ReOpen911.info : Site d'information sur les attentats du 11 septembre 2001

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#1 29-05-2008 18:36:32

zelda
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Messages: 1036

Sortir du traité ABM, Objectif du 911 ?

http://forum.reopen911.info/viewtopic.p … 59#p140859

Dernière modification par zelda (16-05-2010 14:51:41)

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#2 29-05-2008 18:57:20

ragondin
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Date d'inscription: 29-03-2007
Messages: 7349

Re: Sortir du traité ABM, Objectif du 911 ?

Merci Zelda
Remarks by the President to Students and Faculty at National Defense University
Fort Lesley J. Mcnair
Washington, D.C. www.whitehouse.gov/news/releases/2001/0 … 01-10.html  page manquante
Trad google
http://translate.google.com/translate?h … D%26sa%3DG

Dernière modification par ragondin (03-11-2009 15:30:12)


« La stratégie militaire doit désormais être pensée en fonction de la couverture télévisuelle [car] si l’opinion publique est avec vous, rien ne peut vous résister ; sans elle, le pouvoir est impuissant. »
M. Michael K. Deaver

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#3 29-05-2008 18:59:40

ragondin
Membre de Soutien
Date d'inscription: 29-03-2007
Messages: 7349

Re: Sortir du traité ABM, Objectif du 911 ?

Les Etats-Unis sous la présidence Bush :
chronologie 2000-2005 www.ladocumentationfrancaise.fr/dossier … ogie.shtml
> 2000
> 2001
> 2002
> 2003
> 2004
> 2005




2000

novembre 2000

Election du candidat républicain George Walker Bush à la présidence des Etats-Unis. Le candidat démocrate Al Gore qui devance son concurrent de 337 576 voix, demande un recompte des résultats en Floride, Etat déterminant du fait de son poids dans le collège électoral et où la marge en faveur de George W. Bush est inférieure à 0,5% (lire notre dossier sur l'élection présidentielle américaine de 2000).

12 décembre

Confirmation de l'élection de George W. Bush à la présidence des Etats-Unis par un arrêt de la Cour suprême fédérale mettant fin aux recomptes demandés par Al Gore. Celui-ci reconnaît officiellement sa défaite le 13.

2001

21 janvier 2001

Entrée en fonction du républicain George W. Bush, 43ème président des Etats-Unis.

Janvier-mars 2001

Panne d'électricité en Californie privant de courant un million de personnes.

16 février 2001

Visite au Mexique du président George W. Bush.

23 février 2001

Visite à Camp David (Floride), de Tony Blair, premier ministre du Royaume-Uni.

13 mars 2001

Dénonciation du Protocole de Kyoto sur la réduction des émissions de gaz à effet de serre, par le président George W. Bush.

Avril 2001

Résultats du recensement décennal 2000 : les Etats-Unis comptent 281 421 906 habitants.

10-12 avril 2001

Emeutes à Cincinnati après la mort d'un jeune Noir tué par la police.

11 avril 2001

Accord sur la banane prévoyant la suspension des sanctions prises par les Etats-Unis à l'encontre de l'Union européenne suite à l'arbitrage rendu par l'OMC.

1er mai 2001

Discours du président George W. Bush présentant le projet américain de défense antimissile (National Missile Defense, NMD).

3 mai 2001

Les Etats-Unis perdent leur siège à la Commission des droits de l'Homme de l'ONU.

10 mai 2001

Vote du budget 2002 comportant les réductions d'impôts prévues par le programme électoral du président Bush.

17 mai 2001

Plan pour l'énergie du président Bush prévoyant un renforcement du nucléaire et un développement de la prospection pétrolière et gazière.

24 mai 2001

Suite à la défection du sénateur Jeffords quittant le Parti républicain après avoir siégé vingt-six ans dans ses rangs, le parti Démocrate devient majoritaire au Sénat. Tom Daschle remplace Trent Lott en tant que chef de la majorité.

26 mai 2001

Adoption par le Congrès du Plan Bush prévoyant des réductions d'impôts sur onze ans et applicable dès 2001.

12-16 juin 2001

Lors de sa tournée en Europe, le président George W. Bush participe au Sommet de l'OTAN à Bruxelles, où il présente à ses partenaires son projet de bouclier antimissile, et au Sommet Union européenne - Etats-Unis à Göteborg en Suède. Après s'être rendu à Varsovie, il tient avec Vladimir Poutine un 1er sommet américano-russe à Ljubljana (Slovénie), qui voit la persistance d'un différend, le président américain souhaitant la création d'un bouclier antimissile, tandis que le président russe demande le maintien du Traité ABM de 1972.

25 juillet 2001

Les Etats-Unis rejettent le protocole de vérification de la Convention internationale sur les armes bactériologiques.

10 août 2001

Le président Bush autorise le financement de la recherche sur les cellules souches.

20 août 2001

Nouvelle condamnation des Etats-Unis par l'OMC, sur les aides fiscales à l'exportation [.pdf, 471 Ko] (FSC, foreign sales corporations).

4 septembre 2001

Rachat de Compaq par Hewlett-Packard : le groupe devient le premier fabricant mondial d'ordinateurs personnels.

11 septembre 2001

Attentats terroristes à New York et Washington : deux avions de ligne détournés par des commandos suicides s'écrasent sur les tours du World Trade Center, provoquant la mort de 2 843 personnes. A Washington, le Pentagone est partiellement détruit par un 3ème avion, tandis qu'un 4ème s'abat près de Pittsburgh.
Le 12 septembre, dans sa résolution 1368 [.pdf, 93 Ko], l'ONU condamne catégoriquement les attentats. Le même jour le Conseil extraordinaire de l'OTAN décide, pour la première fois, la mise en ouvre du principe de solidarité prévu par l'article 5 du Traité.
Le 24, la Russie qui apporte son soutien aux Etats-Unis dès le 12, se déclare prête à participer à des "opérations de représailles. en Afghanistan" et donne son accord pour une collaboration des républiques d'Asie centrale.

21 septembre 2001

Plan de sauvetage des compagnies aériennes américaines très fragilisées par les attentats du 11 septembre.

22 septembre 2001

Levée des sanctions imposées par les Etats-Unis à l'Inde et au Pakistan après les essais nucléaires de ces deux pays en 1998.

23 septembre 2001

Gel des avoirs financiers des organisations terroristes par le président Bush.

2 octobre 2001

Le Président Bush se prononce en faveur de l'idée d'un Etat palestinien.

5 octobre 2001

Contamination à l'anthrax aux Etats-Unis : un photographe décède en Floride le 5 octobre, le Congrès puis la Cour suprême sont ensuite contaminés, les 21, 22 et 30 octobre deux employés d'un centre postal à Washington et une employée d'un hôpital de New York décèdent de la maladie. L'enquête ne parvient à démontrer aucun lien avec les attentats du 11 Septembre.

7 octobre 2001

Début des frappes aériennes américaines et britanniques en Afghanistan en représailles aux attentats du 11 septembre. Plus de 40 pays, dont la France, apportent leur soutien aux opérations.

18 octobre 2001

Condamnation à la prison à vie des auteurs des attentats anti-américains de Dar-es-Salam et Nairobi ayant provoqué la mort de 231 personnes, le 7 août 1998.

26 octobre 2001

Loi antiterroriste aux Etats-Unis, intitulée "Patriot Act 2001", prévoyant l'allongement à sept jours de la détention provisoire des étrangers en situation irrégulière, la surveillance des communications par téléphone ou sur Internet et des réseaux de financement. Elle suscite des critiques de la part des associations de défense des droits et libertés publiques.

2 novembre 2001

Compromis entre Microsoft et le Département américain de la justice visant à mettre fin à la longue procédure antitrust engagée depuis 1998. Jugement validé par un arrêt du 1 er novembre 2002.

6 novembre 2001

Election du républicain Michael Bloomberg à la mairie de New York, fondateur de l'agence d'information financière qui porte son nom, il succède à Rudolph Giuliani.

12 novembre 2001

Un avion d'American Airlines s'écrase dans le quartier du Queens à New York, provoquant la mort de 262 personnes.

12 novembre 2001

Sommet américano-russe entre George W. Bush et Vladimir Poutine (Washington) marqué par un rapprochement entre les deux pays, mais aussi par l'absence d'accord sur la remise en cause du Traité ABM de 1972.

13 novembre 2001

Décret autorisant le jugement de terroristes par des tribunaux militaires spéciaux américains suivant une procédure secrète et spéciale.

2 décembre 2001

Faillite d'Enron principal groupe de distribution d'énergie aux Etats-Unis.

11 décembre 2001

11ème baisse des taux d'intérêt aux Etats-Unis en 2001 : ramené à 1,75%, les taux sont au niveau le plus bas depuis 1961.

13 décembre 2001

Retrait américain du Traité antibalistique ABM de 1972.
Interdisant tout système de défense antimissiles balistiques, il est jugé obsolète par les Etats-Unis qui désirent déployer un tel système sur le sol américain.

