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#1 12-01-2013 01:09:16

Supedro
Invité

Crise au Mali

Allez j'ouvre ce fil, car çà commence à sentir le paté.

Pour ouvrir le bal, notre ministere de la Defense va chercher l'onction et le matos du pentagone, pour la guerre Hollandaise à venir, les commentaires de ce blog militaire ne sentent pas la guerre fraiche et joyeuse et glose sur le twit peu professionnel, ils precisent d'ailleurs que ca va castagner severe

'” Après une débandade généralisée des unités maliennes, les unités françaises prépositionnées ont stoppé net l’avancée d’importantes colonnes rebelles avec l’aide de frappes aériennes non moins brutales.”

Demain avec l’arrivée massive de renforts de la FFL acheminés par des C 17 US les combats interrompus par la nuit devraient connaître une intensification majeure…..


L'article

Mali : Jean-Yves Le Drian en contact avec le chef du Pentagone
11 janvier 2013 – 14:50

Le ministre français de la Défense, Jean-Yves Le Drian, a annoncé, via son compte Twitter, avoir été en contact téléphonique avec Leon Panetta, son homologue américain, pour évoquer l’évolution de la crise au Mali, marquée par la prise de la ville de Konna par des groupes jihadistes.

En outre, M. Le Drian a également indiqué qu’il s’entretiendra de ce dossier avec ses collègues européens au cours de l’après-midi de ce 11 janvier.

Plus tôt; le président François Hollande a fait savoir que la France répondra, et cela “strictement dans le cadre des résolutions du Conseil de sécurité de l’ONU”, à la demande d’aide militaire formulée par le président malien par intérim, Dioncounda Traore. Ce dernier est attendu à Paris le 16 janvier prochain, dans cadre d’une visite qui était déjà prévue avant l’appel à l’aide militaire française.

Quant à la situation sur le terrain, une contre-offensive de l’armée malienne a été en effet lancée pour tenter de reprendre Konna. Il semblerait que l’aide militaire française ait déjà commencé. Selon une source diplomatique à Bamako, citée par l’AFP, des troupes étrangères arrivées dans la nuit du 10 au 11 janvier à Sévaré seraient impliquées dans cette opération de reconquête.

Un officier malien a même indiqué des appareils militaires de “pays amis” ont été engagés. Enfin, un responsable d’une société privée présent à Konna a affirmé avoir “deux petits avions tirer sur les islamistes.” Cependant, il n’a pas été en mesure de préciser le type de ces appareils, ni leur nationalité.


http://www.opex360.com/2013/01/11/mali- … /#comments

Dernière modification par Supedro (12-01-2013 01:12:04)

 

#2 12-01-2013 04:35:30

Supedro
Invité

Re: Crise au Mali

Youpiii on va democratiser tout çà vite fait

Mali: Washington envisage d'appuyer la France, notamment avec des drones

WASHINGTON - Les Etats-Unis envisagent d'aider la France dans son engagement militaire au Mali contre des islamistes, grâce à un appui logistique et des drones de surveillance cool , a déclaré à l'AFP un responsable américain, la Maison Blanche disant partager l'objectif antiterroriste de Paris.

L'armée américaine étudie la possibilité de fournir des renseignements, du ravitaillement en vol et d'autres appuis aux forces françaises au Mali, a déclaré ce responsable, sous couvert de l'anonymat. roll

Les militaires américains envisagent toute une batterie d'options, y compris un appui logistique et l'intensification du partage des renseignements, ce qui impliquerait des drones américains de surveillance, a dit à l'AFP ce responsable américain.

Des responsables officiels français à Paris, leurs homologues américains et d'autres de pays alliés sont en pleines discussions sur un plan d'action au Mali, a-t-il précisé, rappelant que les forces armées américaines disposaient de bases aériennes en Italie et en Espagne pour éventuellement ravitailler des avions français.

L'armée malienne a lancé vendredi avec le soutien de la France et de plusieurs pays africains une contre-offensive dans le centre du Mali pour repousser l'avancée des islamistes vers le Sud encore sous contrôle du gouvernement de Bamako.

Le président français François Hollande a confirmé l'engagement de forces de son pays, en expliquant que le Mali fait face à une agression d'éléments terroristes venant du Nord dont le monde entier sait la brutalité et le fanatisme. Il a assuré que cette opération durerait le temps nécessaire, tandis que son ministre des Affaires étrangères Laurent Fabius a indiqué que cet engagement avait notamment pris la forme d'une intervention aérienne.

Tommy Vietor, porte-parole du Conseil de sécurité nationale (NSC) de la Maison Blanche, avait déclaré auparavant à l'AFP que les Etats-Unis partage(aient) l'objectif français d'empêcher des terroristes de bénéficier d'un sanctuaire dans la région.

Le département d'Etat avait assuré que les Etats-Unis étaient évidemment en consultations très étroites avec le gouvernement français, la porte-parole Victoria Nuland insistant sur le fait que l'engagement français avait été réclamé par le Mali.

Bamako n'avait pas demandé aux Etats-Unis de lui fournir un appui militaire direct identique, a dit Mme Nuland.

A Paris, le ministre français de la Défense Jean-Yves Le Drian a lui-même annoncé s'être entretenu par téléphone de la crise avec son homologue américain Leon Panetta. Les deux ministres ont évoqué leur inquiétude commune à propos de la situation sécuritaire au Mali, a indiqué un responsable américain.

Jeudi, dans une déclaration unanime, le Conseil de sécurité de l'ONU a demandé un déploiement rapide de la force internationale prévue au Mali par une résolution votée le 20 décembre, mais dont l'intervention devait prendre des mois.

Cette opération militaire, telle qu'elle était prévue jusqu'ici, se heurtait au scepticisme de Washington qui doute de la capacité des Africains à la mener à bien. Les Etats-Unis ont également des interrogations quant au financement de la mission et plaident parallèlement pour le rétablissement d'un processus démocratique à Bamako.

(©AFP / 12 janvier 2013 01h15)


http://www.romandie.com/news/n/_Mali_Wa … 305237.asp

 

#3 12-01-2013 04:41:00

Supedro
Invité

Re: Crise au Mali

Et hop, tous en rang (avec meme une photo de Marine Le pen, pour bien montrer que tous sont ok roll)

L'intervention militaire française au Mali fait (presque) consensus parmi les responsables politiques

Le HuffPost avec AFP  |  Publication: 11/01/2013

Extrait

INTERNATIONAL - Le début de l'intervention militaire française au Mali, confirmé vendredi 11 janvier par François Hollande, fait pour le moment consensus parmi la classe politique.

Marine Le Pen (FN), ainsi que Jean-François Copé et François Fillon (UMP), ou Harlem Desir (PS) ont apporté leur soutien à la décision de François Hollande. Noël Mamère (EELV) s'est toutefois "étonné que le président de la République reproduise les mêmes méthodes que son prédécesseur en ne saisissant le Parlement qu'une fois les opérations lancées", évoquant une "mascarade".

Seul voix discordante, Jean-Luc Mélenchon, coprésident du Parti de Gauche, a jugé vendredi "discutable" l'engagement de l'armée française et "condamnable" le fait que la décision ait été prise "sans en saisir préalablement ni le gouvernement ni le Parlement".


http://www.huffingtonpost.fr/2013/01/11 … ref=france

Dernière modification par Supedro (12-01-2013 04:59:46)

 

#4 12-01-2013 04:54:42

Supedro
Invité

Re: Crise au Mali

Un article de maliweb, sur la presence de petrole, d'or et d'uranium dans les regions rebelles

http://www.maliweb.net/news/insecurite/ … 81120.html

un autre article sur le soutien du qatar aux rebelles du secteur

extraits

Selon l’hebdomadaire satirique (le Canard enchainé), l’émir du Qatar aurait aidé financièrement les mouvements armés qui ont pris le contrôle du Nord du Mali. Parmi ces groupes figurent notamment le fameux Mujao, lequel retient en otage 7 diplomates algériens depuis le 5 avril dernier.

Dans un article intitulé « Notre ami du Qatar finance les islamistes du Mali », le Canard Enchaîné précise que la Direction du renseignement militaire (DRM), qui relève du chef d’état-major des armées françaises, a recueilli des renseignements selon lesquels « les insurgés du MNLA (indépendantistes et laïcs), les mouvements Ansar Dine, Aqmi et Mujao (djihad en Afrique de l’Ouest) ont reçu une aide en dollars du Qatar ».

Le fin mot de l’histoire : l’impétueux volatile révèle que le Qatar aurait « des visées » sur les richesses des sous-sols du Sahel, évqouant « des négociations discrètes » qui auraient d’ores et déjà débuté avec Total », pour une exploitation prochaine du pétrole de la région à l’avenir !

.../...

En février 2011, la presse algérienne indiquait que le groupe français Total et le groupe énergétique national algérien Sonatrach avaient dans leurs besaces plusieurs projets au Sahel. L’essentiel semblant être pour les deux groupes de « rafler » le plus de projets possibles, au Mali et au Niger.

Les récentes découvertes de richesses minières, dans le bassin de Taoudéni, large de 1,5 million de kilomètres carrés, partagé entre le Mali, l’Algérie, la Mauritanie et le Niger, provoquent en effet désormais un vif intérêt pour cette région.
Jean François Arrighi de Casanova, directeur Afrique du Nord de Total a ainsi fait état d’immenses découvertes gazières dans le secteur, freinant la progression du puits vers la zone pétrolière, en Mauritanie  et le conduisant même à parler « d’un nouvel Eldorado».


http://www.leblogfinance.com/2012/01/to … aregs.html

Dernière modification par Supedro (12-01-2013 04:55:46)

 

#5 12-01-2013 18:14:41

Supedro
Invité

Re: Crise au Mali

Désolé premier HS vis à vis du titre du fil, mais c'est evidemment lié à l'action au Mali, les services essaient de sortir les agents francais du trou.

Somalie: échec d'un raid français pour libérer un otage

Un commando français a échoué samedi à libérer un otage français détenu en Somalie depuis juillet 2009 par des islamistes. L'opération s'est soldée par la mort d'au moins un soldat français. A priori, l'otage aurait été tué par les shebab, selon Paris.

"Tout donne à penser que (l'otage) Denis Allex a été abattu par ses geôliers", lors du raid, a déclaré le ministre français de la Défense Jean-Yves Le Drian. Les islamistes somaliens shebab ont au contraire assuré que l'agent des services spéciaux français était "toujours en sécurité, loin du lieu de bataille", et qu'il serait jugé "dans les deux jours".

