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Le système bancaire mondial est affecté par la crise de l'immobilier américain
LE MONDE | 02.08.07 | 13h23 • Mis à jour le 02.08.07 | 15h16
Par un effet domino, la crise du marché immobilier américain semble aujourd'hui menacer la stabilité du système bancaire mondial. En Allemagne, les graves difficultés de la banque IKB, liées à ses investissements aux Etats-Unis, ont provoqué un mouvement de panique à Berlin, au point d'obliger le ministre des finances, Peer Steinbrück, à interrompre ses vacances. Selon le quotidien Handelsblatt du 2 août, Joschen Sanio à la tête du régulateur boursier allemand, la BaFin, estime que son pays est "menacé de la plus grave crise financière depuis 1931".
Pour juguler la crise, le gouvernement allemand et la Bafin auraient même fait appel à des banques privées, dont la Deutsche Bank et la Commerzbank, pour participer au sauvetage d'IKB, épaulées par l'établissement public KfW. Mais IKB n'est pas la seule victime. Depuis plusieurs semaines, les difficultés des établissements exposés au marché immobilier américain font monter l'angoisse des investisseurs. La défiance de ces derniers se reflète sur les places boursières.
Les cours des banques américaines Morgan Stanley, JP Morgan ou Bear Stearns ont ainsi vu leurs cours respectifs décrocher de 13 %, 19 % et 24 %, depuis le début du mois de juin. L'Europe n'est pas épargnée. En deux mois, les actions de BNP Paribas, Société générale, Natixis ou Deutsche Bank ont perdu entre 15 % et 20 % de leur valeur. "Le marché surréagit, c'est certain", assure-t-on à la Société générale. De fait, l'origine de la crise est spécifique. Elle réside dans les difficultés des "subprime mortgage", ces crédits octroyés aux ménages américains les plus modestes.
LOURDES PERTES
Utilisant comme garantie la valeur de la maison achetée, la chute des prix a rendu nombre de ménages insolvables. Les fonds spéculatifs, souvent filiales de grands établissements bancaires, qui avaient racheté la dette émise sur le marché ont ainsi engrangé de lourdes pertes. Deux fonds gérés par Bear Stearns sont au bord de la faillite et deux autres détenus par l'australien Macquarie sont en grave difficulté.
La globalisation et l'opacité du marché du "subprime" américain renforce la nervosité ambiante. "Quelle que soit leur origine géographique, les banques y sont exposées dans une proportion méconnue jusqu'à ce que les difficultés soient avérées", s'alarme un analyste.
A l'occasion de la publication de leurs résultats semestriels, les grandes banques tentent donc d'apaiser les esprits. La BNP assure n'être exposée que "de façon marginale" au "subprime", tout comme la Société générale.
Mais il en faudrait plus pour soulager le marché. "L'exposition des banques européennes est limitée, mais les foyers de pertes sont multiples", indique Alain Dupuis responsable du secteur bancaire chez Oddo. Car c'est aujourd'hui tout le marché du crédit qui se trouve déstabilisé. Les investisseurs se montrent plus méfiants et exigent des primes de risque plus élevées - c'est-à-dire une rémunération plus importante - pour acheter des emprunts. Du coup, les émetteurs renoncent pour le moment à lever des fonds, ce qui constitue un manque à gagner important pour les banques en termes de commissions. "Depuis 1987, c'est l'une des quatre crises les plus importantes", indique un courtier.
Les investisseurs se souviennent aussi que les banques sont chargées du financement d'opérations d'envergure menées par les fonds d'investissements, comme le rachat des hôtels Hilton pour 20 milliards de dollars (14,7 milliards d'euros) par Blackstone, qui ne sont pas encore bouclées. La détérioration du marché du crédit fragilise ce mécanisme.
Les opérations des fonds avec fort recours à l'endettement (les "LBO"), devraient sérieusement se réduire, et avec elles, les commissions des banques qui ont compté pour 20 % de ce type de revenus en 2006, selon Dealogic. "Les effets sur les profits des établissements se verront dans les prochains mois", présume Charles Deptford, gérant chez Baring AM.
La période bénie, pour les banques d'affaires, des gigantesques opérations de fusions et d'acquisitions d'entreprises, pourrait ainsi prendre fin. Les analystes restent toutefois optimistes et ne croient pas à la répétition d'un scénario catastrophe, comme celui de la faillite, en 1998, du fonds LTCM qui avait obligé la Réserve fédérale à agir dans l'urgence. "Les établissements sont plus résistants qu'à l'époque de LTCM et gèrent mieux les risques", juge notamment Roger Lister, responsable des notations des banques américaines chez DBRS.
Claire Gatinois
Article paru dans l'édition du 03.08.07
http://www.lemonde.fr/web/article/0,1-0 … 669,0.html
Outre-Atlantique, les défaillances d'emprunteurs se multiplient
LE MONDE | 02.08.07 | 15h10
La crise du marché immobilier s'étend aux Etats-Unis. On la croyait limitée au segment des "subprime mortgage", ces emprunts à haut risque accordés aux ménages peu solvables. "Désormais, le coeur du marché est touché", estime Philippe Andrieu, directeur général de la société de gestion Raymond James Euro Equities.
American Home Mortgage Investment, un organisme de refinancement de prêts hypothécaires, a déclaré, le 31 juillet, qu'il ne pouvait plus faire face à ses échéances. Son cours de Bourse a plongé de 90 % le 31 juillet, à Wall Street, et une liquidation n'est pas exclue. Fait inquiétant : la société intervenait sur le segment des prêts immobiliers moins risqués. Une semaine plus tôt, Countrywide Financial, numéro un américain des prêts immobiliers, avait annoncé une baisse de 33 % de son bénéfice net au deuxième trimestre. Le groupe a révélé qu'un quart de ses clients ayant contracté des emprunts à surprime sont en retard sur leurs traites, et que les détenteurs de prêts classiques ont désormais aussi du mal à rembourser.
