Association loi 1901 pour la réouverture de l'enquête sur le 11 Septembre. Site d'information sur les attentats du 11 Septembre.
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Mr Richard Labévière , journaliste de RFI, s'est fait viré, apparemment pour opinions non conformes :
Le licenciement de ce journaliste de renommée internationale a été prononcé en plein mois d’août, le 12 exactement, à la dérobée, comme si de rien n’était... Une évidente volonté de discrétion, respectée scrupuleusement par tous les grands médias français, puisque pas un seul à ce jour (sauf erreur) ne s’est fait l’écho de ce limogeage.
Richard Labévière livre aujourd’hui ce qui lui semble être les vraies raisons de son renvoi.
Celui-ci s’inscrit d’abord, dit-il, dans "une suite de harcèlements professionnels" de la part de la direction de RFI, sur une durée de 4 ans. Labévière s’est ainsi vu retirer en 2005 l’Editorial international de RFI sur la simple demande de l’ambassadeur d’Israël en France, Nissim Zvili.
Labévière dit aussi avoir été victime de menaces de mort sur son lieu de travail, "émanant vraisemblablement du Betar" (milice sioniste), "avec des complicités internes à RFI". L’accusation est forte.
Il s’agirait, par ces pratiques, d’intimider les journalistes qui sortent du discours officiel pro-israélien que RFI chercherait à imposer.
Labévière note que sa mise au pas intervient au moment où Christine Ockrent, épouse du ministre des Affaires étrangères Bernard Kouchner, et Alain Pouzilhac prennent la tête de l’Audiovisuel extérieur de la France (RFI, TV5 Monde et France 24). Coïncidence ?
Il s’agirait, ni plus ni moins, selon lui, d’imposer une lecture néoconservatrice, américaine ou israélienne, des crises proche-orientales. Avoir une lecture pro-palestinienne ou pro-arabe ne serait aujourd’hui plus permis.
Retour du délit d’opinion ? Mainmise d’une pensée unique ? Terrorisme intellectuel ? Richard Labévière va jusqu’à parler d’orwellisation de la presse française, publique et privée.
A l’heure où le pluralisme semble menacé, sans que les médias ne s’en émeuvent le moins du monde, une pétition de soutien à Richard Labévière vient d’être mise en ligne.
http://www.agoravox.tv/article.php3?id_article=20762
(à voir : la vidéo de son interview)
Mr Labévière a écrit plusieurs livres intéressants :
"Les dollars de la terreur"
Plusieurs révélations sur les attentats meurtriers de Nairobi, Dar-es-Salaam et la tuerie de Louxor tendent à prouver que les Etats-Unis et leurs alliés saoudiens parrainent et financent les islamistes radicaux. Nouée par les services américains de renseignement et les fanatiques religieux, cette alliance objective a commencé dès 1945 en Arabie Saoudite et se poursuit aujourd'hui en Asie centrale et en Extrême-orient, sans épargner l'Afrique et l'Europe.
Dans ce livre, Richard Labévière nous fait découvrir le blanchiment de l'argent, le crime organisé et l'affairisme mondial. Le nerf de l'islamisme n'est pas la religion, c'est l'argent…
Grâce à une enquête minutieuse nourrie de reportages sur le terrain, l'auteur remet en question l'image de la politique étrangère des Etats-Unis et tente non seulement de cerner la responsabilité américaine dans nombre d'attentats islamistes à travers le monde mais aussi d'analyser les erreurs stratégiques de la riposte américaine.
"Les coulisses de la terreur"
Deux mois avant les attentats du 11 septembre, la CIA négocie encore avec Oussama Ben Laden. Puis les Etats-Unis déclenchent les hostilités en Afghanistan. Ils laissent s'échapper le milliardaire saoudien et ses protecteurs, comme ils laissent s'évanouir leurs capitaux dans une jungle financière.
Qui sont les complices au cœur même de l'establishment américain ? Aurons-nous bientôt un " Ben Ladengate " ?
Pour l'éviter, les idéologues de l'administration Bush inventent une nouvelle guerre froide : la guerre sans fin contre la terreur...
Désormais, tous ceux qui ne partagent pas les valeurs du meilleur des mondes selon Washington sont suspectés de soutenir le terrorisme, sinon d'être des terroristes eux-mêmes, agents d'un nouveau complot contre le monde libre et les champions du Bien. Ce complot est baptisé d'un nom générique : Al Qaïda.
Du Pakistan à Bali, de Riyad à Casablanca, de Genève à Lugano, enquêtant sur les lieux des attentats et les places bancaires, Richard Labévière parvient à une conclusion : Al Qaïda n'existe pas. Le terrorisme ne relève pas d'une organisation mondiale, mais d'une nébuleuse de réseaux qui s'enracinent localement, dans les économies les plus inégalitaires et les régimes politiques les plus arbitraires. Pourtant, la mythologie Ben Laden continue. Pour survivre, l'Empire a besoin d'un ennemi et de faire la guerre : une guerre sans fin.
Je ne connais pas ce livre. Qui l'a lu?
Ses livres : http://recherche.fnac.com/ia84404/Richard-Labeviere
Cité dans le forum : Ici par exemple
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Bien vu,
Une info certainement à ne pas manquer !
Je pense qu'on peut toujours signer cette pétition de soutien...
Et l'occasion de découvrir l'autre fil de discussion que tu as déterré http://forum.reopen911.info/viewtopic.php?id=2429 sur R. Labévière, dont un de ces articles en lien direct avec le 11/9 publié sur RFI.fr, qui semble très inspiré des infos de From The Wilderness de M. Ruppert
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Merci vigilant ![]()
Je mets la vidéo de l'interview ici car elle vaut vraiment le coup d'être regardée... et diffusée !
Souhaitons que d'autres journalistes prennent exemple sur le courage de ce bonhomme... au risque de perdre leur poste ![]()
Lien pour ceux chez qui l'incrustation ne fonctionne pas : http://www.dailymotion.com/video/k4jGuy7T14NhdeJKjJ
Dernière modification par fedup (26-08-2008 09:02:28)
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RFI est diffusée par Worldspace
www.ladepeche.fr/article/2000/03/03/831 … c-RFI.html
Dernière modification par ragondin (27-08-2008 11:46:16)
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En tout cas, voilà un journaliste qui pourrait être sollicité afin d'éclairer un peu nos propres réflexions...
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Ragondin, toujours au top !! ![]()
RFI diffusé par Worldspace, rien de plus à rajouter.
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Tainc iou mi lord
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Il n'y a pas de fumée sans feu ![]()
![]()
texte de Richard Labévière
FEUILLETON DE L’ETE
Les coulisses de la terreur
Neuvième partie: Les banques pas tout à fait comme les autres
http://209.85.135.104/search?q=cache:bv … &gl=fr
Le système financier qui accompagne le terrorisme contemporain ne ressemble pas au système classique: il est légal mais il échappe aux contrôles que tout système légal doit subir, il est un mélange de clientélisme et de népotisme, de diplomatie secrète installée par la CIA et l’Arabie saoudite… les scandales ont été nombreux mais personne n’a vu que c’était des alarmes sérieuses… Les autorités monétaires de Londres, des Etats-Unis… ont préféré encaisser de grosses amendes plutôt que de nettoyer ces drôles de banques.
SUR le plan international, la première réaction officielle de l’administration américaine après les attaques du World Trade Center et du Pentagone, intervient quatorze jours plus tard, le 24 septembre 2001. A la surprise générale, cette réponse n’est ni militaire, ni très spectaculaire, et prend une tournure inattendue. Le président américain annonce le gel des comptes bancaires, dans le monde entier, de 27 individus et organisations soupçonnés d’entretenir des relations avec Oussama Ben Laden et sa mouvance. Il s’agit, selon les propres termes de George Bush, “d’une frappe contre les fondations financières du terrorisme”. Mais le territoire américain ne sera pas concerné par ces mesures: le président Bush prend bien soin de souligner: “Nous savons que beaucoup de ces individus et de ces groupes opèrent essentiellement à l’étranger et qu’ils n’ont pas énormément d’argent aux Etats-Unis. Nous avons donc développé une stratégie pour en tenir compte”. A l’époque, seuls quelques rares experts financiers s’étonnent de cette remarque sibylline sur la faiblesse des avoirs suspects aux Etats-Unis, comme si les conclusions d’une enquête qui ne faisait que commencer étaient déjà arrêtées, comme si, par avance, il s’agissait d’exempter le sanctuaire financier américain de toute espèce de suspicion.
