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#1 15-08-2007 11:31:26

jose
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Lieu: orange
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Messages: 433

La Russie regonflée à bloc face à Washington

Moscou espère tirer profit des revers des Etats-Unis pour retrouver son influence perdue.
Par Lorraine MILLOT
QUOTIDIEN : mercredi 15 août 2007

«Les Etats-Unis se comportent comme un hooligan bourré. Nous, nous attendons qu’ils dessaoulent.» Comme beaucoup d’autres experts russes, Sergueï Markov, politologue proche du Kremlin, se permet maintenant un rien d’irrévérence à l’égard de la première puissance mondiale. Ces derniers temps, Vladimir Poutine a donné le ton en Russie, en traitant les Etats-Unis de «camarade loup» prêt à dévorer les plus petits pays, ou en comparant la politique américaine à celle d’Adolf Hitler.
A la suite du président russe, journalistes et proches du Kremlin célèbrent à qui mieux mieux la fin du «gendarme du monde». Si le discours russe est tellement outré, c’est qu’il est à la mesure de la grande peur ­provoquée par les avancées américaines dans l’espace post-soviétique ces dernières années. La révolution orange de décembre 2004 en Ukraine, que le Kremlin considère comme téléguidée par Washington, a été un traumatisme grave à Moscou, de même que l’élection en Géorgie de Mikhaïl Saakachvili, président qui rêve d’Amérique et d’Otan. L’affaiblissement américain est avant tout perçu comme une occasion de voir cette pression occidentale s’estomper aux frontières de la Russie.
Empire romain.  «Moins les Etats-Unis ont de succès dans leur folle politique d’isolement de la Russie, mieux c’est pour nous», résume Sergueï Markov, qui - comme beaucoup de proches du Kremlin - met volontiers sur le dos des Américains les difficultés de la Russie avec ses voisins. «L’échec des Etats-Unis en Irak a eu pour conséquence de discréditer toute leur politique de démocratisation du monde», observe aussi Fiodor Loukianov, rédacteur en chef de la revue, ­Russia in Global Affairs. «Aujourd’hui, personne dans le monde n’est prêt à prendre aux Américains le rôle de leader mondial, et certainement pas la Russie», avoue cet analyste.
Mais le Kremlin peut profiter de la situation pour essayer de rattraper tout ce qu’il a perdu ces quinze dernières années. Tandis que l’ordre mondial vacille, le pays brûle d’envie de s’approprier quelques morceaux. Pour les nationalistes russes, très populaires, c’est l’occasion en tout cas de trompeter. «Le déclin de l’Empire romain a commencé lorsqu’au lieu de l’armée de paysans, César et Pompée ont créé une armée de soldats professionnels qui ne voulaient pas mourir», explique Anatoli Outkine, historien à l’Institut des Etats-Unis et du ­Canada de l’Académie russe des sciences. «Or, aujourd’hui, les Américains ne veulent pas ­mourir», poursuit cet ­expert : «Les Américains n’aiment pas travailler sur ordinateur. Ils ont peuplé leur Silicon Valley d’Indiens et d’Iraniens… San Francisco est la capitale des homosexuels…»
Ce déclin américain n’est d’ailleurs qu’un élément du crépuscule de tout l’Occident, prévient Anatoli Outkine. «Les cinq cents ans de domination de l’Occident sur le monde sont en train de s’achever et, in extremis, la Russie a réussi à prendre le train des nouveaux pays qui montent, aux côtés de la Chine, de l’Inde et du Brésil.»
Pour preuve, l’historien rappelle comment la Russie renforce son armée, développe ses nouveaux missiles Boulava, livre des armes à la Chine ou à l’Iran, et reprend pied au Proche-Orient. «L’Europe aurait pu être le centre du monde si seulement la Russie avait été acceptée dans l’Otan et l’Union européenne», affirme Anatoli Outkine. «En 2025, c’est Shanghai qui sera le centre du monde, et la Russie sera dans le camp de l’Orient. Aujourd’hui, nous n’attendons plus rien de l’Occident». Les têtes plus ­froides, qui ont encore le contrôle du pays, ­reconnaissent pourtant que la Russie n’est non seulement pas prête à prendre la place des Etats-Unis, mais qu’elle n’a même pas ­forcément intérêt à son effondrement.
«Le crash des néoconservateurs américains et de leur politique de folie est bon pour la Russie, mais pas le crash des Etats-Unis», nuance ­Sergueï Markov. «Nous sommes contents de chacun des échecs des Etats-Unis en Ukraine, où l’Etat russe est né. Mais nous ne sommes pas heureux des problèmes des Etats-Unis en Irak, en Afghanistan, ou même au Japon, si les nationalistes japonais venaient à les chasser du ­Japon.»
Mouvement de plaques.  Le décrochage américain entraîne Moscou à repenser le monde, ajoute Fiodor Loukianov, de Russia in Global Affairs . «Jusqu’à récemment encore, la Russie était partisane du statu quo. Son intérêt était de préserver l’ordre du monde tel qu’il était, tandis que l’Occident se voulait plus réformateur. Aujourd’hui, c’est l’Occident qui veut garder son titre de vainqueur de la guerre froide, tandis que la Russie demande à changer l’ordre des choses.» Un grand mouvement de plaques géostratégiques s’annonce à nouveau, ­observe-t-on à Moscou, semblable peut-être à celui de 1989. Mais cette fois-ci, la Russie voudrait bien être acteur, et plus seulement victime. 
(Dem a in : le Moyen-Orient doute de l’Amérique)


http://www.liberation.fr/actualite/monde/272376.FR.php

une analyse de la situation géopolitique pertinante

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#2 16-08-2007 00:50:26

Schumi75
Membre Actif
Lieu: Paris 75
Date d'inscription: 26-02-2007
Messages: 4009

Re: La Russie regonflée à bloc face à Washington

Ils sont chaud les mecs ! EXCELLENT smile

«Le crash des néoconservateurs américains et de leur politique de folie est bon pour la Russie, mais pas le crash des Etats-Unis», nuance ­Sergueï Markov. «Nous sommes contents de chacun des échecs des Etats-Unis en Ukraine, où l’Etat russe est né. Mais nous ne sommes pas heureux des problèmes des Etats-Unis en Irak, en Afghanistan, ou même au Japon, si les nationalistes japonais venaient à les chasser du ­Japon.»

hmm On retourne dans le politiquement correct...