HAUSSE DES TAUX, BAISSE DES PRIX
La hausse des défaillances des souscripteurs de prêts à surprime depuis fin 2006 est à l'origine de la crise. Au cours des dernières années, les banques ont profité du bas niveau des taux d'intérêt pour consentir massivement des crédits immobiliers à des franges de la population à faibles revenus. Les prêts immobiliers avec surprime représentent 1 100 milliards de dollars (800 milliards d'euros), soit 12,8 % du marché immobilier américain. Une grande partie sont à taux variable. Confrontés à la remontée de ces derniers et à la baisse du prix de leur logement, de nombreux ménages sont pris à la gorge. Plus d'un million d'entre eux auraient perdu leur maison en 2006.
La multiplication des défaillances place de nombreux établissements de crédit dans une situation délicate. Certains spécialistes des prêts avec surprime, comme New Century Financial, ont dû se placer sous la protection de la loi sur les faillites.
Contradictoires, les dernières statistiques publiées montrent la faible visibilité du marché immobilier américain. En juin, les ventes de maisons anciennes ont progressé de 5 %, ce qui limite la baisse sur un an à 8,6 %. Mais celles de logements neufs ont chuté de 22 % en juin en rythme annuel. "Le bout du tunnel est encore loin, estime Marie-Pierre Ripert, économiste chez Natixis. Les prix de l'immobilier devraient baisser de 5 % en 2007 et il n'y aura pas de reprise avant dix-huit mois." Le secteur est plombé par les stocks invendus de maisons, qui représentent entre sept et neuf mois de transactions.
Pour l'instant, toutefois, l'impact de la crise immobilière sur l'économie américaine reste limité. "Il y a eu une prise de conscience et des ajustements interviennent désormais dans la réévaluation du risque, mais je trouve que l'économie au fond est très saine", a affirmé, mercredi 1er août, le secrétaire américain au Trésor, Henry Paulson.
Jérôme Porier
Article paru dans l'édition du 03.08.07
http://www.liberation.fr/actualite/econ … 503.FR.php
La bulle immobilière fait pschitt, Wall Street panique
Wall Street, le 9 juillet. Reuters.
Finance. Les banques touchées par les défauts de paiement des ménages.
Par PHILIPPE GRANGEREAU
QUOTIDIEN : samedi 28 juillet 2007
La Bourse de New York s’est pris un sacré coup de soleil jeudi. Trop exposés, les boursiers se sont précipités à l’ombre, dans un confortable refuge : les bons du Trésor américain. C’est la seconde fois cette année que l’indice Dow Jones plonge de plus de 300 points en un jour. «Les marchés sont en train d’imploser. Plein de gens le prévoyaient. C’est le retour à la réalité», s’alarme un trader. Après avoir violemment chuté jeudi, les places européennes n’avaient pas encore retrouvé tous leurs esprits vendredi. Paris a encore baissé de 0,55 %, Francfort de 0,76 % et Londres de 0,58 %.
«Prêts à surprime». Le contrecoup de la chute du marché immobilier aux Etats-Unis est à l’origine de cet affolement. La baisse de la vente de logements neufs, sensible depuis la fin de l’année 2006, est en train de s’aggraver (- 22 % en juin). Les gros constructeurs, tel D.R. Horton, annoncent des pertes approchant le milliard de dollars. On est loin de la période faste que connut le secteur dans les années qui ont suivi le 11 Septembre 2001. Pour faire repartir l’économie, la Réserve fédérale avait fait baisser les taux d’intérêt du crédit aux environs de 1 %. L’argent étant presque gratis, et les prix des maisons augmentant, les banquiers ont proposé des crédits immobiliers à des franges de la population peu solvables, sous la forme de «prêts à surprime». Les taux d’intérêts variables sont abordables les premières années afin d’attirer les acquéreurs, mais grimpent très vite, en se réajustant à la hausse tous les six mois, pour dépasser parfois les 15 % l’an. Les remboursements sont étalés sur quarante ans. Souvent, les banques ne prenaient même pas la peine de vérifier que les revenus de leurs clients correspondaient bien à ce qu’ils déclaraient.
Ce marché des prêts immobiliers avec surprime représente 10 200 milliards de dollars, soit environ 13 % des crédits immobiliers. Il est en train de s’effondrer totalement. Près de 1,2 million de prêts immobiliers ont capoté en 2006. Un million d’Américains ont perdu leur maison en raison de leur incapacité à rembourser leurs traites. Nombre d’établissements de prêt ont depuis fait faillite. Countrywide Financial, le plus important établissement de crédit du pays, a suscité un mouvement d’horreur en signalant mardi que pas loin d’un quart de ses clients qui ont contracté des prêts à surprime sont en retard sur leurs traites, et que les emprunteurs de prêts classiques avaient désormais aussi du mal à rembourser.
La question, il y a quelques mois, était de savoir si cette débâcle allait affecter l’économie entière. L’inquiétude provenait du fait que ces emprunts ont servi de gage en Bourse, sous la forme d’actions et d’obligations hypothécaires. Mais on ignorait l’étendue exacte de ce marché. Beaucoup d’investisseurs et de grandes banques d’affaires se retrouvent affectés par ces mauvaises dettes. Même les actions de la prestigieuse banque d’investissement Goldman Sachs ont chuté (de 4 %) jeudi. Bien des d’entreprises ont, en outre, emprunté pour racheter leurs propres actions, afin d’en faire monter le cours. Le crédit facile de ces dernières années a aussi conduit de nombreuses compagnies et des hedge funds à acquérir des entreprises en s’endettant lourdement. Elles ont créé une bulle, car ces dettes elles-mêmes ont été mises sur le marché boursier sous la forme de toggles - qui permettent d’acheter des actions en émettant d’autres actions. Ces compagnies sont aujourd’hui affectées par le resserrement du crédit enclenché par la cascade de dettes de l’immobilier. «Le marché de la dette, qui a été le carburant de cette bulle des rachats en le propulsant à des sommets, vient de se refermer», écrit le New York Times. Les actions du géant des hedge funds, Blackstone, coté en Bourse depuis seulement un mois, ont chuté sans prévenir de 31 à 25 dollars jeudi.
