporterait la civilisation à la barbarie ! [...] L’Asie serait rendue à la civilisation, l’Afrique serait rendue à l’homme. »

1 ) Sénatus-consulte du 22 avril 1863 (relatif à la constitution de la propriété en Algérie)

ARTICLE 1 :

* Les tribus de l’Algérie sont déclarées propriétaires des territoires dont elles ont la jouissance permanente et traditionnelle, à quelque titre que ce soit. Tous actes, partages ou distractions de territoires, intervenus entre l’État et les indigènes, relativement à la propriété du sol, sont et demeurent confirmés.

ARTICLE 2 :

* Il sera procédé administrativement et dans le plus bref délai :

1°) à la délimitation des territoires des tribus ;

2°) à leur répartition entre les différents douars de chaque tribu du tell et des autres pays de culture, avec réserve des terres qui devront conserver le caractère de biens communaux ;

3°) à l’établissement de la propriété individuelle entre les membres de ces douars, partout où cette mesure sera reconnue possible et opportune.

4°) Des décrets impériaux fixeront l’ordre et les délais dans lesquels cette propriété individuelle devra être constituée dans chaque douar.

ARTICLE 3 :

* Un règlement d’administration publique déterminera :

1°) Les formes de la délimitation des territoires des tribus ;

2°) Les formes et les conditions de leur répartition entre les douars et de l’aliénation des biens appar-tenant aux douars ;

3°) Les formes et les conditions sous lesquelles la propriété individuelle sera établie et le mode de délivrance des titres.

ARTICLE 4 :

* Les rentes, redevances et prestations dues à l’État par les détenteurs des territoires des tribus continueront à être perçues comme par le passé, jusqu’à ce qu’il en soit autrement ordonné par des décrets impériaux rendus en la forme des règlements d’administration publique.

ARTICLE 5 :

* Sont réservés les droits de l’État à la propriété des biens du beylik et ceux des propriétaires des biens melk. Sont également réservés le domaine public tel qu’il est défini par l’article 2 de la loi du 16 juin 1851, ainsi que le domaine de l’État, notamment en ce qui concerne les bois et forêts conformément à l’article 4, paragraphe 4, de la même loi.

ARTICLE 6 :

* Le second et le troisième paragraphe de l’article 14 de la loi du 16 juin 1851, sur la constitution de la propriété en Algérie, sont abrogés ; néanmoins, la propriété individuelle qui sera établie au pro-fit des membres des douars ne pourra être aliénée que du jour où elle aura été régulièrement constituée par la délivrance des titres.

ARTICLE 7 :

* Il n’est pas dérogé aux autres dispositions de la loi du 16 juin 1851, notamment à celles qui concernent l’expropriation pour cause d’utilité publique et le séquestre.

L’application du Senatus-consulte de 1863 à 1870 ( chute du régime de Napoléon 3 )

Le Sénatus Consulte a touché 373 tribus où 667 douars ont été constitués intéressant 2.129.052 Algériens il a porté sur 6.883.811 hectares se répartissant comme suit :

Terres « Melk » (propriété privée)........................................ 2.840.591 ha

Terres « Arch » (propriété collective de la tribu).................... 1.523.013 ha

Terres de parcours communaux (parcours et pâturages)..... 1.336.492 ha

Domaine de l’état (hérité du Beylik Turc)........................ 1.003.072 ha

Domaine du public (routes et espaces publics) ………….....…180.643 ha

La loi foncière du 26 avril 1887

Dans son article 2, elle ordonna la reprise des opérations. Ce fut le « Nouveau » Sénatus-consulte, par opposition aux dossiers constitués antérieurement à 1871 et que l’on regroupe sous le nom de « Vieux » Sénatus-consulte.

En 1956 sur un total de 793 tribus, il ne restait plus que huit tribus à étudier, une dans l’Algérois, sept en Oranie. Le travail avait été achevé dans le Constantinois dès 1911.

2) Sénatus-consulte du 14 juillet 1865 ( relatif à la citoyenneté française en Algérie)

ARTICLE 1 : * « L’indigène musulman est français, néanmoins il continuera à être régi par la loi musulmane. »

* « Il peut être admis à servir dans les armées de terre et de mer. Il peut être appelé à des fonctions et emplois civils en Algérie. »

* « Il peut, sur sa demande, être admis à jouir des droits de citoyen français ; dans ce cas, il est régi par les lois civiles et politiques de la France. »

ARTICLE 2 : * « Article 2 : »L’indigène israélite est français, néanmoins il continue à être régi par son statut personnel.« * »Il peut être admis à servir dans les armées de terre et de mer. Il peut être appelé à des fonctions et emplois civils en Algérie.« * »Il peut, sur sa demande, être admis à jouir des droits de citoyens français ; dans ce cas, il est régi par la loi française."

ARTICLE 3 :

* « L’étranger qui justifie de trois années de résidence en Algérie peut être admis à jouir de tous les droits de citoyen français. »

ARTICLE 3 :

* « La qualité de citoyen français ne peut être obtenue, conformément aux articles 1, 2 et 3 du présent sénatus-consulte, qu’à l’âge de vingt et un ans accomplis, elle est conférée par décret impérial rendu en Conseil d’État ».

ARTICLE 4 :

* « Un règlement d’administration publique déterminera : »

1. « Les conditions d’admission de service et d’avancement des indigènes musulmans et des indigènes israélites dans les armées de terre et de mer ; »

2. « Les fonctions et emplois civils auxquels les indigènes musulmans et les indigènes israélites peuvent être nommés en Algérie ; »

3. « Les formes dans lesquelles seront instruites les demandes prévues par les articles 1, 2 et 3 du présent sénatus-consulte. »

Dans leur immense majorité, la réaction des Musulmans fut négative à l’adoption de la citoyenneté française

En effet, être régi par les lois civiles et politiques de la France signifiait renoncer au « statut personnel ». Celui-ci autorisait la polygamie, la répudiation, le partage inégal de l’héritage entre fils et filles etc. La plupart s’y refusèrent, quitte à rester de simples sujets. Obstacle encore bien plus insurmontable, les Oulémas jugèrent que renoncer au statut personnel musulman équivalait à une répudiation de la charia. Une sorte d’abjuration.

Pierre Emile Jean Historien Paris Janvier 2013


« La première victime d’une guerre, c’est la vérité » Déclaration du sénateur américain Hiram Johnson en 1917, lors de l’entrée en guerre des États-Unis.

Vous avez dit anti-américanisme ?

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#49 20-01-2013 17:07:57

Hugo Chavez
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Re: Crise au Mali

Un article qui date un peu mais qui parle de l'opération "false flag" qui a permis de renforcer la présence des américains dans le secteur.

Business, profits souterrains et stratégie de la terreur. La recolonisation du Sahara.

http://enviro-map.com/maps/sahara_map.jpg

...
Dans le cadre de la lutte anti-terroriste, les Etats-Unis promettent à l’Algérie une aide en équipement militaire qui tarde à venir jusqu’à ce qu’un événement opportun survienne pour sceller la coopération américano-algérienne : l’enlèvement en mars 2003 de trente-deux touristes européens dans le sud algérien par des membres du GSPC. Ce groupe est dirigé par Amari Saïfi, alias Abderrezak El Para. Mais l’itinéraire de cet ancien militaire algérien révèle de nombreuses incohérences (3) qui montrent qu’il s’agit plutôt d’un “agent infiltré du DRS” (Malti, 2008). Sur le terrain, les observateurs touaregs constatent que les ravisseurs se ravitaillent dans les casernes du sud algérien et que certains d’entre eux, croisés sur les pistes sahariennes, n’ont visiblement pas passé la nuit à la belle étoile. La capture d’El Para en 2004 par un petit groupe de rebelles tchadiens qui propose sans succès à l’Algérie, aux USA et à la France de leur livrer l’islamiste le plus recherché d’Afrique, montre que cet épisode n’entrait pas dans le scénario organisé de la traque des “terroristes” à travers tout le Sahara. C’est finalement la Libye qui se chargera d’extrader El Para vers l’Algérie. Le rapt des otages dont un groupe sera libéré contre rançon au nord du Mali après une étrange mise en scène d’affrontement armé, donne l’occasion au président américain Bush d’agiter le spectre d’Al Qaïda au Sahara et d’affirmer la nécessité d’étendre la chasse aux extrémistes, de la corne de l’Afrique à l’Atlantique.

La Pan-Sahel Initiative (programme d’assistance militaire américaine au Mali, Niger, Tchad et Mauritanie), élaborée dès 2002, devient opérationnelle en 2003 avec l’envoi de troupes américaines sur le sol africain. Cette coopération militaire s’étend en 2005 à tous les pays adjacents (Tunisie, Algérie, Maroc, Sénégal, Nigéria) et devient l’Initiative du Contre-terrorisme trans-saharien. Le Rapport sur le terrorisme dans le monde publié en avril 2007 par le département d’État américain, produit une carte explicite qui désigne comme “Terrorist Area” pratiquement toute la zone saharo-sahélienne, et en particulier celle où évoluent les Touaregs et leurs anciens partenaires économiques et politiques.
...


« Se contenter de croire nous évite la pénible nécessité de penser.  » (Isaac Asimov)

   Google :   WTC+THERMITE      WTC7+BBC     "FLIGHT 93"+"INDIAN LAKE"

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#50 20-01-2013 17:55:40

emilie
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Re: Crise au Mali

http://actu.orange.fr/une/algerie-25-co … 09146.html
extrait:
"Dans la base-vie "ils se sont dirigés vers les chambres des Japonais, un terroriste a crié +open the door+ (ouvrez la porte, ndlr) avec un accent nord-américain, puis a tiré", a raconté à l'AFP un des témoins, selon qui "ils étaient au courant de toutes nos procédures". "

A mon avis,  le reste du groupe aussi  avait un accent américain...

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#51 20-01-2013 19:39:29

toldo33
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Re: Crise au Mali

La France au Mali : repérer les médiamensonges

http://www.michelcollon.info/Michel-Col … -Mali.html

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#52 21-01-2013 02:52:32

Supedro
Invité

Re: Crise au Mali

Je rapatrie du fil "Déploiement USA en Afrique centrale http://forum.reopen911.info/viewtopic.p … 11#p283711", le post prémonitoire de Corto, daté du 5/12/12 et concernant le Mali et la probable présence de forces spéciales US, anglaises et Francaises dans le pays.

La France en guerre au Mali

Le texte qui suit est la traduction de l'extrait d'un article publié par le OXFORD RESEARCH GROUP. Ce « think tank » britannique influent sur les questions de sécurité ne craint pas de souligner, fût-ce en termes diplomatiques modérés, les dangers de certaines politiques sécuritaires.