Il apparaît en tout cas que l'opération menée par les équipes de la DGSE (direction générale de la sécurité extérieure) dans la localité de Bulomarer, dans le sud de la Somalie, pour libérer leur camarade a été un échec.

Un soldat français a perdu la vie à la suite de blessures dans les combats et un autre est "porté disparu", a précisé le ministre français de la Défense, revenant sur un précédent bilan de ses services faisant état de deux soldats tués. Dix-sept "terroristes" ont été abattus dans les combats, a-t-il ajouté.
Soldat porté disparu

Les shebab ont pour leur part affirmé détenir un membre du commando français, blessé, que ses camarades n'ont pu ramener avec eux. "Le soldat français blessé est maintenant sous la garde des moudjahidine", affirme le mouvement islamiste, rallié à Al-Qaïda, dans un communiqué parvenu à l'AFP.

L'opération visait à libérer un agent de la DGSE détenu en Somalie depuis le 14 juillet 2009 par les shebab. Cet agent avait été enlevé à Mogadiscio avec un autre agent qui a, lui, recouvré la liberté en août 2009. Paris avait fait savoir qu'il se trouvait en Somalie pour former l'armée locale.


Le 4 octobre dernier, Denis Allex était apparu, pâle et les yeux cernés, dans une vidéo où il avait lancé un "message de secours" au président français François Hollande, qu'il pressait d'oeuvrer à sa libération.

(ats / 12.01.2013 15h23)


http://www.romandie.com/news/n/Somalie_ … 31523.asp?

Autre article (extraits)

.../...

L'attaque a été menée par une cinquantaine de commandos du service action (SA) de la DGSE à bord d'au moins cinq hélicoptères du GAM 56 «Vaucluse» (unité d'hélicoptères et d'avions de l'armée de l'air dédiée à la DGSE) et du Commandement des opérations spéciales (COS), selon une source dans les milieux du renseignement français.

L'opération a commencé à 2 h du matin, heure locale, et les affrontements ont duré 45 minutes, selon les shebab. «Le commando de la DGSE a fait face d'emblée à une forte résistance», a souligné le ministère français de la Défense.


.../...

L'agent de la DGSE faisait partie de neuf Français, au total, retenus en otage à l'étranger, tous sur le sol africain, dont au moins six sont détenus par Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi) au Sahel.


http://www.lapresse.ca/international/eu … cueil_POS3

Dernière modification par Supedro (12-01-2013 18:21:46)

 

#6 12-01-2013 20:13:48

Redford
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Re: Crise au Mali

Vu sur le Monde :

Mali : après la mort rapide d'un officier, l'opération militaire s'annonce compliquée

Pas lu l'article, mais vu que le conflit démarre, Le Monde est en mode propagande et ce titre constitue en soit une affirmation: attention brave gens, ça va durer.


"Croire l’histoire officielle consiste à croire des meurtriers sur parole"  Simone Weil

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#7 13-01-2013 00:10:02

Supedro
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Re: Crise au Mali

Ca fait deja du monde. Commentaires de militaires interessants apres cet article, meme si pas toujours bien comprehensibles


Quelles sont les unités de l’armée de Terre engagées au Mali?
12 janvier 2013 – 13:41

Jusqu’à présent, l’on avait que très peu d’éléments au sujet des unités de l’armée de Terre engagées au Mali, dans le cadre de l’opération Serval, si ce n’est quelques indications non officiellement confirmées.

Quoi qu’il en soit, l’on sait désormais que ce sont des éléments de la Brigade des Forces spéciales Terre (BFST) qui ont été engagés dans la nuit du 10 au 11 janvier dans la région de Mopti, plus précisément vers Sévaré, où est situé un aéroport; ce qui donne à cette localité une certaine valeur stratégique.

En outre, les Gazelle du 4ème Régiment d’Hélicoptères des Forces Spéciales (RHFS) de Pau sont entrés en action au cours de la journée du 11 janvier, à 16 heures. Malheureusement, le lieutenant Boîteux, qui était aux commandes d’un des appareils, a été mortellement touché. Il a cependant eu le temps de rejoindre les éléments français.

Par ailleurs, un sous-groupement de 200 militaires déployés au Tchad dans le cadre du dispositif Epervier, a été projeté à Bamako par avions C-130 Hercules et C-160 Transall.
Comme Zone Militaire le supposait hier, il s’agit de marsouins du 21ème Régiment d’Infanterie de Marine (RIMa) de Fréjus, en l’occurrence la compagnie d’éclairage et d’appui, et de légionnaires d’un peleton appartenant au 1er Régiment Etranger de Cavalerie d’Orange. Ces hommes ont récemment mené une mission de reconnaissance dans le désert tchadien avant Noël dernier.

Comme l’a annoncé le ministre de la Défense, Jean-Yves Le Drian, les effectifs français à Bamako doivent être renforcés ce 12 janvier. Devant prendre l’alerte Guépard à compter du 15 janvier, c’est le 2ème RIMa d’Auvours qui y enverra une compagnie.


http://www.opex360.com/2013/01/12/quell … /#comments

Dernière modification par Supedro (13-01-2013 00:10:35)

 

#8 13-01-2013 00:15:09

Supedro
Invité

Re: Crise au Mali

Article algérien datant de septembre 2012, prouvant d'ailleurs que les medias parlant de decision dans l'urgence pipeaute evidemment

Extrait

Nord-Mali : Des hélicoptères français acheminés en pièces détachées

Par Kaci Haider | 26/09/2012

Selon des sources concordantes citées par des médias maliens, la France a déjà commencé son déploiement en Afrique dans la perspective d’une action militaire dans la région nord du Mali.

En parallèle avec le forcing diplomatique mené tambour battant par le président François Hollande et le chef de la diplomatie Laurent Fabius, notamment à l’occasion de la 67ème session de l’assemblée générale de l’ONU qui se tient en ce moment à New York, la France a acheminé des hélicoptères vers le Burkina Faso, un fidèle allié de l’Hexagone et farouche défenseur d’une intervention militaire au Nord-Mali occupé par des groupes islamistes.


http://www.algerie1.com/actualite/nord- … detachees/

 

#9 13-01-2013 00:21:02

Supedro
Invité

Re: Crise au Mali

Article de Marianne d'avril 2012, indiquant que les Maliens venus soutenir l'armée de Kadhafi sont repartis chez eux avec du matos à donf et que la destabilisation du Mali provient de celle de la Lybie


Mali : la bombe à retardement de Kadhafi

Jeudi 5 Avril 2012

Objet d'un véritable culte dans ce pays (le Mali) où la Libye a longtemps été l'un des principaux investisseurs, Kadhafi contemple de là haut la déliquescence du Mali, dont la rébellion armée et la prolifération des armes sont les conséquences conséquence directes de l'intervention militaire de l'ONU.

« Il faut dire et répéter que le facteur déclenchant de tout cela est l'intervention occidentale » en Libye. La sentence est sévère, elle concerne le Mali et est signée Eric Denécé, Directeur du CF2R (Centre Français de Recherche sur le Renseignement). Co-auteur en mai 2011 d’un rapport intitulé « Libye, un avenir incertain », il y décrivait déjà les liens historiques entre Kadhafi et les touaregs en provenance du Mali, activement protégés et financés par le Guide dans les années 90. « Kadhafi fait de nouveau parler de lui en 2005, en accordant à tous les Touaregs nigériens et maliens présents sur son territoire une carte de séjour à durée illimitée » rappellent les auteurs du rapport.

Très vite apparaissaient les craintes du régime malien quant aux risques de déstabilisation régionale. Des centaines de combattants venant du Niger et du Mali viendront porter assistance à Kadhafi au moment de la rébellion «  considérant avoir une dette de sang à son égard ».

Rencontrés par la mission, les services de renseignement se montrent très inquiets quant au devenir des armes pillées par les insurgés dans les arsenaux libyens. Des membres d’Al-Qaïda au Maghreb islamique (AQMI)  auraient en effet acquis plusieurs centaines d'exemplaires de ces matériels des mains de trafiquants libyens. « Si l’information n’a pas été confirmée, les services français ont émis la crainte de les retrouver demain au Sahel, en Afghanistan ou à La Courneuve ». Claude Guéant confirmera par la suite  la présence de ces armes dans le Sahel. « En effet, les autorités maliennes ont récemment déclaré avoir déjà enregistrés plusieurs signes d'infiltration d'armes (AK 47, RPG 7, ZU 23 SAM 7) et de matériels (pick-up et camions de transport de troupes) dans le nord du pays. C’est pourquoi, fin avril, le ministre malien des Affaires étrangères, Mr Soumeylou Boubeye Maïga, jugeait la situation « grave et préoccupante » dans la région »
.

http://www.marianne.net/Mali-la-bombe-a … 16816.html

Dernière modification par Supedro (13-01-2013 00:21:59)

 

#10 15-01-2013 04:45:51

Supedro
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Re: Crise au Mali

De Rianovosti

Mali: le programme antiterroriste US s'est soldé par un échec   14/01/2013

Washington a dépensé en 4 ans entre 520 et 600 millions de dollars au Mali dans le cadre d'un programme antiterroriste, en finançant et formant l'armée malienne considérée jusqu'ici comme la plus à même d'offrir une résistance solide à la menace islamiste, rapporte lundi le New York Times.

Selon le journal, le capitaine Amadou Haya Sanogo, qui a bénéficié de l'aide américaine, a renversé le président Amadou Toumani Touré sans que les Etats-Unis aient vu venir le coup. Non seulement les autorités maliennes ont perdu le contrôle du nord de leur territoire au profit des groupes islamistes, mais les unités entraînées par les Américains ont été les premières à faire défection et passer à l'ennemi.

Qui plus est, l'afflux de combattants islamistes dans le nord du pays en provenance de Libye a aggravé la situation. Revenus armés et aguerris après la révolution libyenne, les islamistes se sont alliés temporairement aux Touaregs du nord pour mettre en déroute l'armée malienne.