Mauvais présage. Un effet domino est aujourd’hui à craindre, disent les Cassandre. La mauvaise santé des banques, expliquent-ils, peut les inciter à augmenter leurs taux, décourageant les investisseurs. Si quelques analystes demeurent circonspects, en pointant la «bonne santé de l’économie en général», beaucoup gardent en tête le mauvais présage de l’ancien président de la réserve fédérale américaine, Alan Greenspan, qui annonçait en février, qu’une récession était «possible» avant la fin de l’année 2007.
A suivre sérieusement...
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Quelles sont les conséquences pour le citoyen de tous les jours?
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MaRTIaL a écrit:
Quelles sont les conséquences pour le citoyen de tous les jours?
Ce truc-là, les subprimes, ça ressemblerait pas au truc que nous propose le gvt Sarko pour l'accès à la propriété? Ou je me trompe, rien à voir?
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J'y connais rien en matière de banque alors dites en gros, comment une banque peut faire faillite et perdre l'argent des epargnants ?
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L’Amérique superpuissance, « c’est terminé »
Depuis les attentats du 11-Septembre 2001 s’est intaurée aux Etats-Unis, sous l’impulsion du gouvernement Bush, une véritable psychose contre le terrorisme. Dès le 26 octobre, soit un mois et demi après l’événement, le Congrès adoptait le USA Patriot Act qui accorde des pouvoirs exceptionnels à la police, réduit sensiblement le rôle de la défense et représente une mise en question de l’habeas corpus qui, dans la tradition anglo-saxonne, garantit les libertés individuelles.
Cette loi est toujours l’objet de vives critiques, notamment de la part des organisations de défense des droits de l’homme et des juristes, d’autant plus que le Patriot Act qui, à l’origine était une loi d’exception votée pour quatre ans, a été, le 21 juillet 2005, prolongé pour devenir permanent, à l’exception de deux de ses dispositions (l’une relative aux écoutes téléphoniques, l’autre aux accès aux fichiers personnels) maintenues pour dix ans seulement. Selon ses adversaires, les libertés individuelles ont été largement diminuées au profit de la répression. Les points critiques sont notamment :
- la diminution des droits de la défense ;
- la violation de la vie privée ;
- la diminution du droit à la liberté d’expression.
Malgré ces restrictions très contraignantes, des intellectuels, des journalistes indépendants, des hommes politiques du camp opposé à celui de Bush, ont néanmoins la faculté de s’exprimer dans des articles, parfois violents, contre la politique menée par le gouvernement. Ces articles ont évidemment leur place sur des sites Internet mais on les trouve aussi dans des journaux à grande diffusion. On voit ainsi que la grande presse américaine dispose d’une certaine marge de manœuvre pour s’extraire du carcan du politiquement correct et l’on ne peut qu’admirer, et envier, depuis notre « Vieille Europe », cette liberté de pensée et d’expression qui fait partie de l’héritage des Pères fondateurs de cette grande nation.
Polémia a relevé un article signé de Paul Craig Roberts, ayant appartenu à l’administration Reagan, qui lance un réquisitoire sévère contre le président Bush dont il dénonce les présentations fallacieuses pour justifier sa guerre en Irak.
Polémia
L’Amérique superpuissance, c’est terminé
Par Paul Craig Roberts
Le 9 janvier 2006
Le président George W.Bush a détruit l’économie de l’Amérique en même temps que la réputation qu’avait ce pays d’être une nation honnête, humaine, amoureuse de la paix, attachée aux libertés civiques et aux droits de l’homme.
Le prix Nobel d’économie Joseph Stiglitz et la spécialiste des questions budgétaires de l’université de Harvard Linda Bilmes ont calculé que le coût, pour les Américains, de la guerre d’Irak menée par Bush oscillait entre mille et deux mille milliards de dollars. Ce chiffre est de 5 à 10 fois plus élevé que les 200 milliards de dollars estimés par le conseiller économique de Bush, Larry Lindsey. Lindsey a été congédié par Bush au motif que son estimation était trois fois supérieure au chiffre de 70 milliards de dollars que l’administration Bush, dans son calcul du poids de la guerre, avait annoncé de manière trompeuse au Congrès et aux électeurs américains. On ne peut pas travailler dans l’administration Bush à moins d’être prêt à mentir pour Deubeulyou.
Les Américains feraient bien de se demander si la Maison-Blanche est entre des mains compétentes quand une guerre annoncée pour 70 milliards de dollars devient une guerre à 2 000 milliards de dollars. Bush a vendu sa guerre en sous-estimant son coût d’un facteur de 28,57. N’importe quel fonctionnaire des finances, n’importe où dans le monde, dont le projet dépasserait de 2 857 % le budget, serait instantanément renvoyé pour parfaite incompétence.
Si la guerre de Bush coûte près de 30 fois plus que ce qu’il avait annoncé, c’est à cause des crétins de néo-conservateurs qu’il a bêtement nommés à des postes politiques et qui lui ont dit que l’invasion serait une promenade. Les néo-cons annonçaient un minimum de pertes. L’Irak a déjà coûté 2 200 morts américains et 16 000 blessés graves – et la guerre de Bush n’est pas encore terminée. Le coût des soins à vie aux blessés et des pensions d’invalidité pour les milliers de soldats américains atteints de lésions cérébrales et de problèmes de colonne vertébrale ne faisait pas partie du tableau optimiste et irréaliste dépeint par Bush.