22 décembre 2001

Tentative d'attentat par Richard Reid sur le vol d'American Airlines Paris-Miami. Ce ressortissant britannique converti à l'islam et lié au mouvement Al Qaida, essaie de déclencher des explosifs cachés dans la semelle de ses chaussures.


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2002

11 janvier 2002

Le groupe américain Ford annonce la suppression de 35 000 emplois dans le monde.

22 janvier 2002

Faillite de Kmart 3ème groupe de distribution américain.

28 janvier 2002

Faillite de Global Crossing, opérateur américain de réseaux de fibres optiques. La société dont le siège se trouve aux Bermudes, est soupçonnée d'avoir falsifié ses comptes.

29 janvier 2002

Discours sur l'état de l'Union du président George W. Bush. Il dénonce le caractère terroriste de trois pays, l'Irak, l'Iran et la Corée du Nord cherchant à se procurer des armes de destruction massive, annonce une forte augmentation des dépenses militaires et appelle le Congrès à voter le plan de relance de l'économie.

4 février 2002

Hausse de 13,7% des dépenses militaires dans le projet de budget américain pour 2003. Celui-ci comporte un déficit de 80 milliards de dollars pour un total de 2130 milliards de dollars.

17-22 février 2002

Tournée en Asie du président George W. Bush : il se rend au Japon, en Corée du Sud et en Chine. Le soutien apporté par la Chine après les attentats du 11 septembre facilite la reprise du dialogue. Sont abordées la question des ventes de missiles, celle de Taiwan, ainsi qu'une reprise des pourparlers entre les deux Corées.

21 février 2002

Assassinat au Pakistan du journaliste américain Daniel Pearl, correspondant du Wall Street Journal enlevé le 23 janvier à Karachi où il enquêtait sur les milieux islamistes extrémistes.

3-18 mars 2002

Reprise des opérations militaires américaines en Afghanistan
L'opération "Anaconda", dans la région de Gardez, au sud-est de l'Afghanistan, vise à éliminer les derniers bastions d'Al Qaida.

5 mars 2002

Instauration de taxes à l'importation d'acier aux Etats-Unis. Elle provoque une plainte de l'Union européenne auprès de l'OMC, suivie de celle de sept pays.

8 mars 2002

Après un long débat, vote au Congrès du Plan de relance de l'économie après les attentats du 11 septembre. Il porte sur le déblocage de plus 60 milliards de dollars qui s'ajoutent aux 40 milliards d'aide d'urgence pour New York et aux 15 milliards pour les compagnies aériennes.

14 mars 2002

Inculpation de la firme Arthur Andersen pour destruction de pièces comptables dans l'affaire Enron. Le licenciement de 7 000 employés est annoncé fin mars. Le 15 juin, le tribunal de Houston (Texas) déclare la firme coupable d'obstruction à la justice.

20 mars 2002

Loi sur le financement électoral aux Etats-Unis. Elle limite les contributions faites aux partis par les groupements d'intérêt collectif ("soft money"), qui représentaient près de 500 millions de dollars en 2000, mais relève le plafond des donations directes aux candidats ("hard money").

10 avril 2002

Réunion à Madrid entre les Etats-Unis, l'ONU, l'Union européenne et la Russie sur la situation au Moyen-Orient. La déclaration commune demande un cessez-le-feu et le retrait immédiat des forces israéliennes des villes palestiniennes et du quartier général de Yasser Arafat à Ramallah. Elle appelle ce dernier à persuader le peuple palestinien de cesser toute action terroriste

3 mai 2002

Sommet Union européenne - Etats-Unis à Washington : les délégués affirment leur détermination à régler leurs différends commerciaux dans le cadre de l'OMC.

5-7 mai 2002

Visite aux Etats-Unis d'Ariel Sharon, premier ministre israélien.
Il exprime son refus d'un Etat palestinien et demande une réforme de l'Autorité palestinienne.

13 mai 2002

Loi d'aide à l'agriculture augmentant les subventions de près de 80% sur 10 ans : adoptée avec l'accord des Démocrates, elle suscite de vives protestations de la part de l'Union européenne, du Canada et du Mexique.

22-28 mai 2002

Tournée en Europe du président George W. Bush : il se rend d'abord à Berlin puis à Moscou, où il signe avec Vladimir Poutine, le 24, un Traité de désarmement nucléaire visant à réduire de deux tiers les arsenaux nucléaires stratégiques russe et américain d'ici 2012. Il se rend ensuite en France, puis à Rome où, le 28, lors du sommet OTAN-Russie est signée la "Déclaration de Rome" et créé le Conseil OTAN-Russie.

30 mai 2002

Réforme du FBI, mis en cause après les attentats du 11 septembre. Elle porte sur un accroissement des moyens d'action et la création d'un bureau de coordination avec la CIA.

20 juin 2002

Décision de la Cour suprême des Etats-Unis interdisant l'exécution des handicapés mentaux.

24 juin 2002

Plan du président Bush pour le Moyen-Orient : il demande le remplacement de Yasser Arafat à la tête de l'Autorité palestinienne.

16 juillet 2002

Réunion du "quartette ONU, Union européenne, Etats-Unis, Russie" sur le Proche-Orient (New York) : désaccord des partenaires des Etats-Unis sur la demande du président américain George W. Bush d'évincer du pouvoir Yasser Arafat, mais approbation de son appel à la création d'un Etat palestinien d'ici à trois ans.

16 juillet 2002

Plan stratégique de défense contre le terrorisme [.pdf, 2 704 Ko] : le rapport remis au Congrès prévoit la création d'un ministère de la sécurité intérieure regroupant 22 agences fédérales afin de prévenir les attaques sur le sol américain et minimiser les dommages en cas d'attaque notamment bactériologique.

21 juillet 2002

Faillite de WorldCom, 2ème compagnie de télécommunications américaine. Il s'agit du plus important dépôt de bilan de l'histoire économique mondiale.

30 juillet 2002

Loi sur "la responsabilité des comptes des entreprises" [.pdf, 198 Ko], dite loi Sarbanes-Oxley. Elle fait suite à la révélation de faillites frauduleuses comme celles d'Enron, Arthur Andersen, Global Crossing, WorldCom.

6 août 2002

Loi conférant des pouvoirs de négociation commerciale ("Fast Track") au président George W. Bush.

11 août 2002

La compagnie aérienne US Airways se place sous la protection du chapitre 11 de la loi sur les faillites. American Airlines, première compagnie aérienne mondiale, annonce, le 13, un plan d'austérité et la suppression de 7 000 emplois.

30 août 2002

Confirmation de la condamnation [.pdf, 179 Ko] des Etats-Unis par l'OMC dans le différend l'opposant à l'Union europénne sur les aides américaines aux exportations (FSC, Foreign Sales Corporation).

17 septembre 2002

Nouvelle réunion du "quartette ONU, Union européenne, Etats-Unis, Russie" sur le Proche-Orient (New York) : il adopte un calendrier du plan de paix devant mener à la création d'un Etat palestinien d'ici 2005.

20 septembre 2002

Rapport sur la "Stratégie nationale de sécurité" : il prévoit d'éventuelles actions militaires préventives contre les "Etats voyous".

11 octobre 2002

Attribution du Prix Nobel de la Paix à l'ancien président Jimmy Carter.

11 octobre 2002

Le Congrès américain, autorise avec l'accord d'une majorité de démocrates, le recours à la force armée contre l'Irak.

16 octobre 2002

Réforme du système électoral américain : elle concerne l'amélioration de l'équipement des bureaux de vote pour éviter les contestations qui avaient retardé d'un mois la proclamation du résultat de l'élection présidentielle 2000.

22-25 octobre 2002

Visite du président chinois Jiang Zemin aux Etats-Unis. Les entretiens portent sur la poursuite du programme d'armement nucléaire de la Corée du Nord, l'Irak et la coopération dans la lutte antiterroriste.

5 novembre 2002

Elections législatives et locales du mi-mandat. Elles marquent un net succès pour le président Bush, les Républicains reprenant le contrôle du Sénat (51 sièges sur 100), et gardant la majorité à la Chambre des représentants.

5 novembre 2002

Démission de Harvey Pitt, président de la Securities Exchange Commission (SEC). Critiqué pour sa réticence à engager des réformes après la révélation des scandales financiers, il est remplacé par William Donaldson.

6 novembre 2002

Baisse des taux d'intérêt ramenés à 1,25%.

8 novembre 2002

Résolution 1441 [.pdf, 130 Ko] de l'ONU sur le désarmement de l'Irak. Présentée par les Etats-Unis et le Royaume-Uni et adoptée à l'unanimité par le Conseil de sécurité, elle donne à l'Irak une dernière chance de s'acquitter de ses obligations en matière de désarmement.

27 novembre 2002

Création d'une commission d'enquête indépendante sur les attentats du 11 septembre sur la demande pressante des familles des victimes afin d'examiner les circonstances ayant rendu possible ces attentats.

