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#1 23-08-2008 19:34:22

Dr Gonzooo
Membre du forum
Date d'inscription: 07-07-2007
Messages: 3744

Théorie du complot par Pierre-André Taguieff

http://www.dailymotion.com/search/11%2B … ot-17_news

http://www.dailymotion.com/search/11%2B … ot-27_news

http://www.dailymotion.com/search/11%2B … ot-37_news

http://www.dailymotion.com/search/11%2B … ot-47_news

http://www.dailymotion.com/search/11%2B … ot-57_news

http://www.dailymotion.com/search/11%2B … ot-67_news

http://www.dailymotion.com/search/11%2B … ot-77_news

Ca serait intéressant de faire un débat constructif opposant Taguieff à Ganser. Ça aurait plus d'impact qu'une interview de Thierry Meyssan qui finalement ne touche que ses adeptes. Surtout que les arguments de Taguieff sont assez simplistes!

Dernière modification par Dr Gonzooo (23-08-2008 20:03:03)


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#2 23-08-2008 20:36:36

psycho-lvlantis
Date d'inscription: 04-09-2006
Messages: 1813

Re: Théorie du complot par Pierre-André Taguieff

On pourra faire un débat constructif avec Taguieff quand il saura ce que signifie avoir de la bonne foi et de l'honneteté intellectuelle. En attendant ce type reste un  clown pathétique


sponsorisent les fanatiques aux 4 coins du monde, les entraînent aux combats et manipuler les bombes. Le collier casse, ces cons échappent à tous contrôles et quand ils mordent la main du maître alors on crie aux monstres.    Akhenathon, la fin de leur monde

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#3 23-08-2008 23:18:32

Dr Gonzooo
Membre du forum
Date d'inscription: 07-07-2007
Messages: 3744

Re: Théorie du complot par Pierre-André Taguieff

big_smile Justement parce que là c'est un dialogue de sourd. Il y des monologues mais pas de débat de contradictoire.


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#4 24-08-2008 00:26:50

bluerider1
Lieu: Europe
Date d'inscription: 01-05-2007
Messages: 1725
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Re: Théorie du complot par Pierre-André Taguieff

ce type n'étaye pas ce qu'il avance. Il procède par démonciations à demi-mots, couvertes par le sceau de l'évidence, les soupirs et les "évidemment". Sa seule rhétorique est celle de l'autoconviction. Circyulez y a rien à voir. je pense même qu'il ne serait pas capable de voir des courts résumés comme ceux d'Aldwynn... désolant. Pourquoi citer cette conférence? C'était où et quand? C'est vieux ce truc? Quel contexte? J'ose à peine imaginer une université ou un établissement d'enseignement supérieur...


"Presque toujours, nos contradicteurs ne répondent pas aux objections que nous leur avons opposées, mais aux sottises qu'ils nous prêtent." François MAURIAC (tout le monde est concerné, y compris les "alternativistes") Bluerider / groupes locaux, reopennews, évenements

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#5 24-08-2008 02:06:45

AC
Membre Actif Asso
Date d'inscription: 16-11-2007
Messages: 1319

Re: Théorie du complot par Pierre-André Taguieff

Dr Gonzooo a écrit:

http://www.dailymotion.com/search/11%2Bseptembre/video/x6hzy0_theorie-du-complot-17_news
(...)
Ca serait intéressant de faire un débat constructif opposant Taguieff à Ganser. Ça aurait plus d'impact qu'une interview de Thierry Meyssan qui finalement ne touche que ses adeptes. Surtout que les arguments de Taguieff sont assez simplistes!

t'as bien du courage Dr pour visionner d'un bout à l'autre ce genre de truc sad

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#6 24-11-2008 23:35:48

simplenuxx
Date d'inscription: 25-10-2008
Messages: 83

Re: Théorie du complot par Pierre-André Taguieff

Dr Gonzooo a écrit:

http://www.dailymotion.com/search/11%2Bseptembre/video/x6hzy0_theorie-du-complot-17_news

http://www.dailymotion.com/search/11%2B … ot-27_news

http://www.dailymotion.com/search/11%2B … ot-37_news

http://www.dailymotion.com/search/11%2B … ot-47_news

http://www.dailymotion.com/search/11%2B … ot-57_news

http://www.dailymotion.com/search/11%2B … ot-67_news

http://www.dailymotion.com/search/11%2B … ot-77_news

Ca serait intéressant de faire un débat constructif opposant Taguieff à Ganser. Ça aurait plus d'impact qu'une interview de Thierry Meyssan qui finalement ne touche que ses adeptes. Surtout que les arguments de Taguieff sont assez simplistes!

avec Taguieff les choses sont effectivement très simple ; ce gas dit simplement :

<<- Vive le choc des civilisation , vive la guerre

Choississez votre camps soit le judo christanisme soit l'islam. Mais surtout ne remettez jamais en cause les ordres et les convictions des petit chef qui nous gouvernent. >>

Evidemment une telle conception de la réalité signifie la mort de la laïcité . Temps pis pour ceux qui crois en la réincarnation. Temps pis pour les agnostiques. Temps pis pour les athés.  Et bien sur temps pis pour les musulmams européens puisqu'ils sont considérés par avance comme des énnemis intérieur .


Pensez à long terme n'a aucun intéret; à long terme nous serons tous morts  [ John Maynard Keynes (1883-1946) économiste ] .

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#7 09-05-2009 21:46:30

poip
Membre du forum
Lieu: Québec
Date d'inscription: 05-08-2006
Messages: 2717

Re: Théorie du complot par Pierre-André Taguieff

Moscou n'exclut pas l'existence d'un complot anti-Obama au sein de l'Otan.

L'ambassadeur russe auprès de l'Otan, Dmitri Rogozine a estimé vendredi qu'un "complot", monté par des proches de l'administration de George W. Bush, pourrait être à l'oeuvre au sein de l'Alliance atlantique contre la politique du président américain Barack Obama.

"Les Etats-Unis sont en train de former leur nouvelle équipe, leurs nouveaux négociateurs, la nouvelle composition de leur diplomatie. Et il y a des gens, placés par l'administration précédente, qui obéissent encore aux valeurs de l'ancienne administration", a-t-il estimé, selon Ria Novosti.

Dès lors, "nous admettons la possibilité d'un complot dirigé contre Obama au sein de l'Alliance", a déclaré M. Rogozine.

Il a par ailleurs assuré vendredi que la Russie souhaitait toujours une normalisation des relations avec l'Otan, alors que Moscou et Washington ont appelé à une remise à zéro de leurs liens bilatéraux, mis à mal sous la présidence Bush.

Les relations entre la Russie et l'Otan restent néanmoins très difficiles, et les contentieux se sont multipliés ces derniers jours.

Moscou a dénoncé la tenue d'exercices de l'Alliance en Géorgie et l'expulsion de deux diplomates russes auprès de l'Otan suite à un scandale d'espionnage.

En réponse à ces expulsions, la Russie a retiré les accréditations de deux diplomates canadiens travaillaient pour l'Alliance à Moscou, et le chef de la diplomatie russe, Sergueï Lavrov a annulé sa participation au Conseil Russie-Otan.

http://www.google.com/hostednews/afp/ar … 2MvELjJcdw


------Il vaut mieux suivre le bon chemin en boitant que le mauvais d'un pas ferme.------

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#8 09-05-2009 21:55:10

Calixte
Invité

Re: Théorie du complot par Pierre-André Taguieff

Poip, ton post est HS ici wink.

 

#9 01-09-2009 21:58:38

SebastienM
Membre du forum
Date d'inscription: 27-06-2008
Messages: 115

Re: Théorie du complot par Pierre-André Taguieff

http://www.mecanopolis.org/?page_id=7551


L’invention de « la théorie du complot »

Le texte qui suit est consacré à l’invention de « la théorie du complot » par la sociologie libérale (Popper, Boudon, Taguieff), et faussement attribuée à la contestation radicale. Mais l’on verra aussi comment ces dénégations de complots constituent finalement un aveu, et comment cette « théorie du complot », débarrassée de ses traits caricaturaux, peut servir à comprendre la marche réelle des affaires.

curse

I. Qui dénonce le mensonge, y compris avec l’appui des faits les mieux établis, échappe rarement à cette même accusation en retour. Les faits sont niés. La notion même de fait, récusée. Il s’agit de « construction ». Vous voyez midi à votre porte, mais pour d’autres il est minuit ; et pour d’autres encore ce mot de midi ne renvoie à aucun fait en soi. Tout au plus vous êtes-vous imaginé ce milieu du jour où le soleil atteint son zénith, comme ces malades mentaux atteints de radiophobie qui aux alentours de Tchernobyl, s’imaginent victimes de radiations nucléaires, quand ils ne souffrent que de peurs répandues par de pernicieux obscurantistes. En somme, rien n’est vrai et la vie est un songe auquel j’assiste en spectateur, faute d’en rien savoir ni d’y rien pouvoir de positif. Mais cet « énoncé » serait déjà trop arrogant pour un « déconstructeur ». Quel est ce « je » qui pérore ainsi, et radote le paradoxe du Crétois ? Car s’il est vrai que rien n’est vrai, c’est faux, et si c’est faux, alors il y a du vrai. Tandis que rien ne permet de dire, ni de nier, qu’un certain Derrida, né en 1930, aurait été l’initiateur de la « déconstruction », ni qu’il serait mort en 2004 d’un très objectif cancer du pancréas, pour lequel il aurait requis, en vain, les secours de la médecine. Ce n’est qu’un point de vue, une « construction » parmi une infinité d’autres possibles, toutes également subjectives, l’horizon de l’objectivité reculant au fur et à mesure de l’approche du déconstructeur. Deux conséquences ont beaucoup fait pour le succès de la déconstruction. D’une part l’ouverture de chantiers sans fin et de travaux à jamais en cours garantissant un emploi pérenne au personnel universitaire, puisque selon le dictionnaire des idées reçues : « L’imbécillité consiste à vouloir conclure. » D’autre part la quiétude procurée par cette impossible vérité. Si rien n’est vrai, tout est permis.