Introduction au nouvel ordre mondial : Le jeu de l'argent

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#3 08-12-2011 16:56:38

Supedro
Invité

Re: La Russie regonflée à bloc face à Washington

Bon je relance aussi un post sur la Russie

Le pouvoir russe doit annuler les résultats des législatives

MOSCOU - L'ancien président soviétique, Mikhaïl Gorbatchev a réclamé mercredi l'annulation des législatives remportées par le parti de Vladimir Poutine et a demandé la tenue d'un nouveau scrutin, face à la contestation grandissante en Russie, selon l'agence Interfax.

Je considère que les autorités ne peuvent prendre qu'une seule décision: annuler les résultats des élections et en organiser de nouvelles, a-t-il déclaré.

(©AFP / 07 décembre 2011 12h29)


http://www.romandie.com/news/n/_ALERTE_ … 111212.asp

 

#4 08-12-2011 17:00:36

Supedro
Invité

Re: La Russie regonflée à bloc face à Washington

La Russie menace de bloquer les routes de ravitaillement de l’OTAN

Press TV, Le 29 Nobembre 2011

Url de l’article original: http://www.presstv.ir/detail/212755.html

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

La Russie a menacé de bloquer les routes de ravitaillement de l’OTAN vers l’Afghanistan, si l’alliance militaire occidentale continue d’ignorer  les préoccupations de Moscou envers le bouclier défensif en Europe mené par les Etats-Unis, signale un rapport récent.

L’ambassadeur de la Russie auprès de l’OTAN Rogozin Dimitri a prévenu que Moscou réviserait sa coopération avec l’alliance occidentale sur l’Afghanistan si l’OTAN ne répond pas aux objections de la Russie sur le bouclier, a rapporté el Wall Street Journal ce Lundi.

Jeudi dernier, le président russe Dimitri Medvedev avait déjà prévenu que des actions directes seraient prises si les préoccupations de son pays n’étaient par prises en considération.

Medvedev a envisagé de possibles attaques par missiles sur la Pologne, la Roumanie, l’Espagne et la Turquie, comme moyens de mettre hors d’état les batteries anti-missiles si les Etats-Unis ne reconnaissent pas les préoccupations des officiels de la défense russe.

Il a aussi prévenu que le pays déploierait des armes nucléaires à ses frontierères avec l’Europe en réponse à la situation.

Les menaces de la Russie de suspendre les lignes de ravitaillement de l’OTAN vers l’Afghanistan coïncident avec une mesure punitive similaire prise par le Pakistan Samedi en représaille du raid aérien récent de l’alliance menée par les Etats-Unis sur les forcers militaires pakistanaises et qui a tué 24 militaires pakistanais.

L’OTAN a commencé a utilisé des routes de ravitaillement à travers la Russie pour suppléer ses forces depuis que Washington et Moscou ont rétabli de meilleures relations diplomatiques en 2009.

Le gouvernement russe s’est longuement opposé au plan controversif de l’OTAN de déployer un bouclier anti-missiles en Europe, argumentant que ce système en devenir dans sa “cour” n’a pas pour intention de sécuriser Washington et ses alliés, mais qu’il prend effectivement pour cible la Russie.

L’OTAN elle proclame que le bouclier anti-missile est planifié pour déjouer des attaques “d’états voyous” et qu’elle continuera son plan malgré les préoccupations de la Russie.


http://resistance71.wordpress.com/2011/ … /#comments

 

#5 08-12-2011 17:15:42

Supedro
Invité

Re: La Russie regonflée à bloc face à Washington

Le ton monte

Publié le 08 décembre 2011 à 09h37

Extraits

Poutine accuse Washington de semer le «chaos»

Le premier ministre russe Vladimir Poutine a accusé jeudi les États-Unis d'avoir fomenté la contestation contre les législatives, un scénario du «chaos» selon lui, et mis en garde l'opposition contre tout débordement, qui sera réprimé «par tous les moyens légitimes».

La secrétaire d'État américaine Hillary Clinton, qui a sévèrement critiqué lundi le déroulement des législatives russes, «a donné le signal pour certains activistes à l'intérieur du pays», a déclaré M. Poutine.


http://www.cyberpresse.ca/international … cueil_POS2

 

#6 08-12-2011 21:11:49

Pole
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Messages: 4084

Re: La Russie regonflée à bloc face à Washington


Après CNN et Tripoli…

Dernière modification par Pole (08-12-2011 21:12:25)


Les propos tenus sur ce forum n'engagent que leurs auteurs n’impliquent en aucun cas leur approbation par l’ensemble du mouvement.
Les tours jumelles ne sont pas tombées en chute libre. Le WTC 7 oui, sur un peu plus de 30 m.

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#7 08-12-2011 21:58:09

Redford
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Re: La Russie regonflée à bloc face à Washington

Pfff....


"Croire l’histoire officielle consiste à croire des meurtriers sur parole"  Simone Weil

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#8 03-06-2012 05:41:31

Supedro
Invité

Re: La Russie regonflée à bloc face à Washington

La Russie et les USA achèvent leurs toutes premières manœuvres militaires conjointes 01/06/12

Les toutes premières manœuvres conjointes anti-terroristes menées par des troupes spéciales russes et américaines au Colorado se sont achevées avec succès, a annoncé jeudi le ministère russe de la Défense.

"A la base militaire de Fort Carson, les principaux exercices ont été menés pendant les manœuvres anti-terroristes Russies-Etats-Unis avec la participation des forces spéciales américaines et l'unité de reconnaissance russe des troupes aéroportées. La mission fixée a été accomplie avec succès", a déclaré le porte-parole du ministère russe de la Défense, Alexander Koucherenko, aux journalistes.

D'après le scénario des manœuvres, les unités de parachutisme anti-terroristes devaient fouiller le terrain pour repérer et capturer le faux leader d'un groupe extrémiste radical.

Vingt parachutistes russes ont participé au jeu de guerre.

"Les exercices ont montré l'aptitude des troupes russes et américaines et la possibilité de planifier ensemble des opérations de combat afin de contrer le terrorisme international", a souligné M. Kucherenko.

Les unités aéroportées russes sont arrivées le 15 mai au Colorado. Il s'agissait de la première fois que les troupes d'opérations spéciales américaines et russes s'associaient pour des manœuvres militaires.