Des réseaux construits grâce à la CIA
Le rôle joué par les Etats-Unis dans la montée en puissance de la mouvance Oussama Ben Laden n’est plus un secret pour personne. Selon un rapport du Congrès américain, la CIA finançait les moudjahidin, pour un montant annuel variant entre 150 à 300 millions de dollars (à l’époque, 1,5 à 3 milliards de DH), versés sur des comptes bancaires contrôlés par les services de l’armée pakistanaise.
Les mêmes circuits bancaires ont fonctionné jusqu’au milieu des années 90, longtemps après qu’il n’y ait plus eu la moindre menace soviétique dans la région: l’Union soviétique n’existait plus. Une banque américaine, la Capital Trust Bank de New York, dirigée par Mohammed Hussein al-Amoudi, a vraisemblablement servi pour transférer des fonds des pays du Golfe vers la mouvance Oussama Ben Laden.
Né en 1941 en Ethiopie, Mohamed Hussein al-Amoudi obtient la nationalité saoudienne en 1965. En 1991, il fonde le groupe Mohamed International Development Research and Organisation Company (MIDROC), à travers lequel il devient le principal investisseur privé en Ethiopie. Il aurait -selon des sources financières libanaises- réalisé ses investissements en plaçant des fonds, par l’intermédiaire de la National Commercial Bank saoudienne, pour le compte de la famille royale dont il est très proche. Jusqu’en 1994 (au moment où Ben Laden perd sa nationalité saoudienne, mais pas ses réseaux dans la famille royale), Al-Amoudi dirigeait le Saudi Amoudi Group aux côtés d’Ibrahim Ben Ali Ben Mussalam, l’un des principaux gestionnaires de la fortune du roi Fahd.
Des industries bien particulières
En 1998, Mohamed Hussein al-Amoudi était associé à Khaled Ben Mahfouz et à Salah Idriss, propriétaires de l’usine Al-Shiffa au Soudan, bombardée en septembre de la même année en représailles des attentats contre les ambassades américaines de Naïrobi et Dar es-Salam. On retrouve les trois mêmes personnages associés dans le projet World-star, système mondial de télécommunication numérique par satellite, mis en oeuvre par la société américaine World space. En mars 1998, l’hôtel Sheraton d’Addis Abeba, dont Mohamed Hussein al-Amoudi est propriétaire, accueillait sous l’égide de son groupe Midroc un forum consacré aux opportunités d’investissement en Afrique, forum auquel étaient largement conviés les représentants de la grande industrie américaine.
Ce système à entrées multiples a largement été mis sur pied dans les années 80 par Khaled Ben Mahfouz, ressortissant saoudien resté célèbre pour son implication, en 1991, dans le scandale financier de la Banque de Crédit et de Commerce International (BCCI), dont il est le président. Regroupant des capitaux arabes et pakistanais, la BCCI est accusée d’avoir constitué un vaste réseau de corruption et de blanchiment, impliquant notamment l’administration américaine et tout particulièrement la CIA, ainsi que la famille royale saoudienne. Le clan Ben Mahfouz est soupçonné d’avoir financé Ben Laden au Soudan, via la Saudi-Sudanese Bank. Selon James Woolsey, ancien directeur de la CIA, Oussama Ben Laden est marié à l’une des jeunes soeurs de Khaled Ben Mahfouz.
Court-circuiter les banques centrales
“Le discours panislamique des grandes banques saoudiennes et égyptiennes, comme celui de l’Association internationale des banques islamiques, présidée par le prince Muhammad Fayçal, insiste sur la nécessaire réunification de la communauté musulmane par le biais de la finance”, explique Michel Galloux, chercheur au Centre d’études et de documentation économique, juridique et sociale du Caire (CEDEJ). “A cet égard, il est significatif de voir ces banques s’adresser à des consoeurs étrangères plutôt qu’à la banque centrale, pour leur refinancement ou des investissements à l’extérieur des frontières. Il est aussi intéressant de voir leur préférence aller à des actionnaires musulmans non nationaux lors d’opérations d’augmentation de capital. Enfin, leur contestation s’exprime également vis-à-vis de la réglementation bancaire, souvent jugée inadaptée à leurs spécificités de fonctionnement et, là encore, semble-t-il, on peut interpréter une telle revendication comme une critique implicite de l’ordre bancaire national”.
Ces banques, dont les rapports annuels sont souvent difficilement déchiffrables, gèrent et investissent des sommes considérables sous la rubrique de la zakat, l’impôt religieux dont ni les provenances, ni les destinations ne sont enregistrées. Avec les comptes courants, nous sommes ici confrontés à ce que les experts ont baptisé le “blanchiment à l’envers” ou le “noircissement” de capitaux: des capitaux a priori propres qui, par placements et déplacements successifs, deviennent progressivement gris, ou sanglants dans le cas du terrorisme. Si ces circuits financiers participent à l’augmentation des gains des économies informelles et des grandes organisations criminelles, parallèlement, et en partenariat avec de grands groupes bancaires occidentaux, les banques islamiques effectuent le plus souvent des opérations parfaitement licites dont les montages ne sont pas, en soi, criminogènes.
Blanchiment… à l’envers
De cet indémêlable enchevêtrement licite/illicite-légal/illégal procèdent la complexité et l’opacité du blanchiment à l’envers.
Al-Taqwa Management (taqwa signifie piété), la banque officieuse de la confrérie des Frères musulmans dont le siège est aux Bahamas et la principale filiale à Lugano, en Suisse italienne, rebaptisée Nada Management Organisation, du nom de son directeur général Youssef Nada, constitue l’un des principaux relais de cette séquence bancaire. Al-Taqwa est étroitement associée à la Dar al-Mal al-lslami (DMI), la maison de l’argent de l’islam, ayant également son siège social à Nassau. C’est en 1981, dans les coulisses du sommet islamique de Taïf, que Mohammed Ben Fayçal al-Saoud, le frère du prince Turki, réunit de grands investisseurs d’Arabie saoudite et des Emirats du Golfe pour créer cette banque privée.
Un an plus tard, le roi Fahd charge son beau-frère, Cheikh Saleh Kamel, de lancer un autre établissement privé, la banque islamique Dallah al-Baraka (la bénédiction).
Un nouvel axe du financement saoudien de l’islamisme est ainsi ouvert, conformément aux bonnes et vieilles recettes de la BCCI, en partenariat avec de grandes banques occidentales, notamment américaines et néerlandaises. C’est par l’intermédiaire de ces deux banques et d’ Al-Taqwa que sont financées les innombrables ONG islamiques, agents d’influence de la diplomatie musulmane des Saoud.
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Les premiers gels
DOUZE personnes, Ben Laden lui-même et ses lieutenants sont concernés par les premiers gels d’avoirs décidés par l’administration américaine. 11 groupes considérés comme «terroristes» sont désignés, ainsi que 4 organisations non gouvernementales ou entreprises:
- Makhtab al-Khidamat (bureau de recrutement pour les volontaires d’Afghanistan);
- Al-Kifah (institution caritative installée à Brooklyn);
- L’association humanitaire Wafa al-Rashid Trust;
- Maamoun Darkanzali -Import-Export Company.
Dans l’année qui suivit les plus grandes entreprises mondiales reçurent des courriers officiels leur demandant si elles avaient eu des contacts avec des terroristes. Le courrier contenait aussi une liste suggérant des noms de personnes, d’ONG et d’entreprises avec qui il fallait rompre immédiatement tout contact sous peine de se voir appliquer l’embargo qui frappait ses organismes.
Ce questionnaire sur l’honneur a été très largement diffusé dans le monde. Des sociétés marocaines telles que l’OCP (premier producteur mondial de phosphates), l’ONA, presque toutes les banques…Il y a eu quelques précédents, dont notamment le gel des avoirs iraniens lors de la prise d’otages américains en 1979-80, mais ces précédents gels concernaient des établissements publics considérés comme le bras économique de l’Etat avec lequel s’était noué le différend. La nouveauté dans le cas du terrorisme était donc le fait que des entreprises privées et des particuliers étaient sanctionnés, avec pour la plupart, des embargos posés sur les commerces avec elles.