N’importe quoi ou rien du tout. C’est que la vérité contraint sous peine d’inconséquence, c’est-à-dire assez vite de fâcheuses conséquences ; quand son absence ou son élusivité libère tous les possibles : tous également vains. Voilà pourquoi toutes sortes d’étourneaux, d’ordinaire joyeux et tout à la dérision, s’indignent à l’évocation d’une vérité possible et – forcément – unique. Dans l’espace-temps que nous partageons, l’existence des chambres à gaz d’Auschwitz est non moins sûre que le plus court chemin d’un point à un autre. Mais ceux qui ne veulent ni obéir à leur conscience, ni en subir de reproches, doivent pour se sortir de contradiction accuser de tyrannie les véridiques : martyrs et géomètres.

Nos post-modernes nous ont ainsi révélé « que toute pensée cohérente portait en elle le totalitarisme, comme tout jugement tranché relève de la pratique policière. » (J. Semprun. « La nucléarisation du monde ». 1986, E. Lebovici) Pour la couleur locale, nommons les Grenoblois Maffesoli et Lipovetsky, dont les ouvrages programmatiques (« Au creux des apparences », « Le temps des tribus », « l’empire de l’éphémère », « Le crépuscule du devoir », « l’ère du vide »), informent la sous-culture journalistique du bonheur trop méconnu de nos sociétés technopolitaines, tout en fournissant à ces sociétés leur idéologie en kit. Dans ce meilleur des mondes possibles, où tous les points de vue coexistent et s’annulent réciproquement, aimablement, dans un éclectisme languide, croire en la vérité reste la dernière opinion choquante, simplement parce que la vérité seule est révolutionnaire.

A quoi se connaît-elle ? demandera-t-on. Au soin qu’on met à la cacher. Cette société que l’on a diversement qualifiée d’industrielle, technicienne, des loisirs, de consommation, du spectacle et, récemment, de l’information, se révèle à l’examen une société du secret, et ceci constitue d’ailleurs son premier secret, celui qui couvre tous les autres. Secret scientifique, industriel et commercial, secret défense et services secrets, zones interdites et archives classées, sociétés écrans, paradis fiscaux, circuits financiers électroniques, censure par le silence ou par le bruit. Dans cette société prétendue « ouverte » par ses apologistes, il n’est rien de si difficile que de saisir une vérité partielle et d’en tirer le fil au-delà du voile de « transparence » et de communication derrière lequel on dérobe la vérité vraie ; car la vérité, c’est toute la vérité.

Si l’on qualifie les services secrets d’Etat dans l’Etat, c’est que le privilège du secret leur assure la supériorité sur l’extérieur de l’appareil. Les services secrets sont à l’Etat ce que l’Etat est au public. Et cette vérité pleine et entière à laquelle on arrive immanquablement chaque fois que l’on dévide la pelote, c’est que depuis des siècles nous sommes gouvernés par une société secrète que l’on nomme l’Etat ; et que ce secret est le premier secret de la société du secret…

On a vu souvent les services secrets fomenter des révolutions dans leur propre pays. Ainsi le KGB, la Stasi et la Securitate voici une vingtaine d’années. Les régimes passent, l’Etat reste. Il est simplement nécessaire d’en changer le nom quand il est trop compromis, et quelques règles quand elles menacent sa pérennité. Mais jamais cette évolution n’altère sa nature profonde. C’est ce qu’on nomme la « continuité de l’Etat ». Ce secret est aussi un secret de polichinelle. C’est devenu un cliché depuis qu’Edgar Poe a publié son conte de « La lettre volée » de dire qu’on ne pouvait mieux cacher quelque chose qu’en la mettant en évidence. Quoique bien des dissimulateurs auront trouvé plus sûr d’enfouir si bien leur secret qu’on n’en soupçonne pas l’existence. Ainsi est-ce en mars 2006 que Libération nous aura appris celle d’un programme secret de guerre biologique, mené entre 1921 et 1972 par le Centre de Recherche du Service de Santé des Armées (CRSSA). Mais pour un secret dont le huitième émerge après coup, quand cela n’a plus d’importance ou que cela devient utile, combien d’enterrés avec leurs dépositaires, et combien, surtout, continuent souterrainement d’agir sur le monde ?

Le règne du secret est d’une évidence telle qu’on en fait des films, des livres, des émissions, dites de fiction ou d’information, peu importe, et ainsi cette concurrence des leurres sert à discréditer l’existence de vrais secrets comme autant de contre-feux. L’existence d’armes ou d’unités secrètes, par exemple, est reléguée au rang de superstitions, au même titre que les incursions d’ovnis et d’extra-terrestres. Dix-neuf ans après la fermeture de B2-Namous, le Nouvel Observateur révélait l’existence de cette base française d’essais d’armes chimiques de plusieurs milliers de kilomètres carrés dans le Sahara algérien (N.O, 23/10/1997), ce qui n’est pas rien, mais aussi la complicité foncière des liens entre états et armées, français et algériens, quels que soient leurs simulacres de chicanes officielles, ce qui est bien plus. Seule manquait la localisation actuelle des essais chimiques de l’armée française depuis 1978. A Mourmelon ? Au Bouchet dans les Yvelines ? Simultanément, la révélation sporadique et partielle de secrets faux ou éventés renforce ce climat de superstition et fait planer une menace tacite. Les plus fortes têtes doivent se demander « et si c’était vrai ? », et dans le doute s’abstenir. La vraie révélation de secrets obsolètes, c’est la confirmation de l’existence du secret.

Il faudrait d’ailleurs examiner dans quelle mesure certaines superstitions n’ont pas été sciemment répandues, afin de rendre toute réalité douteuse et menaçante, comme l’on a répandu des nuages de bactéries au-dessus de New-York et de San-Francisco afin d’ajuster de futures attaques biologiques. (cf. D. Leglu. La Menace. R. Laffont. 2002)

Mais de toute façon, qui aime aller dans les bois, ou descendre de nuit à la cave ?

Autre cliché, nous avons tous dans la rétine un point dit aveugle, où se connecte le nerf optique. Est-ce Bataille qui le premier a comparé ce point aveugle à celui que nous avons dans l’entendement ? L’évidence, souvent, se cache dans ce point aveugle, tel le nez au milieu de la figure. On ne voit pas, justement parce que cela crève les yeux. Reculez d’un pas, cette évidence vous saute aux yeux, comme une forme jaillit du fond d’un tableau. Et qu’est-ce qu’une idée, sinon une saillance de l’informe ? Nous, sans-pouvoir, devons rendre visible l’ordre caché du pouvoir, derrière l’apparence de chaos dont il s’enrobe.

Il paraît aussi qu’à son premier voyage, des îliens d’Océanie ne voyaient pas l’énorme bateau à l’ancre devant leur plage. Simplement parce que ce vaisseau fantastique ne renvoyait à aucune configuration neuronale dans leur conscience passée. Le pouvoir qui façonne notre expérience exerce sur nous une hypnose similaire : voyant le monde par ses yeux, nous voyons très franchement des mosquées à la place des usines, de la neige au lieu d’un ersatz de bactéries et de protéines, de bons savants à la place d’assassins.

Mais les voisins du laboratoire P4 de Lyon, ou du centre de retraitement des déchets nucléaires de La Hague, ne les voient pas plus qu’on ne voit l’Institut Laue-Langevin sur la carte de Grenoble affichée dans les panneaux Decaux. C’est pourtant une curiosité unique au monde, et digne d’être signalée, qu’un réacteur nucléaire en pleine ville. Monseigneur Berkeley, l’évêque du solipsisme, qui ne reconnaissait pas de réalité hors de lui-même, prenait pourtant soin de regarder avant de traverser la rue, ce qui lui évita de périr écrasé comme Roland Barthes par un autobus. Jacques Derrida ne parvint pas à déconstruire son cancer qui n’était pourtant qu’une question de point de vue. Peut-être est-ce l’industrie du cancer qu’il eut fallu déconstruire, à commencer par les usines chimiques et les laboratoires pharmaceutiques, et en achevant par les cancéropoles.