Source: xinhua


http://french.people.com.cn/International/7833678.html

cool

 

#9 05-06-2014 23:44:39

kikujitoh
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Messages: 4811

Re: La Russie regonflée à bloc face à Washington

La transcription de l’interview de Vladimir Poutine en version intégrale : le scandale des coupes de TF1 : http://www.les-crises.fr/interview-pout … es-coupes/

[Note OB : TF1 traduit par "Il est préférable de ne pas débattre avec un femme", la presse à repris "préférable de ne pas discuter avec une femme". Le principe premier d'un traducteur est normalement de ne pas manipuler la pensée originale. Poutine emploie le terme “спорить” (sporit) qui a les sens différents de "discuter", "débattre", "contester", "contredire", "chicaner", "se disputer", "se chamailler". Il faut donc bien comprendre ce qu'il disait... Dans la version anglaise du Kremlin, il est retenu "argue", qui de même signifie "argumenter" et "se disputer". Il faut savoir qu'il y a un proverbe russe qui dit : "Il ne faut jamais contredire une femme, l’homme est la tête pensante, mais la femme est son cou, elle vous tournera là où elle le veut". Il fait allusion à ceci. Je rappelle qu'en France on a le dicton "ce que femme veut, Dieu le veut"
Donc Mme Clinton, ancienne chef de la Diplomatie américaine et candidate à la succession d'Obama, a la débilité crasse de comparer à Hitler le chef d'État du pays qui a battu Hitler, au prix de 25 millions de morts (ce qu'elle ne ferait pas du Premier Ministre israélien, j'imagine). Poutine aurait dû protester avec véhémence à ce stade (le terme "grosse conne" aurait été approprié à mon sens, mais il a dû hésiter...), mais il a choisi une pirouette d'humour russe.

Comme il semble assez logique (si, si, réfléchissez) de penser qu'il ne pense pas vraiment qu'il ne faut pas discuter avec les femmes (je rappelle que le Sénat Russe est présidé par une femme - Valentina Matvienko - prévoir un délai pour la France...), il est clair qu'il fait une boutade, et que "chamailler" est le bon terme... Que le traducteur se trompe sur le moment, cela se comprend, mais comme l'interview était enregistrée, cette erreur aurait du être corrigé, car il est évident que cette petite phrase ferait réagir... Ce qui n'a pas manqué, les médias s'étant jeté dessus comme la vérole sur le bas-clergé... Mission accomplie, on n'a presque pas parlé de ses propos - cf Libération ou ci-après... Notons que France Télévision emploie "se disputer", ce qui est bien plus correct...]

[Passage coupé]

Question – Monsieur le Président, est-ce qu’on peut s’opposer à vous en Russie sans risque ? 

Vladimir Poutine – Si vous écoutez certaines de nos stations de radio ou regardez certaines de nos émissions de télévision, je vous assure que vous avez peu de chance de trouver quelque chose de semblable à ce genre d’opposition en France.

Dernière modification par kikujitoh (06-06-2014 00:04:11)


"Les versions officielles des évenements historiques devraient systématiquement être remises en question." Howard Zinn

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#10 06-06-2014 01:11:38

Larez
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Lieu: Bourgogne
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Messages: 6600

Re: La Russie regonflée à bloc face à Washington

Très intéressant. Merci pour le lien.

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#11 19-12-2014 18:26:30

Armageddon
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Re: La Russie regonflée à bloc face à Washington

Pravda RU

US elite has gone far beyond Hitler's impudence and cruelty

19.12.2014
http://english.pravda.ru/hotspots/crime … _hitler-0/

La "la drôle de guerre" qui oppose désormais ouvertement la Russie au USA + l'occident a au moins un mérite : le lavage de linge sale se fait désormais en public.

dans cet article titré : "L'élite US va bien au-delà d'Hitler dans son impudence et cruauté."

Il est question des révélations sur la torture, mais pas seulement, l'article passe en revu quelques attentats sous fausse bannière organisés par les US (contre l'Espagne, le Mexique et même le Canada...)

Les deux derniers paragraphes accusent directement le gouvernement US et en particulier le FBI d'avoir organisés les attentats du 11 septembre.

Il y avait déjà eu des sous-entendus dans la presse russe, mais je ne me souviens pas 
qu'elle ait laissé passer des articles accusant directement l’État US d'avoir organisé lui-même le 11/9.

C'est fait.

...The worst of them was the attack on the American people - the destruction of the Twin Towers on September 11. It is obvious that the FBI was directly involved in the attacks on the World Trade Center.
"Suffice it to say that even in the official American documentary about the events, which was shown on television, the then head of the CIA openly said that a month before the attacks, FBI agents had received copies of passports of those people, who would commit the terrorist acts. With those passports, they quietly boarded the aircraft a month later. It was all prepared by US intelligence agencies. Arabs became the technical executives of the attacks. Today's elite of the United States has gone far beyond Hitler's meanness, cruelty and impudence.

traduction :

Le pire d'entre eux a été l'attaque sur le peuple américain :la destruction des tours jumelles le 11 Septembre. Il est évident que le FBI a été directement impliqué dans les attentats contre le World Trade Center .

" Il suffit pour cela de dire que, même dans le documentaire officiel américain sur les événements, clui qui a été montré à la télévision, celui qui était à la tête de la CIA alors a dit ouvertement que, un mois avant les attaques, des agents du FBI avaient reçu des copies des passeports de ces personnes, (les pseudo terroristes) qui seraient ceux qui ont commis les actes terroristes. Avec ces passeports, un mois plus tard, ils sont montés tranquillement à bord de l'avion. Ça a été entièrement préparé par les services de renseignement américains. Les Arabes sont devenus les exécutants techniques des attaques. L'élite des États-Unis d'aujourd'hui a largement dépassé la bassesse d'Hitler en  cruauté et impudence

Dernière modification par Armageddon (24-11-2016 15:36:44)


"Oculos habent et non videbunt, aures habent et non audient"

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#12 31-08-2016 15:03:23

Analis
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Re: La Russie regonflée à bloc face à Washington

Les perspectives ne sont pas rassurantes pour les relations USA-Russie à venir :
https://francais.rt.com/opinions/25677- … les-russie

De mal en pis : Hillary Clinton se prépare à des relations plus hostiles avec la Russie

30 août 2016

Hillary Clinton fait tout son possible pour que ses relations avec Vladimir Poutine se détériorent davantage, ce qui pourrait un jour lui coûter cher, assure la journaliste Danielle Ryan.