L’estimation du Dr Stiglitz de 2 000 milliards de dollars est correcte pour l’instant. Mais elle est encore loin du compte. Ma propre estimation est un multiple de celle de Stiglitz.
Stiglitz tient bien compte du coût des soins à donner à vie aux blessés, de la valeur économique des vies perdues et détruites et du coût, à cette occasion, des ressources détournées au profit des destructions de guerre. Ce qu’il oublie, c’est le fait que la guerre a détourné l’attention de la nation de l’érosion galopante de l’économie américaine. L’attention des Américains et de leur gouvernement a été accaparée par la guerre et par l’état policier qui l’a accompagnée à l’intérieur du pays. En attendant, l’économie américaine s’est rapidement dégradée pour atteindre le stade de pays de tiers-monde.
En 2005, on a enregistré pour la première fois que la consommation, les dépenses des entreprises et les dépenses publiques ont dépassé la totalité des revenus du pays. En fait l’épargne nationale nette a chuté.
L’Amérique ne peut consommer plus qu’elle ne produit que si les étrangers comblent la différence. La Chine a récemment annoncé qu’elle avait l’intention de diversifier ses acquis en devises étrangères en se tenant à l’écart du dollar américain. Si cela n’est pas une simple menace pour extorquer de Bush encore plus de concessions, l’aptitude des Américains à consommer s’arrêtera net en raison d’une chute du dollar à mesure que la Chine cessera d’être une éponge absorbant la profusion excessive de dollars. Les pays producteurs de pétrole pourraient suivre l’initiative de la Chine.
Maintenant que les Américains sont dépendants des importations pour leurs textiles, pour leurs biens manufacturés et même pour leurs produits de haute technologie, une baisse du dollar rendra tous ces produits beaucoup plus chers. Les standards de vie américains, qui font du surplace, vont s’effondrer.
Un effondrement des standards de vie représente un coût énorme et fera de la dette existante une charge insupportable. Stiglitz n’a pas inclus ce coût dans son estimation.
Plus grave encore est le fait que la guerre a détourné l’attention des Américains de la disparition des emplois des classes moyennes pour les diplômés d’universités.
Les niveaux de l’ascension sociale sont rapidement démantelés par la délocalisation de la production destinée aux marchés américains, par la délocalisation des emplois et par l’importation de professionnels étrangers détenteurs de permis de travail. Dans presque toutes les sociétés américaines, on licencie du personnel américain pour le remplacer par des étrangers qui travaillent à moindre salaire. Même des enseignants de lycées américains et des infirmières sont remplacés par des étrangers qui entrent munis de permis de travail.
Le Rêve Américain est devenu un cauchemar pour les diplômés des universités qui ne peuvent pas trouver de travail sérieux.
C’est ce qui ressort de manière tout à fait claire des statistiques relatives aux emplois et aux effectifs sur les cinq dernières années. Les chiffres de décembre, sortis le 6 janvier, montrent le même phénomène que celui que je rapporte chaque mois depuis des années. Sous la pression des délocalisations, l’économie américaine crée seulement des emplois à basse productivité dans les services intérieurs mal payés.
Dans le secteur privé il n’a été créé qu’un nombre dérisoire d’emplois : 94 000. Sur ces 94 000, 35 800, soit 38 %, sont des emplois de serveuses et de barmans. Les services médicaux et sociaux représentent 28 % de ces nouveaux emplois et les travailleurs temporaires 10 %. Ces trois catégories de faible technicité, appartenant à des services intérieurs non commercialisables, représentent donc 76 % des nouveaux emplois. C’est le type d’emploi d’une pauvre économie tiers-mondiste qui consomme plus qu’elle ne produit.
La prétendue première économie du monde, celle de la superpuissance américaine, n’a été capable de créer en décembre qu’une misère de 12 000 emplois dans les secteurs de production, dont 77 % relèvent de l’industrie du bois et du métal – la fabrication de mobilier et de toitures métalliques liée au développement du logement qui, aujourd’hui, est arrivé à son terme. L’emploi aux Etats-Unis a baissé dans les équipements, dans les instruments électroniques et dans l’automobile et ses pièces détachées.
2 600 emplois ont été créés dans la conception de systèmes informatiques et les services connexes, triste nouvelle pour les centaines de milliers d’ingénieurs américains informaticiens au chômage.
Quand un pays abandonne ses fabrications, l’engineering, la recherche et l’innovation ne sont pas loin de prendre le même chemin. Maintenant que les délocalisations ont tué les possibilités d’emploi pour les citoyens américains et que même General Motors et Ford sont en déclin, le développement économique américain ne durera qu’aussi longtemps que le reste du monde absorbera notre dette et financera notre consommation.
Combien de temps faudra-t-il pour que « la seule superpuissance restante du monde » soit universellement considérée comme une économie criblée de dettes, exsangue, qui a désespérément besoin d’un renflouement par le FMI [Fonds monétaire international] ?
Paul Craig Roberts
9 janvier 2006
Traduction R. Schleiter
Le professeur Paul Craig Roberts enseigne au « Centre d’études stratégiques et internationales » à Washington ainsi qu’à la célèbre université de Stanford. Secrétaire-adjoint au Trésor dans l’administration Reagan, il était représentant du ministre des finances des Etats-Unis et, conseiller influent du président, il a contribué à donner forme à l’économie américaine de l’époque.