Quant à nos oracles post-modernes qui avaient ratiociné la fin de l’histoire et des « grands récits », la dispersion du sens, de l’individu, de la société, sous la bulle close d’un immense parc de loisir, dans l’ivresse d’un perpétuel instant, on voit bien qu’ils ne parlaient que d’eux et de leurs étudiants. Cependant qu’ils se grisaient dans l’ultime fête des fous à l’abri définitif, croyaient-ils, de leur cloche de verre, l’histoire, au contraire de leurs hallucinations, connaissait l’accélération de grandioses débâcles. Avec l’intensification de l’économie planétaire unifiée ressurgit un messianisme d’autant plus agressif qu’on l’avait refoulé. Il n’y a plus de réserve ni d’ailleurs, et, n’en déplaise aux embrouillés de la « complexité », jamais le réel n’a été aussi « simpliste », laminant les rêves centristes et juste milieu de la classe moyenne, entre l’infime oligarchie planétaire et la prolifération galopante d’une populace de parias, qu’il n’est même plus intéressant de « gérer ». Jamais la lutte finale n’aura mieux mérité son nom. Non seulement parce que dans ce monde fini plus personne n’échappe au duel terminal entre dominants et dominés, mais parce que dans son perpétuel besoin d’expansion et de technification, c’est le milieu lui-même que la domination a engrené, donnant ainsi au conflit une dimension apocalyptique. De son issue dépend maintenant la survie de l’humanité et la fin du monde.

Marx vous l’avait bien dit : cette guerre ininterrompue, tantôt ouverte, tantôt dissimulée, finit toujours soit par une transformation révolutionnaire de la société toute entière, soit par la destruction des deux classes en lutte. Ceux qui s’intéressent à la « mondialisation » et à la fuite en avant technologique trouveront dans ce manifeste de trente pages, rédigé voici 160 ans à l’intention des ouvriers, des explications plus claires et perçantes que toute la logorrhée alterno-universitaire excrétée depuis vingt ans sur le sujet. Mais il paraît qu’en-dehors de Finkielkraut, plus personne n’est capable de lire ce que lisaient les ouvriers d’autrefois.

On se souvient de Philipullus le Prophète, vêtu d’un drap et agitant sa clochette pour annoncer par les rues de la ville que les temps sont proches et qu’il faut se repentir. On ne compte plus désormais les mises en garde d’éminences académiques et scientifiques contre les risques de destruction de la Terre et de ses habitants, à laquelle ils avaient jusqu’ici collaboré de tout leur zèle rationnel et progressiste. Il n’en manque pas pour confier mezzo-voce « que c’est déjà trop tard ». Ces gens-là étant les mieux placés pour savoir ce qu’ils ont fait, on ne désespère pas de voir, avant la fin des temps, la foule courir sus les blouses blanches au coin des rues, et leurs chefs se promener au bout des piques. Depuis le 6 août 1945, le spectre de cette fin du monde n’a cessé de croître, obsédant aujourd’hui jusqu’aux discours d’Etat. Une catastrophe qu’on ne peut plus nier ni empêcher peut encore servir à renforcer le pouvoir de ceux qui l’ont provoquée, par la déclaration de l’état d’urgence, comme en Louisiane après l’ouragan Katrina. Ces mêmes écocidaires qui ont imposé la destruction du milieu au nom de l’économie absolue, qui ont écrasé depuis 40 ans la critique écologique, se muent déjà sous nos yeux en dictateurs écologistes au nom du salut public. La même dévotion de masse qui avait sacralisé le gaspillage et la destruction, va re-sacraliser la lésine et le ménagement des paysanneries âpres au gain, sous l’ordre « naturel » des hiérarchies traditionnelles. Il n’y manquera ni le rationnement, ni le marché noir.

Rien, pourtant, n’était moins imprévu depuis des décennies, que ces déluges annoncés par tant de cassandres et prophètes de malheur. Ils ne pouvaient pas toujours arriver après nous. Mais on peut toujours en rendre coupables les oiseaux de mauvais augure, et les éradiquer comme autant de porteurs du virus H5N1. Ce spectre, bien sûr, est celui des 100 000 Japonais consumés dans l’holocauste nucléaire à la gloire du Moloch scientifique – car l’extermination, comme à peu près toute chose, est devenue scientifique. D’où la fameuse une du Monde, le 8 août 1945 : « Une révolution scientifique. Les Américains lancent leur première bombe atomique sur le Japon. »

Dans l’extermination des Juifs d’Europe, il restait, malgré tous les efforts des chefs nazis, de la haine, c’est-à-dire un sentiment, et du face à face entre bourreaux et victimes, c’est-à-dire de l’archaïsme. Par ces deux traits et quelle que soit son ampleur, elle présentait plus de similitude que de différence avec celle des Tutsis et des Amalécites. Avec les expériences in vivo d’août 1945, l’humanité a compris qu’il n’y avait plus besoin de motif, même délirant, à l’annihilation de masse – tout au plus d’un simple gain tactique et opérationnel. Elle a vu comme l’éthique guerrière avait évolué de Guernica à Hiroshima, en fonction des dernières avancées des connaissances ; et que n’importe quelle de ses fractions en pouvait être victime à n’importe quel moment, et non seulement les boucs émissaires traditionnels. Elle a admis que cette expérience répétée à grande échelle et sous des formes variées, civiles et militaires, entraînerait tôt ou tard sa disparition et celle d’à peu près toute vie. Et de fait, le projet Manhattan reste le modèle indépassé de toutes ces campagnes scientifico-industrielles, depuis l’explosion inaugurale. Maintenant, nous pouvons rire des craintes des vieux paysans, qu’on ne détraque le temps avec toutes ces bombes.

Les hommes d’aujourd’hui sont les ombres de ces morts radiographiées sur les murs d’Hiroshima, et c’est pourquoi ils sont si tristes. Ils attendent leur tour. Et s’ils ont tant de honte, de remords, et de besoin d’expiation, c’est d’appartenir à la même espèce que cette caste perverse, ayant abdiqué son humanité comme son inhumanité, pour se muer par volonté de puissance, en pure machine à détruire.


A suivre sur: http://www.mecanopolis.org/?page_id=7551

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#10 13-09-2009 22:06:11

apetimedia
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Re: Théorie du complot par Pierre-André Taguieff

@ Sebastien

Jusqu'à preuve du contraire, la lumière a toujours dissipé l'ombre. Alors, active tes diodes et au boulot : ici, que des points obscures à dissiper par centaines, donc beaucoup de job en perspective sur le site.

Dernière modification par apetimedia (13-09-2009 22:17:29)

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#11 24-10-2010 14:33:57

Zorg
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Re: Théorie du complot par Pierre-André Taguieff

Blog CSP - 24 10 2010 :

C'est qui Pierre-André Taguieff ?
Pierre-André Taguieff, c'est ce polémiste paranoïaque qui dénonce les théories du complot en les expliquant par ses propres théories du complot. Sa préférée étant de voir de l'antisémitisme partout, puisque faisant partie de ces croisés pro-Israël toujours prompts à dénoncer ceux qui voient quelque inconvénient à ce que Tsahal hache menu du Palestinien et Pierre-André Taguieff n'hésite pas à pousser la lâcheté jusqu'à qualifier le moindre opposant à sa vision d'abruti néo-con par le qualificatif le plus infamant qui soit : antisémite. Nul doute que si ils en avaient la possibilité, les Pierre-André Taguieff et autres couards de son espèce adoreraient en plus pouvoir rajouter "pédophiles" pour faire bonne mesure mais si ils ne le font pas, c'est surtout parce qu'ils sont conscients que ça risque de faire un peu trop, nullement par pudeur. Puisque de pudeur, Pierre-André Taguieff n'en a aucune.

"Quand un serpent venimeux est doté de bonne conscience, comme le nommé Hessel, il est compréhensible qu'on ait envie de lui écraser la tête"

C'est ce qu'à écrit notre très estimable chercheur sur son profil Facebook avant que celui-ci ne disparaisse mystérieusement dans les limbes d'Internet. Là encore, ne voyons nulle pudeur dans le fait de supprimer un profil, mais bel et bien la trouille rétrospective de prendre un procès en pleine tête. Le JDD en cherchant à l'interroger sur ce moment d'émotivité s'est vu répondre :

"Pierre-André Taguieff n'a pas souhaité répondre à nos questions, se contentant d'évoquer, dans un courriel, "une phrase manipulée par une officine islamo-communiste appelant tous les jours à la haine contre Israël".

Et le genre de personne qui écrit ce genre de choses travaille au CNRS ? Les critères d'entrée y sont bien plus coulants qu'on aurait pu le penser, décidément.

Mais au fait, c'est qui, exactement, Stéphane Hessel ?

"un diplomate, ambassadeur et ancien résistant français. Il est l'un des rédacteurs de la Déclaration universelle des droits de l'homme de 1948"

Ah ouais, quand même.

"Prisonnier évadé en 1940, résistant lors de la Seconde Guerre mondiale, Hessel rejoint le Général de Gaulle à Londres en mai 1941, où il est affecté au BCRA. Fin mars 1944, il est envoyé en mission en France. Quelques mois plus tard, il est arrêté, puis déporté en Allemagne (train du 8 août) : d'abord à Buchenwald, d’où il échappe à la pendaison — en même temps que Forest Yeo-Thomas et Harry Peulevé — en échangeant son identité avec celle d'un prisonnier mort4 ; puis à Dora, où il échappe aussi à la pendaison. Enfin, lors de son transfert vers Bergen-Belsen, il parvient à sauter du train et à rejoindre les lignes américaines à Hanovre, d'où il est renvoyé à Paris"

Ah. Ouais. Quand même...