Somme toute, la situation au Mali s'est dégradée après la chute du régime de Mouammar Kadhafi en Libye. L'arrivée des Touaregs, qui bénéficiaient de la protection de l'ancien dirigeant libyen, vers le nord du Mali, a intensifié les tendances séparatistes dans ce pays, entraînant l'apparition, en avril 2012, de l'Etat autoproclamé d'Azawad qui occupe les deux tiers du territoire malien.


http://fr.rian.ru/world/20130114/197221192.html http://fr.rian.ru/world/20130114/197221192.html

 

#11 15-01-2013 09:58:15

Armageddon
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Re: Crise au Mali

Supedro a écrit:

De Rianovosti

[i] Mali: le programme antiterroriste US s'est soldé par un échec   14/01/2013

L'échec était prévisible : Les occidentaux ont armé massivement les hordes sauvages islamistes en Libye pour combattre Kadhafi, tandis qu’ils tentaient de freiner la progression de ces mêmes hordes au Mali... Quant aux Touaregs, il est inexacte de dire qu'ils ont été " les protégés" du régime de Kadhafi, disons qu'ils ont été plutôt mieux traité en Libye qu'ailleurs...
Les Touaregs représentent une population d'environs 2 millions d'individus composés de très anciennes peuplades très hiérarchisées et répartie aujourd'hui sur 5 ou 6 pays.  Il existe/tait des tribus nobles et guerrières des tribus vassales, des berbères, des noirs (généralement artisans) et enfin des anciens esclaves... Les tribus nobles ont vécu du commerce des caravanes à travers le désert et du commerce des esclaves.
Cette population était répartie principalement en Algérie en Libye, au Niger. Après que l'Algérie ait interdit le commerce caravanier sur son territoire, les Touaregs ont tenté de s'installer  ailleurs parfois, ils se sont heurté par les armes aux autorités... ( Ce n'est pas sans rappeler le problème Kurde). Incapables de s'imposer par les armes faces à des états assez puissants comme l'Algérie, ils se sont rabattus sur des États moins puissants comme le Mali... C'est la ou Kadhafi en offrant au Touaregs un asile "plus confortable" à soulagé la région du problème Touareg...

Après l'embrouillamini de la guerre en Libye, voila nos Touaregs revenus à la case départ...
Alors pourquoi ne pas faire cause commune avec les hordes sauvages islamistes pour tenter de s'installer cette fois au Mali ?

Il y a donc deux problèmes distincts :
- celui des hordes sauvages islamistes curieusement financées par certains émirats ( on les retrouve aussi maintenant en Syrie)
- Et le problème Touaregs : où seront-ils autorisés à se sédentarisés, (puisqu'il n'est plus question de vivre du commerce des caravanes qui traverse le désert, encore moins des razzia).?
Pourront-ils garder en partie leurs coutumes ?  Devront-ils comme c'est le cas en Algérie les abandonner ?
Toute réponse précipitée sur un tel sujet conduit immanquablement à dire des bêtises, du coup, les "autorités font mine d'ignorer le problème... Et ça dure... depuis très, très, longtemps.

Dernière modification par Armageddon (15-01-2013 10:16:24)


"Oculos habent et non videbunt, aures habent et non audient"

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#12 15-01-2013 10:26:26

Zorg
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Re: Crise au Mali

Rue89 - 14 01 2013 :

Guerre au Mali : le démarrage supersonique de la propagande

Daniel Schneidermann | Fondateur d'@rrêt sur images

Plus rapide encore que le déclenchement de la guerre, la propagande de guerre française a démarré à vitesse supersonique. Attendez-vous donc à apprendre chaque soir, chaque matin, que les raids français se sont intensifiés au Mali, que l’ennemi a subi de lourdes pertes, qu’on a frappé ses bases arrières, qu’un coup d’arrêt décisif a été marqué à sa progression.

Attendez-vous à en bouffer, des marsouins qui débarquent à l’aéroport de Bamako, et des interviews de gradés enthousiastes. Pour les informations, en revanche, mieux vaudra varier les sources : dans les premières heures de la guerre, c’est le New York Times qui indiquait, une demi-journée avant que ce soit confirmé à Paris, qu’un hélicoptère Gazelle avait été abattu (c’était d’ailleurs une semi-erreur : l’hélicoptère est en fait rentré indemne, mais le pilote a succombé à ses blessures).

Communiqués et « propagande internet »

L’« enregimentement » inconscient des envoyés spéciaux français, le journal de France 2 en donnait un avant-goût dimanche soir.

Dans cette guerre sans images (le front proprement dit étant interdit à la presse), comment illustrer les longues reprises des communiqués et des confidences de l’état-major ?

Avec des images d’archives. Il en existe de plusieurs sources. Ainsi, une courte séquence de musulmans en prière était bien identifiée comme « images de propagande internet », tandis que les nombreuses images fournies par l’armée française des exploits techniques des Jaguar et autres Mirage, n’étaient identifiées « images de l’armée française » qu’avec de longues secondes de retard.

http://www.rue89.com/sites/news/files/styles/asset_img_full/public/assets/image/2013/01/mali_france_2_propagande.jpg
Capture d’écran de France 2, avec les deux bandeaux (Arrêt sur images)

Ce bégaiement était comme un aveu : les images de l’ennemi sont, par définition, des images de propagande. Les nôtres ne sont que d’innocentes images d’illustration, transparentes comme de l’eau de source.

« Impossible de faire notre métier »

Déplorant ensuite d’être cantonné à Bamako et de ne pas pouvoir s’élancer vers le Nord (« impossible de faire notre métier ») l’envoyé spécial de France 2 renforçait encore la distinction. Déplorant n’avoir aucune image à se mettre sous la dent, il évoquait d’autres guerres du passé, dans lesquelles abondaient les « vidéos de propagande » de l’ennemi et, côté français, les « clichés soigneusement choisis par l’état-major, mais qui avaient au moins le mérite d’exister ».

Comprendre : le cliché-soigneusement-choisi-par-l’état-major-mais-qui-a-le-mérite-d’exister représente un moindre mal, un compromis acceptable entre l’état-major et les médias nationaux. Tant que les images de propagande de l’armée ne seront pas « siglées » « images de propagande de l’armée française », tant qu’elle n’appellera pas un chat un chat, comment croire à cette information-là ?

http://www.rue89.com/2013/01/14/mali-le … nde-238574


" La propagande est aux démocraties ce que la violence est aux dictatures." (Noam Chomsky)

Un Jeudi Noir de l'Information : le documentaire qui démonte les manipulations de Canal+, Jeudi Investigation, Tac Presse...
ReOpen911 répond à Noam Chomsky et Jean Bricmont

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#13 15-01-2013 10:29:55

Zorg
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Re: Crise au Mali

Survie - 14 01 2013 :

C’est finalement le 10 janvier 2013 que la France est entrée en guerre au Mali. La communication du gouvernement français, reprise sans questionnement par les principaux médias, tend aujourd’hui à légitimer par tous les moyens et tous les arguments cette nouvelle intervention militaire française sur le sol africain et son rôle de "gendarme de l’Afrique". Pour Survie, association qui dénonce depuis longtemps l’ingérence et la domination de la France envers ses anciennes colonies africaines, il est important de rappeler quelques éléments de contexte et d’analyse critique sur cette intervention française, sans minimiser l’ampleur de la crise que connait le Mali.

La menace que font peser ces groupes armés sur la population et l’intégrité du Mali est indéniable. Leurs exactions sont connues et ont provoqué la fuite de centaines de milliers de personnes. Après le calvaire vécu par les populations dans le Nord, le soulagement des Maliens en ce moment est compréhensible. Si l’intervention française semble effectivement avoir mis un coup d’arrêt à l’offensive vers le sud du pays de mouvements armés qui se revendiquent d’un islam radical, il existe cependant d’autres motifs, militaires et politiques, à l’opération Serval rendant la conduite française des opérations critiquable. 

Le camouflage multilatéral d’une opération française

Cette intervention ne s’inscrit pas dans le cadre des résolutions de l’ONU
. Des mois de négociations ont permis de faire voter trois résolutions du Conseil de Sécurité, ouvrant la voie à une intervention internationale sous responsabilité africaine et pouvant faire usage de la force, mais officiellement sans implication directe des militaires français. En informant simplement le Conseil de Sécurité sur le fait que son intervention urgente "s’inscrit dans le cadre de la légalité internationale" eu égard aux dispositions de la Charte de l’ONU, elle a finalement pu justifier une décision bilatérale. Ce changement majeur, qui met ses « partenaires » devant le fait accompli, est complaisamment occulté afin de laisser à nouveau croire que la France met en œuvre une volonté multilatérale actée au sein de l’ONU. Il est donc nécessaire qu’elle respecte au plus vite les résolutions de l’ONU.

Une fois de plus, la France joue le rôle de gendarme de l’Afrique, en appuyant sa stratégie sur ses relations bilatérales avec des "régimes amis" africains, sur la présence permanente de son armée dans la région et sur sa capacité de projection de forces. Ainsi, les hélicoptères utilisés pour stopper l’offensive adverse sont ceux des forces spéciales françaises de l’opération Sabre, présentes au Burkina Faso voisin (et en Mauritanie) depuis deux ans et renforcées au mois de septembre. C’est surtout le dispositif Epervier, en place au Tchad depuis 1986 alors qu’il était supposé provisoire, qui est mobilisé. À travers l’opération baptisée Serval, ce sont donc les liens que Paris entretient avec des régimes totalement infréquentables, ceux d’Idriss Déby et de Blaise Compaoré, qui se trouvent une nouvelle fois renforcés. Le rôle phare de la France est reconnu par la plupart de ses partenaires occidentaux qui lui emboitent le pas timidement dans cette intervention (Royaume-Uni, Etats-Unis, Allemagne) sans pour autant engager de troupes combattantes, tandis que d’autres restent en retrait. 

Une intervention directe décidée dans l’ombre

Ce scénario rentre dans la logique développée par le nouvel exécutif français, prônant l’intervention militaire comme un "préalable" à la restauration de la paix dans le pays (également en proie à une crise institutionnelle grave). Ces derniers mois, la France n’avait en rien contribué à l’émergence d’une solution collective discutée par l’ensemble des Maliens et de nature à favoriser un consensus politique, préalable à une réorganisation rapide des forces de sécurité. Aujourd’hui, la présence de soldats français jusque dans Bamako - sous couvert de protection des ressortissants - représente une pression importante sur les autorités maliennes en état de grande faiblesse.

L’option d’une intervention directe et rapide des forces françaises était déjà prévue, au vu de la rapidité de mise en œuvre, et ce bien avant que l’offensive ne se rapproche de Sévaré-Mopti. L’aval du Parlement n’est pas nécessaire à l’Élysée pour déclencher une opération extérieure, ce qui marque l’insuffisance de la modification constitutionnelle de juillet 2008 relative au contrôle parlementaire des opérations extérieures. De rares réactions critiques dans la classe politique soulignent cette absence de concertation. La nature préméditée de cette intervention armée aurait indiscutablement dû susciter une prise de décision parlementaire.