9 décembre 2002

United Airlines, deuxième compagnie aérienne mondiale, se place sous la protection du chapitre 11 de la loi sur les faillites.

17 décembre 2002

Début de mise en place du système de défense antimissile aux Etats-Unis. Il doit être opérationnel en 2004-2005.

18 décembre 2002.

Faillite de l'assureur Conseco aux Etats-Unis. C'est la troisième faillite la plus importante après celles de Worldcom (21 juillet 2001) et Enron (2 décembre 2001).

20 décembre 2002

Sanction de dix grandes banques américaines pour conflits d'intérêts. Elles acceptent de payer une amende d'1,4 milliard de dollars.


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2003

7 janvier 2003

Plan de soutien à l'économie américaine présenté par le président Bush : d'un montant de 674 milliards de dollars sur dix ans, ces mesures qui seront débattues au Congrès comportent la suppression de l'impôt sur les dividendes versés aux actionnaires par les entreprises, les baisses d'impôts déjà votées en 2001 et des aides pour les chômeurs.

11 janvier 2003

Le gouverneur de l'Illinois gracie 4 condamnés à mort et commue la peine des 163 autres condamnés à la peine capitale dans cet Etat.

27 janvier 2003

Rapports des chefs des inspecteurs de l'ONU en Irak. Hans Blix, président de la Commission de contrôle des Nations unies et Mohamed El Baradei, directeur de l'Agence internationale de l'énergie atomique dressent un bilan mitigé de deux mois d'inspections et demandent un délai de plusieurs mois pour mener à bien leur mission.

28 janvier 2003

Discours sur l'état de l'Union du président Bush. Il demande une réunion du Conseil de Sécurité pour examiner les informations américaines sur les armes nucléaires et biologiques de l'Irak. Sur le plan intérieur, il propose d'appliquer dès 2003 les réductions d'impôts prévues pour 2004 et 2006 et demande au Congrès d'approuver son initiative en faveur des groupes confessionnels.

30 janvier 2003

Dans une lettre commune, 8 pays européens apportent au président Bush leur soutien dans la crise irakienne (Danemark, Espagne, Italie, Grande-Bretagne, Portugal, Hongrie, Pologne, République tchèque).

1er février 2003

Explosion de la navette spatiale Columbia au-dessus du Texas.

3 février 2003

Présentation au Congrès du projet de budget pour 2004  : malgré un déficit de 307 milliards de dollars il maintient les baisses d'impôts inscrites du plan de relance. Les crédits de la défense augmentent de 5,3% mais ne comportent pas de montant spécifique en vue d'une guerre en Irak.

5 février 2003

A l'ONU, discours sur l'Irak du secrétaire d'Etat Colin Powell présentant des preuves de la présence d'armes de destruction massive.

14 février 2003

Rapports des inspecteurs du désarmement en Irak qui n'ont pas découvert d'activité nucléaire interdite, mais demandent un renforcement des moyens et l'allongement des délais d'inspection.

15 février 2003

Manifestations dans le monde contre la guerre en Irak. Malgré la position du premier ministre Tony Blair, partisan de la guerre, plus d'un million de personnes défilent à Londres. En Italie, trois millions de personnes et en France plusieurs centaines de milliers se mobilisent. A New York, 200 associations pacifistes rassemblent une centaine de milliers de personnes. L'Amérique latine, l'Asie et le Moyen-Orient connaissent également de nombreux rassemblements.

1er mars 2003

Le parlement turc vote contre le déploiement de troupes américaines sur son territoire.

7 mars 2003

Rapports d'étape des inspecteurs du désarmement de l'Irak à l'ONU  : il faut encore plusieurs mois pour régler les questions en suspens. La France, l'Allemagne et la Russie refusent une deuxième résolution du Conseil de sécurité légitimant la guerre.

16 mars 2003

A Lajes (Portugal), sommet sur l'Irak entre les Etats-Unis, le Royaume-Uni et l'Espagne  : les trois pays annoncent une "ultime" demande d'un ultimatum de l'ONU autorisant l'usage de la force, mais y renoncent faute de consensus.

17 mars 2003

Ultimatum du président Bush à Saddam Hussein  : il lui donne 48 heures pour quitter l'Irak. Le 18, Saddam Hussein rejette l'ultimatum. Tous les inspecteurs en désarmement de l'ONU quittent l'Irak.

20 mars 2003

La Turquie autorise le survol de son territoire par l'aviation américaine.

20 mars 2003

Lancement de l'opération américano-britannique "Liberté de l'Irak". Elle commence par une série de raids et de bombardements sur la capitale irakienne et des tirs de missiles à partir de navires stationnés dans le Golfe, en mer Rouge et en Méditerranée. Les forces terrestres pénètrent ensuite en Irak depuis le Koweit. De nombreux raids aériens visent Bagdad, Bassorah, Mossoul les jours suivants.

27 mars 2003

Démission de Richard Perle, président du Conseil américain de défense, partisan actif de la guerre en Irak, mis en cause pour conflit d'intérêts.

1er-3 avril 2003

Tournée en Europe du secrétaire d'Etat américain Colin Powell, à propos de l'Irak  : à Ankara, il obtient une assistance logistique de la Turquie. A Bruxelles, ses entretiens avec l'Union européenne et l'OTAN ainsi qu'avec le ministre russe Igor Ivanov font apparaître des divergences sur l'après-guerre en Irak, les Européens souhaitant un rôle central pour l'ONU alors que Colin Powell évoque un simple "partenariat", la coalition américano-britannique gardant le rôle principal.

7-8 avril 2003

Sommet sur l'Irak entre George W. Bush et Tony Blair (Belfast). La déclaration commune affirme «le rôle vital des Nations unies dans la reconstruction de l'Irak», soutient la création d'une administration transitoire dirigée par les Irakiens.

9-14 avril 2003

Prise de Bagdad par les forces américaines puis de Kirkouk, Mossoul, Tikrit.

27 avril-2 mai 2003

Tournée de Donald Rumsfeld, Secrétaire américain à la défense, dans les pays du Golfe, en Afghanistan et au Royaume-Uni.

1er mai 2003

Allocution du président George W. Bush annonçant la fin des opérations militaires en Irak.

6 mai 2003

Nomination du diplomate américain Paul Bremer au poste d'administrateur civil provisoire en Irak

10-17 mai 2003

Tournée du Secrétaire d'Etat Colin Powell, au Moyen-Orient et en Europe. Il rencontre Ariel Sharon à Jérusalem, puis Mahmoud Abbas (Abou Mazen), Premier ministre palestinien, à Jéricho en vue du démarrage du processus de la "feuille de route" [.pdf, 23 Ko], puis se rend en Egypte, en Jordanie, en Arabie saoudite, en Russie, en Allemagne et en Bulgarie.

14 mai 2003

Première rencontre entre G. W. Bush et Roh Moo-Hyun, président de la Corée du Sud. Les entretiens portent sur le risque nucléaire après la dénonciation par la Corée du Nord de l'Accord de 1994 sur la dénucléarisation de la péninsule. Le 5 juin 2003, le Pentagone annonce un redéploiement des forces américaines au sud de la zone démilitarisée .

23 mai 2003

Réductions d'impôts votées par le Congrès des Etats-Unis : elles s'inscrivent dans le cadre du Plan de soutien à l'économie et portent sur un montant de 330 milliards de dollars sur dix ans au lieu des 674 milliards demandés initialement.

29 mai-5 juin 2003

Tournée du président américain George W. Bush en Europe et au Moyen Orient. Il se rend en Pologne, à Saint-Pétersbourg où il rencontre Vladimir Poutine, à Evian pour le sommet du G8 . En Egypte et en Jordanie il participe aux sommets de Charm el-Cheikh et d'Aqaba où est discutée l'application de la "feuille de route" prévoyant la création d'un Etat palestinien d'ici 2005.

Juin 2003

Opérations militaires américaines contre la guérilla sunnite en Irak, en réponse aux attaques quasi quotidiennes dans la région sunnite depuis début mai.

1er juin 2003

Ratification du Traité de désarmement stratégique par la Russie et les Etats-Unis. Signé le 24 mai 2002, il prévoit la réduction de deux tiers des arsenaux nucléaires d'ici 2012.

2 juin 2003

Déréglementation dans le domaine des médias par la Commission fédérale des communications (FCC). Elle élargit la possibilité pour un même groupe de détenir journaux et chaînes de radio et de télévision et suscite la critique des associations de défense des droits civils, de consommateurs et de nombreux hommes politiques. Le 3 septembre, son application est suspendue par une Cour d'appel fédérale. Le 16 septembre 2003, le Sénat approuve un projet de loi déposé rétablissant certaines limites à la propriété des médias.

23 juin 2003

Statuant sur la plainte d'un étudiant de l'université du Michigan, la Cour suprême maintient le principe de la discrimination positive (Affirmative Action).

24 juin 2003

Aide financière américaine au Pakistan. Décidée lors d'une visite du président Moucharraf aux Etats-Unis, elle porte sur un montant de trois milliards de dollars sur cinq ans à partir de 2005 et doit être approuvée par le Congrès.

