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#1 12-12-2009 15:47:54

Providia
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Messages: 224

Pour Tony Blair, l'invasion de l'Irak en 2003 était justifiée

http://www.lemonde.fr/proche-orient/art … _3218.html

L'invasion de l'Irak aurait été justifiée même si la présence d'armes de destruction massive (ADM) n'avait pas été prouvée, a estimé l'ex-premier ministre britannique Tony Blair qui avait engagé son pays dans la guerre en 2003.

"L'idée était qu'il représentait une menace pour la région, dont le développement d'ADM faisait évidemment partie, et il a utilisé des armes chimiques contre sa propre population, c'était bien entendu le plus important dans mon esprit", a déclaré M. Blair dans une interview qui sera diffusée dimanche sur la chaîne BBC1 et dont des extraits ont été publiés samedi.

Interrogé sur la question de savoir s'il aurait engagé son pays dans la guerre en mars 2003 même si Saddam Hussein n'avait pas disposé d'ADM, Tony Blair a répondu : "j'aurais continué à penser qu'il était juste de le renverser. Evidemment, nous aurions employé et développé des arguments différents quant à la nature de la menace". Evoquant l'ancien dictateur Saddam Hussein, l'ex-chef du gouvernement (1997-2007) a poursuivi : "je ne peux pas réellement penser que nous serions mieux si lui et ses deux fils étaient encore au pouvoir, mais c'est incroyablement difficile... J'avais une décision à prendre".

Cet entretien est diffusé à un moment où se poursuivent à Londres les audiences publiques de l'enquête sur l'engagement britannique en Irak dans le cadre desquelles M. Blair doit témoigner l'an prochain. Au centre de l'enquête figure le fameux "dossier", comme on l'appelle en anglais, présenté le 24 septembre 2002 par Tony Blair et qui affirmait que l'Irak disposait d'ADM susceptibles d'être déployées en 45 minutes. Aucune ADM n'a été découverte en Irak après l'invasion de 2003 dirigée par les Américains et les Britanniques.

http://www.lemonde.fr/proche-orient/art … _3218.html

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#2 12-12-2009 22:39:29

Parmelan
Membre du forum
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Re: Pour Tony Blair, l'invasion de l'Irak en 2003 était justifiée

"La coalition «Stop the War» a estimé que les déclarations de Tony Blair constituaient un «aveu de crimes de guerre». «C'est un acte illégal d'aggression selon le droit international d'attaquer un autre pays dans le but d'en changer le régime», accuse l'ONG dans un communiqué. «Le gouvernement de Tony Blair et la Chambre des Communes (Chambre basse du Parlement, ndlr) n'auraient jamais approuvé une guerre si Blair avait donné cette raison», ajoute-t-elle. L'organisation appelle dorénavant au lancement de «poursuites judiciaires» contre Tony Blair «s'il réitère cet aveu devant l'enquête sur l'Irak»."

http://www.lefigaro.fr/international/20 … blair-.php

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#3 13-12-2009 11:42:18

Parmelan
Membre du forum
Lieu: Annecy
Date d'inscription: 16-06-2009
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Re: Pour Tony Blair, l'invasion de l'Irak en 2003 était justifiée

L'ex-avocat de Saddam Hussein veut poursuivre Tony Blair pour guerre "illégale"
LEMONDE.FR avec AFP | 13.12.09

"L'ancien avocat de Saddam Hussein demande des poursuites contre Tony Blair pour guerre "illégale", après ses propos selon lesquels il aurait engagé la Grande-Bretagne dans la guerre en Irak même si Bagdad n'avait pas disposé d'armes de destruction massive.
Giovanni di Stefano, l'actuel conseil de l'ancien ministre irakien des affaires étrangères Tarek Aziz, a adressé à l'Attorney General, principal conseiller juridique du gouvernement britannique, une "demande de consentement pour poursuivre" l'ancien premier ministre. M. Blair a "enfreint la Convention de Genève de 1957" en engageant son pays dans une guerre "non justifiée par une nécessité militaire et menée de manière illégale et gratuite", estime Me Di Stefano, un avocat italien du cabinet romain Studio Legale Internazionale, dans la lettre envoyée à Londres.

L'avocat cite à son appui l'interview donnée par Tony Blair, dimanche à la BBC, où l'ancien chef de gouvernement déclare qu'il aurait engagé son pays dans la guerre en Irak, en mars 2003, même si l'ancien dictateur n'avait pas disposé d'armes de destruction massive (ADM). Cela "confirme que la véritable motivation pour attaquer l'Irak était d'en changer le régime et non pas ce que (Tony Blair) a déclaré à l'électorat britannique, le Parlement et les médias en 2003", estime Me Di Stefano.

Tony Blair, chef du gouvernement britannique de 1997 à 2007, a déclaré à la BBC que l'invasion de l'Irak avait été plus justifiée par "l'idée" que Saddam Hussein "représentait une menace pour la région" que par la présence d'ADM. Invité à dire s'il aurait engagé son pays dans la guerre même si Saddam Hussein n'avait pas disposé d'ADM, M. Blair a répondu : "J'aurais continué à penser qu'il était juste de le renverser. Evidemment, nous aurions employé et développé des arguments différents quant à la nature de la menace".
"

http://www.lemonde.fr/europe/article/20 … _3214.html

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#4 18-12-2009 01:47:19

Sword
Membre du forum
Lieu: USA
Date d'inscription: 03-10-2006
Messages: 3174
Site web

Re: Pour Tony Blair, l'invasion de l'Irak en 2003 était justifiée

Arturo Saw6 a écrit:

Les drones espions coûtent une fortune. Le top de la technologie US !

Insurgents Hack Into U.S. Spy Drone Videos

Le Pentagone indique que les insurgés en Irak et en Afghanistan, ont intercepté les vidéos des drones espions américains avec un logiciel grand public (SkyGrabber, 26$ http://www.skygrabber.com/en/index.php ).

Les militaires disent qu'ils connaissaient la faille de sécurité depuis 10 ans.


The Pentagon says insurgents in Iraq and Afghanistan used off-the-shelf software to hack into video feeds from U.S. military spy drones. The military says it knew about the vulnerabilities for a decade. (Dec. 17)

http://www.youtube.com/watch?v=mu1zwndOiXc

mu1zwndOiXc

Insurgents Hack U.S. Drones

$26 Software Is Used to Breach Key Weapons in Iraq; Iranian Backing Suspected

http://online.wsj.com/article/SB1261022 … =yhoofront

Bien entendu il ne s'agit pas que de s'auto ridiculiser avec cette info mais aussi, comme le montre la fin de la vidéo, de suggérer le message alarmiste selon le quel ces terroristes (ou leur mythe) luttent d'égal à égal avec nous, à armes technologiques égales : une façon de maintenir le budget astronomique de la défense en présentant ce genre de farce au congrès qui, paniqué, bénira un budget défense encore en hausse.

Dernière modification par Sword (18-12-2009 01:48:43)

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#5 18-12-2009 08:45:23

Calixte
Invité

Re: Pour Tony Blair, l'invasion de l'Irak en 2003 était justifiée

Sauf que sur ce fil, on parle de la décision de Blair d'envahir l'Irak et pas d'autre chose.

Il y a bien d'autres topics pour parler de technologie ou autres sujets en rapport avec l'Irak.

 

#6 27-01-2010 00:24:27

kézako
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Re: Pour Tony Blair, l'invasion de l'Irak en 2003 était justifiée

http://www.lemonde.fr/proche-orient/art … r=RSS-3208

La guerre en Irak était "contraire au droit international"

LEMONDE.FR avec AFP | 26.01.10 | 16h30  •  Mis à jour le 26.01.10 | 17h07

L'ancien conseiller juridique principal du Foreign Office a déclaré, mardi 26 janvier, qu'il avait déconseillé au gouvernement de Tony Blair une invasion de l'Irak, la jugeant contraire au droit international. "Je considérais que l'utilisation de la force contre l'Irak en mars 2003 était contraire au droit international", a déclaré Michael Wood dans une déclaration écrite adressée à la commission d'enquête britannique sur la guerre en Irak. La déclaration a de quoi surprendre, car l'homme était justement le principal conseiller juridique du Foreign Office à l'époque du début de l'intervention britannique.

"A mon avis, l'usage de la force n'avait pas été autorisé par le Conseil de sécurité, et n'avait pas d'autre base légale en droit international", a précisé sir Wood. Il a expliqué qu'il considérait que la résolution 1441 de l'ONU, adoptée en novembre 2002 et qui offrait à Saddam Hussein une dernière chance de se conformer à ses obligations concernant l'abandon des armes de destruction massive qu'il était accusé de détenir, ne représentait pas une base suffisante pour entrer en guerre contre l'Irak.

Elizabeth Wilmshurst, adjointe de M. Wood, qui avait démissionné de son poste avant l'invasion de l'Irak, doit s'exprimer devant la commission mardi après-midi. Le conseiller juridique numéro un du gouvernement à l'époque, le procureur général lord Peter Goldsmith, avait à l'époque exprimé des réserves avant de finalement donner son feu vert à l'opération militaire britannique, malgré l'absence d'une deuxième résolution de l'ONU plus explicite sur l'entrée en guerre. Il sera entendu par la commission d'enquête Chilcot mercredi.

L'ancien premier ministre Tony Blair doit quant à lui s'exprimer vendredi devant cette même commission, pour une audience très attendue à l'occasion de laquelle les opposants à la guerre en Irak ont prévu de manifester.


« La première victime d’une guerre, c’est la vérité » Déclaration du sénateur américain Hiram Johnson en 1917, lors de l’entrée en guerre des États-Unis.

Vous avez dit anti-américanisme ?

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#7 01-02-2010 17:59:58

rien
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Messages: 171

Re: Pour Tony Blair, l'invasion de l'Irak en 2003 était justifiée

Enquête
Tony Blair, le dernier croisé
LE MONDE | 01.02.10 | 14h54  •  Mis à jour le 01.02.10 | 17h06

Pour Tony Blair, cela ne fait pas l'ombre d'un doute. Saddam Hussein était "un monstre". Le dictateur irakien incarnait "le mal". Puisque la conjoncture internationale, tétanisée par les attaques d'Al-Qaida du 11 septembre 2001 le permettait, il fallait, même s'il n'avait rien à y voir, l'éliminer et renverser son régime pour imposer ensuite, à l'ensemble du Moyen-Orient, la "démocratisation générale" dont rêvaient les néoconservateurs américains, avec la sécurité d'Israël en tête.

Au fond, ni les six heures d'audition de Tony Blair, vendredi 29 janvier à Londres, ni les milliers de pages de témoignages noircies depuis novembre 2009 par la commission Chilcot chargée de faire la lumière sur les motivations et les conditions de l'entrée en guerre du Royaume-Uni en 2003, n'autorisent d'autre conclusion que celle-ci : pétri de religion, pratiquant austère tout récemment passé de l'anglicanisme au catholicisme, l'ancien premier ministre britannique est convaincu depuis toujours, "même si ce n'est plus à la mode de l'affirmer tout haut", écrivait-il en 1994, que le monde se divise entre "le bien et le mal", entre "le juste et l'injuste". La motivation fondamentale de l'invasion anglo-américaine amorcée le 20 mars 2003 est là.

Le reste, la manipulation de l'opinion, l'exagération délibérée du "danger continu et croissant" censément posé par le dictateur, la mise en avant d'une prétendue complicité entre lui et Oussama Ben Laden, la croyance "au-delà du doute" en un programme d'armes de destruction massive (ADM) qui s'avéra inexistant, la non-prise en compte des éléments contradictoires émis ici et là sur la réalité de la menace, voire la légalité de l'invasion, oui, tout le reste a découlé de cette certitude d'avoir raison contre tous. Et d'avoir fait "le bien" d'une humanité aveugle et sourde aux dangers.

Quand Tony Blair, sombre et tendu comme un ressort entre dans la petite salle silencieuse de la commission Chilcot le 29 janvier, "on dirait un fantôme", remarque Patrick Wintour, journaliste au Guardian. Costume sombre, cravate rouge, cheveux gris tirés vers l'arrière, teint hâlé, Tony Blair s'assoit face à des "juges" qui n'en sont pas. Quatre hommes et une femme. Deux sont hauts fonctionnaires à la retraite, un autre est ancien diplomate, deux sont des historiens spécialisés en politique intérieure. Zéro magistrat, zéro juriste, zéro militaire, zéro connaisseur de l'Irak.