Son auteur Paul Rogers est un des principaux contributeurs aux travaux cette ONG. L'Oxford RESERACH GROUP publie chaque mois son billet d'actualité.

http://www.oxfordresearchgroup.org.uk/p … tency_idea

Ce texte est une nouvelle confirmation de l'intense activité des « services » anglo-saxons dans la zone Sahara/Sahel. La France, pour essayer de conserver dans cette zone des positions de plus en plus fragiles, court derrière et met en avant le dernier super préfet de la FRANCAFRIQUE : Blaise Campaoré.  Bien qu'installé autoritairement à ce poste l'actuel président en exercice de la CEDAO :Alassane Ouattara est trop affaibli politiquement et militairement pour pouvoir jouer un rôle quelconque dans le « grand jeu » sahélien.

L'opposition résolue et très concrète de l'Algérie à cette politique néo-impérialiste pose problème à la France et sera au cœur de la prochaine rencontre à Alger entre les deux Présidents.

:- :- :- :- :- :- :- :- :- :- :- :- :- :- :- :- :- :- :- :- :- :- :- :- :- :- :- :- :- :- :- :

Mali :

Le 11 Novembre les chefs d'Etat de la CEDAO ont accepté une proposition d'intervention militaire dans le Nord du Mali contre Ansar Dine et d'autres groupes islamistes.

Trois mille hommes principalement du Nigeria, du Niger et du Burkina Faso seront  déployés pour une campagne de six mois commençant avec la création de bases dans le Sud.

La proposition peut avoir le soutien occidental, mais il est hautement improbable qu'elle soit efficace pour deux raisons. L'une est l'opposition de l'Algérie, mais la plus importante est que ni le Nigeria qui fournira le plus gros contingent de troupes et ni les deux autres États n'ont des unités sont suffisamment bien formées pour assumer plus que des tâches de garnison. Seules, elles ne seront pas en mesure de prendre en charge le nord du Mali.

Pour cette raison, il y aura un soutien appuyé, quoique secret, aux opérations militaires de la CEDEAO, par les Etats occidentaux, principalement, mais pas seulement, par la France. Il y a déjà des rapports dignes de foi des Forces spéciales britanniques et étasuniennes présentes au Mali, et ceux-ci peuvent en temps voulu être complétés grâce à l'utilisation de drones de reconnaissance et de combat et par des sociétés militaires privées. Des sources militaires indiquent que quelques centaines de membres des Forces spéciales et d'autres unités spéciales seront engagées.

En même temps que ces actions seront démenties*, elles seront largement rapportées au Moyen-Orient, étant considérées comme un exemple supplémentaire de l'action militaire des occidentaux contre l'Islam. Ce sera un message puissant s'appuyant sur l'histoire de l'intervention en Irak et en Afghanistan.

(Traduction COMAGUER)

*note du traducteur : les démentis ou les mensonges par omission seront évidemment à l'usage principal des populations des pays engagés dans ces opérations clandestines, pays qui donnent sans cesse au monde des leçons de « démocratie ».


Ce qui infirme encore la pseudo-urgence du déclenchement de l'opération

Dernière modification par Supedro (21-01-2013 02:53:54)

 

#53 21-01-2013 15:22:42

Zorg
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Messages: 4903

Re: Crise au Mali

Blog de Mélenchon - 19 01 2012 :

Le jour de la guerre juste, urgente et bienfaisante.

Quand la guerre commence, amis lecteurs, sortons notre barda de combat. Je ne parle ni d’armes ni d’aucune des impédimentas d’une armée en campagne. Je parle de notre modeste cerveau et de nos capacités d’analyse et de mémoire. Et aussi de nos capacités d’empathie.

Mali : ils le savaient avant

Hollande "en aucun cas la France n 'interviendra au Mali"

Oui, j’ai bien écrit « empathie ». Les dévastations de la guerre, les ruines et les plaies, les morts et les blessés, sont davantage que des quantités que les nombres résument. Dans la guerre davantage que dans n’importe quelle autre calamité tout est humain. De tout cela, des êtres humains sont responsables, ce sont eux qui commencent la scène, qui la finissent, eux qui sont les causes et vivent les effets. Nous, qui ne sommes pas sur le front, ni sous le feu des combats mortels, nous sommes pourtant pilonnés là où nous sommes disponibles. C’est-à-dire dans notre imaginaire et dans notre capacité à comprendre ce qui se passe. Car c’est bien là que tout se joue pour nous si nous voulons y trouver notre place et notre accomplir nos devoirs de citoyen que tout concerne. Quand la guerre commence les étiquettes volent dans l’air et se collent comme des mouches sur les points de vue qui s’expriment. Le paysage est construit au premier coup de feu. D’un côté les « pour » de l’autre les « contre ». D’un côté les patriotes de l’autre les tireurs dans le dos. Les guerriers et les défaitistes. Et ainsi de suite. Le paysage de l’esprit en temps de guerre semble contraint au noir et blanc.

La première fois j’en fus tout culbuté. Penser de façon autonome exigea un énorme effort de contrôle de soi et une obsession de la documentation qui confinait au bachotage. Ce fut pour la première guerre d’Iraq. Je m’y opposais. J’avais du cran. D’abord parce que le président Mitterrand en était. Ensuite parce que les bienfaits attendus de la guerre était très évidents. Non seulement l’odieux Saddam Hussein allait devoir évacuer le pauvre petit Koweït mais en plus les monarchies du golfe, à commencer par celle du Koweït, allaient ensuite se tourner vers la démocratie et le respect du droits des femmes en particulier. Mais j’y ai pris le goût de penser tout seul et de tenir tête de tous côtés. Ce fut bien utile quand je me suis ensuite opposé à la guerre en Somalie contre « l’ennemi public numéro un » des Etats unis et de l’occident, le général Aïdid, épisode et ennemi dont malheureusement personne ne se souvient. Là encore il fallait de l’audace car il s’agissait de sauver les somaliens de la famine, rétablir l’état et la démocratie. Puis ce fut guerre d’Afghanistan contre le mollah Omar et les odieux talibans de ce temps-là. Mon incroyable refus à cette occasion montre bien que je suis « toujours contre tout », même le meilleur, puisqu’il s’agissait quand même de sauver la démocratie, de rétablir les droits des femmes et je ne sais plus quoi d’autre encore très bon et très juste. Du coup à la deuxième guerre d’Iraq je fus tout surpris de voir que je n’aurais pas à résister tout seul contre le rétablissement de la démocratie, de la paix civile et contre les armes de destruction massive alors que chacune de ces raisons avait paru suffisante, la fois d’avant, pour me faire peindre en munichois avec du goudron et des plumes. Au moment de la guerre de Libye, j’eus droit au goudron et aux plumes de nouveau, mais des deux côtés de la dispute. Après avoir voté au parlement européen un vœu comportant mention d’une zone d’exclusion de l’espace aérien sur décision de l’ONU, je me vis peint en suppôt de l’impérialisme. Mais je fus vite repeint, moins d’une semaine plus tard par le point de vue adverse, en grossier anti-américain et munichois viscéral pour avoir condamné l’entrée en guerre, les bombardements et l’arrivée de l’Otan. Il est vrai qu’il était question de rétablir la démocratie, la paix civile et encore bien d’autres choses excellentes que seul un esprit butté comme moi ne pouvait accepter de soutenir. J’ai dû oublier une guerre où l’autre dans ce petit récit. Il me sert de mise en garde : je suis entraîné, cultivé et sachant. Le son du  clairon n’arrive pas à m’empêcher de penser ni à me faire oublier ce que je sais. Et ce n’est pas parce que la guerre est en noir et blanc que l’intelligence doit s’y conformer. Le bilan des précédentes excellentes guerres à mener d’urgence et sans débat possible est disponible aux yeux de tous. Le souvenir est encore frais de la clameur des louanges précédentes pour les stratèges, héros et grands penseurs des glorieux épisodes précédents. Impossible d’oublier ces civils ampoulés que les mots de la guerre virilisaient jusqu’à l’épectase, ces militaires à la retraite se disputant les plateaux de télé, bref de toute cette faune qui nous accablaient de sa suffisance et de ses certitudes et leur refrain de trompettes ! Leurs clones sont de retour. Allons de notre côté. Continuons à penser. Pour tenir bon il faut comme toujours avoir des principes. Quelle est la légitimité de l’action ? Qui agit, et décide, et de quel droit ?  Quels sont les buts de guerre ? Ça aide pour commencer.

La guerre du Mali est d’abord une guerre. Ce qui se déroule et ce qui se prépare soulève des problèmes techniques et politiques souvent liés -mais pas toujours- et engendre des situations qui ont leur autonomie. De plus, cela va de soi, ce qui se déroule modifie de fond en comble toutes les données politique et les rapports de force antérieurs. Et chaque étape de son déroulement, la guerre réorganise le futur lointain qui lui restera lié. Dans la vie des êtres humains, la guerre est comme un seuil entre deux moments qui obéissent à des lois différentes. Jamais autant qu’après l’enclenchement d’une guerre il n’y a autant un avant et un après. La guerre génère une illusion d’optique extrêmement dangereuse. Elle fait croire que les problèmes sont assez simples pour se régler par la force. Ici vaincre les bandits peints en islamistes ne doit pas faire perdre de vue que la sécession du nord du pays est antérieure à leur arrivée. Quelle a une base très ancienne et que cette affaire implique plusieurs pays de la zone contenant une population Touareg. Je n’ose écrire berbère pour ne pas compliquer l’analyse. Stopper une colonne de pick-ups est une chose. Reconquérir le nord du pays une tout autre affaire. Le reconquérir contre qui ? Les islamistes ou les Touaregs ? Et pour rendre le terrain repris à qui ? Les putschistes au pouvoir ? Des élus ? Donc nous allons organiser les élections ? La définition des buts de guerre est un commencement indispensable.

Hollande avait à peine fini de parler quand j’ai écrit mon communiqué à propos de l’intervention au Mali. On devine que j’ai pesé mes mots. On comprend aussi après ce que je viens de raconter ce que sont devenues toutes les nuances de ce que j’ai écrit : une transcription en noir et blanc. Qui n’est pas « pour », sans condition, sans réserve, sans question, sans mémoire et sans prédiction défavorable est donc « contre ». C’est-à-dire pour « laisser faire ». Donc pour la prise de Bamako par les terroristes, pour la charia, les supplices publics et l’asservissement des femmes. A moins qu’étant opposé à tout cela, mais sans me mettre au garde à vous,  je sois seulement un inconscient des réalités de notre temps « dans-le-monde-qui-change-et-où-il-faut-defendre-les-frontières-de-la-démocratie-et-des-droits-de-l’homme-et-surtout-ceux-des-femmes » devant chaque pick-up rempli de barbus. Amen !

