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#1 22-08-2010 17:28:01

Edward
Membre du forum
Lieu: France
Date d'inscription: 22-08-2007
Messages: 2442

La face cachée du pétrole

La face cachée du pétrole
Diffusion sur Arte mercredi 1er septembre à 20h35

http://teleobs.nouvelobs.com/rubriques/ … du-petrole


Des premiers forages de Rockfeller en 1860 à la Guerre en Irak, le pétrole aura été le moteur de l’histoire du XX° siècle.

“La face cachée du pétrole”, documentaire de Patrick Barbéris et Éric Laurent retrace la sombre histoire de cette matière première que l’on surnomme “l’or noir”. Et pour cause. Ressource stratégique, vitale même, elle a été un facteur déterminant dans les relations géopolitiques et les affrontements du siècle passé.

Des négociations secrètes aux accords cachés, le pétrole a animé l’histoire du XX° siècle et s’invite dans le XXI° avec une catastrophe majeure telle que la gigantesque marée noire provoqué par British Petroleum dans le Golfe du Mexique.

http://blog.environnemental.info/2010/08/la-face-cachee-du-petrole-apres-le-livre-le-documentaire-tire-de-l%E2%80%99enquete-d%E2%80%99eric-laurent-sur-arte/

1ère partie: Le partage du monde (Arte mercredi 1er septembre 2010 à 20h35)

Dès ses débuts, l’industrie pétrolière est marquée par la rivalité entre l’Américain Rockefeller et les frères Nobel, installés à Bakou, en mer Caspienne. La Première Guerre mondiale est gagnée en grande partie grâce au pétrole acheminé auprès des forces alliées par la Standard Oil of New Jersey, appartenant à John D. Rockefeller. Des livraisons suspendues en 1916, lorsque le magnat américain apprend le partage du Moyen-Orient (dont il convoite le sous-sol) entre Britanniques et Français. Dès 1928, dix-sept ans avant Yalta, les dirigeants des compagnies pétrolières se partagent le monde au terme d’un accord dont les termes resteront cachés jusqu’en 1952…

2ème partie: Les grandes manipulations (Arte mercredi 1er septembre 2010 à 21h25)

Le second épisode dissèque ce qui a été soigneusement dissimulé aux opinions publiques. Des témoins directs expliquent notamment comment le choc pétrolier de 1973 ne fut qu’une gigantesque manipulation orchestrée par les compagnies pétrolières qui souhaitaient, en favorisant la hausse des prix du baril, dégager d’importants bénéfices pour favoriser leurs investissements en mer du Nord et en Alaska. Pour la première fois, l’homme au coeur de cette stratégie, Roger Robinson, explique comment l’administration Reagan a utilisé l’arme du pétrole saoudien pour faire chuter les cours mondiaux et provoquer l’effondrement de l’Union soviétique…

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#2 23-08-2010 01:52:37

Antoine_
Nouveau membre du forum
Lieu: Strasbourg
Date d'inscription: 22-08-2010
Messages: 17

Re: La face cachée du pétrole

Pour ce qui est du livre d'où est tiré ce doc, c'est DE LA BALLE vous verrez c'est énorme les scoop qu'il y a !

L'empire David Rockfeller...détient
Les 7 plus grandes compagniies pétrolieres des Etats Unis - Rattahces les plus grandes compagnies Shell / Total... hors USA
Les 5 plus grandes banques des USA (celles qui controle la réserve fédérale)
Les 3 plus grandes assurances des USA
Les trois plus grandes firmes autres secteurs
...

La politique du Nouv Ordr Mond ... Vous allez voir !!!!


De 2002 à 2010, on a allumé la mèche... 11 Septembre 2011, pour la 10eme commémoration, faisons exploser l'incrédulité, des populations avec la vérité , l'Etat de désinformation. Dans toute les villes de France, chaques catégories de la population, du chomeurs aux députés, du lycée aux derniers...doivent etre touchées !!! Les RG, chiche?!!

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#3 01-09-2010 22:37:29

Pole
Membre du forum
Date d'inscription: 23-01-2009
Messages: 4084

Re: La face cachée du pétrole

http://videos.arte.tv/fr/videos/la_face … 90828.html
"They knew something was coming" (à propos de la Seconde Guerre Mondiale) Ça me rappelle quelque chose...
"l'arsenal américain de la démocratie" Ah tiens, ça aussi.
Tiens, Hubbert. Ça non...
"20/25 ans pour que xxx ait raison" Ça oui sad
"Ça ne va vraiment pas être facile" (à propos du pic pétrolier)
C'était bien, mais... À quand "La face connue du pétrole depuis 1955" ?
À noter comme l'une des premières apparitions (la première ?) du pic dans les média.
Ça commence à sentir le roussi ; certaines personnes s'en aperçoivent, et bien peu comprennent pourquoi.
Encore un peu de patience...

Dernière modification par Pole (02-09-2010 00:30:03)


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Les tours jumelles ne sont pas tombées en chute libre. Le WTC 7 oui, sur un peu plus de 30 m.

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#4 03-09-2010 00:16:26

jfk
Invité

Re: La face cachée du pétrole

pour ceux intéressés un petit docu sur le sujet  que j'avais mis à DL et passé un peu inaperçu  :

http://forum.reopen911.info/viewtopic.php?id=14236

Dernière modification par jfk (03-09-2010 00:22:23)

 

#5 15-09-2010 14:21:57

jfk
Invité

Re: La face cachée du pétrole


 

#6 15-09-2010 18:04:03

cristof
Membre Actif Asso
Lieu: Poitou-Charentes
Date d'inscription: 13-02-2007
Messages: 1457

Re: La face cachée du pétrole

jfk a écrit:

pour ceux intéressés un petit docu sur le sujet  que j'avais mis à DL et passé un peu inaperçu  :

OK merci jfk de le relancer. je viens de le charger. Je le rassemble pour mater ça. Si c'est du bon je le met en ligne sur notre compte wink


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#7 27-09-2010 13:33:52

Calixte
Invité

Re: La face cachée du pétrole

Pour info, Éric Laurent passe maintenant sur France Inter à propos de la face cachée du pétrole.

 

#8 28-09-2010 13:31:29

Calixte
Invité

Re: La face cachée du pétrole

2-ème partie maintenant sur France Inter.

 

#9 12-10-2010 15:58:33

jfk
Invité

Re: La face cachée du pétrole

L'épopee de l'or noir (1-4)
L'AGE D'OR DES MAJORS
625 Mo
http://www.megaupload.com/?d=M6MF1PRB

L'épopee de l'or noir (2-4)
LE NATIONALISME PETROLIER
640 Mo
http://www.megaupload.com/?d=2BDK1F3Y

L'épopee de l'or noir (3-4)
L'ARME DU PETROLE
635 Mo
http://www.megaupload.com/?d=UL9BX8YL

L'épopee de l'or noir (4-4)
LE DECLIN PETROLIER
615 Mo
http://www.megaupload.com/?d=14SPOENH

4 docus sur le sujet

 

#10 13-10-2010 11:31:42

Larez
Responsable du forum
Lieu: Bourgogne
Date d'inscription: 10-05-2009
Messages: 6539

Re: La face cachée du pétrole

C'est récupéré.
Merci jfk

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#11 13-10-2010 12:56:44

jfk
Invité

Re: La face cachée du pétrole

larez a écrit:

C'est récupéré.
Merci jfk

j'avoue que j'ai pas pu les regarder , tu nous dira si ils valent le coup ?

