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#1 23-05-2014 01:50:03

Supedro
Invité

Alliance Russo-Chinoise

Je mets cette transcription d'une vidéo de Giulio Chiesa dans un nouveau fil.
On pourrait suivre ici la création et l'évolution de ce nouveau bloc politique massif
Pour moi l'important ici est l'annonce que les transactions auront lieu en rouble/yuan, et que çà va faire mal au train du dollar et de l'euro

Giulietto Chiesa : Impact des accords historiques entre Russie et Chine

(Après le voyage cette semaine de Vladimir Poutine à Shanghaï et les 40 accords commerciaux signés entre la Russie et la Chine à cette occasion, Giulietto Chiesa analyse la nature et les impacts stratégiques potentiels de ces tractations qui s’inscrivent dans le contexte de la crise ukrainienne entre l’Europe et les États-Unis d’une part, et la Russie d’autre part, laquelle vient de demander en urgence la réunion du Conseil OTAN-Russie.)



    Bonjour à tous,

deux nouvelles importantes à commenter. Je suis de retour à Moscou. La première est un peu mystérieuse, au sujet de la proposition russe faite avant-hier par le ministère des Affaires étrangères pour une réunion urgente du Conseil OTAN-Russie. Une proposition singulière, car en avril, le secrétaire de l’OTAN Rasmussen avait déclaré que les rapports directs entre la Russie et l’OTAN allaient être suspendus.

Poutine a évidemment insisté, vu la gravité de la situation qui dégénère en Ukraine, non seulement dans le Sud-Est, mais dans d’autres régions aussi, après la crise du massacre d’Odessa. À cette situation, l’OTAN a répondu officieusement et partiellement, au sujet du dialogue avec la Russie : un porte-parole de l’OTAN a accepté l’idée d’une réunion, mais seulement après les élections du 25 mai.Les USA et l’Europe veulent avant tout connaître l’issue du vote. Cette information a évidemment disparu des médias occidentaux, vu que la situation n’évolue pas dans la clarté.

L’autre information qui remplit toutes les premières pages est le voyage de Poutine en Chine, à Shanghaï, où sa rencontre avec Xi Shinping est sans précédent dans l’histoire récente. Les journaux parlent ici d’un changement d’orientation du vecteur russe. Poutine veut clairement montrer à tous son changement de priorités. Et en effet, la rencontre de Shanghaï a revêtu une telle dimension économique qu’on peut penser que Moscou a modifié radicalement le sens de ses initiatives en matière de politique étrangère.

En pratique, ce changement du vecteur russe, mais aussi chinois, concerne tous les principaux secteurs, de la production d’énergie, gaz, pétrole, charbon, aux grands travaux, et au système bancaire, ce qui est loin d’être secondaire.

Cela signifie en pratique qu’avec les quelque 40 accords signés, 4 importants gazoducs déjà existants sont réorientés pour acheminer le gaz en 4 points différents de la frontière chinoise, en contournant la Mongolie, soit en dessous, à ouest, soit à est de la Mongolie, depuis Vladivostok, ou Khabarovsk, et toute cette région frontalière avec la Mandchourie.

C’est donc un énorme projet stratégique de redistribution du gaz, lequel, et c’est là un point important, sera acheté par les Chinois à un prix à peine inférieur au prix européen. Les Chinois ont donc changé de position, ils le payaient bien moins cher avant. Les Chinois participeront d’ailleurs activement au financement des gazoducs.

L’engagement est important également côté pétrole, avec l’exportation de pétrole russe vers la Chine, avec la participation chinoise à d’immenses projets : des mines de charbon à ciel ouvert près du Lac Baïkal, l’une de ces mines à ciel ouvert étant de proportions gigantesques. La Chine va acheter massivement son charbon en Australie et aussi en Russie. Et enfin, le projet de grand pont sur le fleuve Amour. La Chine et la Russie construisent le 1er pont sur l’immense fleuve Amour, qui devrait faciliter le passage des marchandises par cette région, puisque jusqu’ici, cela se faisait par bateaux. Il n’y avait pas de pont.

Que déduire de tout ceci ? C’est assez simple : Poutine lance un signal aux Européens. Si l’Europe maintient son allégeance aux États-Unis, et continue à vouloir avoir le contrôle des gazoducs d’Ukraine, alors la Russie vendra son gaz ailleurs. Autrement dit : "on peut se passer de ces gazoducs." Un autre point important, est que dans le cadre de ces accords, il y a une vraie nouveauté, explicite et exposée publiquement : l’échange pétrolier-gazier, et tous les investissements chinois en Russie, et les rapports bancaires se feront sur la base d’échanges en roubles-yuans. Un nouvel avertissement très clair aux États-Unis d’Amérique, et aux marchés occidentaux.

La situation internationale se fait de plus en plus difficile et inquiétante, car ces changements, qui se font en partie sous la contrainte, amèneront des bouleversements dont on mesure mal la nature, à brève échéance, mais qui auront un impact stratégique majeur à plus long terme, pour tous les grands protagonistes mondiaux.

Et bonne chance à tous pour ce voyage !

Giulietto Chiesa


La vidéo se trouve à http://www.agoravox.tv/actualites/inter … -des-45302

 

#2 23-05-2014 02:16:41

Frenchie
Invité

Re: Alliance Russo-Chinoise

Et alors ?
Tout le monde a compris qu'il y aura 2 blocs, le bloc Amérique du Nord - Europe et un bloc Eurasiatique Chine - Russie. Question : l'Inde fera-t'elle partie de ce bloc ?
Quand à nos pitoyables dirigeants européens, grâce à eux, nous aurons du sang et des larmes. Nous avons choisi le mauvais camp.

Vite, signons le traité transatlantique, nous avons hâte de voir le maïs transgénique du MidWest, les boeufs aux stéroïdes, les poulets à l'eau de Javel de notre protecteur américain dans nos assiettes. C'est tellement bon pour la santé.

Mais peut être la vraie raison de l'aplatissement Sarkozy - Hollande est-elle plus terrre à terre : ils ne comprennent pas l'anglais.

Dernière modification par Frenchie (23-05-2014 02:18:41)

 

#3 23-05-2014 06:39:14

Mariflo
Membre du forum
Date d'inscription: 19-09-2009
Messages: 1283

Re: Alliance Russo-Chinoise

Frenchie a écrit:

......
Quand à nos pitoyables dirigeants européens, grâce à eux, nous aurons du sang et des larmes. Nous avons choisi le mauvais camp.

Vite, signons le traité transatlantique, nous avons hâte de voir le maïs transgénique du MidWest, les boeufs aux stéroïdes, les poulets à l'eau de Javel de notre protecteur américain dans nos assiettes. C'est tellement bon pour la santé

D'après le Canard enchainé , non ! Rien de tout cela Frenchie: chaque pays aura le droit de mettre son veto.


A mon tour je fus effondré à la suite de ces révélations explosives !

En ligne

 

#4 23-05-2014 10:57:45

Frenchie
Invité

Re: Alliance Russo-Chinoise

Merci de ne pas continuer sur Hollande, Sarko, voir chirac et tout ce qui est HS etc sur ce fil dédié à l'alliance russo chinoise.