Dans l’immédiat, l’opération Serval a déjà basculé dans une phase offensive et semble devoir se prolonger dans la durée. Cette logique occulte délibérément les risques pour la population malienne et les Etats de la région, de même que les perspectives politiques et la période post-conflit. Le bilan accablant des récents antécédents français en Afrique montre pourtant que ces risques sont bien réels. Les interventions de 2011 en Côte d’Ivoire et en Libye ont en effet débouché sur des situations internes explosives, passées sous silence.

En conclusion, la crise malienne et cette nouvelle intervention militaire française en Afrique révèlent l’échec de 50 années de "coopération" avec l’Afrique : armées incapables de protéger leurs populations, chefs d’Etat médiateurs de crises eux-mêmes putschistes, accords de défense et bases militaires qui ont perpétué le rôle de gendarme de l’Afrique que la France s’est historiquement octroyé. On ne peut que constater l’incapacité des institutions africaines et multilatérales à organiser la moindre opération de sécurisation dans la région sans avoir recours au poids lourd français, qui a tout fait pour se rendre incontournable. Ces événements appellent une fois de plus à une remise en cause de l’ensemble du cadre des relations franco-africaines.

http://survie.org/francafrique/mali/art … au-mali-et


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#14 15-01-2013 10:38:31

Zorg
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Re: Crise au Mali

Les blogs du Diplo - 14 01 2013 :

Mali, Afghanistan, les leçons oubliées

lundi 14 janvier 2013, par Alain Gresh

Une nouvelle fois, un consensus politique se dessine autour de l’intervention militaire française au Mali. Le Parti socialiste comme l’UMP et le Front national soutiennent l’initiative du chef de l’Etat. Seules quelques voix discordantes se font entendre, au Parti communiste (« L’intervention militaire française comporte de grands risques de guerre », PCF, 12 janvier) ou au Parti de gauche. L’ancien premier ministre Dominique de Villepin, dans une tribune au Journal du dimanche (« Villepin : “Non, la guerre ce n’est pas la France” », 13 janvier), s’inquiète également :

« Ne cédons pas au réflexe de la guerre pour la guerre. L’unanimisme des va-t-en guerre, la précipitation apparente, le déjà-vu des arguments de la “guerre contre le terrorisme” m’inquiètent. Ce n’est pas la France. Tirons les leçons de la décennie des guerres perdues, en Afghanistan, en Irak, en Libye.

Jamais ces guerres n’ont bâti un Etat solide et démocratique. Au contraire, elles favorisent les séparatismes, les Etats faillis, la loi d’airain des milices armées.

Jamais ces guerres n’ont permis de venir à bout de terroristes essaimant dans la région. Au contraire, elles légitiment les plus radicaux. »

Il est ironique de noter que cette intervention a commencé au moment où la France se retire d’Afghanistan (Lire « Fin de mission en Afghanistan », Défense en ligne, 19 décembre 2012) et où le président Hamid Karzaï se trouvait à Washington pour discuter du retrait total (ou presque) des forces américaines. Est-ce sur un succès que ces troupes se retirent d’Afghanistan ? « Mission accomplie » ?

Rien n’est moins sûr.

Le pouvoir qui s’est installé à Kaboul, dans les fourgons des armées étrangères, est dirigé par Karzaï, dont il faut rappeler qu’il n’a gagné l’élection présidentielle de septembre 2009 que grâce à des fraudes massives ; sa légitimité ne dépasse pas celle de son clan, de ses affidés, profondément corrompus. Ce sont des dizaines de milliards de dollars d’aide internationale qui ont disparu dans les poches sans fond des responsables politiques. Sans parler du fait qu’une part importante de cette aide « retourne » aux pays donateurs, comme le remarque Oxfam-France :

« L’aide internationale à l’Afghanistan est relativement significative en volume, mais elle reste largement inefficace : presque 40 % des montants versés depuis 2001 sont retournés aux pays donateurs sous la forme de profits ou de rémunérations. De plus une large part de l’aide ne parvient pas aux Afghans les plus pauvres. »

Et, du point de vue social, la situation reste terrible, marquée par une guerre qui n’en finit pas. Toujours selon Oxfam :

« Si quelques progrès ont été enregistrés en matière de santé et d’éducation dans les années qui ont suivi la chute des talibans, les défis à relever dans ces secteurs restent écrasants : actuellement un enfant sur cinq meurt avant l’âge de cinq ans, une femme sur huit meurt de complications liées à la grossesse ; deux millions d’enfants, dont deux tiers sont des filles, ne sont pas scolarisés. On estime actuellement que près de la moitié de la population afghane vit toujours en dessous du seuil de pauvreté, tandis que plus de la moitié des enfants souffre de malnutrition chronique. »

Qui peut croire que la guerre amène une amélioration de la situation des populations ?

Le plus paradoxal est que le seul progrès représenté par la scolarisation plus importante des filles reste menacé : les seules chances de l’administration actuelle afghane de ne pas être éliminée après le départ des troupes de l’OTAN est de négocier avec les talibans. Et, comme le remarquent les responsables d’Oxfam, ce sont les femmes qui risquent d’être les victimes de cette réconciliation. Quoiqu’il en soit, il est faux de croire que la libération des femmes peut être imposée par les baïonnettes des armées étrangères (lire Christine Delphy, « Une guerre pour les femmes ? », Le Monde diplomatique, mars 2002). Le colonialisme aussi prétendait « libérer » les femmes musulmanes.

Mais les interventions en Afghanistan (puis en Irak) ont eu bien d’autres conséquences régionales et internationales dont on paie encore le prix. La guerre s’est étendue au Pakistan, où les talibans locaux se sont renforcés au détriment d’un pouvoir central affaibli. Et l’utilisation massive des drones par l’administration Obama pour éliminer des « terroristes » — avec de nombreuses victimes « collatérales » —, alimente les haines anti-occidentales.

Ces expéditions militaires menées au nom d’une guerre sans fin contre le terrorisme ont eu pour effet paradoxal de renforcer ces organisations que l’Occident affirmait vouloir détruire. Il s’est créé, en réponse aux interventions multiples, « une autoroute de l’internationale insurgée », du Pakistan au Sahel, en passant par l’Irak, la Somalie : par elle circulent les combattants, les idées, les techniques de combats, les armes de tous ceux qui veulent lutter contre « les nouveaux croisés ». Des combattants irakiens se sont formés en Afghanistan, tandis que des Maghrébins ont pu acquérir en Irak une compétence militaire incontestable. La guerre contre le terrorisme a facilité l’unification de groupes très divers sous le drapeau d’Al-Qaida. Et, sans doute, Al-Qaida au Maghreb islamique (AQMI) n’aurait jamais pris cette dimension sans l’intervention en Afghanistan. Et aussi, rappelons-le, sans la guerre en Libye qui a « libéré » des arsenaux militaires considérables et de nombreux combattants enrôlés (et contrôlés) par Kadhafi. Peut-on s’étonner que de nombreux musulmans voient dans ces interventions une croisade contre l’islam ? Toutes, depuis 2001, ont eu lieu dans des pays musulmans — Afghanistan, Irak, Somalie, Liban, Mali, sans oublier les guerres menées à Gaza. Et au moment où l’islamophobie fait des ravages dans les sociétés occidentales.

Combien de fois nous a-t-on expliqué qu’il n’y avait pas le choix, que « nous » défendions en Afghanistan la sécurité de l’Occident : si « nous » étions battus là-bas, les combats se déplaceraient demain dans nos banlieues. Et pourtant « nous » allons partir d’Afghanistan comme si de rien n’était, sans avoir stabilisé la situation, sans même parler de démocratie. Et personne ne prétend que les conséquences en Europe seront catastrophiques. On peut remarquer, au contraire, que chacune de ces expéditions coloniales aboutit à plus d’insécurité, plus de contrôles, plus de surveillance et, par là même, à une atteinte aux libertés fondamentales.

Pourtant, c’est le même argument qui est repris pour le Mali : éviter que s’installe à nos frontières un foyer terroriste, un Sahelistan (lire, dans Le Monde diplomatique de janvier, le reportage de Philippe Leymarie). Et la première décision du gouvernement français au lendemain de l’engagement au Mali est de renforcer le plan Vigipirate ! N’est-ce pas parce que nos gouvernants savent que ce type d’intervention alimente le terrorisme, qu’elle ne l’affaiblit pas ?

Douze ans après, l’intervention occidentale en Afghanistan est un fiasco. Celle en Irak a abouti à la déstabilisation durable du pays (et à une implantation de groupes liés à Al-Qaida qui n’y étaient pas présents avant 2003). D’ici douze ans, quel bilan dressera-t-on de l’engagement de la France au Mali ?

http://blog.mondediplo.net/2013-01-14-M … s-oubliees


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#15 15-01-2013 10:44:35

Zorg
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Re: Crise au Mali

Blog du Diplo - 14 01 2013 :

Mali : questions sur une intervention

lundi 14 janvier 2013, par Philippe Leymarie

La France a pris les devants et décidé seule de la forme d’une intervention militaire au Mali pour stopper l’avance des miliciens djihadistes, puis de s’attaquer à leurs bases arrière dans les villes du Nord, bombardées par des chasseurs Rafale. En dépit de « l’union sacrée » dans l’Hexagone, et d’un large soutien international — y compris africain – autour de cette initiative du président Hollande, des questions se posent…

- Les buts de guerre : comme dans le cas de la Libye, en 2011, ils sont confus. On a tout entendu : assurer la sécurité des ressortissants français ; agression caractérisée ; guerre contre le terrorisme ; coup d’arrêt aux groupes armés ; empêcher la prise de Bamako etc. Si les groupes djihadistes ont bien cherché à progresser vers le Sud, il n’est pas prouvé qu’ils avaient l’intention de lancer une opération jusqu’à Bamako, la capitale (située à plus de 800 kilomètres de Konna, la localité dont ils avaient pris le contrôle la semaine dernière). Maintenant, on en est aux frappes sur les bases de repli des groupes armés. A quand le « nettoyage » de terrain ?

    Lire aussi « La guerre du “Sahelistan” aura-t-elle lieu ? », un reportage au Mali de Philippe Leymarie dans le Le Monde diplomatique de janvier 2013.

- Les troupes au sol : elles sont été acheminées ces derniers jours, côté français, au Mali. C’est justement ce qui avait été évité en Libye en 2011. Et ce que cherchent à éviter en général les Américains, les Britanniques, etc. Mais ce que n’ont pu empêcher les Français au Mali : un engagement plus profond, plus « national », plus risqué politiquement et humainement que les simples frappes aériennes, menées à distance et dans le secret.

