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#1 23-10-2008 10:14:15

ragondin
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Le NORAD composante de l'ABM (bouclier anti-missile)

Paix et sécurité 
http://209.85.135.104/search?q=cache:UZ … &gl=fr
En attente des ordres venant de Washington
par Tim Creery


Comparaissant devant deux sous-commissions du Sénat à Washington, le Commandant en chef de NORAD disait : (C'est une question de la plus grande urgence que l'achèvement des missiles anti-balistiques de défense du Canada et des États-Unis soit fait aussi rapidement que possible).

Ceci est-il un rapport de l'administration Clinton de déployer le système national de défense anti-missiles (NMD)? Non, c'est un rapport écrit par Knowlton Nash quand il était correspondant à Washington du journal Financial Post en 1959. Il est cité dans le livre d'Ann Denholm Crosby paru en 1998 intitulé : Dilemmas in Defence Decision-Making : Constructing Canada's Role in NORAD, 1958-96 (International Political Economy Series; McMillan Press en Grande Bretagne, St. Mart's Press aux États-Unis).
Dans une année où on a vu le ministre des Affaires Étrangères, M. Axworthy, s'opposer à la participation du Canada au programme NMD et le ministre de la Défense, M. Eggleton, soutenir ce programme, ce livre, fruit d'une recherche minutieuse, écrit par un professeur de l'Université de York - et membre du Groupe des 78 - vient à point. NORAD est plus encore un cas de (Comme il était au commencement… ).

Madame Crosby décrit comment, depuis le début, le Commandement de la défense aérospatiale de l'Amérique du nord et son mandat ont émergé d'un processus de planification militaire américaine dans lequel les officiers canadiens prirent part, suivi par l'examen et l'approbation par les instances politiques des États-Unis, alors qu'à Ottawa, on s'en tenait à la considération politique de (à prendre ou à laisser ).

La menace de bombes terroristes pour le continent Nord Américain était déjà en diminution quand le commandement conjoint - c'est-à-dire un commandement américain avec un commandement adjoint canadien - vit le jour en 1957. La menace de missiles balistiques intercontinentaux suivit, avec un changement significatif d'attention qui passa de la défense anti-bombes à la défense anti-missiles. Une étude approuvée par les chefs d'états-majors canadiens et présentée au ministre de la Défense, en 1962, soutint que la défense contre les ICBM était presque impossible. Elle disait qu'avec l'introduction des ICBM et (les systèmes d'avertissement, de représailles et de défense active maintenant envisagés, l'espace aérienne et terrestre canadienne vont s'avérer d'une importance décroissante pour la posture de défense des États-Unis).

Un semblant de consultation politique avait été lancé en 1958 avec un Comité ministériel Canada-Etats-Unis sur la Défense Commune. Il tint sa dernière réunion en 1964. En 1969, M. Basil Robinson, haut fonctionnaire au ministère des Affaires Étrangères, écrivit un mémorandum cité par Madame Crosby : (Un rappel de la volonté du gouvernment canadien de revendiquer ses droits d'être consulté pourrait aider à rassurer la population que nous ne sommes pas tout juste là en attente des ordres venant de Washington). Il continua pour souligner toutefois le problème selon lequel, les consultations avec les États-Unis en matière de défense forçaient le gouvernement canadien à prendre des décisions qu'il aurait préféré éviter.
Ainsi donc, NORAD alla plus loin à travers des renouvellements successifs, soutenus avec enthousiasme par l'armée canadienne et l'industrie de production en matière de défense, plus particulièrement le nouveau secteur économique-clé de l'aérospatial et de l'électronique. Pendant que le Canada annulait L'avion d'interception Arrow, qui aurait pu compétitionner avec un intercepteur américain en construction, et acheta le (nuclear-tipped Bomarc-B missile) provenant des États-Unis, il reçut en compensation d'importantes commandes à travers les arrangements de partage de la production en matière de défense qui accompagnèrent NORAD, plus particulièrement pendant la guerre du Vietnam. Le plus grand système d'armements étant réservé à la production américaine, les entreprises canadiennes et les succursales des entreprises américaines implantées au Canada réalisèrent de bonnes affaires dans les sous-systèmes.

Dans ses efforts pour ne pas être engagé dans des politiques qu'il ne soutenait pas, le Canada obtint, en 1968, lors du renouvellement de NORAD, une clause stipulant que l'accord (ne comprenait en aucun cas un engagement canadien de participer dans un défense actif contre les missiles balistiques). La clause fut secrètement supprimée lors du renouvellement de l'accord de 1981. La suppression ne fut portée à la connaissance du public qu'en 1985. De la même façon, le Canada résista à l'effort des États-Unis de changer le nom de (commandement de défense aérienne) en (commandement de défense aérospatiale) en 1974 et 1978 mais y accéda en 1981.

NORAD amena le gouvernement Diefenbaker à l'approbation de l'achat des (nuclear-tipped Bomarc Bs). Puis le gouvernement essaya de revenir sur sa décision, mais le chef de l'opposition, M. Lester B. Pearson, déclara qu'il allait honorer l'accord original, et négocier plus tard en vue de retirer les armes nucléaires. Ses Libéraux furent élus en 1963 et les armes nucléaires furent portées par les intercepteurs canadiens sous NORAD jusqu'en 1984.

Madame Crosby détaille cas après cas dans lesquels la planification de NORAD et les arrangements encombrent le Canada avec des politiques dont il paraît désapprouver. Par exemple, en 1978, le premier ministre Trudeau exigea (l'étouffement de la course aux armements), y compris l'interdiction des essais des systèmes de livraison des armes nucléaires. Quelques années plus tard, son gouvernement approuva l'essai, au-dessus du Canada, de missiles de croisière destinés à transporter les ogives nucléaires. Ceci aurait été plutôt maladroit de ne pas le faire alors que le gouvernement avait appuyé Litton Systems Canada Ltd dans la fabrication de système de gouverne pour le missile.

La grande, large et durable brèche dans la politique du Canada en la matière était le développement de missiles anti-balistiques et l'utilisation de l'espace intersidéral pour des objectifs militaires. La mission et le mandat de NORAD ont été modifiés à ce moment et encore pour lui donner un rôle dans la planification et le commandement des systèmes de défense en conjonction avec le commandement de l'espace des États-Unis (dont le Commandant en chef était aussi le Commandant en chef de NORAD). Ceci s'appliqua tant pour le système national de défense anti-missiles (NMD) que le système de théatre-des-opérations de défense anti-missile (TMD) dans un système de protection globale. Les officiers militaires canadiens au sein de NORAD étaient complètement intégrés dans la structure américaine tant dans NORAD que dans les autres composantes du système global qui, dans sa conception, violait le traité ABM.

Bien que le gouvernement Mulroney n'accepta pas l'invitation des États-Unis de participer à l'Initiative de Défense Stratégique du Président Reagan, appelée la guerre des étoiles, le premier ministre (exprima son soutien pour l'implication du monde universitaire et des entreprises privées dans les recherches sur IDS et indiqua que les deux secteurs pourraient soumettre des demandes pour bénéficier de l'aide financière directe du gouvernement dans la poursuite de leur recherche).

Le livre de Madame Crosby consacre une bonne place à la façon dont les journaux ont traité des questions touchant à NORAD tout au long des années. Elle trouve que quand la presse prêta attention à un sujet, elle réalisa un travail minutieux. Mais plus souvent, elle laissa les renouvellements de NORAD passer inaperçus, n'en faisant mention que rarement. Les quarante ans d'ambiguïté constante ne reçurent pas toujours l'attention que le monde des lecteurs méritait.


« La stratégie militaire doit désormais être pensée en fonction de la couverture télévisuelle [car] si l’opinion publique est avec vous, rien ne peut vous résister ; sans elle, le pouvoir est impuissant. »
M. Michael K. Deaver

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#2 23-10-2008 10:19:37

ragondin
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Re: Le NORAD composante de l'ABM (bouclier anti-missile)

Mais dans quelle mesure le Canada est-il impliqué dans le bouclier antimissiles en vertu de cette participation au NORAD renouvelé?
www.rcinet.ca/rci/fr/chroniques/7553.shtml
C'est une question qui fait débat. Par exemple, le futur ambassadeur du Canada aux Etats-Unis, Frank McKenna, dit qu'à toutes fins pratiques, la participation du Canada à NORAD équivaut à une participation au bouclier antimissiles. Cette interprétation est rejetée par d'autres qui affirment qu'il ne s'agit là que d'une cueillette de l'information. Par exemple, le ministre de la Défense, Bill Graham, souligne la différence entre le fait de déceler la présence de missiles ennemis et la prise de décision pour ordonner leur destruction. Ajoutons un point fondamental: Frank Mc Kenna se demandait ce que les Etats-Unis pourraient vouloir de plus. Ce qu'ils voulaient nétait pas mineur: c'était l'aval du Canada au projet pour donner de la légitimité à ce projet qui demeure contesté et qui est loin par ailleurs de faire ses preuves sur le plan technique.


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#3 23-10-2008 10:28:10

ragondin
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Re: Le NORAD composante de l'ABM (bouclier anti-missile)

Pour résumer,
le 11 septembre la faillite du NORAD rend nécessaire la mise en place du nouveau système ABM.
Sans l'accord canadien ce n'était pas possible.
Le Pentagone est il une riposte de l'opposition à ce système?
Nous tenterons de le démontrer.

http://fr.wikipedia.org/wiki/NORAD

Dernière modification par ragondin (23-10-2008 10:34:20)


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#4 23-10-2008 12:17:32

Grafton
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Re: Le NORAD composante de l'ABM (bouclier anti-missile)

5 ans avant le 9/11

Direction de la recherche parlementaire

                                         DÉFENSE ANTIMISSILES ET RENOUVELLEMENT DE L'ACCORD DU NORAD



Rédaction :   Michel Rossignol
Division des affaires politiques et sociales
Le 27 septembre 1995
Révisé le 16 avril 1996

DÉFENSE ANTIMISSILES ET RENOUVELLEMENT
DE L'ACCORD DU NORAD



INTRODUCTION

Depuis la fin de la guerre du golfe Persique, les États-Unis ont abandonné l'Initiative de défense stratégique, connue également sous le nom de guerre des étoiles, et ont plutôt axé leurs efforts sur la défense contre des missiles balistiques de théâtre comme les SCUD utilisés par l'Iraq. Le déploiement de systèmes de défense antimissiles à la fin des années 90 pourrait avoir des incidences sur le rôle que joue le Canada au sein du NORAD, de l'OTAN et des Nations Unies. Comme le Livre blanc sur la défense de 1994 l'indique, c'est une question à laquelle il faut prêter attention car les armes de destruction massive, dont les missiles dotés d'ogives nucléaires, chimiques ou biologiques, menacent ou menaceront bientôt les pays amis et alliés du Canada, en Europe et ailleurs, et «il [...] se peut que le Canada veuille un jour déployer des forces dans des endroits où il pourra devoir faire face à de telles armes» (p. 21).

C'est pourquoi, selon le Livre blanc, le Canada tâche de mieux comprendre la défense antimissiles par le biais de recherches et de consultations avec des pays qui partagent ses vues. Dans le présent document, nous examinons brièvement les dernières innovations en matière de défense antimissiles et les questions dont le Canada devra s'occuper au cours des années à venir.

L'ENGAGEMENT DES ÉTATS-UNIS ENVERS LA DÉFENSE ANTIMISSILES

Encouragés par la performance de leurs missiles Patriot pendant la guerre du golfe Persique, les États-Unis ont décidé de mettre au point des systèmes efficaces de défense contre les missiles de théâtre peu après la fin de la guerre. Certains observateurs ont contesté cette décision à la lumière d'une analyse plus critique de l'efficacité des missiles Patriot. Cependant, la prolifération de la technologie relative aux petits missiles balistiques, le caractère instable des régimes en place dans des pays tels que l'Iraq et la Libye, et la capacité de ces pays de mettre au point des ogives chimiques, biologiques et nucléaires font partie des raisons invoquées pour justifier les systèmes proposés.

Pour l'exercice 1995-1996, dans le budget de la défense qu’il a proposé, le gouvernement Clinton a prévu d'attribuer la somme de 2,9 milliards de dollars à la recherche et au développement dans le domaine de la défense antimissiles. Pour leur part, les membres républicains du Congrès préconisent un appui encore plus important à la défense antimissiles, d'ailleurs l'un des grands thèmes de leur campagne «Contract with America» lors des élections législatives de 1994.

INTÉRÊT EN EUROPE ET AILLEURS

Les pays européens s'intéressent également à la défense antimissiles en raison de la menace éventuelle que représentent les États belliqueux ou instables d'Afrique du Nord et du Moyen-Orient comme la Libye et l'Iraq, qui pourraient mettre au point des missiles capables d'atteindre les villes européennes. Par conséquent, les principaux pays européens ont entrepris des recherches dans le domaine de la défense antimissiles, mais n'ont pas encore décidé s'ils compteraient sur leur propre système ou participeraient avec les États-Unis aux systèmes de l'OTAN.

Entre-temps, Israël a mis au point le missile Arrow pour son propre système de défense antimissiles, tandis que les pressions s'intensifient sur le Japon pour qu'il participe aux recherches sur la défense antimissiles. En effet, la région du Pacifique constate avec une inquiétude grandissante que la Corée du Nord et la Chine poursuivent la mise au point de nouveaux missiles.

SYSTÈMES PROPOSÉS PAR LES ÉTATS-UNIS

Pour répondre à la menace que pourraient constituer les missiles à la fin des années 90 et au-delà, les États-Unis ont entrepris de mettre au point trois systèmes de défense. Le premier est le Patriot Advanced Capability (3e génération) ou PAC-3, qui devrait être déployé vers 1998 et qui utilise un nouveau missile ERINT destiné à détruire les ogives ainsi que les missiles. Les deux autres systèmes sont les missiles Standard Block IVA de la Marine américaine et le Système de défense haute altitude de théâtre d'opération (THAAD).

Les États-Unis prévoient également décider d'ici 1998 s'ils mettront au point l'un des trois systèmes proposés à l'aide d'une technologie plus avancée. L'un est un système de lancement à partir d'un navire, semblable au THAAD, tandis qu'un autre porte sur un intercepteur en phase de propulsion (BPI) permettant à un avion d'utiliser des missiles ou des armes à laser aéroporté (ABL) pour intercepter des missiles peu de temps après leur lancement. Le troisième système est le Medium Extended Range Air Defense System (MEADS) qui assurerait une défense contre les missiles d'avions, les missiles de croisière ainsi que les missiles balistiques. Compte tenu des coûts élevés de ces projets, les États-Unis ont conclu une entente avec l'Allemagne, la France et l'Italie au début de 1995 pour en entreprendre conjointement la mise au point.

Au début de 1996, le département de la Défense des États-Unis a modifié un peu son programme de défense antimissiles en augmentant les fonds alloués au développement du système PAC-3 tout en réduisant substantiellement le budget pour le système THAAD. Les États-Unis semblent se concentrer sur les systèmes visant à contrer la menace que posent les missiles à rayon d’action court.

DÉBAT SUR LES CONSÉQUENCES DE L'ÉTABLISSEMENT D'UN SYSTÈME
DE DÉFENSE ANTIMISSILES NATIONAL SUR LE TRAITÉ SUR LES
MISSILES ANTIMISSILES BALISTIQUES

En décembre 1995, le Congrès américain a demandé le déploiement d’un système national de défense antimissiles dès 2003, et en mars 1996, le président de la Chambre des représentants et le chef de la majorité au Sénat ont présenté un projet de loi à cet égard, le Defend America Act of 1996. L'appui solide manifesté par le Congrès américain à la mise en place d’un tel système intensifiera le débat sur les conséquences qu'une telle mesure aura sur le Traité sur les missiles antimissiles balistiques (Traité ABM) signé par les États-Unis et l'Union soviétique pendant la guerre froide. Le traité limite la défense contre les missiles balistiques intercontinentaux (ICBM) à un site national afin de préserver la stabilité de la dissuasion nucléaire réciproque. Bien que la guerre froide soit terminée, les partisans du contrôle des armements et d'autres intéressés, y compris le gouvernement du Canada, tiennent à conserver le Traité ABM, ne serait-ce que pour consolider les relations pacifiques entre les États-Unis et la Russie.

On craint de plus en plus que, même si la présence de systèmes de défense dans un théâtre d'opérations à l'extérieur des États-Unis ou de la Russie n'influerait pas forcément sur le Traité, le déploiement de ces mêmes systèmes dans ces deux pays pourrait assurer à ces derniers une protection contre les ICBM et les missiles de théâtre et les inciter à cesser de réduire leurs arsenaux d'ICBM. Afin de préparer le terrain en vue du déploiement d'un système national qui ne compromettrait pas le Traité ABM, les États-Unis ont tenté de négocier une entente avec la Russie pour établir la distinction entre les systèmes de défense de théâtre et les systèmes anti-ICBM.

Cependant, en juillet 1995, la Russie a rejeté les propositions des États-Unis, qui se fondent sur la vitesse et la portée pour définir les missiles de théâtre (5 kilomètres/seconde ou moins et une portée de 3 500 kilomètres) et les missiles intercepteurs (3 kilomètres/seconde ou moins). En fait, il pourrait s'avérer difficile d'établir une distinction nette entre ces deux types de missiles puisqu'en réaction au déploiement d'un système de défense antimissiles, certains pays pourraient mettre au point des missiles d'une vitesse et d'une portée équivalentes à celles des ICBM. Si la distinction entre les missiles de théâtre et les ICBM devient de moins en moins nette, cela donnera probablement lieu à un débat houleux sur les conséquences d'une telle situation pour le Traité ABM.