Il est l’auteur de nombreux ouvrages d’économie ; éditeur associé du « Wall Street Journal », collaborateur de la « National Review », il a donné plusieurs contributions à la grande presse américaine (« International Herald Tribune »…) et allemande (« Deutsche National Zeitung », …).
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Partout ou Bush a fait des affaires dans le passé a résulté en des pertes énorme que j'avais vu sur un article parlant de son passé mais dont je ne retrouve pas, c'est une petite gang de cinglé irresponsable qui sont à la tête des États-Unis, des gens qui normalement leur place se retrouvent habillé en blanc dans des hopitaux.
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psycho-lvlantis a écrit:
J'y connais rien en matière de banque alors dites en gros, comment une banque peut faire faillite et perdre l'argent des epargnants ?
Je suis pas spécialiste financier mais grosso modo les banques US ont accordé - pourquoi? mesure gouvernementale US pour relancer l'économie? pour re-dynamiser un marché de l'immobilier moribond? cf les mesures à prévoir sur Sarkozy dans le même genre - des prêts immobiliers à des gens/familles à revenus modestes - voire carrément insolvables d'après ce que j'ai lu ici et là -; malheureusement là où ça se complique, c'est qu'ils ont dû être obligés de réévaluer à la hausse les taux d'intérêts, du coup les emprunteurs peuvent plus suivre pour rembourser - ça vous rappelle rien, la dette des pays pauvres... -, donc comme les banques ont prêté et qu'elles peuvent pas être remboursées, ça leur fait un très trou au cul, - sans compter la spéculation - avant que ce ne soit nous qui allons, comme toujours, payer les pots cassés d'une mauvaise politique et d'une mauvaise gestion.
Et maintenant cela semble se propager... à d'autres secteurs et à d'autres Bourses.
voir aussi cela:
http://www.alterinfo.net/Crise-immobili … 10165.html
http://hebdo.nouvelobs.com/hebdo/paruti … 37792.html
http://www.lemonde.fr/web/article/0,1-0 … 669,0.html
http://www.lexpress.fr/info/economie/in … ?id=160758
et
http://www.lefigaro.fr/marches/20070727 … nance.html
(voir aussi les autres articles connexes sur le site, notamment, la baisse fulgurante de la Bourse de Paris la semaine passée)
Dernière modification par phiphi94400 (03-08-2007 11:31:33)
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" j'y connais rien en matière de banque alors dites en gros, comment une banque peut faire faillite et perdre l'argent des epargnants ? "
Une banque c'est comme n'importe quelle autre société, l'argent doit rentrer dans la caisse.
Une banque prete de l'argent mais faut qu'elle le fasse inteligement et c'est tres dificile.
La ce qui se passe c'est que les banques ont prété trop d'argent sur de trop longue durées. Les emprunteurs ne remboursent plus, la banque ne fait plus de bénéfices, elle perd de l'argent, elle fait faillite.
Les épargants n'ont plus rien, ou tres peu si un system d'assurance existe à ce niveau là.
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Merci phiphi
Plusieurs banques allemandes : parmi elles Deutsche Bank, Commerzbank et SparKasse, se sont associées pour injecter dans IKB, 3 milliards et demi d'euros pour couvrir les pertes que la crise actuelle du marché américain du crédit immobilier à risque pourrait infliger à IKB. L'actionnaire principal d'IKB, la banque publique KfW a bien sur participé à ce plan de sauvetage, après avoir mis sur la table cette semaine plus de 8 milliards d'euros pour protéger IKB contre toute demande de remboursement sur le fonds d'investissement de plusieurs milliards d'euros dont IKB a la gestion. IKB n'avait jamais beaucoup communiqué sur son niveau d'exposition aux prêts immobiliers à risque aux Etats Unis : la banque allemande l'a encore payé jeudi en chutant de 40% à la bourse de Francfort.
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Le pire c'est que ca touche aussi les boursicoteur, il n'y a pas que les épargnants qui trinquent.
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Raj0r a écrit:
Le pire c'est que ca touche aussi les boursicoteur, il n'y a pas que les épargnants qui trinquent.
ouais mais pour les bouricoteur c'est le jeu ...
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Pour etre un peu plus precis, les banques, approche marketing, ont voulu distribuer du credit a une plus large partie de la population. Ce n'etait donc pas des mesures sociales mais bien une politique pour augmenter leurs profits. (Quand vous verrez une banque faire de la philantropie, faites moi signe "lol" )
Il faut savoir que les banques calculent un score de credit pour chaque client (personne physique). Le score reflete la faculte de rembourser le credit. Le scoring est base sur des methodes statistiques avancees. Le score est base sur le salaire, la situation nfamiliale et plein d'autres variables qui sont collectees via un questionnaire quand on fait une demande de pret. En gros, celui qui a un bon score recevra son pret a un taux d'interet plus faible que celui qui a un score pourave (qui lui, ne recoit en principe meme pas de credit), Tout ceci est base sur la theorie du risque. Il est plus remunerateur de preter a des contreparties a risque, mais aussi, bien entendu, plus risque ! Les deux doivent en principe s'egaler statistiquement sur la masse (i.e les interets recus devraient couvrir en moyenne les defaut chez les mauvais payeurs).
En principe, statistiquement, ca devrait se balancer, et els banques devraient sortir gagnantes. Le hic, c'est que les taux d'interet pour ces personnes ne satisafaisant pas les conditions requises (le score minumum) sont tres eleve et donc, ce n'est pas tres "vendeur". Pour palier a ca, les banques ont "offert" deux annees a taux reduit suivi du reste (28 ans par exemple) a un taux majore. Au bour des 2 annees, les clients se sont appercu qu'il ne pouvaient plus payer les interest au taux revise et c'est le defaut. Les defauts en serie plombent massivement les banques qui par appat du gain (et surtout de mauvaises pratique de controle des risques) se sont engagees dans cette activite a haut risque (ca rappelle la mode des junk bonds des annees 80, l'histoire se repete)
Etant donne qu'il s'agit d'un pret hypothecaire, lors du defaut du client, la banque recupere la maison et doit la revendre pour recuperer des billes. Mais tout ca arrivant dans un marche immobilier americain baissier ne fait qu'accentuer la baisse des prix de l'immobilier et les pertes des banques (cerlce vicieux).