Danielle Ryan est une journaliste irlandaise freelance et analyste des médias. Elle a vécu aux Etats-Unis et en Allemagne, avant d'être basée aujourd'hui à Moscou. Elle a précédemment travaillé en tant que journaliste du bureau numérique pour le compte du Sunday Business Post à Dublin.

Soyons honnêtes : Hillary Clinton et Vladimir Poutine ne sont pas exactement les meilleurs amis du monde. Mais Hillary Clinton semble vouloir rendre la situation encore plus compliquée et marquer des points politiques.

La candidate démocrate à la présidence des Etats-Unis devrait prendre au sérieux les relations avec la Russie. Si elle remporte l'élection au mois de novembre, les relations entre Washington et Moscou resteront la priorité de la politique étrangère. Elles ont déjà atteint leur niveau le plus bas depuis 25 ans. Cela va donc sans dire, que quand il s'agit de la Russie, Hillary Clinton ne mâche pas ses mots.

Celle qui a passé quatre ans à la tête de la diplomatie américaine aurait dû faire mieux qu'insulter en public le président du pays avec lequel elle risque de devoir travailler étroitement. Pourtant, on dirait que cela lui a complètement échappé. Au lieu de cela, elle a préféré renforcer la paranoïa anti-Moscou à un point tel qu'il ne serait pas surprenant qu'elle publie, dans le cadre de sa campagne, une nouvelle version de Red Channels, un pamphlet des années 1950 qui nommait et critiquait les personnalités publiques soupçonnées de sympathiser le Kremlin.
Lire aussi

Grand parrain du nationalisme suprématiste et blanc ?

L'insulte la plus marquante qu'Hillary Poutine a adressé à Vladimir Poutine en 2014 avant de devenir candidate à la présidentielle, c'est de l'avoir comparé à Adolf Hitler. Vous pouvez imaginer que cela n'a pas été très bien accueilli dans un pays qui célèbre chaque année, le 9 mai, la victoire sur le nazisme. Hillary Clinton a continué depuis à produire un flot de commentaires sur «les Russes» et la façon de les traiter. Interviewée par Christian Amanpour, elle s'est moquée des mouvements et de la voix du président russe. Un comportement qu'on peut à peine qualifier de digne pour le chef de la diplomatie d'un pays.

Mais les choses ont pris récemment une tournure bizarre, quand Hillary Clinton a appelé Vladimir Poutine le «grand parrain» du mouvement global de nationalisme suprématiste blanc. Vous avez raté quelque chose ? Je résume. C'est pour la raison suivante : Donald Trump a dit quelques bonnes choses à propos de Vladimir Poutine. Donald Trump veut améliorer les relations avec Moscou. En Russie, il y a des nationalistes d'extrême droite. Du coup, Donald Trump fait partie de la cohorte globale des suprémacistes blancs dirigée par Poutine. C'est simple.

Le fait qu'Hillary Clinton s'attende à ce que ses partisans exécuteront cette gymnastique mentale pour soutenir cette idée est surprenant. Ironie du sort, en attisant la peur des Russes, Hillary Clinton se livre à une forme d'alarmisme qu'elle trouve détestable chez Donald Trump. Bien sûr, ce n'est peut-être pas aussi mauvais que de traiter les immigrés mexicains de violeurs, comme Donald Trump l'a fait, mais les racines de tout cela –l'utilisation de la peur et de préjugés en vue de manipuler les électeurs et de les distraire – sont les mêmes.

Pour être juste, Vladimir Poutine fait également de temps en temps des commentaires pas vraiment flatteurs sur Hillary Clinton. Par exemple, en réponse à sa comparaison avec Adolf Hitler, le président russe avait dit qu'Hillary Cinton n'était pas connue pour être «gracieuse dans ses déclarations» et qu'il valait mieux «ne pas discuter avec les femmes», un commentaire indéniablement sexiste pour les oreilles occidentales. Il a ajouté que quand les gens «poussent les limites trop loin», c'était un signe de faiblesse, pas de force. La différence principale est que ces commentaires-là, quoi que l'on en pense, ont toujours été fait en réponse ou en riposte, à des propos prononcés précédemment contre sa personne.

Vladimir Poutine n'a pas encore appris à insulter le peuple américain comme le font les dirigeants politiques américains. En effet, il a plusieurs fois fait des compliments aux Américains, admirant leur créativité, leur ouverture d'esprit qui a donné des «résultats aussi remarquable» pour le développement de leur pays.

Par ailleurs, nous avons Barack Obama qui dit des choses comme «la Russie ne fait pas n’importe quoi» et «personne ne se précipite à Moscou». Il y aussi John McCain, ancien candidat à la présidentielle, qui indique que la Russie est une «station de gaz se faisant passer pour un pays». Le manuel américain de diplomatie doit sûrement expliciter le terme «respect» de la manière suivante : Vous nous respecterez et vénérerez, mais n'attendez pas la même chose de nous.

Tous les chemins mènent à Moscou

Mais revenons à Hillary Clinton. Dans son esprit, il semble qu'actuellement, tout soit lié aux Russes. Fuites de courriels du Comité national démocrate qui mettent en lumière la corruption au sein du parti ? Les Russes. Son adversaire ? Agent russe. WikiLeaks ? Le front russe. Le mouvement global des suprémacistes blancs de la droite ? Dirigé par la Russie. Qu'est-ce qui va suivre ? Je suis déçue par la corruption au sein de la Fondation Clinton et du département d'Etat, c'est les Russes qui m'ont forcée ?

La campagne d'Hillary Clinton a maintenant pour base deux choses qui ne la concernent aucunement : 1. Convaincre les électeurs que son adversaire est pire qu'elle. 2. Accuser la Russie de toutes les révélations embarrassantes. Depuis plusieurs semaines cela a été au cœur de sa stratégie de campagne. Pourquoi ? Parce que sa campagne a traversé autant de scandales qu'il est raisonnable de passer moins de temps à régler ces problèmes réels et se focaliser plutôt sur les distractions.

Quand le 8 novembre viendra et qu'Hillary Clinton remportera, si l'on en croit les sondages, l'élection présidentielle, comment prendra-t-elle son téléphone pour appeler Moscou ? Ne pense-t-elle pas que sa longue campagne s'appuyant sur la russophobie aura endommagé des relations qui sont indispensables ? Au lieu de sortir un pansement, Hillary Clinton prendra-t-elle une hache ? C'est stupide, irréfléchi et dangereux. Imaginez si aux moments les plus critiques de la guerre froide, les présidents américaines avaient dénigré les dirigeants soviétiques et estimé que le recours à la diplomatie avec ces Russes déplorables ne valait pas vraiment la peine. Imaginez ce qui aurait pu se passer s'ils avaient décidé de se désengager et de se moquer d'eux en public. La guerre froide aurait pu se terminer sur une note résolument différente.