 

#12 13-10-2010 13:04:35

Larez
Responsable du forum
Lieu: Bourgogne
Date d'inscription: 10-05-2009
Messages: 6539

Re: La face cachée du pétrole

Ah .... parce qu'il faut les regarder en plus ! lol

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#13 13-10-2010 15:50:31

Christo
Membre Actif Asso
Lieu: Paris
Date d'inscription: 01-12-2007
Messages: 2236

Re: La face cachée du pétrole

larez a écrit:

C'est récupéré.
Merci jfk

S'ils valent le coup, nous les publierons sur notre compte DM larez.  tiens nous au jus ... et pendant que j'y suis bienvenu au nouveau modo. wink


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« Toute vérité passe par trois étapes, d'abord elle est ridiculisée, ensuite elle est violemment combattue et enfin elle est acceptée comme une évidence ». Arthur Schopenhauer.

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#14 13-10-2010 16:03:38

Larez
Responsable du forum
Lieu: Bourgogne
Date d'inscription: 10-05-2009
Messages: 6539

Re: La face cachée du pétrole

Merci Christo smile
Je vais tenter de voir ça dans les prochains jours et je donnerai mon avis.

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#15 13-10-2010 20:30:41

Christo
Membre Actif Asso
Lieu: Paris
Date d'inscription: 01-12-2007
Messages: 2236

Re: La face cachée du pétrole

larez a écrit:

Merci Christo smile
Je vais tenter de voir ça dans les prochains jours et je donnerai mon avis.

Je t'invite à les visdionner avec un stylo et papier à portée de main au cas où ce très très long docu nécessite / mériterait des coupes.  Si c'est le cas, ca nous permettrait de le rendre plus digeste et visionné par plus de monde . cheers


Responsable Promotion et Image de Marque de l'association ReOpen911

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#16 14-10-2010 03:58:13

onegus
Membre Actif
Date d'inscription: 23-06-2007
Messages: 1203
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Re: La face cachée du pétrole

La quatrième partie est très centrée sur le pic pétrolier, la conclusion est un vibrant rappel du géologue Colin J. Campbell, spécialiste du peak oil, de ce que va impliquer la fin de l'ère pétrolière :


"Listen to many, speak to a few." - William Shakespeare
------------------------------------
http://www.myspace.com/tour7
http://onegus.blogspot.com/

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#17 14-10-2010 14:56:22

onegus
Membre Actif
Date d'inscription: 23-06-2007
Messages: 1203
Site web

Re: La face cachée du pétrole

Oui, Arturo, on a encore un petit répit, sans doute, mais ça ne change rien à la pertinence du message de Campbell, même s'il peut se tromper à échéance de 20 ou 30 ans, le problème reste le même : on a amorcé le déclin et on ne voit pas d'énergie de substitution crédible poindre son nez. Le nucléaire civil ne fait pas voler les avions ni rouler les camions, l'économie mondiale repose sur le pétrole, et il est pour moi certain que l'anticipation du déclin imminent de la ressource joue un rôle central dans la crise actuelle.
Pour ce qui est de l'intégration de la donnée par les stratèges du Pentagone ou autres, je crois qu'elle a été faite depuis longtemps et explique en grande partie l'actuelle politique agressive de sécurisation des réserves pétrolières et de leur routes d'acheminement... wink


"Listen to many, speak to a few." - William Shakespeare
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#18 14-10-2010 19:01:40

Calixte
Invité

Re: La face cachée du pétrole

Merci de revenir au sujet de ce fil, le doc d'Eric Laurent roll.

 

#19 14-11-2010 20:25:59

jfk
Invité

Re: La face cachée du pétrole

http://www.agoravox.tv/actualites/inter … tory-28340

J'ai utilisé 2 longs extraits de ce très bon docu pour mon article sur agoravox tv hésitez pas wink

 

#20 20-11-2010 23:50:21

Pole
Membre du forum
Date d'inscription: 23-01-2009
Messages: 4084

Re: La face cachée du pétrole

http://aspofrance.viabloga.com/files/JL … _part1.pdf
Production de brut : maximum en 2005, légèrement en dessous depuis
Production de liquides : maximum en 2008, à peu près revenu au même niveau malgré un baril 60 $ moins cher.
Énergie produite : pic aux alentours de 2008, net déclin.


Les propos tenus sur ce forum n'engagent que leurs auteurs n’impliquent en aucun cas leur approbation par l’ensemble du mouvement.
Les tours jumelles ne sont pas tombées en chute libre. Le WTC 7 oui, sur un peu plus de 30 m.

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#21 12-12-2010 23:50:33

Pole
Membre du forum
Date d'inscription: 23-01-2009
Messages: 4084

Re: La face cachée du pétrole

http://www.investir.fr/infos-conseils-b … 304903.php

ROME, 10 décembre (Reuters) - Un maintien des prix du pétrole à leur niveau actuel présenterait un risque pour la reprise de l'économie mondiale, a estimé vendredi l'économiste en chef de l'Agence internationale de l'énergie (AIE).

Les prix actuels, qui évoluent légèrement en-deça de 90 dollars le baril pour le brut léger américain et au-dessus pour le Brent de la mer du Nord , sont aussi un problème pour les producteurs, a dit à Reuters Fatih Birol en marge du Forum sur le nucléaire de Rome.

La facture des importations de pétrole de l'Europe a augmenté de 65 milliards cette année par rapport à 2009, soit un montant équivalent à l'addition des déficits budgétaires de la Grèce et de l'Irlande, les deux pays de la zone euro secourus par l'Union européenne et le Fonds monétaire international, a-t-il observé.

L'AIE, qui conseille 28 pays industrialisés, a relevé vendredi sa prévision de demande mondiale de pétrole de 130.000 barils quotidiens pour 2011 à 1,32 millions de barils et a également revu à la hausse les perspectives jusqu'en 2015 .

(Deepa Babington, Grégory Blachier pour le service français, édité par Benoit Van Overstraeten)

http://fr.reuters.com/article/frEuroRpt … KE20101208

WASHINGTON, 8 décembre (Reuters) - Les stocks de pétrole brut ont baissé plus nettement que prévu la semaine dernière aux Etats-Unis, tandis que les stocks d'essence augmentaient plus fortement que prévu, selon les chiffres publiés mercredi l'Agence américaine d'information sur l'énergie (EIA).

Les stocks de brut ont reculé de 3,82 millions de barils pour tomber à 355,87 millions. Les économistes attendaient en moyenne une baisse de 1,3 million de barils [EIA/S].

Les stocks d'essence ont augmenté de 3,81 millions de barils à 213,96 millions, alors qu'une hausse de 500.000 barils était attendue.

Les réserves de produits distillés, qui incluent le fioul domestique, ont progressé de 2,15 millions de barils, à 160,21 millions. Les économistes tablaient sur un recul de 500.000 barils.

Le taux d'utilisation des capacités des raffineries a augmenté de 4,9% à 87,5%.

Vers 15h40 GMT, le brut léger américain CLc1 reculait de 1,3% à 87,55 dollars le baril.