Aucun n'y a jamais mis les pieds, plusieurs ont approuvé l'invasion, aucun n'a désapprouvé. Tous ont été choisis par le vieux frère rival de Tony Blair, l'actuel premier ministre Gordon Brown, qui sera lui-même entendu à la mi-février. Toute la presse locale dénonce la composition du panel depuis des mois et fustige "la mollesse et l'ignorance" de ses questionneurs.

Face à eux, l'homme qui a dirigé le pays pendant dix ans, avocat brillant, orateur hors pair et champion universel de la "com". Derrière, soixante personnes silencieuses, vingt membres des familles de soldats tués en Irak, deux dizaines de journalistes et des badauds passionnés venus assister au spectacle. Chacun se dit que "King Tony" va dévorer tout cru ces pauvres pairs fatigués.

Mais l'intéressé se montre courtois, patient, accepte, à la demande, d'interrompre les citations qu'il fait de lui-même. Le "leader" a perdu de sa superbe et de son charme, mais il reste un grand professionnel. En regardant les auditions de ses anciens ministres et conseillers à la BBC, il a compris qu'il ne fallait pas, une réponse précise pouvant entraîner une question gênante, se montrer trop pointu.

Plus de 52 % des Britanniques, selon un sondage, estiment aujourd'hui que l'ex- premier ministre a "délibérément menti" pour les emmener dans une guerre dont ils ne voulaient pas. Menti ? Pas plus qu'un général qui, estimant sa patrie en danger, ravive l'ardeur des troupes en leur racontant que l'ennemi a des cornes et mange les enfants.

"Saddam Hussein a causé la mort de 1 million de personnes dans la région en utilisant des armes de destruction massive pour défaire ses ennemis", rappelle donc M. Blair. Nul ne relève que l'allusion concerne la guerre que se sont livrée l'Iran et l'Irak dans les années 1980, une guerre désirée et soutenue par la Grande-Bretagne, la France, les Etats-Unis et l'Allemagne qui aida l'Irak, via ses industriels, à obtenir les gaz - "ADM", dans la terminologie du XXIe siècle - qui feront des dizaines de milliers de morts du côté de la partie attaquée, l'Iran khomeiniste.

"Il a fait tuer des dizaines de milliers de Kurdes et de chiites", dit encore l'orateur. Personne ne rappelle que les 60 000 chiites massacrés par l'armée du dictateur irakien s'étaient soulevés contre le régime, en 1991, à l'appel du président Bush senior. L'armée américaine, qui venait de libérer le Koweït et occupait alors l'extrême Sud irakien, avait ensuite autorisé Saddam Hussein à utiliser ses derniers hélicoptères pour mater la rébellion à coups de mitrailleuses. A l'époque, ni Washington, ni Londres, ni Paris ne voulaient renverser le régime, il n'y avait pas de solution de rechange.

En 2001, peu après la tragédie du 11-Septembre, George W. Bush, le fils, avait maladroitement évoqué la "croisade" qu'il fallait lancer de toute urgence contre "l'axe du Mal". Tony Blair, qui n'ignorait pas la connotation ultranégative de ce concept dans le monde judéo-arabe, ne l'a jamais fait. Son approche en noir et blanc des relations internationales, vaut bien, à ses yeux, cette autre école de pensée qu'on appelle la realpolitik et qui s'appuie, avant tout, sur la prise en compte des intérêts concrets d'une nation.

Le Royaume-Uni n'avait aucun intérêt national patent de choisir, parmi tant d'autres dictatures, d'attaquer précisément celle de Saddam Hussein. En 2003, le régime était à genoux, ses défenses et industries militaires étaient régulièrement bombardées par la Royal Air Force et l'US Air Force depuis 1998. Des dizaines d'inspecteurs des Nations unies fouillaient partout, à la recherche des fameuses ADM. Cadenassée depuis l'invasion du Koweït, par le régime de sanctions internationales le plus dur - et le plus meurtrier pour les civils - qui se soit jamais vu dans l'histoire des Nations unies, son économie était en lambeaux.

"Pour moi, a martelé Tony Blair devant la commission Chilcot, il continuait de représenter une menace. Non seulement pour ses voisins, mais pour le monde entier." Un jour, a-t-il ajouté, "si on l'avait laissé au pouvoir avec ses fils", il aurait "sans doute repris sa quête d'ADM". Pire, "il aurait pu" en fournir "aux fanatiques religieux" d'Al-Qaida. "Dans le monde d'aujourd'hui, il n'est plus possible de prendre ce genre de risques."

Dix fois, au cours de son audition, il l'a répété : "J'étais le chef du gouvernement, je croyais, et je crois toujours, qu'il était juste de renverser ce régime." Il croit aussi que "les dirigeants d'aujourd'hui" vont devoir "s'occuper" de l'Iran aussi tôt que possible. Tony Blair n'est plus aux affaires mais il sait toujours mieux. "L'habitude du triomphe amoindrit le doute", disait Balzac. Tony Blair a vécu pas mal de triomphes et ignore le doute. Brillamment élu en 1997, réélu deux fois par la suite, il voulait faire du Royaume-Uni, "le phare de l'univers". Il est à présent traité comme un paria. Un paria richissime, notez. En trente mois d'activité, depuis son départ de Downing Street, Tony Blair Associates, sa société, affiche un chiffre d'affaires supérieur à 20 millions d'euros.

Au pouvoir, "ce qui compte, c'est ce qui marche ", répétait-il. Il a traité les prémices de la guerre d'Irak avec la même méthode. Une fois la décision prise de traiter la question Saddam, et les historiens retiendront qu'elle le fut lors d'un dîner en tête-à-tête avec George W. Bush le 6 avril 2002 dans son ranch de Crawford au Texas, il ne restait plus qu'à la faire avaliser. Par les Nations unies si possible - mais la France et la Russie s'y opposèrent -, par l'opinion publique si cela se révélait nécessaire. Ce qui fut fait avec célérité.

"Ce qui compte, c'est ce qui marche." Comme son ami George W. Bush, de qui il est plus proche que d'un Bill Clinton, politicien brillant mais réputé cynique et époux volage, "King Tony" monnaye aujourd'hui sa gloire passée. A la tête de sa Fondation de la Foi et de Tony Blair Associates, il convoque désormais moins à l'esprit l'homme d'Etat que le télé-prêcheur version américaine ou égyptienne, fidèle à Dieu et dur en affaires.

Il prononce des conférences à 200 000 euros les 90 minutes. En échange de petites fortunes, il conseille les rois d'Arabie saoudite, du Koweït et d'Abou Dhabi. Il est en affaires avec des milliardaires d'Azerbaïdjan, de Chine et d'ailleurs. Il pratique le lobbying pour la banque JP Morgan et, bientôt, pour son ami Bernard Arnault. Il vient de s'offrir un hôtel particulier à Londres, il n'a rien contre l'idée de représenter le luxe de LVMH. Il est également l'émissaire du Quartet (Etats-Unis, Union européenne, Russie, Nations unies) au Proche-Orient.

Mais sur l'Irak, quand même, "avez-vous des regrets ?", lui demande un membre de la commission Chilcot. De 100 000 à 500 000 Irakiens, personne ne sait, ont été tués pendant et après l'invasion de 2003. De même, 4 500 GI américains et 179 soldats britanniques ont péri en Irak. Le pays le plus développé du monde arabe a été ramené au Moyen Age. Une guerre civile dont les cendres sont encore tièdes a provoqué une hécatombe sans précédent. L'insécurité règne. La corruption est partout, l'avenir, incertain.

Des regrets, des remords, des doutes ? "Non." Héraut et supplétif d'une invasion qui a coûté 7 milliards de livres au contribuable britannique, Tony Blair n'en a pas. Qui est sûr d'avoir sauvé le monde ne peut en avoir.

Patrice Claude
Article paru dans l'édition du 02.02.10

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#8 03-04-2010 01:02:17

kézako
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Re: Pour Tony Blair, l'invasion de l'Irak en 2003 était justifiée

Article en anglais...

http://www.dailymail.co.uk/news/article … -Corp.html


Blair's fight to keep his oil cash secret: Former PM's deals are revealed as his earnings since 2007 reach £20million

By Jason Groves
Last updated at 11:45 AM on 19th March 2010


Tony Blair waged an extraordinary two-year battle to keep secret a lucrative deal with a multinational oil giant which has extensive interests in Iraq.

The former Prime Minister tried to keep the public in the dark over his dealings with South Korean oil firm UI Energy Corporation.

Mr Blair - who has made at least £20million since leaving Downing Street in June 2007 - also went to great efforts to keep hidden a £1million deal advising the ruling royal family in Iraq's neighbour Kuwait.

In an unprecedented move, he persuaded the committee which vets the jobs of former ministers to keep details of both deals from the public for 20 months, claiming it was commercially sensitive. The deals emerged yesterday when the Advisory Committee on Business Appointments finally lost patience with Mr Blair and decided to ignore his objections and publish the details.

http://i.dailymail.co.uk/i/pix/2010/03/18/article-1259030-08C6E9F1000005DC-954_964x884.jpg

More...

    * MAIL COMMENT: Blair's secret deals demean us all

The full extent of his income is cloaked in secrecy because he has constructed a complex web of shadowy companies and partnerships which let him avoid publishing full accounts detailing all the money from his commercial ventures.

Read more: http://www.dailymail.co.uk/news/article … z0jzETo2vQ


Critics also point out that a large proportion of his earnings comes from patrons in America and the Middle East - a clear benefit from forging a close alliance with George Bush during his invasion of Iraq.

Last night Tory MP Douglas Carswell said of Mr Blair's links to UI Energy Corporation: 'This doesn't just look bad, it stinks.

'It seems that the former Prime Minister of the United Kingdom has been in the pay of a very big foreign oil corporation and we have been kept in the dark about it.

'Even now we do not know what he was paid or what the company got out of it. We need that information now.

'This is revolving door politics at its worst. It's not as if Mr Blair has even stepped back from politics, because he is still politically active in the Middle East.

'I'm afraid I have no confidence at all in the committee that vets these appointments. It's no good telling us these deals may be commercially sensitive - we are talking about the appointment of our former Prime Minister and the public interest, rather than any commercial interests, must come first.'

Liberal Democrat MP Norman Baker said: 'These revelations show that our former Prime Minister is for sale - he is driven by making as much money as possible.

'I think many people will find it deeply insensitive that he is apparently cashing in on his contacts from the Iraq war to make money for himself.'

The committee said yesterday that Mr Blair had taken a paid job advising a consortium of investors led by UI Energy in August 2008. The exact nature of the deal is unknown, but UI Energy is one of the biggest investors in Iraq's oil-rich Kurdistan region, which became semi-autonomous in the wake of the Iraq war.

Mr Blair's fee has not been disclosed but is likely to have run into hundreds of thousands of pounds.

The secrecy is particularly odd because UI Energy is fond of boasting of its foreign political advisers, who include the former Australian prime minister Bob Hawke and several prominent American politicians.

Mr Blair successfully persuaded the committee that the appointment was 'market sensitive' and could not be made public.

The committee agreed to suspend its normal practice and keep the deals secret for three months. Mr Blair then asked for a further extension.

When this ran out last year the committee repeatedly 'chased' Mr Blair about the issue without hearing anything. Eventually the committee's chairman, former Tory Cabinet minister Lord Lang, reviewed the papers and ordered the deal to be made public, along with a separate deal with Kuwait which had been kept secret at the request of the Kuwaiti government.

http://i.dailymail.co.uk/i/pix/2010/03/18/article-1259030-08C6EAF8000005DC-606_964x363.jpg

The decision to keep the deals secret will fuel concerns about the effectiveness of the committee, which has been repeatedly criticised for its failure to halt the revolving door between politics and industry.

The committee is supposed to ease public concerns about former public servants using their contacts for private gain.

Ministers have to have all jobs vetted within two years of leaving office. But the committee is packed with former politicians and Whitehall grandees and is thought never to have banned a former minister or senior civil servant from taking up a lucrative job in the private sector.

Earlier this month the Government quietly rejected calls for the committee to be beefed up with more figures from outside the world of politics.

Gordon Brown has so far refused to answer questions about whether Mr Blair's arrangements breach his responsibilities under the ministerial code.

A spokesman for Mr Blair said last night: 'Mr Blair gave a one-off piece of advice in respect of a project for UI Energy in August 2008.

'He sought, and received, approval from the Committee on Business Appointments before undertaking this project.

'It was UI Energy who requested of the committee that they delay public announcement, for reasons of market sensitivity.'

Read more: http://www.dailymail.co.uk/news/article … z0jzEoZtgM


« La première victime d’une guerre, c’est la vérité » Déclaration du sénateur américain Hiram Johnson en 1917, lors de l’entrée en guerre des États-Unis.

Vous avez dit anti-américanisme ?