 

#5 23-05-2014 14:57:30

GTO
Lieu: Paris
Date d'inscription: 09-09-2008
Messages: 4775

Re: Alliance Russo-Chinoise

Déplacé sur le fil ukraine
Comme précisé en début de fil, il s'agit de parler ici de l'alliance russo chinoise.
BHL n'a donc rien à faire ici puisque c'est sur l'Ukraine et le debarquement de normandie qui sont loin de la chine.

5 posts sur un nouveau fil dont 4 d'entrée avec du HS. Super. roll


"Toute vérité franchit trois étapes. D'abord, elle est ridiculisée. Ensuite, elle subit une forte opposition. Puis, elle est considérée comme ayant été une évidence." de Arthur Schopenhauer

Membre du Club des 5 big_smile

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#6 24-05-2014 02:36:27

Frenchie2
Lieu: N'importe où
Date d'inscription: 10-05-2014
Messages: 741

Re: Alliance Russo-Chinoise

Modéré, HS sur BHL again pour convenir que c'est bien HS, çà devient de l'art là. tongue 


Membre du club des 5 au regard de taupe tongue

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#7 04-06-2014 22:14:04

Supedro
Invité

Re: Alliance Russo-Chinoise

Comme çà ils pourront aussi jouer à couler des boites à distance

La Russie et la Chine créent une agence de notation financière  04/06/2014

PEKIN, 3 juin - RIA Novosti

La Russie et la Chine ont décidé de créer une agence de notation financière conjointe, a annoncé mardi à Pékin le ministre russe des Finances Anton Silouanov.
"Nous créerons une agence de notation financière russo-chinoise qui utilisera les mêmes instruments et critères d'évaluation des projets d'investissements nationaux et régionaux que ceux utilisés par les meilleures agences de notation financière internationales", a indiqué M.Silouanov au terme du 5e volet du Dialogue financier russo-chinois.
Selon lui, la future agence russo-chinoise attribuera ses notes selon des critères purement économiques.
"L'agence s'occupera d'abord des projets d'investissements lancés par la Russie et la Chine avec la participation d'autres pays asiatiques. Elle pourra ensuite atteindre le niveau où elle offrira ses services à d'autres pays", a ajouté M.Silouanov.


http://fr.ria.ru/world/20140603/201424860.html

Dernière modification par Supedro (04-06-2014 22:14:31)

 

#8 09-06-2014 23:27:45

Supedro
Invité

Re: Alliance Russo-Chinoise

La Chine et la Russie font bloc

juin 9th, 2014 | by News360x

La République populaire de Chine et la Fédération de Russie se sont engagées vendredi 6 juin à faire face conjointement aux menaces et aux défis afin de sauvegarder leur souveraineté, leur sécurité et leurs intérêts dans un monde en pleine tourmente marqué par les effets fort désastreux de plus de deux décennies d’unilatéralisme en matière des relations internationales et une ruine morale et économique totale de ce qui fut jadis le bloc occidental.

« Les deux parties ont atteint un haut degré de consensus », ont affirmé le conseiller d’Etat chinois, Yang Jiechi et le secrétaire du Conseil de sécurité russe Nikolaï Patrouchev, co-présidents du 10e cycle des consultations sur la sécurité stratégique Chine-Russie à Pékin, dans un communiqué conjoint. Les deux parties « ont échangé de manière approfondie leurs points de vue sur les relations bilatérales, la situation de sécurité régionale et internationale ainsi que d’autres sujets d’actualité », indique le communiqué.

« La Chine et la Russie, en tant que membres permanents du Conseil de sécurité de l’ONU et partenaires stratégiques jouissant d’une grande confiance mutuelle, doivent continuer de mettre en oeuvre l’important consensus atteint entre les présidents Xi Jinping et Vladimir Poutine »

Tout est dit. Ce que l’on soupçonnait depuis un certain temps est en train de se réaliser. Ce n’est plus une crypto-alliance entre les deux puissances nucléaires et spatiales mais bel et bien un bloc en bonne et due forme.


http://news360x.fr/mauvaise-nouvelle-ob … font-bloc/

Dernière modification par Supedro (09-06-2014 23:28:31)

 

#9 18-07-2014 05:27:31

Supedro
Invité

Re: Alliance Russo-Chinoise

Les BRICS mettent en place une alternative au FMI et à la Banque mondiale

par Audrey Duperron · 16 juil. 2014

Le Brésil, la Russie, l’Inde, la Chine et Afrique du Sud, autrement dit les « BRICS », se sont réunis lundi dernier lors d’un sommet dans la ville de Fortaleza, au Brésil, au cours duquel ils ont décidé de créer une banque de développement et un fonds de réserve de crise pour disposer d’une alternative au FMI et à la Banque mondiale. Les BRICS estiment que ces deux dernières défendent trop les intérêts des pays occidentaux. La Chine, la seconde économie mondiale, dispose encore de moins de droits de vote au FMI que la Grande-Bretagne.

La New Development Bank aurait son siège à Shanghaï, et elle serait dotée d’un capital de départ de 50 milliards de dollars qui serait par la suite porté à 100 milliards de dollars pour financer des projets d’infrastructure. Un « centre régional » de la banque serait également basé en Afrique du Sud.

Le fonds, quant à lui, disposerait d’une réserve de 100 milliards de dollars, et il pourrait être mobilisé pour aider les pays en difficulté. Cependant, il faudra attendre 2 ans avant que ces nouvelles institutions soient opérationnelles, étant donné qu’elles doivent être ratifiées par les 5 nations qui composent les BRICS.

La Banque sera dirigée selon le principe d’une présidence tournante ; le premier président nommé sera Indien. Le Brésil devrait diriger le conseil de direction de la banque, tandis que la Russie assurera la présidence de son conseil de gouvernance.

Le président russe Vladimir Poutine a saisi l'occasion pour rappeler que son pays avait fait les frais de nouvelles sanctions de la part des États-Unis et de ses alliés occidentaux :

    Ensemble, nous devons envisager une série de mesures qui pourrait empêcher le harcèlement de pays qui ne sont pas d'accord avec certaines décisions politiques des États-Unis et leurs alliés ».

Aujourd’hui, les dirigeants des BRICS se réuniront dans la capitale brésilienne Brasilia à l’occasion d’un nouveau sommet auquel sont également conviés des dirigeants des pays de l’Amérique du Sud, pour trouver des solutions visant à réduire l’influence des Etats-Unis dans la région. Le président vénézuélien Nicolas Maduro, la présidente argentine Cristina Kirchner, et le président équatorien Rafael Correa ont notamment été conviés.

Il sera notamment question de faire bénéficier l’Argentine des nouveaux mécanismes financiers créés par les BRICS. Ceux-ci pourraient éventuellement éviter au pays de faire une nouvelle fois défaut sur 1,3 milliard de dettes dues à des hedge funds que la présidente Kirchner qualifie de « vautours », après que la Cour Surprême américaine a statué que le pays devait exécuter ses obligations.


http://www.express.be/business/fr/econo … ndiale.htm

 

#10 22-07-2014 05:27:31

Supedro
Invité

Re: Alliance Russo-Chinoise

21 juillet 2014

BRICS, puissant contrepoids à l’hégémonie de Washington (La Jornada)

Angel GUERRA CABRERA

Les divers événements qui ont eu lieu ces jours derniers dans notre région ont donné un élan important à la nouvelle configuration multipolaire conçue en Amérique Latine et dans les Caraïbes depuis l’arrivée d’Hugo Chavez à la présidence du Venezuela (1999).