Tableau de la statistique [ID:nEAP103800] ou [ID:nEIA000176]

Les indicateurs américains en temps réel ECONUS

(Danielle Rouquié pour le service français, édité par Gwénaelle Barzic)

http://news.autoplus.fr/news/1433971/Ha … C3%A9-2008

.
Les prix du carburant au plus haut Toute l'actualité en image

Mauvaise nouvelle du côté des pompes à essence. La direction générale de l'Energie et du Climat (DGEC), qui dépend du ministère de l'Environnement, souligne dans son dernier rapport le prix particulièrement élevé des carburants. Qu'il s'agisse du sans-plomb ou du gazole, le tarif à la pompe est revenu au niveau de 2008, en pleine crise financière, où le carburant se négociait au plus haut. Actuellement, le gazole (carburant le plus utilisé en France) se situe en moyenne à 1.20 euros le litre (avec des pics jusqu'à 1.70 euros en région parisienne), un prix équivalent à celui de septembre 2008. Un niveau jamais vu depuis 2 ans: le gazole enregistre une hausse de 6.4% par rapport à cet été.

http://www.ladepeche.fr/article/2010/12 … lambe.html

Entraînés par la flambée des cours du pétrole , les prix des carburants à la pompe ont atteint la semaine dernière leur plus haut niveau depuis 2008, venant encore alourdir la facture des Français en cette période hivernale de forte consommation d'énergie.

près la pénurie d'essence redoutée par les automobilistes pendant les mouvements sociaux des mois de septembre et d'octobre, le blocage des raffineries, la consommation de carburants a repris son cours normal. Sauf que les prix dans les stations-service ont atteint la semaine dernière leur plus haut niveau depuis plus de deux ans, entre 4 et 6 centimes de plus. Selon les chiffres de la Direction générale de l'énergie et du climat (DGEC), le litre de gazole à la pompe, carburant le plus vendu en France (75 % de la consommation), coûte désormais plus de 1,20 euro en moyenne (toutes taxes comprises). Soit son plus haut niveau depuis la semaine du 10 octobre 2008, en pleine crise financière qui affecte depuis les marchés au niveau mondial. En en cette période hivernale de forte consommation d'énergie, les Français n'avaient pas franchement besoin de cette nouvelle hausse.
« En 2000, le gazole était à 0,87 euro »

Hier, à la station Total sur le périphérique de Toulouse, Steven, âgé de 28 ans, peste en faisant le plein de son véhicule. « On se demande quand ça va baisser, dit-il. Aujourd'hui c'est l'essence mais il faut aussi payer la facture d'électricité, le gaz. Tout augmente. Il y a dix ans, en 2000, je me souviens que le litre de gazole était environ à 0,87 euro en moyenne. Nous nous faisons arnaquer sur toute la ligne, nous, consommateurs obligés. » En cause, les cours du pétrole brut qui ont dépassé les 92 dollars le baril mardi à Londres, un niveau inédit depuis 26 mois, sur fond de reprise progressive de la demande énergétique mondiale. « Il y a un rebond des prix », reconnaît Jean-Louis Schilansky, président de l'Union française des industries pétrolières (Ufip), qui impute ce phénomène à la remontée des cours du baril de brut, à la baisse de l'euro et à l'hiver précoce.

La monnaie européenne est aussi en question. Elle est tombée à 1,32 dollar hier, contre 1,43 dollar en janvier, sur fond de crise de la dette en Europe. Le pétrole étant vendu en dollars, la baisse de l'euro renchérit automatiquement les importations d'or noir. Pour autant, « l'essence est une dépense contrainte pour énormément de Français qui font 50 ou 60 kilomètres par jour pour aller travailler », estime Thierry Saniez, délégué général de l'association des consommateurs.

Hinhinhin... C'est beau les rêves.


Les propos tenus sur ce forum n'engagent que leurs auteurs n’impliquent en aucun cas leur approbation par l’ensemble du mouvement.
Les tours jumelles ne sont pas tombées en chute libre. Le WTC 7 oui, sur un peu plus de 30 m.

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#22 25-04-2011 17:48:35

kézako
Membre du forum
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Messages: 6573

Re: La face cachée du pétrole

http://www.courrierinternational.com/un … re-en-irak

Royaume-Uni

19.04.2011

Des groupes pétroliers auraient joué un rôle dans la guerre en Irak

http://www.courrierinternational.com/files/imagecache/ulysse_une/illustrations/notule/2011/04/1904The-Independent.jpg

"Des memos secrets dévoilent les liens entre compagnies pétrolières et invasion de l'Irak", titre le journal britannique. Selon le quotidien, des discussions entre le gouvernement et de grandes sociétés étaient en cours l'année précédant la décision du Royaume-Uni de prendre part au conflit. Cinq mois avant le début guerre, le ministre du Commerce aurait annoncé à British Petroleum (BP) que les firmes énergétiques devraient récupérer une part des immenses réserves de pétrole et de gaz irakiens, en récompense de l'engagement militaire de Tony Blair aux côtés des Américains. En 2003, des rapports faisant état de ces arrangements avaient été qualifiés de "hautement imprécis" par Shell, tandis que BP avait nié "tout intérêt stratégique en Irak". Les contrats sur vingt ans signés dans la foulée de l'invasion de l'Irak ont été les plus importants dans l'histoire de l'industrie pétrolière, rappelle le quotidien.

L'article en anglais sur le site The Independent:

http://www.independent.co.uk/news/uk/po … 69610.html

Secret memos expose link between oil firms and invasion of Iraq

By Paul Bignell

Tuesday, 19 April 2011


Plans to exploit Iraq's oil reserves were discussed by government ministers and the world's largest oil companies the year before Britain took a leading role in invading Iraq, government documents show.

Graphic: Iraq's burgeoning oil industry:
http://www.independent.co.uk/news/world … 69811.html

The papers, revealed here for the first time, raise new questions over Britain's involvement in the war, which had divided Tony Blair's cabinet and was voted through only after his claims that Saddam Hussein had weapons of mass destruction.

http://www.independent.co.uk/multimedia/dynamic/00598/Pg-01-splashpic_598686t.jpgReuters A British Army soldier investigates a large fire near Basra's Shuiba refinery


The minutes of a series of meetings between ministers and senior oil executives are at odds with the public denials of self-interest from oil companies and Western governments at the time.

The documents were not offered as evidence in the ongoing Chilcot Inquiry into the UK's involvement in the Iraq war. In March 2003, just before Britain went to war, Shell denounced reports that it had held talks with Downing Street about Iraqi oil as "highly inaccurate". BP denied that it had any "strategic interest" in Iraq, while Tony Blair described "the oil conspiracy theory" as "the most absurd".

But documents from October and November the previous year paint a very different picture.

Five months before the March 2003 invasion, Baroness Symons, then the Trade Minister, told BP that the Government believed British energy firms should be given a share of Iraq's enormous oil and gas reserves as a reward for Tony Blair's military commitment to US plans for regime change.

The papers show that Lady Symons agreed to lobby the Bush administration on BP's behalf because the oil giant feared it was being "locked out" of deals that Washington was quietly striking with US, French and Russian governments and their energy firms.

Minutes of a meeting with BP, Shell and BG (formerly British Gas) on 31 October 2002 read: "Baroness Symons agreed that it would be difficult to justify British companies losing out in Iraq in that way if the UK had itself been a conspicuous supporter of the US government throughout the crisis."

The minister then promised to "report back to the companies before Christmas" on her lobbying efforts.

The Foreign Office invited BP in on 6 November 2002 to talk about opportunities in Iraq "post regime change". Its minutes state: "Iraq is the big oil prospect. BP is desperate to get in there and anxious that political deals should not deny them the opportunity."

After another meeting, this one in October 2002, the Foreign Office's Middle East director at the time, Edward Chaplin, noted: "Shell and BP could not afford not to have a stake in [Iraq] for the sake of their long-term future... We were determined to get a fair slice of the action for UK companies in a post-Saddam Iraq."