Ceci étant mis en facteur commun contre tout ce que je vais écrire à présent, voyons ce que j’ai osé dire, dix minutes après que Hollande ait parlé. J’ai affirmé que l’intérêt d’une telle intervention pour régler le problème posé au nord de ce pays était discutable. Puis j’ai ajouté que l’intérêt de mener cette opération, alors que les intérêts fondamentaux de la France ne sont pas en cause selon le président lui-même, est très discutable à moins de se proclamer Zorro de la planète. D’autant plus discutable qu’il y a des armées africaines très professionnelles dans le secteur. Puis j’ai conclu en notant que le fait de décider cela tout seul sans saisir le gouvernement ni le parlement est condamnable. Ce sera mon plan pour poser ici quelques arguments qui valent la peine de marquer une pause dans la marche au pas des esprits et des commentaires.

On a vu pourquoi est discutable l’idée de penser régler par la force et comme une seule question l’agression islamiste et la sécession du nord du Mali. Mais la légalité internationale de l’intervention elle-même n’est pas aussi assurée que le gouvernement veut bien le dire. Contrairement à ce qu'affirment nombre de médias sans l'avoir vérifié, cette intervention n'a été ni autorisée a priori, ni validée a posteriori par l'ONU. Les paragraphes 10 et 11 de la résolution 2085 de l’ONU, demandaient d'ailleurs expressément aux parties engagées dans la planification militaire des opérations (CDEAO, Union africaine, pays voisins du Mali, autres pays de la région, partenaires bilatéraux et organisations internationales) de retourner devant le Conseil de sécurité « avant le lancement des offensives ». Or cela n’a pas été fait. C'est même l'ambassadeur de France auprès des Nations Unies, Gérard Arnaud, qui l'a avoué. Il admet lundi 14 janvier que l’intervention est une « opération française d’urgence » et pas encore une mise en œuvre de la Résolution 2085. Et il ajoute que la question de savoir comment passer de l’une à l’autre est « une vraie question ». En effet, c’est problème sérieux de savoir comment mettre en conformité une opération militaire française avec une mission internationale dont le nom même induit un commandement africain. La seule intervention pour laquelle l'ONU a clairement donné un mandat est celle d'une mission internationale de soutien au Mali sous conduite africaine, dite MISMA. Pourtant, de l’aveu même de l’ambassadeur français à l’ONU après la réunion qui s’est tenue à huis clos lundi 14 janvier et qui n’a donné lieu à aucune nouvelle résolution, les contingents africains n’étaient toujours pas arrivés à Bamako trois jours après le début de l’intervention. Notons que, dans les premières heures, l’orchestre médiatique affirma pourtant en boucle que l’intervention se faisait avec la participation de troupes africaines. Notez : en temps de guerre les informations pipeautées circulent vite et beaucoup par le biais des réseaux d’intoxication communicationnels, de la flemme, du panurgisme et de «l’ubris militaris » des médias.

Les inconditionnels de l’opération « Serval » invoquent l’article 51 de la Charte des Nations Unies qui prévoit un droit de défense légitime en cas d’attaque armée d’un pays membre. Or la légitimité de l’appel des autorités provisoires du Mali à une intervention française est aussi discutable : l’actuel gouvernement du pays n’est pas un gouvernement démocratique mais le résultat d’un coup d’état mené en mars 2012 par le capitaine putschiste Sanogo. Ce dernier impose maintenant ses décisions au président par intérim Dioncounda Traoré. Pour l’heure, aucune date n’est fixée pour la tenue des élections qui devaient avoir lieu en 2012. Il nous est donc non seulement permis d’affirmer que la légalité internationale de cette intervention est discutable mais aussi que la légitimité de l’appel à l’aide du gouvernement Malien fait problème. Même si cela n’enlève rien à la nécessité de stopper l’agression vers Bamako, cela montre que de toute façon le problème de départ reste entier. On ne peut commencer sans finir. Et pour finir il faut chasser ceux qui nous ont appelés. Dans son principe même l’intervention contient une logique de substitution de l’autorité au Mali. C’est l’aventure assurée.

Mon communiqué affirmait ensuite que la décision d’intervenir alors que les intérêts fondamentaux de la France ne sont pas en cause est discutable. C’est le Chef de l’Etat lui-même qui l’a dit dans son allocution en affirmant que «la France sera toujours là lorsqu’il s’agit, non pas de ses intérêts fondamentaux, mais des droits d’une population ». J’espère bien que ce n’est pas la nouvelle doctrine diplomatique de notre pays. Et encore moins sa nouvelle doctrine militaire ! Car sinon la France n’a pas fini d’intervenir partout. De plus, de quel droit s’agit-il ? Et de quelle population ? La phrase de Hollande n’a aucun sens concret. Pourquoi l’a-t-il prononcée ?

Pour finir, mon communiqué condamnait une décision prise par le seul Chef de l’Etat sans consultation préalable du Parlement et sans réunion du Gouvernement. Plus qu’ailleurs, ces instances doivent avoir leur mot à dire dans le domaine des interventions des forces armées à l’étranger. Nul besoin de revenir je crois sur la démonstration. Si le chef des armées est le président de la république, c’est aussi d’après l’idée que cela évite que les seuls paramètres des militaires comptent dans la décision de guerre à prendre. Il fut un temps récent où les socialistes le savaient. C’est d’ailleurs la substance d’un amendement (n°292) qu’avaient soumis les membres du groupe socialiste (signés par deux ministres actuels, Montebourg et Valls, et par l’actuel président du groupe Socialiste à l’Assemblée Nationale, Bruno Le Roux) au moment de la révision constitutionnelle de juillet 2008. Ils souhaitaient alors que « le Gouvernement informe le Parlement des interventions des forces armées à l’étranger dans les trois jours qui suivent le début de celles-ci », qu’il «précise les objectifs poursuivis et les effectifs engagés» et enfin qu’il soumette «ses propositions au vote des deux assemblées dans les deux semaines qui suivent leur information ». Ils motivaient cet amendement en expliquant que « dans une logique démocratique avancée, il est nécessaire que le Parlement se prononce par un vote ». Le PS a peut-être changé d’avis, moi pas.

http://www.jean-luc-melenchon.fr/2013/0 … -de-style/

Dernière modification par Zorg (21-01-2013 15:24:01)


" La propagande est aux démocraties ce que la violence est aux dictatures." (Noam Chomsky)

Un Jeudi Noir de l'Information : le documentaire qui démonte les manipulations de Canal+, Jeudi Investigation, Tac Presse...
ReOpen911 répond à Noam Chomsky et Jean Bricmont

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#54 21-01-2013 17:13:48

Redford
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Re: Crise au Mali

Oulah, un bon scud de Meyssan:

http://www.voltairenet.org/article177179.html

Je vais faire ma groupie mais qu'est ce qu'il m'impressionne dans ce genre d'article. Il me donne vraiment l'impression du gars qui comprend mieux que les autres. J'ai beau connaitre la mécanique réthorique de fabriquer des explications qui donnent un sens à des données confuses, quand ça donne vraiment beaucoup de sens - et surtout que ça correspond à une prédiction - ça fait toujours sont petit effet.... Et puis franchement :


Le 21 mars 2012, un étrange coup d’État est perpétré au Mali. Un mystérieux « Comité pour le redressement de la démocratie et la restauration de l’État » (CNRDRE) renverse le président Amadou Toumani Touré et déclare vouloir restaurer l’autorité malienne au Nord du pays. Il en résulte une grande confusion, les putschistes étant incapables d’expliquer en quoi leur acte améliorera la situation. Le renversement du président est d’autant plus bizarre qu’une élection présidentielle était prévue cinq semaines plus tard et que le président sortant ne se représentait pas. Le CNRDRE est composé par des officiers formés aux États-Unis. Il empêche la tenue de l’élection et transmet le pouvoir à un des candidats, en l’occurrence le francophile Dioncounda Traore. Ce tour de passe-passe est légalisé par la CEDEAO, dont le président n’est autre qu’Alassane Ouattara, mis au pouvoir un an plus tôt par l’armée française en Côte d’Ivoire.

Une donnée UN TOUT PETIT PEU SIGNFICATIVE que je n'ai pas vu mentionnée, où en tous cas appuyé comme il le faudrait, ailleurs. Et vous ?


"Croire l’histoire officielle consiste à croire des meurtriers sur parole"  Simone Weil

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#55 21-01-2013 17:27:52

GTO
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Re: Crise au Mali

En complément de l'article de Redford.
J'ose à peine mettre cette vidéo... Je vais la poster en url c'est plus prudent:

Le (second)* prédicateur:
http://www.youtube.com/watch?v=wNmd5Kupuh4

*après Edit.

Dernière modification par GTO (21-01-2013 17:30:39)


"Toute vérité franchit trois étapes. D'abord, elle est ridiculisée. Ensuite, elle subit une forte opposition. Puis, elle est considérée comme ayant été une évidence." de Arthur Schopenhauer

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#56 21-01-2013 22:21:16

Supedro
Invité

Re: Crise au Mali

D'après les commentaires que je lis sur plusieurs blogs militaires, l'envoi de nouvelles unités par compagnies ou régiments entiers est quasi quotidien, génie, mortiers de 120 à la pelle, véhicules blindés d'assaut d'infanterie (4 fois plus qu'en afghanistan si j'ai bien compris).
Un transport de 200 véhicules blindés (dont de l'artillerie lourde longue portée) semble sur le point de partir aussi.

Ca a l'air d'etre le gros tremblement et tous pensent que çà va castagner dru.

A confirmer, mais ils ont l'air d'etre bien branchés et d'ailleurs absolument ravis que çà puisse défourailler. roll

Dernière modification par Supedro (21-01-2013 22:22:26)

 

#57 22-01-2013 08:32:26

cristof
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Re: Crise au Mali

toldo33 a écrit:

La France au Mali : repérer les médiamensonges

http://www.michelcollon.info/Michel-Col … -Mali.html

Je me permet de mettre cet apport important plus visible qu'il ne l'était, vu que je l'avais raté et que je ne dois pas être le seul ...

Michel Collon - La France au Mali : repérer les médiamensonges



Dernière modification par cristof (22-01-2013 08:33:19)


Membre du GT Edition Vidéos   
Pour soumettre une vidéo à traduire pour publication sur Reopen911, rendez-vous sur ce fil http://forum.reopen911.info/viewtopic.php?id=13262
Pour soumettre une vidéo en français ou déjà traduite, utilisez notre formulaire en ligne http://www.reopen911.info/videos/soumet … video.html

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#58 22-01-2013 09:58:32

Tree-Tree
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Re: Crise au Mali

Moorea a toujours son mot à dire... smile

http://www.agoravox.tv/actualites/inter … mali-37668

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#59 22-01-2013 11:47:18

Larez
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Re: Crise au Mali

Oui, j'ai vu ça hier.
Que c'est pitoyable ... Bref, égal à lui-même.