POSITION DU CANADA

En tant que ferme partisan des efforts déployés dans le cadre du Régime de contrôle de la technologie relative aux missiles, établi par les pays du G-7 pour limiter la prolifération de la technologie relative aux missiles, le Canada est tout à fait conscient de la menace que pose à la stabilité de nombreuses régions du monde l'accroissement du nombre de missiles balistiques. De plus, l'expérience de la guerre du golfe Persique lui a fait clairement comprendre que ses alliés, ainsi que les forces militaires des opérations du maintien de la paix des Nations Unies et d'autres opérations, pourraient avoir à se défendre contre de tels missiles. Cependant, tout en envisageant la possibilité de participer avec ses alliés à la défense contre les missiles de théâtre, le Canada doit peser soigneusement les avantages d'une telle participation tout en tenant compte des inconvénients que pourrait présenter sa collaboration à des systèmes nationaux susceptibles de compromettre le Traité ABM.

Dans le cadre de sa participation au NORAD au cours des ans, le Canada s'est surtout intéressé à la détection des bombardiers et des missiles de croisière dans l'espace aérien nord-américain, pendant que les États-Unis mettaient au point des satellites et d'autres détecteurs dans le cadre de son Defence Support Program (DSP) pour détecter les ICBM et d'autres missiles. Pendant la guerre du golfe Persique, ces satellites ont fourni des informations au NORAD sur les lancements de missiles SCUD, ce qui a permis d'alerter les batteries de missiles Patriot dans la région du Golfe. Par conséquent, le NORAD pourrait assurément jouer un rôle au sein des systèmes de défense de théâtre américains en train d'être planifiés. En effet, le NORAD pourrait apporter une contribution importante à la stabilité internationale et à la surveillance de la prolifération des missiles s'il participait à un système de surveillance multilatérale, en collaboration avec les pays de l'OTAN et même avec la Russie.

Cependant, le déploiement d'un système national par les États-Unis sans que soient prévues des dispositions pour le maintien du Traité ABM et d'autres ententes de contrôle des armements constituerait un problème épineux pour le Canada si le NORAD y participait. Il reste encore quelques années avant que l'on décide des rôles du NORAD et du Canada, le cas échéant, dans la défense contre les missiles de théâtre. Il faudra toutefois que le Canada non seulement observe très attentivement l'évolution de la situation mais fasse clairement connaître ses préoccupations.

LE RENOUVELLEMENT DE L’ACCORD DU NORAD

C’est pour tenir compte du contexte que nous venons de décrire que le Canada, lors des discussions qu’il a eues avec les États-Unis en 1995 et au début de 1996 sur le renouvellement de l’Accord du NORAD, a demandé que des modifications soient apportées à celui-ci. Les modifications visent à faire en sorte que le changement de mission du NORAD, qui passe de la défense antiaérienne à l’alerte d’attaque par avions et missiles, soit pris en considération et à assurer la participation canadienne à la planification de la défense aérospatiale de l’Amérique du Nord et aux opérations connexes. Le 11 mars 1996, pendant un débat à la Chambre des communes sur le renouvellement de l’Accord, le ministre des Affaires étrangères a déclaré, entre autres, que l’Accord modifié comprend des dispositions assurant un mécanisme officiel pour les consultations entre les deux pays sur les nouveaux systèmes d’armement qui, comme les systèmes antimissiles, ont une incidence sur les missions du NORAD.

Le 25 mars 1996, le gouvernement a annoncé sa décision de renouveler l’Accord du NORAD. Lors d’une conférence de presse, M. Axworthy a déclaré que le Traité ABM était toujours absolument nécessaire à la stabilité internationale et affirmé que l’Accord du NORAD modifié donnera un veto au Canada sur la mise au point de systèmes d’armement qui pourraient avoir un effet négatif sur le traité.

Cependant, on ne sait pas encore vraiment quel impact le mécanisme officiel de consultations prévu dans l’Accord aura sur la mise au point d’un système antimissile national aux États-Unis. L’augmentation des tensions entre les États-Unis et la Russie, ou encore l’émergence d’une menace de la part d’un autre pays, pourrait pousser les États-Unis à accélérer le déploiement d’un système national ou à ne pas tenir compte du Traité ABM. La véritable épreuve que le Canada aura à subir pourrait survenir en l’an 2001 lorsque viendra le temps de renouveler l’Accord du NORAD, quelques années à peine avant le déploiement possible d’un système national aux États-Unis.

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#5 23-10-2008 13:51:54

ragondin
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Re: Le NORAD composante de l'ABM (bouclier anti-missile)

Excellent merci Grafton.
On avance à grands pas maintenant.


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#6 23-10-2008 14:26:29

Grafton
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Re: Le NORAD composante de l'ABM (bouclier anti-missile)

ragondin a écrit:

Pour résumer,
le 11 septembre la faillite du NORAD rend nécessaire la mise en place du nouveau système ABM.

Comment doit-on interpreter cette phrase ?
1°/ parce qu'il y a eu faillite du NORAD cela implique a mise en place du nouveau système ABM

ou

2°/ Provoquons la faillite du NORAD pour mettre en place le nouveau système ABM ??

Une partie des exercices le 9/11 n'avaient-ils pas lieu au Canada ?
C'est comme cela que je l'ai interprété en te lisant.

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#7 23-10-2008 14:30:26

ragondin
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Re: Le NORAD composante de l'ABM (bouclier anti-missile)

LE RENOUVELLEMENT DE L’ACCORD DU NORAD

C’est pour tenir compte du contexte que nous venons de décrire que le Canada, lors des discussions qu’il a eues avec les États-Unis en 1995 et au début de 1996 sur le renouvellement de l’Accord du NORAD, a demandé que des modifications soient apportées à celui-ci. Les modifications visent à faire en sorte que le changement de mission du NORAD, qui passe de la défense antiaérienne à l’alerte d’attaque par avions et missiles, soit pris en considération et à assurer la participation canadienne à la planification de la défense aérospatiale de l’Amérique du Nord et aux opérations connexes. Le 11 mars 1996, pendant un débat à la Chambre des communes sur le renouvellement de l’Accord, le ministre des Affaires étrangères a déclaré, entre autres, que l’Accord modifié comprend des dispositions assurant un mécanisme officiel pour les consultations entre les deux pays sur les nouveaux systèmes d’armement qui, comme les systèmes antimissiles, ont une incidence sur les missions du NORAD.

Le 25 mars 1996, le gouvernement a annoncé sa décision de renouveler l’Accord du NORAD. Lors d’une conférence de presse, M. Axworthy a déclaré que le Traité ABM était toujours absolument nécessaire à la stabilité internationale et affirmé que l’Accord du NORAD modifié donnera un veto au Canada sur la mise au point de systèmes d’armement qui pourraient avoir un effet négatif sur le traité.

Cependant, on ne sait pas encore vraiment quel impact le mécanisme officiel de consultations prévu dans l’Accord aura sur la mise au point d’un système antimissile national aux États-Unis. L’augmentation des tensions entre les États-Unis et la Russie, ou encore l’émergence d’une menace de la part d’un autre pays, pourrait pousser les États-Unis à accélérer le déploiement d’un système national ou à ne pas tenir compte du Traité ABM. La véritable épreuve que le Canada aura à subir pourrait survenir en l’an 2001 lorsque viendra le temps de renouveler l’Accord du NORAD, quelques années à peine avant le déploiement possible d’un système national aux États-Unis.


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#8 23-10-2008 15:00:47

Grafton
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Re: Le NORAD composante de l'ABM (bouclier anti-missile)

NORAD ET LE NMD :LE POINT DE VUE DU COMMANDANT ADJOINT  le lieutenant-général George E.C. Macdonald

Revue militaire canadienne  Été 2000

http://www.journal.forces.gc.ca/frgraph … 3-24_f.pdf

"... Les ambitions actuelles sont nettement plus modestes à cause d’une forte réduction de la menace. Le Canada et les É.-U.ne croient plus à la possibilité d’une attaque nucléaire d’envergure. Il se peut cependant qu’un « pays à problèmes »  ou une organisation criminelle pose une menace sérieuse même
avec un potentiel rudimentaire de missiles balistiques...


"... Après avoir accepté les évaluations des agences de renseignement sur les menaces, les É.-U. ont adopté le
National Missile Defense Act le 23 juillet 1999 en déclarant leur intention de le mettre en oeuvre « aussi vite que technologiquement possible »6.
La Deployment Readiness Review (DRR) aura pour tâche l’été prochain d’en déterminer la
faisabilité. Elle évaluera le niveau de faisabilité technologique et l’efficacité opérationnelle de ce système et déterminera
également si on est prêt à l’installer et à quel coût. Des résultats positifs inciteraient tout probablement le Secrétaire à la Défense
à recommander l’installation du système au président. Si tel était le cas et suivant une directive présidentielle, le NMD pourrait
commencer à être opérationnel en 2005..."

" ... Il semble en effet qu’une des principales craintes du Canada face à l’installation d’un système NMD soit son impact sur le traité
ABM et sur les principes qu’il défend. Bien que les États-Unis disposent certes de moyens légaux de mettre fin à ce traité et de
s’engager unilatéralement à construire ce système, il y va de l’intérêt de tous et chacun de trouver une solution commune
aux désaccords existants. Pour le bien de la stabilité nucléaire, le Canada et d’autres pays sont d’avis que l’installation d’un système NMD doit se faire en accord avec le traité ABM, ou avec un traité révisé ou encore avec des arrangements nouveaux négociés entre la Russie et les États-Unis..."

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#9 23-10-2008 17:25:46

Grafton
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Re: Le NORAD composante de l'ABM (bouclier anti-missile)

Activité industrielle canadienne pour la machine de guerre du complexe militaro-industriel mondial.


CAE
8585, Côte de Liesse, Montréal
P.O. 1800, Ville Saint-Laurent
www.cae.com


Se classant au top 100 au niveau mondial, CAE est la plus grande compagnie militaire canadienne et le deuxième fournisseur du gouvernement du Canada. Plus de la moitié des revenus de CAE proviennent des secteurs militaire et marin (surtout naval). En 2002, CAE a réussi à étendre sa part du marché de l’armement aux États-Unis en devenant un contracteur principal du Pentagone.

CAE offre des sessions d’entraînement militaires aux forces armées de partout à travers le monde, entraînant les pilotes d’hélicoptères, de jets et d’avions de transport, les conducteurs de véhicules anomiques et les combattant(e)s. CAE fournit également du support pour les sous-marins nucléaires et les navires de guerre. CAE est impliqué dans le projet de Bouclier de défense antimissile américain (Ballistic Missile Defence - BMD), le projet Eurofighter en Europe et est en lice pour le programme des Avions de combat interarmées (Joint Strike Fighter Project).

CAE possède des simulateurs de vol et des camps d’entraînement en Australie, au Canada, en Allemagne, en Espagne, en Grande-Bretagne et aux États-Unis; possiblement également en Arabie Saoudite et en Corée du Sud. Il fournit du support aux entraînements des pilotes pour les armées du monde, incluant la Jordanie, le Canada, Singapour, la Hollande, l’Allemagne, l’Angleterre, les États-Unis, l’Australie, l’Italie et les forces de l’OTAN (au Canada). CAE a fourni des systèmes navals pour les navies de combat et les sous-marins en Inde, en Corée du Sud, en Grande-Bretagne, aux États-Unis, en Allemagne, au Canada, en Malaisie et possiblement ailleurs. Ils ont également fourni des entraînements au combat en Allemagne, en Autriche, en Italie, en Irlande et en Norvège.

Quelques exemples de leur grand dévouement :

États-Unis. Dans ce qu’une brochure promotionnelle décrit comme "un effort de transformation majeure et de modernisation qui rendra la plus grande force militaire du monde plus rapide, plus flexible, avec une plus grande force de frappe et davantage préparée à attaquer n’importe où n’importe quand", CAE possède les plus importants contrats d’entraînement des pilotes d’hélicoptères de l’armée américaine à Fort Rucker, en Alabama. La contribution de CAE est ainsi ressentie dans toutes les régions du monde où l’armée américaine déploie ses hélicoptères Blackhawck, Apache, Chinook et autres, incluant les États-Unis eux-mêmes. CAE est maintenant impliqué au cœur de l’entraînement du Régiment des Opérations Spéciales de l’Armée de l’Air des États-Unis, aussi connu sous le nom de Nightstakers (traceurs de nuit), un hélicoptère qui a joué un rôle clé dans les attaques américaines en Somalie, en Irak, en Afghanistan et ailleurs. CAE fournit toutes les sessions d’entraînement pour les "Véhicules Aériens Prédateurs Sans-Nom" des États-Unis qui ont été utilisés autant pour tuer que pour espionner les Irakien(ne)s et les Afghan(ne)s. À sa base d’entraînement à Tampa Bay en Floride, CAE entraîne l’Armée de l’air américaine, la Garde Nationale et la Garde côtière, organisant la guerre ici et la guerre ailleurs!

Grande-Bretagne. À sa "base d’entraînement totale" en Grande-Bretagne, CAE fournit des sessions d’entraînement à l’armée de l’air britannique pour les pilotes d’hélicoptères comme le Chinook – qui a récemment été utilisé par les Britanniques durant l’invasion de l’Irak. En 2002, CAE a signé un contrat de 420 millions de dollars sur 30 ans pour assurer la formation pour les nouveaux pilotes de sous-marins nucléaires Astute Class – un nouveau système très coûteux.

Canada. À la fin de 2002, CAE a obtenu un contrat de 28 millions de dollars pour la mise à niveau de la flotte Aurora, que le Canada utilise pour ses services de renseignement et de surveillance des côtes (dont pour empêcher les immigrant(e)s d’entrer) et au Moyen-Orient, comme contribution à la guerre au terrorisme menée par les États-Unis.

En octobre 2002, CAE a annoncé qu’il se joignait au projet de Bouclier de défense antimissile, l’incarnation contemporaine de la "Guerre des étoiles", le rêve de Ronald Reagan. Le plan de défense antimissile américain implique le développement de huit systèmes d’armement majeurs, désignés pour créer un bouclier de défense au-dessus de l’Amérique du Nord (Défense anti-missile nationale) ainsi que pour protéger les États-Unis, ses intérêts et ses alliés autour du monde. Les systèmes de surveillance, de dépistage et de lancement de missiles actuellement développés pourront éventuellement être basés sur la terre, en mer ou dans l’espace et être activés de partout à travers le monde. Priorité de l’administration Bush, la défense antimissile sera la pierre angulaire de la "domination tout azimut" des États-Unis sur le monde. Même au sein de l’empire, ces projets sont critiqués pour leurs coûts astronomiques (des centaines de milliards de dollars américains), les problèmes techniques qui leurs sont associés, leur incapacité à protéger réellement les États-Unis de ses multiples ennemis et l’augmentation de l’insécurité mondiale (des armes dans l’espace, des systèmes de propulsion nucléaire en orbite autour du monde, et une course à l’armement hors de contrôle). CAE contribuera au développement de systèmes de senseurs, d’intercepteurs, de commande et de contrôle pour ce projet militaire terrifiant. Cédant à la pression des États-Unis et des lobbys financiers du complexe militaro-industriel, le Canada envisage actuellement la possibilité de se joindre au projet de Défense nationale antimissile (National missile defense).

En février 2002, suite à un lobby intensif mené par l’industrie militaire canadienne, le Canada s’est joint au projet américain des Avions de combat interarmées (Joint Strike Fighter programme - JSF). Le JSF produira environ 6000 avions de combat "interopérables" pour les États-Unis et leurs alliés. Le Canada a engagé la somme de 150 millions de dollars dans ce projet en développement. "Notre" participation a permis aux entreprises canadiennes de compétitionner pour obtenir les contrats du JSF avec le Pentagone. CAE est sur la liste des fournisseurs approuvés pour ce projet, même s’il ne semble pas encore avoir réussi à décrocher un contrat.

Le PDG de CAE, Derek Burney, a été cité par le Globe and Mail en août 2002, alors qu’il blâmait "les impôts et les surtaxes excessives" au Canada pour des profits plus bas que prévu. Malgré l’antipathie du PDG pour les impôts, CAE n’a pas refusé les subventions canadiennes. En décembre 2002, CAE s’est fait offrir un prêt de 31.2 millions de dollars pour la recherche et le développement dans son programme Vision (qui a développé les technologies d’entraînement pour les hélicoptères Apache et Eurofighter).

En tant que représentant d’une compagnie dont les intérêts sont l’expansion des budgets militaires et la participation canadienne dans les projets d’armement américains comme le projet de Défense nationale antimissile et le programme des Avions de combats "interarmées", le PDG de CAE n’est absolument pas gêné de faire la promotion de "notre" implication dans les projets militaires américains.

En mars 2003, référant à l’invasion de l’Irak, Burney affirmait que "dans le secteur de la défense, la politique et les contrats ne sont jamais très éloignés l’un de l’autre. Franchement, j’aurais préféré que le Canada se joigne à la "Coalition of the Willing"." Mais semble-t-il qu’il n’est pas trop tard! En avril 2003, le National Post le citait disant que "le Canada devrait jouer un rôle important dans la reconstruction de l’Irak et non pas attendre qu’une institution multilatérale lui permette de le faire. Nous devrions nous lever et dire que nous sommes prêt(e)s à jouer un rôle majeur dans la reconstruction de l’Irak et la réconciliation avec nos alliés." Burney est membre du Conseil d'administration de l'Association des Compagnies Aérospatiales du Canada, un groupe des principaux groupes de lobby pour les nouvelles technologies de l'industrie militaire au Canada.