Whereas BP was insisting in public that it had "no strategic interest" in Iraq, in private it told the Foreign Office that Iraq was "more important than anything we've seen for a long time".

BP was concerned that if Washington allowed TotalFinaElf's existing contact with Saddam Hussein to stand after the invasion it would make the French conglomerate the world's leading oil company. BP told the Government it was willing to take "big risks" to get a share of the Iraqi reserves, the second largest in the world.

Over 1,000 documents were obtained under Freedom of Information over five years by the oil campaigner Greg Muttitt. They reveal that at least five meetings were held between civil servants, ministers and BP and Shell in late 2002.

The 20-year contracts signed in the wake of the invasion were the largest in the history of the oil industry. They covered half of Iraq's reserves – 60 billion barrels of oil, bought up by companies such as BP and CNPC (China National Petroleum Company), whose joint consortium alone stands to make £403m ($658m) profit per year from the Rumaila field in southern Iraq.

Last week, Iraq raised its oil output to the highest level for almost decade, 2.7 million barrels a day – seen as especially important at the moment given the regional volatility and loss of Libyan output. Many opponents of the war suspected that one of Washington's main ambitions in invading Iraq was to secure a cheap and plentiful source of oil.

Mr Muttitt, whose book Fuel on the Fire is published next week, said: "Before the war, the Government went to great lengths to insist it had no interest in Iraq's oil. These documents provide the evidence that give the lie to those claims.

"We see that oil was in fact one of the Government's most important strategic considerations, and it secretly colluded with oil companies to give them access to that huge prize."

Lady Symons, 59, later took up an advisory post with a UK merchant bank that cashed in on post-war Iraq reconstruction contracts. Last month she severed links as an unpaid adviser to Libya's National Economic Development Board after Colonel Gaddafi started firing on protesters. Last night, BP and Shell declined to comment.

www.fuelonthefire.com

Not about oil? what they said before the invasion

* Foreign Office memorandum, 13 November 2002, following meeting with BP: "Iraq is the big oil prospect. BP are desperate to get in there and anxious that political deals should not deny them the opportunity to compete. The long-term potential is enormous..."

* Tony Blair, 6 February 2003: "Let me just deal with the oil thing because... the oil conspiracy theory is honestly one of the most absurd when you analyse it. The fact is that, if the oil that Iraq has were our concern, I mean we could probably cut a deal with Saddam tomorrow in relation to the oil. It's not the oil that is the issue, it is the weapons..."

* BP, 12 March 2003: "We have no strategic interest in Iraq. If whoever comes to power wants Western involvement post the war, if there is a war, all we have ever said is that it should be on a level playing field. We are certainly not pushing for involvement."

* Lord Browne, the then-BP chief executive, 12 March 2003: "It is not in my or BP's opinion, a war about oil. Iraq is an important producer, but it must decide what to do with its patrimony and oil."

* Shell, 12 March 2003, said reports that it had discussed oil opportunities with Downing Street were 'highly inaccurate', adding: "We have neither sought nor attended meetings with officials in the UK Government on the subject of Iraq. The subject has only come up during conversations during normal meetings we attend from time to time with officials... We have never asked for 'contracts'."

www.fuelonthefire.com

www.fuelonthefire.com

http://www.fuelonthefire.com/images/book.png

http://www.amazon.co.uk/gp/product/prod … mp;s=books

fuel on the fire
oil & politics in occupied iraq


Oil lies at the heart of Iraqi politics. Yet in the eight years since the bombs began to fall on Baghdad it has been a taboo subject. In Greg Muttitt’s gripping and far-reaching investigation we are taken behind the scenes of the occupation to answer one of the war’s most pressing questions: what is happening to Iraq’s oil?


documents revealed...
Fuel on the Fire is based on hundreds of previously unreleased US and UK documents, which expose in detail how the governments and companies sought to restructure the Iraqi oil industry in their own interests. The documents will shortly be released on this site. Watch this space!


« La première victime d’une guerre, c’est la vérité » Déclaration du sénateur américain Hiram Johnson en 1917, lors de l’entrée en guerre des États-Unis.

Vous avez dit anti-américanisme ?

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#23 20-08-2011 12:40:48

Pole
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Re: La face cachée du pétrole

Sacré Arthuro.
http://petrole.blog.lemonde.fr/2011/07/ … sup-video/

e cours du baril de Brent a continué à augmenter depuis le 23 juin, jour de l'annonce de la décision des pays riches de l'OCDE de ponctionner leurs stocks stratégiques d'une quantité de brut sans précédent. Ce remède semble bien incapable d'atteindre son but : calmer la hausse des cours.  Le Brent était brièvement retombé à 105 dollars le 25 juin, juste après l'annonce. Trois semaines plus tard, il frôle en ce moment les 117 dollars.

Bien tardive, l'augmentation de la production revendiquée par l'Arabie Saoudite au mois de juin (9,4 millions de barils par jour, soit une hausse d'un demi million de barils/jour par rapport au mois de mai) ne semble guère avoir plus d'effet sur les cours.

L'explosion de la production des agrocarburants – aux Etats-Unis, les raffineurs consomment maintenant plus de maïs que les éleveurs, soit 40 % de la récolte de l'an dernier, rapporte le Financial Times – ne paraît pas plus capable de calmer les tensions tectoniques du côté de la demande.

http://petrole.blog.lemonde.fr/2011/07/ … s-et-nous/

Bernard Durand lance l'alerte, et réclame la mise en place d'une mission d'information parlementaire. « Toute politique énergétique européenne doit (...) mettre en tête de son agenda la réduction rapide de la consommation pétrolière », insiste-t-il. Il précise : « A moins d’un miracle, il faudrait que [l'Europe] soit capable de diviser par deux sa consommation d’ici 25 ans, et de 60 % d’ici 35 ans. »

Diviser par deux le nombre de voitures d'ici 25 ans ?


Les propos tenus sur ce forum n'engagent que leurs auteurs n’impliquent en aucun cas leur approbation par l’ensemble du mouvement.
Les tours jumelles ne sont pas tombées en chute libre. Le WTC 7 oui, sur un peu plus de 30 m.

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#24 22-10-2011 23:38:45

Dr Gonzooo
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Re: La face cachée du pétrole

La DeLorean modèle réduit fonctionne à l'aluminium

http://www.slate.fr/lien/37155/delorean … -aluminium

http://vimeo.com/20311112

Dernière modification par Dr Gonzooo (22-10-2011 23:40:23)


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#25 05-03-2012 14:58:40

Sky
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Re: La face cachée du pétrole


La plus grand lacune de la race humaine est notre incapacité à comprendre la fonction exponentielle

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#26 25-05-2012 14:51:02

Sky
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Re: La face cachée du pétrole

http://www.clubdesvigilants.com/archive … on-2030-2/


Salut, voici le verbatim de notre rencontre avec Moustache.



Pétrole et gaz : horizon 2030
25 mai 2012 11:37 Christophe de Margerie Energie, Entreprises, Europe, France, Géopolitique
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L’énergie est au cœur de tout. Elle est indispensable à l’économie et à la société toute entière. L’énergie c’est, en un mot, la vie. Il n’y aurait ni informatique, ni Google, ni Twitter sans énergie. Il n’y aurait pas non plus de transports.

Dans ce secteur – oh ! Combien stratégique – on peut tout à la fois dire que rien n’a changé et que tout a changé. Ce qui ne change pas ? Ce sont les fondamentaux. La géologie, par exemple, ne change pas. A l’horizon 2030, les grands équilibres énergétiques mondiaux ne seront pas très différents de ceux d’aujourd’hui non plus. Ce qui change ? C’est le poids relatif des acteurs. Une vaste redistribution des rôles entre régions du monde est en cours. Il est de ce fait essentiel de ne pas se tromper sur les grandes options politiques.