Cette nouvelle configuration est favorisée à l’échelle internationale par l’irruption du moteur économique chinois et par la récupération par la Russie (puissance nucléaire de premier ordre) de son indépendance, jointe à une brillante projection géoéconomique de sa richesse en hydrocarbures et à ses efficaces contrecoups aux Etats-Unis à partir de 2008 (échec de la Géorgie pourtant appuyée par Washington et Tel-Aviv, lors de la guerre avec la Russie). Cela est dû aussi à la croissante coordination de ces puissances entre elles et avec les autres membres de l’Organisation de la Coopération de Shanghai de l’Union Economique Euro-Asiatique et du BRICS.

Le sixième Sommet du BRICS à Fortaleza au Brésil fut remarquable par l’assistance des Chefs d’Etats : Dilma Roussef, Présidente du pays hôte, le Brésil ; Vladimir Poutine, de Russie ; Narendra modi, Premier Ministre de l’Inde ; et les Présidents de Chine et d’Afrique du Sud, Xi jinping et Jacob Zuma. Il faut souligner que ces pays ont maintenu à flots l’économie mondiale après la crise de 2008 et que la chine a été le levier de la croissance économique Sud-Américaine.

Avec comme thème « Croissance inclusive : solutions durables », le Sommet a fait trembler les finances internationales avec la création de la Nouvelle Banque de Développement(NBD) du BRICS, avec un capital autorisé de 100 milliards de dollars. L’institution canalisera ses fonds principalement pour l’infrastructure de ses membres sans les exigences de la Banque Mondiale(BM) et du Fond Monétaire International(FMI) contre le bien-être et la souveraineté des peuples.

A cela s’ajoute l’Accord Contingent de Réserve (ACR) au même capital que la NBD, pour protéger les systèmes financiers de ses membres de la volatilité spéculative. Dilma n’a pas écarté la possibilité que des pays en dehors du groupe puissent profiter de l’appui économique des la MBD et du ACR.

Le Sommet a adopté la « Déclaration de Fortaleza » qui censure la Banque Mondiale et le FMI, et met en question, explicitement ou implicitement les schémas idéologiques, économiques et politiques instaurés dans le monde par le Consensus de Washington et le cycle de guerres initié avec les occupations étasuniennes d’Afghanistan et d’Irak. La déclaration de Fortaleza plaide pour un monde d’inclusion et de paix, où règne le dialogue, la solution politique des conflits et le respect des souverainetés nationales sur la base du droit international et – dans une évidente allusion aux Etats-Unis – condamne les actions unilatérales qui « peuvent bénéficier à ceux qui les réalisent mais portent préjudice à la grande majorité ».

Bien qu’elle ne fasse pas directement référence à l’actuelle agression israélienne contre Gaza, elle adopte une posture opposée à celle de Tel-Aviv, Washington et sa comparse Europe dans le conflit Palestino-israélien en exprimant que ce conflit doit se solutionner sur la base des résolutions de l’ONU, dans le respect des frontières de 1967 et considère que la construction de nouvelles colonies juives dans les territoires occupés par Israël constitue un empêchement à toute solution.

Un autre fait remarquable de ce Sommet est la participation, au troisième jour des sessions, cette fois à Brasilia, des pays membres de UNASUR, d’autant plus que Poutine s’était prononcé la veille de son voyage dans la région « pour une Amérique Latine unie, durable et indépendante », ajoutant que le BRICS cherchera à « éviter une partie de chasse des Etats-Unis contre les pays qui sont en désaccord avec eux ».

La tournée latino-américaine de Poutine mérite un chapitre à part pour son énergie amicale et ses résultats indiscutables : annulation de la volumineuse dette que Cuba avait contractée avec l’ex URSS et la concrétisation de dix accords de coopération ainsi que de forts investissements dans le pétrole en eaux profondes et en divers secteurs stratégiques de l’économie cubaine ; de très importants accords avec le Brésil et l’Argentine, tous également dans des secteurs stratégiques comme l’énergie nucléaire, qui donneront un élan au développement économique de chacun de ces pays. Il y a une attente justifiée liée aux imminentes visites officielles du Président chinois Xi Jinping au Brésil, en Argentine, au Venezuela et à Cuba ainsi qu’à sa réunion avec le quatuor de CELAC.

J’inclus dans ce bilan l’organisation très réussie par le Brésil de la Coupe du Monde de football, qui en plus d’avoir dépassé les revenus prévus par le tourisme, ne produisit aucun des scénarios dramatiques pronostiqués par la campagne médiatique impérialiste de mèche avec la droite brésilienne.

Angel Guerra Cabrera La Jornada


http://www.legrandsoir.info/brics-puiss … rnada.html

 

#11 24-07-2014 19:15:03

Supedro
Invité

Re: Alliance Russo-Chinoise

Brésil, Russie, Inde, Chine, Afrique du Sud, l’irrésistible ascension des cinq

http://www.legrandsoir.info/bresil-russ … -cinq.html

 

#12 24-02-2015 12:29:36

Moltensteel
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Re: Alliance Russo-Chinoise

http://reseauinternational.net/la-dolla … milliards/

La Douma russe a ratifié la Banque des BRICS de $ 100 milliards qui vont servir de reserve monétaire pour des projets d’infrastructure en Afrique du Sud, Inde, Russie, Chine et Brésil et concurrencer la domination de la Banque mondiale et du FMI pilotés par l’Occident.
La nouvelle banque de développement devrait commencer à être pleinement fonctionnelle à la fin de 2015, selon le ministère russe des finances.
La Russie a accepté de fournir 2 milliards de dollars sur le budget fédéral pour la Banque au cours des sept prochaines années.
Il y aura trois niveaux de gouvernance avec, avec un Conseil d’administration, Conseil de direction et un président.
Le Conseil de direction de la Banque tiendra sa première réunion à Ufa en Russie en avril. Le ministre des finances russe Anton Siluanov est susceptible de devenir le premier président du Conseil des gouverneurs de la Banque, selon le vice-ministre des Finances Sergei Storchak s’exprimant sur Russia 24 TV channel.
La décision de créer la Banque des BRICS, avec un panier de monnaie de réserve de $ 100 milliards, a été effectuée en juillet 2014. Chacun des cinq membres pays devrait allouer une part égale du capital de démarrage de $ 50 milliards qui sera étendu à $ 100 milliards.
La Banque sera basée à Shanghai, et l’Inde assurera la première présidence tournante de cinq ans, tandis que le premier président du Conseil de direction proviendra du Brésil.

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#13 19-03-2015 02:16:10

poip
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Re: Alliance Russo-Chinoise

Paris serait un cible immédiate de l'armée russe et c'est pour bientôt http://estpresse.com/vladimir-poutine-s … t-londres/


------Il vaut mieux suivre le bon chemin en boitant que le mauvais d'un pas ferme.------

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#14 19-03-2015 08:48:49

inam56
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Re: Alliance Russo-Chinoise

poip a écrit:

Paris serait un cible immédiate de l'armée russe et c'est pour bientôt http://estpresse.com/vladimir-poutine-s … t-londres/

Le titre ne correspond pas à l'article.

Les faits dans l'article c'est :
1) les services russes et Kaspersky auraient percé le système de cyber-espionnage de la NSA
2) les services russes auraient dérouté/capturé des communications US-Royaume Uni
3) ces écoutes auraient révélé des plans d'attaque du RU visant la Russie
4) la Russie aurait activé ses systèmes de défenses et d'attaques nucléaires.