Les mesures Sarkozy ne sont pas du meme type car il s'agit d'un credit d'impot et ca ne touche pas au processus de decision des banques (qui vont continuer a refuser les dossiers de credit aux "pauvres".
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"Une bonne guerre et ça repart"
Quand j'étais gosse, j'ai toujours entendu cela des "vieux"
Mais je ne pensais pas que c'était une réalité. Pourquoi les crises sont cycliques? Parcequ'il y a toujours les mêmes au pouvoir qui font et défont leur "lego". Les crises étaient cycliques mais nous entrons dans une permanence de crises car nos ressources sont limitées. Voilà c'est tout simple et il n'y a pas que le pétrole, il y a les ressouces minières etc....
Pour en revenir à notre sujet du 911, tout se tient avec l'émergence de la communauté Européenne et l'euro, la montée de la Chine et de l'Inde.
De tout temps on a eu des invasions et il y a eu le colonialisme. Tout se ressemble mais les méthodes changent.
Pour l'imobilier et la bourse les valeurs refuge n'existent plus, il y a des places boursières fortes et des niches mais à court terme.
C'est cela la permanence de la crise mettre le désordre dans une stabilité technique US depuis toujours avec un conflit armé qui suit.
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Pour revenir sur les effets concrets, on prévoit que deux millions d'américains perdront leur logement en 2008... Les boursicoteurs quant à eux devraient être conscients des risques.
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Subprime: la mondialisation des prêts pourris américains
http://caderange.canalblog.com/
Vous entendez beaucoup parler ce temps ci du fameux SubPrime et surtout vous en voyez les conséquences sur les bourses mondiales qui chutent. Peut être même avez vous eu la malchance d'investir sur des sicav monétaires dite " dynamique" dont on vous dit que vous ne pouvez plus récuperer votre argent. De quoi s'agit il donc?
Les prets dit "Subprime" aux Etats Unis sont des prets immobiliers à risque pour des clients qui s'endettent au dela de limites raisonnables par rapport à leur revenus. Pourquoi cela existe t il aux Etats Unis et pas chez nous? D'abord parce que les prêts immobilier en France sont essentiellement à taux fixes alors qu'aux Etats Unis ils sont plutot à taux variable. Quand les taux montent, comme en ce moment, les remboursements mensuels augmentent et certains emprunteurs deviennent défaillants. Ensuite, parce qu'en France l'emprunt est garanti par la valeur du bien acheté ou par des garanties autres à la date de l'achat. Aux Etats Unis la garantie prend en compte la valeur vénale et réactualisé du bien. En d'autres termes, si votre maison à vu sa valeur augmenter du fait du marché immobilier, vous pouvez emprunter encore en donnant en garantie le surcroit de valeur de votre maison. Par contre le jour ou le marché se retourne et que votre maison voit sa valeur baisser, il n y a pas de mécanismes pour vous permettre soit d'emprunter de nouveau si vous en avez besoin( les études des enfants ou la maladie sont très couteuses la bas),soit de poursuivre le remboursement de vos prets précedents. Incidemment Nicolas Sarkozy, lors de sa campagne avait parlé de la possibilié de permettre plusieurs hypothèques sur un bien immobilier en fonction de l'état d'avancement des remboursements de vos prets ou de la hausse de la valeur de vos biens immobiliers. C'est un mécanisme semblable avec les mêmes effets pervers potentiels.
Pourquoi y a t il eu autant de pret subprime accordés aux US? Parce que que sans doute le système bancaire n'a pas appliqué les règles de prudence dans l'analyse des prêts avec suffisamment de rigueur, qu'il s'est laissé aller à l'optimisme ou encore qu'il a réussi à faire partager le risque par d'autres banques extérieures à l'Amérique. Il y a bien sur un intérêt à accorder de tels prets c'est que leur taux sont plus élévés que ceux des prets classique pour rémunérer le risque pris. Certaines banques se sont même spécialisées dans ce type de prêt comme New Century qui s'est depuis déclaré en faillite.Mais même les banques "classiques" ont pris des positions importantes sur ces prêts subprime pour prendre leur part de marché sur un marché qui a fonctionné correctement pendant toutes les années de baisse des taux et de croissance économique et immobilière. Freddie Mac par exemple, le grand du refinancement hypothécaire avoue avoir 20 pct de prêts subprime dans son portefeuille. En dehors du fait d'avoir une part de ce marché, l'autre avantage est que le rapport en est supérieur à celui des placements sûrs classiques(obligations, monétaire) et que donc vous pouvez offrir à votre clientèle des produits de placement qui bénéficient de l'appellation "sûrs" tout en ayant une rémunération plus attractive;
Pourquoi ces prêts américains affectent ils l'Europe? Parce que les banques américaines ont eu l'astuce de proposer aux banques et compagnies d'assurance européennes de participer à ce marché intéressant en leur vendant des obligations basées sur ces prêts, ce qu'on appelle les Collaterized Debt Obligation, CDO en jargon bancaire. De ce fait, elles ont fait partager leurs risques mais aussi leurs bénéfices potentiels à toutes les banques de la planète et pour les mêmes raisons: pouvoir offrir des produits en principe sûrs mais " dynamiques" à leurs clients, particuliers mais aussi trésorier d'entreprises. C'est génant en ce sens que la pratique des prêts pourris immobilier américains se trouve ainsi avoir des conséquences globales. Par contre, en mutualisant les risques, ça devrait permettre au système financier mondial d'absorber la crise sans trop de cadavres chez les banques, compagnies d'assurance ou sociétés de bourse et intermédiaires financiers.