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#60 22-01-2013 12:05:27

kézako
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Re: Crise au Mali

Redford a écrit:

Je vais faire ma groupie mais qu'est ce qu'il m'impressionne dans ce genre d'article. Il me donne vraiment l'impression du gars qui comprend mieux que les autres. J'ai beau connaitre la mécanique réthorique de fabriquer des explications qui donnent un sens à des données confuses, quand ça donne vraiment beaucoup de sens - et surtout que ça correspond à une prédiction - ça fait toujours sont petit effet...

Parce que, même pour nous, qui faisons quand même beaucoup plus d'efforts et de recherches que la moyenne des gens, nous sommes contraints de suivre l'actualité, lorsqu'elle s'impose à tous sous ses divers aspects, il est alors difficile d'admettre que c'était déjà dans les cartons.

Cette "prédiction" a, non seulement été écrite, mais de plus elle a été reprise par quasiment tous les médias en France depuis plus de 4 ans maintenant:

http://www.lefigaro.fr/debats/2008/06/1 … -decue.php

Livre blanc sur la défense : une espérance déçue

Par le groupe «Surcouf» Mis à jour le 18/06/2008


Un groupe d'officiers généraux et supérieurs des trois armées terre, air, mer , tenu à l'anonymat, commente le livre blanc sur la défense et la sécurité nationale présenté le 17 juin par le président de la République. (...)

Voici un court extrait de cette lettre remise un 18 juin, une date n'est sans doute pas non plus le fruit du hasard:

(...) Incohérence, en quatrième lieu, par rapport à la seule certitude que nous ayons : celle de nous engager vingt fois en Afrique dans les années qui viennent, pour y éviter des catastrophes humanitaires ou assurer l'évacuation de nos ressortissants. Si nous pouvons le faire aujourd'hui, c'est parce que notre réseau de bases nous confère une efficacité d'autant plus unique que l'ensemble des pays africains refuse le déploiement de l'US african command (commandement américain en Afrique) sur le sol africain. Pour gagner, et ceci est révélateur de la méthode retenue, 3 000 postes budgétaires, nous affaiblissons de manière définitive notre positionnement, avec ce paradoxe que nos abandons vont conduire mécaniquement à un accroissement du nombre de crises que nous ne pourrons plus prévenir et dans lesquelles nous ne pourrons intervenir qu'à un coût incomparablement plus élevé. (...)

Notez que les auteurs de cette lettre, lorsqu'ils l'ont écrite, ne se préoccupaient à aucun moment d'aucune alternative de nature purement politique qui pouvait être susceptible de venir modifier quoi que ce soit à leurs prédictions.

C'est donc une vision profondément "complotiste" qu'ont alors rapporté tous les principaux médias, si l'on prend en considération les fondements mêmes que "les bons penseurs" ont donné à ce mot qui 'existe toujours pas dans le dictionnaire français.

C'était donc déjà, comme on dit; "Dans les cartons".

Cependant, lorsqu'il arrive le moment d'en parler autant dans les médias, lorsque les déploiements "diplomatiques" et militaires doivent être mis en œuvres, c'est bien évidemment par le biais de la puissante propagande, par la diabolisation, mais aussi, par la séduction.

Je crois me souvenir, qu'au tout début de l'opération en Libye, même Michel Collon, dont je suis de ceux qui apprécient particulièrement la qualité des analyses ainsi que la franchise, fut aussi séduit lorsqu'il soutenait alors qu'il ne s'agissait que d'une révolution. Il se ravisa ensuite rapidement.

En ce qui concerne maintenant la vidéo d'Alain Soral qui a précédemment été postée. Il s'agit d'un enregistrement qui date de 2012.

Je me permets de rappeler, et personnellement, sans l'ombre d'aucun remord, ces mots d'Alain Soral du 14 avril 2012;

http://www.egaliteetreconciliation.fr/A … 11370.html

Alain Soral : « Marine Le Pen est la candidate la plus antimondialiste »

Je me permets également de rappeler chacun à la réalité:

http://www.20minutes.fr/ledirect/107929 … e-legitime

Mali: Marine Le Pen juge l'intervention française légitime

Dans sa lettre du 18 Juin 2008, le groupe Surcouf ne s'est pas embarrassé des aspects politiques qui auraient été susceptibles de venir bousculer les calamiteuses prédictions qu'il y dénonçait. C'est on-ne-plus révélateur.

Mais ce n'est pas du complotisme, c'est une lettre publiée dans Le Figaro.

Refuser d'admettre les erreurs, conduit obligatoirement à l'idolâtrie dont la nature est une autre forme de séduction.


« La première victime d’une guerre, c’est la vérité » Déclaration du sénateur américain Hiram Johnson en 1917, lors de l’entrée en guerre des États-Unis.

Vous avez dit anti-américanisme ?

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#61 22-01-2013 14:18:54

Armageddon
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Re: Crise au Mali

Kezako a écrit:

C'était donc déjà, comme on dit; "Dans les cartons".

J'ai lu ta précédente intervention si la phrase ci-dessus vient en conclusion du texte des militaires français en 2008, j'aurais une interprétation un peu différente.
Cette petite différence me conduit à une conclusion contraire à la tienne.

Les militaires sont en effet certains du nécessaire engagement de la France dans cette région de l'Afrique et reproche aux politiques de ne pas anticiper l'avenir.

Autrement dit, l'intervention au Mali n'a jamais été dans les cartons à l'époque Sarkozy...
(on écoutait alors plus volontiers BHL).
Sarkozy est un 'Atlantiste' pur jus qui joue le jeu de l'OTAN.
Ou c'est peut-être l'avocat d'affaire qui n'a jamais cessé de rouler pour de riches clients)
Il semble que Hollande ne soit pas tout à fait sur la même ligne.
Du coup,je suppose que les militaires ne voient plus la même incohérence entre les intérêts égo-politiques nationaux et les moyens que la France met à leur disposition pour les défendre.

Pas étonnant, dans ces conditions de retrouver un consensus avec des, mouvements nationaux...
Je constate que les pays concernés : Mali, Algérie et les pays africains de la région attendaient souhaitaient espéraient une intervention de la France.
Même si ce n'est jamais une victoire de devoir faire appel à une armée étrangère, je comprends que l'on puisse préférer faire appel à l'armée de la République française plutôt que de prendre le risque d'être écrasédans la terreur par des hordes de mercenaires à la solde d'organisations politico-mafieuses

Dernière modification par Armageddon (28-01-2013 17:48:22)


"Oculos habent et non videbunt, aures habent et non audient"

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#62 22-01-2013 18:31:41

kézako
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Re: Crise au Mali

Plus que le concevoir, je comprends très bien que tu puisses avoir une autre interprétation, même contraire à la mienne Armageddon.

Le fameux livre blanc est une véritable "usine à gaz" et nombreux sont ceux qui, comme moi, soupçonnent que ce n'est certainement pas dû au hasard.

Si tu as le temps, je t'invite à prendre connaissance du décryptage qu'en avait fait Pierre Henry Bunel sur son site. Tous les liens étroits qu'il y voit avec le fameux PNAC, comme, par exemple, "l’Indirect Rule", mais pas seulement :

http://desordresmondiaux.voila.net/Livr … eBlanc.htm

Dernière modification par kézako (22-01-2013 18:32:59)


« La première victime d’une guerre, c’est la vérité » Déclaration du sénateur américain Hiram Johnson en 1917, lors de l’entrée en guerre des États-Unis.

Vous avez dit anti-américanisme ?

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#63 22-01-2013 19:36:45

Zorg
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Re: Crise au Mali

Survie - 07 01 2013 :

Luttes d’influences au Sahara

La France et l’UE gendarmes du Sahara
Publié le 14 janvier 2013 (rédigé le 7 janvier 2013) par Gérard Moreau, Juliette Poirson


[ NB : cet article a été rédigé avant le déclenchement de l’opération Serval ]

Un an après le déclenchement de la crise au Mali, par la rébellion armée du Mouvement national de libération de l’Azawad (MNLA), les Maliens (sur)vivent dans l’incertitude du lendemain tandis le leadership d’une intervention fait l’objet d’âpres discussions.

La rébellion du MNLA débutée le 17 janvier 2012 a sonné le glas d’une armée malienne incapable de protéger sa population et son territoire national à l’image du régime, décati et miné par la corruption. Le coup d’Etat militaire du 22 mars 2012 a encore affaibli l’Etat et accéléré l’occupation du nord du pays par d’autres groupes armés, islamistes, ayant supplanté le MNLA : Ansar Dine, le Mujao et AQMI.

Si les médias ont beaucoup focalisé sur les exactions contre les populations restées au nord et la destruction du patrimoine historique et religieux, l’exode de centaines de milliers de personnes, plus de 355 000 en décembre 2012 [1], a été quasiment occulté.

Tout comme a été négligée la situation socio-économique catastrophique qui prévaut dans l’ensemble du pays du fait de la récession liée au coup d’Etat, de l’instabilité politique et de l’arrêt des aides internationales structurelles – comme celle de l’Union européenne.

Au demeurant, la corruption galopante, les prébendes étatiques, les ravages des privatisations imposées dans les années 80/90 et la misère endémique d’avant la crise n’ont jamais ému le gouvernement français. Mais derrière le rideau des bons sentiments soudainement retrouvés, des appétits voraces expliquent largement les tractations autour du Mali en crise.

Appétits et rivalités au Sahel

L’ancienne puissance coloniale est très présente au Mali où elle maintient d’importants intérêts économiques : ses capitaux et ses dirigeants se trouvent à la tête de banques, d’entreprises du bâtiment, du commerce, de l’ali­ mentation, ou de communication comme Orange Mali (filiale de France Télécom) qui se targue de peser assez lourd pour contribuer à la hauteur de 5% du budget de l’Etat malien (Site web Investir en Zone Franc et Orange Mali). Quant au nord du Mali, il représente une zone hautement stratégique pour la fameuse « sécurisation de l’accès aux matières premières », expression qui revêt une double signification.

Sécurisation de l’existant d’abord avec les mines d’uranium d’Areva au nord du Niger, primordiales pour le nucléaire civil et militaire français. Areva a prévu d’y investir 1,2 milliards d’euros pour la nouvelle mine géante d’Imouraren. Même avec 600 soldats nigériens affectés à la sécurisation du site d’Areva, (Rapport d’information sur la situation sécuritaire dans les pays de la zone sahélienne, 6 mars 2012, Assemblée nationale) l’exploitation de l’uranium peut être directement visée par les terroristes au Sahara, vivant de trafics et de prises d’otages.