Burney est sur le Comité exécutif du Conseil Canadien des Chefs d’Entreprise (CCCE). En janvier 2003, CCCE a lancé l’Initiative Nord-Américaine de Sécurité et de Prospérité (INASP), une initiative de lobby hyper-capitaliste qui travaille à une plus grande militarisation, à des contrôles plus serrés aux frontières Canado-Américaines, à l’harmonisation des lois canadiennes avec celles les États-Unis, le tout pour des motifs d’efficacité économique et autres objectifs néolibéraux.

Le PDG de CAE a de très bonnes connexions. Il est un ambassadeur honorifique des États-Unis au Canada. Comme Chef de Cabinet du Premier ministre Mulroney, Burney a aidé à négocier l’ALENA avec les États-Unis et a été impliqué dans l’organisation de trois sommets du G7. Burney est le directeur de Shell Canada et de Québécor World, le plus gros conglomérat médiatique du Québec. Le fils de Burney, aussi appelé Derek, est le PDG de la compagnie Corel (entreprise informatique). M. Rashid Khan, qui est à la tête de la division de contrôle des Marines américains et qui est sur le conseil d’administration de CAE-USA, est sur le Conseil exécutif de l’Association des industries de défense canadiennes. Parmi les autres membres du Conseil d’administration de CAE-USA se trouve le Général à la retraite de l’armée de l’air américaine et le Chef de l’État-Major, Michael Ryan.

En 2002, CAE a subventionné des bourses d’étude pour l’Université Concordia, l’École Polytechnique, l’Université de Montréal, les Collèges John Abbott and McMaster. Conjointement avec l’École Polytechnique et l’Université de Montréal, CAE a bâtit un modèle de simulation en laboratoire.

Sources: Project Ploughshares (www.ploughshares.ca); articles du National Post, du Globe and Mail et du Toronto Sun (merci au Polaris Institute); Council for a Liveable World Arms Trade Oversite Project (www.clw.org); les brochures promotionnelles, rapports annuels et site web de CAE (www.cae.com); et la Federation of American Scientists (FAS).

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#10 23-10-2008 17:29:35

ragondin
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Re: Le NORAD composante de l'ABM (bouclier anti-missile)

Bien vu j'avais le PDF.
Il concerne aussi une technologie de radar en bande L qui permet d'émettre et se faire reconnaitre non pas comme un espion mais un emmeteur de radio par exemple. Et là ça change tout car on a un dispositif furtif.

Le NORAD est une composante du système ABM. Le jour des attentats du 11 septembre le NORAD gérait les simulations d'attentats.
Qui était le commandant en chef?


« La stratégie militaire doit désormais être pensée en fonction de la couverture télévisuelle [car] si l’opinion publique est avec vous, rien ne peut vous résister ; sans elle, le pouvoir est impuissant. »
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#11 23-10-2008 17:46:46

Grafton
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Re: Le NORAD composante de l'ABM (bouclier anti-missile)

Dans la minute qui suit, et avant même que le président des États-Unis ait pu être joint, le général Ralph E. Eberhart, commandant en chef de l’état-major de la défense aérienne, le NORAD (North American Aerospace Defence Command), prend de sa propre initiative le contrôle de l’espace aérien new-yorkais. Pour prévenir un troisième attentat à New York, il active le plan SCATANA (Security Control of Air Traffic and Navigation Aids). Ce dispositif a été conçu pendant la Guerre froide pour faire face à une guerre balistique. L’autorité militaire peut requérir l’espace aérien américain, interdire les vols civils, et éventuellement tirer des missiles intercontinentaux dans un ciel dégagé. Pour l’heure, en l’absence d’ennemi identifié, le NORAD " stérilise " l’espace aérien new-yorkais et y positionne des chasseurs. Sur son injonction, les contrôleurs aériens civils de la FAA (Federal Aviation Administration) ordonnent à tous les vols civils d’évacuer la zone et y interdisent les décollages.

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#12 23-10-2008 17:59:16

ragondin
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Re: Le NORAD composante de l'ABM (bouclier anti-missile)

Emblème et blason | Vision | Accord du NORAD | Sur la piste du Père Noël
Région alaskienne du NORAD | Région canadienne du NORAD
Cheyenne Mountain Directorate | Région continentale du NORAD

http://209.85.135.104/search?q=cache:1Y … &gl=fr

Le Commandement de la défense aérospatiale de l’Amérique du Nord (NORAD) est une organisation binationale américaine et canadienne chargée des missions d’alerte aérospatiale et de contrôle aérospatial pour l’Amérique du Nord. L’alerte aérospatiale consiste à surveiller les objets artificiels que l’on retrouve dans l’espace ainsi qu’à détecter, à confirmer et à donner l’alerte pour toute attaque contre l’Amérique du Nord, qu’il s’agisse d’aéronefs, de missiles ou de véhicules spatiaux, en appliquant les arrangements de soutien mutuel conclus avec d’autres commandements. Le contrôle aérospatial consiste à assurer la souveraineté et la défense aériennes de l’espace aérien du Canada et des États-Unis. Lors du renouvellement de l’Accord du NORAD en mai 2006, une mission d’alerte maritime y a été ajoutée et comporte une connaissance commune et une compréhension des activités conduites aux abords, dans les zones maritimes, et les voies navigables intérieures des États-Unis et du Canada.

Pour accomplir ces missions essentielles, le NORAD ajuste continuellement sa structure afin d’être en mesure de rencontrer les demandes d’un monde changeant. Le commandant est nommé par, et relève du Président des États-Unis et du Premier ministre du Canada. Il maintient son quartier général à la base aérienne Peterson, au Colorado. Le Centre de commandement du NORAD-USNORTHCOM sert d’installation centrale de collection et de coordination pour un système mondial de capteurs. Celui-ci est conçu pour permettre au commandant et aux autorités du Canada et des États-Unis d’avoir une image précise de toute menace aérospatiale.  Trois quartiers généraux subalternes régionaux, situés respectivement à la base aérienne Elmendorf, en Alaska, à la base des Forces canadiennes à Winnipeg, au Manitoba, et à la base aérienne Tyndall, en Floride, reçoivent des directives du commandant et des centres des opérations aériennes à l’intérieur de leurs zones de responsabilité respectives.

Pour accomplir la mission d’alerte aérospatiale, le commandant du NORAD fournit, aux gouvernements du Canada et des États-Unis, un système intégré d’alerte tactique et d’évaluation de l’attaque. Pour accomplir la mission de contrôle aérospatial, le NORAD utilise un réseau de satellites, de radars au sol, de radars aéroportés et d’avions de chasse, afin de détecter, intercepter, et si nécessaire, ouvrir le feu sur n’importe quelle menace aérobie contre l’Amérique du Nord.  Faisant partie de sa mission de contrôle aérospatial, le NORAD assiste dans la détection et la surveillance d’aéronefs soupçonnés de trafic de drogues illicites. Cette information est alors passée aux organismes civils chargés d’appliquer la loi afin d’aider à combattre l’invasion de drogues illicites en Amérique du Nord. Le commandement travaille présentement à développer un concept pour l’implémentation de la nouvelle mission d’alerte maritime.

Grâce à une coopération binationale exemplaire, le NORAD a prouvé sa compétence dans ses rôles de surveillance, d’alerte, et de réaction. En se développant continuellement afin de faire face aux nouvelles menaces, le NORAD continue de jouer un rôle important dans la défense du Canada et des États-Unis. Les évènements du 11 septembre 2001 ont démontré l’intérêt continu du NORAD dans la sécurité de l’Amérique du Nord. Aujourd’hui, le NORAD fournit aux autorités civiles une capacité de réaction militaire puissante pour contrecarrer les menaces de l’espace aérien intérieur.

Pendant que les dirigeants nationaux du Canada et des États-Unis continuent d’améliorer notre réponse à la menace terroriste, les compétences reconnues et les capacités uniques du NORAD demeureront une partie intégrante de la défense territoriale.

Dernière modification par ragondin (23-10-2008 19:42:39)


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#13 24-10-2008 07:47:10

ragondin
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Re: Le NORAD composante de l'ABM (bouclier anti-missile)

Grafton a écrit:

Dans la minute qui suit, et avant même que le président des États-Unis ait pu être joint, le général Ralph E. Eberhart, commandant en chef de l’état-major de la défense aérienne, le NORAD (North American Aerospace Defence Command), prend de sa propre initiative le contrôle de l’espace aérien new-yorkais. Pour prévenir un troisième attentat à New York, il active le plan SCATANA (Security Control of Air Traffic and Navigation Aids). Ce dispositif a été conçu pendant la Guerre froide pour faire face à une guerre balistique. L’autorité militaire peut requérir l’espace aérien américain, interdire les vols civils, et éventuellement tirer des missiles intercontinentaux dans un ciel dégagé. Pour l’heure, en l’absence d’ennemi identifié, le NORAD " stérilise " l’espace aérien new-yorkais et y positionne des chasseurs. Sur son injonction, les contrôleurs aériens civils de la FAA (Federal Aviation Administration) ordonnent à tous les vols civils d’évacuer la zone et y interdisent les décollages.

La faillite du Norad a permit de penser au bouclier anti missile.
L'opération Global Guardian devait avoir lieu en Octobre ou novembre.
Lt. Gen Brent Scowcroft et le général Mies de l'USSTRATCOM dirigeairnt les opérations. Elles se terminent juste aprés que le Pentagone soit touché. Et l'endroit qui fut touché était celui de la quatrième armée "spatiale" qui devait en même temps mettre sous sa tutelle les autres corps d'armée.

Important L'USSTRATCOM supervisait les simulations de l'opération Global Gardian (simulation d'une guerre nucléaire)
Le missile AGM 86 est prévu pour emporter une charge nucléaire.
Etait il présent ce jour là et a il été détourné pour impacter le Pentagone?

http://usmilitary.about.com/od/weapons/l/aabombs1.htm
AGA - 86 missiles de croisière. L'assemblée générale annuelle-86 missiles de croisière est spécifiquement conçu pour être lancé par l'armée de l'air avec un  B-52h bombardier. Il existe deux versions de l'AGA-86. L'AGM-86B (le premier modèle de production) est une arme nucléaire. L'AGM-86C est non doté d'arme nucléaires . Bien que cette fonction est principalement concernés par les armes non nucléaires, dans ce cas, nous devons également discuter de la version nucléaire, parce que la version non-nucléaire a été développée à partir de l'arme nucléaire.

Global Guardian est un exercice militaire américain annuel organisé par le United States Strategic Command (USSTRATCOM) en coopération avec l'Air Force Space Command et le NORAD. Ses principaux objectifs sont l'analyse et l'évaluation des procédures de contrôle et de commandement en cas de guerre nucléaire. Lors de l'exercice, tous les commandements dépendants de l'USSTRATCOM sont mobilisés ainsi que certains autres commandements non affiliés. Global Guardian est exécuté conjointement avec plusieurs exercices militaires parrainés par le chef d'état-major des armées des États-Unis : Crown Vigilance (géré par l'Air Combat Command), Apollo Guardian (géré par le Air Force Space Command), Amalgam Warrior et Vigilant Guardian (tous les deux gérés par le NORAD).
http://74.125.39.104/search?q=cache:UgK … &gl=fr
Extrait :
La version officielle des événements implique une nombre très important de hasards, qui ont facilité la « réussite » des attaques.       
Un exercice militaire à l’échelle nationale, Global Guardian, à l’origine programmé pour novembre 2001,  est en plein cours, créant la confusion entre les exercices et les événements du monde réel.

Opération Global Guardian
www.voltairenet.org/article127890.html? … tat%201995

Au moment des attaques du 11 septembre, un exercice militaire de grande ampleur nommé Global Guardian battait son plein. Commencé la semaine précédente, il impliquait l’US Strategic Command (Stratcom, agence responsable des forces nucléaires) en coopération avec l’US Space Command et le NORAD. Basé sur le scénario d’une attaque nucléaire contre les États-Unis par une puissance étrangère (la Russie), il mettait en jeu plusieurs centaines de militaires et était lié à différentes autres simulations telles que Crown Vigilance (un exercice de l’Air Combat Command, le commandement aérien), Apollo Guardian (US Space Command) ou encore les programmes du NORAD Vigilant Guardian et Amalgam Warrior. Il s’agit d’un exercice qui mêle simulations en salle et sur le terrain [7]. Le centre de commandement de l’exercice Global Guardian était situé dans un bunker souterrain de la base de l’Air Force d’Offutt (Nebraska). C’est là que se trouvait naturellement le commandant en chef du Stratcom, l’amiral Richard Mies. Du fait de l’exercice, c’est lui qui dirigeait ce matin-là tous les bombardiers, missiles de croisière et sous-marins des États-Unis. Toujours à cause de l’exercice, trois avions militaires de commandement équipés de moyens de communication sophistiqués avaient décollé de la base. Ces E-4B sont conçus pour contrôler les forces nucléaires depuis les airs en cas de crise. Ils constituent des centres de commandement alternatifs pour les hauts responsables gouvernementaux et leur permettent de diriger les forces US, commander des opérations de guerre et coordonner les actions des forces civiles en cas de crise majeure.

Global Guardian se tient en Octobre ou Novembre de chaque année
Alors pourquoi ces exercices ont ils eu lieu le 11 septembre?????????????????????????????????
www.iwar.org.uk/infocon/dtic-ia/Vol2_No1.pdf
L'attaque implique l'US StratCom avec les membres de "léquipe rouge"  et d'autres organisations agissant comme agents de l'ennemi, et inclus des tentatives de pénétrer la commande en utilisant l'Internet et un "bad" d'initiés qui ont accès à une touche de commande et de contrôle.
Les assaillants "de guerre" relient les téléphones  et les télécopies envoyées à de nombreux télécopieurs tout au long de la commande. Selon les témoignages, StratCom a prévu d'augmenter le niveau de l'attaque sur un réseau informatique dans les futurs exercices Global Guardian
Peut être Angel is next
http://translate.google.fr/translate?hl … r%26sa%3DX

L'avion blanc apperçu au Pentagone
www.youtube.com/watch?v=UgF9Fd4UyMY
Ces opérations nationale aéroportées E-4B Centre-avions surnommé "Doomsday" utilisés pendant la Guerre froide, sont destinés à contrôler les forces nucléaires  en temps de crise.
Et bien ces avions sont là le 11 septembre pour l'opération Global Guardian et sont toujours en plein vol malgré l'interdiction du survol des USA ce jour là.

Dernière modification par ragondin (24-10-2008 07:49:19)


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#14 24-10-2008 08:10:12

samaouste
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Re: Le NORAD composante de l'ABM (bouclier anti-missile)

Très interessant tout ça, merci Rag ... Une coincidence, je veux bien, mais autant ....
Avec juste ce genre de chose, il n'est nul besoin de chercher de preuves techniques concernant ces attentats car franchement, statistiquement, combien de chance y avait-il pour autant de coincidences en même temps? AUCUNE !!!


"Ne perdez pas de vue que les hommes qui vous serviront le mieux sont ceux que vous choisirez parmi vous, vivant de votre propre vie, souffrant des mêmes maux. Défiez-vous autant des ambitieux que des parvenus ; ils ne consultent que leur propre intérêt et finissent toujours par se considérer comme indispensables"(...)  Déclaration Commune de Paris 1871

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#15 24-10-2008 08:26:22

ragondin
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Re: Le NORAD composante de l'ABM (bouclier anti-missile)

Et bien disons que pour faire avancer le projet ABM il faut
- créer un attentat majeur pour se désengager unilatéralement du traité ABM
- unifier le processus du NORAD pour avaliser le projet de bouclier ant-missile et ne plus être en violation du traité ABM

Les canadiens du NORAD savaient que les USA travaillaient un bouclier anti missile.
Le jour du 11 septembre c'est le NORAD qui est le responsable de la faillite des observations radars.
Tout tourne autour de l'observation radar.
la frappe du Pentagone est à l'endroit ou devait se situer l'armée spatiale de Rumsfeld et diriger l'ensemble des forces armées US.
Est ce que la frappe du Pentagone fut de stopper les attentats?
C'est un acte de rébellion. Qui pouvait être en mesure de balancer un missile sur le Pentagone?
La faillite du Norad rend nécessaire une nouvelle observation radar. Les fréquence radar du NORAD sont en Bande L tout comme le gros dossier W. qui est une composante du système ABMmais qui est furtif. C'est d'ailleur Delmart Vreeland qui le dit avec le système de satellite SSST.
Il décrit aussi les cible des attentats.
http://upload.wikimedia.org/wikipedia/e … d_Note.jpg
Il y a deux point d'interrogation
- sur les sears tower de Chicago
- sur le pentagone


L'attentat du 11 septembre doit être la démonstration des limites du Norad.
Ceux qui ont frappés le Pentagone ont aussi frappé l'armée spatiale, et Delmart Vreeland espionnait sur le système de satellite tueur Russe.
Sont ami Bastien (espion canadien) est mort assassiné lors de son retour au Canada.
Vreeland sent que ça vamal tourner pour lui et se réfugie au Canada. Pourquoi pas aux USA? Parceque il se serait fait tuer.
Donc on peut imaginer que les USA cacahaient un "black programm" aux canadiens du Norad.

Dernière modification par ragondin (24-10-2008 08:33:13)


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#16 24-10-2008 09:36:03

ragondin
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Re: Le NORAD composante de l'ABM (bouclier anti-missile)

Grafton a écrit:

ragondin a écrit:

Pour résumer,
le 11 septembre la faillite du NORAD rend nécessaire la mise en place du nouveau système ABM.

Comment doit-on interpreter cette phrase ?
1°/ parce qu'il y a eu faillite du NORAD cela implique a mise en place du nouveau système ABM

ou

2°/ Provoquons la faillite du NORAD pour mettre en place le nouveau système ABM ??