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#9 07-09-2010 15:18:41

Riff Raff
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Re: Pour Tony Blair, l'invasion de l'Irak en 2003 était justifiée

AP a écrit:

Tony Blair annule une séance de dédicace à Londres par crainte de manifestations

   LONDRES (AP) — Après avoir été la cible de divers projectiles lancés par des manifestants pacifistes ce week-end à Dublin, Tony Blair a annulé lundi une apparition publique prévue à Londres pour promouvoir ses "Mémoires" en raison des inquiétudes liées à de possibles actions de protestation.

L'ex-Premier ministre britannique a précisé qu'il "ne souhaitait pas que le public soit dérangé par la pagaille inévitable causée par des protestataires" à l'occasion de sa venue mercredi à la librairie Waterstone dans le centre de Londres.

"Je sais que la police métropolitaine ferait comme toujours un superbe travail" face à d'éventuels fauteurs de troubles, "mais je ne souhaite pas imposer" à la police une "tension supplémentaire, simplement pour une séance de dédicace" d'un ouvrage, a déclaré Tony Blair dans un communiqué.

Samedi, des manifestants protestant contre sa décision d'engager le Royaume-Uni dans la guerre en Irak avaient jeté des chaussures et des oeufs dans sa direction à son arrivée dans une librairie de Dublin pour une séance de dédicace de "Mémoires" ("A Journey", en anglais), ouvrage dans lequel il défend sa politique pendant ses dix années de pouvoir.

Des manifestants pacifistes envisageaient de se rassembler devant la librairie à Londres, et Tony Blair a précisé qu'il s'inquiétait également de possibles troubles causés par le Parti national britannique, une formation d'extrême droite.

Le directeur général de Waterstone Dominic Meyers a précisé que l'annulation de la séance de dédicace était une source de "regret", observant que les "actions probables d'une minorité" empêchaient les clients de la librairie de pouvoir rencontrer l'ancien Premier ministre britannique. D'après Tony Blair, "A Journey" se "vend de façon fantastique". L'ouvrage pointe actuellement en tête de la liste britannique d'Amazon en Grande-Bretagne et fait partie des dix meilleurs ventes de sa liste aux Etats-Unis.

Le livre, pour lequel l'ex-leader travailliste a reçu une avance de quatre millions de livres sterling (4,7 millions d'euros), a déclenché des actions de protestation dans les rangs de ses opposants, en particulier au sujet de l'invasion de l'Irak en 2003. AP
http://tempsreel.nouvelobs.com/actualit … tions.html


« En politique, ce qui est cru devient plus important que ce qui est vrai. »
Charles-Maurice de Talleyrand (1754-1838)

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#10 06-04-2015 10:04:17

kézako
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Re: Pour Tony Blair, l'invasion de l'Irak en 2003 était justifiée

http://www.rtbf.be/info/monde/detail_la … id=8948986

La "Guerre contre le terrorisme" a produit un "crime contre l'humanité"

MONDE | Mis à jour le samedi 4 avril 2015

La "guerre contre le terrorisme" lancée par les Etats-Unis après les attentats du 11 septembre 2001 a causé en douze ans la mort d'au moins 1,3 million de personnes dans trois pays - Irak, Afghanistan et Pakistan -, révèlent trois organisations scientifiques dans un récent rapport.

http://ds2.ds.static.rtbf.be/article/image/250x161/8/2/f/8b2af68d35a02a82242f3a2d01b7d992-1428155827.jpg
La "Guerre contre le terrorisme" a produit un "crime contre l'humanité". Leurs instigateurs, le président Georges Bush et le vice-président Dick Cheney, ont ouvertement menti sur les raisons de l'invasion de l'Irak, qui a fait plus d'un million de morts. - TOM PENNINGTON - BELGAIMAGE

Ce rapport de 101 pages, intitulé "Body Count: Casualty Figures after 10 years of the 'War on Terror'", a été publié par les organisations Association internationale des médecins pour la prévention de la guerre nucléaire (IPPNW, prix Nobel de la paix en 1985), Physicians for Social Responsibility et Physicians for Global Survival. Il affirme, en se basant sur diverses sources, y compris gouvernementales, que ce bilan de 1,3 million de morts est "une estimation basse" et ne tient pas compte d'autres pays en conflit (Yémen, Somalie, Libye, Syrie).

Selon ses auteurs, c'est l'Irak, envahi en 2003 par les Etats-Unis sous le prétexte que le régime du dictateur Saddam Hussein détenait des "armes de destruction massive", qui a payé le plus lourd tribu à la guerre contre le terrorisme lancée par l'administration du président George W. Bush, avec environ un million de morts - contre 111 000 selon les médias américains. Suivent l'Afghanistan (220 000 morts) et le Pakistan (80 000, pour beaucoup victimes d'attaques de drones américains, dont des enfants).

Le chiffre de plus de 600 000 Irakiens morts de façon violente après l'intervention américano-britannique - soit 500 morts par jour après le début de l'opération "Iraqi Freedom" - avait déjà été cité en octobre 2006 par la célèbre revue médicale britannique 'The Lancet', qui avait souligné que ce chiffre équivalait à 2,5% de la population.

Dans leur rapport, les trois associations évoquent un "crime contre l'humanité proche du génocide". Un rapport que vous pouvez découvrir en intégralité ci dessous: [voir sur la page de rtbf info.be ]



« La première victime d’une guerre, c’est la vérité » Déclaration du sénateur américain Hiram Johnson en 1917, lors de l’entrée en guerre des États-Unis.

Vous avez dit anti-américanisme ?

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#11 16-09-2015 10:44:29

kézako
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Re: Pour Tony Blair, l'invasion de l'Irak en 2003 était justifiée

Tony Blair pourrait faire l'objet d'un procès pour crimes de guerre, selon Jeremy Corbyn.
J. Corbyn attendrait "la publication éventuelle du rapport Chilcot", qui concernerait aussi les "discutions entre Bush et Blair au sujet de la guerre en Iraq menée en 2003 ".

http://www.theguardian.com/uk-news/2015 … emy-corbyn

https://translate.google.fr/translate?s … edit-text=

Dernière modification par kézako (16-09-2015 10:59:33)


« La première victime d’une guerre, c’est la vérité » Déclaration du sénateur américain Hiram Johnson en 1917, lors de l’entrée en guerre des États-Unis.

Vous avez dit anti-américanisme ?

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#12 16-09-2015 11:33:42

kézako
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Re: Pour Tony Blair, l'invasion de l'Irak en 2003 était justifiée

http://www.liberation.fr/monde/2009/11/ … rak_595320

23 novembre 2009 ... Une commission d'enquête britannique débute ses auditions mardi pour faire la lumière sur l'engagement du Royaume-Uni dans la guerre en Irak. Tony Blair doit comparaître début 2010 et expliquer notamment pourquoi il a décidé de suivre George W. Bush dans cette offensive. ... La commission d'enquête sera présidée par un haut fonctionnaire de 70 ans, Sir John Chilcot, assisté de quatre autres personnes. Jusqu'en février, elle doit auditionner plusieurs dizaines de chefs militaires, diplomates, hauts fonctionnaires et responsables politiques.

Parmi les premiers témoins figureront d'anciens responsables du MI6 (services de renseignement extérieur), dont John Scarlett. C'est lui qui, entre 2001 et 2004, avait présidé le comité ayant supervisé le fameux «dossier» où le gouvernement de Tony Blair, alors Premier ministre, affirmait que l'Irak de Saddam Hussein disposait d'armes de destruction massive, une menace jamais avérée. ...

...:...

http://www.romandie.com/news/GB-Nouveau … 557346.rom

GB: Nouveau délai pour la publication du rapport d'enquête sur l'Irak

Londres - Le président de la commission d'enquête sur l'engagement controversé du Royaume-Uni dans la guerre en Irak, en 2003, s'est attiré les critiques de députés mercredi, en annonçant que ses conclusions attendues depuis cinq ans n'interviendraient qu'après les élections de mai.

Je ne vois aucune perspective réaliste de vous remettre ce rapport avant les élections nationales de mai 2015, écrit John Chilcot dans une lettre envoyée mardi au Premier ministre David Cameron.

Le président de la commission qui porte son nom évoque comme raison le droit de réponse accordé aux personnes mises en cause dans ce rapport.

Jusqu'à ce que nous ayons reçu et évalué les réponses de tous ceux qui ont eu l'opportunité de répondre, je ne peux pas donner une évaluation précise du temps dont nous aurons besoin pour terminer notre travail, a-t-il expliqué.

Dans sa réponse, le Premier ministre a indiqué qu'il aurait aimé que le rapport soit publié bien avant les prochaines élections mais dit respecter la décision de M. Chilcot en vertu de l'indépendance de sa commission.

Les services de Tony Blair, Premier ministre en 2003, se sont empressés d'assurer qu'il n'était en rien responsable de ce retard, comme peuvent parfois le suggérer certains. Au contraire, il le regrette, a souligné un porte-parole, fustigeant des spéculations fallacieuses et politiquement motivées.

Je ne pense pas que quelqu'un veille enterrer ce rapport, a estimé à cet égard M. Cameron.

La publication des conclusions de cette commission d'enquête a été maintes fois reportée et aurait initialement dû intervenir il y a cinq ans.

Si les conclusions ne sont pas publiées de façon urgente, il y a un réel danger que le public pense que le rapport est en train d'être rendu 'moins sexy' par des individus rejetant les critiques, que ce soit le cas ou non, a réagi le vice-Premier ministre Nick Clegg (libéral-démocrate), réclamant une date ferme de publication.

Plusieurs observateurs pointent qu'avec la proximité des élections législatives du 7 mai, ce rapport pourrait être gênant pour certains, notamment pour le parti travailliste qui était au pouvoir lors de l'intervention en Irak.

Un groupe de députés britanniques de tous bords, qui exige que le rapport soit rendu public avant les élections, a cependant obtenu la tenue d'un débat et d'un vote sur le sujet au Parlement britannique jeudi prochain.

Le retard de publication avait précédemment été causé par la question de la déclassification d'échanges confidentiels entre Tony Blair et George W. Bush, alors respectivement Premier ministre britannique et président des États-Unis. Cette question est maintenant réglée, a précisé M. Chilcot dans sa lettre.

La commission d'enquête sur l'Irak, qui a conduit ses dernières auditions publiques début 2011, s'est penchée à la fois sur le bien fondé et la légalité de la décision de Tony Blair d'engager l'armée britannique aux côtés des Américains lors de l'invasion de l'Irak le 20 mars 2003.

A la fin de la dernière année fiscale, en avril 2014, cette commission avait déjà coûté 9 millions de livres (11,75 millions d'euros) aux contribuables britanniques.

Environ 120.000 soldats de Sa Majesté ont servi en Irak pendant le conflit. 179 ont été tués. Les troupes de combat se sont retirées en juillet 2009, et l'armée britannique, en mai 2011, après huit ans de présence.


(©AFP / 21 janvier 2015 18h01)

http://www.grey-britain.net/news/le-rap … repoussee/

Le rapport Chilcot sur la guerre en Irak voit sa parution encore repoussée

27 août 2015    Nathanaël Uhl   

Alors que les plaies ouvertes par la participation britannique à la guerre en Irak sont loin d’être refermées, la commission Chilcot a annoncé un nouveau report de la parution de ses conclusions. Cette commission, nommée d’après son président Sir John Chilcot, a été mise en place en 2009, sous le gouvernement travailliste de Gordon Brown. Elle doit établir les responsabilités dans la participation de la Grande-Bretagne à la guerre en Irak, de mi 2001 à juillet 2009. Le gouvernement alors dirigé par Tony Blair a suivi l’intervention de son allié américain sur la fois de documents, dont chacun sait qu’ils étaient faux, faisant état de la présence d’armes de destruction massive.

A plusieurs reprises, la commission d’enquête a reporté la publication de ses conclusions. Sir Chilcot a confirmé, cette semaine, qu’il ne fallait pas attendre de rapport avant 2016. Il a expliqué, pour justifier ce nouveau délai, que le gouvernement et l’administration centrale du Royaume-Uni tardent à déclassifier les documents nécessaires à établir la vérité quant aux raisons de l’implication du pays dans un conflit qui demeure encore une vraie blessure au sein de l’opinion publique. Précédemment, Sir Chilcot avait également fait part de « pressions politiques » sur les membres de la commission, dont certains ont alors menacé de démissionner.