Sécurisation ensuite pour s’assurer l’accès futur aux ressources minérales, alors que la donne internationale s’est profondément transformée. Si le Sahel était traditionnellement la chasse gardée de la France, la course aux ressources minérales et les changements d’équilibre mondiaux ont amené les grandes puis­ sances, les « pays émergents », les puissances régionales comme l’Algérie et les investisseurs, à s’intéresser également au gâteau sahélien.

A cet égard, la militarisation croissante du pourtour sahélien est un signe fort, en plus des investissements américains ou chinois, comme l’ouverture, en 2010, de la mine d’uranium chinoise d’Azelik au nord du Niger, le montage d’un joint-venture en 2005 entre Total, Sipex (filiale de l’algérienne Sonatrach) et Qatar Petroleum International pour l’exploration du pétrole du bassin de Taoudeni côté Mauritanie, etc.

Luttes d’influences à l’ONU

Depuis juillet 2012, la France déploie un grand activisme pour une intervention militaire rapide au Mali. Bien sûr, ce sont surtout les arguments humanitaires, la lutte contre le terrorisme qui sont mis en avant mais il s’agit aussi de préserver, voire de renforcer sa domination dans la zone sahélienne tout en évitant d’apparaître comme le traditionnel gen­darme néocolonial de l’Afrique.

La France mène donc une double stratégie déjà expérimentée au Tchad en 2008 : d’une part, obtenir du Conseil de sécurité de l’ONU une résolution conférant une légitimité internationale à une intervention de la CEDEAO (Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest) (qu’elle piloterait de fait) et d’autre part impliquer l’UE afin de ne pas trop apparaître sur le devant de la scène.

Le 5 juillet dernier, la France a obtenu l’adoption à l’unanimité par le Conseil de sécurité d’une première résolution (2056). En septembre, sous les pressions de la France et de la CEDEAO, le président malien par intérim, s’est décidé à demander une « intervention militaire » à l’ONU. Une demande annoncée par... Laurent Fabius, le ministre français des Affaires étrangères à la veille de la réunion de haut niveau sur la situation au Sahel au siège onusien de New York !

L’adoption, le 12 octobre, de la résolution 2071 par le Conseil de sécurité, témoigne de l’entrée en scène de l’Algérie appuyée par les Etats-Unis. Cette nouvelle résolution réclame à la CEDEAO – incapable de le faire depuis des mois – des plans d’intervention militaire au nord du Mali et exige l’amorce d’un dialogue politique avec les groupes armés « maliens » ayant rompu leurs liens avec les organisations terroristes.

Négociations, manœuvres et compromis ont abouti à l’adoption d’une troisième résolution présentée par la France le 20 décembre dernier. Beaucoup moins floue que les précédentes, cette résolution 2085 témoigne là-aussi de la concurrence à laquelle se livrent la France et les Etats-Unis sur le dossier malien. La résolution 2085 « engage instamment » entre autres au « dialogue politique pour rétablir pleinement l’ordre constitutionnel » et à l’organisation des élections présidentielle et législatives avant « avril 2013 ». Ce dernier point étant une exigence américaine à laquelle la France s’était, dans un premier temps, opposée arguant du fait qu’il serait ridicule d’organiser des élections uniquement sur une partie du territoire malien. De plus, la résolution 2085, consacre une nette distinction entre le déploiement de la MISMA (Mission internationale de soutien au Mali) sous l’égide de l’ONU et la European Union Training Mission Mali (EUTM-Mali), pour laquelle la résolution se contente de « prendre note ».

Enfin, loin des tractations de couloirs, Susan Rice, ambassadrice des États-Unis auprès de l’ONU, a lâché le morceau qualifiant de « merdique » le projet d’intervention soutenu par la France, avec 3 300 soldats de la CEDEAO. Les Etats-Unis préférant une force onusienne dans laquelle la CEDEAO, clairement sous giron français, n’aurait pas un rôle prépondérant.

Reste que les contours de la MISMA ne sont pas véritablement définis, la résolution appelant tous les membres de l’ONU (et pas seulement la CEDEAO) à y participer et se contentant d’un appel à contribution pour son financement. Même avec les fonds que la France, les Etats-Unis ou encore l’UE dans le cadre de sa « Facilité de paix pour l’Afrique » sont disposés à débourser, on peut penser qu’il faudra beaucoup de temps pour qu’elle se mette en place.

Mais les autorités françaises peuvent afficher une certaine autosatisfaction puisque cette résolution contient l’essentiel de ce qu’elle souhaitait (sans guère se soucier d’ailleurs de la volonté des représentants maliens, largement marginalisés dans ces négociations) : l’ONU confère une légalité inter­na­­tionale à une intervention « sous conduite africaine » recourant à la force sous le chapitre VII de la Charte des Nations Unies [2] d’une part, et d’autre part elle entérine l’existence de l’EUTM-Mali – qui n’est pas assujettie aux décisions onusiennes, ce qu’ont bien pris soin de rappeler le gouvernement français (Jean-Yves Le Drian, La Croix, 24 décembre 2012) et la Haute représentante de l’UE.

La France en tenue de camouflage de l’UE

Le Conseil des Affaires étrangères de l’Union européenne (UE) du 10 décembre a acté la mise en place d’une opération militaire de formation des forces armées maliennes, l’EUTM-Mali, mission « composée de 400 à 500 hommes au total, dont environ 250 instructeurs » (AFP, 26 décembre 2012). Une opération qui s’inscrit dans le cadre de sa « Stratégie pour la sécurité et le développement au Sahel » datant de 2011 et réactualisée en novembre 2012 (Bruxelles, 14 novembre 2012, L’Union européenne et le Sahel), qui développe une approche régionale et globale de « la crise dans la région du Sahel » et propose d’y remédier selon quatre axes : « Développement, bonne gouvernance et règlement des conflits internes ; action politique et diplomatique ; sécurité et État de droit ; et lutte contre l’extrémisme violent et la radicalisation ». Sécurité et lutte contre l’extrémisme apparaissent donc comme des piliers primordiaux de cette stratégie, dictée par les intérêts multiformes de l’UE dans la zone, en particulier « la sécurité énergétique et l’immigration illégale » [3].

L’EUTM-Mali comme ses autres missions militaires en Afrique, servent le positionnement stratégique de l’UE en Afrique, et les deux principaux pays que sont la France et l’Allemagne s’accordent pour jouer leur propre partition. Pour l’Allemagne, il s’agira par exemple de saisir des opportunités économiques et de conforter sa place de troisième vendeur d’armes au monde. La France, elle, garde le leadership grâce à sa connaissance approfondie des réalités africaines.

En tant que nation-cadre de l’opération, la France va en assumer de fait le commandement, pour lequel elle a pro­ posé le général François Lecointre, qui a notamment participé à deux missions tristement célèbres en Afrique : Turquoise puis Licorne – où la France a largement bafoué le cadre d’intervention onusien. Ainsi, elle peut garder le leadership et être « présente directement et indirectement, sans trop apparaître » selon les propres termes de Laurent Fabius devant la Commission des affaires étrangères de l’Assemblée nationale le 24 octobre dernier.

Autre avantage non négligeable en cette période de vaches maigres budgétaires : mutualiser les coûts au niveau européen. L’opération sera d’autant moins coûteuse à la France (et aux autres Etats) que les conclusions créant l’EUTM-Mali « demandent à la Commission d’identifier les fonds additionnels du dizième FED qui pourraient être mobilisés ». Autrement dit, les officiers français et européens seront (du moins en partie) payés sur les budgets de l’aide au développement déjà définis.

Comme à l’accoutumée l’objectif de formation militaire doit se comprendre selon une interprétation assez large. Il s’agit de former certes. Mais au-delà, il s’agit de réorganiser les chaînes de commandement de l’armée malienne, ce qui permet d’influencer, voire de « participer de très près à certaines opérations [des] élèves » (Le Monde du 13 novembre 2013), ce qui peut revenir à assurer le commandement de fait d’une intervention, même si les autorités françaises soulignent qu’il n’est pas question que des troupes françaises participent aux combats. Outre le fait qu’il est toujours possible à des soldats de justifier a posteriori la sortie du cadre défini, il faut rappeler que, depuis les « tirailleurs sénégalais », les interventions militaires françaises font traditionnellement appel à des soldats africains pour les combats.

Un journaliste des questions européennes de défense souligne que l’EUTM-Mali n’est « qu’une des facettes de l’intervention multiforme », où l’UE et la France (ainsi que d’autres pays européens et les Etats-Unis) interviendront égale­ ment dans la fourniture d’« un ‘important’ soutien logistique, de renseignement et matériel », « dans la planification de l’opération (des militaires européens sont au QG de l’Union africaine comme à la CEDEAO dans cet objectif) » mais également dans les « opérations discrètes : renseignement, fermeture des voies d’accès, désorganisation des bases arrières » notamment avec des avions ou des drones [4].

Tout cela permet à la France et aux Européens d’avancer leur propre agenda et de se désolidariser des perspectives de l’ONU. Alors que divers responsables de l’ONU évoquent une intervention en septembre 2013. Le ministre français de la Défense, Jean-Yves Le Drian assure que « l’intervention militaire pourra avoir lieu au premier semestre de l’année prochaine », (La Croix, 24 décembre 2012) une façon de rappeler qui tient les rênes de l’intervention à venir !

La souveraineté malienne négligée

Après le renforcement de sa présence, via les opérations des forces spéciales françaises au Sahel, ses interventions militaires en Côte d’Ivoire puis en Libye en 2011, la mainmise militaire de la France sur le Sahel se perpétue. Une logique dans laquelle elle est appuyée par l’Union européenne qui cherche à s’assurer un accès aux matières premières alors qu’on assiste à une ruée vers l’Afrique. A cet égard, l’UE se voit de plus en plus comme gendarme de l’Afrique – par France interposée.

Alors qu’on s’achemine vers une guerre, ce que vit la population malienne, ce qu’elle risque avec la diffusion de la violence est totalement occulté. Il appartient donc aux Maliens de reprendre le contrôle de leur destin et il nous incombe d’exiger de la France et de l’UE une politique centrée sur le soutien de la souveraineté des peuples au lieu d’une politique prompte à décider de la guerre et construite sur l’hypocrisie, les fausses justifications et la préservation de ses intérêts.

    Le risque de dépeçage du Mali

    Les intérêts économiques et stratégiques au Sahara détaillé plus haut et l’absence affichée de perspective post-conflit et politique par les tenants d’une intervention militaire, nommément la France et l’UE font augurer du dépeçage du Mali à moyen terme, dans un contexte d’extrême faiblesse des institutions maliennes.