Seuls les petits secrets ont besoin d’être protégés, les plus gros sont gardés par l’incrédulité publique. Marshall Mc Luhan.

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#15 19-03-2015 13:39:12

poip
Membre du forum
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Messages: 2716

Re: Alliance Russo-Chinoise

Tout semble avoir été changé dans l'article.


------Il vaut mieux suivre le bon chemin en boitant que le mauvais d'un pas ferme.------

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#16 28-05-2016 12:00:34

Analis
Membre du forum
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Messages: 1203

Re: Alliance Russo-Chinoise

Les BRICs sous attaque : le Brésil fit l'objet d'une tentative de mise au pas. Profitant de l'impopularité de la présidente, qui s'est laissée dépasser par le scandale de corruption Petrobras, l'entreprise pétrolière nationale grangrenée par la prévarication, un parti constitué de personnalités encore plus impopulaires elles-mêmes impliquées dans ces affaires de corruption et autres a lancé une procédure de destitution sur un motif faiblard purement politicien, dans le but caché de mettre fin aux mêmes enquêtes dont elles profitent, aussi bien que de complaire aux USA, qui suivent l'objectif géopolitique de se débarasser de gouvernements gênants :

http://www.legrandsoir.info/washington- … punch.html

Washington lance son attaque contre les BRICS (Counterpunch)
19558 vues 15 mai 2016 15 commentaires Impérialisme Réseau International

Après avoir éliminé la présidente réformiste de l’Argentine, Cristina Fernandez de Kirchner, Washington élimine maintenant la présidente réformiste du Brésil, Dilma Rousseff. Washington a utilisé un juge fédéral pour ordonner à l’Argentine de sacrifier son programme de restructuration de la dette afin de payer aux fonds vautours US la totalité des obligations argentines en défaut que les fonds vautours avaient achetées pour quelques centimes de dollar. Ces vautours étaient des « créanciers » qui avaient octroyé des « prêts », indépendamment du fait qu’ils ne sont pas des créanciers et n’avaient en réalité octroyé aucun prêt. C’était des opportunistes à la chasse de l’argent facile et ils ont été utilisés par Washington pour se débarrasser d’un gouvernement réformiste.

La présidente Cristina Fernandez de Kirchner a résisté et, en conséquence, elle devait partir. Washington a donc inventé une histoire. La présidente avait couvert un « attentat iranien » perpétré à Buenos Aires en 1994. Ce prétexte invraisemblable, ( il n’y a aucune preuve d’une implication iranienne), a été fourni par l’un des agents de Washington au bureau du procureur de la nation et un événement douteux qui s’est produit il y a 22 ans a été utilisé pour laisser libre la voie du pillage de l’Argentine par les États-Unis.

Au Brésil, Washington a utilisé des insinuations de corruption pour obtenir la mise en accusation par la chambre basse de la présidente Dilma Rousseff. Aucune preuve n’est nécessaire, les accusations suffisent. Tout cela ne nous change pas des « armes nucléaires iraniennes », « des armes de destruction massive » de Saddam Hussein « , de l’utilisation d’armes chimiques par Assad et, dans le cas de Rousseff c’est seulement des insinuations. Le Secrétaire général de l’Organisation des États américains, Luis Almagro, note que Rousseff « n’a pas été accusée de quoi que ce soit. » Les oligarchies locales soutenues par les Etats-Unis utilisent simplement la mise en accusation pour éliminer une présidente qu’elles ne peuvent pas vaincre électoralement.

En résumé, nous assistons à une attaque de Washington contre les BRICS. Washington fait ce qu’il faut pour remettre au pouvoir un parti de droite contrôlé par les Etats-Unis, dans le but évident de torpiller les relations croissantes du Brésil avec la Chine et la Russie.

Notons ironiquement que le projet de loi de mise en accusation a été concocté par le président corrompu de la chambre basse, Eduardo Cunha (destitué lui-même depuis : il n’est plus président de l’Assemblée Nationale, ni même député et ne sera donc pas le vice-président du pays -ndt), on a découvert récemment qu’il avait accumulé des millions de dollars dans des comptes secrets en Suisse (peut-être les pots-de-vin de Washington) et qu’il était parjure pour avoir nié posséder des comptes bancaires à l’étranger. Vous pouvez lire cette histoire sordide à l’adresse suivante. http://www.globalresearch.ca/us-complic … on/5521059

Les « crimes » de la présidente Cristina Fernandez de Kirchner et de la présidente Dilma Rousseff sont leurs efforts pour que les gouvernements de l’Argentine et du Brésil représentent les peuples de l’Argentine et du Brésil, plutôt que leurs oligarchies respectives et Wall Street. Pour Washington c’est un délit très grave parce que Washington préfère utiliser les élites et les oligarques pour contrôler les pays d’Amérique du Sud. Chaque fois que les Latino-Américains élisent un gouvernement qui les représentent réellement, Washington fera tout pour tomber ce gouvernement ou même assassiner le président.

Washington est bien près de remettre le Venezuela sous le contrôle de la droite oligarchique, leur alliée. Les présidents de l’Equateur et de la Bolivie sont également dans le collimateur. Une raison pour laquelle Washington ne permettra pas à son toutou britannique de respecter l’asile accordé par l’Equateur à Julian Assange, c’est parce que Washington ne perd pas espoir d’avoir son propre agent en tant que président de l’Equateur, auquel cas le droit d’asile accordé à Assange sera révoqué .

Washington a toujours bloqué les réformes en Amérique latine. Les peuples latino-américains seront toujours des serfs pour les États-Unis jusqu’au jour où ils éliront des gouvernements avec des majorités si larges qu’ils puissent se permettre d’envoyer en exil les perfides oligarchies, de fermer les ambassades américaines et expulsent toutes les sociétés américaines. Tout pays d’Amérique latine qui supporte la présence américaine sur son territoire n’a pas d’autre avenir que la servitude.

Paul Craig Roberts

Paul Craig Roberts, ancien secrétaire adjoint du Trésor US, éditeur associé au Wall Street Journal.

Traduction vers le français par ALfare

Traducido para el CEPRID

source: http://www.paulcraigroberts.org/2016/04 … g-roberts/

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#17 28-05-2016 12:05:09

Analis
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Re: Alliance Russo-Chinoise

Comment cela se passe :

https://francais.rt.com/international/2 … eclabousse

Brésil: la chute de Dilma Rousseff aurait-elle été organisée pour mettre fin à l'enquête Petrobras ?

24 mai 2016, 09:14

La destitution de Dilma Rousseff aurait-elle été planifiée pour couper court à l'enquête sur les détournements de fonds au sein du groupe Petrobas ? Un enregistrement téléphonique d'un ministre du gouvernement intérimaire semblerait le confirmer.

Le quotidien Folha de Sao Paulo a lâché, lundi 23 mai, une véritable bombe politico-médiatique en publiant la transcription de l'enregistrement d'une conversation datant du mois de mars, entre le ministre intérimaire de la planification Romero Juca et un ancien sénateur de son parti, Sergio Machado. Dans cet échange téléphonique, les deux hommes s’inquiètent de l’avancée inexorable de l’enquête sur les détournements de fonds au sein du groupe public Petrobas qui éclabousse la classe politique brésilienne.