Les associations des familles de militaires commencent à faire connaître leur mécontentement quant à ses retards. Le ministre des Affaires étrangères, Philip Hammond, en a également rajouté : « Nous sommes frustrés comme tout le monde par les retards de la publication du rapport Chilcot mais cette commission est et doit rester une commission indépendante ».

https://olivierdemeulenaere.wordpress.c … erritoire/

[Daech, suite] Depuis les frappes américaines l’Etat Islamique a multiplié par trois son territoire

Publié le 19 janvier 2015

Ceux qui s’intéressent au sujet savent que les frappes de l’OTAN visent non pas l’Etat islamique mais les infrastructures du régime syrien. Pour tenter de faire tomber Assad… OD

https://olivierdemeulenaere.files.wordpress.com/2015/01/letat-islamique-a-multiplic3a9-par-trois-son-territoire.jpg?w=640

« Le Washington’s blog reproduit ces cartes publiées dans le Wall Street Journal (réservé aux souscripteurs) qui montrent que l’Etat Islamique en Irak et au Levant (EIIL ou Daesh) a multiplié par trois son emprise territoriale en Syrie depuis le déclenchement de frappes aériennes par les Etats Unis et certains de leurs alliés dans la région.

http://www.washingtonsblog.com/2015/01/ … rikes.html

Il y a là un mystère que nos journalistes s’empresseront sans doute de nous expliquer ou… pas ». ...

http://www.sudouest.fr/2015/09/08/syrie … 1-4803.php

Syrie : le Royaume-Uni a déjà bombardé Daesh

Publié le 08/09/2015

Le Premier ministre David Cameron a révélé avoir mené une action ciblée contre un jihadiste de Daesh accusé de préparer des attentats en Europe


http://images.sudouest.fr/images/2015/09/08/lundi-le-premier-ministre-david-cameron-a-revele-qu-il_3155885_800x400.jpg?v=1
Lundi, le Premier ministre David Cameron a révélé qu'il avait mené une action ciblée contre un jihadiste de Daesh en Syrie
© AFP JOSE MANUEL RIBEIRO

... Pour l'ONG Amnesty International, la Grande-Bretagne a rejoint les Etats-Unis dans la pratique des "exécutions sommaires depuis les airs". "Si nous laissons cela devenir la norme, nous pourrions voir des pays du monde entier exécuter depuis les airs ceux qu'ils perçoivent comme leurs ennemis, sur la base du secret, d'éléments impossibles à contester", a déclaré la directrice de l'organisation Kate Allen. ...

http://www.lemonde.fr/proche-orient/art … _3218.html

Hollande juge « nécessaires » les frappes françaises contre l’EI en Syrie

Le Monde | 14.09.2015
Les premiers vols ont été effectués mardi 8 septembre par deux avions Rafale équipés d’appareils photo et vidéo, accompagnés d’un avion C-135 ravitailleur, selon le ministre des affaires étrangères, Laurent Fabius.

Lire aussi : Des avions Rafale français ont effectué un premier vol de reconnaissance en Syrie

Ils ont eu lieu le lendemain des annonces de François Hollande lors de sa sixième conférence de presse. « Ces vols permettront d’envisager des frappes contre Daech [l’EI], en préservant notre autonomie d’action et de décision », avait déclaré le président. « La France face au terrorisme a toujours pris ses responsabilités. Et c’est depuis la Syrie, nous en avons la preuve, que sont organisées des attaques contre plusieurs pays, et notamment le nôtre », avait-il ajouté.

En savoir plus sur http://www.lemonde.fr/proche-orient/art … sj7qccK.99

Dernière modification par kézako (16-09-2015 11:46:29)


« La première victime d’une guerre, c’est la vérité » Déclaration du sénateur américain Hiram Johnson en 1917, lors de l’entrée en guerre des États-Unis.

Vous avez dit anti-américanisme ?

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#13 25-10-2015 12:11:20

Larez
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Re: Pour Tony Blair, l'invasion de l'Irak en 2003 était justifiée

https://fr.news.yahoo.com/tony-blair-pr … 02013.html

Tony Blair présente ses excuses concernant l’invasion de l’Irak en 2003
Dans une interview accordée à la CNN, l’ancien premier ministre anglais Tony Blair présente ses excuses concernant l’intervention en Irak, menée conjointement par les Etats-Unis et le Royaume-Uni, en 2003.

Mea culpa pour Tony Blair. L’ancien Premier ministre anglais, dans une interview accordée à la chaîne CNN sur le point d’être diffusée aujourd’hui, reconnaît "des erreurs" au sujet de l’invasion de l’Irak menée en 2003 par les Etats-Unis, avec le soutien de l’Angleterre et de son gouvernement, dont il était alors le chef.

"Le renseignement était faux"

Mais l’homme ne s’arrête pas là puisqu’il va jusqu’à s’excuser, reconnaissant que les informations dont disposaient les Etats-Unis pour justifier une intervention – à savoir notamment la présence d’armes de destruction massive en Irak – n’était pas avérées : "Je m’excuse pour le fait que le renseignement était faux" dit-il, avant d’ajouter : "Je m’excuse aussi pour certaines erreurs de planification et, bien sûr, pour notre erreur d’appréciation de ce qu’il se passerait une fois que l’on aurait fait tomber le régime". Un aveu en référence au régime dictatorial de Saddam Hussein et à la percée de Daesh aujourd’hui sur le territoire irakien. "Mais je trouve qu’il est difficile de s’excuser pour avoir renversé Saddam", ajoute-t-il toutefois.

Des "éléments de vérité"

Devant les caméras de CNN, Tony Blair continue sur sa lancée et admet que des "éléments de vérité" se trouvent dans le discours de celles et ceux qui pensent que l’intervention en Irak de 2003 a joué un rôle prépondérant dans l’essor de Daesh aujourd'hui : "Bien entendu, on en peut pas dire que ceux d’entre nous qui ont fait tomber Saddam en 2003 n’ont aucune responsabilité dans la situation de 2015", affirme-t-il.

Un coup de com’ ?

Si le discours dépourvu de langue de bois de l’ancien homme fort du gouvernement britannique peut séduire, il ne fait pas l’unanimité. Nicola Sturgeon, en sa qualité de Première ministre écossaise, dénonce ce qu’elle qualifie d’une "opération de communication". Une opinion que rejoint le quotidien The Telegraph.

"L'opération de communication de Blair commence alors que le pays attend toujours la vérité. Le report de la publication du rapport Chilcot est une honte", martèle Nicola Sturgeon sur Twitter. Pour cette dernière, Tony Blair n’a pour ambition que d’assurer ses arrières alors que la publication des conclusions de la commission d’enquête indépendante sur la participation, sujette à controverse, du Royaume-Uni dans l’invasion de l’Irak et de ses mécanismes, ne devrait enfin plus tarder à voir le jour.

Un rapport qui se fait attendre

Ce fameux rapport, connu sous le nom de rapport Chilcot, a été repoussé à plusieurs reprises. Aux dernières nouvelles, le document est attendu pour 2016. En août dernier, Sir John Chilcot, à la tête de la commission en charge de la rédaction du dossier, avait expliqué que ce nouveau délai était à mettre sur le compte de la réticence du gourvernement à déclassifier certains documents clés pour établir une conclusion définitive sur l'implication du Royaume-Uni dans le conflit. Des "pressions politiques" seraient aussi en cause.

Depuis 2003 et l’intervention des Etats-Unis et de ses alliés, l’Irak s’embourbe dans une guerre civile qui n’a fait que faciliter la percée de Daesh. Le groupe terroriste est aujourd’hui à la tête d’un important territoire à cheval entre l’Irak et la Syrie.

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#14 25-10-2015 19:38:08

kézako
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Re: Pour Tony Blair, l'invasion de l'Irak en 2003 était justifiée

Il s'agit évidemment de coups de coms à des fins de vaines tentatives d'enfumage, considérant alors la gravité de ce qui vient d'être très récemment révélé sur le Dailymail, des "excuses" ne changeront rien :

http://www.dailymail.co.uk/news/article … arted.html

Smoking gun emails reveal Blair's 'deal in blood' with George Bush over Iraq war was forged a YEAR before the invasion had even started

    • Leaked White House memo shows former Prime Minister's support for war at summit with U.S. President in 2002
    • Bombshell document shows Blair preparing to act as spin doctor for Bush, who was told 'the UK will follow our lead'
    • Publicly, Blair still claimed to be looking for diplomatic solution - in direct contrast to email revelations
    • New light was shed on Bush-Blair relations by material disclosed by Hillary Clinton at the order of the U.S. courts


By Glen Owen and William Lowther In Washington For The Mail On Sunday

Published: 21:00 GMT, 17 October 2015 | Updated: 06:15 GMT, 18 October 2015 ...

L'article complet en anglais, dont la traduction ainsi que l'analyse sembleraient pour le moins très importantes :

http://www.dailymail.co.uk/news/article … arted.html

Autre récent article des mêmes auteurs que le précédent :

http://www.dailymail.co.uk/news/article … -over.html

Secret US memo for Congress seen by Mail On Sunday says Britain's 'special relationship' with America is over

Dernière modification par kézako (25-10-2015 20:41:59)


« La première victime d’une guerre, c’est la vérité » Déclaration du sénateur américain Hiram Johnson en 1917, lors de l’entrée en guerre des États-Unis.

Vous avez dit anti-américanisme ?

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#15 25-10-2015 21:30:28

Larez
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Re: Pour Tony Blair, l'invasion de l'Irak en 2003 était justifiée

Bien sûr kézako que ce n'est que de la com.

Quand Tony Blair dit "Je m’excuse pour le fait que le renseignement était faux", il oublie évidemment de préciser qu'il a participé à l'élaboration de ces faux renseignements !
Il faudrait donc qu'on l'excuse d'avoir sciemment menti à l'aide de renseignements fabriqués intentionnellement et d'avoir sur la conscience des centaines de milliers de morts civils, sans compter les conséquences encore désastreuses aujourd'hui (et demain) de ses mensonges criminels.
Ce n'est pas d'excuses dont on a besoin mais d'une comparution de ce criminel devant un tribunal international pour que justice se fasse. Lui et quelques autres...

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#16 25-10-2015 22:18:38

belade
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Re: Pour Tony Blair, l'invasion de l'Irak en 2003 était justifiée

bush et blair sont des pantins, des marionnettes...
cela ne sert à rien de s'exciter, ils n'ont fait que ce qu'on leur a dit de faire à l'époque.
le pouvoir se situe à un autre niveau...

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#17 25-10-2015 23:28:03

Larez
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Re: Pour Tony Blair, l'invasion de l'Irak en 2003 était justifiée

belade a écrit:

ils n'ont fait que ce qu'on leur a dit de faire à l'époque.

Qui "on" ?

le pouvoir se situe à un autre niveau...

Où ?

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#18 26-10-2015 13:44:22

belade
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Re: Pour Tony Blair, l'invasion de l'Irak en 2003 était justifiée

"on" c'est un "complot" de plusieurs participants:
banquiers internationnaux + média concentrés + CIA + MI6 + MOSSAD + complexe militaro industriel mondialisé + sionistes

"ou" ?
bilderberg, cfr, trilaterale, otan, dans des espaces privés et à travers des lobbies pilotant les personnages politiques qui sont complètement achetés par l'argent.

renseignez vous sur tout ça, ce sont ces acteurs qui créent les crises, les guerres mondiales etc etc etc

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#19 26-10-2015 13:56:36

Larez
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Re: Pour Tony Blair, l'invasion de l'Irak en 2003 était justifiée

Et sinon, il y a des preuves que tout ce beau monde est directement impliqué dans le 11/9 ?
On a les preuves à ce jour permettant d'invalider la thèse officielle des attentats du 11/9, le reste est de l'ordre de la théorie, fusse t-elle plaisante pour les "affreux complotistes" et "ennemis de la démocratie (dixit L. Joffrin)" que nous sommes !

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#20 26-10-2015 14:02:58

kézako
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Re: Pour Tony Blair, l'invasion de l'Irak en 2003 était justifiée

belade,

En tous les cas ici il est uniquement question de " Tony Blair qui justifiait de l'invasion de l'Irak en 2003 ".

Ainsi, si vous voulez réellement endosser le rôle de l'avocat de Tony Blair sur ce topic, merci alors de le faire de façon claire, c'est-à-dire encore, sans absolument aucun baratin, folklore ou commentaire inutile.

Larez a écrit:

Bien sûr kézako que ce n'est que de la com.

Quand Tony Blair dit "Je m’excuse pour le fait que le renseignement était faux", il oublie évidemment de préciser qu'il a participé à l'élaboration de ces faux renseignements !
Il faudrait donc qu'on l'excuse d'avoir sciemment menti à l'aide de renseignements fabriqués intentionnellement et d'avoir sur la conscience des centaines de milliers de morts civils, sans compter les conséquences encore désastreuses aujourd'hui (et demain) de ses mensonges criminels.
Ce n'est pas d'excuses dont on a besoin mais d'une comparution de ce criminel devant un tribunal international pour que justice se fasse. Lui et quelques autres...