    La perte de souveraineté du Mali est déjà d’ailleurs largement entamée. Ce sont en effet les organisations internationales qui imposent des stratégies de sortie de crise politique. Ainsi en est-il par exemple de l’injonction de la résolution 2085 de l’ONU à mettre en place des élections (pour des questions formelles de légalité internationale) alors que toute une partie du territoire est occupée : cette demande n’entérine-elle pas de fait la partition du Mali ? N’est-elle pas une façon de maintenir au pouvoir la même clique politique et de couper court à tout débat entre Maliens et tout processus de sortie de crise politique endogène, comme l’évoquent certains médias ?

    Les troupes étrangères (de l’UE et de la CEDEAO) déjà présentes ou à venir à Bamako et dans tout le Mali peuvent ainsi être perçues comme force d’imposition des décisions prises par la communauté internationale sans les Maliens – même si certains l’appellent de leurs vœux. Dans un contexte où la stabilisation de la situation politique et la reconquête du Nord du pays vont prendre de longs mois, voire des années, une présence militaire étrangère continue s’apparente aussi à une mise sous tutelle.

    Une économie sinistrée et un Etat de droit défaillant

    La crise que traverse le Mali a d’énormes répercussions économiques et sociales, dans le nord mais aussi dans l’ensemble du pays et notamment dans la capitale à Bamako. Un récent rapport de l’ONG Human Rights Watch (HRW, 20 décembre 2012) souligne « l’avènement d’une période qui inscrit le pouvoir des armes au-dessus de l’État de droit » et alerte sur les « tensions ethniques alimentées par la manipulation politique de l’ethnicité par certains dirigeants politiques et militaires ».

    L’occupation du nord du pays a fortement perturbé la production agricole et le commerce. Le secteur tertiaire est en forte récession (-8,8%). Les sociétés dont les premiers clients étaient les institutions ont vu leur chiffre d’affaires chuter, du fait de la réduction du budget de l’Etat ayant suivi l’arrêt des aides internationales. Le tourisme et l’hôtellerie restauration sont durement touchés tandis que les prix flambent : carburant, gaz et produits de première nécessité sont parfois passés du simple au double augmentant le risque d’insécurité alimentaire pour un grand nombre de personnes. L’industrie est également touchée : 20% des usines de la capitale ont fermé et 60% ont recours au chômage technique. Dans le secteur des transports, la compagnie nationale Air Mali a suspendu fin décembre ses activités pour neuf mois.

[1] En août 2012, plus de 450 000 étaient recensées comme étant déplacées ou réfugiées par le Haut commissariat aux réfugiés ; à début décembre 2012, les chiffres donnés par cette agence des Nations Unies étaient de 155 000 réfugiés et plus de 200 000 déplacés internes.

[2] Détail des articles du Chapitre VII Action en cas de menace contre la paix, de rupture de la paix et d’acte d’agression,

[3] Dans les motifs du déploiement de la mission civilo-militaire au Niger, Mauritanie et Mali (août 2012), le Conseil rappelle : « Le Sahel occupe une place importante dans l’agenda politique de l’UE. Les intérêts de l’Europe dans cette région sont multiples : ils comprennent la lutte contre l’insécurité et la criminalité organisée, la sécurité énergétique et l’immigration illégale ».

[4] http://www.bruxelles2.eu/zones/sahel/ma … n-une.html

http://survie.org/billets-d-afrique/201 … -au-sahara


" La propagande est aux démocraties ce que la violence est aux dictatures." (Noam Chomsky)

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#64 23-01-2013 01:07:48

toldo33
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Re: Crise au Mali

Collon vient d'exploser Guaino chez Taddéï

Roland Dumas  très bien aussi

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#65 23-01-2013 12:03:42

Tree-Tree
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Re: Crise au Mali

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#66 23-01-2013 12:19:23

Sky
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Re: Crise au Mali

Tree-Tree a écrit:

Yes.

En Replay ici :

http://www.france3.fr/emissions/ce-soir-ou-jamais

thx


La plus grand lacune de la race humaine est notre incapacité à comprendre la fonction exponentielle

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#67 23-01-2013 13:54:03

Zorg
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Re: Crise au Mali

Pour ceux et celles qui n'auraient pas le temps de regarder toute l'émission allez directement à 1h34'50 pour mater le  passage de Guaino mettant en garde contre la tentation de l'explication par la théorie du complot (il vise en fait Collon qui s'était exprimé vers 1h18).
Et la réponse magistrale de Collon à 1h44. smile
Enorme !

Sinon il y a aussi un bon rappel des recours par les politiques à la sémantique de la lutte contre le terrorisme vers 1h11'25


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#68 23-01-2013 14:37:24

Jonas061
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Re: Crise au Mali

Zorg a écrit:

Pour ceux et celles qui n'auraient pas le temps de regarder toute l'émission allez directement à 1h34'50 pour mater le  passage de Guaino mettant en garde contre la tentation de l'explication par la théorie du complot (il vise en fait Collon qui s'était exprimé vers 1h18).
Et la réponse magistrale de Collon à 1h44. smile
Enorme !

Sinon il y a aussi un bon rappel des recours par les politiques à la sémantique de la lutte contre le terrorisme vers 1h11'25

Très bonne prestation de Collon et Dumas.
Guaino était tout heureux de voir Rokia Traoré venir recentrer le débat sur le peuple malien, tant ses arguments étaient battus en brèche par ses deux contradicteurs...


"Pour enchainer les peuples, on commence par les endormir" Jean-Paul Marat.

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#69 24-01-2013 11:07:57

Analis
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Re: Crise au Mali

Armageddon a écrit:

Sarkozy est un 'Atlantiste' pur jus qui joue le jeu de l'OTAN.
Ou c'est peut-être l'avocat d'affaire qui n'a jamais cessé de rouler pour de riches clients)
Il semble que Hollande ne soit pas tout à fait sur la même ligne.
Du coup,je suppose que les militaires ne voient plus la même incohérence entre les intérêts égo-politiques nationaux et les moyens que la France met à leur disposition pour les défendre.

Pas étonnant, dans ces conditions de retrouver un consensus avec des, mouvements nationaux...
Je constate que les pays concernés : Mali, Algérie et les pays africains de la région attendaient souhaitaient espéraient une intervention de la France.
Même si ce n'est jamais une victoire de devoir faire appel à une armée étrangère, je comprends que l'on puisse préférer faire appel à l'armée de la République française plutôt que de prendre le risque d'être écraser dans la terreur par des hordes de mercenaires à la solde d'organisations politico-mafieuses

Faut-il vraiment s'en réjouir ?  Et qu'en est-il vraiment ?
    C'est bien grâce à la rupture progressive de ses liens avec la République française que le Mali a connu ces dernières années une évolution vers plus de démocratie et de transparence. Des scandales de corruption, il y en a eu, mais maintenant ils étaient poursuivis. Cet éloignement progressif a certainement fait des mécontents à Paris, avec pour résultat que les relations franco-maliennes ont été très fraîches depuis une dizaine d'années. La crise a eu indénialement comme effet négatif de saper les institutions maliennes, puis de rétablir la dépendance malienne à l'égard de l'ancien colonisateur. Hollande a claironné parfois qu'il voulait mettre fin à la Françafrique. Comme Sarkozy cinq ans plus tôt, n'est-ce pas ? Le fait est que l'intervention ne va pas favoriser sa disparition.

    Et faut-il vraiment conclure à l'appui sincère des algériens ? Il ne faudrait pas oublier les soupçons récurrents sur leur rôle, ainsi que celui des français, autour des agissements des islamistes d'Afrique du Nord et du Sahara. Soupçons qui courrent depuis la "sale guerre" des années 90. Accusations qui n'ont pas faibli ces dernières années, les Africains voyant souvent les intérêts français derrière les groupes armés islamistes et nationalistes. Yaya Sidibé de -22 Septembre de Bamako a ainsi accusé Nicolas Sarkozy d'avoir délibérément déstabilisé le Mali à l'aide du MNLA. Pour des motifs n'ayant pas grand-chose à voir avec l'agenda de l'OTAN.

http://www.aeud.fr/Mali-crise-malienne-et-l.html

     Au mieux, Hollande essaie-t'il peut-être de réparer les pôts cassés. Mais oui, on est en droit d'avoir des doutes sur ses arrière-pensées. Surtout après son lamentable comportement néo-colonial en Syrie (et je ne parle même pas de sa contradiction entre son soutien aux islamistes en Syrie et sa lutte contre eux au Mali). On comprend mieux l'hésitation de certains pays européens à apporter leur soutien, devant cette marmite d'interrogations.

Dernière modification par Analis (24-01-2013 20:48:27)

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#70 24-01-2013 19:00:07

Armageddon
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Re: Crise au Mali

Il faudrait pas croire que les Algériens, les Marocains, les Maliens, ou les autres peuples "victimes" de la colonisation entretiennent une rancœur contre la France. D'abord parce que la colonisation à la française n'avait pas pour objet de chasser les peuples des territoires colonisés comme ça se pratiquait ailleurs... ( je t'invite par exemple, à revoir l'histoire de la colonisation de l'Amérique par les anglo-saxons... Au final, les indiens ont été tantôt massacrés par les armes... où les colonisateurs se sont arrangés pour qu'ils meurent sur les routes des déportations successives sur des territoires, oops , des 'réserves' toujours plus loin, toujours plus inhospitalières... On peut dire qu'il y a eu une politique d'extermination des indiens.
Comme il existe une politique du même genre appliquée cette fois au peuple palestinien et que l'on tente d'appliquer maintenant au peuple syrien.
Moi je constate, que Hollande a ouvert un front au Mali visant les mêmes groupes d'intérêts qui sont entrain de supplicier le peuple syrien... Cela devrait, mine de rien, soulager un peu la pression sur la Syrie.
Alors permet moi de vouloir laisser une chance à cette politique de réussir...
Parce que je constate aussi... Comme par hasard... que les va-t-'en guerre qui nous poussaient à intervenir en Syrie  sont soudain aux abonnés absents concernant le Mail  ! N'est-ce pas un signe ?
C'est pourtant dans cette partie du monde que des petits "enfoirés" prennent des otages pour faire pression sur la France... Je ne connais pas les termes du chantage qu'ils font peser sur la République, mais j'imagine qu'il y en a un...
De mon point de vue : oui, il fallait mettre fin à cela...
Maintenant, est-ce qu'il y a une entourloupe derrière ? On peut tout imaginer, tout critiquer, tout amalgamer...
Je ne fais pas du "tous pourris" une règle qui guiderait systématiquement mon opinion. Alors, tant que les choses sont dans une direction que j'approuve totalement, je soutiens totalement.

Dernière modification par Armageddon (28-01-2013 17:57:14)


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#71 24-01-2013 20:27:20

Supedro
Invité

Re: Crise au Mali

Armageddon a écrit:

Moi je constate, que Hollande a ouvert un front au Mali visant les mêmes groupes d'intérêts qui sont entrain de supplicier le peuple syrien...Cela devrait, mine de rien, soulager un peu la pression sur la Syrie.