Malheureusement, dans notre pays, le débat n’est pas toujours à la hauteur des vrais enjeux. Qu’a-t-on entendu par exemple durant la campagne électorale ? Un certain nombre d’arguments électoralistes tels « le prix élevé du carburant », c’est la faute des distributeurs, occultant le problème du logement,  « le nucléaire, c’est pas bien » alors qu’on en a besoin, « haro sur les gaz de schiste », sans réelle concertation… On semble oublier que l’énergie est un secteur hautement stratégique et que les défis y sont nombreux.

Une redistribution des rôles entre régions du monde

On l’a vu, le changement le plus flagrant aujourd’hui tient à la redistribution des rôles et au jeu des différents acteurs. Prenons les chiffres de la production par exemple. Globalement ils ne changent pas. Mais ils viennent d’endroits assez différents. Chez Total, nous réalisons, tous les deux ans, une étude sur le niveau de la production pétrolière mondiale. Les chiffres sont stables : 95/96 millions de barils/jour en capacité maximale de production. Mais, depuis deux ans, si l’on observe plus finement l’origine, on remarque que certains pays sont « sortis » et d’autres sont « entrés ».

Les pays qui ont changé ces dernières années ? On peut citer l’Irak, l’Iran, le Venezuela qui ont reculé mais aussi – grande surprise ! – les Etats-Unis. Ces derniers, et personne ne pouvait l’anticiper quelques années auparavant, ont complètement « rebattu » les cartes grâce à l’exploitation des gaz de schiste mais aussi des shale oil (ou huile de schiste). Ils en produisent un million de barils/jour actuellement. Ils iront peut-être jusqu’à deux ou trois millions de barils/jour. Nul ne le sait. Ce qui est sûr en revanche, c’est que cette nouvelle donne leur a permis de retrouver un niveau de sécurité d’approvisionnement qui modifie fortement les équilibres dans le monde.

Qu’en est-il dans notre pays ? La sécurité d’approvisionnement est pour lui un enjeu majeur. C’est pourtant un mot qui a brillé par son absence dans la campagne électorale française et, plus généralement, dans le cadre européen. On le ressort, de temps en temps, lorsqu’il s’agit de savoir s’il faut nous associer à tel ou tel projet de gazoduc. Sinon la notion de sécurité d’approvisionnement est surtout utilisée, par nos dirigeants, comme arme de négociation politique pour régler les comptes avec la Russie, l’Ukraine ou Bruxelles … et pas du tout considérée comme un enjeu d’indépendance énergétique.

Prenons un autre groupe : les experts. Si on leur demande ce qu’ils savent de Nabucco et autres gazoducs au sud de l’Europe, ils sont, eux aussi, dans le flou ! Le projet Nabucco est, à cet égard, révélateur. Il a fait l’objet d’une âpre lutte entre d’une part les Européens, en défense de l’Ukraine, et d’autre part les Russes. Jusqu’au moment où l’on découvre que les Ukrainiens, lorsque leurs intérêts sont en jeu, se plient à une forme de « real politik » et rentrent dans le rang.

Quel doit être, dans ce contexte mouvant, le rôle d’une entreprise comme la nôtre ? On devrait être moins nombriliste que certains de nos dirigeants, voir les choses avec nos yeux, ce qui est normal, mais essayer aussi de les voir avec les yeux des autres et anticiper ainsi les mouvements des uns et des autres. Quelles sont les perspectives du secteur énergétiques d’ici à 2030 ?

Un horizon énergétique assez prévisible

Il est évident que tout ce qui peut être produit, toutes énergies confondues, est connu. La croissance de la demande pays par pays l’est moins. D’autant que cette dernière dépend d’un certain nombre de paramètres – accroissement de la population, niveau de développement économique… A l’inverse, l’accroissement de la demande globale fait plus consensus.

Une croissance modérée de la demande mondiale d’énergie
On estime que la croissance de la demande d’énergie sera d’ici 2030 de 25 %. Soit +1,1 % par an. Un taux historiquement faible ! Ce qui veut dire que la croissance de la demande de certains pays sera proche de zéro, voire en diminution comme en Europe, et qu’elle croîtra de 1,7 par an pour les pays émergents. Prenons le cas de l’automobile. On compte 800 voitures pour 1000 habitants aux Etats-Unis, 600 pour 1000 en Europe et 40 pour 1000 en Chine ! Le taux d’équipement des Chinois sera, selon les économistes, multiplié par dix (400 pour 1000 habitants) d’ici 2030. 1,1 % de croissance par an paraît négligeable, mais 25 % de production en plus, c’est colossal ! Et il va falloir les trouver. Fort heureusement, une bonne nouvelle mérite d’être soulignée : la croissance économique est devenue moins gourmande en énergie (1 % d’énergie pour 3 % de PIB) grâce notamment à une meilleure efficacité énergétique.

La part des énergies fossiles va rester dominante
Les énergies fossiles – charbon, pétrole et gaz – vont connaître un recul modéré : de 81 à 76 % d’ici 2030. D’autant que la part des énergies non fossiles restera limitée dans les 20 ans à venir pour des raisons de contrainte politique concernant le nucléaire et de lenteur du déploiement des renouvelables. Ce sont donc 330 millions de tep/jour que l’on devra trouver ! Non pas tant en réserves. Les réserves sont là. Ce sont donc des capacités de production à développer et des investissements à faire. Or, c’est là où le bât blesse. Les entreprises, dont Total, ne sont pas en cause. Certains pays en revanche renâclent à accepter des investissements sur leur sol ou … quelquefois en mer.

Prenons la France qui importe la quasi-totalité de sa consommation d’énergies fossiles mais rechigne à investir sur son propre territoire. C’est le cas pour le gaz de schiste. C’est aussi le cas pour le gaz en Méditerranée. Un exemple à tire d’illustration : après une découverte considérable de gaz au large d’Israël, Noble Corp. souhaitait mener des explorations au large de Marseille. Mais la réponse fut : niet. Que font certains ouvriers dans le port de Marseille ? Ils travaillent dans l’importation du gaz. Pourquoi ? Parce qu’on a besoin du gaz. Et pourquoi pas le gaz qui se trouve probablement au large de Marseille ? Parce qu’il y a un « patrimoine » maritime à préserver. Cette attitude « schizophrène » nous fait préférer importer le gaz des autres au détriment de celui qui se trouve dans nos eaux territoriales, de la création de richesse dans notre pays ! D’autant que le gaz, faut-il le rappeler, émet sensiblement moins de CO2 que le pétrole et que les entreprises sont, de plus en plus, sensibilisées aux problèmes d’environnement. Si une pollution se déclarait au large d’Israël, elle ne resterait pas limitée à cette zone. La mer est vivante, l’eau circule et sa pollution avec. Attention, je ne dis pas qu’il faut faire n’importe quoi en mer. Je dis simplement que l’on ne peut considérer la découverte et l’exploitation du gaz comme quelque chose de bien pour Israël et comme quelque chose de mal pour notre pays. On ne peut pas dire que c’est bien pour la sécurisation de l’approvisionnement d’Israël en gaz et pas pour celui de la France.