Romero Juca propose alors «un pacte», passant par la destitution de la présidente de gauche Dilma Rousseff pour étouffer l’affaire Petrobas dans laquelle il est lui-même visé : «La destitution est nécessaire. Il n’y a pas d’autre issue. Il faut résoudre toute cette merde. Il faut changer le gouvernement pour stopper l’hémorragie.» «Il faut un accord, mettre Michel Temer au pouvoir, un grand accord national», lui répond le sénateur, qui a semble-t-il enregistré cette conversation à l’insu de son interlocuteur pour nouer un futur accord de collaboration avec la justice en échange d’une remise de peine.

Après ces révélations, Romero Juca a annoncé le 23 mai qu’il se mettait «en réserve» de l’exécutif intérimaire brésilien à compter du lendemain : «Je ne veux qu’aucune manipulation malintentionnée puisse porter préjudice à l’action du gouvernement.»

Le gouvernement intérimaire a été mis en place le 12 mai par le vice-président Michel Temer après la destitution de Dilma Rousseff par le Sénat pour maquillage des comptes publics. Dans son interview accordée à RT, l'ancienne présidente brésilienne parle d'un véritable «coup d’Etat». Pour rappel, son successeur à la présidence du Brésil, Michel Temer, a récemment été épinglé par le scandale Wikileaks : l'actuel chef de l'Etat brésilien aurait fourni en 2006 des renseignements sur le monde politique brésilien au Conseil national de sécurité des Etats-Unis.

Dommage pour les putschistes motivés par la restauration du pouvoir des élites, ils ne pourront pas compter sur les réformes en leur faveur qu'auraient conduites Juca. D'autres indications ne laissent guère de doutes sur l'identité de certains des sponsors qui sont derrière la mise au pouvoir en court-circuitant le peuple du très impopulaire Temer, le fait qu'il soit très lié aux services des USA nourrissant déjà les soupçons :

https://francais.rt.com/opinions/20749- … tat-bresil

Les Etats-Unis soutiennent un coup d’Etat contre la présidente du Brésil… mais «pas ouvertement»

17 mai 2016

Les Etats-Unis essayent de mettre en place un gouvernement qui servira d’avantage leurs intérêts, comme ceux qui ont précédé le Parti des Travailleurs, selon Mark Weisbrot, co-directeur du Centre for Economic and Policy Research.

D’après les dernières divulgations de Wikileaks, le président du Brésil par intérim Michel Temer aurait travaillé pour les services secrets américains en qualité d’informateur. En outre, les derniers sondages montrent que seuls 2% de ses concitoyens le soutiennent et voteraient pour lui s’il se présentait aux élections présidentielles.

RT: Quelles pourraient être les conséquences de ces divulgations pour le président par intérim Michel Temer ?

Mark Weisbrot (M.W.) : C’est difficile à dire. C’est un nouveau gouvernement qui va être ou veut être très proche des Etats-Unis. Ils veulent nommer Jose Serra, qui a perdu les élections présidentielles en 2010, au poste de Ministre des Affaires étrangères. Il avait un programme électoral très proche de la politique étrangère des Etats-Unis. Il a critiqué tous les pays voisins du Brésil, accusé la Bolivie de favoriser le trafic de drogues ; s’en est pris au Vénézuéla. Il a critiqué le gouvernement précédent, [celui de Luiz Inacio Lula da Silva] pour avoir tenté d’organiser l’échange d’uranium faiblement enrichi contre des barres de combustible nucléaire entre la Turquie et l’Iran en 2010. Il était très en phase avec la politique américaine. C’est le genre de politique  étrangère qu’ils veulent promouvoir.

RT: Pensez-vous que ces divulgations puissent compromettre la légitimité de Michel Temer?

M.W. : Il ne commence pas avec beaucoup de légitimité. 2% de la population seraient prêts à voter pour lui s’il se présentait aux élections présidentielles. Il fait l’objet d’une enquête, tout comme la plupart des membres du Congrès qui essayent de se débarrasser de la Présidente. Les gens ne l’apprécient pas et considèrent que la destitution de la Présidente est anticonstitutionnelle.
Lire aussi
Le Sénat brésilien a temporairement suspendu la présidente Dilma Rousseff de ses fonctions

    Aloysio Nunes, l’homme à l’origine de la destitution au Sénat [...] a rencontré Thomas Shannon, un haut fonctionnaire du Département d’Etat impliqué dans d’autres coups d’Etat dans la région

RT: Les Etats-Unis vont-ils réagir à la destitution de la présidente? Vont-ils soutenir leur ancien informateur et son gouvernement?

M.W. : Les Etats-Unis les soutiennent mais pas ouvertement. Par exemple, il y a quelques semaines, Aloysio Nunes, l’homme à l’origine de la destitution au Sénat, s’est rendu aux Etats-Unis et a y rencontré Thomas Shannon, un haut fonctionnaire du Département d’Etat impliqué dans d’autres coups d’Etat dans la région, dont celui au Honduras en 2009. Il est également impliqué dans les suites du coup d’Etat au Paraguay en 2012, qui ressemble en tous points à celui contre la présidente [du Brésil] et s’est produit en moins de 48h.

Thomas Shannon va conseiller le gouvernement. Ancien ambassadeur des Etats-Unis au Brésil, il est également le numéro trois du Département d’Etat. C’est lui qui va décider. Il n’avait aucune obligation de rencontrer Aloysio Nunes mais il l’a fait. Accepter de le rencontrer en pleine destitution de Dilma [Rousseff] est une façon de montrer à tous ceux qui suivent l’affaire que les Etats-Unis soutiennent ce coup d’Etat. Ils ne feront ou ne montreront rien de plus car ils veulent faire croire qu’ils sont neutres.

Mais cela ressemble beaucoup à ce qu’ils ont fait en Honduras en 2009, au tout début du coup militaire. La Maison Blanche a immédiatement fait une déclaration qui, contrairement à tous les autres pays, ne condamnait pas du tout le coup. C’était leur façon de dire à tout le monde qu’ils le soutenaient, parce que, au 21ème siècle, ils ne peuvent pas dire qu’ils soutiennent un coup d’Etat militaire. Je pense que dans ce coup, ils veulent garder une apparence de neutralité. Cependant, tous ceux impliqués dans le coup, y compris les médias - qui jouent, bien sûr, un rôle important - savent que les Etats-Unis sont de leur côté et qu’ils vont essayer de mettre en place un gouvernement qui servira d’avantage leurs intérêts, comme ceux [qui étaient au pouvoir] avant le Parti des Travailleurs.

http://francais.rt.com/international/20 … -3-signaux

«Fabriqué aux USA» : 3 signaux clés de l’implication de Washington dans le «coup d’Etat» au Brésil

18 mai 2016, 19:24
Dilma Rousseff

Alors que la présidente brésilienne Dilma Rousseff a été suspendue de ses fonctions avant son procès pour avoir enfreint les règles budgétaires, des éléments qui laissent penser qu’il s’agirait d’un complot impliquant Washington sont apparus.

La semaine dernière, après le vote du sénat brésilien qui a entraîné la suspension de la première femme présidente du pays, Dilma Rousseff a elle-même fait remarquer qu’elle «n'aurait jamais imaginé devoir lutter une nouvelle fois contre un coup d’Etat».