Cela déplace la pression vers le Mali et les pays environnants, alors du point de vue Syrien c'est peut etre bien, mais du point de vue malien ou nigerien, je ne suis pas sur.
Je vois un front de plus, plutot qu'une diversion.

 

#72 24-01-2013 21:00:11

Armageddon
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Re: Crise au Mali

Supedro a écrit:

Armageddon a écrit:

Moi je constate, que Hollande a ouvert un front au Mali visant les mêmes groupes d'intérêts qui sont entrain de supplicier le peuple syrien...Cela devrait, mine de rien, soulager un peu la pression sur la Syrie.

Cela déplace la pression vers le Mali et les pays environnants, alors du point de vue Syrien c'est peut etre bien, mais du point de vue malien ou nigerien, je ne suis pas sur.
Je vois un front de plus, plutot qu'une diversion.

A force de se payer de mots et s'inventer des combats anticolonialistes  on fini par tout mélanger :
> La France n'est pas entrer en guerre contre le Mali ni contre les maliens...
Avec ce genre de raisonnement on pourrait dire qu'en 1944 la France a été colonisée par l'Amérique.
Alors oui, l'Amérique avait surement quelques intérêts à défendre... Mais est-ce que tu vois tout de même la différence entre l'invasion nazie et le débarquement en Normandie ?


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#73 24-01-2013 21:12:42

Supedro
Invité

Re: Crise au Mali

Ne t'emporte pas Armageddon. wink
Tu vois l'interet anti-extremiste meme si les raisons données sont bidons. Moi je trouve les moyens employés sans aucun rapport avec la finalité du truc

De plus ton exemple Normandie/ nazis concerne des guerre classiques et symétriques, et surtout inter étatiques (une bonne vieille guerre quoi)

Là tu dis qu'on est en train de combattre hitler et les SS, et que les quelques intérets qu'on aurait à le faire, hormi la sainteté finale du truc ne sont pas nos raisons principales, c'est bien çà?

Mais pourquoi là, maintenant et en debarquant maintenant nos chars lourds anti-terroristes?
Apres notre artillerie de 105 longue portée anti terroriste. Apres nos helicos tigres ultra blindés anti terroriste.

Donc pas de souci, on va combattre des méchants, mais la méthode (du genre bataille de la Marne) est bizarre et me fait penser qu'on nous enfle encore.
Et à force d'etre enflé j'en ai marre, donc le coup de on va attaquer les talibans au pakistan pour alleger les troupes en afghanistan et leurt permettre de gagner, excuse moi mais c'est vraiment un piege à bonne conscience, voire pire.

je vais faire court, il n'y a AUCUNE bonne guerre


Mali : la France prépare l'envoi de chars Leclerc.
Par cridem.org - Date: il ya 18 heures 54 minutes

Mali : la France prépare l'envoi de chars Leclerc.

L'armée de terre a renforcé son stock de pièces de rechanges de première urgence en vue d'un déploiement de quatre Leclerc.

L'opération Serval monte en puissance, et ce n'est pas peu dire. Après les hélicoptères de combat Tigre déjà sur place, les blindés d'infanterie dernier cri VBCI, qui viennent de prendre la route à bord d'un bâtiment de projection et de commandement, la France se met en position d'envoyer des chars Leclerc au Mali, a-t-on appris de sources concordantes.

A ce stade, les plans prévoiraient que quatre Leclerc soient projetés. Signe qu'elle anticipe leur arrivée sur place, l'armée de terre a dérouté sur le Mali un stock de pièces de rechange de première urgence, un « AIP » dans le jargon militaire (autonomie initiale de projection).

Cet AIP était en partance pour le Qatar où la deuxième brigade blindée doit participer à un exercice en avril.

Zéro risque ?

Le fleuron des blindés français n'a été projeté en opération extérieure qu'à deux reprises : au Kosovo à la fin des années 90 et au Liban en 2006. La Francecompte 250 Leclerc environ. Très peu servent dans les quatre régiments de chars lourds, car l'essentiel des exemplaires est affecté dans des parcs de manoeuvres, de maintenance ou de projection.

Si elle se confirme, la décision de l'Etat major de déployer un tel armement ne va pas manquer de surprendre et de changer la nature politique de l'opérationServal.
Les rebelles djihadistes sont aguerris et disposent d'armements très dangereux. On évoque notamment des missiles anti-chars. Mais peut-être possèdent-ils des armements plus lourds et qu'à Paris on ne veut prendre aucun risque. A moins que les Leclerc soient avant tout utilisés pour occuper le terrain et envoyer un signal politico-militaire fort.

Contacté, l'Etat major n'a pas souhaité commenter.

Alain Ruello

Source: cridem.org


http://www.malijet.com/actualte_dans_le … clerc.html

Dernière modification par Supedro (24-01-2013 21:17:11)

 

#74 25-01-2013 14:08:43

Armageddon
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Re: Crise au Mali

Donc, quatre chars Leclerc devaient être envoyés au Qatar... Le Qatar ? hello ? n'est-ce pas cet émirat qui finance les mercenaires qui martyrisent le peuple syrien ?
Eh bien, ces quatre chars iront au Mali et pour cause :

Le Canard révèle : Des dollars du Qatar pour financer un khalifa islamique aux frontières d’Algérie
lire la suite :
http://www.dna-algerie.com/enquete/le-c … -d-algerie


Il n'y a pas besoin de ressortir les vieux plans sur le thème de la colonisation ou la françafrique pour comprendre pourquoi les quatre chars destinés au Qatar vont maintenant combattre les pétrodollars du Qatar...
C'est en effet un signal fort envoyé à ce brigand d'émir...

Bon, mais, est-ce que la France fait cela de façon complètement désintéressée... Grande question en effet...

Dernière modification par Armageddon (25-01-2013 16:45:00)


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#75 25-01-2013 14:26:07

Tree-Tree
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Re: Crise au Mali

Le NouvelObs (du 24 au 30 janvier) tente le titre "La France en guerre : Ce qu'on ose pas dire". Les gars se mouillent un peu sur une page seulement...

( En plus large ici : http://img9.imageshack.us/img9/6714/nouvelobs.jpg )

http://img9.imageshack.us/img9/6714/nouvelobs.jpg

Dernière modification par Tree-Tree (25-01-2013 14:28:19)

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#76 25-01-2013 16:47:22

Supedro
Invité

Re: Crise au Mali

Armageddon a écrit:

Donc, quatre chars Leclerc devaient être envoyé au Qatar... La Qatar ? hello ? n'est-ce pas cet émirat qui finance mercenaire qui martyrise le peuple syrien ?
Alors ces quatre chars n'ir?

L'info sur les 4 leclercs est une sorte de ballon d'essai d'apres les commentaires de militaires que je lis sur les blogs. Le stock de piece detachée de leclerc envoyé au Mali augure l'arrivée de plus de matériel d'apres eux. Et pour l'instant ces commentaires de milis d'active que je lis sont souvent bien anticipés.

Je pense aussi, qu'une fois la force internationale en place les jihadistes vont simplement se barrer ailleurs et qu'il ne restera plus que des touaregs et des 'anti imperialistes' à combattre et qu'on aura donc notre sale guerre si prévisible avec base permanente à l'americaine et points chauds protégés (mines uranium, or, villes strategiques et voies de communication pour exporter les richesses et faire les flics), tandis que les US s'implanteront directement dans toute l'afrique de l'Ouest en jouant les chasseurs de jihadistes, ce qui me semble etre le seul but stratégique valide de cette opération serval (on parle maintenant de Brigade Serval dans les QG, ce qui indique encore une 'vision à long terme'. Lorsqu'on en sera à la Division Serval on sera vraiment implanté.

Quant au qatar, je suis ok avec toi. C'est de toutes facons depuis 3-4 ans le grand fouteur de merde dont tous les états lechent les babouches au vu du compte en banque.

 

#77 25-01-2013 18:48:45

MARTGOL
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Re: Crise au Mali


IN AMENAS Révélations sur une attaque terroriste

http://www.liberte-algerie.com/actualit … nas-192758 M B.