Je suis entièrement d'accord et les "menaces" de justice, accompagnées à présent de révélations de premier ordre, sont pour le moins très réjouissantes, car elles représentent un magistral revers pour T. Blair et bien entendu, "quelques autres" aussi !

Dernière modification par kézako (26-10-2015 14:18:40)


« La première victime d’une guerre, c’est la vérité » Déclaration du sénateur américain Hiram Johnson en 1917, lors de l’entrée en guerre des États-Unis.

Vous avez dit anti-américanisme ?

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#21 26-10-2015 21:29:41

Larez
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Re: Pour Tony Blair, l'invasion de l'Irak en 2003 était justifiée

Encore une couche ici : http://www.elwatan.com/international/le … 04_112.php

Le mea-culpa tardif de Tony Blair

L’invasion de l’Irak en 2003 devait permettre aux Etats-Unis et à leurs alliés de diversifier leurs sources d’approvisionnement en pétrole et d’encercler l’Iran et la Syrie.


L’ancien Premier ministre travailliste, Tony Blair, est visiblement rongé par le remords à l’idée d’avoir activement contribué à plonger l’Irak et la Syrie dans un indescriptible chaos. Dans une interview accordée à la chaîne de télévision américaine CNN, il a réitéré hier des excuses partielles pour la guerre en Irak, tout en reconnaissant une certaine responsabilité dans la montée de l’organisation de l’Etat islamique. «Je peux dire que je présente des excuses pour le fait que les informations données par les services secrets étaient fausses», a déclaré Tony Blair à CNN, selon le site internet de la chaîne qui a rapporté l’information.

«Je m’excuse aussi pour certaines erreurs dans la planification et nos erreurs dans notre compréhension de ce qui se passerait une fois le régime (irakien) tombé», a-t-il ajouté, reconnaissant des «éléments de vérité» dans l’idée que l’invasion de l’Irak en 2003 est la principale cause de la montée de Daech. «Bien sûr, il n’est pas possible de dire que ceux qui ont déposé Saddam en 2003 ne portent aucune responsabilité dans la situation en 2015», a reconnu le Premier ministre britannique, tout en soulignant également l’impact du Printemps arabe et le fait que l’EI a démarré depuis la Syrie et non l’Irak.

Ces déclarations interviennent alors que la commission Chilcot, qui enquête sur l’engagement controversé du Royaume-Uni dans cette guerre, doit annoncer d’ici début novembre un calendrier de publication. Mise en place en 2009 par le Premier ministre travailliste de l’époque, Gordon Brown, cette commission n’a toujours pas rendu ses conclusions alors qu’elle était initialement censée les produire dans un délai d’un an.

Le Royaume-Uni s’est engagé dans l’invasion, puis la guerre en Irak en 2003 sous le gouvernement travailliste de Tony Blair.
Cette décision a été très impopulaire à l’époque et l’ex-Premier ministre est accusé d’avoir trompé la population sur la présence jamais avérée d’armes de destruction massive en Irak. L’engagement britannique était destiné à soutenir «l’allié américain» dans son entreprise guerrière. On se rappelle que suite aux attentats du 11 Septembre 2001 contre le World Trade Center de New York, le gouvernement néo-conservateur de George Walker Bush avait saisi l’occasion pour lancer une grande vague de réaction mondiale.

L’offensive des néoconservateurs

Au nom de la «lutte contre le terrorisme» et de la «défense de la liberté et de la démocratie de marché», les Etats-Unis ont entrepris de renforcer leur domination un peu partout dans le monde. L’entreprise a commencé par l’invasion de l’Irak en 2003. Le gouvernement Bush prétendait que ses services secrets savaient que l’Irak mettait au point des «armes de destruction massive» menaçant l’Occident. Le régime dictatorial de Saddam Hussein est dénoncé comme «criminel», alors même qu’il était l’allié des Etats-Unis dans les années 1980... Malgré la faiblesse des prétextes officiels, l’impossibilité de trouver des armes de destruction massive, malgré aussi que l’Irak ait accepté que des experts de l’ONU viennent contrôler sur son sol... les Etats-Unis sont déterminés à envahir le pays.

L’administration Bush fixe alors un ultimatum qu’elle sait impossible à réaliser : Saddam a jusqu’au 19 mars pour quitter le pays. Le 20 mars 2003, la guerre est formellement déclarée par les Etats-Unis, et les bombardements commencent immédiatement ainsi que le débarquement des troupes terrestres. On parle de «frappes chirurgicales», censées frapper des cibles militaires stratégiques, mais des civils meurent tous les jours. Les Etats-Unis crient victoire le 1er mai 2003 et Saddam Hussein est arrêté le 13 décembre, tandis qu’un gouvernement fantoche est mis en place.

Des guérillas et des attentats vont cependant frapper en permanence les troupes états-uniennes, bien plus perçues comme des troupes d’occupation que comme des forces de libération. Cette situation a perduré jusqu’au départ des troupes américaines en 2011. Avant même l’invasion, les grandes firmes américaines s’étaient entendues pour se découper de juteux profits dans cette guerre. Non seulement pour les retombées futures, mais aussi via d’innombrables marchés publics. 40% de la dépense de l’Etat fédéral seraient revenus à des contractants privés. Mais le pétrole est sans doute la première des motivations, l’invasion de l’Irak devant permettre aux Etats-Unis et à leurs alliés de diversifier leurs sources d’approvisionnement en brut.

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#22 27-10-2015 15:50:06

Mariflo
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Re: Pour Tony Blair, l'invasion de l'Irak en 2003 était justifiée

Tony Blair a déclaré:

Je peux dire que je présente des excuses pour le fait que les informations données par les services secrets étaient fausses

Il veut peut-être essayer de nous faire croire qu'en tant que 1er ministre de l'époque, il n'était pas au courant de la tromperie des services secrets ! Quant aux conséquences de l'intervention en Irak, les Français les avaient bien estimées et c'est la raison pour laquelle nous avons refusé de renverser Saddam.
Que justice internationale soit faite !


A mon tour je fus effondré à la suite de ces révélations explosives !

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#23 27-10-2015 21:46:55

nanard
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Re: Pour Tony Blair, l'invasion de l'Irak en 2003 était justifiée

Ça, mon ami, c'est malheureusement beaucoup moins sur et c'est bien dommage ! Et ne parlons pas des zones d'ombres que laissent ses excuses sur ces arrangement avec le grand Satan !

Quant à nous faire croire qu'il n'était pas au courant sinon l'instigateur des "mensonges" des services secrets, il nous prend peut-être pour des demeurés...

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#24 30-10-2015 17:26:58

Analis
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Re: Pour Tony Blair, l'invasion de l'Irak en 2003 était justifiée

kézako a écrit:

Larez a écrit:

Bien sûr kézako que ce n'est que de la com.

Quand Tony Blair dit "Je m’excuse pour le fait que le renseignement était faux", il oublie évidemment de préciser qu'il a participé à l'élaboration de ces faux renseignements !
Il faudrait donc qu'on l'excuse d'avoir sciemment menti à l'aide de renseignements fabriqués intentionnellement et d'avoir sur la conscience des centaines de milliers de morts civils, sans compter les conséquences encore désastreuses aujourd'hui (et demain) de ses mensonges criminels.
Ce n'est pas d'excuses dont on a besoin mais d'une comparution de ce criminel devant un tribunal international pour que justice se fasse. Lui et quelques autres...

Je suis entièrement d'accord et les "menaces" de justice, accompagnées à présent de révélations de premier ordre, sont pour le moins très réjouissantes, car elles représentent un magistral revers pour T. Blair et bien entendu, "quelques autres" aussi !

Je ne suis pas au courant que Tony Blair soit en ce moment menacé par la justice. Seule la Cour Pénale Internationale pourrait le jueger, moins d'ailleurs pour la guerre d'agression (infraction qui n'est pas retenue par les statuts de la CPI) que pour les nombreux crimes commis par les forces d'occupation, britanniques bien sûr, et aussi états-uniennes, dans la mesure où il avait apporté son aide à ces dernières. Le problème est que la CPI n'a jusqu'à présent poursuivi que des opposants à la politique occidentale, et a systématiquement ignoré les appels à juger les dirigeants occidentaux ou leurs alliés, en dépit de très lourdes accusations pour leurs agissements dans de nombreux pays.

    Toutefois, cela pourrait commencer à changer. Ainsi, le Cour fait mine de s'intéresser aux actes de l'ancien président géorgien Mikhaïl Saakachvili (actuellement préfet ukrainien d'Odessa!), pour les bombardements massifs sur Tskhinvali lors de la crise d'août 2008 :

http://fr.sputniknews.com/international … 32228.html

Le conflit osséto-géorgien à la lumière de la justice internationale
© Flickr/ Alkan Boudewijn de Beaumont Chaglar
International
20:32 09.10.2015(mis à jour 21:33 09.10.2015) URL courte

L'ex-président géorgien Mikhaïl Saakachvili risque de comparaître devant la Cour pénale internationale de La Haye.

Le procureur de la Cour pénale internationale (CPI), Mme Fatou Bensouda (Gambie), a demandé à la présidence de la cour l'autorisation d'ouvrir une enquête sur le conflit armé survenu en août 2008 en Ossétie du Sud.

Après avoir étudié les documents fournis par la Russie et la Géorgie, la magistrate a conclu que des crimes de guerre avaient été commis lors des hostilités. L'enquête pourra porter sur l'ex-président géorgien Mikhaïl Saakachvili qui exerce actuellement les fonctions de gouverneur d'Odessa, en Ukraine. Ces crimes lui sont reprochés par les autorités russes et géorgiennes.

La CPI se penche sur la situation dans la zone du conflit osséto-géorgien depuis la fin des hostilités le 12 août 2008. La cour de La Haye a annoncé hier dans un communiqué qu'après avoir examiné les documents disponibles, Mme Fatou Bensouda a "conclu qu'il y avait une base raisonnable de croire que des crimes relevant de la compétence de la cour ont été commis en Géorgie dans le cadre du conflit armé d'août 2008".

Dans ce contexte, le procureur a demandé à la Chambre préliminaire composée des juges Joyce Aluoch (Kenya), Cuno Tarfusser (Italie) et Péter Kovács (Hongrie) l'autorisation d'ouvrir une enquête sur les crimes de guerre en vertu de l'article 15 du Statut de Rome.

Afin de décider s'il faut ouvrir cette enquête ou non, les juges vont étudier les "pièces justificatives" soumises à leur attention par le procureur Fatou Bensouda.

La Russie a saisi la Cour pénale internationale suite aux bombardements de l'Ossétie du Sud. Ces bombardements ont fait des victimes parmi les soldats de la paix russes et les habitants civils de Tskhinvali (capitale sud-ossète) qui avaient également des passeports russes. Moscou a qualifié de "génocide" les actions des militaires géorgiens et des autorités de Tbilissi qui avaient ordonné d'attaquer l'Ossétie du Sud. Les preuves réunies par les enquêteurs russes ont été communiquées à la CPI.

Après la démission de Mikhaïl Saakachvili, le parquet général géorgien a engagé plusieurs procédures pénales contre l'ex-président, y compris pour abus de pouvoir et détournement de fonds publics. Pire, l'ancien premier ministre géorgien Bidzina Ivanichvili l'a accusé d'être l'instigateur du conflit armé en Ossétie du Sud. Tbilissi a demandé à Kiev d'extrader M. Saakachvili, mais les autorités ukrainiennes ont refusé de le faire.

Tout espoir de voir Blair comparaître à La Haye n'est donc pas complètement inutile.

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#25 31-10-2015 09:59:03

belade
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Re: Pour Tony Blair, l'invasion de l'Irak en 2003 était justifiée

Analis a écrit:

Tout espoir de voir Blair comparaître à La Haye n'est donc pas complètement inutile.

cette analyse m'a fait sourire. je ne pense pas que blair soit jamais inquiete.