Une partie des exercices le 9/11 n'avaient-ils pas lieu au Canada ?
C'est comme cela que je l'ai interprété en te lisant.

Les deux sont à envisager.
Sans les canadiens pas d'ABM
Il fallait leur forcer la main et mettre le NORAD en faillite, avec les simulations d'exercice du 11 septembre.
Autre point inportant il devait y avoir un exercice qui prévoyait un avion sur le siège du National Reconnaissance Office.
Tous les systèmes de détection radars au sol et aussi radar satellite sont défaillant.
Mais alors qui balance le missile sur le Pentagone et sur cette armée spatiale qui supervise toute l'armée?
Est ce une riposte du Norad qui veut stopper les jeux de guerre qui doivent toucher Chicago et Toronto?
Car les opérations de simulations s'arrètent après la frappe du Pentagone.
Les avions E4B étaient dans le ciel de Washington (l'avion blanc) qui dirige les opérations de commandement des opérations en relai avec les bases de Backersdale et Offut de l'USSTRATCOM du général MIERS


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#17 24-10-2008 17:43:28

ragondin
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Re: Le NORAD composante de l'ABM (bouclier anti-missile)

Voici les cibles décrites par Delmart Vreeland avant le 11 Septembre
www.cyberspaceorbit.com/77comment4.html

http://img219.imageshack.us/img219/1959/delmartvreelandnotewk4.jpg

1 navy pier chicago

2 World Trade Center

3 Whitehouse

4 Pentagon

5 Sears Tower - Chicago

6 World Bank - Malaysia?

7 Water Supplies

8 Scotia Tower - Toronto

9 Royal Bank - Toronto

10 Parlament Building - Ottawa

Les attentats devaient faire fléchir le NORAD qui est Canadien et Américain.
Les cibles (plus haut) décrites par Vreeland montrent aussi que le Canada était une cible privilégiée mais qui n'a subit aucune destruction.
Est ce que les forces aériennes canadiennes ont stoppé ces attaques? (Vols 93 et 77) ou d'autres avions?

Dernière modification par ragondin (24-10-2008 20:04:43)


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#18 24-10-2008 23:03:40

ragondin
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Re: Le NORAD composante de l'ABM (bouclier anti-missile)

Le Canada ne veut pas du bouclier ant missile
http://209.85.135.104/search?q=cache:Dh … &gl=fr


Le bouclier anti missile devait passer en prmier par le Canada
www.bernardbigras.qc.ca/userfiles/doc_irakpaix8.pdf
« Tant que je serai un élu, je m'opposerai
au bouclier antimissile. »
Bernard Bigras, mardi 10 février 2004


Le jour du 11 septembre les USA devaient forcer le Canada à adopter le bouclier anti missile.

Dernière modification par ragondin (24-10-2008 23:05:05)


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#19 24-10-2008 23:12:03

Keussèje
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Re: Le NORAD composante de l'ABM (bouclier anti-missile)

ragondin a écrit:

Attentat de Toronto : Nitrate d’ammonium? (06/06/06) (Section : Infos)
Découvrez ce qu’est le nitrate de sodium. Cette substance sert habituellement à faire de l’engrais. C’est cette matière que les présumés terroristes ont utilisé pour fomenter un attentat. Par ailleurs, on peut s’en servir pour concocter des bombes!

06/06/06 ? ou 6-6-6 ? ou 666 ?
Est-ce la date de l'attentat ?

Nitrate d'amonium utilisé à Okahoma City, me semble-t-il. Et William Rodriguez n'a-t-il pas été pris par des vapeurs de ce produit ?

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#20 24-10-2008 23:19:04

ragondin
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Re: Le NORAD composante de l'ABM (bouclier anti-missile)

Bingo Bingo Bingo

28 octobre 2004 http://www.cerium.ca/spip.php?page=impr … rticle=228
La Presse
Le Bouclier anti-missible

Daniel Brisson, Raymond Chrétien, Michel Fortmann, Stéphane Roussel
Une réalité incontournable (Partie I)

Le gouvernement américain mène des recherches sur les systèmes de défense contre les missiles balistiques depuis 1955. Près de 50 ans et des centaines de millions de dollars plus tard, les dernières touches sont actuellement apportées à un système de défense antimissile limité.

Malgré plusieurs doutes soulevés par les experts au sujet de son efficacité, ce système, composé de dix intercepteurs basés au sol (six en Alaska et quatre en Californie) et de plusieurs systèmes radar, devrait être complété durant l’automne 2004. Son rôle est de localiser, suivre et finalement détruire les missiles ennemis durant leur phase de vol extra-atmosphérique aussi appelée phase à mi-parcours.

Pour réussir ce tour de force, un missile est utilisé pour propulser un intercepteur et le placer sur la trajectoire du missile ennemi dans le but de provoquer une collision. Ce type d’interception est appelé destruction par impact direct. Le système actuellement en place permet théoriquement d’intercepter des missiles jusqu’à une altitude de 1000 km à des vitesses pouvant atteindre 20 000 km/h. Les tests qui ont été menés jusqu’à présent n’ont pas réussi à prouver hors de tout doute l’efficacité du bouclier antimissile. Selon une étude du General Accounting Office, les tests ont de graves lacunes tant au niveau du réalisme qu’au niveau de l’efficacité. Malgré cela, l’administration Bush prévoit consacrer plus de 10 milliards de dollars au projet en 2005.
Nouvelle stratégie

Officiellement, le bouclier antimissile est destiné à protéger le territoire américain d’une attaque provenant d’un État voyou ou d’un missile lancé accidentellement. Notons d’abord que, malgré les craintes de certains spécialistes, jamais dans l’histoire un missile nucléaire n’a été lancé de façon accidentelle. Pour ce qui est des États voyous identifiés par Washington, seuls l’Iran et la Corée du Nord semblent être en voie de se munir d’armes nucléaires et de missiles balistiques à moyenne portée. Il est cependant prématuré d’affirmer que ces deux pays possèdent la capacité de lancer un missile intercontinental pouvant atteindre l’Amérique du Nord. Les seuls pays actuellement en mesure de lancer une attaque nucléaire sur les États-Unis sont la Russie et la Chine.

Alors quelles sont les motivations américaines derrière le bouclier antimissile ?
Il faut comprendre que la défense contre les missiles balistiques n’est pas une fin en soi. Elle est un des éléments de la nouvelle stratégie américaine en réponse aux nouvelles menaces internationales. En 2002, l’administration Bush a procédé à une révision du dispositif nucléaire américain. La nouvelle stratégie visait principalement à s’éloigner de la dissuasion nucléaire classique tout en augmentant la capacité à dissuader des attaques non conventionnelles et à contrer la prolifération des armes de destruction massive. Pour ce faire, les États-Unis prévoient, entre autres, augmenter leurs capacités défensives de façon à ne pas dépendre entièrement de la dissuasion nucléaire offensive. Le bouclier antimissile s’inscrit dans cette nouvelle vision en permettant aux dirigeants américains d’orienter leur stratégie vers des moyens de dissuasion plus conventionnels.

Les menaces du bouclier

Les réactions au projet antimissile américain sont nombreuses. Plusieurs soulignent que le déploiement d’un bouclier antimissile est en contradiction avec les efforts internationaux pour le contrôle des armements et la non-prolifération des armes de destruction massive.

En 2001, les États-Unis se sont retirés du traité ABM en évoquant la désuétude du traité face aux nouvelles réalités géopolitiques. Plusieurs autres accords bilatéraux sont fondés sur la confiance bâtie par ce traité. Les dirigeants russes se sont d’ailleurs empressés de souligner l’effet négatif du retrait des États-Unis du traité ABM.

La Chine, de son coté, émet des doutes quant aux motifs réels derrière le projet américain. Le gouvernement chinois déplore aussi la mort du traité ABM et craint une nouvelle course aux armements. La perspective de la mise en place d’un bouclier antimissile limité au dessus de Taiwan reste aussi un sujet sensible. Une perte d’efficacité de l’arsenal nucléaire chinois pourrait être perçue comme une diminution potentielle de l’influence internationale chinoise. Malgré l’assurance d’une coopération technique importante faite par l’administration Bush, plusieurs s’interrogent sur les raisons qui poussent Washington à mettre en péril ses relations avec Pékin.

La prise de mesures unilatérales affecte négativement le régime international de non-prolifération des armes de destruction massive, de deux façons. D’abord l’action américaine peut justifier une plus grande prolifération chez les autres pays. Ensuite, un bouclier antimissile peut créer un faux sentiment de sécurité aux États-Unis même, ce qui réduirait l’engouement de Washington pour le contrôle des armements.

Les élections américaines

Les systèmes de défense antimissiles ont longtemps fait l’objet de débats aux États-Unis. Cependant, depuis le lancement par l’administration Reagan de l’Initiative de Défense Stratégique, aussi surnommé le projet Star Wars, la question n’est plus de savoir si oui ou non un système antimissile sera déployé, mais plutôt quelle forme prendra-t-il ? Les dirigeants politiques américains semblent tous être en accord avec les bienfaits d’un système de défense antimissile. Le besoin qui justifie l’investissement de ressources dans ce projet est la protection du peuple américain contre les armes de destruction massive. Durant les années 1980, cette menace était représentée par l’Union Soviétique. Actuellement, surtout depuis les attentats du 11 septembre 2001, la menace est représentée par les États voyous et les groupes terroristes.

Le débat est principalement orienté vers les ressources allouées au développement du système et à la forme de sa version finale. L’actuelle campagne présidentielle opposant George W. Bush et John F. Kerry ne fait pas exception à la règle. Le système antimissile actuellement en place est le résultat des actions posées par l’administration Bush. Neuf milliards de dollars ont été dépensés par le gouvernement américain pour le bouclier antimissile en 2004. Près de dix milliards sont prévus pour 2005. John Kerry est également en faveur du déploiement d’un bouclier antimissile, mais seulement au moment où un tel système sera au point. Kerry propose de couper d’un tiers les sommes destinées au financement du bouclier antimissile et d’utiliser cet argent pour augmenter de 40 000 le nombre de soldats actifs.

D’un côté comme de l’autre, la protection des États-Unis est considérée comme un enjeu majeur. Les candidats doivent absolument démontrer qu’ils sont prêts à faire le nécessaire pour protéger les citoyens. Malgré son inefficacité actuelle, le bouclier antimissile représente un symbole important et véhicule un message de protection.

Les plus cyniques diront que le déploiement de la première phase du bouclier antimissile juste avant les élections présidentielles tombe curieusement à point pour George Bush. John Kerry ne parle que très rarement du bouclier antimissile, une seule phrase y fait référence dans la plate-forme électorale disponible sur son site Web officiel. Durant sa carrière de sénateur, Kerry a toujours été un important porte-parole des mouvements antinucléaires et un détracteur des projets de bouclier antimissile. Il ne peut cependant pas se permettre d’être officiellement opposé à un projet qui vise la protection des citoyens américains contre les armes de destruction massive, et qui est en plus déjà au stade du déploiement.

Le résultat de l’élection présidentielle du 2 novembre 2004 aura un impact important sur l’avenir du bouclier antimissile américain. L’existence d’un tel système de défense semble être assurée, mais quand ? et comment ? sont des questions qui peuvent toujours recevoir de nouvelles réponses.

Oui, mais...(Partie II)

La participation du Canada au bouclier antimissile américain fait actuellement l’objet d’un important débat. Depuis quelques semaines, plusieurs experts se sont prononcés sur la question, adoptant souvent une position défavorable au projet. Toutefois, plusieurs de leurs arguments portent plus sur la pertinence de mettre en place ce système défensif que sur la participation canadienne proprement dite. Il est important de comprendre que l’existence du bouclier ne dépend pas de la participation du Canada. Le projet américain fait maintenant partie de la réalité. Il ira de l’avant que le Canada soit d’accord ou non. Dans ce contexte, que doit faire le Canada pour s’assurer que ses propres objectifs en matière de défense soient respectés ?
Le débat canadien

Les principaux arguments motivant l’opposition à la participation canadienne reposent sur des considérations de sécurité internationale : plusieurs craignent que ce projet ne déclenche une nouvelle course aux armements, qu’il nuise au régime international de non-prolifération des armes de destruction massive, qu’il pousse la Chine et la Russie à moderniser leurs arsenaux nucléaires pour se donner la capacité de déjouer le bouclier et qu’il incite la Corée du Nord et l’Iran à se doter d’armes capables de faire de même. Toutes ces questions sont pertinentes.

Cependant, les débats actuellement soulevés par ces enjeux ne concernent pas directement le Canada. Le déploiement du bouclier antimissile est déjà entamé et, à court terme si George Bush est réélu, à plus long terme si c’est John Kerry, le gouvernement américain ne semble pas en voie d’y renoncer. Que l’on soit d’accord ou non avec la démarche américaine, il semble de plus en plus difficile de convaincre les dirigeants américains de faire marche arrière, surtout depuis les événements tragiques du 11 septembre 2001.

Les enjeux pertinents au débat canadien sont plutôt la sécurité du territoire, la souveraineté et la position internationale du Canada. Dans le contexte actuel, Ottawa doit agir de façon à respecter ses priorités et à atteindre ses objectifs. Quels sont-ils ?

Les objectifs canadiens

Depuis la création de la Commission permanente mixte canado-américaine de défense en 1940, le Canada et les États-Unis sont unis par un ensemble d’institutions qui ont pour but de défendre l’Amérique du Nord. Actuellement, le gouvernement du Canada estime que la prolifération des armes de destruction massive est une des plus importantes menaces pesant sur son territoire. Pour y faire face, il préconise une approche en trois volets : la diplomatie, la promotion des mécanismes multilatéraux de contrôle des armements et le déploiement de mesures défensives.

La préservation de la souveraineté est un autre objectif important. Le Canada doit entretenir des relations étroites avec les États-Unis dans le but de s’assurer que ses intérêts sont toujours pris en compte au moment de l’élaboration des politiques et de la prise de décision. Pour y arriver, l’asymétrie de la puissance économique et militaire entre les deux pays est atténuée par des accords et des traités qui imposent un cadre régulateur bilatéral permettant de préserver la souveraineté canadienne. Ce système ne donne évidemment pas de droit de veto au Canada, mais son absence ou son affaiblissement renforcerait le pouvoir des États-Unis dans la prise de décisions de défense qui concerne le Canada. En retour, celui-ci doit honorer ses engagements en matière de défense au niveau d’organisations comme le Commandement conjoint de défense aérospatiale de l’Amérique du Nord (NORAD). BINGO BINGO BINGO

L’acceptation d’une modification du rôle du NORAD en août dernier démontre la volonté canadienne de respecter ses engagements internationaux et de conserver sa capacité d’action au sein de cette organisation. En effet, sans cette modification, les États-Unis auraient été contraints de mettre en place un nouveau système de surveillance radar, marginalisant ainsi le NORAD et, par voie de conséquence, le poids politique du Canada. Quoiqu’il en soit, la mise en place de systèmes défensifs ne va pas à l’encontre de la politique de défense canadienne.

La plupart des objectifs canadiens en matière de défense sont compatibles avec une participation au bouclier antimissile. Cependant, d’autres objectifs canadiens ne sont pas aussi convergents ou risquent de devenir contradictoires avec l’évolution future du bouclier. Ainsi, le Canada a toujours privilégié l’avenue des accords multilatéraux pour assurer la sécurité internationale et il a toujours été farouchement opposé à l’arsenalisation de l’espace. Ottawa doit avoir ces objectifs en tête lorsqu’il s’agira de négocier son appui au bouclier.

Un rôle actif pour le Canada

Les principales raisons qui justifient une participation du Canada au bouclier antimissile sont directement liées au respect des objectifs canadiens en matière de défense. Premièrement, la prise en charge totale par les États-Unis de la défense de l’Amérique du Nord affecterait négativement la souveraineté du Canada en matière de défense. Autrement dit, le pays serait à la merci des décisions américaines, et ce, sans même avoir la possibilité d’exprimer ses points de vue. Deuxièmement, le Canada, devant l’existence du bouclier antimissile, se doit de jouer un rôle aussi bien technique que stratégique. Il est beaucoup plus facile pour le Canada de faire valoir ses opinions si des mécanismes officiels sont en place. Troisièmement, il est important pour le Canada de préserver une importante collaboration en matière de défense avec les États-Unis dans le but d’assurer la sécurité du territoire nord-américain.

Pour ces raisons, le Canada devrait accepter de participer au projet de bouclier antimissile américain, mais pas à n’importe quel prix. Certaines limites doivent être fixées pour s’assurer que tous les objectifs canadiens soient respectés.

Tout d’abord, le Canada doit s’assurer que le projet ne mènera pas à l’arsenalisation de l’espace. Ensuite, le gouvernement canadien doit obtenir l’assurance d’être constamment informé des projets américains dans le domaine et il doit être convenu que toute tentative de modification du bouclier sera préalablement discutée. Les détails précis de la participation canadienne se doivent d’être clairement établis de façon à permettre au Canada de prendre une décision éclairée. Une participation impliquant de lourds engagements économiques n’est pas souhaitable. Finalement, le gouvernement canadien devrait peut-être envisager un mécanisme de retrait de ce projet de bouclier antimissile dans l’hypothèse où il prendrait une direction dangereuse ou inacceptable.

Une participation canadienne au bouclier antimissile ne signifie pas nécessairement que le Canada partage la vision américaine du monde. Il s’agit plutôt de jouer un rôle actif, voire modérateur, dans un projet qui, d’une façon ou d’une autre, se réalisera. Le Canada pourrait se fermer complètement à l’idée et continuer de dénoncer l’unilatéralisme américain face aux nouvelles menaces internationales. Ce comportement ne ferait que conforter les Américains dans leur position. En s’associant politiquement au projet, le Canada pourra au contraire s’assurer que les intérêts canadiens et internationaux sont respectés par ses alliés américains et ce, tout au long de la mise au point du bouclier antimissile.