- La durée de l’opération  : elle est pour le moins variable (« le temps qu’il faudra », « plusieurs semaines », « jusqu’à ce que les forces ouest-africaines et l’armée malienne prennent le relais », etc.). Mais le temps ne joue pas forcément en faveur de celui qui intervient, et qui peut se retrouver enlisé, avec une image « d’occupant » – comme cela a été le cas en Afghanistan.

- Les cibles  : c’étaient d’abord des colonnes de combattants sur la ligne de démarcation, ce sont maintenant les bases arrière des mouvements djihadistes dans leurs fiefs du Nord, à des centaines de kilomètres de la « ligne de front ». Rien sur ce plan n’a été vraiment négocié, discuté, approuvé : c’est à la discrétion de la puissance qui prend l’initiative, dans une quasi-clandestinité. Une guerre sans visage et sans image, en tout cas durant tous ces premiers jours.

- L’interprétation des résolutions du Conseil de sécurité, qui fondent en principe la légitimité de l’intervention : on en prend ce qu’on veut sur un mode « glissant », qui rappelle là encore le précédent libyen. Ainsi, la résolution 2085 du 22 décembre était axée en priorité sur la nécessaire négociation politique, pour séparer la question touarègue (revendication nationale ou communautaire, comparable à la question kurde) de la constitution de pôles djihadistes, axés sur la répression des populations (au nom d’une interprétation salafiste de la charia), sur la prise d’otages, les trafics, les opérations de type terroriste, etc. Aujourd’hui, Paris prétend agir offensivement au nord du Mali sous couvert de cette résolution qui autorisait une négociation politique et la mise en œuvre d’une opération des forces ouest-africaines, mais réservait un feu vert militaire pour plus tard… Bien sûr, tout cela a fait « pschitt », sur le mode du « nécessité fait loi ».

- Les justifications politiques : elle sont à géométrie variable, avec un côté « grand écart » de la gauche qui assurait, depuis l’élection de François Hollande, ne plus vouloir se comporter en « gendarme de l’Afrique », dire adieu à la « Françafrique », laisser les Africains s’occuper de leur sécurité, n’agir que sous couvert des Nations unies, etc. Or, même si la cause paraît plutôt juste, la France se retrouve en position d’agir en première ligne, seule dans un premier temps, avec ses moyens propres, son savoir-faire africain traditionnel (qui remonte aux temps coloniaux, notamment pour ce qui concerne la guerre du désert). L’image risque de lui coller à la peau encore longtemps et il ne va pas manquer « d’amis » de la France pour lui demander d’intervenir au profit de tel ou tel pays.

- Sur le plan militaire, l’opération est dans les cordes françaises, avec la possibilité d’agir en toute autonomie, en « ouverture de théâtre », ou en tant que « nation-cadre » : effectifs relativement limités des deux côtés (quelques milliers), terrain connu (Sahel) et « libre » (désert), appui sur le réseau de bases et troupes prépositionnées à Libreville, N’Djamena, Djibouti (qui font de la France, plus de cinquante ans après les indépendances, un cas à part). Si la France ne s’était pas lancée, personne ne l’aurait fait à sa place. Elle pourra se rengorger : « J’interviens, donc je suis ». Mais elle devra faire comprendre qu’elle ne redevient pas un gendarme régional, ce dont — en réalité — elle n’a plus vraiment ni les moyens, ni la volonté.

- Les atermoiements africains : il est vrai qu’à force de se préparer, discuter, tarder à formuler officiellement les demandes, à mettre en place les institutions, à réunir les financements, à disposer des moyens techniques, etc., on se retrouvait ces dernières semaines avec un plan d’action qui n’aurait pas permis l’intervention des forces ouest-africaines avant au mieux septembre 2013, soit un an et demi après la partition de ce pays, et la prise des villes du Nord par les djihadistes. Sur le plan de la sécurité, les Africains — faute de moyens techniques et humains — sont plutôt dans la palabre, la médiation, la recherche de consensus… au risque de laisser enfler les conflits.

- La pruderie européenne : la mission de formation de l’armée malienne « EUTM Mali », sur le chantier depuis six mois, n’a toujours pas été entamée sur le terrain par les militaires de l’Union européenne, qui ont passé plus de temps à s’inquiéter de leur propre sécurité dans une zone pourtant éloignée des combats, qu’à se mettre concrètement en route pour le Mali.

- Ce positionnement offensif français (déjà relevé à propos de la Libye en 2011, et de la Syrie en 2012) fait de Paris l’ennemi numéro un des djihadistes, le nouveau « grand Satan », avec le risque que ses ressortissants ou implantations à l’étranger, notamment en Afrique, ne deviennent des cibles potentielles ; ou que des objectifs soient visés dans l’Hexagone — ce que ne pourrait sans doute empêcher un dispositif comme le Vigipirate « rouge renforcé », déclenché en cas de « menace hautement probable ».

- Les bénéfices politiques pour François Hollande, auto-promu « chef de guerre » sont incontestables. Le président « normal » — plus rose que rouge, plus social-démocrate que socialiste, plutôt « mou-mou » en tout — y trouve l’occasion de jouer les durs, les résolus, sur un terrain où il est assuré de rencontrer un large assentiment, dans un climat d’unanimité nationale. En outre, le président français donne du grain à moudre à ses armées au moment où il leur impose un régime budgétaire amaigrissant. Seul bémol : s’il arrive un malheur aux otages actuellement prisonniers au Sahel, comme cela s’est produit à l’occasion de l’opération menée samedi dernier en Somalie pour libérer l’agent français détenu depuis plus de deux ans, qui a eu l’effet désastreux que l’on sait.

http://blog.mondediplo.net/2013-01-14-M … tervention


" La propagande est aux démocraties ce que la violence est aux dictatures." (Noam Chomsky)

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#16 15-01-2013 18:43:04

Supedro
Invité

Re: Crise au Mali

Pour ceux qui ont google earth je vous conseille d'aller zommer sur : Konna Mali, la ville strategique reprise aux islamistes

Les images datent de 2003, mais plusieurs personnes passées recemment confirment la 'non evolution' depuis les photos google.

Chercher au nord de la ville le depot d'essence,

http://mw2.google.com/mw-panoramio/photos/medium/25415294.jpg

au sud le marché,

http://mw2.google.com/mw-panoramio/photos/medium/797230.jpg

ne cherchez pas de pont, y en a pas

On a bombardé la zone 2 jours pour chasser les islamistes de cette ville stratégique, premiere victoire franco malienne de ce story telling.

Dernière modification par Supedro (15-01-2013 18:48:50)

 

#17 16-01-2013 05:56:10

Supedro
Invité

Re: Crise au Mali

roll

En réalité, la ville strategique n'a pas été reprise. tongue
La premiere victoire franco-malienne a été légèrement annoncée trop vite. Trop fort.

Mali: Konna n'a pas été reprise par les forces maliennes

PARIS - Le ministre français de la Défense, Jean-Yves Le Drian, a déclaré mardi que la ville de Konna, dans le centre du Mali n'a pas été reprise aux groupes jihadistes par les forces maliennes, alors qu'un lieutenant de l'armée malienne avait affirmé le contraire samedi.

Sur le fuseau est, nous avons pu stopper l'offensive et les moyens des groupes terroristes, qui se sont répartis entre Douentza et Gao, et à cette heure, la ville de Konna n'a pas encore été reprise par les forces armées maliennes, a indiqué M. Le Drian lors d'une conférence de presse.

Lundi enfin, la nuit dernière, et encore au moment où je vous parle, nous poursuivons les frappes aériennes en zone de contact, à la fois sur le fuseau ouest et sur le fuseau est, pendant que se poursuit la renforcement terrestre sur le capitale, a poursuivi le ministre français de la Défense.

Nous avons fait des dizaines de morts, même une centaine de morts parmi les islamistes à Konna. Nous contrôlons la ville totalement, avait déclaré samedi à l'AFP un lieutenant de l'armée malienne.

Située à plus de 700 km de Bamako, Konna était tombée jeudi aux mains des jihadistes qui occupent depuis plus de neuf mois le nord du Mali.

La chute de Konna avait déclenché l'intervention de la France, qui redoutait la chute de Mopti puis de Bamako et de tout le Mali aux mains des jihadistes. Un pilote français d'hélicoptère était mort dans cette contre-offensive.

Un habitant de Konna, interrogé mardi soir par l'AFP, a affirmé que l'armée malienne se trouvait en fait à environ 20 km de Konna.

L'armée est à une vingtaine de km de Konna, les islamistes ne sont pas partis de Konna, ils sont dans la périphérie de la localité, a expliqué cet habitant, sous couvert d'anonymat, qui a précisé qu'il avait pu quitter Konna lundi pour se réfugier à Mopti (70 km au sud).

Il a souligné qu'il avait croisé sur son trajet par deux fois des islamistes sur la route menant à Mopti.

Après les frappes, qui ont ont surtout visé la sortie sud de Konna, l'armée n'est pas entrée dans Konna. Les islamistes sort sortis pour se cacher dans les environs. Mais ils viennent souvent se ravitailler en nourriture à Konna. On m'a dit qu'ils sont allés ce (mardi) matin encore acheter des galettes, a-t-il affirmé, indiquant que certains d'entre eux étaient armés, mais qu'ils ne s'en sont pas pris à la population.


http://www.romandie.com/news/n/_Mali_Ko … 306852.asp

 

#18 16-01-2013 08:47:18

kézako
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Re: Crise au Mali

http://www.zinfos974.com/blogquiderange … _a164.html

== Mali = Libye // HOLLANDE CLONE de SARKOZY ?... ==

[Thierry Meyssan : "Au Mali, la France entend relancer sa politique coloniale" ]
http://www.youtube.com/watch?v=KloFLpqh … r_embedded



Discours de François Hollande à la XXe Conférence des ambassadeurs de France (extraits)

" (...) Il est une autre question qui me préoccupe hautement, c’est le Sahel.
Au nord du Mali s’est constituée une entité terroriste assumée et revendiquée comme telle, qui lance un défi à nos intérêts, à nos valeurs, à notre population. Ce défi, nous y répondons. La crise malienne est le reflet ou le résultat de l’affaiblissement de l’État depuis plusieurs années mais aussi des erreurs commises lors de la fin de la crise libyenne, avec des armes qui sont devenues sans contrôle. Aujourd’hui, les groupes terroristes et fondamentalistes occupent le nord Mali mais veulent étendre leur action à l’échelle de l’Afrique de l’ouest.
La France est directement concernée, non pas dans les formes que nous avons pu connaître, mais en tout cas, nous aurons à agir, non pas par les interventions d’hier - ce temps-là est révolu - notre rôle consiste à appuyer nos partenaires africains ; ce sont eux qui doivent prendre l’initiative, la décision, la responsabilité, et les organisations régionales, dans les actions qu’ils souhaitent mener. Mais notre mission sera à ce moment-là d’appuyer leur action dans le cadre des Nations unies et de ce que décidera le Conseil de sécurité.
Nous avons oeuvré avec Laurent Fabius pour que les Maliens retrouvent un gouvernement stable, engagent un travail de réconciliation ; des appels ont été lancés pour envisager une intervention dans le cadre de la CEDAO, de l’Union Africaine ; la France et tous les pays qui souhaitent mettre fin à cette crise devront appuyer logistiquement cette intervention si elle est organisée et si elle est mise en oeuvre dans le cadre de la légalité internationale.(...)