25 juin 2003

Baisse des taux d'intérêt aux Etats-Unis. Le taux des fonds fédéraux est ramené à 1% par la Réserve fédérale.

25 juin 2003

A Washington, Sommet Union européenne - Etats-Unis, marqué par la signature de deux traités concernant l'extradition et l'entraide judiciaire et par des accords sur la lutte contre le financement du terrorisme et sur le contrôle des exportations dangereuses.

7-12 juillet 2003

1ère tournée en Afrique du président George W. Bush . Entretiens avec les dirigeants du Sénégal, de l'Afrique du Sud, du Botswana, de l'Ouganda et du Nigeria. Portant sur la lutte contre le terrorisme et la création d'un fonds de 15 milliards de dollars (soumis à l'accord du Congrès) pour la lutte contre le sida.

11 juillet 2003

Condamnation des Etats-Unis par l'OMC pour les taxes à l'importation d'acier.

24 juillet 2003

Rapport de la commission d'enquête sur les attentats du 11 septembre. Il critique la non prise en compte d'un grand nombre d'informations par le FBI, la CIA et le manque de coordination concernant le réseau Al Qaida. Le rapport dont la publication a été retardée de plusieurs mois ne reprend pas les informations mettant en cause l'Arabie saoudite.

13 août 2003

Accord sur l'agriculture entre l'Union européenne et les Etats-Unis pour relancer les négociations au sein de l'Organisation mondiale du commerce.

14-15 août 2003

Gigantesque panne d'électricité au nord-est des Etats-Unis et en Ontario (Canada). Elle dure 29 heures et touche les villes de New York, Detroit, Cleveland, Toronto, Ottawa. Le rapport d'enquête publié le 13 avril 2004 met en évidence l'insuffisance des réseaux de distribution et du dispositif de sécurité.

26 août 2003

Rapport sur l'explosion de la navette spatiale Columbia mettant en cause les restrictions budgétaires imposées à la NASA. L'accident avait provoqué, le 1er février 2003, la mort des sept astronautes.

7 septembre 2003

Discours sur l'Irak du président Bush demandant au Congrès un budget supplémentaire de 87 milliards de dollars dont 66 milliards pour des dépenses militaires et 20 milliards pour la reconstruction. Ce collectif est adopté le 3 novembre.

17 septembre 2003

Dick Grasso, président de la Bourse de New York, démissionne après un scandale concernant le montant de ses primes.

26-27 septembre 2003

A Camp David, Sommet américano-russe entre George W. Bush et Vladimir Poutine sur l'Irak, la situation au Moyen-Orient et en Afghanistan, l'aide russe au développement du nucléaire civil en Iran et l'arme nucléaire en Corée du Nord.

29 septembre 2003

Les Etats-Unis réintègrent l'UNESCO.

6 octobre 2003

Mise en place d'un Groupe pour la stabilisation de l'Irak sous contrôle de la Maison blanche et placé sous l'autorité de Condoleezza Rice, conseillère à la sécurité nationale du président.

7 octobre 2003

L'acteur républicain Arnold Schwarzenegger est élu gouverneur de Californie. Son prédécesseur, le démocrate Gray Davis, était critiqué pour son incapacité à réduire le déficit budgétaire de l'Etat (38 milliards de dollars).

17-23 octobre 2003

Tournée en Asie du Président George W. Bush. Il se rend au Japon, aux Philippines, en Thaïlande où il participe au forum de l'APEC (Coopération économique Asie-Pacifique), à Singapour, en Indonésie où il rencontre des dirigeants islamiques, et en Australie.

27 octobre 2003

Rachat par la Bank of America de la banque FleetBoston Financial. La fusion, avalisée le 8 mars 2004 par les autorités de tutelle, est susceptible d'entraîner entre 9 et 11 000 suppressions d'emplois.

11 novembre 2003

Le Congrès américain adopte des sanctions économiques contre la Syrie, en réaction au soutien apporté par ce pays aux terroristes agissant en Irak et à son occupation du Liban.

15 novembre 2003

Plan de transfert du pouvoir à un gouvernement provisoire irakien d'ici fin juin 2004. Il fait l'objet d'un accord entre le Conseil intérimaire de gouvernement et l'administrateur Paul Bremer et prévoit l'élaboration, d'ici fin février 2004, d'une loi fondamentale préalable à la rédaction d'une Constitution permanente et la tenue d'élections avant fin 2005.

18-21 novembre 2003

Voyage officiel du président américain George W. Bush au Royaume-Uni. Première visite d'Etat d'un président américain depuis 1918, elle est marquée par d'importantes manifestations contre la guerre en Irak.

22 novembre 2003

Accord sur la création d'une Zone de libre-échange des Amériques, initiative américaine lancée en 1994 qui tend à créer en janvier 2005 la plus vaste zone de libre-échange du monde.

4 décembre 2003

Levée des taxes américaines sur les importations d'acier instaurées en mars 2002, suite à la confirmation, le 10 novembre, de la condamnation des Etats-Unis par l'OMC.

8 décembre 2003

Loi réformant le Medicare, assurance maladie des retraités. Votée malgré une forte opposition des démocrates, elle prévoit, à partir de 2006 et suivant certaines conditions, le remboursement à 75 % des médicaments. Parallèlement, elle accroît le rôle des organismes privés d'assurances et de soins.

13 décembre 2003

Capture de Saddam Hussein en Irak.

17 décembre 2003

Signature d'un Traité de libre-commerce entre les Etats-Unis et l'Amérique centrale  : il prévoit un abaissement sur dix ans des barrières douanières et concerne plus de 80% des exportations américaines.

23 décembre 2003

Premier cas de vache folle aux Etats-Unis. L'encéphalopathie spongiforme bovine (ESB) est diagnostiquée dans l'Etat de Washington. Les pays importateurs de bouf américain, dont le Japon, décrètent un embargo. Le 30, les Etats-Unis, qui n'appliquent pas de dépistage systématique, interdisent la vente des animaux incapables de marcher jusqu'à l'abattoir.

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2004

7 janvier 2004

Plan de régularisation des travailleurs immigrés clandestins : soumis à un vote du Congrès, il prévoit la création d'un statut de travailleur temporaire d'une durée de trois ans renouvelable et concerne les quelques dix millions d'immigrés sans papiers mais ayant un emploi, dont la plupart sont mexicains.

14 janvier 2004

Rachat de Bank One par la banque J.P.Morgan. L'opération, qui doit être approuvée par le Département de la Justice, créera un nouveau géant financier prenant la deuxième place aux Etats-Unis après Citigroup.

19 et 27 janvier 2004

Caucus de l'Iowa et élection primaire du New Hampshire, premières étapes de l'élection présidentielle du 2 novembre 2004. Du côté des démocrates, John Kerry, sénateur du Massachusetts, arrive en tête en Iowa avec 37,6% des voix, suivi par le sénateur John Edwards, 31,8%. Howard Dean, gouverneur du Vermont, seul opposant à la guerre en Irak et ayant suscité une forte mobilisation sur internet occupe la 3ème place, avec 18% des voix. Puis vient Richard Gephardt, ancien chef de la minorité démocrate à la Chambre des représentants, soutenu par les syndicats, qui, obtenant 10,6% des voix, déclare forfait.
Dans le New Hampshire, John Kerry l'emporte avec un score de 39%, suivi de Howard Dean, score de 26%, le général Wesley Clark et John Edwards, avec un même score de 12%, précédant Joe Lieberman, 9% des voix.
Du côté des républicains, la candidature du président Bush qui a décidé de se représenter est soutenue par le Parti, même si, comme pour les démocrates, son investiture officielle doit intervenir ultérieurement lors de la Convention républicaine, à la fin août.

20 janvier 2004

Discours sur l'état de l'Union du président George W. Bush. Il met l'accent sur la lutte contre le terrorisme (demande de reconduction du Patriot Act), sur la reconstruction de l'Afghanistan, sur la mise en oeuvre de la démocratie en Irak et au Moyen-Orient et sur l'élimination de la menace nucléaire par le biais de négociations stratégiques. Il demande par ailleurs la pérennisation des baisses d'impôts, le renforcement de la privatisation dans le secteur de l'assurance maladie et des soins.

2 février 2004

Projet de budget pour 2005. Il prévoit une baisse d'un tiers du déficit (qui doit atteindre 521 milliards de dollars en 2004) grâce à la réduction des dépenses pour l'environnement, l'agriculture, les transports et nombre de programmes sociaux. Il finance cependant le remboursement des médicaments inscrit dans la loi de décembre 2003 et reconduit les baisses d'impôts. Les crédits de la sécurité intérieure augmentent de 9,7% et ceux de la défense de 7%.