L’histoire moderne de l’Amérique latine connaît des exemples bien documentés des opérations américaines visant à renverser les régimes en place. Certains affirmeront que la situation que connaît le Brésil découle du mouvement populaire de protestation lié à un scandale de corruption impliquant les plus hautes sphères de l’Etat brésilien et à l’effondrement d’économie. Mais l’analyse du profil des personnages centraux des événements actuels fait apparaître des indices qui laissent penser que Washington pourrait être impliqué.

Un informateur américain à la présidence ad interim du Brésil

De sombres détails concernant Michel Temer, l’ancien vice-président et ancien allié de Dilma Roussef, devenu président du Brésil ad interim ont fait surface sur WikiLeaks. Le site lanceur d’alerte affirme avoir publié des preuves selon lesquelles Michel Temer aurait travaillé comme informateur pour Washington.

Deux câbles diplomatiques datés du 11 janvier et du 21 juin 2006 obtenus par WikiLeaks révèlent que Michel Temer, alors membre du Parti Mouvement démocratique brésilien, avait informé des diplomates américains sur le processus politique en cours au Brésil et des aspirations de son parti à prendre le pouvoir lors des élections de 2006, que Luiz Inacio Lula da Silva, dit Lula a remportées sous l’étiquette du Parti des travailleurs.

Ce qui est assez intéressant, c’est que le consul général américain à Sao Paolo McMullen, a marqué l’un de ces deux câbles de la mention «sensible mais pas confidentiel», qualifiant le parti de Michel Temer de groupe opportuniste ne disposant d’aucune «idéologie ni cadre politique».

En plus de son manque de popularité, la cote de popularité de Michel Temer avoisine les 2%, le président brésilien ad intérim a fait l’objet d’enquête pour avoir violé les règles en matière de dépenses électorales et risque une peine d’inéligibilité de huit ans, selon le journaliste et avocat américain basé au Brésil, Glenn Greenwald.

Si Michel Temer peut sembler être un candidat improbable au poste de président, Glenn Greenwald suppose que sa nomination pourrait servir les intérêts de tierces parties et non pas de la nation brésilienne.

«Il entend nommer des responsables de Goldman Sachs et du FMI pour diriger l’économie et aussi nommer une équipe néolibérale absolument pas représentative», a écrit Glenn Greenwald dans The Intercept.

Les liens suspicieusement étroits avec les Etats-Unis du chef de la fronde des sénateurs contre Dilma Rousseff

Le sénateur Aloysio Nunes du Mouvement démocratique brésilien qui a dirigé la procédure de destitution de Dilma Rousseff au sénat s’est rendu à Washington pour une visite de trois jours le lendemain pour rencontrer des responsables américains, notamment des membres du sénat américain et un ancien ambassadeur des Etats-Unis au Brésil, Thomas Shannon, rapporte The Intercept.

Le co-directeur du Centre de recherches économiques et politiques, Mark Weisbrot, a confié à RT que Thomas Shannon avait «été impliqué dans d’autres coups d’Etat dans la région», notamment au Honduras en 2009 et au Paraguay en 2012.

Aloysio Nunes s’est prononcé à plusieurs reprises pour un rapprochement des relations avec les Etats-Unis dans une tentative de remédier au scandale d’espionnage qui a éclaboussé le Brésil et les Etats-Unis.

Une ambassadrice américaine rompue aux coups d’Etat

Liliana Ayalde, actuel ambassadeur des Etats-Unis au Brésil, comme son prédécesseur, peut faire valoir une certaine expérience dans le renversement de gouvernements étrangers.

Avant d’être envoyée au Brésil, Liliana Ayalde a été ambassadrice au Paraguay avant le coup d’Etat de 2012 qui a entraîné la chute du président Fernando Armindo Lugo Mendez au travers d’une procédure de destitution similaire à celle que traverse Dilma Rousseff.

«Cet ambassadeur a agi avec une grande force lors du coup d’Etat qui s’est produit au Paraguay et c’est ce qu’elle fait au Brésil, répétant le même discours en affirmant que les institutions brésiliennes viendront à bout de cette situation», a confié à teleSUR Carlos Eduardo Martins, professeur de sociologie de l’université de Sao Paulo.

En attendant, le président vénézuélien Nicolas Maduro affirme qu’il n’est pas difficile de deviner qui est derrière la destitution au Brésil. «Je n’ai pas de doute que ce coup d’Etat porte l’étiquette «fabriqué aux Etats-Unis», a-t-il déclaré. Il a qualifié les événements que connaît le Brésil de «menace grave pour la stabilité future et la paix sur tout le continent», s’inquiétant du fait que la prochaine victime puisse être le Venezuela.

Les relations entre les Etats-Unis et l’administration de Dilma Rousseff ont été marquées par le scandale qui a éclaté à la suite des révélations d’Edward Snowden en 2013. D’après les informations diffusées par l’ancien consultant de la NSA, le renseignement américain espionnait Dilma Rousseff et interceptait ses communications. Les relations entre Washington et Brasilia se sont alors nettement refroidies, la présidente annulant une visite prévue de longue date aux Etats-Unis, juste après que ces informations soient devenues publiques.

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#18 09-06-2016 16:25:54

Analis
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Re: Alliance Russo-Chinoise

http://www.voltairenet.org/article191830.html

Le pétroyuan est le grand pari de la Russie et de la Chine
par Ariel Noyola Rodríguez

Après les sanctions économiques que les États-Unis et l’Union européenne ont imposées à la Russie, Moscou et Pékin ont tissé de puissants liens dans le domaine de l’énergie, qui ont radicalement transformé le marché mondial du pétrole. En plus d’accroître leur commerce dans les hydrocarbures de façon exponentielle, les deux puissances de l’Est ont décidé de mettre fin à la domination du dollar dans la fixation du prix de l’or noir. Le petroyuan est l’instrument de paiement stratégique qui promet de faciliter la transition vers un système monétaire multipolaire, un système qui prend en compte de multiples devises et reflète la corrélation des forces dans l’ordre mondial actuel.
Réseau Voltaire | Mexico (Mexique) | 19 mai 2016

Au lieu d’humilier la Russie, la guerre économique que Washington et Bruxelles ont provoquée s’est avérée contre-productive, parce qu’elle a seulement contribué à renforcer l’attelage énergétique de Moscou et Pékin. Rappelons qu’en mai 2014, la société russe Gazprom a promis de garantir la fourniture de gaz à la Chine, jusqu’à 38 000 millions de mètres cubes au cours des trois prochaines décennies (à partir de 2018) en signant un contrat pour 400 milliards de dollars avec la China national Petroleum Corporation (CNPC) [1].

Actuellement, les deux puissances coordonnent la mise en œuvre d’un plan stratégique ambitieux, qui inclut la construction de pipelines et l’exploitation en commun de raffineries et de grands complexes pétrochimiques. Involontairement, le rapprochement de Moscou avec Pékin a produit des changements profonds dans le marché mondial du pétrole en faveur de l’Est, ce qui nuit considérablement à l’influence des compagnies pétrolières occidentales.

Même l’Arabie saoudite, qui récemment était encore le principal fournisseur de pétrole du géant asiatique, a été assommée par la diplomatie du Kremlin. Alors que, depuis 2011, les exportations de pétrole saoudien vers la Chine se faisaient au rythme de 120 000 barils par jour, celles de la Russie atteindront à terme 550 000 barils par jour, soit près de cinq fois plus. En fait, déjà en 2015, les entreprises russes ont dépassé, en quatre occasions, les ventes de pétrole de leurs concurrents saoudiens à la Chine : Riyad a dû se contenter d’être le deuxième plus grand fournisseur de brut à Pékin en mai, septembre, novembre et décembre [2].