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L’or et la hawala
EN outre, drainé par une multitude d’organisations charitables guère affectées par les enquêtes, un montant annuel d’environ 16 millions de dollars continuait à alimenter la mouvance.
“En dépit de certains succès dans la localisation et le gel des avoirs d’Al Qaida, l’organisation terroriste continue à avoir accès à des ressources financières et économiques considérables”, conclut un document du Trésor américain.
Pour expliquer cet enlisement de la lutte antiterroriste sur le front financier, le département américain du Trésor estime que l’organisation terroriste aurait converti nombre de ses avoirs en actifs tangibles (or et pierres précieuses) et massivement généralisé l’usage de la hawala, un système informel d’échanges qui permet de transférer de l’argent via un intermédiaire spécialisé sans laisser de traces.
En mettant l’accent sur une conversion-or qui ne concerne qu’une petite part des dollars de la terreur, en privilégiant des pratiques financières géographiquement très localisées et ethnographiquement très connotées, l’enquête tourne délibérément le dos à ses cibles essentielles, à savoir les montages financiers à travers lesquels les fonds terroristes se dissimulent derrière des fonds licites.
En désignant l’or et en criminalisant le système de la hawala -qui ne draine pas que de l’argent suspect-, les enquêteurs choisissent une fausse piste, comme s’il s’agissait d’innocenter, par avance, les rouages de la grande finance internationale.
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245 millions de dollars d’amende!
LA famille Ben Mahfouz est l’une des premières fortunes du monde avec des actifs estimés, en 1999, à 2,5 milliards de dollars (22,5 milliards de DH). Elle est directement mêlée à la faillite scandaleuse de la banque BCCI.
A l’instar des Ben Laden, elle est originaire de la vallée de l’Hadramaout au Yémen. En 1951, cette puissante famille crée la National Commercial Bank (NCB), première banque privée d’Arabie saoudite, sous la forme de limited partnership, avec comme actionnaires exclusifs Khaled Ben Mahfouz et son épouse, Nailah Adbdulaziz Kaki. Début 1999, une enquête de la banque centrale saoudienne présente des conclusions très défavorables sur la situation financière de la NCB.
Le prince héritier Abdallah prend prétexte d’un accident de voiture de Ben Mahfouz, physiquement et intellectuellement affaibli, pour imposer son remplacement à la présidence de la banque, désormais assumée par Abdullah Saim Bahamdan, ancien numéro un de la NCB à Riyad. Parallèlement, l’ouverture imposée du capital -officiellement justifiée pour transformer la NCB en public joint stock company afin de permettre sa cotation en Bourse- achève la mise à l’écart de Ben Mahfouz. Accusé du détournement de 400 millions de rials saoudiens à des fins personnelles, il a été assigné au mois de juillet 1999 en résidence surveillée à Taïf, sur ordre du prince héritier Abdallah, aujourd’hui roi d’Arabie saoudite. Ben Mahfouz avait été inculpé de fraude fiscale, un crime aux Etats-Unis, en 1992. Et lors de la faillite frauduleuse de la BCCI, la banque centrale d’Angleterre avait transigé en lui imposant une amende de 245 millions de dollars (un record mondial, mais battu depuis et qui représente un peu plus de 2 milliards de DH!). On comprend que le futur roi d’Arabie saoudite ait souhaité mettre cet encombrant associé sous bonne garde!
Malgré la faillite de la BCCI et l’éviction de Khaled Ben Mahfouz, le système clientéliste perdure dans tout le réseau légal d’Al Qaida et ses relations plus ou moins lointaines. Les anciens responsables de la BCCI se sont recyclés dans les grandes banques islamiques d’Egypte et de la péninsule arabique, outils financiers et religieux transnationaux des pays du Golfe, travaillant à l’échelle de la planète.
Richard Labévière
Dernière modification par ragondin (26-08-2008 19:44:25)
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http://www.solidariteetprogres.org/article4477.html
Brèves /
Richard Labevière chassé de RFI !
Les voix de la France libre bâillonnées
23 août 2008 - 20:19
Paris, le 23 août (Nouvelle Solidarité)—Vous rappelez-vous de ces éditos, particulièrement libres, que l’on entendait sur RFI, à 6H45 du matin ? Ces éditos où l’on dénonçait tout de go, sans nuances, comme il faut, la politique de guerre des néo-conservateurs américains et des ultra israëliens au Proche Orient ? Ces éditos qui de bon matin nous mettaient de bonne humeur : « Tiens, tu ne va pas me croire, tu sais ce que j’ai entendu sur RFI ? » On avait l’impression d’entendre, pour une fois, un brin de vérité dans les médias. Ces éditos, ils remontent à loin, mais on s’en rappelle encore. C’était vers 2004 ou 2005 !
L’éditorialiste, c’était Richard Labevière, rédacteur en chef de Radio France Internationale, qui vient d’être mis au pas par Alain de Pouzilhac et Christine Okrent Kouchner, les responsables de la nouvelle holding Audiovisuel extérieur de la France (AEF) qui rassemble désormais RFI, TV 5 Monde et France 24. Petit rappel au moment où la guerre couve encore entre la Géorgie et la Russie : Christine Okrent est l’une des fondatrices du European Council on Foreign Relations, un think-tank crée à l’initiative du même George Soros qui contrôle la Géorgie et a lancé Saakachvili contre la Russie en Ossetie du Sud.
Censée être la voix de la France à l’étranger, AEF n’est pas, de toute évidence, la voix de la France libre. C’est la raison pour laquelle nous invitons tous nos lecteurs, à consulter la vidéo (ou le texte complet de son intervention) où Richard Labevière dénonce ceux qui ont obtenu son départ de la Radio et leurs motivations, et à signer la pétition en sa faveur. La bataille n’est pas finie, un préavis de grève a été lancé par les syndicats de RFI pour la rentrée, et un référé prudhommal aura lieu le 22 septembre prochain.
Ecoutez Labevière
http://fr.youtube.com/watch?v=NmGOB8f-oHE
Signez la pétition
www.ipetitions.com/petition/Labeviere2008
Richard Labevière dénonce l’Orwellisation de la presse française
Q : Richard Labevière, vous avez été licencié de radio France internationale, quelles sont les raisons officielles invoquées par la direction de cette radio pour justifier ce licenciement ?
RL : Effectivement, j’ai été licencié par la direction de RFI le 12 aout 2008 pour avoir réalisé une interview du président syrien Bachar el Assad à Damas le 8 juillet dernier, pour RFI et TV 5 monde, filiales de l’Audiovisuel extérieur de la France (AEF), faisant partie de la même entité. Dans n’importe quelle entreprise ou media cette interview aurait été saluée comme une réussite alors que là paradoxalement de manière assez incompréhensible du reste elle se transforme en sanction pour faute grave sur un dossier totalement vide qui a vu se succéder de fautes de procédures, de violations du droit du travail et de la convention collective pour essayer de faussement justifier ce licenciement
Q : Quelles sont, selon vous, les vrais raisons, les raisons réelles et profondes de votre licenciement ?
RL : Face à un dossier vide, face à cette machination aussi ubuesque sinon kafkaïenne, on ne peut que se poser des questions.
On peut faire trois remarques : la première est que cette péripétie s’inscrit dans une suite de harcèlement professionnel que la direction de RFI exerce a mon encontre depuis environs 4 ans. Je rappelle que j’ai été relevé de l’éditorial international en 2005 à la demande de l’ambassadeur d’Israël en France, Nissim Zvili, qui a demandé ma tête à la direction de RFI qui le lui a accordé sans que personne ne proteste et surtout pas les tutelles, à savoir, le Ministère français des affaires étrangères.
Ensuite, j’ai été l’objet de plusieurs menaces verbales et physiques puisque j’ai du déposer une plainte pour harcèlement professionnel et menaces de mort sur mon lieu de travail après avoir reçu un certain nombre de menaces émanant vraisemblablement du Betar avec des complicités internes à RFI. Tout cela s’inscrit dans un climat qui sert a intimider les journalistes qui sortent du discours officiel pro israélien que RFI cherche à imposer sur tout ce qui concerne dans les journaux et magazines le traitement concernant l’écrit du proche et moyen orient.