Larez a écrit:

Et sinon, il y a des preuves que tout ce beau monde est directement impliqué dans le 11/9 ?

il y a des faisceaux de preuves.
- pour les banquiers il existe le témoignage de Aaron Russo qui avait été invité a rejoindre le CFR (concil for foreign relations) qui dit que les Rockefeller savaient ce qui allait se passer et l'avaient prévenu plusieurs mois à l'avance qu'un évenement majeur allait arriver et qu'on irait chercher des hommes dans des cavernes, que tout serait bien entendu faux. cet homme integre a denonce publiquement ces agissements et ces complots organises par le monde bancaire international, il est mort d'un cancer quelques mois apres. les rockefeller ont une tres grande puissance aux usa, leur fortune est associée au pétrole. ils ont entre autre initie le think tank bilderberg qui est la reunion des elites les plus puissantes du globe.
- pour la cia et le fbi, on sait tous ici qu'ils ont couvert au minimum les attentats en ne réalisant aucune enquete et donc sont au minimum partenaires des perpetrateurs. la cia est dans le LIHOP, le laisser faire. ils ont couvert les operations apres coup.
- des agents du mossad presents a new york ont ete relachés tres rapidment apres etre avoir été interceptes par la police (il y a les danseurs israeliens entre autres). certains pensant aussi que le proprietaire des tours avait des liens etroits avec israel et le mossad.
- le pnac regroupe aussi des personnes très puissantes ayant souvent la double nationalite israelo-americaine. ils avaient parle d'un besoin d'un "evenement catalyseur tel un nouveau pearl harbor" un an avant les attentats de new york.

pourquoi l'irak ?
- pour le pétrole
- parce que c'est un point d'entree au moyen orient, un general US avait lance l'alerte sur le "programme" post-11/9 et les pays a envahir il s'agissait en fait d'un remodelage complet du moyen orient. c'est exactement ce qu'il s'est passe et continue de se passer !
- c'est bon pour israel que tous les pays a proximite soient affaiblis ou aneantis. cela permettra de continuer de realiser des massacres sur les palestiniens.

pourquoi blair s'est embarqué la dedans:
- la grande bretagne a toujours été un allié des usa (et d'israel), c'est l'annexe des usa en europe d'ailleurs.
- rotschild (city) possede une tres tres grosse partie de la federal reserve americaine. il y a des liens historiques aussi entre la grande bretagne et la creation de l'etat d'israel.

pourquoi chirac ne s'est pas embarqué dans le projet:
- la france n'etait pas dans l'otan a ce moment la, elle s'est soumise aux usa plus tard sous sarkosy mais aucun doute que si sarkosy (dit - l'americain) avait ete au pouvoir a ce moment la, la france aurait rejoint les rangs. aujourd'hui elle participe activement à destabiliser la syrie. hollande n'a pas décidé ca tout seul, il suit un mouvement qui le depasse comme blair suivait ce qu'on lui disait de faire à l'epoque de l'irak. les decisions geo-politiques etant prises à un autre niveau de pouvoir. les hommes politiques sont des marionnettes ou des fusibles, la vraie politique se realise sur une echelle plus lente, sur des decenies.

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#26 31-10-2015 10:55:10

Larez
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Re: Pour Tony Blair, l'invasion de l'Irak en 2003 était justifiée

belade a écrit:

il y a des faisceaux de preuves.

Je dirais plutôt un faisceau de présomptions. Ce ne sont pas des preuves.

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#27 31-10-2015 11:20:30

nanard
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Re: Pour Tony Blair, l'invasion de l'Irak en 2003 était justifiée

Quelques points de désaccord Belade.

La France a TOUJOURS fait partie de l'OTAN contrairement à ce que tu déclares.
La seule chose, mais très importante, que Charles de Gaulle avait faite était de faire sortir la France du commandement intégré de l'organisation, en clair d'être le larbin des décisions militaires prises à Washington en toutes occasions, y compris lorsque c'est contraire à l'intérêt national.

Il serait souhaitable, d'autre part, que tu entres vraiment dans le détail de tes assertions. "Blair suivait ce qu'ON lui disait de faire". Outre la blague facile, On est un con, j'aimerais que tu nous détailles un peu ce point. Tu sembles, par cette déclaration en faire des espèces d'irresponsables soumis à je ne sais qui.

En fait, selon toi, responsable mais pas coupables ? Assez commode, mais à mon avis un peu loin de la réalité.

A te lire sur cette question cool

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#28 31-10-2015 11:48:52

belade
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Messages: 57

Re: Pour Tony Blair, l'invasion de l'Irak en 2003 était justifiée

bonjour nanard,

merci pour la precision tu as raison sur cette histoire de commandement intégré de l'otan, c'était ce dont je voulais parler (integration de nos militaires en operations).

pour blair, on va etre vite hors sujet je le crains mais bon...
si on fait un comparatif avec la france, tu pesnes serieusement que hollande par exemple decide de sa politique economique et guerriere ? lui qui apres avoir parle de finance sans visage qui etait son ennemi a installe un representant de la banque rot$child a l'economie du pays !
et qu'obama avait les mains libres en arrivant au pouvoir (il a renouvelé le patriot act et continué sur la lancée de bush, a meme fait pire avec les meurtres par drones etc...). les qualites d'obama sont de savoir faire le pitre et avoir de l'esprit (il "passe" bien) pour le reste c'est un guignol qui meme arme des meilleures intentions n'a aucune marge de manoeuvre tant les lobbies politiques tel que le cfr sont puissants.

je ne pourrai pas te donner de preuves, je n'ai pas de camera allant dans les coulisses. tout ca est une synthese de nombreuses lectures et temoignages divers sur le pouvoir. mais toutes ces reunions dans l'ombre impliquant des elus et toujours des banquiers sont a surveiller de pres et sont plus importants que la politique spectacle. meme si bush ou blair etaient condamnes et emprisonnes cela ne changerait rien, ca calmerait les foules mais cela serait un leurre. le pouvoir est ailleurs. se focaliser sur bush/blair c'est regarder le doigt et non la lune.

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#29 31-10-2015 12:43:54

nanard
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Messages: 1304

Re: Pour Tony Blair, l'invasion de l'Irak en 2003 était justifiée

Bonjour Belade,

Ton erreur vient, je pense, que tu confondes promesses électorales (Pasqua en disait qu'elles n'engageaient que celui qui y croyait !) et réalité du pouvoir.

Blair, Obama, Hollande et les autres SAVENT qu'ils mentent dans leurs discours électoraux. Ils ne font que dire ce qu'attendent les ploucs venus écouter le leader, pour qu'ils votent pour lui. Au niveau France, pourquoi parle-t-on d'état de grâce après l'élection et de la fin du même quelques mois plus tard ?

Cette fin correspond exactement au moment où le candidat élu commence à faire le contraire de ses promesses, lorsque les électeurs s'aperçoivent, enfin ceux qui été assez nuls pour y croire, qu'une fois de plus ils se sont fait pigeonner.
Les chefs d'état ne sont pas manipulés, ce sont eux qui manipulent l'opinion qui ne demande que ça !

En connais-tu au moins un qui sorte réellement de la catégorie des Français dits moyens ? Moi, non et ils sont déjà par naissance, mariage ou acoquinement, membre de cette pègre cravatée qui dirige. Il n'est pas victime (on l'oblige) mais partie prenante !

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#30 31-10-2015 22:38:59

Mariflo
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Re: Pour Tony Blair, l'invasion de l'Irak en 2003 était justifiée

un avis détaillé sur cette affaire par l'avocat Gilles DEVERS.

http://lesactualitesdudroit.20minutes-b … 23337.html

31/10/2015
Blair bientôt jugé pour l’Irak,… et après, qui pour la Libye ?

L’attaque militaire sur l’Irak, menée par Bush et Blair, était illégale car elle ne reposait ni sur une autorisation du Conseil de Sécurité – vu l’absence de menace sur la paix – ni sur la légitime défense. C’était clair depuis le premier jour, d’où le refus de Chirac pour la France, le refus du Conseil de sécurité, et les immenses manifestations à travers le monde. Illégale en son principe, on aurait pu espérer qu’elle respecte le droit dans sa conduite… Or, cette guerre a été l’occasion de graves crimes de guerre : non-respect de la distinction des objectifs civils et militaires, disproportion dans les attaques, torture, exécutions sommaires, dont celle du chef de l’Etat, Saddam Hussein. Ajoutons la déstabilisation de toute une région en libérant les forces du terrorisme.

Les mensonges et les dissimulations n’ont qu’un temps, et la loi est là pour s’occuper des criminels. Dès 2009, l’évidence des violations du droit international étaient telle que Gordon Brown, alors premier ministre, avait dû se résoudre à… nommer une commission d’enquête parlementaire, la commission Chilcot, du nom de Sir John Chilcot qui la préside. On parle du dépôt du rapport en juin 2016… Beaucoup de temps perdu, alors qu’il aurait été si simple d’ouvrir d’emblée une information judiciaire… Mais l’essentiel est que ça progresse. Au passage, rien du côté des Etats-Unis, le pays des amours fulgurants du droit et de la violence armée.

Après le rapport, il faudra s’attendre à un procès pénal, comme le prévoit Corbyn, car toutes ces violations graves du droit sont sanctionnées par la loi. Une issue assez inévitable, qui a amené Blair à tenter une petite manœuvre par des excuses de pacotille.

Et comme me le faisait remarquer hier soir un vieux professeur de droit international, après une ripaille dans l’un des meilleurs restaurants italiens de Lyon, cette affaire permettra peut-être d’ouvrir enfin un débat judiciaire sur les responsabilités des chefs d’Etat dans l’affaire libyenne… tant il est évident que le mandat initialement donné par le Conseil de sécurité a été forcé, et que ni la France, ni la Grande-Bretagne n’avaient pour mission le renversement du régime ou la mort de Mouammar Kadhafi. A suivre...

Revenons à la guerre d’Irak. Six ans pour remettre le rapport, c’est du délire, et Peter Oborne, un journaliste réputé, a effectué sa propre analyse, publiée ce 29 octobre dans le Daily Mail. Clair, net et précis. (Je reproduis le texte en anglais, désolé pour ceux qui ne lise cette langue).

Note de Mariflo: je reproduis sous le texte Anglais  la traduction Google approximative en Français.

Question 1

Was the information presented by the then Labour government on Saddam Hussein’s so-called ‘weapons of mass destruction’ and other matters that led Tony Blair to take Britain to war in 2003, a reflection of the true facts?



Earlier official reports into the invasion of Iraq have cleared Blair from the charge that he had misled Parliament or twisted the evidence.

However, there is devastating evidence proving that as prime minister he deceived the House of Commons and the British people over the threat from Saddam.

The most powerful testimony of all was provided by Dr Hans Blix, Chief Weapons Inspector for the United Nations at the time of the build-up to the Iraq War.

He described to us how some of Blair’s claims about ‘weapons of mass destruction’ (WMD) in his famous ‘dodgy’ dossier of September 2002, were based on ‘a misrepresentation’.

The dossier followed Blair’s press adviser Alastair Campbell prevailing on his friend, the intelligence chief John Scarlett, to strengthen the language in the document so that the suggestion that the Iraqis might be able to deploy missiles within 45 minutes was changed to ‘are able’.

Speaking to us from his native Sweden, Blix said: ‘The big difference in the British dossier was that they simply asserted that these items are there. But when Mr Blair asserts that there were weapons, well, that’s an assertion and it was not supported by evidence.

‘Both the UK and the U.S. replaced question marks with exclamation marks. I certainly think it was a misrepresentation.’

Dr Blix went on to say that Blair’s deception of the British people was not confined to the notorious 2002 dossier. He says Blair also misled Parliament in his key, eve-of-invasion speech in March 2003 before MPs voted on the issue.

The respected weapons expert challenged Blair’s claims that Saddam possessed up to 1,000 shells and bombs filled with mustard gas.

He said his UN team had only ‘cited them as unaccounted for’, while Blair ‘implied that they existed’.

Dr Blix continued: ‘We had explained in our report that the Iraqis had told us that most [weapons] had been destroyed in 1991 and that there were also inaccuracies in their calculation of how much they’d had, and I think that was a plausible explanation.

‘There was no trace of that, if I remember rightly, in Mr Blair’s statement in Parliament.’

Dr Blix also questioned whether MPs would have voted for British troops to invade Iraq if they had known the truth. He said the Blair government’s claims were ‘not really sustainable’.

Shaken by the force of his testimony, I asked whether he thought Blair had misrepresented the truth and had lied to Parliament in order to make the case for an illegal war.

Dr Blix paused. Then came this devastating response: ‘Well, I’m a diplomat, so I’m not using such . . . such words, but in substance, yes, they misrepresented what we [the UN inspection team] did and they did so in order to get the authorisation that they shouldn’t have had.’

We had this assertion that Blair misled the British people over intelligence reports concerning the existence of WMD corroborated by a key British diplomat.

Carne Ross was Britain’s foremost expert on Iraq at the United Nations, handling British relations with the weapons inspectors and the Iraqi government in the run-up to war.