3 février 2004

Elections primaires démocrates : John Kerry arrive en tête dans cinq Etats et obtient au moins 50% des voix dans le Delaware, le Missouri et le Dakota du Nord. John Edwards l'emporte avec 45% des voix en Caroline du sud. Le général Clark est vainqueur dans l'Oklahoma devant John Edwards, avec 30% des voix. Howard Dean obtient ses meilleurs scores au Nouveau Mexique, 16% et en Arizona 14%. Joe Lieberman, second dans le Delaware avec seulement 11% des voix, déclare forfait.

6 février 2004

Création d'une commission bipartisane d'enquête sur les armes de destruction massive (ADM) en Irak. Elle fait suite à la démission le 23 janvier de David Kay, chef de la mission d'inspection, et à sa déposition devant le Congrès, suivant laquelle il n'avait pas de preuves de la présence d'ADM en Irak. Le rapport est attendu pour la fin mars 2005.

7, 8, 10 et 14 février 2004

Caucus et élections primaires démocrates. Lors des caucus dans le Michigan, l'Etat de Washington, le Maine, des primaires du Tennessee et de Virginie, puis des caucus de Washington D.C. et du Nevada, John Kerry devance ses concurrents avec un score moyen d'environ 50%. Howard Dean termine second dans le Michigan, le Nevada, le Washington et le Maine avec des scores de 17, 30 et 27%, et John Edwards dans le Tennessee et en Virginie avec un score de 27%. Le général Wesley Clark, troisième dans le Tennessee, abandonne la course.

17 et 24 février

Le 17, élection primaire du Wisconsin : John Kerry obtient 40% des voix, suivi par John Edwards, 34%, seul concurrent restant en lice alors qu'Howard Dean avec un score de 18% déclare forfait. Le 24, lors de l'élection primaire en Utah, John Kerry bat John Edwards, sénateur de la Caroline du Nord, avec 55% des suffrages contre 30%. Le même jour, lors des caucus en Idaho, John Kerry obtient 54% contre 22% à son principal rival, à Hawaï il remporte 46% des scrutins, contre seulement 13% pour John Edwards, Dennis Kucinich, représentant démocrate de l'Ohio, arrivant deuxième avec 30% des voix.

22 février 2004

Candidature de Ralph Nader à l'élection présidentielle 2004.
Avocat militant depuis les années soixante-dix pour la défense des consommateurs et la protection de l'environnement, Ralph Nader, candidat du parti des Verts en 2000 ayant obtenu 2,7% des voix, avait été critiqué pour avoir privé le candidat démocrate Al Gore des quelques milliers de voix qui lui ont manqué pour devancer George W. Bush. Il se présente à titre indépendant n'étant soutenu ni par les Verts, ni par son propre mouvement Public Citizen et dénonce l'emprise des grandes entreprises sur les Partis démocrate et républicain.

24 février 2004

Accord Union européenne - Etats-Unis sur la coopération entre les systèmes de navigation par satellite Galileo et GPS.

26-27 février 2004

Visite du chancelier allemand Gerhard Schröder aux Etats-Unis, marquée par une normalisation des relations après la crise résultant du différend sur la guerre d'Irak.

1er mars 2004

Sanctions européennes contre le maintien de la législation Foreign Sales Corporation (FSC) d'aide aux exportations américaines, non conforme aux règles de l'OMC. Elles consistent en l'application d'un droit de douane additionnel de 5% sur certains produits.

2 mars 2004

Lors des élections primaires démocrates du "super-mardi", John Kerry arrive en tête dans neuf des dix Etats où elles ont lieu. Il obtient au moins 60% des voix dans cinq Etats dont celui de New York et la Californie, et 72% dans le Massachusetts dont il est sénateur. John Edwards, n'ayant pas obtenu le vote majoritaire qu'il espérait en Géorgie et dans l'Ohio où il obtient 42 et 34% des voix, abandonne la course à l'investiture.

2 mars 2004

Accord de libre-échange entre le Maroc et les Etats-Unis. Soumis à un vote du Congrès, il prévoit une libéralisation très large des échanges. Le blé marocain reste toutefois protégé. Le textile marocain devrait bénéficier de l'accord qui favorise globalement par ailleurs les exportations américaines.

9-20 mars 2004

Caucus et élections primaires démocrates. Le 9 mars, en Floride, Louisiane, Mississippi, Texas, John Kerry l'emporte avec une moyenne de 73% des voix. Le 13 et le 16, obtenant 72% des voix dans le Kansas et l'Illinois, il dispose désormais des 2 162 mandats de délégués nécessaires à l'investiture démocrate à la présidentielle de novembre. Al Sharpton renonce le 15 et lui apporte son soutien. Lors des caucus du 20 mars, le score de John Kerry est de 48% en Alaska et de 77% dans le Wyoming.

24 mars 2004

Condamnation de Microsoft à une amende record de 497 millions d'euros pour abus de position dominante sur le marché européen.

8 avril 2004

Témoignage de la conseillère du Président Condoleeza Rice, devant la commission d'enquête indépendante sur les attentats du 11 septembre.

14 avril 2004

Soutien américain au plan israélien d'évacuation de Gaza. Il est annoncé lors d'une visite aux Etats-Unis du Premier ministre israélien, Ariel Sharon.

23 avril 2004

Levée des sanctions américaines envers la Libye, suite à l'abandon par celle-ci de son programme de développement d'armes de destruction massive.

29 avril 2004

Témoignage du président G.W. Bush devant la commission d'enquête sur les attentats du 11 septembre. Lors de la déposition qui n'est pas faite sous serment ni enregistrée, le président et le vice-président indiquent que les informations reçues tout au long de l'année 2001 concernaient des menaces à l'étranger et non le territoire américain.

Mai 2004

Scandale après la révélation de tortures à la prison d'Abou Ghraib en Irak, par la chaîne américaine CBS, puis par les télévisions arabes qui diffusent des photos des sévices infligés aux prisonniers irakiens par des soldats de la coalition.

4 mai 2004

Réunion du "Quartette ONU, Union européenne, Etats-Unis, Russie" sur le Moyen-Orient.

7 mai 2004

Audition par le Congrès de Donald Rumsfeld, secrétaire américain à la défense, qui présente ses "profondes excuses" à propos des tortures subies par les prisonniers irakiens mais refuse de démissionner comme le demandent les démocrates et une partie de la presse.

10 mai 2004

La banque américaine Citigroup, accusée de fraudes comptables après la faillite du groupe WorldCom, verse une amende de 2,65 milliards de dollars aux actionnaires de ce groupe.

24 mai 2004

Discours du président américain George W. Bush sur l'Irak (Carlisle, Pensylvanie). Il annonce un plan en cinq étapes pour instaurer la liberté et la démocratie en Irak et la constitution prochaine d'un gouvernement interimaire.

3 juin 2004

Démission de George Tenet, directeur de la CIA, faisant suite à la mise en cause de l'agence pour son incapacité à prévenir les attentats du 11 septembre, pour avoir fourni les informations erronées sur les armes de destruction massive en Irak et pour son rôle dans les tortures infligées aux prisonniers irakiens.

4-6 juin 2004

Voyage en Europe du président G.W. Bush. En Italie, il rencontre le Pape et le premier ministre Silvio Berlusconi, puis se rend en France où, après une entrevue avec le président Chirac, il prend part aux cérémonies commémoratives du Débarquement de Normandie en juin 1944.

6 juin 2004

Décès de Ronald Reagan. Elu président des Etats-Unis en 1980, l'ancien acteur puis gouverneur de Californie avait été réélu à la Maison blanche en 1984.

28 juin 2004

Transfert de souveraineté au gouvernement irakien dirigé par Iyad Allaoui. Il intervient avec deux jours d'avance pour éviter une surenchère des attentats et fait suite au vote de la résolution 1546 [.pdf, 140 Ko] de l'ONU, adoptée à l'unanimité au Conseil de sécurité, entérinant ce transfert.

1er juillet 2004

Hausse de 1/4 de point des taux d'intérêt aux Etats-Unis. Elle intervient deux semaines après la reconduction dans ses fonctions d'Alan Greenspan, président de la "Fed" (Federal Reserve) depuis 17 ans. Le taux des fonds fédéraux qui avait été ramené progressivement de 6,5% en mai 2000 à 1% en juin 2003, est relevé à 1,25%.

6 juillet 2004

John Edwards, candidat démocrate à la vice-présidence américaine. John Kerry, candidat démocrate à l'élection présidentielle 2004, choisit le sénateur de Caroline du Nord, John Edwards, lui-même précédemment candidat à l'investiture démocrate, comme colistier.

7 juillet 2004

Aux Etats-Unis, inculpation de Kenneth Lay ancien PDG d'Enron. La faillite d'Enron, le 2 décembre 2001, avait eu d'importantes répercussions pour les salariés perdant leur emploi et leur retraite, mais aussi pour de nombreuses banques et pour la firme Arthur Andersen qui a perdu, le 15 juin 2002, le droit de certifier les comptes. Les inculpations de fraude et délit d'initiés visant Kenneth Lay sont similaires à celles des autres dirigeants d'Enron déjà inculpés.