Nous publions ici le deuxième de deux textes sur le projet de bouclier antimissile que les auteurs nous ont fait parvenir.

Michel Fortmann est professeur titulaire de science politique à l’Université de Montréal et Directeur de recherche en Politique étrangère et sécurité de la Chaire.

Dernière modification par ragondin (10-11-2008 21:34:59)


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#21 25-10-2008 00:01:59

Dr Gonzooo
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Re: Le NORAD composante de l'ABM (bouclier anti-missile)

rag pour être lu il faudrait que tu attaches à chaque fois une photo d'une gonzesse à poil pour faire monter les visites sur tes posts big_smile

Plus sérieusement, je trouve quand même dommage de voir les topics sur le 11/09 vus 250 fois en moyenne alors que les topics haarp, lune, chemtrails, 2012, Co2 réchauffement climatique etc EXPLOSENT. En plus même si c'est dans la partie invisible aux visiteurs ça discrédite et parasite le forum qui est censé être que sur ce que concerne le 11/09 et ses alentours. Sérieux ceux qui veulent débattre sur Haarp lune je ne sais pas quoi qu'ils aillent sur les forums adéquates!

Dernière modification par Dr Gonzooo (25-10-2008 00:05:09)


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#22 25-10-2008 00:15:29

Counter 911
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Re: Le NORAD composante de l'ABM (bouclier anti-missile)

non pas besoin de nana à poil ou alors une guenon pour moi lol

dés que vois ragondin je cours voir en ouvrant le frigo...cool

Dernière modification par Counter 911 (25-10-2008 00:15:50)

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#23 25-10-2008 00:21:28

jp34
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Re: Le NORAD composante de l'ABM (bouclier anti-missile)

Dr Gonzooo a écrit:

rag pour être lu il faudrait que tu attaches à chaque fois une photo d'une gonzesse à poil pour faire monter les visites sur tes posts big_smile

Plus sérieusement, je trouve quand même dommage de voir les topics sur le 11/09 vus 250 fois en moyenne alors que les topics haarp, lune, chemtrails, 2012, Co2 réchauffement climatique etc EXPLOSENT. En plus même si c'est dans la partie invisible aux visiteurs ça discrédite et parasite le forum qui est censé être que sur ce que concerne le 11/09 et ses alentours. Sérieux ceux qui veulent débattre sur Haarp lune je ne sais pas quoi qu'ils aillent sur les forums adéquates!

Allez ! Pour attirer le chaland...

http://nsa03.casimages.com/img/2008/10/25/mini_081025121954199411.jpg


Sans rire, tu as raison, Dr Gonzooo : si certains thèmes étaient proscrits, il serait probablement plus facile de fédérer davantage de membres vers des tâches de recherche, de relecture, de synthèse, etc... consacrées au 911.
Sans pour autant supprimer des rubriques telles que "Vos livres", "Vos films", "Vos musiques"....préféré(e)s qui permettent de sortir la tête du sac, de temps en temps.

Dernière modification par jp34 (25-10-2008 00:24:05)


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#24 25-10-2008 07:41:21

ragondin
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Messages: 7349

Re: Le NORAD composante de l'ABM (bouclier anti-missile)

Nous tenons la trame des attentats du 11 septembre.
Si ce sujet reste marginalisé sur le forum ne vous en faîtes pas pour moi, mes recherches sont historiques:
Jamais un chercheur en géopolitique internationale n'a pris la peine de comprendre à quoi servaient les traités internationaux.
Depuis que le thème de L'ABM est isolé comme  un objectif majeur du PNAC, rien n'est venu le contredire.
Je crois que cette vision avant pendant et après s'appelle une démonstration et une preuve à charge.
Merci de me lire, et si vous estimez que ce sujet est majeur développez le avec moi.


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#25 25-10-2008 10:12:39

samaouste
Date d'inscription: 22-02-2007
Messages: 2429

Re: Le NORAD composante de l'ABM (bouclier anti-missile)

ragondin a écrit:

Nous tenons la trame des attentats du 11 septembre.
Si ce sujet reste marginalisé sur le forum ne vous en faîtes pas pour moi, mes recherches sont historiques:
Jamais un chercheur en géopolitique internationale n'a pris la peine de comprendre à quoi servaient les traités internationaux.
Depuis que le thème de L'ABM est isolé comme  un objectif majeur du PNAC, rien n'est venu le contredire.
Je crois que cette vision avant pendant et après s'appelle une démonstration et une preuve à charge.
Merci de me lire, et si vous estimez que ce sujet est majeur développez le avec moi.

Franchement Rag, j'étais justement en train d'expliquer à mon fils qu'on n'avait pas besoin de morceaux de missiles ou de charges de thermate ou je ne sais quoi pour PROUVER que le 11 septembre est un coup monté de l'intérieur ! Il suffit en effet de savoir faire les recoupements, de savoir mettre en relation telle et telle information, de faire les liens qu'il faut pour que petit à petit, les lumières s'allument sur ces évènements.
Maintenant, en effet, ce sujet est majeur et même plus à mon sens, il est LE SUJET sur lequel tout le monde devrait plancher pour pouvoir expliquer de manière intelligible de qui s'est passé.
Aussi, à mon humble avis et même si je sais que ça risque d'être assez compliqué, je pense qu'il faudrait faire un petit travail de vulgarisation de tout ça, recouper les éléments MAJEURS et faire ou tenter de faire un instantané de tout ça mais de manière à ce que ça ne puisse pas être débunké et ceci dès le départ.
Un tel travail requiert d'abord de la création d'un support car comment le présenter? Un pdf? Trop fastidieux à mon avis. Un PPS ? idem ... Je pense pour ma part à un DVD mais je sais que ça demanderait des mois de travail. Et puis, il faudrait en faire le plan d'avance d'où la necessité de la vulgarisation de ton travail sans en altérer le contenu. Pas facile...
Je m'adresse à tout le monde. C'est extrêmemnt important le travail que fait Ragondin ! Important et même INDISPENSABLE car inattaquable ! Si nous arrivons à mettre ces infos à la portée de tous, le chateau de carte de ceux qui sont derrière ces ignominies s'écroulera de lui même !
Alors, plutot que de se perdre à savoir si on a marché ou pas sur la lune, si les trainées dans le ciel sont toxiques ou si Coluche s'est fait assassiner, rendons nous utiles et commencons sérieusement à PROUVER que le 11 septembre est bel et bien un inside job !!! Nous le pouvons et en avons les moyens. Et après tout, si nous pouvons être une des clés d'ouverture d'une véritable enquête sur le 11 septembre 2001, ne nous gênons pas !


"Ne perdez pas de vue que les hommes qui vous serviront le mieux sont ceux que vous choisirez parmi vous, vivant de votre propre vie, souffrant des mêmes maux. Défiez-vous autant des ambitieux que des parvenus ; ils ne consultent que leur propre intérêt et finissent toujours par se considérer comme indispensables"(...)  Déclaration Commune de Paris 1871

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#26 25-10-2008 10:22:05

Keussèje
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Re: Le NORAD composante de l'ABM (bouclier anti-missile)

ragondin a écrit:

Merci de me lire, et si vous estimez que ce sujet est majeur développez le avec moi.

Un simple rappel sur les suites du 11-9-1 pour le Canada : http://forum.reopen911.info/p87747-23-0 … tml#p87747.

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#27 25-10-2008 10:26:06

jp34
Membre du forum
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Messages: 3237

Re: Le NORAD composante de l'ABM (bouclier anti-missile)

samaouste a écrit:

ragondin a écrit:

Nous tenons la trame des attentats du 11 septembre.
Si ce sujet reste marginalisé sur le forum ne vous en faîtes pas pour moi, mes recherches sont historiques:
Jamais un chercheur en géopolitique internationale n'a pris la peine de comprendre à quoi servaient les traités internationaux.
Depuis que le thème de L'ABM est isolé comme  un objectif majeur du PNAC, rien n'est venu le contredire.
Je crois que cette vision avant pendant et après s'appelle une démonstration et une preuve à charge.
Merci de me lire, et si vous estimez que ce sujet est majeur développez le avec moi.

Maintenant, en effet, ce sujet est majeur et même plus à mon sens, il est LE SUJET sur lequel tout le monde devrait plancher pour pouvoir expliquer de manière intelligible de qui s'est passé.
Aussi, à mon humble avis et même si je sais que ça risque d'être assez compliqué, je pense qu'il faudrait faire un petit travail de vulgarisation de tout ça, recouper les éléments MAJEURS et faire ou tenter de faire un instantané de tout ça mais de manière à ce que ça ne puisse pas être débunké et ceci dès le départ.

C'est en route, compagnon, c'est en route....  wink


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#28 25-10-2008 10:48:36

ragondin
Membre de Soutien
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Messages: 7349

Re: Le NORAD composante de l'ABM (bouclier anti-missile)

Le programme NMD de Bill Clinton
www.radio-canada.ca/nouvelles/dossiers/ … inton.html

Si la fin de la guerre froide a entraîné une diminution du risque d’affrontement nucléaire, le Pentagone estime que la menace de missiles balistiques, elle, a augmenté. En 1998, une commission présidée par l’ancien (et actuel) secrétaire à la Défense, Donald Rumsfeld, conclut en effet que plusieurs États seront capables de se doter de telles armes beaucoup plus rapidement que prévu, soit dans un délai de cinq ans. (c'est à dire que le congrés était républicain et Clinton un président qui a capitulé devant l'affaire Lévinski orchestré par les néocons. La robe souillée!!!)

Des documents du gouvernement américain indiquent par ailleurs que les missiles balistiques ont été utilisés dans six conflits régionaux depuis 1980. Au total, 30 pays détiennent des missiles balistiques, et 25 d’entre eux possèdent des armes de destruction massive (chimiques, biologiques et nucléaires), selon les estimations du Pentagone. La prolifération d’ADM devient une préoccupation centrale de la stratégie de défense américaine.

C’est dans ce contexte que le président démocrate Bill Clinton décide de relancer le programme de défense antimissile, près de 10 ans après l'abandon du projet de « guerre des étoiles » de Ronald Reagan. En 1999, le gouvernement américain vote le National Missile Defence Act, qui prévoit le déploiement d'un bouclier antimissile dès que la technologie le permettra. Le texte de loi contourne les dispositions du traité ABM de 1972, toujours en vigueur.

Le programme NMD (pour National Missile Defence, en anglais) du président Clinton est moins ambitieux que le projet de guerre des étoiles de Ronald Reagan. Il ne parle plus de se défendre contre une attaque massive de missiles balistiques, mais bien contre une attaque limitée, que celle-ci soit accidentelle, non autorisée ou délibérée, en provenance des rogue states, ou États voyous.

Mais le programme de Clinton se distingue principalement de celui de Reagan par le fait que le système de défense n'est pas déployé dans l'espace, mais au sol. Il prévoit l'interception d’un missile dirigé contre le territoire américain grâce à un autre missile « intercepteur », lancé d'une base terrestre en Alaska.

Cependant, le projet pose toujours d’importants problèmes techniques. En effet, les tests effectués pour évaluer la faisabilité et la performance du système n’ont pas tous été concluants : en date de décembre 2002, trois des huit essais effectués au-dessus de l’océan Pacifique avaient échoué. Chaque essai coûte environ 100 millions de dollars américains.

En septembre 2000, le président Bill Clinton annonce qu'il laisse à son successeur à la Maison-Blanche la décision de déployer le système national de défense antimissile. Bill Clinton affirme qu’il n’a pas suffisamment confiance en cette technologie, et il estime que le projet est trop coûteux (plus de 100 milliards de dollars).

Dernière modification par ragondin (25-10-2008 11:37:30)


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#29 25-10-2008 13:37:14

ragondin
Membre de Soutien
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Re: Le NORAD composante de l'ABM (bouclier anti-missile)

LE CANADA ET LE BOUCLIER ANTIMISSILES: GENESE D'UNE DECISION
http://209.85.135.104/search?q=cache:9f … &gl=fr

Le Canada a donc finalement décidé de ne pas participer au projet américain de bouclier antimissile.
Cela fait maintenant plusieurs années que le Canada tergiversait sur cette question. Tant que Lloyd Axworthy est demeuré à la tête de la diplomatie canadienne, il n'y a pas eu beaucoup d'ambiguïté sur la position du Canada face à la défense anti-missiles. En 2000, il faisait notamment valoir que le plan américain de défense anti-missile pourrait augmenter les risques causés par les armes nucléaires plutôt que les réduire. L'arrivée de John Manley à ce poste , en 2001, a marqué le début d'une évolution vers une acceptation graduelle de l'idée. Mais jusqu'en 2002, on répétait à Ottawa que le Canada ne pourrait prendre part à la défense antimissiles si système proposé n'était pas conforme au Traité ABM concernant la limitation des systèmes antimissiles de 1972.

Mais ce traité ABM a finalement été abandonné en 2002. Et l'année suivante, le ministre canadien des Affaires Etrangères d'alors, Bill Graham, déclarait que les circonstances étaient très différentes de ce qu'elles étaient auparavant et qu'il fallait étudier la question sérieusement. Bref, À Ottawa on évoquait la nouvelle configuration géopolitique dans le monde en faisant valoir qu'une défense conjointe du continent pourrait s'avérer être une bonne idée à poursuivre au Canada. 

Ces déclarations marquaient un changement de cap. Au printemps 2003, le gouvernement de Jean Chrétien décidait d'amorcer des discussions avec les Etats-Unis sur la possible participation du Canada au système de défense antimissile. Pour expliquer sa décision, le gouvernement faisait notamment valoir que le Canada pourrait ainsi convaincre plus facilement les Américains de ne pas militariser l'espace. Par ailleurs, à Ottawa on insistait sur le fait qu'il fallait s'assurer de l'avenir de l'une des principales organisation de défense du Canada, le NORAD, le Commandement canado-américain de la défense aérospatiale de l'Amérique du Nord. 

Dans tout ce débat sur le bouclier antimissiles, on dire que la sauvegarde du NORAD a été l'un des principaux objectifs poursuivis par le Canada. Le NORAD fournit au Canada ses principales capacités de défense dans le domaine de l'aérospatiale. Ce système de surveillance aérienne est administré conjointement par le Canada et les Etats-Unis. En vertu de l'accord, un quartier général intégré assure le contrôle opérationnel des forces mises à sa disposition. Bref, le Canada a voix au chapitre. L'intrument est donc valorisé et cela est apparu dès le mois de février 2000 , lorsqu'un comité parlementaire a tenu des audiences sur l'impact au Canada du projet américain. A la Défense nationale, on se demandait dès ce moment, il y a 5 ans maintenant, quel impact aurait sur le NORAD la décision de laisser les États- Unis faire cavalier seul sur les relations de défense avec Washington?. 

Ce souci a animé l'action diplomatique du Canada. Avec un résultat tel qu'à l'été 2004, le Canada et les Etats-Unis annonçaient la conclusion d'une entente pour modifier l'entente qui régit Norad afin d'accommoder le projet américain de bouclier anti-missile. Selon la nouvelle entente, les données recueillies par les responsables de NORAD seront partagées avec les responsables du bouclier anti-missile. Bref, NORAD demeure pertinent.

Mais dans quelle mesure le Canada est-il impliqué dans le bouclier antimissiles en vertu de cette participation au NORAD renouvelé?
C'est une question qui fait débat. Par exemple, le futur ambassadeur du Canada aux Etats-Unis, Frank McKenna, dit qu'à toutes fins pratiques, la participation du Canada à NORAD équivaut à une participation au bouclier antimissiles. Cette interprétation est rejetée par d'autres qui affirment qu'il ne s'agit là que d'une cueillette de l'information. Par exemple, le ministre de la Défense, Bill Graham, souligne la différence entre le fait de déceler la présence de missiles ennemis et la prise de décision pour ordonner leur destruction. Ajoutons un point fondamental: Frank Mc Kenna se demandait ce que les Etats-Unis pourraient vouloir de plus. Ce qu'ils voulaient nétait pas mineur: c'était l'aval du Canada au projet pour donner de la légitimité à ce projet qui demeure contesté et qui est loin par ailleurs de faire ses preuves sur le plan technique.

Bref, avec la signature de cette entente plusieurs ont vu le début de l'acceptation par le Canada du projet américain de bouclier antimissiles mais les jeux n'étaient pas faits. Surtout que l'opposition au projet s'est manifestée de plus en plus et notamment au sein même du parti libéral. Les sondages ont démontré qu'une majorité de Canadiens s'opposaient au projet et encore plus au Québec. On peut comprendre qu'un gouvernement minoritaire soit sensible à genre d'arguments électoralistes. Surtout que l'enthousiasme n'a jamais été au rendez-vous du côté du gouvernement canadien face à ce projet qui n'a jamais fait partie des priorités canadiennes. 

A la fin de l'année, le premier ministre Paul Martin avait d'ailleurs fait état des priorités canadiennes en matière de défense: renforcement de la sécurité de la frontière commune avec les Etats-Unis, et renforcement de la souveraineté côtière et dans l'Arctique. La semaine dernière, tout en annonçant sa non participation au bouclier, le gouvernement canadien a réitéré ces objectifs en ajoutant cette fois des chiffres soit un budget qui alloue une somme additionnelle de près de 13 milliards de dollars à la Défense Nationale, en cinq ans. Bref, le Canada ne croit pas à la menace que représentent les missiles en provenance des Etats voyous. Ce qui ne signifie pas qu'il ne prend pas la défense de l'Amérique du nord au sérieux.