A suivre
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Thibaut a écrit:
Pour revenir sur les effets concrets, on prévoit que deux millions d'américains perdront leur logement en 2008... Les boursicoteurs quant à eux devraient être conscients des risques.
Il suffit d'envoyer ces deux millions d'Américains (bon, les valides suffiront !) en Iran pour défendre une certaine idée de la liberté et de la démocratie, et hop, le tour est joué !
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Sur la follie du système financier, il y a les livres et les articles d'Ibrahim Warde, professeur à l’Université de Californie (Berkeley)
par exemple cela:
http://www.radio-canada.ca/Par4/vb/vb991026.html
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Si par dessus cette crise financiere qui pointe le bout du nez le peak oil est franchi comme l'affirment certains, alors attendez vous a ce qu'il y ait du sport.
La crise de 1929, a cote, ressemblera a une operette!
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Ce n'est pas prêt de retomber !
http://www.liberation.fr/actualite/even … 803.FR.php
http://www.liberation.fr/actualite/even … 804.FR.php
Et aussi :
Machine folle
Par Laurent Joffrin
QUOTIDIEN : samedi 11 août 2007
En libérant la finance mondiale, les principaux gouvernements de la planète ont certainement favorisé la croissance des richesses et le développement de vastes zones jusque-là vouées à la misère et au sous-développement. L’économie planétaire croît à un rythme inédit et la santé des grandes entreprises reste insolente. Mais ces décisions très politiques ont aussi donné naissance à une machine folle qui tend à échapper à ses créateurs. La financiarisation de la planète s’est aussi bâtie sur des montagnes de dettes qui fragilisent tout l’édifice. L’économie américaine, tout particulièrement, a fondé sa réussite sur une croissance inédite du crédit. Il suffit qu’un secteur - l’immobilier en l’occurrence - donne des signes de faiblesse pour que le système entier soit ébranlé.
Ainsi les défauts de paiement constatés dans l’Idaho ou le Minnesota se répercutent en chaîne jusque dans les comptes de la BNP ou ceux de l’Etat japonais.
Fidèles à leurs dogmes, les autorités monétaires continuent de croire que le marché a toujours raison et que la correction en cours sera, in fine, salutaire. Pourtant elles s’empressent de renier leur propre conviction : allergiques en principe à l’aisance monétaire, les banques centrales du monde entier viennent de jeter dans la fournaise plus de liquidités qu’elles n’en avaient débloquées après le choc du 11 septembre. Elles repoussent avec horreur toute idée de «gouvernement économique» mais, subrepticement… elles gouvernent l’économie mondiale. Ce qui montre bien que l’idéologie est la plus mauvaise conseillère en ces temps d’incertitude. La maison brûle : agissons et vive le reniement !
http://www.liberation.fr/actualite/even … 800.FR.php
http://www.lemonde.fr/web/article/0,1-0 … 669,0.html
Dernière modification par Kyja70 (11-08-2007 09:25:10)
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Le ton monte entre Washington et Pékin à propos du financement de la dette américaine
LE MONDE | 10.08.07 | 16h15 • Mis à jour le 10.08.07 | 16h15
SHANGHAÏ (Chine) CORRESPONDANCE
a Chine va-t-elle procéder à des ventes éclair de bons du Trésor américain, renvoyant à ses responsabilités de pays surendetté la première puissance économique mondiale ?
Ce scénario catastrophe fut resservi le 8 août par le quotidien britannique Daily Telegraph, qui rapporte les allusions de deux officiels chinois favorables au recours à "l'arme nucléaire" que constitue la vente par leur pays des bons du Trésor américain qu'elle détient. Une posture qualifiée de "bien imprudente" par le président George W. Bush. Henri Paulson, le secrétaire d'Etat américain au Trésor l'a décrite comme "absurde". "Il y a des tensions. Nous devons y faire face des deux côtés... mais, de manière générale, nos deux pays ont fait le choix d'une relation économique constructive", a-t-il ajouté.
Lors de sa visite en Chine début août, M. Paulson s'était dit opposé à l'adoption par la commission financière du Sénat américain de deux projets de loi visant à sanctionner les pays qui "manipulent" leurs devises. La question de la sous-évaluation du yuan par rapport au dollar est devenue un point de fixation aux Etats-Unis, où les 200 milliards de dollars (150 milliards d'euros) de déficit commercial vis-à-vis de la Chine en 2006, et la panique autour de la dangerosité de produits importés de ce pays alimentent une hystérie antichinoise croissante.
De son côté, Pékin s'irrite des pressions américaines sur la valorisation du yuan et considère avoir fait dans ce domaine le maximum : la devise chinoise s'est appréciée de 7,3 % depuis juillet 2005, date de l'abandon du "peg", taux de change fixe entre le yuan et le dollar. La marge d'appréciation quotidienne de la monnaie chinoise reste toutefois limitée.
GUERRE ÉCONOMIQUE LARVÉE
Cette "guerre" économique larvée entre les deux puissances donne aussi lieu en Chine à des vociférations patriotiques, doublées de mesures de rétorsion vis-à-vis des entreprises étrangères, notamment américaines.
"La réforme du régime de change bénéficiera à la fois à la Chine et aux Etats-Unis", titrait toutefois mercredi le China Daily, dans un souci d'apaisement, évoquant les avantages d'une appréciation progressive du yuan. Des économistes américains vont dans ce sens : "Le déficit commercial américain ne signifie pas que les Etats-Unis soient victimes d'une concurrence déloyale de la part de la Chine. Il est du à la faiblesse chronique de l'épargne américaine. En imposant des sanctions à la Chine, le Congrès risque de faire une erreur monumentale", déclarait récemment Stephen Roach, l'économiste en chef de Morgan Stanley.