9 juillet 2004

Au Sénat américain, rapport sur les informations ayant mené à la guerre en Irak. Le rapport de la Commission du renseignement du Sénat dénonce les erreurs et les exagérations de la CIA à propos des armes de destruction massive en Irak et ses défaillances avant les attentats du 11 septembre 2001.

22 juillet 2004

Rapport de la Commission d'enquête indépendante sur les attentats du 11 septembre 2001 aux Etats-Unis. La Commission d'enquête bipartisane avait été créée à la demande des familles des victimes en novembre 2002. Le rapport met en cause la responsabilité des administrations Clinton et Bush et des services de renseignement, mais n'établit aucune responsabilité individuelle. Pour l'avenir, il propose de créer un centre national de contre-terrorisme et un poste de directeur national du renseignement sous l'autorité directe du Président.

26-29 juillet 2004

A Boston, Convention du Parti démocrate en vue de l'élection présidentielle. John Kerry, sénateur du Massachusetts, obtient l'investiture officielle du Parti, John Edwards, sénateur de Caroline du Nord, étant candidat au poste de vice-président. Dans son discours d'investiture, John Kerry se présente comme un vétéran du Vietnam particulièrement qualifié pour protéger le pays contre le terrorisme et insiste sur le fait que sous son égide l'Amérique sera «plus forte à l'intérieur» et «plus respectée à l'extérieur».

10 août 2004

Porter Goss, président de la commission du renseignement de la Chambre des représentants, est nommé directeur de la CIA. Coprésident de l'enquête parlementaire indépendante sur les attentats du 11 septembre qui a mis en lumière les négligences de l'Agence de renseignement, il aura pour tâche de la réformer en profondeur.

16 août 2004

Annonce du redéploiement des forces américaines à l'étranger. Le président George W. Bush annonce le rapatriement dans les dix années à venir de plus de 150 000 militaires et civils actuellement basés en Allemagne et en Corée du Sud, afin de rendre le dispositif militaire américain plus souple et plus adapté aux nouvelles menaces et à la lutte antiterroriste.

30 août-2 septembre 2004

A New York, Convention du Parti républicain en vue de l'élection présidentielle. George W. Bush, président sortant, reçoit le soutien de personnalités comme le sénateur John McCain, candidat à la présidence en l'an 2000, Arnold Schwarzenegger, gouverneur de Californie, Rudy Giuliani, maire de New York en septembre 2001. Dans son discours d'acceptation de l'investiture, il met l'accent sur la lutte contre le terrorisme, s'affirmant le plus apte à défendre le pays. Il critique l'attitude de son concurrent John Kerry face à l'Irak. Dick Cheney, actuel vice-président, est candidat à la vice-présidence.

13 septembre 2004

Les armes d'assaut à nouveau en vente libre. Ces armes semi-automatiques avaient été interdites pour dix ans par une loi en 1994. Le non renouvellement de la loi témoigne de l'importance du lobby des armes à feu, la NRA (National Rifle Association).

Septembre-octobre 2004

Débats télévisés de la campagne présidentielle. Trois débats opposent le Président George W. Bush à son concurrent démocrate, le sénateur John Kerry. Le premier débat a lieu le 30 septembre à Miami en Floride et porte sur la politique étrangère et la sécurité intérieure, le deuxième se tient à Saint Louis dans le Missouri le 8 octobre et porte sur la guerre en Irak et sur l'économie, le troisième à Tempe dans l'Arizona, le 13 octobre, porte sur les questions économiques et sociales. Le 5 octobre 2004, un autre débat oppose le vice-président Dick Cheney au sénateur John Edwards colistier de John Kerry sur le ticket démocrate.

4 octobre 2004

4ème loi sur les baisses d'impôts. La loi promulguée par le Président Bush et intitulée "Working families tax relief act" porte sur 146 milliards de dollars de réduction d'impôts. Elle bénéficiera aux familles en évitant aux couples mariés de payer plus d'impôts que les célibataires, mais augmentera de près de 30 milliards de dollars le déficit budgétaire prévu pour 2005.

2 novembre 2004

Réélection de George W. Bush avec 51 % des voix et 279 grands électeurs, contre 48% des voix et 252 grands électeurs pour le démocrate John Kerry, dans un contexte de forte mobilisation, la participation électorale dépassant 56%. L'écart étant de 3,5 millions de votants, John Kerry reconnaît sa défaite le 3 novembre. Le score de Ralph Nader, candidat écologiste ne dépasse pas 0,3% des voix.
Aux élections législatives tenues le même jour, renforcement du Parti républicain : la Chambre des représentants comporte désormais 231 républicains pour 200 démocrates, le Sénat 55 républicains et 44 démocrates. Onze postes de gouverneurs étant soumis à réélection, les républicains en gardent 28, les démocrates passent de 22 à 21 postes.
Sur 163 référendums tenus dans 34 Etats, 11 portent sur le rejet du mariage homosexuel.

15 novembre 2004

Démission du Secrétaire d'Etat américain Colin Powell. Qualifié de colombe dans un gouvernement de faucons et considéré comme modéré, il sera remplacé, le 20 janvier, à l'entrée en fonction de la nouvelle administration, par Condoleeza Rice, précédemment conseillère pour la sécurité nationale. Démissionnent également John Ashcroft, secrétaire à la justice remplacé par le Républicain texan Alberto Gonzales, les secrétaires au commerce, à l'énergie, à l'éducation et à l'agriculture.

1er-3 décembre 2004

Démission des secrétaires américains à la sécurité intérieure et à la santé et de John Danforth, ambassadeur américain à l'ONU.

8 décembre 2004

Réforme des services de renseignement. Faisant suite aux recommandations de la Commission indépendante sur les attentats du 11 septembre 2001, sont créés un poste de directeur national du renseignement, un Centre national de lutte contre le terrorisme et un Centre national de lutte contre la prolifération des armes chimiques, biologiques et nucléaires, ainsi qu'un Bureau pour la protection des libertés civiles et de la vie privée.


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2005

6 janvier 2005

Confirmation par les grands électeurs de la réélection de George W. Bush à la présidence des Etats-Unis. Elle intervient malgré une interruption temporaire du dépouillement au Congrès du scrutin du 13 décembre 2004, par des élus démocrates mettant en cause les conditions de vote dans l'Ohio, le candidat démocrate John Kerry ne souhaitant pas, pour sa part, contester le résultat de l'élection.

20 janvier 2005

Investiture officielle du président George W. Bush et entrée en fonction de la nouvelle administration.


« La stratégie militaire doit désormais être pensée en fonction de la couverture télévisuelle [car] si l’opinion publique est avec vous, rien ne peut vous résister ; sans elle, le pouvoir est impuissant. »
M. Michael K. Deaver

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#4 29-05-2008 19:02:54

ragondin
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Re: Sortir du traité ABM, Objectif du 911 ?

Conférence de presse de M. Jacques CHIRAC, Président de la République, à l'issue de la réunion spéciale du Conseil de l'Atlantique nord.
mercredi 13 juin 2001

http://74.125.39.104/search?q=cache:VFE … &gl=fr
QUESTION - Monsieur le Président, vous avez rappelé ce matin dans votre intervention que le Traité ABM restait un pilier de notre équilibre stratégique. De son côté, le Président BUSH affirmait, lui hier à Madrid, qu'il s'agissait d'une relique du passé. Sans vouloir rejouer la querelle des anciens et des modernes, est-ce qu'un traité qui remonte à 72 est encore un traité opérationnel ?

LE PRÉSIDENT - Le Traité peut-être pas, et je n'ai jamais prétendu que le Traité était intouchable, naturellement mais les principes sont des principes qui sont importants. C'est à cela que je voulais faire allusion. Et en ce qui concerne le Traité ABM, il est fondé sur un certain nombre de principes qui répondent à des préoccupations capitales.

Première préoccupation, il faut prendre garde de ne pas remettre en cause l'équilibre stratégique international. C'est capital sinon nous allons sur la voie du danger. Aujourd'hui, cela repose sur le Traité ABM. Ce n'est pas le Traité qui est important. Naturellement, un Traité peut être modifié, évoluer etc. C'est les principes. Alors, si un autre cadre devait être envisagé, ce que je conçois naturellement parfaitement, je l'ai d'ailleurs dit au Président BUSH, il faudrait à tout le moins qu'il ait un contenu réel et stabilisateur. C'est cela qui à mon avis reste essentiel, pas le Traité ABM. Son contenu réel et stabilisateur.

J'ajoute qu'il faut empêcher toute militarisation de l'espace. J'ai eu l'occasion de le dire dans un discours que j'ai fait devant l'IHEDN le 8 juin dernier et c'est très important.

La deuxième préoccupation, c'est qu'il faut par ailleurs rappeler la pertinence de la dissuasion, dans son concept de non-emploi naturellement. Ceci pour garantir notre sécurité dans le nouvel environnement international. Je l'ai aussi rappelé ce matin mais je dois dire que, de ce point de vue, nous n'avons pas de divergence de vues avec nos amis américains.