Et c'est ce genre de personne qu'un Pierre-André Taguieff, qui lui de son côté n'est quasiment rien et qui n'est pris au sérieux que par les dégénérés de Riposte Laïque - on a le fan-club qu'on mérite - ose attaquer ?

Mais cache toi, petit homme ! Cache toi et tais toi, petite chose dérisoire et décrédibilisée qui n'assume même pas ses injures contre des gens à qui tu n'arrive même pas à l'orteil. C'est qui, Pierre-André Taguieff ? Un universitaire confus qui arrive à pourfendre un "antisémitisme" complètement fantasmé tout en écrivant dans des revues d’extrême-droite. Un contributeur de la débilissime revue "Le meilleur des mondes" qui a sombré dans le ridicule et l'oubli à force de médiocrité et de bêtise noire. Un de ces "nouveaux réactionnaires" hululant contre l'islamogauchisme et c'est dire à quel point n'importe qui employant ce genre de rhétorique ne fait que prouver le vaste courant d'air qui traverse le vide entre ses deux oreilles. Voilà qui c'est, Pierre-André Taguieff.

Qui souhaite certainement désormais qu'on oublie cette piteuse et minable petite phrase, ce jet de bile aussitôt effacé et qu'il se tranquillise : ce n'est pas seulement ça qu'on oubliera mais c'est toute la personne de Pierre-André Taguieff qui sombrera dans un bienheureux oubli dès qu'il ne sera plus là pour faire son auto-promotion. Tout un chacun est appelé à disparaître un jour et pour certaines personnes on peut se demander ce qui survivra d'eux : la disparation de Stéphane Hessel sera une perte pour rien moins que l'être humain dans son ensemble.
La disparition d'un Pierre-André Taguieff sera une anecdote banale et aussitôt perdue dans les souvenirs qui s'effilochent. Même de son "oeuvre", il ne restera rien. Il rejoindra les cohortes de petits polémistes envieux et jaloux dont personne n'a retenu le nom mais au moins, il aura Babette Lévy et Eric Zemmour pour lui tenir chaud dans les limbes des mini-esprits fielleux et inutiles qui auront pollué l'époque de leurs humeurs.

http://comite-de-salut-public.blogspot. … uieff.html

http://www.urgencepalestine.ch/images/people/StephaneHessel.jpg Stéphane Hessel
http://www.denistouret.net/textes/taguieff.bmp Pierre-André Taguieff

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" La propagande est aux démocraties ce que la violence est aux dictatures." (Noam Chomsky)

Un Jeudi Noir de l'Information : le documentaire qui démonte les manipulations de Canal+, Jeudi Investigation, Tac Presse...
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#12 24-10-2010 19:45:46

Zorg
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Re: Théorie du complot par Pierre-André Taguieff

A noter, et c'est plutôt croustillant, que Taguieff soutient que le reportage de France2 sur la mort d’un enfant arabe palestinien de 12 ans, Mohammed al-Durah serait un faux réalisé à des fins de propagande :

wikipedia :

L’affaire Mohammed al-Durah (arabe : محمد الدرة[1]) désigne les controverses générées par la diffusion d’un reportage de France 2 et Charles Enderlin sur la mort d’un enfant arabe palestinien de 12 ans, Mohammed al-Durah, tué par balles alors que son père tentait de le protéger, lors d’échanges de tirs entre les Forces de sécurité palestiniennes et l’armée israélienne, le 30 septembre 2000, au début de la seconde Intifada. Cet événement a donné naissance à une controverse qui va de la contestation de la provenance des balles jusqu’à la remise en cause de l’authenticité du reportage.

Lancée et soutenue en France par quelques personnes (Gérard Huber, Stéphane Juffa, puis Philippe Karsenty, Luc Rosenzweig), cette controverse multiforme « connaît nombre de réitérations »[2] ; elle a pris, au fil des ans, l'allure d'une campagne décrite[3] comme « une machine sophistiquée [...] » et qui réunit « les néo-conservateurs américains [...] des tenants du complot sous toutes ses formes [...] une poignée de journalistes ; quelques diplomates et intellectuels pro-israéliens [...] ».

(...)

Point de vue des instances représentatives juives en France [modifier]

Le CRIF a officiellement demandé au chef de l’État, Nicolas Sarkozy, la constitution d’une commission d’enquête, par la voix de Richard Prasquier, son président, dans une conférence de presse du 2 juillet 2008[35]. En octobre 2010, à la suite de la publication du livre de Charles Enderlin, Un enfant est mort, Richard Prasquier proteste et réitère sa demande [36].
L'avis de Pierre-André Taguieff [modifier]

Selon Pierre-André Taguieff, « érigé en enfant "martyr", "le petit Mohammed" est aussitôt devenu la figure emblématique de l’Intifada al-Aqsa : les images du prétendu meurtre du jeune palestinien par l’armée israélienne, réactivant le stéréotype du "Juif tueur d’enfants", ont été diffusées à de nombreuses reprises sur la chaîne de télévision de l’Autorité Palestinienne, désireuse d’instrumentaliser l’indignation pour mobiliser ses troupes dans sa guerre non conventionnelle contre Israël. »[37],[38]

Taguieff ne fut pas le premier ni le seul à parler d'une accusation de crime rituel : des publications positionnées comme radicales sur le plan politique l'ont également évoquée avant lui[39].

Dans un débat organisé par la revue Le Meilleur des mondes, Rudy Reichstadt répond à l'analyse de Pierre-André Taguieff. Selon lui, deux mythes s'affrontent : « le premier discours accuse l’armée israélienne d’avoir commis délibérément un infanticide. Le second cherche à la disculper par tous les moyens, quitte à retourner l’accusation infamante contre ceux qui ont commencé à la propager, voire à nier purement et simplement la mort du jeune Palestinien. » Il estime que « si le premier discours est classiquement diabolisateur, le second use sans vergogne de structures propres à la pensée du complot dont les Israéliens sont pourtant, par une singulière ironie, les victimes privilégiées. » Il vise en particulier les 3 thèses défendues par ceux qui contestent la version officielle et dont il souligne l'exclusion mutuelle : « Mohammed Al-Dura n’est pas mort »; « d’ailleurs, ce n’était pas Mohammed Al-Dura »; « de toutes façons, ce sont les Palestiniens qui l’ont tué »[40].

Le grand reporter Gérard Grizbec de son côté répond aux attaques portées à l'encontre des journalistes. Sur la question de la diffusion gratuite des images, il explique qu'en Israël « il existe un accord d’échange gratuit d’images entre les grandes chaînes internationales, y compris avec les chaines israéliennes 2 et 10 [et que la] situation existait déjà lorsque l’on a ouvert [les bureaux israéliens de France 2] en 1991. » Il accuse également Pierre-André Taguieff de s'être fait « le perroquet de tous les délires que l’on a entendus depuis 8 ans pour essayer de nier la réalité »[41], et de répéter dans son articles des « mensonges », tel celui à propos du caméraman palestinien de France2, qui, contrairement à ce qu'affirme Taguieff, n'a jamais appartenu au Fatah.

http://fr.wikipedia.org/wiki/Affaire_Mohammed_al-Durah

Taguieff, grand pourfendeur des théories du complot, qui dénonce une... machination visant à nuire à Israël...

Voici quelques extraits de l'article de Taguieff publié dans le numéro de septembre 2008 de la revue Le Meilleur des mondes :

I. Vue d’ensemble sur l’affaire al-Dura : origine et évolution

Dans la construction du « sionisme » comme une entreprise génocidaire, les propagandistes font ainsi feu de tout bois : après avoir transformé les Palestiniens en symboles des pauvres, des humiliés et des offensés, puis en victimes de « l’impérialisme d’Israël » ou du « racisme » incarné par « le sionisme », et, plus largement, d’un « complot américano-sioniste » mondial, ils leur donnent le visage de prétendus enfants « martyrs ». C’est en effet par assimilation avec la légende du « crime rituel juif » que s’est opérée l’exploitation internationale, par toutes les propagandes « antisionistes », du prétendu assassinat par l’armée israélienne, au cours d’une fusillade au carrefour de Netzarim (bande de Gaza), le 30 septembre 2000 - alors que commençait la seconde Intifada -,  du jeune Palestinien Mohammed al-Dura, selon des images prises par le caméraman palestinien Talal Abu Rahma, diffusées le jour même par France 2 au journal de 20 heures, et commentées en voix off par le journaliste franco-israélien Charles Enderlin(4). Érigé en enfant « martyr », « le petit Mohammed » est aussitôt devenu la figure emblématique de l’Intifada al-Aqsa : les images du prétendu meurtre du jeune palestinien par l’armée israélienne, réactivant le stéréotype du « Juif tueur d’enfants », ont été diffusées à de nombreuses reprises sur la chaîne de télévision de l’Autorité Palestinienne, désireuse d’instrumentaliser l’indignation pour mobiliser ses troupes dans sa guerre non conventionnelle contre Israël. En outre, France 2 a réalisé des copies du reportage et, d’une façon inhabituelle, les a distribuées sous forme de cassettes-vidéo à des chaînes concurrentes, comme CNN ou la BBC(5). Dès les premiers mois de sa diffusion, ce reportage est apparu à la fois comme trompeur et incendiaire, délivrant à tous les ennemis d’Israël, et plus largement des Juifs, un permis de tuer. La diffusion de ces images, puissant appel à la vengeance meurtrière, a fonctionné comme une opération de propagande « antisioniste » d’extension internationale. 