Certes, Pékin est conscient des avantages de ne plus placer tous ses oeufs dans le même panier : second détenteur de bons du Trésor américain derrière le Japon mais premier détenteur institutionnel, la Chine a réduit, en avril, ses avoirs pour la première fois depuis octobre 2005, un glissement qui s'est poursuivi en mai. Ils s'élevaient alors à 407 milliards de dollars, soit un tiers des réserves chinoises en devises (1 200 milliards de dollars) et un dixième de la dette américaine. Réserves dont l'accroissement continu a poussé Pékin à diversifier ses nouvelles rentrées de devises en créant un fonds d'investissement stratégique doté de 200 milliards de yuans (19 milliards d'euros) et en prenant des parts notamment dans le fonds américain Blackstone.
Brice Pedroletti
Article paru dans l'édition du 11.08.07
http://www.lemonde.fr/web/imprimer_elem … 443,0.html
Dernière modification par Kyja70 (11-08-2007 11:31:09)
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Je croie moi aussi que c'est le début de la fin.
Lu sur CNN le 7 aout 2007 = Selon Fortune Magazine = un krach économique est inévitable.
Traduction d'un extrait = Des fortunes vont se perdre aux USA.
La suite est très longue, je l'ai mise ici :
http://www.freewebs.com/bengarno/monblog.htm
Extraits :
...La dette US actuelle = 8,900 milliards...
...Les compagnies privées s'emparent du pouvoir politique = BlackWater et DynCorp...
......« Si la cupidité est bonne, la guerre est meilleure »
Forbes.com commentant les profits financiers de DynCorp en bourse.....
...Le scandale de British Aerospace Systems, qui secoue actuellement le Royaume-Uni et les Etats-Unis, révélant une corruption financière et politique autour d’énormes contrats de vente d’armes de la société britannique BAE Systems à l’Arabie saoudite...
...il s’agit d’ériger un cartel de financiers, qui, en mariant pouvoir financier, puissance militaire, technologique et informatique imposent leur contrôle sur les ressources de la planète et ses habitants. ...
...Qu'est-ce qui se passe aux USA depuis 2001 ?
Et bien ceci :
Les puissances politiques + militaires + multinationales se sont concertées pour piller le trésor des USA = enrichir les multinationales et les compagnies privées....
...Ce gouvernement n'est plus au service de la population, mais des compagnies privées....
...Gagner en Irak et en Afghanistan n'est pas la priorité pour le gouvernement Bush.
Dans ce cas - Quelle est la priorité ?
Continuer à dépenser = donner de plus en plus de contrats à leurs compagnies privées....
Je sais que c'est long à lire, mais j'ai mis ça le plus complet et avec le plus de liens pertinents possible.
Bonne lecture ...
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bengarno, tout ce que tu cites décrit à merveille une chose : la fachisme : le pouvoir au main du gouvernement et des corporations. Voir "Liberty bound" (VO ST FR dans vidéos).
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Je pense de plus en plus que la strategie US au moyen-orient consiste simplement a etablir une presence militaire durable afin d'etre a proximite des champs petrolier en en controller non pas forcement la production (quoiqie) mais l'acheminement du brut.
La crise financiere qui pointe le bout du nez me semble particulierement serieuse car elle va aggraver le crash immobiolier et risque de se proposger a l'economie reelle- Ceux qui ne peuvent plus rembourser leurs "subprime mortgages" se verront confisquees les maisons que les banques vont mettre en vente pour tenter de recuperer quelques billes. Le tout dans un contexte ou plus personne ne veut acheter de l'immobilier aux USA, je vous laisse immaginer l'effet sur le prix des maisons - "pchitt" comme dirait Jacques.
En continuant l'analyse de la crise actuelle, il faut noter un point fondamental: depuis 5 ans les hedge funds se gavent de risque de credit par l'intermediare d'in struments derives de credit. Ces produits synthetiques permettent de repliquer l'exposition sur n'importe quel marche. Par exemple, un hedge fund peut avoir un profile de risque similaire a celui d'une banque de detail italienne si ils achetent des produits de titrisation de retail italien sans avoir jamais mis un pied au pays des nouilles! Ce n'est qu'un exemple mais il est bien connu que les hedge funds se sont gaves de "mauvais" risque de credit (du junk, c'est a dire avec des notes de rating tres faibles afin d'avoir un gros rendement a CT et parier sur le fait quie le marche du credit ne se vianderait pas - mauvaise pioche). Et aujourd'hui, le risque que ca leur pete a la figure est enorme, et c'est bien ce qui se profile .
Bon , les hedge funds, on pourrait penser qu'on s'en fout apres tout. Ben Non. Car les banques ont de tres grosses participations dans les hedge funds et leur faillite met en peril l'ensemble du systeme bancaire. Ce dernier va essuyer des pertes et va devenior tres frileux (s'il n'implose pas avant). Les banques ne preteront plus et cette absence de creation monetaire (la monnaie est cree par les banques qui pretent aux entreprises/particuliers) va engendrer un ralentissement de l'activite economique qui, vu la febrilite du moment pourrait se transformer en grave depression.
Avec tout ceci, ajoutez le peak oil qui pointe le bout du nez et vous comprendrez que c'est effectivement tres tres mal barre.
Il est grand temps de fuir a la campagne et d'apprendre a planter des patates.
Dernière modification par tropctrop (12-08-2007 16:27:57)
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le pouvoir au main du gouvernement et des corporations.
Oui, cette collusion est fondamentalement dangereuse.
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