Il est peu probable que le peuple américain veuille une sorte de confrontation sérieuse avec la Russie qui possède des armes nucléaires, mais les points politiques qu'Hillary Clinton marque aujourd'hui à peu de frais, en jouant la carte russe pourraient en fin de compte lui coûter bien plus cher.

Les opinions, assertions et points de vue exprimés dans cette section sont le fait de leur auteur et ne peuvent en aucun cas être imputés à RT.

Dernière modification par Analis (31-08-2016 15:03:51)

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#13 24-11-2016 15:02:07

Analis
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Messages: 1221

Re: La Russie regonflée à bloc face à Washington

Maintenant que Trump a été élu, la tension devrait se relâcher quelque peu, d'autant que de nouveaux présidents pro-russes ont été élus dans des endroits-clés ce mois (Bulgarie, Moldavie). Et maintenant, c'est en France qu'un nouveau domino anti-russe risque de tomber, avec la probable victoire aux primaires de François Fillon. La réaction des élites anti-russes, sans doute excédées par cette suite d'échecs, est sans surprise : on importe les recettes de propagande hystérique qui ont jusqu'à présent échoué (le cas de Marie Peltier est impayable) :

https://francais.rt.com/international/2 … ls-poutine

Après le Brexit et Trump, François Fillon aidé par les «trolls de Poutine»

22 nov. 2016, 20:04
Défini comme «pro-russe» par une partie de la classe politico-médiatique, le vainqueur de la primaire de la droite et du centre aurait bénéficié de l’appui du Kremlin. Ou plutôt de son armée de «trolls» dont l’existence n’a jamais été prouvée.

A chaque élection dans un pays occidental son lot de polémiques autour des «trolls russes» ? A peine élu candidat de la droite et du centre à l’élection présidentielle que déjà François Fillon est la cible de certains observateurs médiatiques et politiques. En cause ? Sa soi-disant «russophilie» que laisserait deviner son programme en matière de politique étrangère.

Pour rappel, l’ancien Premier ministre plaide pour un rééquilibrage des relations avec Moscou et n’envisage pas forcément une sortie de crise en Syrie qui passerait par un départ de Bachar el-Assad. Il n’en fallait pas plus pour que certains accusent François Fillon d’avoir bénéficié de l’appui sur les réseaux sociaux d’une armée de trolls à la solde du Kremlin. Les mêmes attaques ont frappé Donald Trump ou le camp des pro-Brexit.

Pour une partie des médias, l’existence des «trolls de Poutine» est acquise

Le journaliste de L’Obs Jean-Baptiste Naudet ne s’embarrasse pas de conditionnel au moment d’écrire sur cette polémique : «Et de deux ? Après avoir donné un coup de main au très russophile Donald Trump pour s'installer à la Maison Blanche, le Kremlin va-t-il réussir un coup double en aidant un autre pro-russe, François Fillon, à conquérir l'Elysée ?», peut-on lire en attaque de son papier.

Dans ce même article, on peut lire l’analyse de l’enseignante et historienne Marie Peltier, auteur de l'Ere du complotisme (Editions Les Petits Matins).

Et elle est affirmative : «Les réseaux d'extrême droite française, liés et financés par la Russie, ont lancé, quelques jours avant le premier tour de la primaire de droite, une violente campagne sur les réseaux sociaux, et notamment sur Twitter, pour soutenir Fillon et casser Juppé, en l'attaquant particulièrement sur le thème de l'islam.»

S’il y en a un que l’on ne peut pas taxer de russophilie, c’est bien Nicolas Hénin. Le journaliste et auteur des Réseaux russes en France insiste, lui aussi dans L’Obs, sur l’«amitié» qu’entretiendrait François Fillon et le président russe. «Il a noué une authentique amitié avec Poutine. Il n'est pas russophile mais poutinophile», affirme-t-il.

Très bien. Cela suffit-il à François Fillon pour bénéficier de la terrible force de frappe numérique du Kremlin ? Pour répondre à cette question faudrait-il encore qu’elle existe.

Le précédent américain

Lors de la campagne pour la présidence des Etats-Unis, un des angles d’attaque préférés d’Hillary Clinton contre Donald Trump était sa soi-disant proximité avec le Kremlin et son locataire. De quoi faire dire aux représentants politico-médiatiques en faveur de l’ex-candidate démocrate que le milliardaire avait bénéficié du travail des «trolls» de Poutine et autres hackers russes tout au long de la campagne.

Si Trump n’a jamais caché son respect pour son (bientôt) homologue, aucune preuve de quelconques liens plus profonds n’a été mise à jour. Comme le rappelait le pourtant très pro-Clinton New-York Times le 31 octobre 2016, l’enquête menée par le FBI durant l’été précédant n’a montré aucun lien entre Donald Trump et les hautes sphères russes.

De même que Julian Assange a toujours formellement démenti travailler pour la Russie. Le lanceur d’alerte et fondateur du site Wikileaks a joué un rôle majeur dans la campagne américaine en rendant public plusieurs milliers de courriels interne à l’équipe d’Hillary Clinton. Celui qui pourrait bien se voir nommé «Personnalité de l’année» par le Time Magazine a toujours rejeté les accusations qui voulaient qu’il avantage délibérément Donald Trump pour le compte de Moscou.

Le 4 octobre, alors qu’il tenait une vidéo-conférence pour les 10 ans de Wikileaks, il avait déclaré ceci : «Toutes les déclarations sur les liens qui auraient existé entre WikiLeaks et la Russie sont absurdes.»

Quand des farceurs russes se paient la tête de journalistes américains

Parfois cette chasse aux sorcières, ou plutôt aux «trolls», célèbres ou pas, prend une tournure drolatique. L’humoriste Samantha Bee, qui n’a jamais caché son soutien à Hillary Clinton, voulait tellement trouver les fameux «trolls russes» qu’elle s’est rendue à Moscou afin d’en rencontrer pour le compte de son émission Full Frontal.