Et, enfin c'est la troisième préoccupation, il faut relancer les efforts de lutte contre la prolifération, je vous l'ai dit tout à l'heure, et ceci dans tous les domaines, mais notamment dans le domaine balistique. Alors, j'en ai parlé aujourd'hui et je souhaite que l'Union européenne prenne l'initiative, à Göteborg, sur ce sujet, en proposant, je le répète, je l'ai déjà dit, l'universalisation du code de conduite du MTCR de façon à pouvoir donner un cadre plus contraignant pour lutter contre la prolifération.

Dernière modification par ragondin (03-11-2009 15:33:50)


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#5 29-05-2008 21:07:39

jp34
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Re: Sortir du traité ABM, Objectif du 911 ?

Modeste contribution...

Le texte intégral du traité ABM :

http://www.obsarm.org/obsnuc/traites-et … is/abm.htm

Un grand coup de chapeau pour l'ensemble du travail de Ragondin..!!!   wink  smile   cool

Dernière modification par jp34 (29-05-2008 21:08:10)


"ne profanez pas le mot Vérité en acceptant le sens qu'en donnent les hommes et les institutions"
"évitez de confondre les mots avec les idées (qu'ils transportent)"

et tenez pour suspecte toute "vérité révélée"...

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#6 01-06-2008 23:19:56

ponchy
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Re: Sortir du traité ABM, Objectif du 911 ?

évidemment que c'est un acte de guerre , mais un acte de guerre contre qui????

Ne serait-ce pas les télécommunications qui vont trinquer en premier, ne serait-ce pas une guerre de télécommunication?? ils ont dit que le cyber espace allez être controlé,ça comprend les infos,les coup de fil au copain,le web ect , le seul truc de bien ,c'est que bientôt on sera obligé de dialoguer en direct et de visu avec les gens qui nous entour  smile et là ils font une grosse erreur lol


PNAC: no pasaran,ni aqui ni enlloc

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#7 01-06-2008 23:27:23

ragondin
Membre de Soutien
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Re: Sortir du traité ABM, Objectif du 911 ?

La guerre est aussi d'effacer les oppositions.
Ponchy tu as du manquer le message qui dit que le 11 septembre est l'acte majeur pour sortir du traté ABM avec la clause qui autorise un pays en cas d'aggession majeure sur son terrictoire de sortir du traité et militariser avec un bouclier anti missile.
Voilà aussi une question (JP Desmoulin) que vous devez examiner et qui rend crédible la thèse du missile au Pentagone.
Les solutions sont parfois les plus simples en examinant le contexte géopolitique et non la science.


« La stratégie militaire doit désormais être pensée en fonction de la couverture télévisuelle [car] si l’opinion publique est avec vous, rien ne peut vous résister ; sans elle, le pouvoir est impuissant. »
M. Michael K. Deaver

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#8 03-06-2008 10:13:38

ragondin
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Re: Sortir du traité ABM, Objectif du 911 ?

Le Comité sur le danger présent
http://irakgenocide.site.voila.fr/mario … tagone.htm
Acte 2 - La réactivation du CPD
Le CPD fut dissous en 1953, mais le stay-behind continua à exercer une influence prépondérante. Sous les mandats Eisenhower, Kennedy et Nixon, les dépenses d'armement se partagèrent entre les nécessités dues aux guerres extérieures (notamment au Vietnam) et de prestigieux projets spatiaux (particulièrement la volonté de John F. Kennedy d'envoyer des hommes sur la lune pour faire pendant au vol habité de Youri Gagarine). Ce furent les programmes Vanguard, Explorer, Mercury, Apollo.

Dans les années soixante-dix, Kissinger, s'éloignant de la doctrine du « containment » au nom de la realpolik, organisa la « détente » avec l'URSS pour amorcer un désengagement du Vietnam. Il ne remettait pas en question la doctrine de la Guerre froide, mais il était conscient que les États-Unis ne pouvaient plus conduire une guerre frontale en Asie sans le soutien de leur opinion publique. Il opposait donc son réalisme cynique à l'aveuglement quasi-mystique de Nitze. Un traité limitant les missiles anti-balistiques (ABM Treaty) ainsi qu'un accord sur la limitation des armes offensives stratégiques (SALT 1) furent signés en 1972 au grand dam des anciens du CPD. Après la chute de Saïgon, le Congrès mit fin à l'effort de guerre et réduisit drastiquement les budgets militaires et certaines dépenses de prestige. Fautes de crédits, les programmes spatiaux furent interrompus.

En 1998, à force de lobbying, le CSP obtint du président Clinton la création d'une commission nationale pour évaluer la menace balistique. Sa présidence fut confiée à Donald Rumsfeld. Seule la conclusion du rapport fut rendue publique, le 15 juillet. Elle affirmait que la CIA sous-estime une nouvelle fois les menaces en ignorant que la Corée du Nord, l'Iran et l'Irak disposeront sous cinq ans de missiles balistiques capables de frapper le territoire américain [23]. ..............................

En 2000, le CSP obtint la création d'une nouvelle commission, cette fois pour évaluer la sécurité spatiale. La présidence en échut encore une fois à Donald Rumsfeld. Elle conclut bien entendu que l'on sous-estimait grandement la vulnérabilité spatiale des Etats-Unis. Interrogé par des journalistes sur l'origine de cette menace, Donal Rumsfeld répondit avec le plus grand sérieux que le danger provenait moins d'États que de groupes privés. Ainsi un terroriste international, Oussama Ben Laden, disposerait en Afghanistan d'une base de lancement de satellites et d'un centre d'assemblage de bombes atomiques.
Depuis la désignation de George W. Bush (fils de G.H. Bush) par la Cour suprême comme président des États-Unis, le CSP n'a pas cessé de marquer des points : nominations de Donald Rumsfeld au secrétariat à la Défense, de Paul Wolfowitz et Douglas Feith comme adjoints, de Richard Perle à la présidence de Conseil consultatif de politique de défense ; nomination de John Bolton au secrétariat d'État adjoint pour le désarmement, de sorte qu'il « marque à la culotte » le trop indépendant Colin Powell ; nomination de Zalmay Khalizad comme responsable de la politique américaine en Afghanistan ; publication par le département de la Défense d'un rapport clef en main sur la menace militaire chinoise [24] ; retrait unilatéral du traité ABM ; augmentation de plus de 40 % des budgets militaires ; création d'un embryon d'arme spatiale ; vote de l'USA Patriot Act ; création du Conseil national de la sécurité intérieure ; remise en cause au Proche-Orient du processus de paix d'Oslo ; mise en cause du régime de Saddam Hussein en Irak ; etc. ________________________________________________________________________

Le Comité sur le danger présent (CPD),
http://rightweb.irc-online.org/profile/3301.html
une guerre froide de l'époque, anti-soviétique, a été ressuscité en Juin 2004 par groupe politique dure de chiffres, dont de nombreux néoconservateurs qui étaient membres de l'époque des années 1970-CPD, afin de soutenir une dynamique «guerre contre le terrorisme». C'est la troisième incarnation de la commission. Dans ses deux précédentes manifestations, le CPD a servi de groupe de pression, d'abord en 1950 à gagner public et l'approbation du Congrès pour un après-Seconde Guerre mondiale et la remilitarisation de déploiement des troupes qui ont contribué à ouvrir la Guerre froide, puis à nouveau en 1976 par un grand groupe de la Guerre froide faucons qui voulait éradiquer la détente entre les États-Unis et l'Union soviétique  et faire reculer le communisme plutôt que de continuer la stratégie d'endiguement qui ont largement guidé la politique étrangère américaine depuis les années 1950.

Dernière modification par ragondin (03-06-2008 10:38:16)


« La stratégie militaire doit désormais être pensée en fonction de la couverture télévisuelle [car] si l’opinion publique est avec vous, rien ne peut vous résister ; sans elle, le pouvoir est impuissant. »
M. Michael K. Deaver

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#9 03-06-2008 11:22:10

ragondin
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Re: Sortir du traité ABM, Objectif du 911 ?

Alors que conclure de toutes ces informations?
On voit que le traité ABM est un fil conducteur de plusieurs protagonistes.

Le 11 septembre 2001, Vreeland, Worldspace, Le PNAC, la crise des missile de Cuba et S. Ray Cline (patron de Christine Lagarde aux USA)
Le Comité Américain pour une Europe Forte qui remplace le PNAC et déplace leurs ambitions sur l'Europe et L'Otan.
La guerre en Irak et les provocations sur le nucléaire Iranien.