Evidemment, on évoque beaucoup maintenant l'impact de cette décision sur les relations du Canada avec les Etats-Unis. Une certaine mauvaise humeur de Washington est peut être à prévoir surtout que lors de sa visite au Canada en décembre, le président Bush avait plaidé pour une participation canadienne au système antimissiles. Par ailleurs, il s'agit d'un deuxième "non" du Canada aux Etats-Unis après le refus canadien de participer à la guerre en Irak.
Il faudra voir ce que cela signifiera concrètement pour l'avenir de la coopération militaire entre les des pays; dans quelle mesure les Canadiens auront-ils accès aux informations américaines? Cela reste à voir. Mais les observateurs ne prévoient pas en général que ce froid puisse affecter les autres aspects de relations avec les Etats-Unis, notamment les relations commerciales. Du côté positif, on peut croire que la décision canadienne renforcera la crédibilité du Canada comme défenseur de la sécurité au moyen des ententes internationales. En ce sens, on peut dire que le Canada demeure fidèle à sa tradition.

La décision du Canada sur le bouclier antimissiles s'inscrit parfaitement dans la suite des politiques notamment adoptées par les ex-premiers ministres canadiens Pierre Trudeau et Brian Mulroney. Ce dernier avait, on s'en rappelle, refusé de se joindre au projet de défense antimissiles du président Reagan. C'est une position qui avait d'abord été affirmée par l'ancien premier ministre canadien, Pierre Trudeau, qui s'opposait au projet dit de "Guerre des étoiles" du président Reagan. Depuis, le Canada ouvre au sein de la Conférence du désarmement en faveur d'une convention sur la non-militarisation de l'espace. En ce sens, la tradition multilatéraliste du Canada se poursuit. 

Jean Bériault
Chroniqueur de Politique Etrangère
28 février 2005

Dernière modification par ragondin (25-10-2008 13:37:46)


« La stratégie militaire doit désormais être pensée en fonction de la couverture télévisuelle [car] si l’opinion publique est avec vous, rien ne peut vous résister ; sans elle, le pouvoir est impuissant. »
M. Michael K. Deaver

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#30 25-10-2008 15:39:19

ragondin
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Re: Le NORAD composante de l'ABM (bouclier anti-missile)

Dick Cheney prend le contrôle du NORAD en juin 2001.
Coincidence c'est là que se déroule l'opération Amalgam Virgo http://translate.google.fr/translate?hl … 26pwst%3D1

http://img505.imageshack.us/img505/8743/260607docu1ih9.jpg
http://img353.imageshack.us/img353/5504/260607docu3atk2.jpg
http://img505.imageshack.us/img505/7201/260607docu2ye7.jpg

Dernière modification par ragondin (25-10-2008 16:16:06)


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#31 25-10-2008 16:44:12

ragondin
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Re: Le NORAD composante de l'ABM (bouclier anti-missile)

Le document de Vreeland dit "laisez en passer deux stoppez le reste!"
Le décolage des avions de chasse de la base d'Otis sont peut être ceux qui ont abattu les deux vol 77 et 93.
www.reopen911.info/video/temoignage-de- … ssion.html

Anomalies dans les compte-rendus initiaux des évènements
Les trois versions officielles des détournements d’avion du 11 Septembre
par David Ray Griffin*

http://209.85.135.104/search?q=cache:LF … &gl=fr

Le principal reproche émis par les critiques envers le compte-rendu officiel réside dans le fait que si les procédures opérationnelles normales [1] en vigueur en cas de détournement d’avion avaient été appliquées le 11 Septembre, les chasseurs de la défense aérienne auraient intercepté les vols AA11, UA175 et AA77 bien avant qu’ils ne percutent la tour nord, la tour sud et le Pentagone. Ils auraient également intercepté le vol UA93 longtemps avant qu’il ne s’écrase. Les procédures opérationnelles normales sont celles de la Federal Aviation Agency (FAA) et des militaires américains.

Par « militaires américains », on entend ici essentiellement le National Military Command Center (NMCC), le Centre opérationnel des armées, qui est situé au Pentagone, et le North American Aerospace Defense Command (NORAD), le Commandement de la défense aérienne pour l’Amérique du Nord, dont le siège se trouve à Colorado Springs. Le NORAD est divisé en différentes zones de responsabilité. Une seule d’entre elles est partie prenante dans la catastrophe du 11 Septembre : la Zone de défense aérienne du Nord-Est, plus connue sous le nom de Neads.

Dans ce chapitre, j’évoquerai les procédures opérationnelles en vigueur lors d’un détournement d’avion et leur non-respect le 11 Septembre. Dans les chapitres suivants, j’analyserai la tentative de la commission pour démontrer que les militaires américains les ont appliquées.

Procédures opérationnelles en cas de détournement d’avion
« Omissions et manipulations de la commission d’enquête sur le 11 septembre »Le livre de D. Ray Griffin, en version française, est disponible à la vente sur la librairie du Réseau Voltaire.D’après les procédures opérationnelles, la FAA doit contacter le NMCC lorsqu’un avion semble victime d’un détournement. Il existe trois indices d’alerte particulièrement révélateurs : l’avion dévie de son plan de vol, le contact radio est interrompu ou le transpondeur est éteint (le transpondeur est un appareil électronique qui permet l’identification de l’avion sur l’écran de l’aiguilleur du ciel, et qui indique sa position et son altitude exactes ; il permet aussi d’envoyer un signal d’alerte codé à quatre chiffres en cas de détournement). Si l’un de ces indices apparaît, le contrôleur aérien essaie de contacter le pilote afin de régler le problème. Si le pilote ne répond pas de façon nominale ou si on ne peut pas rétablir rapidement le contact radio, la FAA doit requérir l’assistance du NMCC.

Il faut noter qu’il n’appartient pas à la FAA de déterminer si un avion est effectivement détourné. Les instructions données aux contrôleurs aériens sont en revanche sans équivoque : « Si […] vous ne savez pas si une situation présente un danger réel ou potentiel, considérez-la comme une urgence avérée. » [2] En d’autres termes, traitez un détournement possible comme un détournement réel.

Les règlements militaires stipulent que « dans le cas d’un détournement d’avion, la FAA doit informer le NMCC dans les plus brefs délais [3] ». Le NMCC chargera alors le NORAD de faire décoller – en scramble [4] – un ou deux chasseurs en alerte sur la base aérienne la plus proche afin d’intercepter l’avion suspect. Glen Johnson, rédacteur au Boston Globe relatant les explications fournies par le major Mike Snyder, porte-parole du NORAD, précise ce qui suit :

« Lorsqu’on intercepte un avion, on l’aborde par phases progressives. En approche, pour attirer l’attention du pilote, l’avion de chasse peut balancer les ailes, faire une passe frontale devant l’appareil. En dernier ressort, il peut tirer quelques obus traceurs le long de l’axe de vol de l’avion, voire, dans certaines circonstances, l’abattre avec un missile. » [5].

Abattre un avion est un acte très grave auquel le pilote ne peut procéder qu’après autorisation du Pentagone. Il est important de bien faire la distinction entre la destruction d’un avion et une interception qui est une intervention de routine ainsi que l’a mentionné le major Snyder [6]. On compte en moyenne une centaine d’interceptions par an. Le rapport de la FAA a ainsi fait état de soixante-sept interceptions entre septembre 2000 et juin 2001 [7].

En outre, une interception est très rapide. Ainsi que le général Ralph Eberhart, commandant le NORAD l’explique en octobre 2002, il faut à la FAA une minute pour contacter le NORAD lorsqu’elle détecte quelque chose d’anormal. Il suffit au NORAD de quelques minutes pour envoyer des intercepteurs en n’importe quel point des États-Unis [8]. D’après le site Internet de l’US Air Force, les appareils peuvent aller n’importe où en si peu de temps parce qu’un F15 « atteint normalement une altitude de huit mille neuf cents mètres deux minutes et demie seulement après l’ordre de décollage », après quoi il vole à trois mille kilomètres à l’heure [9].

Pour être précis, il faut souligner que les explications d’Eberhart furent précédées du mot « à présent » ; il disait donc qu’à présent, la FAA met environ une minute pour contacter le NORAD et qu’à présent, celui-ci est en mesure d’envoyer des avions de chasse n’importe où aux États-Unis en quelques minutes à peine. Eberhart insinue donc que les procédures sont plus rapides depuis le 11 Septembre. Si cette affirmation est exacte, elle pourrait être confortée en comparant le temps de réaction du NORAD pour lancer l’interception d’un avion avant et après le 11 Septembre.

Il ne m’est pas possible d’effectuer une telle étude. Le rapport de la commission d’enquête sur le 11 Septembre ne fait état d’aucune comparaison ni allusion à quelque vérification d’une telle amélioration des procédures. Je suis personnellement convaincu que rien n’a changé. Cette conviction s’appuie en partie sur un document de 1998 qui avertissait les pilotes que tout avion conservant un comportement anormal « risquait de se retrouver avec deux (avions de chasse) dans son sillage dans les dix minutes » [10].

Ce n’est pourtant pas ce qui s’est produit le 11 Septembre. Le premier avion de ligne détourné, le vol AA11, a montré à 8h14 ce matin-là, les signes évidents d’un possible détournement, et malgré cela, lorsqu’il a percuté trente-deux minutes plus tard la tour nord du World Trade Center, aucun intercepteur n’avait reçu d’ordre de décollage. Les trois autres vols détournés avaient, eux aussi, signalé leur détournement, et on aurait eu largement le temps de les intercepter. Quelqu’un a de toute évidence enfreint les procédures opérationnelles. Des observateurs ont avancé que quelqu’un avait donné des ordres de non-intervention qui ont bloqué la mise en œuvre des procédures opérationnelles.

Compte-rendu des militaires sur le 11 septembre : les deux versions
Durant les tout premiers jours qui ont suivi le 11 Septembre, les porte-parole des forces armées américaines parurent donner crédit à l’accusation de non-intervention. Le 13 septembre, on demanda au général Richard Myers, qui faisait fonction de président du Comité des chefs d’états-majors le 11 septembre, si l’ordre de faire décoller les intercepteurs avait été donné avant ou après la frappe sur le Pentagone. Sa réponse fut la suivante : « Cet ordre, autant que je sache, fut donné après la frappe sur le Pentagone. » [11]

Le porte-parole du NORAD, Mike Snyder a dit la même chose lors de l’interview au Boston Globe. Selon Glen Johnson, le journaliste, Snyder « a raconté que les intercepteurs restent au sol pendant plus d’une heure après le premier compte-rendu de détournement, délai pendant lequel trois immeubles sont frappés et un quatrième avion détourné survole la Pennsylvanie en direction de Washington. » [12]

Au moment de cette interview, le 14 septembre, CBS News diffuse une information différente : « Contrairement aux précédents communiqués, les chasseurs ont décollé ce mardi alors que les attaques étaient en cours. » Le reportage précise qu’on avait lancé des chasseurs vers les villes de New York et de Washington, mais qu’ils étaient arrivés trop tard pour prévenir l’attaque [13]. Mais selon Johnson, la version de Snyder est différente.

Ce dernier affirme que le commandement (NORAD) n’a fait lancer aucune patrouille d’interception, bien qu’il ait été alerté du détournement dix minutes avant que le premier avion… percute la première tour du World Trade Center […]. Le porte-parole déclare que les avions de chasse sont restés au sol jusqu’après que le Pentagone ait été heurté par le vol 77 d’American Airlines […]. C’est à ce moment-là que les autorités militaires ont réalisé l’ampleur de l’attaque, selon Snyder, et ont finalement ordonné aux chasseurs de décoller. Ce délai a été confirmé par le général d’armée aérienne Richard B. Myers, qui a été désigné comme nouveau président du Comité des chefs d’états-majors [14].

Par conséquent, selon le scénario exposé aussi bien par Myers que par Snyder, les chasseurs ne reçoivent l’ordre d’interception qu’après 9h38, c’est-à-dire au moins cinquante-deux minutes après que la tour nord a été frappée et au moins une heure après que le NORAD a été averti du détournement du vol AA11.

Matthew Wald déroule le même scénario dans un article paru dans le New York Times le 15 septembre 2001. Il écrit que « vers 9h25 du matin, la FAA, en accord avec le Pentagone, prend la mesure radicale d’interdire tout décollage sur le continent américain, mais que personne n’a encore fait partir les chasseurs » [15].

Deux mois avant la parution du compte-rendu final de la commission, une interview contenue dans l’un des rapports élaborés par ses membres fait état d’un scénario identique. Selon ce rapport, Rudolph Giuliani, le maire de New York, aurait téléphoné à la Maison-Blanche à peu près une minute avant que la tour sud ne commence à s’effondrer, par conséquent à environ 9h58. Au directeur politique adjoint du président, Chris Henick, qu’il parvient à joindre, Giuliani demande qu’on lui envoie une couverture aérienne pour sa ville. Selon Giuliani, Henick lui répond que les avions ont été envoyés douze minutes plus tôt et qu’ils ne vont pas tarder à arriver [16]. Ce qui signifie que les avions auraient décollé aux alentours de 9h46. Si la déclaration de Giuliani est exacte, le témoignage de Henick apporterait la confirmation (c’est du moins ce que tout le monde affirmait les tout premiers jours) qu’aucun avion de chasse n’a décollé avant 9h38, heure de la frappe sur le Pentagone.

Quoi que l’on puisse penser de l’épisode que rapporte Giuliani, la première version des faits paraît la plus plausible. Le général Myers, alors président du Comité des chefs d’états-majors, le commandant Mike Snyder, porte-parole du quartier général du NORAD à Colorado Springs, doivent être au courant de ce qui s’est passé le 11 Septembre. Il n’est pas envisageable qu’ils aient pu inventer toute cette histoire pour la raison évidente qu’elle ne montre pas l’armée américaine sous un jour favorable. En fait, si telle avait été la version officielle, on ne voit pas comment le président Bush et le Pentagone auraient pu nier leur responsabilité dans la suspension des procédures opérationnelles le 11 Septembre.

Toutefois, comme nous l’avons indiqué plus haut, une seconde version du compte-rendu officiel commence très vite à circuler et est adressée le 14 septembre au grand public sur CBS lors du bulletin d’information du soir, Evening News [17]. Glen Johnson raconte que Snyder, au nom du NORAD, se refuse à tout commentaire sur ces déclarations de CBS. Mais, le 18 septembre, le NORAD apporte des informations qui font de cette seconde version la thèse officielle des circonstances du drame du 11 Septembre. Les avions ont effectivement décollé, mais sont arrivés trop tard. Ces renseignements sont présentés sous la forme d’une chronologie reprenant les groupes date-heure [18] où la FAA a averti le Neads et ceux où le Neads [19] a donné l’ordre aux avions de décoller. Le but implicite de cette seconde variante de la version officielle est d’imputer toute la faute à la FAA qui n’aurait pas alerté l’armée assez vite.

Cette version n’apaise pas vraiment les soupçons des sceptiques qui continuent à penser que quelqu’un a donné un ordre de non-intervention. En admettant l’exactitude de la chronologie publiée par le NORAD, la FAA semble avoir manifestement enfreint plusieurs fois sa propre réglementation. D’autre part, en dépit de ces violations des procédures opérationnelles, les critiques estiment que les chasseurs auraient dû intercepter les quatre avions de ligne détournés. Par conséquent, la chronologie publiée par le NORAD le 18 septembre semble accuser à la fois la FAA et les militaires. Je vais démonter pourquoi et comment en examinant le cas de chacun des vols. Dans ces relations, j’insiste, je résume la conviction générale telle qu’elle se présentait avant le rapport de la commission sur les attentats du 11 Septembre, et qui s’appuyait sur les bulletins de presse et la chronologie publiée par le NORAD le 18 septembre 2001. Il s’agit de montrer pourquoi, sur la base de ces informations, les critiques des comptes-rendus officiels estiment que quelqu’un a donné un ordre de non-intervention. Il est essentiel de mesurer pourquoi la chronologie de 2001 du NORAD a fragilisé l’armée américaine face à cette accusation pour comprendre la nouvelle version entérinée par le rapport Kean-Zelikow.

Violations des procédures opérationnelles : le vol AA11 [20]
Selon la chronologie de 2001 du NORAD et les bulletins d’information qui en traitent, voici ce qui s’est passé pour le vol AA11 : entre 8h14 et 8h15, il n’obtempère pas à l’ordre de prendre de l’altitude donné par la FAA. Puis il coupe le contact radio et interrompt son transpondeur [21]. À 8h20, l’avion quitte complètement la route prévue par son plan de vol. L’aiguilleur du ciel en conclut qu’il a probablement été détourné par des pirates de l’air mais il n’avertit pas les militaires [22]. À 8h21, un membre de l’équipage téléphone à American Airlines pour signaler que l’avion est sous contrôle de pirates de l’air et qu’ils ont déjà tué quelques personnes [23]. À 8h24, l’aiguilleur du ciel entend la voix d’un pirate de l’air qui s’adresse aux passagers : « Nous sommes maîtres de plusieurs avions. Restez tranquilles et tout se passera bien. Nous retournons à l’aéroport. » [24] L’aiguilleur du ciel raconte par la suite qu’à cet instant précis, il « sait qu’il avait affaire à un détournement » [25] . À 8h25, des contrôleurs de Boston avertissent d’autres centres de contrôle aérien de la FAA que le vol n° 11 a été détourné [26]. À 8h28, ils voient l’avion virer de cent degrés vers le sud en direction de New York [27].