D’autant que le gaz va constituer une part croissante de la consommation mondiale. A horizon 2030, il va dépasser le charbon et devenir la deuxième source d’énergie, après le pétrole, dans le total des énergies fossiles (76 % indiquées plus haut). La part du pétrole, quant à elle, va rester stable en pourcentage. Il n’y a que le charbon qui va baisser en valeur relative, même s’il va rester au même niveau en volume. En résumé : à horizon 2030, on consommera plus de gaz, un peu plus de pétrole et, on l’espère un peu moins de charbon. La part du charbon reste importante mais l’on observe quelques infléchissements chez les gros consommateurs que sont la Chine et les Etats-Unis. La première a tendance à limiter sa production de charbon. Ce qui est une bonne nouvelle pour la lutte contre le réchauffement climatique. Les seconds ont fait un travail énorme pour faire passer leurs centrales électriques au gaz. Du coup, la part du charbon est revenue, outre-Atlantique, à un minimum « technique ». Un changement qui a été rendu possible grâce à leurs réserves de gaz et de pétrole. L’Amérique, avec ses réserves de charbon, ses nouvelles réserves de gaz et de pétrole, a, d’une certaine façon, retrouvé une sécurité énergétique de long terme qui la replace au centre du jeu. Et dans le reste du monde ?

Des réserves suffisantes
Les réserves de pétrole et de gaz existent. Elles sont très importantes. 100 ans pour le pétrole, 135 ans pour le gaz. Ce qui manque souvent ? La possibilité pour des raisons politiques d’accéder à ces réserves et l’argent pour financer des investissements de plus en plus coûteux.

On a consommé depuis l’avènement de l’ère du pétrole près de 1000 milliards de barils. Aujourd’hui, en réserves prouvées et exploitables, il y en a autant. Il y a en plus les Shale Oil et les Oil Shale qui comptent chacun pour 1000 milliards de barils. Les premiers sont exploités aux Etats-Unis et ont redonné, à ce pays, des marges de manœuvre « énergétiques ». Ce que l’on se refuse à faire chez nous. Les seconds le seront aussi, le progrès technique permettant de repousser les limites imposées par la nature. Ce sont donc au total 3000 milliards de barils, près de trois fois la quantité produite jusqu’ici, qui sont disponibles. En regard de la consommation mondiale de 35 milliards de barils/an, on a encore de la marge !

Pour le gaz, la situation est sensiblement la même en termes de réserves disponibles. L’’énergie ne pose pas de problème de ressources. Elle peut, par contre, poser un problème existentiel de choix de vie, de qualité de vie, d’environnement, d’émissions de carbone.

L’énergie restera chère
Les ressources sont, on l’a vu, abondantes. Mais elles sont aussi plus difficiles à produire et les coûts de développement vont croissant. Les énergies renouvelables resteront pour longtemps non compétitives. Il est urgent de faire comprendre aux gens que l’ère de l’énergie pas chère est finie. Et si on devait appliquer les taxes des énergies fossiles au solaire, le prix de l’électricité serait encore plus élevé ! Idem pour l’essence. Dire que l’on va baisser le prix à la pompe est une aberration. Savez-vous que le profit net à la pompe est de un centime d’euro/Litre ? Pensez-vous que le consommateur va sauter au plafond pour une baisse aussi dérisoire, d’autant qu’on aura augmenté le prix de trois centimes la veille ?  A moins de baisser les taxes (TIPP) perçues par l’Etat. Ce qui sera difficile en l’état actuel de ses finances. Rappelons que la TIPP a été introduite, dans un but environnementaliste, pour peser sur la demande. Avec le recul, je pense qu’on aurait du renchérir plus qu’on ne l’a fait le prix de l’essence afin de modifier les comportements. N’est-il pas trop tard ? Je ne sais pas. Ce qui est sûr par contre c’est que personne n’est prêt à se passer de la voiture ou de l’avion. On crie haro sur les pétroliers et bravo lorsqu’Airbus vend des avions. Avions qui resteraient au sol sans pétrole !

Un pétrole qui va, structurellement, rester cher. Rappelons-nous 2008. Il n’y avait pas de pénurie de pétrole mais les prix ont atteint 148 $/baril – on a même parlé de manipulation – sur une période pour redescendre à 32 $ sous l’effet de la crise économique mondiale. La moyenne de l’année 2008, en tout état de cause, a été de 99 $. La moyenne de 2011 a été de 111 $ et sur les premiers mois 2012, on est au plus cher historique. Ajoutons-y l’affaiblissement de l’euro qui renchérit nos achats libellés en dollars. Cela donne l’augmentation observée à la pompe.

Comment expliquer les tensions actuelles sur les prix du pétrole alors que le marché est correctement approvisionné et que les stocks sont suffisants ? Pour certains, les causes de ces tensions sont à chercher du côté des  inquiétudes par rapport à l’Iran. Certes ce pays est sous embargo mais ce n’est pas un embargo total. Seuls certains pays occidentaux l’appliquent. Ce pays exporte 2,2 millions de barils/jour sur une consommation mondiale de 88 millions de barils/jour : 1,5 millions de barils vers l’Asie et 0,7 millions vers l’Europe. Pour équilibrer ses comptes, il a besoin de trouver un débouché pour ces 0,7 millions de barils. Ce qui est facile. Il suffit d’offrir cette quantité avec un discount d’un ou deux centimes ! Si en plus, comme ils l’ont fait pour la Grèce, vous accordez un crédit gratuit – c’est-à-dire donner la possibilité à la Grèce de payer à 90 jours sans lettre de crédit – le débouché est tout trouvé. Du coup, je suis convaincu que l’Iran, malgré le discount accordé, a récupéré plus d’argent avec ce pétrole qu’avant l’embargo pétrolier. Et si l’embargo pétrolier semble le servir, du fait des tensions à la hausse sur les prix, il n’en demeure pas moins que le pays souffre de l’embargo financier.

Chez Total, nous avons jugé, à  l’époque, ces inquiétudes excessives. Nous avons eu raison puisque les prix se sont nettement détendus depuis. En un mot, la partie prime de risque liée à la situation iranienne a été gommée. Pourquoi ? D’une part, l’Arabie Saoudite a compensé et, d’autre part, les Iraniens ont trouvé de nouveaux marchés pour la part de production sous embargo. Il est vrai que pendant un laps de temps, les 700 000 barils/jour en moins ont créé un manque physique qui a induit de la spéculation et, par ricochet, une tension sur les prix. Spéculation qui est tout de même le produit des événements et non l’inverse ! Les traders ne créent pas l’événement ; ils jouent sur l’événement.

Une redistribution géographique importante de la consommation et de la production

Il n’en reste pas moins que tant pour le pétrole que pour le gaz, le détroit d’Ormuz  constitue un point de passage stratégique où la moindre étincelle – quelques méthaniers ou pétroliers coulés – peut créer des mouvements importants sur les prix. Heureusement, des travaux sont en cours pour contourner le détroit notamment en Arabie Saoudite où un « pipe » est en cours de réalisation. Ceci est vrai pour le pétrole. Mais pour le Gaz ? N’oublions pas que le Qatar est un des plus grands producteurs. Or, il n’y a pas de pipe de gaz à cet endroit et les méthaniers vont continuer à passer par le détroit d’Ormuz. Les tensions géopolitiques dans cette région concourent au maintien de prix élevés, indépendamment de la demande. L’Europe et la France en particulier vont en subir les conséquences.