Dans les quatre années qui suivirent, marquées par des violences antijuives commises au nom du jeune « martyr » Mohammed al-Dura, les doutes se sont multipliés sur la valeur de vérité de l’interprétation des images. L’examen critique de ces dernières a permis d’établir que ce reportage avait été diffusé sans que France 2 et son journaliste Charles Enderlin se fussent assurés préalablement de son objectivité. Les interrogations sur la fiabilité du reportage ont été renforcées par les contre-enquêtes et les expertises faites à partir de l’automne 2000. La polémique a été lancée dans les premiers mois de 2001, sans pour autant avoir le moindre écho en France dans la grande presse. Rappelons quelques étapes marquantes de cette histoire. Le journaliste et documentariste Pierre Rehov a enquêté sur la « mort du petit Mohammed » d’octobre 2000 à juin 2001. Cette enquête a servi de base documentaire à une plainte contre France 2, déposée auprès de la 6e chambre correctionnelle de Paris au printemps 2001. Des éléments d’information supplémentaires ont été fournis par les investigations du physicien civil Nahum Shahaf et de l’ancien tireur d’élite Yossi (Joseph) Doriel, chargés de reconstituer les faits et d’en analyser le déroulement dans le cadre de l’enquête menée par l’armée israélienne à la requête du général Yom-Tov Samia, chargé de la sécurité en zone sud, qui, une fois en possession des résultats de ladite enquête, a conclu qu’il était plus probable que l’enfant avait été tué par les Palestiniens que par les Israéliens » et n’a pas hésité à caractériser la « mort en direct » de l’enfant comme « une superproduction de la propagande palestinienne ». Il faut rappeler également le documentaire réalisé par la journaliste allemande Esther Shapira : « Qui a tué Mohammed al-Dura ? » (2001-2002), diffusé à la fin de mars 2002 sur la chaîne allemande ARD (partenaire d’Arte) et disponible en DVD depuis l’automne 2004 (« Contre-Champs », n° 6, septembre 2004). Ce documentaire souligne le manque de preuves matérielles permettant notamment de déterminer l’origine des tirs, relève comme un fait significatif l’absence d’une véritable autopsie de l’enfant, et  conclut à la responsabilité vraisemblable des Palestiniens dans « la mort de Mohammed al-Dura ». La première étude critique d’ensemble sur l’affaire a été publiée en janvier  2003 par Gérard Huber sous le titre Contre-expertise d’une mise en scène(6). Cet ouvrage a été suivi par l’enquête remarquable de James Fallows, « Who Shot Mohammed al-Dura ? », parue dans Atlantic Monthly, en juin 2003(7). ainsi que par la publication, en décembre 2003 et en janvier 2004, des recherches menées par le journaliste d’investigation Jean-Paul Ney à la demande de la Ména (Metula News Agency) et de son rédacteur en chef, Stéphane Juffa : « Affaire al-Dura : l’autopsie d’un mensonge »(7), et « L’affaire al-Dura, la vérité cachée »(8). Toutes ces enquêtes convergent en direction de l’hypothèse d’une « mise en scène », dont le dénouement tragique (la mort de l’enfant, tué par des soldats israéliens) reste lui-même objet d’interrogations(9).

Le tournant dans l’histoire des débats et controverses a eu lieu lorsque France 2 et Charles Enderlin ont décidé d’engager  des poursuites contre Philippe Karsenty pour avoir publié sur le site de Media-Ratings, agence de « notation des médias » qu’il dirige, un article intitulé « France 2 : Arlette Chabot et Charles Enderlin doivent être démis de leurs fonctions », où l’on pouvait lire notamment : « Au regard des éléments dont nous disposons, nous affirmons que le correspondant de France 2 à Jérusalem, Charles Enderlin, a effectivement diffusé un faux reportage ce 30 septembre 2000. » Ce fut la naissance de « l’affaire al-Dura », dans laquelle, si l’on néglige comme grossière propagande la thèse officielle de l’Autorité palestinienne selon laquelle les soldats israéliens aurait sciemment assassiné l’enfant, trois thèses n’ont cessé de s’affronter en référence au reportage de France 2 : 1° la thèse de la bavure militaire tragique, ayant provoqué la mort de l’enfant ; 2° la thèse de l’erreur d’interprétation du journaliste, supposé de bonne foi ; 3° la thèse de la mise en scène palestinienne et de la manipulation anti-israélienne(10). Cette affaire a donc été doublée d’une « affaire Enderlin » (ou « Enderlin et France 2 ») : le correspondant de France 2 s’est-il trompé ou bien a-t-il été trompé ? Dans les deux cas de figure, on pouvait lui reprocher d’avoir trompé le public, en refusant de reconnaître comme non fondées ou pour le moins fort douteuses les deux affirmations constitutives de son commentaire : en premier lieu, l’origine israélienne des tirs mortels – jugée hautement improbable par les expertises balistiques - ; en deuxième lieu, la « mort en direct » de Mohammed al-Dura, dont le reportage de France 2 ne comporte aucune image – les rushes ont permis au contraire de voir, dans l’image qui suit la dernière du reportage, l’enfant relever la tête et lever un bras après sa mort supposée. Mais certains sont allés plus loin dans la critique, en soutenant la thèse qu’il y avait eu collusion ou complicité entre le journaliste de France 2 et son caméraman palestinien, dans le cadre d’une manipulation, voire d’un complot, organisé par des Palestiniens pour criminaliser l’État d’Israël. C’est cette accusation d’escroquerie politico-médiatique qui a placé Charles Enderlin au centre de la controverse. On peut cependant soutenir la thèse de la manipulation palestinienne sans accuser Charles Enderlin et France 2 de complicité, ni écarter la thèse de la mort de l’enfant. Il suffit de supposer, à la suite de l’un des deux experts nommés par le général Samia dans le cadre de son enquête (octobre 2000), l’ingénieur et ancien tireur d’élite Joseph Doriel, que ce furent des tireurs palestiniens, embusqués derrière le caméraman Talal Abu Rahma, qui tuèrent l’enfant et blessèrent son père. Dans un article publié le 7 novembre 2000, la journaliste israélienne Anat Cygielman a exposé publiquement la thèse de Doriel(11), qui a ensuite été commentée de façon détaillée par David Kupelian, dans un article daté du 4 décembre 2000(12). Le journaliste Menahem Macina l’a faite sienne, dans un long article en forme de mise au point, paru le 27 novembre 2004 : « Al-Dura victime de Palestiniens, pas d’un complot journaliste »(13).     

 
La période allant de l’hiver 2004 au printemps 2008 a été dominée par la judiciarisation du débat(14). Elle a été ponctuée d’abord par le jugement de la 17e chambre du tribunal de grande instance de Paris du 19 octobre 2006, condamnant Philippe Karsenty pour avoir « porté des allégations ou imputations de faits portant atteinte à la considération » de France 2 et de Charles Enderlin, condamnation pour diffamation largement médiatisée(15), puis par l’arrêt qu’a prononcé la cour d’appel de Paris le 21 mai 2008, qui infirme le jugement de première instance, déboutant donc France 2 et Charles Enderlin, en reconnaissant que Philippe Karsenty a « exercé de bonne foi son droit de libre critique » sans « dépasser les limites de la liberté d’expression ». Or, la presse française a fait silence sur la relaxe de Philippe Karsenty, à l’exception notable du quotidien Le Monde, dont les lecteurs ont pu prendre connaissance de cet extrait de l’arrêt du 21 mai 2008 : « Il est légitime pour une agence de notation des médias d’enquêter, ne serait-ce qu’en raison de l’impact qu’ont eu [ces] images, sur les conditions dans lesquelles le reportage en cause a été tourné et diffusé. (16)» La cour d’appel de Paris a ainsi délivré un « permis de douter » dans ce qui est devenu l’affaire al-Dura.