He told us he was ‘intimately involved’ with the dossier on WMD. Speaking from his office in New York, Ross said that ‘in draft after draft, the evidence was massaged to say things that it didn’t really justify . . . What I saw was that we were suddenly making claims for which I didn’t think we had any justification — for which I hadn’t seen any evidence.’

We have also discovered that Blair’s No 10 team even went so far as to traduce the then French President, Jacques Chirac.

They tried to set him up as a public hate figure among those who wanted Iraq invaded.

Sir Stephen Wall, Downing Street adviser on European affairs at the time, told us that Blair and Alastair Campbell agreed to brief the pro-war Sun newspaper into publishing a story that Chirac ‘had made it clear that in no circumstances was he prepared to go to war against Saddam Hussein’.

The truth, though, was that Chirac had not completely ruled out backing the resolution (which could not be passed without the agreement of the French). Instead, he had only ruled it out for the time being.



Conclusion

Blair misled the British people about the threat from Saddam.



Question 2

Did the invasion of Iraq increase the threat to Britain from Al Qaeda?



This question is central to Chilcot’s investigation as the case for going to war depended in part on the claim that an invasion would actually reduce the threat.

For, if not removed, it was feared that Saddam might easily join forces with international terrorists such as Al Qaeda and launch an attack on the West.

As the invasion of Iraq began in March 2003, Blair told the Commons: ‘Should terrorists obtain these weapons, now being manufactured and traded around the world, the carnage they could inflict to our economies, our security, to world peace would be beyond our most vivid imagination.’

Who better to explain the truth about possible links between Saddam and Al Qaeda than Baroness Manningham-Buller, who was head of MI5 at the time.

She told the Chilcot Inquiry that contrary to the claims that, if not tackled, Saddam might link up with Al Qaeda, Downing Street had been told by the intelligence services that an invasion of Iraq would risk increasing the Al Qaeda threat.

When questioned whether an invasion would increase the overall threat from international terrorism, Baroness Manningham-Butler told Chilcot: ‘Substantially.’

Indeed, she went on to say that, by 2003, she found it necessary to ask the PM for a ‘doubling of our [MI5] budget’ in order to cope with a sharp increase in the threat from Al Qaeda and international terrorism. As a result, MI5’s budget was doubled because of the increased Al Qaeda threat following the Iraq invasion.



Conclusion

The evidence that the Al Qaeda threat did increase as a result of the Iraq war is clear and unambiguously proven.



Question 3

Did Tony Blair enter into a secret agreement with U.S. President George Bush that the UK would support a U.S. invasion come what may?



Circumstantial evidence suggests that Blair did enter into some kind of an arrangement with Bush when he met him at his Texas ranch in April 2002, 11 months before the invasion.

Several key documents written ahead of this meeting suggest a crucial change in British government policy.

One was a memo from the PM’s foreign affairs adviser, David Manning, in March 2002, to Blair after Manning’s meeting with Condoleezza Rice, Bush’s National Security Adviser. In the memo, Manning told Blair: ‘I said that you would not budge in your support for regime change, but you had to manage a Press, a Parliament and public opinion that was very different from anything in the States.’

Only two weeks ago, it emerged that another key White House figure at the time, U.S. Secretary of State Colin Powell, had written to Bush in similar terms, saying that ‘on Iraq, Blair will be with us should military operations be necessary’.

The memos by Colin Powell and David Manning definitely hint at some kind of private deal because the British people certainly were assured that any war with Iraq was not about regime change but about getting rid of WMDs.

However, I concede that the wording in both memos is consistent with Blair’s repeated public statements that he was ready to disarm Saddam by force only if peaceful means did not work and the Iraqi leader couldn’t be persuaded by the United Nations to give in.



Conclusion

There is no hard evidence that Blair had pledged to go to war at all costs. The memos by Colin Powell and David Manning were consistent with Blair’s public statements that he would disarm Iraq by force only if Saddam could not be made to disarm by peaceful means.



Question 4

Was the war legal?



All 27 lawyers at the Foreign Office at the time agreed that the war was illegal without a second resolution from the UN Security Council authorising the invasion.

Confidential documents released to Chilcot show that Sir Michael Wood, the most senior lawyer at the Foreign Office, warned Foreign Secretary Jack Straw and his aides, on numerous occasions, that this was the case.

In an admirable act of principle, one Foreign Office lawyer, Elizabeth Wilmshurst, resigned when her advice was ignored.

Later, it was revealed that she had said she could not agree with the decision to go to war ‘in circumstances which are so detrimental to the international order and the rule of law’.

Carne Ross, a key British diplomat at the UN ahead of the war, also explained to us how Britain failed to get the required UN resolution, which would have made the war legal.

‘The UK attempted to introduce a resolution at the Security Council explicitly endorsing military action against Iraq and it failed to get that resolution... and in my book, if you try to get the Security Council to give you authority to do something and it doesn’t give you that authority, then you don’t have authority.

‘You can’t then claim that, in fact, all the resolutions from 12 years ago [relating to the previous Iraq War], give you that authority. That’s nonsense.’



Conclusion: It is clear that the invasion of Iraq was illegal under international law.



The damning verdict



Certainly, the war was illegal. Also, there’s no doubt that Tony Blair misrepresented the facts in order to sell the war to the House of Commons and the British people.

I am convinced, too, that the war greatly increased the threat of international terrorism to Britain.

But there is no hard evidence Tony Blair entered into any secret deal in blood with George Bush ahead of the war, as some have claimed.

The delay in publishing the official inquiry is inexcusable, particularly considering Britain is under pressure to send forces into Syria.



Never has the need to learn the lessons of Iraq been more urgent, and yet we still await the Chilcot Inquiry, a shameful seven years after the last British soldier left Iraq.


Traduction approximative Google

question 1

Était l'information présentée par le gouvernement travailliste de l'époque Saddam Hussein dite «armes de destruction massive» et d'autres questions qui ont conduit Tony Blair à prendre la Grande-Bretagne à la guerre en 2003, un reflet de la réalité des faits?



Rapports officiels antérieurs dans l'invasion de l'Irak ont ​​défriché Blair de la charge qu'il avait induit en erreur le Parlement ou tordu la preuve.

Cependant, il existe des preuves prouvant que dévastatrice tant que Premier ministre, il a trompé la Chambre des communes et le peuple britanniques face à la menace de Saddam.

Le témoignage le plus puissant de tous a été fourni par le Dr Hans Blix, l'inspecteur en chef des armes pour les Nations Unies au moment de l'accumulation de la guerre en Irak.

Il nous a décrit comment certaines des allégations de Blair à propos de 'armes de destruction massive »(ADM) dans son fameux dossier« suspectes »de Septembre 2002 étaient fondées sur« une fausse déclaration ».

Le dossier a suivi conseiller de presse Alastair Campbell de Blair en vigueur à son ami, le chef du renseignement John Scarlett, de renforcer la langue dans le document afin que la suggestion que les Irakiens pourraient être en mesure de déployer des missiles dans les 45 minutes a été changé pour «sont capables».

Nous parler de son pays natal, la Suède, Blix a déclaré: «La grande différence dans le dossier britannique était qu'ils affirmaient simplement que ces éléments sont là. Mais quand M. Blair affirme qu'il y avait des armes, eh bien, voilà une affirmation et il n'a pas été étayées par des preuves.

«Le Royaume-Uni et les États-Unis remplacés points d'interrogation avec des points d'exclamation. Je pense que ce fut certainement une fausse déclaration ».

M. Blix a poursuivi en disant que la tromperie de Blair du peuple britannique ne se limitait pas à la tristement célèbre dossier 2,002. Il dit Blair a également trompé le Parlement dans son discours clé, veille-de-invasion de Mars 2003 avant députés ont voté sur la question.

L'expert en armes respectés contesté les allégations de Blair que Saddam possédait jusqu'à 1000 obus et de bombes remplis de gaz moutarde.

Il a déclaré que son équipe de l'ONU avait seulement «les cités comme portées disparues», alors que Blair «implicite qu'ils existaient».

M. Blix a poursuivi: «Nous avions expliqué dans notre rapport que les Irakiens nous avaient dit que la plupart [des armes] avaient été détruits en 1991 et qu'il y avait également des inexactitudes dans leur calcul de combien ils avaient eu, et je pense que ce fut un explication plausible.

«Il n'y avait aucune trace de ce que, si je me souviens bien, dans la déclaration de M. Blair au Parlement.»

M. Blix a également demandé si les députés auraient voté pour les troupes britanniques pour envahir l'Irak si elles avaient su la vérité. Il a dit que les affirmations du gouvernement Blair étaient «pas vraiment durable».

Secoué par la force de son témoignage, je demandai si il pensait Blair avait déformé la vérité et avait menti au Parlement afin de rendre le cas pour une guerre illégale.

M. Blix pause. Puis vint cette réponse dévastatrice: «Eh bien, je suis un diplomate, donc je ne suis pas en utilisant telle. . . ces mots, mais en substance, oui, ils déformé ce que nous [l'équipe d'inspection de l'ONU] a fait, et ils l'ont fait dans le but d'obtenir l'autorisation qu'ils ne doivent pas avoir ».

Nous avons eu cette affirmation que Blair a trompé le peuple britannique sur les rapports de renseignement sur l'existence d'armes de destruction massive corroborés par un diplomate britannique clé.

Carne Ross était le plus grand expert britannique sur l'Irak aux Nations Unies, la gestion des relations britanniques avec les inspecteurs en désarmement et le gouvernement irakien dans la période qui a précédé la guerre.

Il nous a dit qu'il était «intimement impliqué" avec le dossier sur les ADM. Parlant de son bureau à New York, Ross a déclaré que «dans le projet après projet, la preuve a été massé à dire des choses qu'il n'a pas vraiment justifier. . . Ce que je voyais était que nous étions soudainement faisons réclamations pour lesquelles je ne pense pas que nous avions toute justification - que je ne l'avais pas vu de preuve ».

Nous avons également découvert que n ° 10 de l'équipe de Blair est même allé jusqu'à diffamer le président français de l'époque, Jacques Chirac.

Ils ont essayé de le mettre en place comme une figure de la haine publique parmi ceux qui voulaient l'Irak a envahi.

Sir Stephen Wall, Downing Street conseiller pour les affaires européennes à l'époque, nous a dit que Blair et Alastair Campbell ont convenu d'informer le pro-guerre journal The Sun en publiant une histoire que Chirac "avait clairement fait savoir que, en aucun cas était-il prêt à aller à la guerre contre Saddam Hussein.

La vérité, cependant, est que Chirac avait pas complètement exclu la sauvegarde de la résolution (qui ne peut être adoptée sans l'accord des Français). Au lieu de cela, il avait seulement la rejette pas pour le moment.



Conclusion

Blair a trompé le peuple britannique à propos de la menace de Saddam.



Question 2

L'invasion de l'Irak at-elle augmenté la menace pour la Grande-Bretagne à partir de Al-Qaïda?



Cette question est au centre de l'enquête Chilcot le cas pour aller à la guerre dépendait en partie sur l'allégation selon laquelle une invasion serait effectivement réduire la menace.

Car, si pas retiré, il était à craindre que Saddam pourrait facilement joindre leurs forces avec les terroristes internationaux comme Al-Qaïda et de lancer une attaque contre l'Occident.

Comme l'invasion de l'Irak a commencé en Mars 2003, Blair a déclaré à la Chambre des communes: «Si les terroristes d'obtenir ces armes, actuellement fabriqués et commercialisés dans le monde entier, le carnage qu'ils pourraient infliger à nos économies, notre sécurité, à la paix mondiale serait au-delà de notre plus vive imagination. »

Qui de mieux pour expliquer la vérité sur les liens possibles entre Saddam et Al-Qaïda que la baronne Manningham-Buller, qui était le chef du MI5 à l'époque.

Elle a dit à la Commission d'enquête Chilcot que contrairement aux allégations qui, si on ne s'y attaque, Saddam pourrait établir des liens avec Al-Qaïda, Downing Street avait été dit par les services de renseignement que l'invasion de l'Irak risquerait d'aggraver la menace d'Al-Qaïda.

Lorsque demandé si une invasion augmenterait la menace globale du terrorisme international, la baronne Manningham-Butler dit Chilcot: «substantiellement».

En effet, elle a poursuivi en disant que, en 2003, elle a jugé nécessaire de demander à la PM pour un «doublement de notre budget [MI5]» afin de faire face à une forte augmentation de la menace d'Al-Qaïda et le terrorisme international. En conséquence, le budget du MI5 a doublé en raison de la menace croissante d'Al-Qaïda après l'invasion de l'Irak.



Conclusion

La preuve que la menace d'Al-Qaïda a fait augmenter à la suite de la guerre en Irak est clair et sans ambiguïté prouvé.