http://issikta.blogspot.fr/2013/01/in-a … taque.html

photo:bouchneb L’opération militaire exceptionnelle de l’ANP contre le groupe El-Mouakine bi dima (Les Signataires par le sang), groupe récemment créé par Mokhtar Belmokhtar, a donné lieu à des explications contradictoires des gouvernements, experts et médias. 72 heures après le premier assaut, Liberté tente une explication sur une affaire très complexe et une prise d’otages industrielle que l’Algérie a eu à gérer. Comment s’est préparée l’attaque et pourquoi ? L’attaque terroriste et la prise d’otages qui s’en est suivie trouve ses racines dans plusieurs évènements, jusque-là secrets, que Liberté est en mesure de révéler. On soupçonnaient depuis 2 mois et demi que Mokhtar Belmokhtar, dissident d’Aqmi et du Mujao, a décidé de frapper un grand coup contre l’Algérie et les puissances occidentales. C’est, paradoxalement, à… Tripoli libérée que s’est tenue la première réunion regroupant Belmokhtar avec des éléments ayant quitté Aqmi pour rejoindre El-Moultahimoune (Les Enturbannés), à leur tête le chef du commando d’In Amenas, Mohamed-Lamine Bouchneb, dit Taher, venu avec son organisation. Le choix de la Libye était non seulement évident mais judicieux. Alors que Belmokhtar était signalé au Mali, en Mauritanie ou au Burkina Faso, sous la protection bienveillante de son ami, l’imam Chafi, c’est dans un Tripoli chaotique, encore sous la fièvre de l’après-Kadhafi, que Belmokhtar est parti faire du shopping, chez ses nouveaux amis salafistes libyens qui avaient mis la main sur un arsenal impressionnant. La liste des courses de Belmokhtar était édifiante : missiles sol-air (Manpads), RPG7, nouvelle génération, mitrailleuses FMPK, 6,65mm, montées sur treuils pour 4x4, AK47… C’est son bras droit Bouchneb, qui dirigeait l’organisation Fils du Sahara pour la justice islamique, un regroupement de contrebandiers et de trafiquants de drogue connu dans le Sud-Est algérien, qui lui a débrouillé cette rencontre et les planques à Tripoli où Belmokhtar a séjourné durant 18 jours sans être inquiété, ni par le gouvernement transitoire libyen et encore moins par les milices salafistes. Le chef du commando, tué dans l’après-midi du jeudi, était l’homme-clé de cette opération. Au-delà de son pédigrée djihadiste (attaque contre un aéroport militaire à Djanet en 2008 ou l’enlèvement de l’otage italienne), Bouchneb était celui qui contrôlait les cartels de la drogue vers la Libye. C’était “l’homme d’affaires” de Belmokhtar et celui qui avait organisé les filières de la contrebande vers la Libye. Originaire d’Illizi, Bouchneb connaît chaque recoin de la région et joue à merveille sur les subtilités tribales et régionales. Il connaissait l’offre et la demande. Il avait, par exemple, réussi à troquer 13 véhicules 4x4 neufs, sortis des garages de la garde personnelle de Kadhafi que les milices libyennes avaient récupérés, contre quelques têtes de mouton, deux citernes de kérosène et même des écrans plasma ! Avec la rupture entre Belmokhtar et l’“émir” Abou Zeïd, Belaouer voulait frapper un grand coup pour imposer sa nouvelle organisation dans l’échiquier terroriste du Sahel. Entre Aqmi, le Mujao, Ansar Eddine et les autres factions indépendantes, Belmokhtar se devait de rappeler à tout le monde que l’“émir” du Sahara, c’était lui. Que le fils de Ghardaïa avait encore son influence et qu’il fallait compter avec lui. Et c’est Lamine Bouchneb qui va lui ramener l’objectif qui allait lui donner cette résonance internationale qu’il cherchait. Base de BP : pourquoi tant de facilités ? C’est le site de Tiguentourine d’In Amenas qui allait être choisi. Et c’est loin d’être un hasard. Non seulement le complexe de British Petrolium (BP) était une cible à fort potentiel médiatique, qui présente l’avantage d’être à un jet de pierre de la frontière libyenne d’où est venu le commando terroriste qui s’est introduit sur le territoire algérien à 2 heures du matin, mais il avait la particularité d’employer des… parents de terroristes. Liberté est ainsi en mesure de révéler que la firme britannique BP employait, à travers un contractant local, une société de transport de marchandises qui appartient à la famille Ghediri qui n’est autre que celle du frère de… Abou Zeïd, le chef d’Aqmi au Sud, de son vrai nom Ghediri Abdelhamid. Bouchneb y a fait recruter des membres de sa famille ; et la société a prospéré grâce aux contrats avec BP. Cette société basée sous une Sarl légalement enregistrée à Ouargla écumait avec sa flotte de camions, au moins une trentaine de semi-remorques, le site d’In Amenas depuis au moins 3 ans mais assurait également le transport logistique entre les bases de vie de BP et leurs sites à Illizi ou In Salah. Les terroristes qui ont investi le complexe gazier savaient pratiquement tout du dispositif sécuritaire et logistique de la base. Ils ont intercepté le bus des expatriés à l’heure même où il démarrait vers l’aéroport. Ils ont tenté de suite d’empêcher les travailleurs de couper les pompes de gaz qui alimentent les turbines. Ils ont, dès les premières secondes, détruit les interrupteurs électriques. Toute cette connaissance n’aurait jamais été possible sans des “guides” connaissant la base de l’intérieur. Pourtant, de nombreux employés étaient soupçonnés de faire partie d’un réseau de soutien au terrorisme et le frère d’Abou Zeïd a, maintes fois, été interpellé pour enquête. Mais à chaque fois, malgré les avertissements algériens, la compagnie britannique, mise au courant des faits, n’a pas résilié le contrat avec la société du frère du chef d’Aqmi au Sud. Pis, les spécialistes du HSE (Hygiène sécurité et environnement) de BP, qui viennent régulièrement de Londres “cheker” la sécurité des sites BP en Algérie, sans aucune interférence ni de Sonatrach ou de Statoil, leurs partenaires sur ce gisement, ne semblent pas avoir découvert cette faille sécuritaire. Et quand on constate les interrogations légitimes de ceux qui se demandent comment cela a-t-il pu arriver ou les réactions intempestives du Premier Ministre britannique, David Cameron, on se demande si les services de renseignements britanniques du MI-6, qui n’étaient pas dans l’ignorance d’une telle anomalie, ou la direction générale de BP l’ont tenu informé que, sur leur principal site en Algérie, des individus suspects travaillaient pour… eux. Ceci pour les complicités internes avérées. Sur le plan de la protection du site qui incombe donc aux Britanniques, faire le procès de l’Algérie est tel que cela équivaut à critiquer l’Armée algérienne de ne pas protéger l’intérieur des… ambassades étrangères. C’est une question de souveraineté, et BP avait, à travers son HSE, tout le loisir de protéger son propre site sans assistance algérienne. Ce qui a été fait puisque le site était censé être protégé par une société de gardiennage privée dont on ne connaît ni les capacités réelles ni les compétences exactes. À charge au gouvernement algérien de sécuriser les alentours du site (comme le positionnement d’une brigade de la Gendarmerie nationale jouxtant la base BP) ou du moins les alentours du site comme avec des barrages mobiles de la Gendarmerie nationale. L’armée n’étant appelée qu’en cas de coup dur puisque sa mission est de balayer les frontières et de lutter contre le terrorisme là où il se trouve. C'est-à-dire dans le cas présent, à la frontière algéro-libyenne où les groupes terroristes ont décidé de tester les défenses militaires algériennes. Les otages de bouclier humain à bouclier médiatique ! Actuellement, la situation est critique. Entre 8 et 10 terroristes se sont retranchés dans le complexe gazier de BP, menaçant les otages restants, estimés à une trentaine. Tous les accès ont été minés avec des explosifs cassants et les terroristes sont dans une logique suicidaire. Ils avaient de quoi faire sauter le complexe gazier et les otages avec et de rayer de la carte la ville d’In Amenas et ses habitants. Les spécialistes estiment qu’ils “sont dans une situation psychologique extrême”. Après avoir utilisé les otages comme boucliers humains (avec des ceintures explosives sans détonateurs), puis “boucliers médiatiques” — ils ont torturé psychologiquement les otages afin qu’ils téléphonent à leurs gouvernements respectifs pour décrire une situation dramatique et obtenir de faire pression sur Alger, ce qui a été en partie réussi —, l’attaque d’In Amenas n’est pas encore terminée. Après que Washington, Londres, Paris ou Tokyo se sont fait copieusement intoxiquer par la propagande apocalyptique des terroristes via notamment l’agence ANI mauritanienne, ces derniers veulent obtenir un couloir terrestre, avec des otages, pour se replier vers la… Libye. Encore elle. Couloir qui serait garanti par les puissances occidentales qui ont des otages. Mais au regard du changement perceptible des capitales occidentales qui mesurent, de mieux en mieux au fil de la crise, que l’Armée algérienne gère au mieux cette situation unique dans les annales du terrorisme, ils risquent de ne pas obtenir gain de cause. Le tout est de savoir s’ils commettront l’irréparable. Car, alors que l’opération est en cours, Liberté a appris qu’une deuxième vague de colonne terroriste est en train de préparer une opération de sauvetage de leurs amis terroristes à Ghadamès. 60 pick-up surarmés ont été signalés dans la nuit se dirigeant vers les frontières algériennes. L’affaire d’In Amenas n’est que le début de la contre-offensive terroriste à l’intervention française au Mali. http://www.liberte-algerie.com/actualit … nas-192758 M B.


"Quand les drapeaux sont déployés, toute l'intelligence est dans la trompette".Stefan Zweig.
http://soundcloud.com/le-principia

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#78 25-01-2013 19:17:31

Armageddon
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Re: Crise au Mali

Supedro a écrit:

Quant au qatar, je suis ok avec toi. C'est de toutes facons depuis 3-4 ans le grand fouteur de merde dont tous les états lechent les babouches au vu du compte en banque.

Tu n'es pas sans savoir qu'effectivement, la France -ou ce que d'autres appellent malicieusement la FranceAfrique- a des liens très forts dans cette régions avec -bien entendu- des partenariats économiques et même stratégiques.
Pendant plus de 20 ans, la Libye a tenté de s’implanter avec toute une série d'épisodes parfois dramatiques bien connus.
Bon...
Maintenant que la coalition Sarko & Co a abattu le régime lybien -de façon ignoble il faut bien le dire- voila que des mercenaires pseudo djihadistes, viennent prendre la suite du lybien, mais cette fois, avec des financements de "notre ami du Qatar"... Hum ?
Le Qatar, est une gigantesque base militaire US, hum... hum... ?

La question aujourd'hui -avant d'aller plus loin- est de savoir où se trouve en réalité la ligne de démarcation entre nos vrais vrais amis et nos vrais ennemis.
Qui veut virer la France et prendre sa place ? >>> Y compris par la ruse, la traitrise, la violence, le chantage et la terreur.
Vu ainsi, j'arrive à comprendre que les militaires Fr. prennent de grosses précautions :
nous sommes (sans le dire) dans une logique gaullienne de défense "tout azimut".

Dernière modification par Armageddon (27-01-2013 17:05:07)


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#79 27-01-2013 12:30:30

emilie
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Re: Crise au Mali

Sur les propos d'Armageddon:

"La question aujourd'hui -avant d'aller plus loin- est de savoir où se trouvent en réalité la ligne de démarcation entre nos vrais amis et nos vrais ennemis.
Qui veut virer la France et prendre sa place ? >>> Y compris par la ruse, la traitrise, la violence, le chantage et la terreur.
Vu ainsi, j'arrive à comprendre que les militaires Fr. prennent de grosses précautions :
nous sommes (sans le dire) dans une logique gaullienne de défense "tout azimut".
"

Cette affaire sent le P2OG à plein nez depuis le début. Pour ceux qui ne connaissent pas le terme, voir les travaux de Ragondin sur William Schneider ( voir son cursus sur http://www.geopolintel.fr/article50.html) , AZF et surtout Worldspace (voir le fil dédié)  qui fut en son temps un maillon important de ce type d'opération, et qui disposait d'une antenne à Toulouse.

Militairement je ne peux expliquer le déploiement d'armes type Leclerc que par le risque de se faire tirer dans le dos par ... nos " alliés".
Je rejoins l'analyse d'Armageddon, , on a basculé ( pas complètement d'ailleurs cf la Syrie) d'une logique atlantiste vers une logique gaullienne.
Cette affaire était destinée à placer l'Afrique Noire sous contrôle US après un massacre d'occidentaux à Bamako par des islamistes. L'armée US aurait pu débarquer en masse pour  s'y installer ( ils sont déjà en Algérie et notez bien que les bases US en Algérie ne sont jamais attaquées ... )

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#80 27-01-2013 18:53:59

Supedro
Invité

Re: Crise au Mali

Je dois dire que cette hypothese de prendre à contre-pied les US en s'implantant rapidement est intéressante, mais j'aimerai bien un peu plus d'élément.
Je vais y etre plus attentif, bien que pour l'instant je n'y crois guère, Hollande rompant ses fils de pantin OTAN/US çà me parait dur à avaler : il a pris la tete du parti par accident politique, il a été aux presidentielles par accident juridique et il a été élu par dégoût du nain jaune, pas pour sa vision géopolitique anti impérialiste.

 

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