Et ce très bon passage de Taguieff (eh oui wink) sur le corporatisme des journalistes :

III. Le lobby des intouchables

Dans un article intitulé « L’honneur du journalisme » paru le 7 juin 2008 dans Marianne, l’historien Élie Barnavi s’est justement interrogé sur l’étrange silence des médias français concernant le grand tournant dans l’affaire al-Dura, à savoir l’arrêt rendu le 21 mai 2008 par la cour d’appel de Paris : « N’est-il pas étonnant que le Monde fut le seul organe de presse national à rendre compte [le 25 mai 2008] du procès gagné devant la 11e chambre de la cour d’appel, par Philippe Karsenty, cet animateur d’un site de “notation des médias”, accusé de diffamation par Enderlin et France 2 ? Ce n’était pourtant pas une mince affaire que ce procès intenté par la principale chaîne publique française, et qui touche à la déontologie du métier de journaliste, la presse internationale ne s’y est pas trompée, qui s’en est fait largement l’écho. » À la question : « À qui la faute de cette omerta ? »,  nous répondrons avec Barnavi : « À l’esprit de corps. (37)»

L’arrêt du 21 mai 2008 a provoqué en revanche la publication dans Le Nouvel Observateur, le 5 juin 2008, puis dans Le Monde des 8 et 9 juin 2008, d’un « Appel pour Charles Enderlin », daté du 27 mai 2008 et signé par de très nombreux professionnels des médias, où le journaliste de France 2 est transfiguré en martyr de la cause journalistique « professionnelle ». Il convient de reproduire intégralement ce texte où l’indignation morale sur-jouée ne peut dissimuler un surprenant manque d’information sur l’affaire al-Dura, dont témoigne de façon caricaturale l’allusion aux « tirs venus de la position israélienne » (cette hypothèse, la plus improbable de toutes, étant scandaleusement présentée comme un fait établi sur la base de preuves)(38). Se faire l’écho de rumeurs anti-israéliennes de propagande, c’est se rendre complice d’une entreprise de désinformation. Voilà qui est grave pour des gens se réclamant de l’éthique du journalisme. Ce qu’on peut reprocher aux journalistes qui se sont précipités, sans la moindre connaissance du dossier, pour signer cet appel destiné à soutenir l’un de leurs collègues, c’est, outre l’arrogance consistant à contester une décision de justice, un corporatisme aveugle et une scandaleuse absence de conscience professionnelle(39). Voici donc le texte de cet étrange et pitoyable « Appel pour Charles Enderlin », rappel édifiant de l’intouchabilité d’un intouchable  :   

« Sept ans. Voilà sept ans qu’une campagne obstinée et haineuse s’efforce de salir la dignité professionnelle de notre confrère Charles Enderlin, correspondant de France 2 à Jerusalem. Voilà sept ans que les mêmes individus tentent de présenter comme une “supercherie” et une “série de scènes jouées”, son reportage montrant la mort de Mohammed al-Doura, 12 ans, tué par des tirs venus de la position israélienne, le 30 septembre 2000, dans la bande de Gaza, lors d’un affrontement entre l’armée israélienne et des éléments armés palestiniens. Le 19 octobre 2006, le tribunal correctionnel de Paris avait jugé le principal animateur de cette campagne, Philippe Karsenty, coupable de diffamation. L’arrêt rendu le 21 mai par la cour d’appel de Paris, saisie par Philippe Karsenty, reconnaît que les propos tenus par ce dernier portaient “incontestablement atteinte à l’honneur et à la réputation des professionnels de l’information” mais admet, curieusement, la “bonne foi” de Philippe Karsenty qui “a exercé son droit de libre critique” et “n’a pas dépassé les limites de la liberté d’expression”. Cet arrêt qui relaxe Philippe Karsenty nous surprend et nous inquiète. Il nous surprend, car il accorde la même crédibilité à un journaliste connu pour le sérieux et la rigueur de son travail, qui fait son métier dans des conditions parfois difficiles et à ses détracteurs, engagés dans une campagne de négation et de discrédit, qui ignorent tout des réalités du terrain et n’ont aucune expérience du journalisme dans une zone de conflit. Il nous inquiète, car il laisse entendre qu’il existerait désormais à l’encontre des journalistes une “permission de diffamer” qui permettrait à chacun, au nom de la “bonne foi”, du “droit de libre critique” et de la “liberté d’expression” de porter atteinte impunément “à l’honneur et à la réputation des professionnels de l’information”. Au moment où la liberté d’action des journalistes est l’objet d’attaques répétées, nous rappelons notre attachement à ce principe fondamental, pilier de la démocratie et nous renouvelons à Charles Enderlin notre soutien et notre solidarité. »

En France, il existe une raison des médias qui n’a rien à envier à la raison d’État. Elle se manifeste de la plus simple façon par l’exercice du terrorisme intellectuel, qui vise à tuer socialement tout contradicteur public d’un journaliste en place soutenu par son employeur, lorsque le contradicteur n’appartient pas à la caste journalistique(40). On peut y reconnaître la pathologie de la démocratie comme règne de l’opinion publique, dont les grands prêtres sont les journalistes. Le premier journaliste venu, qui ne cesse d’entendre le refrain de la « liberté de la presse condition de la démocratie », finit par y croire, puis, insensiblement, se met à croire qu’il incarne la liberté de penser et à se prendre pour la démocratie en personne et en action. Le critiquer revient à s’attaquer à la liberté de la presse et, par voie de conséquence, au régime démocratique.  Il cesse d’être un simple citoyen pour appartenir à une catégorie enviée : il devient un intouchable de la République. Mettre en question l’objectivité d’un journaliste devient un crime de lèse-majesté. Répliquer en simple citoyen à une campagne de délation ou de diffamation est perçu comme un attentat contre la démocratie. Supposé infaillible, le journaliste est toujours innocent, quelles que soient ses affirmations non fondées, ses enquêtes bâclées, ses accusations mensongères, ses dénonciations calomnieuses. Ses crimes moraux sont toujours mis au compte des dégâts médiatiques collatéraux. Il n’est jamais vraiment tenu pour responsable de ses erreurs et de ses fautes. Or, le pouvoir de nuisance du journalisme est sans pareil, en raison d’une asymétrie de principe entre le journaliste peu scrupuleux, voire diffamateur, et sa victime, qui ne peut jamais avoir le dernier mot dans un système qu’elle ne maîtrise pas.

Le « droit de réponse » d’une victime ne se produit pas dans un univers symbolique ordonné au principe d’égalité et à la règle de réciprocité. Le journaliste peut librement attaquer quiconque, mais, quels que soient ses manquements à la déontologie professionnelle, il ne peut être attaqué sans aussitôt bénéficier d’un soutien à la fois aveugle et intéressé de la profession tout entière. Dans le pire des cas, il bénéficie d’une complaisance clanique. L’appartenance à la communauté des confrères est la garantie d’une haute protection. Le journaliste n’est-il pas l’incarnation même de la liberté d’expression ? Cette marque de vanité professionnelle ne serait que grotesque si elle ne s’accompagnait de la prétention à monopoliser ladite liberté d’expression. Odieuse prétention, qui justifie des pratiques d’esprit totalitaire : par l’exercice du terrorisme intellectuel devenu l’ethos des milieux médiatiques, un non-journaliste est voué à une liberté d’expression limitée, contrôlée, surveillée.  Il est traité à cet égard comme un citoyen de seconde zone. Même lorsqu’il est doté de compétences reconnues, on lui fait comprendre avec paternalisme qu’il doit dire ce qu’on attend lui, ni plus ni moins. Le journaliste sait toujours plus et mieux que son interlocuteur ce qu’il convient de dire. Tout journaliste, qui pense n’avoir de comptes à rendre à personne, s’autorise avec arrogance et bonne conscience à lui demander des comptes. Pourquoi se gêner avec un citoyen sans qualités lorsqu’on procède ainsi avec les plus hauts responsables politiques qui ont pourtant, quant à eux, des moyens de rétorsion.

Il arrive qu’un citoyen ordinaire prenne le risque de contester la manière dont un journaliste a conduit une enquête ou commenté un événement. C’est là s’attaquer avec témérité à un représentant des intouchables médiatiques, à qui toute critique de leur travail est intolérable. Le premier réflexe du lobby des intouchables consiste à ne pas réagir, à faire silence, pour étouffer les voix dissidentes. Si la conspiration du silence ne suffit pas à empêcher la circulation de la parole critique, les intouchables recourent à une autre stratégie, qui consiste à s’indigner bruyamment et publiquement d’un tel affront, en dramatisant les enjeux (la « liberté d’expression menacée »), de façon à provoquer une mobilisation éventuellement encadrée et stimulée par un « appel » complaisamment publié dans la presse et signé aveuglément par la plupart des personnalités contactées.
C’est ainsi que Théo Klein, signataire de la pétition « Pour Charles Enderlin », après avoir réaffirmé que son ami Charles était « un journaliste remarquable » - pétition de principe -, en arrive à répondre piteusement à la journaliste qui le presse (« N’y avait-il pas quelque doute sur la réalité du tir fatal ? Pourquoi avoir signé ce texte ? ») :  « Ma chère, dit Théo Klein d’une voix extrêmement lasse. Je n’ai pas lu cette pétition. J’ai une dégénérescence  rétinienne de la macula. Je ne peux plus lire.(41) » D’autres personnages honorables, qui ont le bonheur de voir encore, signent d’abord les yeux fermés, et s’interrogent ensuite, quand le vent semble tourner. La logique de la pétition est celle de l’exclusion et de la stigmatisation de l’effronté : on refuse en principe de discuter avec le contradicteur, on ne pense qu’à le « liquider », à le disqualifier. Pour anéantir socialement le contradicteur, le collectif conformiste, suivant la minorité active qui a pris l’initiative, va privilégier tel ou tel registre, telle ou telle méthode de disqualification : dénonciation, délation, procès d’intention, amalgame, diabolisation, censure, lynchage médiatique, poursuites judiciaires, etc. Au lieu de répondre aux arguments avancés par le contradicteur, et de revenir scrupuleusement aux faits pour mettre en discussion les hypothèses et les interprétations possibles, les intouchables médiatiques lancent une campagne de diffamation contre l’intrus, en le réduisant, par amalgame polémique, à n’être que le suppôt d’une catégorie ou d’un groupe diabolisé (« sioniste », « de droite dure » ou « d’extrême droite », par exemple). En déplaçant l’argumentation de la question posée vers la personnalité de celui qui la pose, on fait l’économie d’un long travail de reconstitution des faits et d’une discussion rationnelle des données.  Il suffit de délégitimer le poseur de questions gênantes pour que ces dernières paraissent s’évanouir.  Un tel acte de prestidigitation est souvent accompli par les journalistes qui négligent d’enquêter longuement pour pouvoir diffamer librement ceux qui mettent en cause leur manière de travailler.