Le jeune homme et la jeune femme qu’elle a pu interviewer affirmaient avoir été engagés pour «faire changer d’avis des gens simples sur le vote et la Russie». Le troll présumé soulignait même avoir «environ une centaine de comptes sur Twitter et 15 ou 20 sur Facebook» pour prêcher la bonne parole de Vladimir Poutine et Donald Trump.

Problème : les deux protagonistes participaient en fait à un canular visant à «se payer la tête» des journalistes américains. Nos confrères de RT à l’international n’ont eu aucun mal à retrouver les farceurs. Selon ces derniers, ils ont touché 10 000 dollars pour participer au show de Samantha Bee.

Voir aussi : Juppé le grand démocrate qui veut interdire les suites qui ne lui plaisent pas (par exemple parce qu'ils révèlent son rôle de criminel en Syrie) se discrédite un peu plus en jouant sur la corde anti-russe :
https://francais.rt.com/france/29468-ju … ine-russie

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#14 24-11-2016 15:15:20

Analis
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Re: La Russie regonflée à bloc face à Washington

Ce qui est sûr, c'est que du côté de l'ensemble des pays européens, on perd le contrôle de ses nerfs :
https://francais.rt.com/international/2 … s-critique

Résolution contre les médias «russes» : l'Union européenne ne supporte plus qu'on la critique

23 nov. 2016, 22:29
Le rapport du parlement européen lance de graves accusations contre des médias «russes», mais ce qu'il préconise pour lutter contre la «propagande du Kremlin» devrait bien plus inquiéter les citoyens. Voici les points essentiels de ce texte à charge.

La prose du parlement européen a de quoi décontenancer. Mais la question traitée est en définitive assez simple et pourrait même paraître à usage interne, fournissant des éléments de langage prêt à l'emploi : comment priver de liberté ceux que l'on accuse d'être les ennemis de la liberté, quand on se dit soi-même démocrate ?

Tel est le premier paragraphe du «rapport sur la communication stratégique de l’Union visant à contrer la propagande dirigée contre elle par des tiers», votée par le parlement européen ce 23 novembre 2016 et qui vise à contrer le «soft power» médiatique de la Russie :

«Considérant que l’Union européenne s’est engagée à ce que son action sur la scène internationale repose sur des principes tels que la démocratie, l’état de droit et le respect des droits de l’homme et des libertés fondamentales, ainsi que la liberté des médias, l’accès à l’information, la liberté d’expression et le pluralisme des médias, ce dernier principe pouvant cependant être limité dans une certaine mesure, comme le précise le droit international, notamment la convention européenne des droits de l’homme; que les acteurs tiers visant à discréditer l’Union ne partagent pas les mêmes valeurs».

Ceci n'est pas une pipe

Le premier attendu de la résolution votée par le parlement européen annonce déjà la couleur et les contorsions rhétoriques que le lecteur devra décortiquer ensuite pour s'y retrouver. Et il lui faudra relire plusieurs fois certains paragraphes afin de discerner les cas où tel principe universel s'applique et dans quels cas son universalité se trouverait restreinte. Une universalité non-universelle, en quelque sorte, si l'on suit le texte.

Ainsi, dès les premières lignes, le citoyen européen assidu et à l'écoute de son parlement apprend que la liberté d'expression et le pluralisme des médias ne sont un luxe accordés qu'à ceux qui s'en montrent dignes et en font un usage raisonné, usage évalué, normé, soupesé et soumis au contrôle de ceux-là mêmes qui décident de qui est démocrate et de qui ne l'est pas.

En résumé : pas de démocratie pour les non-démocrates, pas de liberté pour les ennemis de la liberté : «les acteurs tiers» – traduire la Russie – qui ne «partagent pas les mêmes valeurs, ne sont donc pas autorisés à «discréditer l'Union». Embêtant lorsque l'on croit deviner qu'au nombre des valeurs requises figure apparemment la non-critique de l'Union européenne. De quoi avoir la migraine.

Syllogismes hasardeux

La prose de la résolution du parlement européen est un bijou de haute voltige rhétorique. Il y est question de droit international, de droits de l'homme. Pêle-mêle. Des grands principes – absolument respectables – qui ne sont utilisés qu'à sens unique, avec des accents qui parfois font penser à ceux d'un pervers narcissique, figure bien connue de la presse féminine, lequel est connu pour faire porter à sa victime la responsabilité de la violence qu'il lui fait subir. Et, bien qu'il soit difficile de ne pas passer pour l'agresseur en répliquant à l'agresseur, il est des formulations dans cette résolution qui sont des cas d'écoles d'inversion accusatoire.

Et ceux des eurodéputés qui ont voté le rapport incriminant sans ambages la Russie d'accuser cette dernière de vouloir entraîner un «découplage stratégique entre l’Union européenne et ses partenaires d’Amérique du Nord, de paralyser le processus décisionnel, de discréditer les institutions de l’Union et les partenariats transatlantiques – dont le rôle dans l’architecture de sécurité et économique européenne est reconnu – aux yeux et dans l’esprit des citoyens de l’Union et des pays voisins».

Pour le parlement européen, qui vit apparemment dans un autre monde, et s'autocongratule quitte à verser dans le déni de réalité, les traités commerciaux transnationaux ne souffre aucune controverse. Pas plus que le rôle de l'organisation militaire et poltique de l'Alliance atlantique, sous l'égide des Etats-Unis, qui a procédé à une militarisation sans précédent depuis le dernier conflit mondial, de l'Europe de l'Est, ne saurait être questionné. Leur rôle est donc «reconnu». Et les «citoyens de l'Union» seraient donc unanimes.

Inversions accusatoires

Mais le léviathan-pervers-narcissique se posant tout de même en victime : «Le Kremlin a intensifié sa confrontation avec l’Union; [...] le Kremlin a intensifié sa guerre de propagande, la Russie jouant un rôle plus actif dans l’environnement médiatique européen, afin de créer dans l’opinion publique européenne un soutien politique en faveur de l’action russe et de nuire à la cohérence de la politique étrangère de l’Union».

Alors qu'une partie significative des opinions publiques s'érigent contre les traités libre-échangistes tels que le TAFTA ou le CETA que l'opposition de la Wallonie a manqué de compromettre, que dès qu'un référendum est octroyé à la population, le résultat se révèle un camouflet pour l'Union européenne, à l'instar du Brexit, le parlement européen ne veut pas voir le phénomène lui-même mais ceux qui le relayerait. Le mécontentement des agriculteurs européens, frappés par les sanctions contre la Russie n'existent que parce que rapportés par des médias «de propagande» pour le parlement européen.