La deuxième remarque qu’on peut faire est que cette mise au pas éditoriale et rédactionnelle intervient au moment où Mme Ockrent Kouchner et M Alain Pouzhillac prennent la direction de l’audiovisuel extérieur de la France c’est-à-dire de RFI, de Tele V Monde et de France 24, voulant reprendre en main aussi un contenu éditorial dans la bonne doxa américano israélienne dès qu’il est question du Proche Orient.
Enfin, la troisième raison s’inscrit de manière plus large dans une mise au pas non seulement de médias publics et mais de l’ensemble la presse française pour imposer effectivement une lecture néo conservatrice, américano-israélienne sur ces mêmes crises proche orientales. Aujourd’hui le fait d’avoir une lecture différente qu’on peut qualifier de pro palestinienne sinon de pro arabe est considérée comme une espèce de déviation sinon un crime justifiant toutes les mises à mort professionnelles, les plus virtuelles comme les plus opérationnelles. Aujourd’hui le fait d’avoir une lecture qui ne corresponde pas à la doxa pro américaine et pro israélienne de ces conflits est considérée comme un délit d’opinion et un crime professionnel.
Q : Nous pouvons donc considérer qu’un clan, un lobby pro américain et pro israélien, cherche à imposer un discours unique dans l’espace médiatique en France et exerce un véritable terrorisme intellectuel contre tout point de vue critique de la politique américaine et israélienne.
RL : Ce qui est en jeu certainement dans cette affaire qui n’est pas une affaire strictement personnelle mais, au contraire, symptomatique et emblématique de ce que j’appelle une Orwellisation de la presse française, presse publique et privée, qui veut imposer une pensée unique sur la lecture des relations et de crises internationales et tout particulièrement sur les crises du Proche et du Moyen Orient allant dans le sens de cette pensée unique unidimensionnelle farouchement et radicalement pro-américaine et pro israélienne ne laissant plus aucune place à toute autre interprétation ou lecture. J’en veux pour preuve que le pluralisme des invités amenés à s’exprimer sur cette question sur les antennes RFI s’est considérablement réduit, qu’une série de consultants (…) ont été proprement virés aussi de l’antenne comme votre serviteur. Je crois que s’installe non seulement à RFI mais dans l’audiovisuel extérieur un diktat, une pensée unique, une Orwellisation, je répète le terme, du travail éditorial et journalistique aui amène tous les journalistes qui sortent des clous a être criminalisés et à être considérés comme des déviants et des dangereux terroristes et dialectiquement je crois que là on assiste à une imposition d’un terrorisme intellectuel tous azimuts puisque c’est au pluralisme même de ce qui faisait honneur de la presse française qu’on s’attaque désormais.
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merci a vous pour ces infos
+1 pour petition
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bravo Ragondin,
voir que nos meilleurs journalistes sont publiés sur un site marocain, que la tentative d'assassinat de dirigeants (dont Sarkosy) à l'aéroport Ben Gourion a été relatée en francais sur un site tunisien, et que Bruno Guigue a écrit sur oumma.com, pour ne pas parler de Thierry Meyssan réfugié politique au Liban, en dit long sur l'état de la presse française. Nous devrions suggérer au lorrain Denis Robert, au parisien Siné, et au castrais Guillaume Dasquié d'aller s'installer dans un de ces hotels de la côte maghrébine pour se joindre à nos nouveaux Aladins. Quant à Ockrent-Kouchner... qui il y a un an et demi, au salon du livre, n'a pas voulu se salir les doigts sur LE NOUVEAU PEARL HARBOR que Arno des éditions demi-lune lui tendait mi amusé mi désabusé... ita missa est.
cela fait pas mal de monde en 2 ans, non?
de quoi faire un article de synthèse pour reopennews...
j'accepte toute collaboration et tous les articles construits et pertinents sur ce qui est arrivé EN FRANCE à tous ces journalistes et investigateurs indépendants (ou qui croyaient pouvoir l'être) BIEN FRANCAIS DE CHEZ NOUS en vue de cet article qui promet d'être juteux avant même d'être commencé...
une fois de plus: trop c'est trop...
Dernière modification par bluerider1 (27-08-2008 02:16:21)
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ragondin a écrit:
RFI est diffusée par Worldspace
www.ladepeche.fr/article/2000/03/03/831 … c-RFI.html
Encore une fois Mr Ragondin
et autres merci pour l'info
C'est une chasse subtile et silencieuse ,sûrement que les décisions ce prennent dans un salon feutré de la capitale,peu être même après un bon repas "nouvelle cuisine" entre le dessert ,et le cognac ..... un travaille de sape pour un monde lisse,une penser unique.
Un petit schéma 
Dernière modification par MARTGOL (28-08-2008 21:52:09)
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bluerider1 a écrit:
et au castrais Guillaume Dasquié d'aller s'installer dans un de ces hotels de la côte maghrébine pour se joindre à nos nouveaux Aladins.
Tu devrais mieux te renseigner sur ce dernier.
http://www.jereagis.com/11_septembre_20 … /index.htm
Dasquié est un des petits soldats des pires ennemis de la vérité sur le 11/09/2001. C'est lui qui a associé la juste recherche de la vérité sur le 11/09 avec l'anti-sémitisme et autres balivernes.
http://forum.reopen911.info/viewtopic.php?id=735
Il serait tant d'arrêter de faire de la pub pour le fond de commerce douteux de ce type.
Quant à Solidarité et Progrès, je trouve ce mouvement un peu trop "obscure" pour aller y accrocher ma signature.
Dernière modification par Armageddon (27-08-2008 10:02:44)
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Audiovisuel - "France Monde" connaît déjà ses patrons
http://tf1.lci.fr/infos/economie/medias … rons-.html
L'Elysée annonce qu'Alain de Pouzilhac et Christine Ockrent dirigeront cette société qui regroupera Radio France Internationale (RFI), TV5 Monde et France 24
La nomination de la femme du ministre des Affaires Etrangères pourrait faire polémique.
C'est une décision de Nicolas Sarkozy : " l'audiovisuel extérieur public français et francophone" sera bientôt regroupé au sein d'une holding. En clair, une société nommée France Monde rassemblera bientôt Radio France Internationale (RFI), et les chaînes de télévision TV5Monde et France 24 en son sein.
Le président de la République en confiera les rênes à l'actuel patron de France 24, Alain de Pouzilhac. Selon son ordre de mission détaillé par l'Elysée, il est chargé de "préparer la mise en place rapide" de France Monde et de "définir son plan opérationnel assorti d'un plan d'affaires (2009-2013), après concertation approfondie avec l'ensemble des acteurs de l'audiovisuel extérieur public français et francophone".
Cette concertation sera d'autant plus nécessaire que la décision était redoutée par les trois médias concernés. Elle s'annonce difficile : l'intersyndicale de Radio France Internationale s'est déjà déclarée opposé au choix de l'Elysée pour sa direction. Les syndicats de RFI font état de propos tenus par Alain de Pouzilhac mettant en garde contre un éventuel rapprochement entre France 24 et RFI et soulignant les "différences de culture" entre les deux entreprises. De son côté, l'intersyndicale de TV5 Monde a dénoncé mercredi le "passage en force" des pouvoirs publics français.
"Une journaliste extrêmement compétente"
"Mme Christine Ockrent en serait nommée directrice générale", annonce aussi officiellement l'Elysée au sujet de la direction de France Monde. Avant même cette nomination, au conditionnel dans le communiqué de l'Elysée, le porte-parole du gouvernement Laurent Wauquiez avait répondu mercredi à la mi-journée aux éventuelles critiques concernant le choix de la journaliste de France 3, épouse du ministre des Affaires étrangères Bernard Kouchner.
"Je pense qu'il serait étonnant qu'on réduise l'ampleur du rôle et de la compétence professionnelle de Christine Ockrent à la question de savoir de qui elle est la femme", a commenté Laurent Wauquiez. Christine Ockrent "est une journaliste extrêmement compétente, reconnue au niveau international", a-t-il ajouté.
Depuis qu'il est évoqué, le projet de France Monde a suscité de nombreuses critiques de la part des partenaires de TV5Monde en Belgique, en Suisse, au Canada, au Québec et à l'Organisation internationale de la Francophonie (OIF). Ces partenaires doivent se réunir à Ottawa vendredi et samedi pour examiner l'avenir de la chaîne francophone.