Hollande à l'ONU : "La situation au Mali est "inacceptable"

"Sans attendre, je demande que les Nations unies accordent dès maintenant au peuple syrien tout le soutien qu'il nous demande et protègent les zones libérées, en assurant une aide humanitaire pour les réfugiés", a-t-il enchaîné sans plus de détails sur la nature de cette opération. Le régime syrien de Bachar al-Assad "n'a pas d'avenir parmi nous", a également souligné François Hollande. "Combien de temps faudra-t-il encore attendre pour que l'ONU réagisse ?" s'est-il interrogé. "Combien de morts faudra-t-il attendre, comment admettre plus longtemps la paralysie de l'ONU ?"
Concernant le Mali, le chef de l'Etat a jugé la situation au nord de ce pays "insupportable, inadmissible, inacceptable". "Il n'y a pas de temps à perdre (...) il faut que le Mali retrouve l'intégrité de son territoire et que le terrorisme soit écarté de cette zone du Sahel", a-t-il déclaré. Il s'est engagé à soutenir une résolution du Conseil de sécurité "pour permettre au Mali de retrouver son intégrité territoriale", et a assuré que la France soutiendrait les initiatives prises par les Africains. Le Mali a officiellement saisi le secrétaire général de l'ONU d'une demande d'intervention militaire internationale pour reconquérir le nord du pays occupé par des groupes islamistes.
Interrogé plus tard en conférence de presse sur le sort des six otages français, "La nécessité de libérer nos otages ne doit pas passer par un renoncement à assurer l'intégrité du Mali", a déclaré le chef de l'Etat. Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi) a menacé la semaine dernière de tuer les otages français en cas d'intervention dans le nord du Mali. (...)

Dernière modification par kézako (16-01-2013 08:48:18)


« La première victime d’une guerre, c’est la vérité » Déclaration du sénateur américain Hiram Johnson en 1917, lors de l’entrée en guerre des États-Unis.

Vous avez dit anti-américanisme ?

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#19 16-01-2013 10:21:09

Armageddon
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Re: Crise au Mali

kézako a écrit:

http://www.zinfos974.com/blogquiderange/Mali-Libye-HOLLANDE-CLONE-de-SARKOZY_a164.html

Mali = Libye // HOLLANDE CLONE de SARKOZY ?... ==

[Thierry Meyssan : "Au Mali, la France entend relancer sa politique coloniale" ]

Hollande clone de Sarkozy ?
Mis à part le discours de Hollande qui semble être dans la continuité de celui de Sarkozy...
Je constate que dans le faits
> si Sarkozy  flanqué de son conseiller (très) spécial Bernard Henry Levy, ont armé les rebelles
> Hollande est allé cherché -au moins-  la neutralité de l'Algérie pour tenté de botté le Q de ces mêmes hordes de pseudo-rebelles financés par les monarchies des émirats !...
Quant au conseiller (très) spécial, il semble avoir été mis discrètement sur la touche...
Si l'Algérie accepte une position de neutralité, c'est probablement qu'elle ne voit pas dans cette affaire un retour à la politique coloniale.
Peut-être même qu'elle est enfin rassurée...
Rien n'est simple

je rappelle ce que je disais plus haut :

Les occidentaux ont armé massivement les hordes sauvages islamistes en Libye pour combattre Kadhafi, tandis qu’ils tentaient de freiner la progression de ces mêmes hordes au Mali... Quant aux Touaregs, il est inexacte de dire qu'ils ont été " les protégés" du régime de Kadhafi, disons qu'ils ont été plutôt mieux traité en Libye qu'ailleurs...
Les Touaregs représentent une population d'environs 2 millions d'individus composés de très anciennes peuplades très hiérarchisées et répartie aujourd'hui sur 5 ou 6 pays.  Il existe/tait des tribus nobles et guerrières, des tribus vassales, des berbères, des noirs (généralement artisans) et enfin des anciens esclaves... Les tribus nobles ont vécu du commerce des caravanes à travers le désert et du commerce des esclaves.
Cette population était répartie principalement en Algérie en Libye, au Niger. Après que l'Algérie ait interdit le commerce caravanier sur son territoire, les Touaregs ont tenté de s'installer  ailleurs parfois, ils se sont heurté par les armes aux autorités... ( Ce n'est pas sans rappeler le problème Kurde). Incapables de s'imposer par les armes faces à des états assez puissants comme l'Algérie, ils se sont rabattus sur des États moins puissants comme le Mali... C'est là ou Kadhafi en offrant au Touaregs un asile "plus confortable" à soulagé la région du problème Touareg...

Après l'embrouillamini de la guerre en Libye, voila nos Touaregs revenus à la case départ...
Alors pourquoi ne pas faire cause commune avec les hordes sauvages islamistes pour tenter de s'installer cette fois au Mali ?

Il y a donc deux problèmes distincts :
- celui des hordes sauvages islamistes curieusement financées par certains émirats (on les retrouve en Syrie)
- Et le problème Touaregs : où seront-ils autorisés à se sédentarisés, (puisqu'il n'est plus question de vivre du commerce des caravanes qui traverse le désert, encore moins des razzia).?
Pourront-ils garder en partie leurs coutumes ?  Devront-ils comme c'est le cas en Algérie les abandonner ?
Toute réponse précipitée sur un tel sujet conduit immanquablement à dire des bêtises, du coup, les "autorités font mine d'ignorer le problème... Et ça dure... depuis très, très, longtemps.


"Oculos habent et non videbunt, aures habent et non audient"

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#20 16-01-2013 10:58:42

kézako
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Re: Crise au Mali

@Armageddon
Ce n'est pas impossible (dans ce cas, tant mieux), ni non plus incompatible (hélas), c'est dans tous les cas, une alternance.

Cependant, le fait que l'ingérence de F.Hollande se poursuive au sujet de la Syrie me fait craindre que l'analyse de Thierry Meysssan est sans doute la plus judicieuse.

Dernière modification par kézako (16-01-2013 11:32:10)


« La première victime d’une guerre, c’est la vérité » Déclaration du sénateur américain Hiram Johnson en 1917, lors de l’entrée en guerre des États-Unis.

Vous avez dit anti-américanisme ?

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#21 16-01-2013 14:52:27

Armageddon
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Re: Crise au Mali

kézako a écrit:

@Armageddon
Ce n'est pas impossible (dans ce cas, tant mieux), ni non plus incompatible (hélas), c'est dans tous les cas, une alternance.

Cependant, le fait que l'ingérence de F.Hollande se poursuive au sujet de la Syrie me fait craindre que l'analyse de Thierry Meyssan est sans doute la plus judicieuse.

Je ne crois pas que Hollande puisse mener -ouvertement- une politique qui soit contraire aux visées du clan US ?
J'envisage la possibilité qu'il soit plus malin et adroit que ces nombreux ennemis politiques et ennemis de la France le laissent supposer


"Oculos habent et non videbunt, aures habent et non audient"

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#22 16-01-2013 18:16:09

kézako
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Re: Crise au Mali

Dans ce cas il lui suffirait aussi de changer au sujet de la Syrie; Si ce n'est l'admettre, au moins d'accepter l'idée que ce soient effectivement des terroristes qui puissent agir en Syrie et, à défaut de soutenir le pouvoir élu dans ce pays, cesser de soutenir par tous les moyens dont il dispose, dont la puissante diplomatie, les terroristes.

L'alternance "gauche-droite", d'un champ de batailles à un autre champs de batailles, du droit d'ingérence au devoir d'ingérence et bis repetita placent, la guerre par l'alternance est un luxe.

La question est de savoir qui peut se le permettre.


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#23 16-01-2013 18:48:15

Sky
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Re: Crise au Mali


La plus grand lacune de la race humaine est notre incapacité à comprendre la fonction exponentielle

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#24 16-01-2013 19:39:31

MARTGOL
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Re: Crise au Mali

Et déjà je regarde vers l'Algerie,la veille garde du FLN et mure pour ce faire éjecter de l'intérieure du pays ,les groupes al qaida,  ne sont pas seulement au Mali ,mais aussi en Libye,Syrie,Tunisie,Egypte,Irak,Afghanistan ......

et déjà en moins de 72 h cela ressemble au bourbier militaire ,et politique

ps tout ça a démarré ,il y a 2 ans jours ,pour jours !!!


"Quand les drapeaux sont déployés, toute l'intelligence est dans la trompette".Stefan Zweig.
http://soundcloud.com/le-principia

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#25 16-01-2013 20:31:18

kézako
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Re: Crise au Mali

Le très discret colonel Bernard Henri Levy a fait des déclarations :

http://www.nicematin.com/derniere-minut … 11921.html


Interview exclusive. Bernard-Henri Lévy : "Hollande a compris que les terroristes n'ont pas de frontières"


Publié le dimanche 13 janvier 2013-

Bernard-Henry Lévy, qui a été choisi par la direction de la Fondation Maeght pour organiser sa prochaine exposition d'été à Saint-Paul-de-Vence, a accordé une interview exclusive à Nice-Matin. L'intervention française au Mali, mais aussi Depardieu, le Pen, l'adoption par des homosexuels : extraits d'un long entretien à découvrir lundi dans Nice-Matin.

L'intervention française au Mali. "Les terroristes n’ont pas de frontières. Les démocrates ne doivent pas en avoir non plus. Le poison, le vrai poison, c’est le souverainisme. Et je suis heureux que Hollande, comme Sarkozy, l’ait compris. La Libye a fait précédent, le Mali fera jurisprudence." (...)

La Justice non plus n'a pas de frontières.