Ce dernier se déclarant, logiquement, «gravement préoccupé par le développement rapide de l’activité inspirée par le Kremlin en Europe, y compris la désinformation et la propagande visant à maintenir ou à accroître l’influence de la Russie et à affaiblir et à diviser l’Union européenne».

Se félicitant de ses «réussites»,  la résolution conseille à l’Union européenne de «mettre en avant un message positif axé sur ses succès, ses valeurs et ses principes, obtenus avec détermination et courage, et doit tenir un discours offensif et non défensif». Quitte même à recourir au système éducatif et universitaire.

Critiquer l'Union européenne, c'est être négationniste

Dénonçant une supposée «falsification de l'Histoire», mélangeant les négationnistes de tout poil, Daesh et les médias d'information – pardon de «désinformation», le parlement européen propose même de se mêler d'éducation, quitte à tout mélanger là aussi et à ressusciter la lutte contre le communisme (l'URSS a disparu en 1991) : «Il est nécessaire de sensibiliser aux crimes commis par les régimes communistes au moyen de campagnes publiques et dans les systèmes d'éducation [...] pour contrer le discours du Kremlin», estiment ainsi ceux des eurodéputés qui ont voté pour la résolution. L'Union européenne se chargerait donc de dicter l'Histoire officielle et contester celle-ci serait du négationnisme.

La résolution, soit dit en passant, qui n'a pas force de loi, puisque, comme on le sait, le parlement européen n'a pas l'initiative des lois européennes, il n'est qu'une chambre d'enregistrement. Ils leur est permis d'interpeller la Commission, là où se trouve le vrai pouvoir, comme naguère, les parlements pouvaient, avec le tact dû, en appeler à tel ou tel despote éclairé. Le vrai pouvoir revenant à la commission européenne, cet aréopage d'inconnus, lesquels sont nommés et non pas élus. Le divorce entre les citoyens européens et l'Union européenne ainsi que le «déficit démocratique» des institutions, des problèmes reconnus par l'Union européenne elle-même, mais qui sont des sujets interdits pour les autres, restent toujours sur la table.

https://francais.rt.com/international/2 … resolution

«Résolution contre les médias russes» : pour la rédactrice en chef de RT, l’UE trahit ses principes

24 nov. 2016, 08:58
L’UE prétend apprendre la démocratie à la Russie et évoque la liberté d’expression comme principe fondamental mais le trahit elle-même, estime la rédactrice en chef de RT Margarita Simonyan, commentant la résolution de l’UE contre les médias russes.

«Je suis sans mot», a déclaré Margarita Simonyan face à la résolution de l’UE contre la prétendue propagande russe. «Je ne sais pour qui cela est le plus terrible, pour nous ou pour l’establishment européen qui trahit ses propres principes de liberté d’expression dont nous entendons parler depuis des décennies… Bien sûr, cela relève du deux poids deux mesures. C’est d'une effarante hypocrisie. Vous apprenez à tout le monde à vivre d’une certaine façon, et que vous vivez vous-même d'une autre, ayant peur d’entendre un autre point de vue», a déclaré la rédactrice en chef de RT.

La liberté d’expression serait donc devenue «un luxe superflu» dans l’Union européenne, alors que des voix différentes telles que la chaîne de télévision RT et l’agence de presse Sputnik ont gagné en popularité, a déploré Margarita Simonyan, ajoutant : «Ils ne comprennent pas qu’en prenant de telles petites mesures, conséquence du refus d’écouter une autre opinion, les Etats se transforment en dictatures aveugles et commencent des guerres dont personne n’a besoin», a-t-elle ajouté.
https://www.youtube.com/watch?v=9ah0YrV1ZPw
La rédactrice en chef de RT a également dénoncé l’ONG Reporters sans frontières (RSF), en disant que l’organisation sélectionnait des journalistes à protéger. «Reporters Sans Frontières ne fait plus semblant de protéger les journalistes du monde entier et a enfin reconnu protéger des reporters de son propre petit monde», a indiqué Margarita Simonyan en évoquant le refus de RSF de communiquer avec les médias appartenant à l’agence d’information Rossiya Segodnya.

La résolution votée par le Parlement européen le 23 novembre est intitulée «Communication stratégique de l’Union visant à contrer la propagande dirigée contre elle par des tiers». Ce document affirme que les médias russes «déforment la vérité, suscitent des doutes, divisent l’UE et ses partenaires d’Amérique du Nord, paralysent le processus décisionnel, discréditent les institutions de l’Union et les partenariats transatlantiques, provoquent la crainte et l’incertitude parmi les citoyen de l’UE». Le rapport qualifie la chaîne de télévision RT, l’agence de presse Sputnik, l’agence fédérale Rossotrudnichestvo et la fondation Russkiy Mir de purs outils de propagande.

L’agence de presse Sputnik a déjà déposé une plainte devant un certain nombre d’organisations, telles que l’ONU, l'Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe (l’OSCE), plusieurs organisations internationales de journalistes et des ONG pour faire face à cette limitation de la liberté d’expression.

Le président russe Vladimir Poutine a commenté cette résolution en la qualifiant de «dégradation politique de l'idée de démocratie» en Occident. «Tout le monde fait la leçon» à la Russie, a-t-il noté, faisant remarquer que, en matière de démocratie, les législateurs européens avaient eux-mêmes recours à des politiques de restrictions.

Avec en perspective de réels risques de représailles.

Dernière modification par Analis (24-11-2016 15:16:08)

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#15 04-12-2016 19:56:12

Analis
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Re: La Russie regonflée à bloc face à Washington

Au fur et à mesure que l'influence russe gagnera en importance, entraînant la panique chez nos élites, on nous resservira de plus en plus la menace russe à toutes les sauces :
https://francais.rt.com/international/2 … ers-russes

L’Occident en pleine hystérie face aux «hackers russes»

30 nov. 2016, 07:24

Popularisé par le camp démocrate et une partie des médias durant la campagne pour la présidence des Etats-Unis, la théorie selon laquelle de dangereux hackers pilotés par le Kremlin attaquent les pays occidentaux prend de l'ampleur.

Décidément, ils sont doués ces hackers russes. Ils seraient capables de faire tomber le réseau de télécommunication allemand, faire élire un président des Etats-Unis et, même, provoquer le crash d’internet. En tout cas, c’est ce que semble croire une partie des médias et des politiques occidentaux. Le 28 novembre, les routeurs principaux du géant allemand Deutsche Telekom ont été piratés. Près d’un millions de foyers ont vu leur connexion internet perturbée.