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Radio France Internationale licencie son journaliste pro-arabe Richard Labévière.
www.republique-des-lettres.fr/10492-ric … eviere.php
Richard Labévière est journaliste à Radio France Internationale (RFI) et auteur de plusieurs ouvrages sur le Proche-Orient: Les Dollars de la terreur (1999), Bethléem en Palestine (avec Pierre Péan, 2000), Oussama Ben Laden (2002) et Le grand retournement (2006). On lui doit aussi d'avoir participé à la rédaction du Dictionnaire Mondial de l'Islamisme et, plus récemment, d'avoir co-écrit avec le philosophe Bruno Jeanmart un Bernard-Henri Lévy ou La règle du Je (2007).
À titre d'Éditorialiste, Grand reporter, Rédacteur en chef et animateur de l'émission "Géopolitique", Richard Labévière couvre depuis longtemps pour RFI l'actualité du Proche-Orient, dont notamment le conflit israélo-palestinien.
S'il est toujours attentif à respecter les faits, il n'hésite toutefois pas à exprimer certaines positions pro-arabes et à révèler les quelques vérités politico-historiques qui fâchent Israël. Cela lui vaut d'être dans la ligne de mire des militants sionistes qui, depuis l'arrivée de Nicolas Sarkozy à l'Elysée, disposent désormais d'un vaste réseau d'influence dans les grands médias français, qu'ils soient publics ou privés, de droite comme de gauche.
Richard Labévière n'a donc pas échappé à l'actuelle chasse aux sorcières visant à écarter de la profession, le plus souvent sous de très nauséabonds procès en antisémitisme, tout journaliste ne diffusant pas la propagande pro-israélienne officielle. Il n'a en effet pas fallu longtemps à la nouvelle holding de l'audiovisuel extérieur mise en place ce printemps par l'Elysée, France Monde, dont les rênes ont été confiées au publicitaire Alain de Pouzilhac et à la journaliste Christine Ockrent -- compagne à la ville du ministre des Affaires étrangères Bernard Kouchner -- pour faire taire la voix non-conforme de Richard Labévière. Après huit années de service, il vient purement et simplement d'être licencié de Radio France Internationale pour "faute grave".
Quelle faute ? la diffusion, non-autorisée par la direction de la rédaction, selon les dires de celle-ci, d'une interview exclusive de Bachar al-Assad réalisée à Damas juste avant la venue en France du président syrien. Pour RFI, c'est en effet une grave faute professionnelle d'obtenir un entretien exclusif avec un chef d'Etat.
Richard Labévière n'accepte pas ce licenciement qu'il juge abusif, d'autant qu'il semble avoir été décidé arbitrairement par Alain de Pouzilhac sans même la tenue normale d'un Conseil de discipline. Pour le journaliste, qui a déjà été écarté de certaines de ses fonctions à RFI après avoir soutenu son collègue Alain Ménargues -- auteur de deux livres anti-israéliens (Les Secrets de la guerre du Liban et Le Mur de Sharon) et contraint du coup à la démission sur ordre de l'ambassadeur d'Israël en France --, il s'agit ni plus ni moins d'un "licenciement politique" pour "délit d'opinion".
Dans une vidéo diffusée sur internet (Voir ci-contre), Richard Labévière dénonce l'actuelle "orwellisation de la presse française" ainsi que "la volonté d'imposer une lecture unique, néo-conservatrice et inconditionnellement pro-israélienne des crises et des relations internationales". [...] "Défendre la liberté d'expression et les droits de l'homme face à leurs violations caractérisées en Chine ou ailleurs, c'est bien, à condition de s'appliquer à soi-même ces beaux principes et de commencer par balayer devant sa porte", ajoute-t-il. Un comité de soutien dénonce aussi cette nouvelle atteinte au pluralisme journalistique. Une pétition de soutien (www.ipetitions.com/petition/Labeviere2008/) a été lancée et le Conseil des Prudhommes a été saisi du dossier.
Après le licenciement du caricaturiste Siné par Charlie-Hebdo, l'affaire Richard Labévière illustre le climat de "Maccarthisme" pro-israélien qui règne désormais au sein des rédactions. Nombreux sont en effet les journalistes menacés de voire leur carrière brisée s'ils abordent les questions du Proche-Orient de façon trop indépendante. Certains d'entre eux ont même été menacés de mort par les ligues juives extrêmistes qui flirtent maintenant ouvertement avec la droite raciste la plus réactionnaire et la plus violente tout en bénéficiant d'une étonnante tolérance du Ministère de l'Intérieur. Et la terreur fonctionne puisque l'inquisition, la diffamation, la censure et la désinformation la plus éhontée sont désormais de mise sur les questions israélo-arabes dans l'ensemble de la presse française dite "de référence".
Outre la placardisation des journalistes récalcitrants, de nombreux intellectuels -- de Pascal Boniface à Edgar Morin en passant par Alain Badiou, Alfred Grosser, Pierre Péan, Philippe Cohen, Jacques Bouveresse, José Bové, Sami Naïr, Daniel Mermet, Charles Enderlin, Noam Chomsky, Pierre Bourdieu, Danièle Sallenave, Rony Brauman, Michel Wieviorka, etc... -- sont aussi régulièrement traînés au banc d'infamie simplement pour avoir osé critiquer la désastreuse politique d'Israël.
Le temps où les intellectuels juifs menaient des combats éclairés, contestant l'idée même d'un "Etat juif" et défendant ardemment la liberté d'expression et d'opinion, est bel et bien révolu.
Copyright © N. B. / La République des Lettres, vendredi 22 août 2008
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Richard Labévière victime de la « pensée unique »
Rédacteur en chef à Radio France International et grand spécialiste du Moyen-Orient, le journaliste et auteur Richard Labévière a été brutalement licencié de son poste le 12 août dernier. www.elwatan.com/Richard-Labeviere-victime-de-la
Connu pour ses positions pro-arabes, respecté dans les milieux médiatique et intellectuel en France et au Moyen-Orient, Richard Labévière a été victime d’un « abus de pouvoir et délits d’opinion », selon son comité de soutien, qui a lancé une pétition sur internet (http://www.ipetitions.com/petition/Labe … index.html). « C’est un licenciement politique », a déclaré Labévière au quotidien libanais Assafir. « Sa hiérarchie ne l’a pas lâché durant ces dernières quatre années », témoigne un journaliste français proche de Labévière accusant « le lobby pro-sioniste » d’être derrière son licenciement. Lorsque Labévière signe en 1999 avec Pierre Péan un livre Bethléem en Palestine, il découvre sur son bureau une lettre de menaces : « Tu seras dépecé ! »
Il a également été écarté de son poste de rédacteur en chef de RFI pour avoir soutenu Alain Ménargues, auteur de deux livres que les autorités israéliennes et leurs partisans français ne lui ont pas pardonné : Les Secrets de la guerre du Liban et Le Mur de Sharon.
« L’audiovisuel extérieur français (RFI, TV5 Monde et France 24) dirigé par l’épouse du ministre français des Affaires étrangères, Christine Ockrent, et le publicitaire Alain de Pouzilhac reprennent en main les options éditoriales de trois grands médias publics pour leur imposer une pensée et un discours uniques inconditionnellement pro-israélien », soutiennent les membres du comité de soutien au journaliste. « Le licenciement estival et précipité de Richard Labévière pour avoir interviewé le président syrien Bachar Al Assad s’inscrit dans la logique d’une nouvelle atteinte au pluralisme journalistique », souligne ce même comité. Le 9 juillet, une interview du président syrien, réalisée par Richard Labévière, est diffusée sur TV5 Monde et RFI, avec l’accord de sa hiérarchie, ce que cette dernière dément. C’est d’ailleurs cet argument qu’avance RFI pour justifier ce licenciement. Le journaliste devra s’exprimer sur cette affaire à la fin d’août à Beyrouth, lors d’une conférence de presse, et a décidé de mobiliser la justice et les recours syndicaux contre sa hiérarchie.