Dernière modification par kézako (16-01-2013 20:36:59)


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#26 17-01-2013 18:38:14

Armageddon
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Re: Crise au Mali

kézako a écrit:

Le très discret colonel Bernard Henri Levy a fait des déclarations :

http://www.nicematin.com/derniere-minut … 11921.html


Interview exclusive. Bernard-Henri Lévy : "Hollande a compris que les terroristes n'ont pas de frontières"


Publié le dimanche 13 janvier 2013-

Bernard-Henry Lévy, qui a été choisi par la direction de la Fondation Maeght pour organiser sa prochaine exposition d'été à Saint-Paul-de-Vence, a accordé une interview exclusive à Nice-Matin. L'intervention française au Mali, mais aussi Depardieu, le Pen, l'adoption par des homosexuels : extraits d'un long entretien à découvrir lundi dans Nice-Matin.

L'intervention française au Mali. "Les terroristes n’ont pas de frontières. Les démocrates ne doivent pas en avoir non plus. Le poison, le vrai poison, c’est le souverainisme. Et je suis heureux que Hollande, comme Sarkozy, l’ait compris. La Libye a fait précédent, le Mali fera jurisprudence." (...)

La Justice non plus n'a pas de frontières.

En même temps, on se souvient de l'activisme de BHL pour tenter de convaincre Hollande d'intervenir d'urgence en Syrie...
On se souvient aussi du temps où BHL se faisait photographier en chef de guerre au milieu de rebelles lybiens accessoirement "rebelles maliens" alias "Al quaida au Magrherb..." alias "terroristes sans frontière"...
Quelle déception tt de même ce doit être pour lui que les soldats français n'aient pas été en Syrie histoire de servir les prétentions territoriales d'Israël...
On notera le coup pied de l'âne quand il laisse malicieusement entendre que Hollande serait dans la même ligne que Sarkozy, espérant ainsi alimenter une polémique à gauche... (la france-afrique, le colonialisme,  etcétéra.)
sacré BHL... ses sabots cloutés et ensanglantés sont voyants et bruyants.

Dernière modification par Armageddon (17-01-2013 20:12:10)


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#27 18-01-2013 18:15:47

kézako
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Re: Crise au Mali

[H.S.] ( ceci est sans doute la révolution une fois ^^ )

Dernière modification par kézako (20-01-2013 02:11:49)


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#28 18-01-2013 18:54:29

kézako
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Re: Crise au Mali

Oups :

Les médias lui ont confectionné un costume sur mesure ?

http://www.7sur7.be/7s7/fr/15456/Grand- … nnee.dhtml

Je découvre à peine:

http://www.7sur7.be/7s7/fr/1502/Belgiqu … iege.dhtml

Bizarre...


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#29 18-01-2013 18:57:32

Armageddon
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Re: Crise au Mali

kézako a écrit:

Énorme !

Laurent Louis évoque aussi, en plein parlement donc, la grande probabilité d'attentat(s) sous faux drapeaux :

...

[b]Le député indépendant belge Laurent LOUIS s'oppose, seul contre tous les autres parlementaires...

Laurent Louis... Tu as pris qq renseignements sur le personnage ?

Raciste au 1er degré et affabulateur impénitent... (le mec n'est pas facile à défendre...)
Pour ma part, je ne m'afficherais pas en sa compagnie, mébon...


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#30 18-01-2013 19:21:54

kézako
Membre du forum
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Re: Crise au Mali

Non je ne connais pas Arma mais tu as tout à fait raison;

C'est une manière certes perverse mais redoutablement efficace que de créer un personnage dénonciateur fantasque qui décrédibiliserait ensuite toute personne qui tiendrait des paroles s'approchant de celles qu'il aurait prononcé.

Je re-demande donc de ne surtout pas se précipiter sur la vidéo de ce Laurent Louis que je viens juste de poster, car c'est peut-être un bon gros "pot de miel".

Je crains de plus en plus d'ailleurs que ce soit bien le cas.

Dernière modification par kézako (18-01-2013 19:41:51)


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#31 19-01-2013 00:44:39

Hugo Chavez
Membre de Soutien
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Re: Crise au Mali

Je ne crois pas que Laurent Louis soit un pot de miel créé pour décrédibiliser les mouvements contestataires.

En fait il s'est surtout attaqué à un sujet encore plus sensible que le 11 septembre, les réseaux pédophiles. Avec ça il s'est mis à dos l'un des réseaux les plus influents qui existe sur cette planète qui influence toute la haute société, la presse et les responsables politiques. Il y a donc un acharnement sur lui depuis quelques temps déjà et c'est pourquoi il a une réputation si sulfureuse.

[Modéré : HS]


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#32 19-01-2013 11:36:15

Armageddon
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Re: Crise au Mali

Hugo Chavez a écrit:

Je ne crois pas que Laurent Louis soit un pot de miel créé pour décrédibiliser les mouvements contestataires.
En fait il s'est surtout attaqué à un sujet encore plus sensible que le 11 septembre, les réseaux pédophiles...

Faut arrêté de se précipiter... Laurent Louis s'est "attaqué" aux parents des victimes en laissant entendre qu'ils auraient été achetés...
Ce qui lui vaut un procès avec... les parents...
Je pense (très fortement) qu'il vaudrait mieux laisser le personnage apporter un début de preuve à ce qu'il avance avant d'encombrer le forum Reopen911
de ses discours disons "turbulents" sur tout et n'importe quoi (Pour moi le type est tout simplement cinglé.)
En tout cas... ça nous disperse bcp du sujet.

Dernière modification par Armageddon (19-01-2013 12:09:14)


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#33 19-01-2013 12:46:47

GTO
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Re: Crise au Mali

Hugo Chavez a écrit:

Je ne crois pas que Laurent Louis soit un pot de miel créé pour décrédibiliser les mouvements contestataires.

En fait il s'est surtout attaqué à un sujet encore plus sensible que le 11 septembre, les réseaux pédophiles. Avec ça il s'est mis à dos l'un des réseaux les plus influents qui existe sur cette planète qui influence toute la haute société, la presse et les responsables politiques. Il y a donc un acharnement sur lui depuis quelques temps déjà et c'est pourquoi il a une réputation si sulfureuse.

[Modéré : HS]

+1
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#34 19-01-2013 19:30:02

lolaweb
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Re: Crise au Mali

Attention avec Laurent Louis.... ce type se bat depuis des mois pour qu'on réouvre une enquête sur l'affaire Dutroux. Voilà pourquoi il se retrouve cloué au pilori.
C'est un homme seul, intègre et pas du tout cinglé.
Voilà toute l'histoire pour comprendre pourquoi Laurent Louis est l'homme à abattre en Belgique.
http://lesmoutonsenrages.fr/2012/04/20/ … t-melissa/

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#35 19-01-2013 20:42:13

Redford
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Re: Crise au Mali

Je pense qu'à chaque fois qu'on est dans une attitude qui consiste à jeter en bloc un point de vue qu'on connait mal, on répond à une pression sociale qui dit en gros qu'à ne pas rejeter ce discours on s'expose à un risque social personnel.

Je ne jette pas la pierre. Nier ce phénomène serait comme nier la pluie. Mais il faut être lucide : il y a deux problèmes entièrement différents, 1) est ce que Laurent Louis a raison sur son discour sur la Syrie et 2) est il politiquement efficace, le cas échéant, pour nous (individuellement et comm asso) de le soutenir. Au risque d'être cynique, les deux sont entièrement décorélés, parce que l'amalgamme falacieux que refuse de faire cette séparation lucide des problèmes, le reste de la société va se jeter à pied joint dedans. Comme si la personne de Laurent Louis était plus importante pour celle ci que les questions qu'il soulève.


"Croire l’histoire officielle consiste à croire des meurtriers sur parole"  Simone Weil

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#36 19-01-2013 21:30:24

Zorg
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Re: Crise au Mali

Lucky - 18 01 2013 :

Faire du Mali une vitrine commerciale du Rafale, une déclaration inouïe de François Hollande (Canard Enchaîné, ce 16 janvier 2013).

Il y a déjà 40 ans, quand la gauche alternative française se fédérait dans la solidarité contre le camp militaire du Larzac, elle ciblait avec lucidité le cœur du coeur du capitalisme moderne anti-humaniste : le militarisme et son omnipotent secteur industriel et commercial, le secteur le plus profitable dans tous les pays « riches », avant même le pétrole et les assurances sociales privées.

Quand cette gauche alternative s'en prenait par ailleurs avec succès aux sites désignés au grand sacrifice éternel pour le nucléaire civil (Plogoff, Le Pellerin, Le Carnet...), elle n'oubliait jamais, rappelez-vous, la dimension guerrière et militaire de l'économie de l'atome en France.

Mais maintenant, en 2013, nous nous en prenons (avec raison d'ailleurs) à un aéroport nantais bêtement saccageur de patrimoine et gaspilleur de ressources vitales, révélateur impitoyable de la bassesse de la décentralisation clientéliste, mais ce n'est quand même vraiment plus le même enjeu, multiplicateur de conscience libertaire, égalitaire et pacifiste.

Il est vrai que pour domestiquer le peuple français, il a fallu placer les principaux médias français sous le contrôle des marchands d'armes, cas unique dans le monde, et le faire oublier. Admirons l'adresse de François Mitterrand pour faire perdre à sa gauche son éthique humaniste antimilitariste, au profit de leurres marketing finalement inoffensifs ou inopérants comme « Touche pas à mon pote », la « Fête de la musique », ou le baptême d'une prétendue monnaie européenne, aussitôt confisquée par les spéculateurs.

Si l'on en croit le Canard Enchaîné de cette semaine (page 2), François Hollande a visité ce 14 janvier 2013 la base militaire d'Abu Dhabi, « vitrine » de l'armement français.

Sans complexe, il aurait interpellé sur place l'un des pilotes de chasse dont les Rafale sont positionnés à Abu Dhabi : « Il se peut qu'on ait besoin de vos Rafale au Mali ». Certes, on peut comprendre qu'il faille agir pour empêcher les islamistes d'envahir Bamako, mais pourquoi François Hollande a précisé : « Il faudra leur montrer toutes les qualités du Rafale » (aux acheteurs potentiels, d'abord les Émirats) et surtout : « C'est aussi un élément très important de votre mission : montrer que les matériels français sont les plus performants... Merci pour votre double mission : à la fois opérationnelle et... commerciale !.... ».

Au moins c'est dit. Mais on s'étonnera que personne n'ait relevé cet écho du Canard Enchaîné paru avant-hier, ne serait-ce que pour le démentir.