Cependant, selon la chronologie du NORAD du 18 septembre, la FAA n’alerte pas le NORAD (Neads) avant 8h40 [28]. Ainsi, au lieu d’avertir les militaires peu après 8h14 ou immédiatement après 8h20 comme le voudraient les procédures opérationnelles, la FAA attend entre vingt et vingt-quatre minutes après l’apparition des indices de détournement du vol n° 11. Apparemment, elle enfreint délibérément les procédures opérationnelles. Selon un commentaire d’ABC News : « Il ne semble pas que l’alerte ait été donnée, les aiguilleurs du ciel ayant pris de grandes libertés avec les règles de police du ciel ou les règlements militaires. Il y a une inconnue qu’il faudra élucider. » [29]

Autre élément curieux de la chronologie du NORAD, elle affirme implicitement qu’American Airlines n’informe pas les militaires de la situation, alors que, selon les articles parus dans la presse, la compagnie aérienne reçoit à 8h21 un appel téléphonique d’un membre de l’équipage l’avertissant que des pirates de l’air se sont emparés de l’avion et qu’ils ont tué plusieurs personnes.

En tout état de cause, les critiques suggèrent que si la chronologie du NORAD est exacte, la FAA doit avoir donné à son personnel l’ordre de ne pas intervenir. Comme aucun membre du personnel de la FAA n’a été licencié ou réprimandé publiquement, on soupçonne fortement que les choses se sont déroulées ainsi ou que le NORAD a fourni une chronologie mensongère.

En outre, cette nouvelle version ne dégage pas la responsabilité des militaires. Il semble que lorsqu’ils apprennent, à 8h40, ce qui est arrivé au vol n° 11, ils devraient donner un ordre d’interception immédiat à la base aérienne de McGuire située à proximité dans le New Jersey. Les intercepteurs auraient alors pu être en vol à 8h42. À la vitesse de cinquante kilomètres à la minute, ils auraient alors pu couvrir à temps les cent dix kilomètres qui les séparaient de la ville de New York et intercepter le vol n° 11 un peu avant 8h46, heure à laquelle il s’écrase contre la tour nord. Au lieu de cela, le NORAD, selon ses propres affirmations, ne donne l’ordre de décollage que six minutes plus tard, à 8h46. Qui plus est, cet ordre n’est pas donné à la base de McGuire mais à celle d’Otis, située à Cape Cod dans le Massachusetts, qui est deux fois plus éloignée de New York. Enfin, les deux F15 attendent encore six minutes avant de décoller, ce qui signifie qu’ils ne sont en l’air qu’à 8h52, six minutes après la frappe sur la tour nord [30]. Tous ces facteurs laissent penser que les militaires ont donné l’ordre de laisser courir les délais, ordre qui se serait ajouté à celui de la FAA de ne pas intervenir comme le laisse supposer la chronologie du NORAD.

Violations des procédures opérationnelles : le vol UA175
Pourtant, malgré tous ces retards dus à la FAA, au NORAD, et à Otis, les F15 auraient dû arriver à temps à New York pour intercepter le vol 175 avant qu’il ne percute la tour sud à 9h03. Mais, ce ne fut pas non plus le cas. Voici comment se sont déroulés les événements d’après la chronologie du NORAD et les remarques qu’elle contient.

Entre 8h41 et 8h42, les contrôleurs aériens de Boston entendent des émissions suspectes provenant du vol n° 175, dont ceci : « Tout le monde reste assis. » [31] Puis, à 8h42, l’avion se déroute de son plan de vol et le signal de son transpondeur disparaît des écrans [32]. La FAA contacte les militaires presque immédiatement. Le NORAD déclare n’avoir été mis au courant qu’une minute plus tard, à 8h43. Cette précision horaire a été publiée par plusieurs journaux dont le Washington Post le 12 septembre [33] avant les déclarations du NORAD le 18 septembre. Rapidement alerté, le NORAD a devant lui vingt bonnes minutes avant 9h03, heure de la frappe sur la tour sud.

Toutefois, les intercepteurs désignés pour la mission sont deux F15 en alerte sur la base d’Otis et, nous l’avons vu, ils ne décollent qu’à 8h52. On est donc forcé de conclure qu’il a fallu neuf minutes pour donner l’ordre de décollage et qu’il soit exécuté. C’est proprement stupéfiant. La chronologie du NORAD ne donne aucune explication sur ce délai énorme, mais il est évident qu’il est incompatible avec les procédures opérationnelles.

Pourtant, malgré ces délais incompréhensibles, les onze minutes qui restent devraient largement suffire pour réaliser l’interception. On peut aussi penser qu’après que le précédent avion de ligne a frappé la tour nord, l’armée va donner à ses pilotes l’autorisation d’abattre le vol UA175 en cas de refus d’obtempérer. Par conséquent, même si on peut discuter des délais disponibles pour éviter la frappe sur la tour nord, il reste évident qu’on pouvait empêcher celle sur la tour sud. Le NORAD a eu beau donner des explications, les faits sont là.

On nous a dit qu’après avoir décollé à 8h52, les F15 se dirigent vers New York. C’est ce que racontent à la fois le lieutenant-colonel Timothy Duffy, l’un des deux pilotes, et le général de division aérienne Larry Arnold [34], commandant le NORAD. Selon leurs rapports, les F15 volent aussi vite que possible, Duffy précisant qu’ils volent « plein pot pendant tout le trajet » [35], c’est-à-dire qu’ils atteignent les trois mille kilomètres à l’heure [36]. Étant donné qu’ils sont en vol dès 8h52, ils devraient être sur Manhattan en six minutes, c’est-à-dire à 8h58 [37]. Mais à 9h03 – 9h02, selon le NORAD – heure de la frappe sur la tour, les F15 sont encore, d’après le NORAD, à cent dix kilomètres de leur but [38]. D’après les calculs des sceptiques, les chasseurs n’ont pas volé à fond, mais sûrement à une vitesse plus de deux fois inférieure [39]. Il est évident que quelqu’un ment.

La nouvelle chronologie du NORAD ne lève pas le doute sur un point : l’armée de l’air n’a pas intercepté le vol UA175 tout simplement parce qu’elle n’a pas essayé. Le rapport de la commission sur le 11 Septembre tente de faire disparaître toute source de soupçon en fournissant encore une nouvelle chronologie, troisième version du compte-rendu officiel des événements du 11 Septembre. Toutefois, avant de l’examiner, il faut revenir sur ce que nous avons déjà dit au sujet des vols AA77 et UA93.

Infraction aux procédures opérationnelles : le vol AA77
Le vol AA77 quitte l’aéroport de Washington-Dulles à 8 h 20 du matin. À 8 h 46, il se déroute nettement de son plan de vol [40]. À 8 h 50, il revient sur sa route, mais n’a plus de contact radio [41]. Dans un article du New York Times, on peut lire que les aiguilleurs du ciel apprennent à peu près au même moment que le vol AA77 a été détourné [42]. À 8 h 56, le transpondeur de l’avion s’éteint [43]. Juste avant, selon d’autres articles de presse, l’avion survole le nord-est du Kentucky, puis fait demi-tour pour revenir vers l’est [44]. « Vers 8 h 57, écrit le New York Times, il est évident que le vol 77 est perdu. » [45]

Pourtant, selon le NORAD, la FAA ne donne pas d’alerte pour le vol AA77 avant 9 h 24, heure à laquelle elle prévient que l’avion pourrait avoir été détourné et semble revenir vers Washington [46]. Ce qui signifierait que bien que la FAA, selon le New York Times, soit au courant du détournement de l’avion à 9 h 50, elle attend encore trente-quatre minutes avant d’alerter les militaires. Si on considère comme vrais l’article du journal et la chronologie du NORAD, la réaction de la FAA face aux anomalies du vol AA77 enfreint encore plus les procédures opérationnelles que pour celles du vol n° 11.

Pourtant, en dépit de tous les reproches qu’on adresse à la FAA, la chronologie publiée par le NORAD le 18 septembre 2001 n’exonère pas ce dernier de toute critique quant à sa réaction aux anomalies du vol AA77. On ne peut certes pas lui reprocher, cette fois, d’avoir tardé à donner l’ordre de décollage. Le NORAD affirme avoir donné l’ordre d’interception du vol AA77 à 9 h 24, c’est-à-dire quelques secondes après avoir reçu le message d’alerte, déclaration qui devrait faire réfléchir ceux qui croient qu’il faut plusieurs minutes pour donner un ordre d’interception.

Toutefois, la base aérienne à laquelle cet ordre est envoyé pose un problème. Il s’agit de la B.A. [47] de Langley en Virginie, située à deux cent dix kilomètres de Washington. Selon les critiques, il aurait fallu faire intervenir la base d’Andrews dans le Maryland, à seize kilomètres de Washington et dont la mission est la défense aérienne de la capitale fédérale.

Autre énigme : malgré un ordre de décollage donné à 9 h 24, il semble que les F16 de Langley ne quittent le sol qu’à 9 h 30. Pourquoi leur faut-il six minutes pour décoller alors que nous avons vu précédemment qu’il suffit de deux minutes et demie à un intercepteur pour atteindre huit mille neuf cents mètres d’altitude après avoir reçu l’ordre de décollage ?

Autre interrogation : malgré le retard et l’éloignement de Langley, les F16 auraient dû arriver largement à temps pour empêcher la frappe sur le Pentagone à 9 h 38, heure généralement admise – voire à 9 h 37, heure de la chronologie du NORAD [48]. Les F16 peuvent voler à mach 2,5 soit quarante kilomètres à la minute. À cette allure, ils peuvent parcourir les deux cent dix kilomètres qui les séparent de Washington en à peine plus de cinq minutes, ce qui leur laisse presque trois minutes pour intercepter et, si nécessaire, abattre l’avion détourné. Seulement, d’après la chronologie donnée par le NORAD le 18 septembre 2001, les F16, au lieu d’arriver sur Washington à 9 h 35, en sont encore éloignés de cent soixante-dix kilomètres lors de la frappe sur le Pentagone [49].

Les sceptiques, après calcul, ont souligné que la version du NORAD est absurde. Elle sous-entend que durant les huit minutes de vol qui suivent le décollage, les F16 ne parcourent que quarante kilomètres, ce qui signifie qu’ils ont volé à moins de trois cent vingt kilomètres à l’heure [50].

Autre interrogation. Pourquoi ne fait-on pas évacuer le Pentagone ? Surnommé avec humour « le point zéro » par son personnel, le Pentagone possède un snack bar à ce nom [51]. Pour quelle raison les autorités, qui ont connaissance des attaques contre le WTC et savent que le vol AA77 paraît se diriger vers Washington, ne donnent-elles pas l’ordre d’évacuation immédiate ? La réponse officielle est que le secrétaire à la Défense Rumsfeld ainsi que d’autres autorités du Pentagone ignorent tout du danger, ainsi que le déclare un porte-parole du Pentagone : « Le Pentagone n’était tout simplement pas au courant que l’avion se dirigeait vers nous. » [52] Seulement, comme dans le rapport du NORAD, il est noté à 9 h 24 que le vol AA77 a probablement été détourné et qu’il semble se diriger vers Washington, on ne peut accorder foi à ces dénégations.

Comme tout le monde le comprendra immédiatement, il faut revoir complètement la version des événements relatifs au vol AA77 qu’on a servie au public le 18 septembre. Les militaires se servent du rapport de la commission sur le 11 Septembre pour publier un récit entièrement refondu de la façon dont ils ont traité le vol AA77. Toutefois, avant d’étudier cette version revue et corrigée, il faut se pencher sur les infractions aux procédures opérationnelles relatives au vol UA93, à la lumière de ce que nous avons déjà découvert.

Infractions aux procédures opérationnelles : le vol UA93
Voici la version généralement acceptée à propos du vol UA93 d’après la chronologie de 2001 du NORAD et des événements qui y sont liés. L’avion quitte Newark à 8 h 42. À 9 h 27, les pirates de l’air ont manifestement pris le contrôle du cockpit et les aiguilleurs du ciel entendent l’un d’entre eux, qui s’exprime avec un accent, dire qu’il y a une bombe à bord [53]. Vers 9 h 28, les aiguilleurs entendent des cris, des bruits étouffés et des hommes qui parlent de « nos exigences » dans un anglais très rudimentaire, largement entrecoupé de mots étrangers [54]. Il est évident qu’un détournement est en cours. Cela devient plus net à 9 h 30, quand le transpondeur disparaît [55] et encore plus manifeste à 9 h 34 quand les aiguilleurs entendent ce message : « Mesdames et Messieurs, c’est le commandant de bord qui vous parle. Veuillez regagner vos sièges et rester assis. Nous avons une bombe à bord. » [56]

Et pourtant, pendant tout ce laps de temps, si nous en croyons la chronologie du NORAD, la FAA ne contacte pas les militaires pour demander de l’aide. Après l’appel de la FAA au Neads, la chronologie porte simplement la mention « N/A » – non pertinent.

Toutefois, selon un communiqué de CNN le 17 septembre 2001, le NORAD a déclaré que la FAA a signalé au Neads à 9 h 16 que le vol UA93 était en difficulté. Si cette information est exacte, alors la FAA a appliqué très rapidement ses procédures, en signalant au Neads un détournement sur une base d’indices que nous ne connaissons pas encore. Évidemment, comme on ne les connaît toujours pas, on pourrait peut-être tout simplement considérer que cette information est une erreur individuelle et ne pas en tenir compte. Mais, l’idée que le NORAD a été alerté sur le vol UA93 à 9 h 16 est manifestement bien ancrée dans la mémoire collective de son personnel. Lorsqu’il témoigne le 23 mai 2003 devant la commission d’enquête sur le 11 Septembre, le général Larry Arnold du NORAD répète cette version des faits, en déclarant qu’à 9 h 16, la FAA a signalé un possible détournement du vol UA93 [57] de la compagnie United Airlines, cette affirmation suscite une mise au point dans le rapport de la commission sur le 11 Septembre. Soulignant que cette assertion est le fait d’« autorités du NORAD », la commission déclare : « Cette information est inexacte. Il n’y a eu aucun détournement à signaler à 9 h 16. Le vol UA93 était nominal [58] à ce moment-là. »

Quoi qu’il en soit, la chronologie fournie par le NORAD le 18 septembre 2001, et qui est devenue la version officielle, implique que non seulement la FAA n’a pas mieux réagi par rapport aux autres vols, mais qu’elle a fait pire. Car, en dépit d’une succession d’indices qui apparaissent à 9 h 27 et ne laissent aucun doute au sujet du détournement du vol UA93, la FAA n’a jamais contacté les militaires.

On pourrait penser que cette chronologie du NORAD, indiquant que l’armée n’a pas été alertée au sujet du vol UA93, écarte l’éventualité d’une mauvaise réaction des militaires sur l’incident. Ceci est pourtant faux, quoique les soupçons qui naissent alors impliquent une faute d’une autre nature que dans le cas des autres vols. Pour ceux-ci, l’hypothèse est que les militaires n’ont pas abattu les avions de ligne alors qu’ils auraient dû le faire. Pour ce vol-ci, l’hypothèse est qu’ils ont abattu un avion alors qu’ils n’auraient pas dû le faire. Plusieurs raisons conduisent à cette conclusion.

D’abord, bien que l’heure de l’écrasement du vol UA93 ne fasse pas l’unanimité, tout le monde est d’avis qu’il ne se produit pas avant 10 h 03 [59]. Le vice-président Cheney donnant, selon plusieurs sources d’informations concordantes [60], l’ordre aux intercepteurs d’abattre le vol UA93 peu après 9 h 56, ils disposent du temps nécessaire pour l’exécuter.

Deuxièmement, on rapporte qu’un aide de camp militaire demande au vice-président Cheney : « Un avion vole à cent trente kilomètres d’ici. Il y a un intercepteur à proximité. Est-ce qu’on tire ? » Cheney répond oui. Le F16 prend alors en chasse le vol UA93. Puis, au moment où il s’en approche, Cheney s’entend demander à deux reprises de confirmer l’ordre de tir ; il confirme [61].

Troisièmement, la chaîne CBS rapporte, peu avant la chute de l’appareil, que deux chasseurs F16 talonnent le vol UA93. Un aiguilleur du ciel, ignorant la consigne formelle donnée aux contrôleurs de ne rien divulguer aux médias, annonce qu’« un F16 serre de près le vol UA93 » [62].

Quatrièmement, le secrétaire adjoint à la Défense, Paul Wolfowitz, confirme par la suite ces déclarations, lorsqu’il dit que « l’armée de l’air poursuivait l’avion détourné qui s’est écrasé en Pennsylvanie […] et a été en mesure de l’abattre, en cas de nécessité » [63].

Cinquièmement, des témoins oculaires ont soutenu que l’avion a été « perforé » par un ou deux missiles. Plusieurs personnes affirment avoir entendu « une forte explosion » ou « deux fortes explosions » juste avant que l’avion ne commence à tomber. Le maire de Shanksville a déclaré connaître deux personnes, dont l’une avait « fait » le Vietnam, qui lui ont rapporté avoir entendu un missile [64] D’autres témoins ont trouvé à une distance de treize kilomètres du point d’impact des débris ainsi que des restes probables d’êtres humains [65]. Des ouvriers d’un chantier situé à dix kilomètres de l’impact déclarent avoir vu des débris formant un nuage de confettis descendre sur le lac où ils travaillaient et sur les fermes alentour après avoir entendu l’explosion [66]. Enfin, une pièce d’un des deux moteurs pesant une demi-tonne est trouvée « à une distance considérable » du lieu d’impact, selon les constatations du FBI. L’article d’un journal trouve ce fait « bizarre » car les missiles air-air thermoguidés Sidewinder qui arment les F16 auraient plutôt dû toucher l’un des deux énormes moteurs du Boeing 757 [67].