Question 3

Tony Blair n'a conclure un accord secret avec le président américain George Bush que le Royaume-Uni serait favorable à une invasion américaine advienne que pourra?



La preuve circonstancielle suggère que Blair n'a entrer dans une sorte d'arrangement avec Bush quand il l'a rencontré dans son ranch du Texas en Avril 2002, 11 mois avant l'invasion.

Plusieurs documents clés écrits avant cette réunion suggèrent un changement crucial dans la politique du gouvernement britannique.

L'un était une note de conseiller des affaires étrangères de la PM, David Manning en Mars 2002, afin de Blair après la réunion de Manning avec Condoleezza Rice, conseiller de sécurité nationale de Bush. Dans la note, Manning a dit Blair: "je l'ai dit que vous ne seriez pas bouger dans votre soutien à un changement de régime, mais vous avez eu à gérer une presse, un Parlement et l'opinion publique qui était très différent de ce que dans les États.»

Il ya seulement deux semaines, il est apparu que l'autre personnage clé de la Maison Blanche à l'époque, le secrétaire d'Etat américain Colin Powell, avait écrit à Bush dans des termes similaires, disant que "sur l'Irak, Blair sera avec nous devrions opérations militaires nécessaires.

Les mémos par Colin Powell et David Manning allusion certainement à un certain genre d'affaire privée parce que les gens britanniques certainement ont été assurés que toute guerre avec l'Irak n'a pas été un changement de régime, mais de se débarrasser des armes de destruction massive.

Toutefois, je reconnais que le libellé de ces deux notes est conforme aux déclarations publiques répétées de M. Blair qu'il était prêt à désarmer Saddam par la force que si les moyens pacifiques ne fonctionnent pas et le dirigeant irakien ne pouvaient pas être convaincu par les Nations Unies de céder.



Conclusion

Il n'y a pas de preuves tangibles que Blair avait promis de faire la guerre à tout prix. Les mémos par Colin Powell et David Manning étaient compatibles avec les déclarations publiques de M. Blair qu'il désarmer l'Irak par la force que si Saddam ne pouvait pas être fait pour désarmer par des moyens pacifiques.



Question 4

La guerre était légale?



Les 27 avocats du Foreign Office à l'heure convenue que la guerre était illégale sans une seconde résolution du Conseil de sécurité de l'ONU autorisant l'invasion.

Les documents confidentiels publiés au Chilcot montrent que Sir Michael Wood, l'avocat le plus ancien au Foreign Office, a prévenu Jack Straw et ses aides, à de nombreuses reprises, que ce fut le cas.

Dans un acte admirable de principe, un avocat Foreign Office, Elizabeth Wilmshurst, a démissionné lorsque son conseil a été ignoré.

Plus tard, il a été révélé qu'elle avait dit qu'elle ne pouvait pas d'accord avec la décision d'aller à la guerre "dans des circonstances qui sont si préjudiciables à l'ordre international et la primauté du droit».

Carne Ross, un diplomate britannique touche à l'ONU avant la guerre, nous a aussi expliqué comment la Grande-Bretagne n'a pas réussi à obtenir la résolution des Nations Unies nécessaire, ce qui aurait rendu la guerre juridique.

«Le Royaume-Uni a tenté de présenter une résolution au Conseil de sécurité approuvant explicitement une action militaire contre l'Irak et il n'a pas pu obtenir que la résolution ... et dans mon livre, si vous essayez d'obtenir du Conseil de sécurité pour vous donner le pouvoir de faire quelque chose et il ne vous donne pas ce pouvoir, alors vous ne devez pas l'autorité.

«Vous ne pouvez pas alors prétendre que, en fait, toutes les résolutions d'il ya 12 ans [relative à la guerre en Irak précédente], vous donner cette autorité. Cela est absurde. "



Conclusion: Il est clair que l'invasion de l'Irak était illégale au regard du droit international.



Le verdict accablant



Certes, la guerre était illégale. En outre, il ne fait aucun doute que Tony Blair a déformé les faits pour vendre la guerre à la Chambre des communes et le peuple britannique.

Je suis convaincu, aussi, que la guerre a considérablement augmenté le menace du terrorisme international en Grande-Bretagne.

Mais il n'y a pas de preuves tangibles, Tony Blair, a conclu tout accord secret dans le sang avec George Bush avant la guerre, comme certains l'ont prétendu.

Le retard dans la publication de l'enquête officielle est inexcusable, en particulier la Grande-Bretagne envisage est sous pression pour envoyer des forces en Syrie.



Jamais la nécessité de tirer les leçons de l'Irak est plus urgente, et pourtant, nous attendons toujours l'enquête Chilcot, un honteux sept ans après le dernier soldat britannique a quitté l'Irak.


A mon tour je fus effondré à la suite de ces révélations explosives !

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#31 31-10-2015 23:34:57

nanard
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Re: Pour Tony Blair, l'invasion de l'Irak en 2003 était justifiée

Ceux qui attendent l'enquête Chilcot, sont les mêmes que ceux qui attendent l'intervention d'un tribunal indépendant et objectif pour résoudre le problème du 11 septembre.

Nous sommes dans la jungle et c'est le plus fort qui dicte la loi. Tant que les gens n'auront pas compris cette réflexion basique, ce n'est même pas la peine de chercher a progresser !

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#32 01-11-2015 17:28:58

kézako
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Re: Pour Tony Blair, l'invasion de l'Irak en 2003 était justifiée

Analis a écrit:

Je ne suis pas au courant que Tony Blair soit en ce moment menacé par la justice. Seule la Cour Pénale Internationale pourrait le jueger, moins d'ailleurs pour la guerre d'agression (infraction qui n'est pas retenue par les statuts de la CPI) que pour les nombreux crimes commis par les forces d'occupation, britanniques bien sûr, et aussi états-uniennes, dans la mesure où il avait apporté son aide à ces dernières.

Si j'avais pris soin de mettre le mot "menace" entre guillemets, c'était dans l'espoir que personne ne puisse alors en ignorer ici son sens Analis.
C'était visiblement peine perdue.

Par "menace" de justice, comprenez alors, si vous préférez Analis, que Tony Blair se retrouve totalement vulnérable dans la position d'un accusé dont les charges accablantes qui pèsent sur lui ne cessent en outre de s'accumuler au-fur-et-à-mesure qu'elles sont divulguées.

Il faut évidemment déjà considérer que la justice dans son cas ne puisse être réellement attendue, ou espérée, sans qu'au préalable la vérité n'apparaisse au grand jour, ce qui me semble devoir être le cas.

D'où les coups de coms qui sont reproduits à outrance aussi en France, via les principaux médias qui relayent des "nouvelles déclarations de T. Blair", mêlées d'autres anciennes charges déjà connues, afin d'essayer d'estomper durant un temps les nouvelles charges qui accentuent encore davantage la gravité de toutes les charges réunies.

nanard a écrit:

Ceux qui attendent l'enquête Chilcot, sont les mêmes que ceux qui attendent l'intervention d'un tribunal indépendant et objectif pour résoudre le problème du 11 septembre.

Nous sommes dans la jungle et c'est le plus fort qui dicte la loi. Tant que les gens n'auront pas compris cette réflexion basique, ce n'est même pas la peine de chercher a progresser !

C'est très lourd et même si ce n'est pas un choix de leur part, puisque celui-ci est imposé à des populations qui sont aussi très majoritairement pacifiques, elles devront cependant devoir l'affronter.

D'où à nouveau l'évidente, et même, la cruciale nécessité d'établir et d'exposer la vérité.

Notons qu'en outre tout ceci arrive dans un contexte de "crise", ou, dit plus justement, dans un contexte de captations systématiques des ressources et des patrimoines légitimes des peuples ainsi que des injustices flagrantes qui les auront autorisées.

Merci pour cet article exposant l'avis d'un juriste Mariflo.

Dernière modification par kézako (01-11-2015 20:26:08)


« La première victime d’une guerre, c’est la vérité » Déclaration du sénateur américain Hiram Johnson en 1917, lors de l’entrée en guerre des États-Unis.

Vous avez dit anti-américanisme ?

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#33 02-11-2015 11:19:23

Analis
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Messages: 1152

Re: Pour Tony Blair, l'invasion de l'Irak en 2003 était justifiée

belade a écrit:

bush et blair sont des pantins, des marionnettes...
cela ne sert à rien de s'exciter, ils n'ont fait que ce qu'on leur a dit de faire à l'époque.
le pouvoir se situe à un autre niveau...

Marionnette ou pas, il n'en a pas moins décidé de jouer ce rôle de son plein gré, et on ne peut prendre prétexte de ce qu'il ne serait que la main d'éventuelles cabales occultes pour diminuer en quoi que ce soit sa responsabilité.

Larez a écrit:

belade a écrit:

il y a des faisceaux de preuves.

Je dirais plutôt un faisceau de présomptions. Ce ne sont pas des preuves.

Oui bon, il ne faut pas se voiler la face (ni prétendre que cettte approche serait éncessaire pour faire progresser l'acceptation de la vérité, car personne n'est dupe). Les multiples manipulations mises en évidence, la destruction des tours, les anomalies du Pentagone, les entraves mises à la défense aérienne des USA etc... ainsi que la gigantesque opération de dissimulation qui s'en est ensuivie ne peuvent avoir été commises que par ceux qui commandent aux  institutions mises en cause et aux médias.
    Donc, pas d'hypocrisie. Quand on dit que la VO du 11-9 est fausse, on parle forcément d'une conspiration. Et il n'y a pas grand-monde qui avait les moyens de la réaliser. Et ce pas grand-monde ne peut se trouver que dans les hautes sphère de l'État profond aux USA.

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#34 02-11-2015 16:20:36

nanard
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Date d'inscription: 05-02-2014
Messages: 1304

Re: Pour Tony Blair, l'invasion de l'Irak en 2003 était justifiée

Analis, je crois que nous sommes d'accord sur le principe, mais le Français est une langue riche et chaque mot à son importance dans ce type de discussion. Sans vouloir défendre Larez à tout prix, oui, ce sont des présomptions, de fortes présomptions certes, mais pas des preuves.

Ces dernières emmènent directement la ou les personnes devant un tribunal, avec les présomptions, c'est beaucoup moins facile, surtout à la hauteur hiérarchique des responsables.
C'est pour ça qu'ils se sont acharné à faire disparaître les preuves de leur forfait. On peut avoir des présomptions, c'est tout et ça ne va pas plus loin.
C'est pour ça qu'il est important de faire le distinguo.
Lorsqu'il n'existera plus, nous serons sous le règne d'une dictature, car toi ou moi, pourrions aussi être embastillés sous la foi de simples  présomptions !

Dernière modification par nanard (02-11-2015 16:21:01)

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#35 04-11-2015 21:37:00

belade
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Date d'inscription: 12-08-2015
Messages: 57

Re: Pour Tony Blair, l'invasion de l'Irak en 2003 était justifiée

la question n'est pas d'embastiller quelqu'un. je ne sais pas pourquoi vous êtes sur ce terrain là.

on n'a pas besoin de trancher une tête pour avoir un sentiment de justice, d'autant plus que se focaliser sur Bush ou Blair c'est manquer à mon humble avis de discernement. c'est regarder le doigt du sage qui montre la lune.

pour faire simple, c'est se tromper de combat. c'est viser les courroies de transmissions qui servent de fusible (les élus servent à ça).

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#36 05-11-2015 14:26:26

kézako
Membre du forum
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Messages: 6573

Re: Pour Tony Blair, l'invasion de l'Irak en 2003 était justifiée

..."courroies de transmissions"..."fusibles"...

http://www.lemonde.fr/europe/article/20 … _3214.html

Londres soutient Tony Blair pour le poste de président de l'UE

Le Monde | 15.07.2009...

http://fr.sputniknews.com/international … 09050.html

Ukraine: Tony Blair invité au Conseil des réformes auprès du président

© REUTERS/ Suzanne Plunkett
International
18.06.2015...

ETC,

..."sentiment de justice"...

http://info.arte.tv/fr/royaume-uni-une- … jihadistes

11 novembre 2014

... le gouvernement anglais songe à utiliser une loi promulguée en 1351 pour condamner les sujets britanniques qui rejoignent le djihad. Il s'agit du Treason Act qui punit de la peine maximale (la peine de mort jusqu'en 1998, la prison à perpétuité aujourd'hui) les sujets britanniques coupables de haute trahison. ...

Dernière modification par kézako (05-11-2015 14:30:19)


« La première victime d’une guerre, c’est la vérité » Déclaration du sénateur américain Hiram Johnson en 1917, lors de l’entrée en guerre des États-Unis.

Vous avez dit anti-américanisme ?

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