Car cette information non démentie est profondément révélatrice, non seulement de l'addiction des socialistes français aux productions et ventes d'armes qui endeuillent des peuples entiers (qu'ils n'ont jamais tenté de reconvertir en industries humainement utiles et économiquement solvables), mais cela éclaire également la grande énigme de la géopolitique mondiale depuis un demi-siècle :

C'est enfin qu'on comprend la vraie nature analytique du capitalisme américain, dopé par les commandes publiques d'armements, ceci même sans raison pétrolière (comme lors de la guerre au Vietnam des années 1970), et l'unique explication de l'interminable souffrance du peuple palestinien sans jamais que l'Amérique n'ose imposer une paix juste à son protégé israélien : Il n'y a aucune passion nationaliste, religieuse ou ethniciste dans ce drame, mais seulement les calculs glacés des managers des industries occidentales d'armement, notamment américaines et israéliennes, qui ont un besoin vital, elles, de foyers de tension militaire et de haines inexpiables artificiellement entretenues, afin de provoquer l'insécurité et de continuer à vendre encore et encore leurs armements, fut-ce au détriment de leurs propres peuples, qu'elles méprisent.

http://lucky.blog.lemonde.fr/2013/01/18 … vier-2013/


" La propagande est aux démocraties ce que la violence est aux dictatures." (Noam Chomsky)

Un Jeudi Noir de l'Information : le documentaire qui démonte les manipulations de Canal+, Jeudi Investigation, Tac Presse...
ReOpen911 répond à Noam Chomsky et Jean Bricmont

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#37 19-01-2013 21:49:23

Supedro
Invité

Re: Crise au Mali

Article tiré du blog finance

Mali : quand les instructeurs militaires US formaient – involontairement ? – les futurs rebelles

Elisabeth Studer

Article faussement  naïf du New York Times ? Allez savoir … En tout état  de  cause,  le célèbre journal vient   d’indiquer  que   trois des quatre unités d’élite maliennes à commandement touareg formées par les États-Unis dans les années 2000 sont passées dans le camp des rebelles lors du conflit de 2012.

Tout  est dit en une simple petite phrase  … ou presque. Puisque nous apprenons ainsi tout d’abord  que les Etats-Unis ont « investi » dans la formation de militaires  maliens,  lesquels  – ironie de l’histoire  ou  ultime étape d’un plan proche d’une  stratégie du chaos  – ont retourné  leurs treillis pour désormais affronter  les forces  militaires  du Mali. Pas étonnant en sorte, que  l’armée française trouve  les rebelles fort bien entraînés … tirant ainsi – sans le vouloir ou dans un message de « reconnaissance » à peine voilée -  un formidable coup de chapeaux aux   instructeurs américains.

Rappelons  en effet que durant les années 2000, et au début des années 2010, des militaires maliens ont  été  entraînés par des instructeurs américains dans le cadre de l’opération Enduring Freedom – Trans Sahara (OEF-TS).

Opération militaire conduite par les États-Unis et d’autres pays partenaires dans la région du Sahara/Sahel en Afrique, ayant pour  but officiel de mener des actions de contre-terrorisme et à réguler le trafic d’armes et le trafic de drogues en Afrique centrale.

Autre  élément du dispositif : la Joint Task Force Aztec Silence (JTF Aztec Silence), organisation interarmées dont le but est d’effectuer les missions et de remplir les objectifs de l’OEF-TS.

Précisons  que la JTF est  dans un premier temps  une composante du United States European Command (EUCOM). Mais suite à l’annonce en septembre 2007, de la création du United States Africa Command (US AFRICOM), sa mission passe sous la responsabilité de ce dernier.

En 2007, le Congrès des États-Unis décide d’allouer  la somme de 500 millions de dollars  à la Trans-Saharan Counterterrorism Initiative (TSCTI) pour les six années à venir, afin – officiellement – de soutenir financièrement  les États africains impliqués dans la lutte antiterroriste contre Al-Qaïda que sont l’Algérie, le Tchad, le Mali, la Mauritanie, le Niger, le Sénégal, le Nigéria, et le Maroc.

Ce programme s’appuie notamment  sur l’ancien Pan Sahel Initiative (PSI), plan achevé en décembre 2004  et qui s’était focalisé sur les trafics d’armes et de drogues, ainsi que le contre-terrorisme.

En 2009, RFI indiquait pour sa  part qu’à Gao, dans le nord du Mali, des militaires américains se trouvaient à pied d’oeuvre  pour former leurs collègues maliens.

But offciel : renforcer la capacité de l’armée malienne à lutter contre l’insécurité et le terrorisme. Rappelons  que le 8 décembre 2009, al-Qaïda au Maghreb islamique avait revendiqué le rapt du Français Pierre Camatte et de trois Espagnols enlevés fin novembre, respectivement au Mali et en Mauritanie.

Les Etats-Unis  participant alors – officiellement  -  à la formation des militaires maliens  en vue de chasser l’organisation de la région.

Les forces spéciales américaines entraînaient alors plus de deux heures par jour les troupes maliennes, notamment aux techniques de combat dans le désert et à des séances de tir ….  ajoutait RFI.

« Pour tous, les Américains ne le cachent pas, il s’agit de former des troupes d’élite afin de lutter contre les ennemis communs dans la bande sahélo-saharienne. A la tête de ces ennemis, les Américains ont placé Aqmi (al-Qaïda au Maghreb islamique) » ajoutait RFI.

Le  journal indiquant alors   que  si Washington n’avait  pu à cette date s’installer militairement dans la zone, il avait « décidé de donner les moyens à ses partenaires ».

Mais  désormais, donc, selon le NYT,  trois des quatre unités d’élite maliennes à commandement touareg formées par les instructeurs  US  seraient passées  de l’autre côté du miroir. L’histoire ne dit pas s’il y a une finance et/ ou manipulation à la clé …. et si le but ultime des Etats-Unis  ne serait pas celui-là.

Rares journaux français à  reprendre  cet article, le Canard Enchaîné  et Libé nous indiquent quant à eux que plusieurs unités d’élite ont été formées avec l’aide des américains avant de rejoindre l’insurrection nordiste l’an dernier.

En 2012,  trois commandants  sur quatre  formés   par  les Etats-Unis  à la tête d’unités d’élites engagées  au Nord-Mali se  sont ainsi ralliés aux islamistes.  Tout « en apportant  avec eux  leurs troupes, leurs armes, leurs véhicules  et leur expertise tout juste acquise  au plus fort de la bataille », selon les dires  d’officiers supérieurs maliens. Un officier supérieur  indiquant en effet  que lesdits commandants  ont  « été suivis par 1600  soldats  ayant fait défection de l’armée malienne ».

De quoi  aisément expliquer  pourquoi les militaires français doivent désormais  faire face  à des combattants « bien entraînés » et « capables  de mouvements tactiques structurés ».   N’étant par ailleurs de secret  pour personne que leurs  armements  proviennent  du conflit  dont la Libye  a été le théâtre  durant l’année 2012.

Le NYT   indiquant  ainsi que des soldats  sont revenus du front libyen «  lourdement armés et  aguerris » et se  sont associés par la  suite avec les djihadistes.

Libé  tient également à rappeler   à l’occasion  que le capitaine Sanogo, auteur du coup d’Etat de mars  dernier  au Mali, avait bénéficié d’une formation de plusieurs années aux Etats-Unis.

«Je ne pense pas que les Etats-Unis sont co-responsables de la situation au Mali », tente toutefois de nuancer Witney Schneidman, analyste à la Brookings et ancien secrétaire d’Etat adjoint aux affaires africaines.

Désormais, et à la demande  de Paris nous dit-on, les Etats-Unis ont donné leur accord pour  mettre des moyens aériens à la disposition de la France en vue d’acheminer des troupes et de l’équipement au Mali.

Une  décision intervenu  après un examen par des experts juridiques de l’administration Obama de la nature de l’assistance que pouvait apporter Washington. Selon iTélé, ce sont « 600 Américains qui seront déployés en France et au Mali ».

Un autre responsable militaire a précisé que le commandement chargé du transport (Transcom), le commandement chargé de l’Afrique (Africom) travaillaient maintenant sur les détails opérationnels avec la France.

« Nous soutenons l’opération française au Mali avec des renseignements et du transport aérien », a quant à elle    précisé la secrétaire d’Etat américaine Hillary Clinton.

Où l’on reboucle la boucle  … avec le grand retour de l’Africom ?

Sources : NYT, Libé, Le Canard Enchaîné, RFI, Wikipedia


http://www.leblogfinance.com/2013/01/ma … e-nyt.html

 

#38 19-01-2013 21:50:28

Supedro
Invité

Re: Crise au Mali

Sinon pas mal le Hollande en VRP.
Ah heureusement qu'on n'a pas sarko, ce serait ... comment dire... pareil. roll

 

#39 19-01-2013 22:00:38

Redford
Membre du forum
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Messages: 5701

Re: Crise au Mali

Alors là Supedro, je suis déçu. Que de mauvais esprit!


"Croire l’histoire officielle consiste à croire des meurtriers sur parole"  Simone Weil

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#40 19-01-2013 23:37:46

Supedro
Invité

Re: Crise au Mali

big_smile

Des renforts (artillerie + blindés+ support lourd) pour le Mali

Les commentaires de militaires ont l'air de dire, que si on déplace le RICM (Régiment de blindé) et l'artillerie c'est qu'on s'installe

Le 68e Régiment d’Artillerie d’Afrique et le 511e Régiment du Train en route pour le Mali

19 janvier 2013 – 14:23

Outre les 92e et 126e RI, le RICM ainsi que  le 7e RMAT dont il a été question dans un précédent article, deux autres régiments de l’armée de Terre s’apprêtent à être engagés au Mali, dans le cadre de l’opération Serval.

Implanté à Auxonne, en Côte d’Or, le 511ème Régiment du Train (RT) a vu partir une centaine de ses hommes le 18 janvier, en fin d’après-midi. Initialement, leur départ était prévu dès le matin mais l’ordre de la Brigade logistique, dont cette unité dépend, est tombé vers 17h00. Leur mission sera d’assurer le ravitaillement opérationnel et l’appui des forces qui seront engagées dans les combat.

Autre régiment sollicité, le 68e Régiment d’Artillerie d’Afrique (RAA), installé à La Valbonne, dans l’Ain. Unité d’appui polyvalent de la 3e Brigade Mécanisée (BM), le régiment va envoyer 250 hommes au Mali.

Pour le moment, ces derniers, ainsi que leur matériel, ont rejoint la zone de regroupement et d’attente (ZRA) de Miramas, dans les Bouches du Rhône. le 68e RAA est notamment équipé de Camions équipés d’un système d’artillerie (CAESAR), de mortiers de 120 mm, de véhicules poste de tir Mistral et de drones de reconnaissance au contact (DRAC), lesquels permettent de collecter des renseignements en temps réel sur une profondeur d’une dizaine de kilomètres.


http://www.opex360.com/2013/01/19/le-68 … /#comments

 

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