Sixièmement, des appels téléphoniques de passagers, dont certains ont été écoutés par le FBI [68], indiquent que des passagers – parmi lesquels un pilote [69] – se sont battus avec les pirates pour reprendre le contrôle de l’avion. Au moment où il semble qu’ils allaient y parvenir, des indices laissent penser que l’avion a été touché. Par exemple, une femme qui a dit un peu plus tôt à son mari que les passagers étaient en train d’essayer d’entrer en force dans la cabine de pilotage s’exclame : « Ils vont y arriver ! Ils y arrivent ! Ils y arrivent ! » Juste après, le mari entend des hurlements suivis par « un bruit de soufflerie, comme une forte rafale de vent » puis encore des cris, ensuite il perd le contact [70]. Un autre passager qui appelle des toilettes raconte, dit-on, qu’il a entendu « une sorte d’explosion » et qu’il voit de la fumée blanche qui vient de l’avion [71]. Selon un article du Mirror  : « Des sources déclarent que la dernière chose qu’on entend sur la bande de l’enregistreur de voix du cockpit est un bruit de vent qui laisse penser que l’appareil a été perforé. » [72].

Septièmement, le commandant Daniel Nash, l’un des deux pilotes de la patrouille de F15 envoyée à New York, a rendu compte plus tard qu’une fois retourné à sa base on l’informe que des F16 avaient abattu un quatrième avion de ligne en Pennsylvanie [73].

Cette rumeur s’est suffisamment répandue pour que, lorsque le général Myers est entendu par la commission du Sénat pour les Forces armées, le 13 septembre 2001, le président de ladite commission, le sénateur Carl Levin, soutienne qu’il existe des déclarations selon lesquelles « l’appareil qui s’est écrasé en Pennsylvanie a été abattu ». Il ajoute : « Ces histoires continuent de circuler. » Myers affirme que les militaires n’ont abattu aucun appareil [74].

Mais il existe de graves indices selon lesquels ils ont effectivement abattu le vol UA93 et qu’ils l’ont fait au moment où les passagers étaient sur le point de reprendre le contrôle de l’appareil. Abattre un avion civil dans ces conditions est à l’évidence une infraction caractérisée aux procédures opérationnelles.

En résumé : les éléments de preuve dont on dispose à propos de chacun des vols considérés établissent que le 11 Septembre, non seulement la FAA mais aussi les militaires ont enfreint les procédures opérationnelles relatives à la sécurité de l’espace aérien fédéral. Que les critiques adoptent la première ou la seconde version officielle des événements, ils ont de bonnes raisons de penser qu’on a donné l’ordre de suspendre l’application des procédures opérationnelles ce jour-là.

Le chapitre premier du rapport de la commission sur le 11 Septembre vise principalement à enlever tout fondement à ces soupçons. Comment le rapport procède-t-il ? En nous donnant rien de moins qu’une troisième version officielle des événements. Les chapitres qui suivent vont étudier la nouvelle thèse de la commission sur les quatre vols. Pour faciliter le suivi des chronologies des trois versions pour chacun des quatre vols, je vais donner au lecteur une vue d’ensemble des trois versions officielles des événements relatifs à chacun des vols.


« La stratégie militaire doit désormais être pensée en fonction de la couverture télévisuelle [car] si l’opinion publique est avec vous, rien ne peut vous résister ; sans elle, le pouvoir est impuissant. »
M. Michael K. Deaver

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#32 25-10-2008 17:05:52

ragondin
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Re: Le NORAD composante de l'ABM (bouclier anti-missile)

extrait
Copyright Christopher Bollyn 2008
Traduction libre de Pétrus Lombard pour Alter Info
Tout droit réservé

http://forums.france2.fr/france2/Electi … 650_11.htm

« ÇA DOIT FAIRE PARTIE DE L'EXERCICE »

6 heures : LES JEUX DE GUERRE 

Le lieutenant-colonel Deskins Dawne se dit que ce sera une longue journée pour elle. Le 11 septembre était le Jour 2 de Vigilant Guardian, un exercice qui poserait une situation critique imaginaire aux postes avancés du North American Air Defense dans tout le pays. La simulation se déroulerait durant toute la semaine, et Deskins, en commençant ses 12 heures de poste d'officier de l'unité de contrôle et d'alerte aéroportée au centre des opérations du NORAD, pourrait se trouver sur place. 

Le Jour 1 de la simulation s'est passé lentement. Elle espérait que l'exercice prenne de l'ampleur. Cela fait passer plus vite une longue journée. 
8 heures 40 : LA RÉALITÉ 

Au Centre des Opérations, trois rangées de consoles radar font face à un haut mur de moniteurs à écrans larges. Les superviseurs font les cent pas derrière les techniciens qui scrutent les instruments. Ici, c'est toujours calme, toujours sombre, à l'exception de la lueur verte des écrans radars. 

À 8 heures 40, Deskins a remarqué que Jeremy Powell, le technicien supérieur, faisait signe de la main. Le centre de Boston était en ligne, a-t-il dit. Ils ont eu un avion détourné. 

« Ça doit faire partie de l'exercice, » a pensé Deskins. Au début, tout le monde le pensait. Puis Deskins a vu la lueur de la ligne téléphonique directe vers la Federal Aviation Administration (FAA). 

Au téléphone elle a entendu la voix d'un militaire de liaison de la FAA au centre de Boston. « J'ai un avion détourné, » lui a-t-il déclaré. 

Le Vol 11 d'American Airlines pour Los Angeles a dévié de sa route, apparemment en direction de New York. L'agent de liaison a dit vouloir « quelques F-16 ou quelque chose » en l'air. 

Quarante et une minutes plus tôt, le Vol 11 avait décollé de l'aéroport de Logan avec 81 passagers. Il ne répondait plus aux contrôleurs au sol depuis 27 minutes.

Deskins ayant demandé la dernière position du Vol 11, elle a été affichée sur l'écran par un opérateur. Le Vol 11 n'était pas là. Quelqu'un avait éteint son transpondeur, le dispositif permettant d'identifier l'avion depuis le contrôle au sol. Le centre de Boston pouvait toujours le suivre sur le radar originel, mais les opérateurs à Rome étaient fort embarrassés pour le trouver dans l'enchevêtrement d'échos sur leurs écrans.

Nous dirigeons l'interception, a dit l'agent de liaison à Deskins. Ayez juste quelque chose là-haut. 

Deskins est montée en courant à l'étage du Poste de Guerre et a signalé que l'avion était détourné dans la réalité, pas en simulation. 



LES OPERATEURS RADAR DU NEADS. C'est le personnel militaire des systèmes radar qui s'est embrouillé le 11/9 à cause de la simulation Vigilant Guardian. Oussama Ben Laden, dans une grotte en Afghanistan, et les 19 lâcheurs d'école de pilotage se sont-ils familiarisés avec la simulation, le piratage des systèmes informatiques militaires et la manipulation des systèmes de radar, dans le but d'augmenter la confusion ? Les véritables artisans du 11/9 l'ont fait. 

CE N'EST PAS UNE SIMULATION

Le plus curieux, c'est que cet instructif article de Seely, sur la confusion chez les opérateurs radar militaires cruciaux du NEADS, n'a jamais été publié ni référencé par un journal national aux États-Unis. Le New York Times, par exemple, n'a même jamais mentionné l'exercice de défense aérienne Vigilant Guardian, qui a favorisé la confusion à l'origine du fiasco de la protection militaire de la ville de New York le 11/9. 

Bizarrement, dans tous les journaux nationaux et les magazines d'information des États-Unis, Vigilant Guardian a été mentionné une seule fois, très brièvement, dans une critique de livre du Washington Post sur le rapport de la Commission du 11/9. 

La critique commençait ainsi : « Si le rapport sur le 11/9 avait été écrit comme un roman, personne ne pourrait le croire. L'histoire est trop tirée par les cheveux. » 

Le Post a seulement mentionné Vigilant Guardian quand il a cité « une note peu remarquée » du rapport : 

Quand les fonctionnaires de la FAA ont réalisé (tardivement) que les avions étaient détournés, ils ne pouvaient pas les contrôler, ni décider de ce qu'ils devaient faire. Le Vice-Président pense avoir donné l'ordre d'abattre ces avions civils, mais les pilotes dans les airs ne l'ont pas reçu. Le commandement militaire de la défense aérienne ne savait pas s'il était face à un exercice ou à une situation réelle. Incroyablement, selon une note peu remarquée du rapport, « Le 11/9, le NORAD avait prévu de procéder à un exercice militaire, Vigilant Guardian, qui postulait d'une attaque de bombardiers de l'ancienne Union Soviétique. »

Vigilant Guardian a évidemment déconcerté les militaires parce que les détournements simulés et les faux « injects, » qui sont des échos radar d'avions inexistants, faisaient partie, selon certains, de l'exercice. C'est pourquoi au début Deskins et les autres ne savaient pas au juste si les rapports d'avions détournés étaient réels ou simulés. 

« La première chose qui m'ait traversé l'esprit était, '' Est-ce que ça fait partie de l'exercice ? '', » a déclaré à ABC News le major général de l'Air Force Larry Arnold, qui se trouvait dans un centre de commandement sur la base de l'Air Force de Tyndall en Floride. 

L'incapacité de l'armée à réagir efficacement devant l'avion détourné du 11/9 était évidemment provoquée, au moins en partie, par l'exercice du NORAD. Le fait qu'une opération similaire, impliquant un avion frappant une installation militaire proche du Pentagone, ait été montée le matin du 11/9, indique que les exercices sur ordinateur ont joué un rôle clef dans la concrétisation des attaques terroristes qui ont eu lieu. Est-ce pour cela que les médias contrôlés ont ignoré ces exercices ?

Quel rôle ont joué les manœuvres militaires dans les attentats terroristes du 11/9 et comment et par qui ont pu être détournés les avions, sont toutes des questions demandant des réponses, mais elles seront abordées de manière plus détaillée dans un chapitre ultérieur.


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#33 25-10-2008 18:54:40

samaouste
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Re: Le NORAD composante de l'ABM (bouclier anti-missile)

Rag ... en ce qui concerne le coté récalcitrant des Canadiens, ce sera je pense rapidement réglé avec les accords signés par Bush concernant le Canada, les USA et le Mexique non?


"Ne perdez pas de vue que les hommes qui vous serviront le mieux sont ceux que vous choisirez parmi vous, vivant de votre propre vie, souffrant des mêmes maux. Défiez-vous autant des ambitieux que des parvenus ; ils ne consultent que leur propre intérêt et finissent toujours par se considérer comme indispensables"(...)  Déclaration Commune de Paris 1871

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#34 25-10-2008 19:29:18

ragondin
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Re: Le NORAD composante de l'ABM (bouclier anti-missile)

Non puisque c'est Christine Lagarde et Cheney et Brzeinski qui ont négocié le bouclier anti-missile en Pologne.
Comme quoi les traités internationaux ça calme des ardeurs.
L'Europe est le second objectif des américains, et on peut placer le bouclier comme arme de provocation et de siège guerrier.
La stratégie des usa est de finir le travail envers les deux seuls pays capables de contourner le bouclier la Russie et la Chine.
Là ou Mike Ruppert échoue pour déterminer la mission de Vreeland c'est le manque de connaissance d'un black programm de satellites furtifs.
Notre gros dossier l'a mis en perspective. Le pétrole était un moyen de corrompre les opposants de Poutine (Youkos etc...)
On place le pétrole pour masquer le bouclier. On n'est pas à une fausse histoire près.
Sinon il y aura un attentat majeur au Canada et peut être sera t il attribué au Russes.
Tout leur est permis.
Vreeland donne la date de 2009 pour quelle raison? Je cherche encore.

Dernière modification par ragondin (25-10-2008 19:30:15)


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#35 26-10-2008 10:23:31

ragondin
Membre de Soutien
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Re: Le NORAD composante de l'ABM (bouclier anti-missile)

Nous devons déchiffrer la lettre de Vreeland
http://img219.imageshack.us/img219/1959/delmartvreelandnotewk4.jpg

Vladivostok
http://fr.wikipedia.org/wiki/Vladivostok
c'est à Vladivostok qu'ont eu lieu les négociations sur la limitation des armements stratégiques entre Leonid Brejnev et Gerald Ford en 1974.
http://fr.wikipedia.org/wiki/N%C3%A9goc … 3%A9giques
Vreeland était en mision non pas pour le pétrole comme le dit Mike Ruppert mais pour le bouclier anti missile mais ne comprenais pas le but de sa mission.
Vladivostok et primorskiy kray
c'est l'endroit ou l'on a le traffic d'uranium enrichi en russie
http://translate.google.fr/translate?hl … r%26sa%3DN
Cela doit nous rappeler l'affaire Valery Plame et son époux joseph Wilson. Il devait prouver que Saddam Hissein avait acheté de l'uranium pour ses armes de destructions massives.
Hypothèse:
Si la Russie en vend à Saddam on a deux raisonsde faire la guerre à la Russie et à L'Irak. Avec une intervention militaire US et faire une base à Vladivostok face à la Corée du Nord et coller au plan de cibles des Etats voyous possedant l'arme nucléaire; n est bien dans la stratégie du développement de L'ABM

Dernière modification par ragondin (26-10-2008 10:38:16)


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#36 26-10-2008 12:37:51

samaouste
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Re: Le NORAD composante de l'ABM (bouclier anti-missile)

Je ne comprends pas vraiment les motivations cachées là dessous.... prouver que la russie vend de l uranium a saddam pour pouvoir entrer en guerre et contre l irak et contre la russie me semble un peu ... bizarre. Partir en guerre et déclencher un holocauste nucléaire?
Là, ils ont eu l'irak en pretextant des ADM, mais il n'a pas été question que je sache d'accuser la russie d'avoir fourni l'irak en uranium si?
Les états unis n'ont aucun intérêt à mon avis a entrer en guerre avec la russie vu le potentiel destructeur de ces derniers.
Y'a pas mal de truc qui m'échappent dans tout ça, j'aimerais vraiment un espèce de " ***machin expliqué pour les nuls" parce que personellement-, je n'y comprends pas grand chose. Il manque tout ! Les motivations, le but, les raisons, les enjeux car enfin, s'attaquer à un plus faible , je peux comprendre qu'ils aient été tentés, mais là, on parle de la Russie et de sa capacité ni plus ni moins qu'à ...détruire les USA ... entre autres. Alors entrer en guerre contre eux... je ne pige pas ... désolé d'être si con, mais c'est ainsi, je dois avoir un cerveau déficient ...


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#37 26-10-2008 13:31:59

ragondin
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Re: Le NORAD composante de l'ABM (bouclier anti-missile)

Les raisons les voilà:
Il faut regarder dans l'ancètre du PNAC "Defense Plannig Guidance" de 1992 qui est toujours actif et montre les vrais objectifs des USA, Le PNAC est la partie militaire.
http://images.google.fr/imgres?imgurl=h … r%26sa%3DN
[url=http://imageshack.us]http://img412.imageshack.us/img412/6269/a769strategyplanheadlinnd8.jpg[/

1 faire sauter le verrou de l'ABM traité de 1972 et forcer le NORAD a valider le projet et l'étendre aux portes de la russie pour commencer son encerclement et son affaiblissement économique;
2 prendre l'IRAK et faire monter le prix du pétrole pour affaiblir la Russie, l'OPEP, L'Arabie Saoudite, et le Vénézuela de Chavez.
3 Afaiblir la Russie par des extractions de pétrole de plus en plus cher avec un "ENRON" Russe avec la participation des opposants de Poutine
4 S'assurer qu’aucune autre superpuissance ne puisse émerger dans le reste du monde

Le New World Order du 11 septembre 1990 (discours de Bush pèrewww.cuttingedge.org/News/N1541.CFM

Dernière modification par ragondin (26-10-2008 13:38:59)


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#38 26-10-2008 13:42:38

jp34
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Re: Le NORAD composante de l'ABM (bouclier anti-missile)

ragondin a écrit:

faire monter le prix du pétrole pour affaiblir la Russie, l'OPEP, L'Arabie Saoudite, et le Vénézuela de Chavez.

.?????

Si le pétrole est plus cher, les pays exportateurs s'enrichissent, non ?

Bon, d'accord, ils s'enrichissent en $ pourris, mais jusqu'à présent le $ se porte assez bien. (Pour combien de temps, c'est une autre hisoire, qui s'écrit d'ailleurs sous nos yeux).


"ne profanez pas le mot Vérité en acceptant le sens qu'en donnent les hommes et les institutions"
"évitez de confondre les mots avec les idées (qu'ils transportent)"

et tenez pour suspecte toute "vérité révélée"...

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#39 26-10-2008 13:50:33

ragondin
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Re: Le NORAD composante de l'ABM (bouclier anti-missile)

Non!!!!!
La manoeuvre comme ENRON était de privatiser le pétrole Russe et de l'en déposséder tout comme en France avec l'industrie de l'armement etc.....

Le cas d'Enron est le schéma que nous voyons aussi dans la crise économique.
On affaibli les Etats.


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#40 26-10-2008 13:53:07

ragondin
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Re: Le NORAD composante de l'ABM (bouclier anti-missile)

Merci de lire ce texte en entier SVP


États-Unis vs Monde : les dessous d’une guerre qui a déjà commencé
jeudi 7 novembre 2002
http://209.85.135.104/search?q=cache:39 … &gl=fr
    Quand la guerre, conduite sous la houlette des Etats-Unis, va-t-elle commencer ? Du "si", les "observateurs" sont passés au "quand". Mais cette guerre n’a-t-elle pas déjà commencé ?

Dernière modification par ragondin (26-10-2008 17:16:01)


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