Par Adlène Meddi
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RICHARD LABEVIERE CONFERENCE BEYROUTH
Je conseille à chacun de visionner cette conférence de presse ou s'exprime R. Labevière sur les raisons de son licenciement
et aussi:
QUAND LA REINE CHRISTINE PASSE RFI AU KARCHER
http://medialma.blogspot.com/2008/08/qu … fi-au.html
Dans la moiteur de l'été finissant, la nouvelle est quasiment passée inaperçue : Richard Labévière, journaliste spécialisé sur les questions proche-orientales, a été viré manu militari de la station RFI. Le prétexte : une interview exclusive de Bachar El Assad, à la veille de la conférence de l'Union Pour la Méditerranée. L'intéressé contre-attaque, en justice et en vidéo. Décryptage d'une affaire politico-médiatique.
Depuis sa nomination à la tête de l'Audiovisuel Extérieur, regroupant France 24, RFI et TV5 Monde, le tandem Alain de Pouzhilac/Christine Ockrent se voulait rassurant. La synergie des rédactions était l'objectif affiché mais les licenciements collectifs seraient évités. Ils ont tenu parole : pas de charette de salariés sur la passerelle du Paquebot France. Mais juste une victime expiatoire pour donner l'exemple : Richard Labévière. Essayiste, auteur de plusieurs ouvrages consacrés à l'islamisme, à la question palestinienne ou à la politique arabe de la France, l'homme a été licencié le 12 août dernier, sans susciter trop d'émois de la part de ses collègues en exercice. Certes, il ne s'agit pas là de "l'icône ménagère" PPDA dont la sortie précipitée a déclenché des dizaines d'éditos et de commentaires à travers le pays.
Ici, rien de tel : dans le vacarme des Jeux Olympiques et de la guerre en Ossétie, la nouvelle n'a pas eu d'écho, si ce n'est au travers du Web militant et de la presse arabe, globalement outrée par la décision. Que s'est-il passé au juste? Labévière, connu pour ses sympathies pro-palestiniennes, avait réussi à décrocher, en exclusivité, une interview du président syrien Bachar El Assad. Le contexte n'est pas anodin : dans quelques jours devait se tenir à Paris le grand barnum des chefs d'Etat impliqués dans la création de l'UPM, vaste confédération embryonnaire autour de la Méditerranée. La direction de RFI fait la moue au sujet de l'entretien, déplorant qu' Assad puisse agréer un seul journaliste pour l'interroger. Il est vrai qu'en France, il serait insensé d'imaginer un seul instant que les journalistes questionnant le chef de l'Etat au soir du 14 juillet aient été désignés par le staff de l'Elysée... Labévière passe outre l'avis négatif de la direction et part à Damas enregistrer l'entretien le 8 juillet. Celui-ci sera diffusé sur TV5 Monde puis, finalement, le lendemain sur RFI, dans "Geopolitique", son magazine hebdomadaire.
Du rififi à RFI
Il est reproché à Labévière de ne pas avoir prévenu la direction de la station suffisamment à l'avance de son projet d'entretien avec le leader syrien. Abasourdi par la futilité du motif officiel de son licenciement, Labévière réplique, et plutôt radicalement : il dénonce à la fois l'attitude de la Société des Journalistes de RFI, instrumentalisée selon lui par une faction pro-israélienne, et la direction du holding de l'Audiovisuel Extérieur, coupable de "neo-conservatisme ". En clair, Labévière estime être la victime d'une cabale politique en raison de ses positions notoirement pro-arabes. Il est avéré que l'homme a connu, au sein de RFI, une succession de disgrâces depuis 2003, se voyant systématiquement rétrograder dans ses fonctions journalistiques. Sa critique régulière de la politique d'Israël et des Etats-Unis, sa relative indulgence envers certains gouvernants arabes, son soutien à un autre journaliste, licencié de RFI et critique radical d'Israël, Alain Ménargues, l'ont fait vite fait taxer de "partisan de l'axe syro-iranien et grand ami du Hezbollah", selon les mots doux affectionnés par les groupuscules ultra-sionistes. S'ils savaient que le personnage avait, en outre, "commis" l'an dernier un ouvrage, la "Règle du Je", tournant en dérision notre baudruche littéraire nationale, BHL, une pétition pour dénoncer un quelconque antisémitisme aurait déjà circulé...
Richard Labévière, demeuré publiquement silencieux, a décidé, la semaine dernière, de faire une sortie fracassante : le journaliste excommunié vide son sac dans une vidéo bientôt culte de 5 minutes, au contenu déjà polémique. Il y détaille, cigarillo à la main et colère froide, les griefs à l'encontre de sa hiérarchie : harcèlement professionnel, pensée unique, parti pris pro-israélien et américain, "orwellisation" rampante sur toutes les questions relatives au Moyen-Orient, intimidations, "mise au pas éditoriale", "terrorisme intellectuel", "criminalisation des journalistes déviants", etc...
Nul doute que le buzz qui va surgir autour du "J'accuse" d'un journaliste reconnu promet de relancer le débat très franco-français des " risques de l'anti-sionisme dans l'expression médiatique". Fin août, Richard Labévière pourrait s'exprimer davantage dans une conférence de presse qui se tiendrait à Beyrouth. Et en parallèle de l'action médiatique, l'offensive judiciaire a déjà commencé : un référé prudhommal aura lieu le 22 septembre. D'ici là, la prochaine visite de Sarkozy en Syrie promet d'être piquante : que pourront bien se dire en aparté El Assad, "responsable" malgré lui de l'expulsion de Labévière, et Kouchner, compagnon d'Ockrent mais aussi garant, en tant que ministre des Affaires étrangères, de la tutelle de RFI? Le monde de la politique, des médias et de la diplomatie est décidément bien petit pour de si grands hommes....
PUBLIÉ PAR CHAMIZAM À 21:31
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Merci Thibaut pour cette petite vidéo RICHARD LABEVIERE Courageux balance tout INCROYABLE !!!
A voir de toute urgence .
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Armageddon a écrit:
bluerider1 a écrit:
et au castrais Guillaume Dasquié d'aller s'installer dans un de ces hotels de la côte maghrébine pour se joindre à nos nouveaux Aladins.
Tu devrais mieux te renseigner sur ce dernier.
http://www.jereagis.com/11_septembre_20 … /index.htm
Dasquié est un des petits soldats des pires ennemis de la vérité sur le 11/09/2001. C'est lui qui a associé la juste recherche de la vérité sur le 11/09 avec l'anti-sémitisme et autres balivernes.
http://forum.reopen911.info/viewtopic.php?id=735
Il serait tant d'arrêter de faire de la pub pour le fond de commerce douteux de ce type.
Quant à Solidarité et Progrès, je trouve ce mouvement un peu trop "obscure" pour aller y accrocher ma signature.
Dasquié c'est plus compliqué à mon sens, même si oui, à priori il est un petit soldat. reste que son cas du point de vue de la liberté de la presse, pose un problème complémentaire de ceux que posent des Richard Labévière, Denis Robert, Alain Ménargues et Bruno Guigue, sans oublier Siné, et même notre Thierry Meyssan international. A-t-il été instrumenté contre son gré, ou avec son gré? Il semblait sincèrement choqué avec Paul Amar... Mais il y a ses travaux, démontés par le Réseau Voltaire et par les Ben Mahfouz, avec Jean Charles Brizard... et ces travaux-là doivent bien receler une part de vérité, même si Arnaud de Montebourg a dû tout passer au pilon avant de distribuer ses copies aux députés. D'ailleurs je pense que l'histoire de ce rapport (celui remis à Chirac, celui vulgarisé dans son bouquin sur OBL, celui remis aux députés, les parties retirées à la demande des Ben Mahfouz, celui final pour les députés... on s'y perd!) doivent être encore creusés. Je pense que Dasquié, malgré toutes les vacheries qu'il a à son actif contre la diffusion des idées du mouvement international pour la vérité (petit soldat vraiment), est plus proche que d'autres de nos hypothèses et recherches, je pense même qu'il pourrait un jour signer la pétition européenne que nous allons remettre sur de bons rails à Bruxelles dimanche 7 Septembre prochain. Le site UNITEDFORTRUTH.ORG deviendra la plateforme de cette pétition européenne, avec la doc qui va bien pour savoir où et comment nous y allons tous ensembles... gros taf juridique en perspective...
B.