Pour les Etats-Unis, la donne est différente. Ils sont autosuffisants en gaz et leurs réserves sont importantes. On aimerait bien pouvoir s’approvisionner sur ce marché. Mais les Américains ne laisseront pas faire. Selon l’adage « Charité bien ordonnée commence par soi-même », ils vont construire quelques terminaux export pour donner le change sur leur libéralisme affiché mais le gaz sortira au compte-goutte pour ne pas faire augmenter le prix du gaz sur leur marché domestique. Aujourd’hui, les prix y sont historiquement bas : 1,92 $ par million de btu, contre 16 $ à une époque. Moins de 2 $ donc aux Etats-Unis, contre 9 $ en Europe et près de 18 $ en Asie ! Une différence de 2 à 18, soit un facteur 9 entre le gaz payé par les Américains et celui payé par les Chinois. Peut-être 10 bientôt ! Les Américains n’ont pas envie de perdre cet avantage ; ils ne mettront donc pas suffisamment de gaz sur le marché international. Autre nouveauté dans ce pays : le pétrole. Les USA importaient environ 10 millions de barils/jour. Aujourd’hui, ça commence à baisser à 9 ou 8.  Pourquoi ? Pour deux raisons. Les américains en consomment certes un peu moins mais ils en ont aussi découvert beaucoup plus. Ils vont en importer de moins en moins. Ce qui est une bonne nouvelle pour la pression sur la demande mondiale. Une bonne nouvelle aussi pour eux puisqu’ils réduisent leur dépendance énergétique vis-à-vis du reste du monde. Ce qui dessine une nouvelle carte des besoins et des acteurs. L’Arabie Saoudite exporte un peu moins de 10 millions barils/jour, la Russie est toujours le producteur n°1, mais c’est la Chine qui va bientôt devenir le premier importateur.

Il faut noter que les chiffres globaux – consommation mondiale/jour, production/jour … – restent sensiblement les mêmes. Mais les changements pays par pays et par zone sont considérables et vont induire des changements politiques et géopolitiques et rebattre les cartes de la puissance. D’autant que l’énergie, indépendamment du fait qu’elle soit un besoin, est souvent utilisée comme un outil de pression politique. Il nous faut donc faire très attention aux changements à l’intérieur des grandes masses.

Et l’Europe dans tout cela ?

Un mot peut-être de la France et de l’Europe ? De l’Europe plutôt. Car, le poids de la France seule est réduit sur le plan énergétique.

L’Europe importe 50 % de ses besoins en énergie primaire. Ce pourcentage s’explique par la production norvégienne, britannique… Il va passer à 70 % sous les effets conjugués de la baisse de production dans les pays cités, l’augmentation de la demande, en particulier suite à la décision allemande d’arrêter le nucléaire. C’est tout-à-fait considérable ! L’Europe va devenir encore plus dépendante qu’elle ne l’est actuellement. Pensez-vous qu’on réfléchisse beaucoup à cette mutation ? Non. Sauf en ce qui concerne les taxes environnementales.

C’est regrettable à dire, mais la politique énergétique européenne semble être étudiée au travers d’un prisme unique : l’environnement. Certes la préservation de celui-ci est importante. Et l’Europe, en la matière, a de bonnes idées et montre la voie au reste du monde. Mais il faut qu’elle arrive à imposer les mêmes standards partout. Or, actuellement, la politique européenne se réduit à une taxation toujours plus élevée des sociétés européennes du secteur de l’énergie ou du transport aérien qui sont, quoiqu’on en pense, infiniment plus respectueuses de l’environnement que bien des homologues étrangères. Jusqu’où veut-on aller dans l’essorage de ces entreprises alors même qu’elles sont en compétition frontale avec d’autres beaucoup moins vertueuses ? La politique de « décarbonisation », menée et limitée à l’Europe, est, à mes yeux, mortelle pour ses entreprises.

Ce que je souhaiterai à l’avenir, c’est qu’on mette tous les chiffres sur la table et qu’on puisse discuter d’environnement mais aussi d’industrialisation, d’emploi, de création de valeur en Europe et pour l’Europe …

Christophe de Margerie

PDG de Total


La plus grand lacune de la race humaine est notre incapacité à comprendre la fonction exponentielle

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#27 18-06-2013 16:12:02

poip
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Re: La face cachée du pétrole

Que d'hypocrésie gouvernementale en France, Dans le Jura, l’exploration du gaz de schiste avance masquée http://www.rue89lyon.fr/2013/06/18/dans … e-masquee/

Après seulement quelques années, une fois que le gaz aura été consommé et que les gazières se seront remplis les poches il ne restera qu'un paysage dénué de sa richesse et détruit par l'exploitation qui aura un effet majeur sur le climat et le problème de manque d'énergie et de pauvreté qui sera amplifié par le précipice que cette exploitation aura provoqué.

Dernière modification par poip (18-06-2013 16:20:49)


------Il vaut mieux suivre le bon chemin en boitant que le mauvais d'un pas ferme.------

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#28 30-11-2014 00:01:25

kézako
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Re: La face cachée du pétrole

Un embarras TOTAL

par Richard Le Hir

http://www.alterinfo.net/Un-embarras-TOTAL_a108059.html


« La première victime d’une guerre, c’est la vérité » Déclaration du sénateur américain Hiram Johnson en 1917, lors de l’entrée en guerre des États-Unis.

Vous avez dit anti-américanisme ?

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#29 30-11-2014 09:17:43

Armageddon
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Re: La face cachée du pétrole

kézako a écrit:

Un embarras TOTAL

par Richard Le Hir

http://www.alterinfo.net/Un-embarras-TOTAL_a108059.html

Bonne idée de signaler cette article... peut-être faut-il présiser que son auteur n'est pas n'importe qui :

Richard Le Hir : né le 9 juillet 1947 à Versailles) est un avocat, administrateur, conseiller en gestion et homme politique canadien. Il a été député de la circonscription d'Iberville à l'Assemblée nationale du Québec de 1994 à 1997 et ministre délégué à la Restructuration en 1994 et 1995.

Et donner sa source d'origine:
http://www.vigile.net/Un-embarras-TOTAL

Quant au sujet : il y est question de la mort "peut-être" non accidentelle de du Pdg de Total, Christophe de Margerie.
Un décès qui pourrait s'inscrire comme un épisode de la nouvelle guerre des US pour préserver sa suprématie économique sur le monde au moyen du petro-dollar.

Dans cet article, très documenté, Richard Le Hire relie plusieurs évènements, en particulier, les orientations d'investissements prises par Total sous l'impulsion de son Pdg Christophe de Margerie.
Ce dernier ne croyait plus à la rentabilité de l'exploitation des gaz de shiste et sable bitumeux du Canada et réorientait les investissements en direction de la Russie quitte à abandonner aussi le pétro-dollar dans les échanges.
Une politique qui selon l'auteur, devait être soutenue par le gouvernement français.
Faut-il rappeler que dans le même temps, l'Europe s’apprêtait à surtaxer les importations de pétrole issues des sables bitumineux Canadien... Projet abandonner.
http://www.usinenouvelle.com/article/sa … pe.N205848

Il est assez surprenant qu’un homme de l’envergure et de l’expérience de Christophe de Margerie n’ait pas senti à quel point sa position était intenable et qu’il soit demeuré sourd et aveugle à tous les signaux qui devaient se multiplier autour de lui, à moins qu’il ait eu des raisons de croire que son activité était couverte par l’État français et qu’il ait jugé cette protection suffisante. Dans ce cas, quelqu’un, quelque part, aurait joué double jeu. Qui ? Au bénéfice de qui ? En échange de quoi ?
...
Et si la visite du président Hollande en Alberta ces derniers jours a le moindre sens, il faut y voir la perspective d’une relance des investissements de TOTAL dans les sables bitumineux dans la mesure où une aggravation sérieuse de la situation internationale interdirait l’accès au pétrole et au gaz russes et justifierait leur exploitation en remplacement.
N’est-ce pas la façon dont il faut comprendre cette annonce récente de l’Union Européenne qui renonçait à son projet de déclarer « sale » le pétrole albertain ? (de l'Alberta, Canada)...