Il convient de noter que les pays du noyau européen ont également vu diminuer leur part de marché par rapport à la région asiatique : l’Allemagne, par exemple, a été supplantée par la Chine à la fin de 2015, comme plus gros acheteur de pétrole russe [3]. Ainsi, les grands investisseurs opérant sur le marché mondial du pétrole ont du mal à voir à quel point, en quelques mois, le consommateur mondial le plus important – la Chine — est devenu le client favori du troisième plus grand producteur mondial – la Russie. Selon le vice-président de Transneft — la société russe en charge de la mise en œuvre des pipelines nationaux – Sergey Andronov, la Chine est disposée à importer un volume total de 27 millions de tonnes de pétrole de la Russie en 2016 [4].

L’alliance énergétique russo-chinoise se propose d’aller plus loin. Moscou et Pékin ont fait de leurs échanges de pétrole le vecteur de transition vers un système monétaire multipolaire, qui ne se fonde pas uniquement sur le dollar, mais prend en compte de multiples devises et avant tout reflète les rapports de force économiques dans l’ordre mondial actuel. Le fait est, que les sanctions économiques imposées par Washington et Bruxelles ont encouragé les Russes à éliminer les transactions commerciales et financières en dollars et en euros, pour ne pas se trouver trop exposés à souffrir des risques de sabotage, au moment de conclure des transactions avec leurs principaux partenaires.

Pour cette raison, depuis mi-2015, la Chine paie le pétrole russe en yuans, et non en dollars ; l’information a été confirmée par les dirigeants de Gazprom Neft, le bras pétrolier de Gazprom [5]. Cela encourage l’utilisation de la « monnaie du peuple » – le renminbi (RMB) – dans le marché mondial du pétrole, tout en permettant à la Russie de neutraliser l’offensive économique lancée par les États-Unis et l’Union européenne. Les fondations d’un nouvel ordre financier, pris en charge par le petroyuan, émergent : la monnaie chinoise est en passe de devenir la plaque tournante du commerce en Asie-Pacifique avec les grandes puissances pétrolières.

Aujourd’hui, la Russie fait son commerce de pétrole avec la Chine en yuan, dans le futur ce sera aussi le cas pour l’Organisation des pays exportateurs de pétrole (OPEP) lorsque la Chine l’exigera. Le culte de l’Arabie Saoudite pour le dollar peut-il lui faire perdre l’un de ses principaux clients ? [6] D’autres puissances géo-économiques ont déjà suivi les traces de la Russie et la Chine, car elles ont compris que pour construire un système monétaire plus équilibré, la dé-dollarisation de l’économie mondiale est une priorité.

Il n’est pas moins important qu’après l’effondrement des prix du pétrole de plus de 60% — depuis mi-2014 — les banques chinoises sont devenues un soutien essentiel du financement de l’infrastructure énergétique commune. Par exemple, pour lancer le plus tôt possible le gazoduc russo-chinois « Force de la Sibérie », Gazprom a demandé à la Bank of China un prêt sur cinq ans, pour un montant équivalent à 2 milliards d’euros en mars dernier [7]. Il s’agit du plus grand crédit bilatéral que Gazprom a signé avec une institution financière à ce jour. Un autre exemple est le prêt que la Chine a accordé il y a quelques semaines à la Russie, d’un total de 12 milliards de dollars pour le projet Yamal LNG (gaz naturel liquéfié) dans la région arctique [8]. De toute évidence, la politique étrangère de la Russie dans le secteur de l’énergie ne souffre pas de l’isolement, au contraire, elle connaît un de ses meilleurs moments grâce à la Chine.

En conclusion, l’hostilité des dirigeants des États-Unis et de l’Union européenne contre le gouvernement de Vladimir Poutine, a précipité le renforcement de l’attelage énergétique russo-chinois qui, à son tour, ne fait qu’accroître la prépondérance de l’Est dans le marché mondial du pétrole.
Ariel Noyola Rodríguez

Traduction
JJ
site : Le Saker Francophone

Source
Russia Today (Russie)

[1] « Rusia y China firman el histórico contrato multimillonario de suministro de gas », Russia Today, 21 de mayo de 2014.

[2] « Россия в декабре стала крупнейшим экспортером нефти в Китай », TASS, 26 января 2016 года.

[3] « China Overtakes Germany as Top Russian Oil Consumer », Sputnik, March 11, 2016.

[4] « China Confirms Readiness to Import 27Mln Tonnes of Russian Oil in 2016 », Sputnik, March 31, 2016.

[5] « Gazprom Neft sells oil to China in renminbi rather than dollars », Jack Farchy, Financial Times, June 1, 2015.

[6] « Saudi Arabia having ’a very difficult time selling oil’ as Russia and Iraq compete for trade », The Independent, March 29, 2016.

[7] « Gazprom secures €2bn loan from Bank of China », Jack Farchy, Financial Times, March 3, 2016.

[8] « Russia’s Yamal LNG gets round sanctions with $12 bln Chinese loan deal », Reuters, April 29, 2016.

Dernière modification par Analis (09-06-2016 16:26:54)

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#19 09-06-2016 16:40:20

Analis
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Re: Alliance Russo-Chinoise

Mais le passage à l'acte n'est pas si simple :
http://www.voltairenet.org/article192067.html

La création chinoise d’une bourse pétrolière en yuans en question
par Alfredo Jalife-Rahme

Pékin recule quant à son projet d’ouverture d’une bourse pétrolière, pourtant prévue depuis 20 ans. C’est que la Chine ne souhaite pas répondre tout de suite à la guerre financière que lui livrent les États-Unis. Discrètement, le président Xi avance d’autres pions, notamment le développement exponentiel de sa propre production de pétrole.
Réseau Voltaire | Mexico (Mexique) | 31 mai 2016

La guerre multidimensionnelle qui exclut pour le moment la voie militaire directe — les USA contre la Russie et la Chine — a changé de niveau. Washington la livre sur trois fronts, de façon aussi obscène que brutale :
- la guerre énergétique,
- la guerre géo-financière,
- la guerre des devises ;
sans compter encore d’autres opérations en cours, au plan de la cybernétique et de la propagande.

C’est dans ce cadre que s’inscrit une annonce récente, fort timorée : celle de relancer la bourse pétrolière russe de Saint-Pétersbourg, la Spimex, dans le but de briser le suprématisme énergétique anglo-saxon et l’hégémonie du dollar  [1] ; parallèlement, il y a des velléités d’indépendance boursière et de libération énergétique de la part de la Chine.

L’agence Bloomberg News a souligné il y a quelques jours que l’ouverture de la bourse pétrolière chinoise sur la place de Shanghai, où seraient signés les premiers contrats, tarde à se concrétiser, plus de vingt ans après qu’elle ait été annoncée [2].

Le motif allégué, peu crédible, en est la volatilité des marchés, comme si c’était là quelque chose de nouveau, alors que c’est intrinsèque à la création de bulles, propres au marché néo-libéral global, comme vient de l’avouer Jacques de Larosière de Champfeu, ex-directeur exécutif malheureux du FMI, parlant pour la Banque centrale européenne.