Dernière modification par bluerider1 (28-08-2008 21:22:43)
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De toute manière Dasquier conforte a lui tout seul la VO,de plus je ne suis pas tendre avec lui depuis qu'il a cédé sa source après quelque heures de garde a vu INACCEPTABLE!!!!! pour un journaliste qui travaille sur ces sujet sensible.![]()
Dernière modification par MARTGOL (28-08-2008 21:51:07)
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" RICHARD LABEVIERE CONFERENCE BEYROUTH "
HONTE A NOTRE PAYS ET A SES DIRIGEANTS
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armageddon a écrit:
Quant à Solidarité et Progrès, je trouve ce mouvement un peu trop "obscure" pour aller y accrocher ma signature
ce site epetitions n'a (je pense )strictement rien a voir avec Solidarité et progres
COMITE DE SOUTIEN AU JOURNALISTE FRANCAIS RICHARD LABEVIERE
meme solidarité et progres n'est pas mis dans les liens : backchich bellicio;europalestine etc...
sur le net on trouve d'autres sites qui relaient l'info:agoravox egalite reconciliation(soral),humanité ,alterinfo ,des indymedia etc....
par contre bizarre comme procedé de petitions ce epetitions :valeur juridique?? j'en sais rien car il n'y a pas de retour de confirmation par mail :n'importe qui peut ecrire sous le nom de quelqu'un d'autres avec nom et e mail bidonné : qu'en pensez vous : de plus votre nom est transmis en ligne : facile pour les rg:meme pas besoin d'attendre que le dossier soit deposé:ils ont les noms en temps reel
en tout cas c'est simple : on peut faire des petitions en ligne pour zero euros (je crois !! on essaye??) franchement quand on lit ca : Sur internet, une pétition circule pour soutenir l'héritière Paris Hilton et peut être lui éviter 45 jours en prison. Sur celle-ci, on peut notamment lire : "Paris n'a pas blessé ou tué quelqu'un, il faut lui pardonner son erreur." 10 000 fidèles auraient signé ! C'est qu'elle en a des fans, la Paris. Si vous êtes motivé, rendez-vous avec votre CB (et oui on rêve !) sur www.ipetitions.com.
pourquoi se priver !! ![]()
Dernière modification par entada (28-08-2008 22:33:50)
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OUI MARTGOL,
Le fait qu'il ait craqué au bout de 40 heures m'interpelle aussi. Aujourd'hui encore je ne comprends pas! Il a dit qu'il avait vu défiler ses enfants, sa compagne, sa vie de famille devant ses yeux et qu'il avait craqué... je trouve cela léger... pour se ratrapper il n'a plus qu'à prendre le maquis, signer la pétition et tant qu'à faire, publier des confessions assorties de solides arguments...
Labévière, quel standing! droit dans ses bottes, chapeau bas.
LA VERSION TELERAMA, JAUNE COMME D'HAB':
Richard Labévière, spécialiste du Proche et du Moyen Orient à RFI, a–t-il été licencié pour délit d’opinion ? L’affaire est complexe : elle met en lumière des clivages idéologiques au sein de la radio internationale mais aussi des luttes de clans internes, des guéguerres syndicales, sur fond de reprise en main par la nouvelle direction encadrée par Christine Ockrent.
Licencié pour l’exemple ? Richard Labévière, spécialiste reconnu du monde arabe, vient d’être la cible de la nouvelle direction de Radio France Internationale chapeautée par Christine Ockrent et l’ancien publicitaire Alain de Pouzilhac. Un acte d’autorité symbolique de la part de cette nouvelle équipe chargée de l’Audiovisuel extérieur ( RFI, France 24 et TV5 Monde) qui a décidé de marquer son territoire et d’écarter un « électron libre, incontrôlable, ingérable dont RFI voulait se séparer depuis longtemps », comme le résume un syndicaliste de la maison.
Le motif du licenciement ferait presque sourire. Dans n’importe quelle rédaction, il mériterait un avertissement ou, au pire, une mise à pied : il est en effet reproché à Richard Labévière de ne pas avoir averti sa hiérarchie en temps et en heure au moment où il négociait une interview exclusive du président syrien Bachir el-Assad. Le crime de lèse-majesté ? Avoir donné, le 8 juillet dernier, la primeur de l’entretien filmé du président à TV5, chaîne pour laquelle Richard Labévière pige de temps en temps. Rappelons tout de même que TV5 fait désormais partie de la même entité que RFI… donc, pas de quoi fouetter un journaliste.
Ce licenciement est aussi le fruit de haines recuites
et de règlements de comptes internes
dans cette rédaction aux mœurs violentes.
Richard Labévière, ancien chef du service étranger puis éditorialiste, a l’habitude de travailler en franc-tireur. Il s’est fait de nombreux ennemis au sein de cette rédaction clivée en baronnies, secouée par les intrigues et déchirée par des guéguerres syndicales (SNJ contre CFDT) que les directions successives ont souvent attisées. Le licenciement de Richard Labévière est aussi le fruit de haines recuites et de règlements de comptes internes dans cette rédaction aux mœurs violentes, où les courriels anonymes et les tentatives de putsch secouent régulièrement la maison.
Victime expiatoire d’un système qu’il a lui-même alimenté à certains moments, Richard Labévière préfère recentrer la polémique sur le terrain de la censure. Interrogé par téléphone, à Beyrouth où il donnait mardi, une conférence de presse pour expliquer son licenciement devant la presse arabe, il nous affirme qu’il est victime « d’un délit de sale gueule idéologique ». La direction de RFI chercherait sur la question du Proche Orient, à « intimider les journalistes qui sortent du discours pro-israélien ». Dans une vidéo (ci-dessus) qui circule sur le net, il affirme même que « toute lecture pro-palestinienne ou pro-arabe est considérée comme une déviation, sinon un crime, justifiant toutes les mises à mort professionnelles ». Et de dénoncer une « orwelisation de la presse française qui veut imposer une pensée unique, farouchement pro-israélienne et pro-américaine ».
Richard Labévière reconnaît aujourd’hui que cette vidéo, enregistrée à chaud, est « un peu caricaturale »… RFI à la solde de l’ambassade israélienne, et tous les journalistes maison coulés dans le même moule, on a effectivement un peu de mal à y croire… En revanche, que les analyses de « l’électron libre » Richard Labévière en aient agacé plus d’un et que ses prises de position sur le conflit israélo-palestinien aient contribué à le marginaliser, cela ne fait guère de doutes.
Paralysée par ce « dossier pourri » comme dit élégamment un ancien responsable de la société des journalistes, par peur de l’avenir et des compressions d’effectifs dans l’air, ou tout simplement par inimitié et désaccord personnel avec Labévière, la rédaction de RFI se mure dans le silence. La direction de la rédaction aussi. « C’est une affaire interne… Aucun commentaire…Ce sont les consignes… », se contente de lâcher la directrice de la rédaction, Dominique Burg. Pas sûr que ce soit la meilleure ligne de défense.
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Thierry Leclère
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Sur Acrimed :
Licenciement de Richard Labévière, rédacteur en chef à RFI
Richard Labévière, rédacteur en chef à Radio France Internationale (RFI), a été brutalement licencié le 11 août 2008, avec l’aval de la société des journalistes (SDJ). Prétexte : une interview dont il aurait omis d’informer sa hiérarchie du président syrien Bachar al-Assad (quelques jours avant sa venue à Paris pour la célébration du 14-Juillet) En cause : son regard critique vis-à-vis des politiques israélienne et occidentale au Proche et au Moyen-Orient ?
Nous publions ci-après le communiqué la CFDT-Médias, seul syndicat qui, à ce jour, soutienne le licencié et les extraits d’une lettre que ce dernier a adressée en forme de protestation à la direction de RFI ainsi que l’adresse d’une pétition en ligne (Acrimed)
Communiqué de la CFDT
L’intervieweur français du président syrien Bachar al-Assad licencié par RFI !
Le 8 juillet dernier, Richard Labévière, rédacteur en chef à RFI, obtenait en exclusivité pour RFI et TV5-Monde une interview du président syrien Bachar al-Assad, à la veille de sa venue à Paris.
Dans n’importe quel organe d’information, cette réussite aurait été saluée par la Direction. A RFI, il en est autrement : faire son métier est passible de licenciement. Celui-ci a été notifié à Richard Labévière, ce lundi 11 août, malgré un enchainement de fautes de procédures. En dépit de dysfonctionnements internes et imputables aux seules directions de RFI et TV5-Monde, le dossier d’accusation reste désespérément vide.