De la connivence en milieu médiatique dérive l’entraide en circuit fermé : les signatures automatiques, au bas des pétitions défendant « l’honneur » de tel ou tel journaliste, illustrent bien la règle. Le scénario est simple : les intouchables défendent un intouchable. Et ce, sans prendre la peine d’examiner de près les résultats des enquêtes contradictoires effectuées. C’est ainsi que fonctionne le dogme de l’infaillibilité médiatique(42). Dans l’affaire al-Dura devenue l’affaire Enderlin/France 2, un sophisme résume la stratégie défensive des défenseurs de l’infaillible-intouchable : « Charles Enderlin est un journaliste chevronné et respectable ; or, un tel journaliste ne saurait manquer aux règles élémentaires de la profession ; donc, Charles Enderlin n’a pas fauté.
 » L’historien Élie Barnavi, après avoir mis en évidence ce syllogisme trompeur, ajoute avec sagesse : « Allons, messieurs les Journalistes, vous savez bien que ce syllogisme est vicié, et que nul n’a le monopole de la vérité, dont les voies sont parfois tortueuses et inattendues. (43)» Disons, d’une façon  générale, que les journalistes n’ont pas le monopole de l’honnêteté intellectuelle, ni celui de la compétence en matière d’investigations. Et ils peuvent bien évidemment, comme tout citoyen, faillir à « l’honneur ». Quant à « l’honneur » et à la « réputation » des individus ou des groupes stigmatisés, calomniés, diffamés par tel ou tel journaliste, rares sont les journalistes qui s’en émeuvent publiquement. Ce serait trahir leur clan, se transformer en « renégats » et se condamner à l’exil, c’est-à-dire au chômage ou à la retraite anticipée. C’est l’intérêt bien compris de chacun qui suscite le geste de solidarité des membres de la profession. Corporatisme qui rime avec conformisme de groupe. Les traces d’une calomnie ou d’une diffamation médiatiques sont pourtant ineffaçables. Tout personnage public le sait, qu’il soit écrivain, intellectuel, comédien ou responsable politique, et en tient compte dès lors qu’il veut continuer d’exister socialement. Il doit supporter l’existence d’une presse partisane et souvent irresponsable, parfois délatrice, mais au bout du compte toute-puissante, imposant jalousement son « politiquement correct » par ses silences tactiques et ses jugements assassins.

Avec l’apparition d’un lobby des médias, une nouvelle caste d’intouchables est née dans les sociétés démocratiques, et plus particulièrement en France, où la presse témoigne à la fois d’un conformisme, d’un manque de curiosité et d’une absence de courage intellectuel remarquables. Dans l’univers communicationnaire à la française, l’esprit d’investigation et le goût des enquêtes scrupuleuses, dont fait preuve notamment la presse anglo-saxonne, semblent, à quelques notables exceptions près, avoir été remplacés par l’esprit de paresse et d’imitation, agrémenté d’un zeste ou d’un reste d’esprit militant (globalement de gauche) : on se contente le plus souvent de recopier les dépêches, en les censurant çà et là, selon l’opinion dominante, la pression idéologique du milieu ou les parti-pris de la rédaction. C’est ainsi qu’à la rubrique « Notre opinion », tout pense-menu expose avec jubilation, arrogance ou gravité sa « conception du monde », mélange peu ragoûtant de propos flatteurs, de poncifs et de pointes vipérines. D’où, à quelques exceptions près, cette oscillation caractéristique entre le discours démagogique visant à séduire et la pratique frénétique de la dénonciation, voire de la délation. On veut plaire à tout prix ou bien l’on jouit de salir et de détruire - les deux objectifs n’étant point incompatibles. C’est dans ce petit monde qu’on prétend défendre, en donnant de la voix, « l’honneur » et la « réputation » des journalistes toutes les fois qu’un journaliste ayant pignon sur rue est pris en flagrant délit d’incompétence, de légèreté dans l’établissement des faits ou de manipulation de l’information. Comment des individus qui se croient infaillibles et s’imaginent intouchables pourraient-ils reconnaître leurs erreurs ou leurs fautes, ou celles de leurs semblables(44) ? Comment pourraient présenter leurs excuses(45) ? Mais alors, comment pourraient-ils s’améliorer, ou simplement améliorer leurs pratiques professionnelles ?   L’honneur du journalisme est incarné par ceux qui ont le courage de reconnaître leurs défaillances.

http://www.lemeilleurdesmondes.org/A_ch … pes-an.htm


Amusant n'est-ce pas de voir que Taguieff (qui s'amuse depuis des années à discréditer ceux qui remettent en question la TO en les amalgamant à des négationnistes) puisse tenir de tels propos ?
Allez, pour le plaisir, je remets ce passage  de l'article de Taguieff :

Pour anéantir socialement le contradicteur, le collectif conformiste, suivant la minorité active qui a pris l’initiative, va privilégier tel ou tel registre, telle ou telle méthode de disqualification : dénonciation, délation, procès d’intention, amalgame, diabolisation, censure, lynchage médiatique, poursuites judiciaires, etc. Au lieu de répondre aux arguments avancés par le contradicteur, et de revenir scrupuleusement aux faits pour mettre en discussion les hypothèses et les interprétations possibles, les intouchables médiatiques lancent une campagne de diffamation contre l’intrus, en le réduisant, par amalgame polémique, à n’être que le suppôt d’une catégorie ou d’un groupe diabolisé (« sioniste », « de droite dure » ou « d’extrême droite », par exemple). En déplaçant l’argumentation de la question posée vers la personnalité de celui qui la pose, on fait l’économie d’un long travail de reconstitution des faits et d’une discussion rationnelle des données.  Il suffit de délégitimer le poseur de questions gênantes pour que ces dernières paraissent s’évanouir.

Un peu schizo notre pourfendeur des théories du complot, non ?  tongue


Le 13 mai 2010, Philippe Karsenty écrit à propos du dernier livre de Taguieff :

Chers amis,

Les Presses Universitaires de France publieront mercredi prochain, le 19 mai, le nouveau livre de Pierre-André Taguieff : « La nouvelle propagande anti-juive – L’affaire al-Dura en perspective ».

Je vous invite à l’acheter, et à le faire acheter ; à le lire et à le faire lire, car c’est un livre remarquable dans lequel Pierre-André Taguieff consacre une centaine de pages, très bien documentées, à l’Affaire al Dura.
Vous pouvez dès à présent le commander à la FNAC.

Ce livre ne sera probablement pas promu par les médias dominants puisqu’il révèle ce que ces derniers tentent de cacher depuis tant d’années.
Raison de plus pour briser le mur du silence en en faisant un best seller !

Pour conclure sur ce sujet, je souhaiterais rappeler que nous avons été nombreux à attendre qu’un « Zola » se lève dans l’Affaire al Dura.

Eh bien, c’est clair, le « Zola » de notre génération s’appelle Pierre-André Taguieff !

http://identitejuive.com/la-nouvelle-pr … e-16-juin/

lol

Pour rappel, voici ce que pense Guillaume Weill-Raynal de Taguieff, pardon de Zola :

Guillaume Weill-Raynal a critiqué ce qu'il considère comme les amalgames de Taguieff prétendant fustiger les amalgames[26]. Ce dernier abonde d'analyses des théories du complot à propos des attentats du 11 septembre 2001 qui se réfèrent toutes, selon lui, à des complots judéo-maconniques, ce qui, selon Weill-Raynal, serait faux : quelques antisémites ont pu soutenir certaines de ces théories mais celles-ci ne relèveraient pas de leur idéologie. La présentation des choses par Taguieff s'apparenterait donc à la technique rhétorique dite de l'« homme de paille ».

http://fr.wikipedia.org/wiki/Pierre-And … du_complot

Rappelons également, si besoin en était que Karsenty a gagné son procès contre Canal+ pour avoir diffusé le documentaire de Malterre :

Les magistrats de la 1ère chambre du tribunal correctionnel de Nanterre ont donné raison à Philippe Karsenty, estimant que «les pièces versées aux débats démontrent un manque d’objectivité exclusif de la bonne foi alléguée» par l'auteur du documentaire, Stéphane Malterre.

http://forum.reopen911.info/p229269-11- … ml#p229269



Et à présent Rudy Reichstadt qui dénonce l'argumentaire conspirationniste dans l'affaire Al-Dura dans un article publié dans le numéro d'octobre 2008 de la revue Le Meilleur des mondes:


Depuis plusieurs années maintenant, un argumentaire conspirationniste s’est développé autour du reportage de Charles Enderlin (1) diffusé au JT de France 2 le 30 septembre 2000 qui relatait la fusillade du carrefour de Netzarim (Bande de Gaza) au cours de laquelle un jeune garçon palestinien, Mohammed Al-Dura, a été mortellement touché (2). Au-delà de la critique – légitime – des commentaires de Charles Enderlin, on assiste à une remise en cause de l’authenticité même des images de son cameraman, Talal Abu Rahmeh. Au récit, problématique, de l’« assassinat, en direct, d’un enfant sous les balles israéliennes », n’a pas tardé à répondre un contre-récit selon lequel « la mort de Mohammed Al-Dura est une mise en scène ». Or, ainsi que nous allons le voir, ces deux récits manquent, l’un et l’autre, de la rigueur élémentaire qu’exige la déontologie journalistique. Au moins trois thèses remettent en cause l’authenticité du reportage de France 2.
(...)
Ce discours conspirationniste, qui dénonce rien moins que « la plus grande imposture de l’histoire de l’audiovisuel », a été formulé pour la première fois de manière systématique dans un documentaire(12) de 20 minutes produit par la Metula News Agency (ou « Mena »(13)).
(...)
Pour qui accepte de les prendre au sérieux et de les soumettre à l’examen, les thèses conspirationnistes soulèvent de nombreuses interrogations auxquelles aucune explication satisfaisante n’a encore été apportée :

1/ Comment le secret d’un tel « bidonnage » aurait-il pu être gardé jusqu’à aujourd’hui alors qu’il impliquerait un nombre aussi élevé de personnes : Talal Abu Rahmeh ; les cameramen d’Associated Press et de Reuters, présents sur les lieux de la fusillade ; la famille Al-Dura ; des dizaines de jeunes palestiniens devant la position israélienne de Netzarim ; les médecins palestiniens qui ont prononcé le décès du jeune garçon à l’hôpital Shifa de Gaza ; les chirurgiens qui ont opéré le père, Jamal Al-Dura(35) ; les infirmières et autres membres de l’équipe médicale de l’hôpital militaire d’Amman, où Jamal Al-Dura a séjourné pendant quatre mois, etc.

2/ A supposer que Mohammed Al-Dura soit encore en vie, qui est l’enfant qui a été enterré à sa place ? Et pourquoi Jamal Al-Dura, son père, se risquerait-il aujourd’hui à accepter que la dépouille de son fils soit exhumée, dans le cadre d’une nouvelle enquête, pour procéder à des tests ADN ?

3/ Si, au contraire, ce n’est pas Mohammed Al-Dura qui apparaît dans le reportage de Charles Enderlin, qui donc est cet enfant qui se serait retrouvé, ce jour-là, derrière un baril de béton aux côtés de Jamal Al-Dura ?

4/ Si l’enfant a été abattu par des activistes palestiniens afin d’en faire un martyr, pourquoi auraient-ils laissé le père en vie ? Surtout, comment Jamal Al-Dura aurait pu laisser tuer son propre fils ? Et puisque l’enfant a bien été victime d’une rafale de balles ce jour-là, pourquoi aurait-on eu besoin d’un chiffon rouge pour simuler une tâche de sang ? De la même manière, puisqu’il simulait si bien l’agonie (l’enfant aurait lancé un regard de « connivence » en direction du cameraman), pourquoi l’aurait-on éliminé ?

5/ Si Talal Abu Rahmeh est un bon faussaire, pourquoi n’a-t-il pas tout simplement envoyé à Charles Enderlin de fausses images expurgées des fameux rushes qui sont si sujets à controverse ? Si, au contraire, c’est un piètre metteur en scène – au point de passer ses deux doigts devant l’objectif afin d’indiquer qu’il entame une « deuxième prise » –, comment se fait-il qu’il n’y ait aucune trace de montage sur sa cassette vidéo (selon les conclusions d’experts indépendants qui ont authentifié la cassette pour le compte de France 2) ?

6/ Comment des Palestiniens qui n’auraient rien eu d’autre à leur disposition qu’un bout de tissu rouge pour simuler une tâche de sang seraient-ils parvenus à falsifier le dossier médical du père, en y incluant notamment de fausses radios montrant sa blessure au bassin(36) ?

7/ Si Jamal Al-Dura joue si mal la comédie (certains prétendent qu’on le voit sourire pendant la fusillade et que les signes qu’il fait en direction de la caméra de Talal Abu Rahmeh signifient qu’il demande des instructions), comment a-t-il pu si bien simuler ses blessures devant l’ambassadeur de Jordanie en Israël – qui l’a accompagné en ambulance depuis Gaza à Amman pour qu’il soit soigné dans un hôpital militaire –, le roi Abdallah de Jordanie – qui est venu lui rendre visite à l’hôpital –, et les journalistes israéliens Tom Segev et Semadar Peri – qui lui ont également rendu visite à l’époque ?

La vieille question de Cicéron, « à qui profite le crime ? », ajoutée aux déclarations de Talal Abu Rahmeh – dont on a appris qu’il était aussi un militant(37) – et à l'impossibilité de reconstituer la scène du drame (aucune balle n'a été récupérée et le site originel a été rasé par l’armée israélienne une semaine après la fusillade) ont instillé le doute. De sorte que discuter de l’affaire Al-Dura revient à avancer en terrain miné. Il semble aujourd’hui impossible de critiquer les thèses conspirationnistes sans être rangé parmi ceux qui attribuent l’origine des tirs à « la position israélienne »(38). Compte tenu de l’incroyable virulence des attaques menées contre Charles Enderlin, il semble tout aussi impossible de critiquer le fond ou la forme de son reportage sans passer pour un extrémiste, partisan de la théorie du complot, un « conspira-sioniste »(39). Une situation d’autant plus regrettable qu’il est permis de douter de la crédibilité d’un des principaux soutiens d’Enderlin, l’avocat Guillaume Weill-Raynal, celui-ci ayant consacré une partie d’un de ses livres(40) à examiner très sérieusement l’hypothèse que Thierry Meyssan(41) puisse être un agent à la solde des néo-conservateurs américains !

Ajoutons qu’aucun des pourfendeurs de la théorie du complot ne s’est à ce jour attristé de ce que Jamal Al-Dura colporte lui-même une autre thèse conspirationniste selon laquelle les Israéliens tuent délibérément les enfants palestiniens afin d’anéantir son peuple(42).

A l’heure actuelle, il demeure impossible de savoir d’où provenaient les balles qui ont causé la mort de Mohammed Al-Dura. Sur ce point, les uns et les autres, en fonction de leurs sensibilités, continueront de croire ce qui les arrange. Il est malheureusement vain d’essayer de leur en faire démordre. Talal Abu Rahmeh a la conviction que les tirs provenaient de l’avant-poste israélien. A l’instar des journalistes Esther Schapira, Denis Jeambar et Daniel Leconte, qui rejettent tous l’idée d’une mise en scène, Larry Derfner pense, de son côté, « que ce sont probablement des tireurs palestiniens, et non israéliens comme on l’a cru au départ, qui ont tué Mohammed Al-Dura et blessé son père Jamal »(43).

En ce domaine, l’agnosticisme semble être la voie de la sagesse. Car il en va de l’affaire Al-Dura comme de l’assassinat de JFK : on a le sentiment qu’on ne connaîtra jamais le fin mot de l’histoire. Ainsi que l’écrit Meïr Waintrater, directeur de la rédaction de L’Arche, « les éléments qui ont été diffusés […] ne permettent pas de porter un jugement définitif sur la matérialité des faits »(44). C’est d’ailleurs l’avis d’Arlette Chabot, directrice de l’information de France 2.

Le 18 septembre dernier, Patrick de Carolis, PDG de France Télévision, a accepté la création d'une commission d'enquête indépendante sur l'affaire Al-Dura présidée par Patrick Gaubert, président de la LICRA. Charles Enderlin est favorable à cette initiative.

http://www.lemeilleurdesmondes.org/A_ch … da-MDM.htm

Ainsi, Rudy Reichstadt dénonce le discours conspirationniste tenu dans l'affaire Al-Dura... un discours tenu entre autre par un certain  Pïerre-André Taguieff.

Mais, mais, mais...  Taguieff n'est-il pas  fréquemment cité en référence par  Reichstadt  pour démonter les "conspirationnistes" ?
Voyons voir... si on tape "Taguieff" dans le moteur de recherche de Conspiracy Watch on trouve 48 résultats :
http://www.conspiracywatch.info/search/taguieff/

Mais alors ?

Peut-on dire, si l'on suit la technique habituelle de Reichstadt pour discréditer les sceptiques, que CW est un nid de conspirationnistes ?

Dernière modification par Zorg (24-10-2010 20:38:44)


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#13 01-05-2011 00:05:35

Zorg
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Re: Théorie du complot par Pierre-André Taguieff

Rue89 - 29 04 2011 :

Actualité Juive condamné pour diffamation dans l'affaire al-Dura :
http://www.rue89.com/2011/02/09/dix-ans … ive-189703


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#14 02-05-2011 23:30:10

Pole
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Messages: 4084

Re: Théorie du complot par Pierre-André Taguieff

C'est une maladie psychiatrique qui s'est emparée de la communauté, qui fait que même un mec qui a un bac +11 va voir à la place du sang de Mohammed un chiffon rouge, alors qu'il n'y en a pas.

De la peinture peut-être ?


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