Il n’existe aucune preuve que la Russie soit derrière cette attaque mais cela n’a pas empêché la chancelière Angela Merkel de la citer dans un discours le 29 novembre. A moins d’un an des législatives, elle a parlé de «doctrine russe», incitant aux «conflits hybrides» qui font désormais parti «du quotidien». Selon le chef du gouvernement allemand, son pays «doit apprendre à y répondre».

Pourtant, au moment de lui demander si Moscou était impliqué, elle s’est contenté de répondre que l’enquête suivait son cours pour «déterminer d'où ces attaques provenaient, ce qui n'est pas facile».

Une évidence qui manque de preuves

Souvent montré du doigt, le Kremlin n’a pas vu de preuves concrètes le mêlant à de telles activités lui être opposées.

Certes, le journal berlinois Tagesspiegel a rapporté que des sources du secteur de la sécurité attribuaient l’attaque au logiciel Mirai. Si ce dernier est réputé avoir été créé par le groupe de hackers russes Sofacy, également connu sous les noms APT28 ou Pawn Storm, rien n’indique qu’il n’aurait pas pu être utilisé par un autre collectif.

Quoi qu’il en soit, les autorités allemandes sont inquiètes. Selon les experts cités par le Tagesspiegel, l'attaque contre Deutsche Telekom poursuit «un double objectif» : mettre à nu la faiblesse d'une grande entreprise et préparer une offensive «de plus grande ampleur». Par exemple lors du sommet du G20 organisé en juin 2017 à Hambourg (nord).

Au delà du cas Deutsche Telekom, il existe des «indications selon lesquelles des cyberattaques se produisent dans le seul but de créer de l'incertitude politique», a estimé le 29 novembre Bruno Kahl, le patron des renseignements extérieurs allemands, dans le quotidien Süddeutsche Zeitung.

«L'Europe est au centre de ces tentatives de déstabilisation, et l'Allemagne tout particulièrement» a-t-il poursuivi, précisant que des «éléments» pointaient en direction de la Russie. Quant à savoir lesquels…

Angela Merkel se voit déjà potentiellement victime des supposées attaques vécues par le clan d’Hillary Clinton durant la campagne américaine. La chancelière, qui briguera un quatrième mandat lors des élections législatives l’année prochaine, craint des «attaques en ligne» ou des tentatives de désinformation qui «pourraient jouer un rôle pendant la campagne».

Le ministère de la Défense allemand a d'ailleurs annoncé début octobre la création d'un cyber-département destiné à organiser la riposte, comprenant 130 fonctionnaires répartis entre Bonn et Berlin. De quoi rassurer la chancelière ?

Le précédent américain

Si on parle de plus en plus de cette menace des «hackers russes» en Occident, c’est en grande partie à cause des événement qui se sont déroulés durant la campagne pour la présidence des Etats-Unis. Avec, là encore, des accusations insistantes et des preuves tangibles qui se font cruellement désirées.

Du côté de l’équipe d’Hillary Clinton et de l’ex-candidate elle-même, on a cessé de rendre Moscou responsable des attaques informatiques dont les Démocrates ont été victimes durant la campagne. En août 2016, l’ancienne chef de la diplomatie américaine déclarait à Fox News : «Nous savons que les services de renseignement russes ont piraté le Comité national démocrate (DNC) et nous savons qu'ils ont fait en sorte que soient publiés de nombreux courriels.»

Le 7 octobre, c’est le département de la Sécurité intérieure (DHS) et la direction du renseignement américain (ODNI) qui accusait la Russie : «Ces vols et ces piratages ont pour but d'interférer dans le processus électoral américain.»

Pourtant, ils n’ont jamais été en mesure de prouver que le Kremlin était impliqué. Julian Assange, fondateur du site Wikileaks, sur lequel une grande partie des courriels interne à l’équipe de campagne d’Hillary Clinton ont été publiés, a toujours démenti avoir le moindre lien avec le pouvoir russe.

«Toutes les déclarations sur les liens qui auraient existé entre WikiLeaks et la Russie sont absurdes», avait-il affirmé lors d’une visio-conférence tenue le 4 octobre pour les dix ans de son site.

Le FBI lui-même, qui a enquêté durant l’été 2016 sur les possibles liens existant entre Donald Trump et les hautes sphères russes, a non seulement reconnu qu’il n’avait rien trouvé mais que les attaques de hackers contre les serveurs du Parti démocrate avaient davantage pour but de nuire au processus électoral même qu’à Hillary Clinton.

Si, de leurs aveux, les autorités de Washington n’ont pas de quoi incriminer la Russie, elles soulignent cependant que «dans la plupart des cas», les attaques contre les systèmes électoraux américains ont pour origine des serveurs russes. A l’instar du logiciel Mirai, le fait que les attaques aient été lancées depuis ces serveurs ne constitue en rien une preuve. Un grand nombre d’étrangers utilisent ces derniers pour des raisons multiples et variées.

La Russie, souvent dépeinte comme un Etat quasi totalitaire en Occident, a été plusieurs fois critiquée par ces mêmes pays pour le laxisme dont elle ferait preuve quant à la surveillance d’internet. En 2006, l’International Intellectual Property Alliance (IIPA), s’en prenait à un gouvernement russe qui ferait preuve de laisser-aller concernant le piratage informatique.

La Russie et la Chine veulent-elles «casser» internet ?

D’autres vont encore plus loin. Le 13 septembre 2016, Bruce Schneier, ingénieur spécialiste de la cryptographie, lançait une bombe. Sur son blog, il publiait un article intitulé «Quelqu’un est en train d’apprendre comment faire tomber internet».

D’après son analyse, un ou plusieurs Etats testeraient les limites du web dans des buts de cyber-guerre. «Depuis un an ou deux, quelqu’un sonde les défenses des sociétés clés qui s’occupent de faire tourner internet», analyse-t-il.

Mais qui se cacherait donc derrière ces manipulations d’envergures ? Pas des hackers isolés pour le cryptographiste. Ils ne sont pas assez puissants. Des Etats alors. Mais lesquels ? La Russie et la Chine bien sûr ! En tout cas ce sont ses suspects principaux - même s'il avoue... ne pas avoir de preuves.

Dernière modification par Analis (05-12-2016 11:40:26)

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