A moins de trois semaines du voyage du président de la République Nicolas Sarkozy en Syrie, la direction de l’Audiovisuel Extérieur de la France licencie l’un des journalistes experts des questions proche et moyen-orientales, infligeant ainsi un camouflet aux autorités syriennes qui avaient décidé d’accorder cette interview à Richard Labévière. Mais peut-être que la Directrice générale de l’Audiovisuel Extérieur de la France saura en informer à temps le ministre des Affaires étrangères ? Cet incident grave constitue le dernier épisode caractérisant l’attitude répétitive de harcèlement de la direction de RFI à l’encontre de Richard Labévière, portant atteinte à ses droits et à sa réputation professionnelle.
Depuis son entrée à RFI en 2000, il a été mis fin à ses fonctions de chef du service Etranger en 2003. Ses nouvelles fonctions d’éditorialiste international ont été brutalement interrompues en octobre 2005. Depuis lors, il n’a conservé que la production du magazine hebdomadaire « Géopolitiques ».
Paris, le 12 août 2008
Extraits [1] d’une lettre de Richard Labévière à la direction de RFI :
… adressée à Martine Paris, Directrice des ressources humaines. CC : Alain de Pouzilhac, Christine Ockrent, Geneviève Goëtzinger, Pierre Koelsch.
- Constat : j’ai procédé pour l’interview du président syrien comme je l’ai fait pour les derniers grands entretiens effectués dans le cadre du magazine « Géopolitiques » - dont j’étais le producteur responsable - sans que cela soulève la moindre remarque de ma hiérarchie. Ainsi : le sociologue Edgar Morin (23/12/2006) ; l’ethnologue Jean Malaurie (7/4/2007) ; le général libanais Michel Aoun (2/6/2007) ; l’ancien ministre des affaires étrangères Hubert Védrine (17/11/2007) ; le juge international Claude Jorda (29/12/2007) ; le philosophe Régis Debray (28/2/2008) et le conseiller spécial du Président de la République Henri Guaino (19/07/2008).
- Question : comment se fait-il qu’un tract de la SDJ (Société des journalistes de RFI) affirme dès le 11 juillet, c’est-à-dire cinq jours avant le lancement de la procédure de mon licenciement : « La SDJ s’est étonnée des conditions d’obtention de l’interview du président syrien Bachar al-Assad. Cette interview a été négociée par un journaliste de RFI sans que la hiérarchie et le service international n’en soient informés ». Comment la SDJ était-elle au courant ? Comment la SDJ a-t-elle eu accès aux pièces du dossier disciplinaire avant même que celui-ci ne soit officiellement constitué ? »
- Enfin, je ne vois toujours pas quel préjudice l’Audiovisuel extérieur de la France aurait subi à cause de cette interview. RFI et TV5-Monde qui l’ont diffusée, ne sont-elles pas les filiales de cette seule entité ? La nouvelle directrice de TV5-Monde vient, du reste, d’annoncer le lancement d’une émission de politique internationale coproduite par RFI et TV5-Monde.
Dès lors que j’ai informé ma hiérarchie de l’accord définitif de la présidence syrienne pour l’interview, dès lors que j’ai demandé, sans succès, un technicien de reportage (le Tour de France vous apparaissait alors prioritaire !), dès lors que je suis parti à Damas, précipitamment il est vrai, mais avec l’aval de ma hiérarchie, je ne comprends pas quelle prétendue déloyauté peut m’être reprochée.
Vous n’ignoriez ni le fait que l’interview était également filmée par votre partenaire TV5-Monde, ni le fait que le président Assad n’avait agréé qu’un seul journaliste pour cette interview, en l’espèce moi-même.
Pour l’ensemble de ces raisons, j’estime que mes droits fondamentaux de citoyen, de travailleur et spécialement de journaliste n’ont pas été respectés et que les motifs du licenciement portent atteinte à mon indépendance de journaliste et au respect tant de ma personne que de mon travail.
La gravité de la situation m’amène à saisir sans délai les juridictions compétentes.
http://www.acrimed.org/article316.html
Et n'oubliez pas de signer la pétition de soutien
:
http://www.ipetitions.com/petition/Labe … index.html
Dernière modification par Zorg (31-08-2008 15:01:54)
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« Le Net est la réponse à l'orwellisation de la presse française », a déclaré mardi soir Richard Labévière lors de la conférence qu'il a tenue à la librairie Résistances. Richard Labévière montrait ainsi sa satisfaction que son licenciement politique et abusif, que sa direction a voulue discrète au cours de l'été, ait finalement "fait un buzz" sur le Net, que ce soit la vidéo, la cyber-pétition ou la conférence à Beyrouth (1 et 2). À notre tour, nous souhaitons à Richard Labévière la bienvenue sur la face éclairée de la planète "médias", c'est-à-dire sur le Net !
Pendant la conférence, Richard Labévière est revenu sur les conditions ubuesques et manifestement politiques de son licenciement et a fait le point sur le dégel des relations franco-syriennes. Témoignant de l'intérieur de la façon dont les médias sont façonnés et orientés par le pouvoir politique en place, et censurent une information, Labévière a évoqué le silence de la presse, dont Le Monde, qui publie BHL mais pas la tribune que Labévière a proposée, de l'AFP, qui bloque pas moins de 4 dépêches, et de Reporters sans Frontières (rires dans la salle), injoignable et qui oppose une fin de non-recevoir...
Pendant la séance de questions, j'ai demandé : « Pensez-vous, comme Jean-Marie Bigard, que le 11 septembre a été fabriqué par les américains eux-mêmes ? » (quelques rires moqueurs dans la salle, auxquels je m'attendais...) Réponse de Labévière : 1. il n'a pas étudié le sujet ; 2. on pourrait parler du 11 septembre toute la nuit [réponse un brin mystérieuse qui s'éclaircira plus bas] ; 3. dans la décade qui a précédé, l'Islam radical a effectivement monté : sous-entendu, rien d'étonnant. Mais au cours d'un bref échange privé après la conférence où je lui ai suggéré de s'intéresser à la controverse scientifique entourant l'effondrement des trois tours, il a répondu qu'un proche l'a déjà interpellé sur ce point précis et qu'en effet, "il y a des choses étranges" dans le 11 septembre.
Richard Labévière m'a donné l'impression d'un journaliste clairvoyant et rigoureux, et il ne nous reste plus qu'à espérer qu'il s'intéressera au débat que suscite le travail du NIST et au 11 septembre en général.
La conférence de Labévière était précédée d'une courte conférence d'un chirurgien humanitaire français de retour de la bande de Gaza, un homme formidable qui apportait un témoignage assez décalé par rapport à la vision médiatique de cette région sous contrôle du Hamas, et de ce fait d'autant plus précieux.
Ah, dois-je enfin préciser que la salle était archi comble et que Richard Labévière a été fortement applaudi, en tant que nouveau résistant à la pensée unique qu'il est désormais !
PS : Je rappelle que la librairie Résistances projette "Press for truth" jeudi 11.
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achab a écrit:
" RICHARD LABEVIERE CONFERENCE BEYROUTH "
HONTE A NOTRE PAYS ET A SES DIRIGEANTS
...et meyssan qui y réside pour des raisons de sécurité
tout a fait, mr labeviere a ici, je crois, exprimé toute nos craintes quand aux changements inquiétants qui s'opèrent dans notre pays; changements qui n'ont fait que s'accélérer depuis mai 2007,qui ne se cachent plus.
dans notre presse grand public, dans notre système éducatif...
va t'on un jour apprendre que des membres de ReOpen911 ont ete intimidés, ou ont été licencié(je crois que c'est deja arrivé a un membre)...
le "neo conservatisme a la française" fait peur, c'est surement le but, le chômage est une menace très dissuasive...
jusqu'ici tout va bien...jusqu'ici tout va bien...jusqu'ici tout va bien...
nos dirigeants nous ont trahis...
Dernière modification par momotech (10-09-2008 02:11:01)
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fedup a écrit:
Merci beaucoup pour ce compte-rendu yvesduc, et pour ton dévouement
Tout pareil, je m'incline...!![]()
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