... On voit donc comment deux pays comme la France et le Canada peuvent se retrouver liés dans un enchevêtrement d’intérêts nationaux et particuliers dans le contexte d’une crise internationale, et il y quelque chose d’assez choquant à voir les dirigeants de ces deux pays se comporter comme si le scénario du pire allait effectivement se matérialiser...

... La mise en scène contre la Russie à laquelle nous venons d’assister au Sommet de Brisbane nous démontre qu’il reste très peu de temps pour renverser la situation. Qui va oser se mettre en travers de la machine infernale ?

Dernière modification par Armageddon (30-11-2014 09:26:53)


"Oculos habent et non videbunt, aures habent et non audient"

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#30 30-11-2014 11:04:52

Analis
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Re: La face cachée du pétrole

Pour la mort de De Margerie, j'ai quand même beaucoup de mal à croire qu'un attentat ait pu être organisé comme ça sur un aéroport russe, c'est à dire sur le sol d'un pays avec lequel il était soit-disant ami.

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#31 02-12-2014 15:51:15

WTC7
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Re: La face cachée du pétrole

Voulez-vous dire que la Russie serait invulnérable aux opérations commando de services secrets étrangers ?

C'est probablement faux.


En général, les complices ne t'expliquent rien et n'essaient pas de s'occuper des problèmes difficiles. Leur modus operandi typique est de poser des questions, d'exiger des explications et de ne jamais écouter tes propres questions.
Dmitri Khalezov, 911thology, p. 421
Vive Newton et Fourier.

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#32 02-12-2014 18:41:05

Armageddon
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Re: La face cachée du pétrole

WTC7 a écrit:

Voulez-vous dire que la Russie serait invulnérable aux opérations commando de services secrets étrangers ?

C'est probablement faux.

Poutine, n'a pas que des amis en Russie. Quand il a pris le pouvoir, il a dû faire le ménage dans l'armée où certains officiers supérieurs s'étaient transformés en hommes d'affaires et bradaient les armes et la technologie de la défunte URSS. Il a dû nationaliser les sources énergétiques bradées par ce crétin d'Eltsine tout content de suivre les "bons conseils" de ses nouveaux amis occidentaux (qui en ont profiter pour investir la place, financièrement et surtout politiquement).

Dernière modification par Armageddon (02-12-2014 18:42:05)


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#33 02-12-2014 21:17:24

WTC7
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Re: La face cachée du pétrole

Entièrement d'accord. Mon commentaire visait juste la logique de l'argument d'Analis.


En général, les complices ne t'expliquent rien et n'essaient pas de s'occuper des problèmes difficiles. Leur modus operandi typique est de poser des questions, d'exiger des explications et de ne jamais écouter tes propres questions.
Dmitri Khalezov, 911thology, p. 421
Vive Newton et Fourier.

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#34 03-12-2014 17:15:23

Analis
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Re: La face cachée du pétrole

Envoyer un commando, c'est toujours possible. Monter un attentat sur un aéroport, c'est déjà plus difficile. Le cacher aux enquêteurs locaux, c'est impossible. Les russes sauraient tout de suite de quoi il retourne. Dans un tel contexte, ce serait une très grande carte à jouer pour eux. Il faudrait donc se demander s'il serait plausible qu'ils restent silencieux.

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#35 03-12-2014 17:55:38

kézako
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Re: La face cachée du pétrole

Cela peut être un argument Analis... Cependant, dans le cas d'un attentat survenant sur son territoire où l’État ne serait déjà pas en mesure de pouvoir prouver les identités ainsi que les motivations de ses commanditaires, que ferait-il ?
Si, en outre, ce même pouvoir est aussi l'objet d'une diabolisation permanente dans un contexte propagandiste de prè-guerre, peut-il alors communiquer le moindre doute, sachant enfin que la communication impose aujourd'hui des réponses immédiates surtout lorsqu'il s'agit de sujets sensibles ?


« La première victime d’une guerre, c’est la vérité » Déclaration du sénateur américain Hiram Johnson en 1917, lors de l’entrée en guerre des États-Unis.

Vous avez dit anti-américanisme ?

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#36 04-12-2014 13:31:38

Armageddon
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Re: La face cachée du pétrole

Analis a écrit:

Envoyer un commando, c'est toujours possible. Monter un attentat sur un aéroport, c'est déjà plus difficile. Le cacher aux enquêteurs locaux, c'est impossible. Les russes sauraient tout de suite de quoi il retourne. Dans un tel contexte, ce serait une très grande carte à jouer pour eux. Il faudrait donc se demander s'il serait plausible qu'ils restent silencieux.

Dans une guerre secrète, il vaut mieux ne jamais éveiller la méfiance de l'ennemi.
Les Russes préfèreront jouer les naïfs... Et s'ils apprennent quelque chose, ils ne diront probablement rien , ou mieux, ils feront semblant d'être sur une mauvaise piste... Ou plus simplement, il feront mine d'avoir gobé la théorie de l'accident. Quitte à dire que l'enquête a montré que toute le monde était bourré ou incompétent à l’aéroport de Vnoukovo.
Plus c'est gros...

Dernière modification par Armageddon (05-12-2014 18:13:07)


"Oculos habent et non videbunt, aures habent et non audient"

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#37 23-12-2014 21:54:10

Analis
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Re: La face cachée du pétrole

S'il arrive qu'un Etat garde le silence sur une opération secrète d'ampleur (c. a. d. à effet publique) d'un pays ennemi sur son propre territoire, dans le contexte présent cette tactique paraît inefficace. Il y aurait certes le barrage médiatique occidental, mais sur l'affaire du vol MH17, les russes ne sont pas restés silencieux. Les journaux occidentaux ont certes fait blocus, mais la manœuvre en a été gênée, et les gouvernements ont du mal à justifier leurs décisions et à aller plus en avant. Après tout, qu'est-ce que la Syrie a gagné à refuser de mettre en avant les soldats français qu'elle avait arrêtés en pleins actes terroristes, par exemple ?

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#38 24-12-2014 13:47:40

kézako
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Re: La face cachée du pétrole

Je crois évidemment d'abord qu'il y a encore des éléments importants que nous ne connaissons pas.

Ceci étant dit, je pense aussi que l'une des raisons pour lesquelles des pays aussi gravement pris à partie, ne communiqueraient pas tous les éléments qu'ils pourraient détenir, peut "tout simplement" aussi résulter de la diplomatie.

D'un côté, les bellicistes sont féroces et n'ont d'autre réel discours que celui de la propagande guerrière et des intentions de conquêtes. De l'autre côté, il peut alors paraitre compréhensible que celui-ci veuille au contraire toujours conserver et offrir "une porte de sortie", afin de pouvoir ainsi espérer atteindre un compromis.

Ce n'est évidemment qu'une hypothèse, mais qui, je pense, mérite cependant réflexions.

Dernière modification par kézako (25-12-2014 04:22:09)


« La première victime d’une guerre, c’est la vérité » Déclaration du sénateur américain Hiram Johnson en 1917, lors de l’entrée en guerre des États-Unis.

Vous avez dit anti-américanisme ?

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