Annoncée pour la fin 2015, l’ouverture de cette bourse pétrolière de Shanghai briserait l’arrogance anglo-saxonne qui marchandise le brut à travers le Nymex et l’IPE sur les places respectives de New York et de Londres. Or elle vient d’être reportée à une date indéterminée en 2016.

En 1993, le gouvernement chinois avait introduit un contrat à usage interne pour le brut, mais l’opération fut interrompue un an plus tard lors de « l’évaluation » de son industrie énergétique.

Maintenant, les importations chinoises ont augmenté de façon substantielle : 7,9 millions de barils par jour, soit 8,3 % de plus depuis cinq mois ; et cela est destiné principalement à alimenter les réserves stratégiques chinoises [3].

La Chine d’aujourd’hui n’est plus celle d’il y a vingt ans, quand elle commençait à peine à décoller dans la géo-économie globale ; et elle n’avait pas encore mis en place l’association stratégique avec la Russie, dans la phase capitale de réhabilitation et de restauration relative entreprises par le tsar Vladimir Poutine.

Aujourd’hui, les mousquetaires chinois fort habiles se positionnent comme la première superpuissance géo-économique globale (quant au pouvoir d’achat) et ils ont implanté l’association stratégique nucléaire et gazière avec la Russie pour empêcher l’étranglement humiliant par les US ; la portée véritable de leur accord reste secrète.

Comme une image dans le miroir, les exportations de la Russie vers la Chine ont battu tous leurs records [4], ce qui consolide la complémentarité éventuelle entre les deux projets de nouvelles bourses pétrolières : une bourse russe à Saint-Pétersbourg, la Spimex, et une autre à Shanghai.

Il semblerait que Poutine applique l’apophtegme des biologistes selon lequel « la fonction crée l’organe », comme il l’a énoncé fin 2014, à l’occasion du sommet de l’APEC à Pékin, avant la mise en place des sanctions asphyxiantes par Obama et la guerre contre le rouble, par le biais de l’effondrement des prix du brut. Il avait déclaré : « l’usage du rouble et du yuan pourraient réduire l’influence du dollar ».

Presque un mois après les vœux tripolaires de Poutine, son féroce adversaire Obama, qui a jusqu’à présent opté de façon efficace et presque muette pour la guerre financière et la guerre des devises, en lieu et place des désastreuses aventures militaires, portait des coups sévères au rouble.

La transition vers le nouvel ordre tripolaire USA-Russie-Chine ne sera pas facile, dans la mesure où les faucons US tant financiers que militaires, s’acharnent à maintenir une unipolarité qui n’est pas viable.

La Chine est en compétition avec les États-Unis, en tant que premier importateur global de brut, et elle a besoin d’avoir plus d’influence quant à la cotation de l’or noir, mais elle a aussi besoin de promouvoir l’utilisation du yuan/renminbi. C’est pourquoi elle a assoupli les règles qui permettent aux raffineries « indépendantes » d’importer du pétrole [5].

La participation des raffineries chinoises n’est pas à dédaigner, car elles ont déjà pu traiter près de 10,6 millions de barils par jour.

Au-delà de la marchandisation vulgaire autant que réductionniste, les conjonctures géo-politiques sont cruciales pour la prise de décision de la part du gouvernement chinois, alors que le mandarin Xi met en œuvre son singulier modèle mixte (public-privé) en gérant à la fois, dans l’étape actuelle, floraison, consolidation et sauvegarde.

Lu Feng, fonctionnaire de la Shanghai International Energy Exchanges, a fait savoir que la bourse énergétique doit finir d’adopter des règles et des conduites de simulation mercantile (au bout de vingt ans !) sans oublier qu’il lui faut l’approbation de la Commission de régulation des valeurs cotées en bourse de la Chine.

Selon Bloomberg, les turbulences boursières et la volatilité des marchés financiers —où se jouent la guerre des devises et la guerre géo-financière entre le dollar et le yuan/renminbi— même si elles ne se déclarent pas comme telles, ont apaisé le gouvernement chinois, qui a besoin d’acquérir une influence plus grande sur la cotation du pétrole, contrôlée actuellement de façon anormale par les places de New York et de Londres.

Est-ce que la Chine redoute une guerre géo-financière assénée sans pitié à partir des places financières et énergétiques de Londres et New York associées ?

Lors du dernier heurt entre le dollar et le yuan/renminbi, la Chine s’est encore vue obligée de lâcher 100 milliards de dollars tirés de ses réserves en devises, qui ne sont plus maintenant que de 3 000 milliards de dollars, même si elles restent toujours les premières au monde.

Gabe Collins, du site The Diplomat (très proche du Japon) fait le commentaire suivant : « l’accent mis sur la hausse du pétrole d’Amérique du Nord (sic ; l’auteur oublie que le Mexique aussi fait partie de l’Amérique du Nord, du point de vue de la géographie physique), d’Arabie saoudite et des jihadistes de Daech cache une tendance énergétique croissante et nouvelle : le fait que la production chinoise est en passe d’atteindre son pic »  [6] ; cela expliquerait son spectaculaire rebond tout récent, depuis l’effondrement à 25 dollars le baril jusqu’aux environs de 50 dollars aujourd’hui, ce qui « aura des implications profondes sur le marché pétrolier, car la Chine n’est pas seulement un importateur massif de brut, mais se trouve aussi au rang des cinq principaux producteurs globaux, juste après les USA, la Russie, l’Arabie saoudite, et pratiquement à égalité avec le Canada » [7].

Le pétrole de schiste (shale oil) constitue un chapitre spécial : la Chine en possède des réserves pléthoriques, avec un énorme potentiel, selon l’U.S. Energy Information Administration (EIA) (qui informe de façon souvent fort biaisée) : soit 32 milliards de barils techniquement accessibles.

Comment le président Obama sortant répondra-t-il aux velléités boursières de la Russie et de la Chine ?

Pour le moment, dans le cadre ambigu et confus des relations de coopération/confrontation entre Obama et le mandarin Xi, il faut relever que les USA ont levé l’embargo sur la vente d’armes au Viêt Nam [8], leur ancien ennemi, et ce, dans l’optique d’une confrontation avec leur nouveau rival, la Chine.
Alfredo Jalife-Rahme

Traduction
Maria Poumier

Source
La Jornada (Mexique)

[1] « Rusia abrirá su bolsa petrolera en rublos », Alfredo Jalife-Rahme, La Jornada, 22 de Mayo de 2015.

[2] “China’s 20-Year Crude Oil Futures Wait Drags On Amid Volatility”, Bloomberg News, November 19th, 2015

[3] “China’s April Oil Imports Second Highest On Record As Nation Builds Reserves”, Kenneth Rapoza, Forbes, May 9th, 2016.

[4] “Russian oil exports to China hit record high in April”, Russia Today, May 23th, 2016.

[5] « China’s Oil Buying Rules Further Loosened Amid Record Imports », Bloomberg, July 23th, 2015.

[6] « China Peak Oil : 2015 Is the Year », Gabe Collins, The Diplomat, July 7th, 2015.

[7] “Total Petroleum and Other Liquids Production – 2014”, U.S. Energy Information Administration (EIA).

[8] “Obama Lifts Arms Embargo on Former Enemy Vietnam”, Cindy Saine, Voice of America, May 23th, 2016

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