La seule volonté de ces fous dangereux est d'établir une vraie économie de guerre.
Voir les liens
http://forum.reopen911.info/viewtopic.p … 44#p141644
http://forum.reopen911.info/viewtopic.p … 43#p141643
http://forum.reopen911.info/viewtopic.p … 37&p=4
http://forum.reopen911.info/viewtopic.p … 05#p141405
http://forum.reopen911.info/viewtopic.php?id=8395
http://forum.reopen911.info/viewtopic.php?id=7764
http://forum.reopen911.info/viewtopic.php?id=8129
http://forum.reopen911.info/viewtopic.php?id=7248
http://forum.reopen911.info/viewtopic.php?id=9840
http://forum.reopen911.info/viewtopic.php?id=7653

Dernière modification par ragondin (03-06-2008 11:28:42)


« La stratégie militaire doit désormais être pensée en fonction de la couverture télévisuelle [car] si l’opinion publique est avec vous, rien ne peut vous résister ; sans elle, le pouvoir est impuissant. »
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#10 04-06-2008 19:30:35

z3383z
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Re: Sortir du traité ABM, Objectif du 911 ?

J'ai essayé d'enregistrer cette video (celle de fillon au congrés annuel de l'AJC), mais je n'y suis pas parvenu.
Je ne l'ai vue qu'a moitié, mais Fillon est pathétique avec un anglais qui est à la hauteur de son humour. Risible si ce n'étais cette confirmation de l'alignement complet de la France avec les positions américaines sur le Moyen-Orient.

C'est peut-être un peu hors-sujet Zelda, mais peut-être suffisament explosif pour justifier un topic dédié.

Je n'ai pas encore lu tout le sujet (celui sur l'ABM), mais il en faut très peu pour entrevoir que c'est à cause du traité ABM que le onze septembre à eu lieu.

Ne pourrions nous pas essayer de concentrer quelques énergies du collectif à la création d'un groupe de travail exploitant cette information ?

Dernière modification par z3383z (04-06-2008 21:26:55)


"et vous vous êtes basé uniquement sur des articles de presse? Ca n'est pas sérieux." -Hervé Claude a Andreas Von Bulow-

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#11 04-06-2008 20:24:00

ragondin
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Re: Sortir du traité ABM, Objectif du 911 ?


« La stratégie militaire doit désormais être pensée en fonction de la couverture télévisuelle [car] si l’opinion publique est avec vous, rien ne peut vous résister ; sans elle, le pouvoir est impuissant. »
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#12 07-06-2008 13:49:01

weas
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Re: Sortir du traité ABM, Objectif du 911 ?


Que se disent deux bonshommes de neige quand ils se rencontrent ?
Ça sent la carotte !!

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#13 16-06-2008 19:35:34

ragondin
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Re: Sortir du traité ABM, Objectif du 911 ?

Cete vidéo est a mettre en page d'acceuil.
Et ce topic doit être épinglé

Vraiment

Dernière modification par ragondin (16-06-2008 19:44:46)


« La stratégie militaire doit désormais être pensée en fonction de la couverture télévisuelle [car] si l’opinion publique est avec vous, rien ne peut vous résister ; sans elle, le pouvoir est impuissant. »
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#14 16-06-2008 20:13:38

f6
Lieu: le gosier
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Messages: 4177

Re: Sortir du traité ABM, Objectif du 911 ?

ragondin a écrit:

Cete vidéo est a mettre en page d'acceuil.
Et ce topic doit être épinglé

Vraiment

Je vote pour!


N'oublions jamais la force de conviction d'un petit homme aux pieds nus, qui sut se défaire de tout un empire...
Propos d'un juif "conspira antisionistes" du début du XXI eme siècle.

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#15 16-06-2008 20:44:02

jp34
Membre du forum
Lieu: Montpellier
Date d'inscription: 12-12-2006
Messages: 3237

Re: Sortir du traité ABM, Objectif du 911 ?

f6 a écrit:

ragondin a écrit:

Cete vidéo est a mettre en page d'acceuil.
Et ce topic doit être épinglé

Vraiment

Je vote pour!

Pareil !


"ne profanez pas le mot Vérité en acceptant le sens qu'en donnent les hommes et les institutions"
"évitez de confondre les mots avec les idées (qu'ils transportent)"

et tenez pour suspecte toute "vérité révélée"...

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#16 16-06-2008 21:06:42

ragondin
Membre de Soutien
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Messages: 7349

Re: Sortir du traité ABM, Objectif du 911 ?

scénario du 11 septembre pour plusieurs raisons.
http://fr.wikipedia.org/wiki/Trait%C3%A9_ABM
le traité ABM de 1972 force les américains à stopper "officiellement " la militarisation de l'espace.
Pensons à l'équipe B de Reagan qui se retrouve au pouvoir en 2000 avec Bush comme président ce sont les mêmes qui veulent la militarisation de l'espace qui rédigent le PNAC (reconstruction des forces armées américaines).
Et là on relance le système de la guerre des étoiles tout en ayant le programme en cours mais sans le dévoiler et donc de confier cette tache à Worldspace et ses satellites furtifs et ses émissions radio par satellites masquant le but d'un programme militaire détenu par des civils.
On comprend alors pourquoi cette privatisation de l'armée spatiale  permet d'être  en dehors du traité ABM.
La privatisation empèche les autres Etats mondiaux de savoir l'existence de ce programme tout comme la furtivité des satellites de Worldspace et couvert par une activité civile.
Delmart Vreland détaillera ce programme car il était au courrant car il faisait parti de la Navy quigère le programme AEGIS de la guerre des étoiles
le PNAC veut avoir la maîtrise de l'espace et du cyber espace et attend un acte majeur comme pearl harbor pour passer à l'acte et aussi en même temps de demander à sortir du traité ABM de 1972.
Le world trade Center est là pour influencer le peulple et le congrés pour voter les budgets militaires et aussi engager le processus de guerre qui est la seule économie viable pour les américains.
Le pentagone est lui l'obligation devant les gouvernements mondiaux d'autoriser la sortie de traité ABM car cette clause existe et devient nécessaire pour mener à bien la politique du PNAC.
"Le jour du 11 septembre on a tous les yeux rivés vers le ciel avec une simulations d'attentats qui lors de l'écroulement de la tour 2 oblige les forces aériennes d'abattre tout avion survolant le territoire"
C'est dès après l'attaque sur le Pentagone que "l'ambiance" change.
Avec le système AEGIS la marine envoie un missile sur le Pentagone (la marine faut aussi partie de l'opération global guardian et la simulation d'une guerre nucléaire)
Donc Bush se réfugie dans le premier bunker de l'US STRATCOM de Bakersdale et puis celui de OFFUT.
Il abdique devant la nécessité de sortir du traité ABM et le négociera et obtiendra gain de cause en décembre 2001.

On a toujours parlé d'économie de guerre et ayant les mains libres les néoconservateurs passent à l'action avec la guerre en Afghanistan et celle d'Irak.
Alors pourquoi ce scénario?
Pourquoi le 11 septembre?
cela tient en 3 points
1 Sortie du traité ABM
2 Remodelage du moyen Orient
3 Stabilisation du dollar avec la maîtrise du pétrole et donc de l'économie américaine.

Et ben Laden?
C'est lui le malheureux qui justifie que l'armée US s'invite là ou elle n'a rien à faire et justifie la guerre contre le terrorisme fabriqué.


Passages extraits du PNAC traduit par Pierre Henri Bunel qui met au centre des préoccupations le traité ABM et le bouclier anti missile guerre des étoiles
www.reopen911.info/dossiers/pdf/pnac-re … erique.pdf

Seulement, étant donné qu’un système installé dans l’espace était en violation
du traité ABM
, l’administration a mis fin au
programme « Brilliant Pebbles », choisissant à la
place de continuer avec un système radar d’interception
basé au sol, système qui sera cher sans être
particulièrement efficace.

Le système
de théâtre de la Marine est basé sur le système
Aegis avec un radar amélioré et une version plus
rapide du missile normal, bien que volontairement
ralenti pour répondre au souci des politiques en
matière de violation du traité ABM


Le respect par l’administration Clinton du traité ABM (Anti-Ballistic Missile) de 1972 a empêché la
mise au point de défenses anti missiles balistiques qui auraient été bien utiles


En fait, le distinguo que fait l’administration Clinton
entre la défense de théâtre et celle du territoire national
est encore un héritage du traité ABM qui ne
répond pas à la situation stratégique actuelle.

De plus, en établissant le distinguo entre la défense
du territoire national et la défense de théâtre, les
projets actuels créent un fossé entre les États-Unis
et leurs alliés, ce qui risque de provoquer un « découplage
». Inversement, les intérêts des États-Unis
vont diverger de ceux de nos alliés si les défenses
de théâtre sont en mesure de protéger nos alliés
et les forces déployées outre-mer, alors qu’elles
laissent sans protection le peuple américain sur son
propre sol.


« La stratégie militaire doit désormais être pensée en fonction de la couverture télévisuelle [car] si l’opinion publique est avec vous, rien ne peut vous résister ; sans elle, le pouvoir est impuissant. »
M. Michael K. Deaver

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#17 16-06-2008 21:06:58

kézako
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Re: Sortir du traité ABM, Objectif du 911 ?

jp34 a écrit:

f6 a écrit:

ragondin a écrit:

Cete vidéo est a mettre en page d'acceuil.
Et ce topic doit être épinglé

Vraiment

Je vote pour!

Pareil !

Moi aussi !


« La première victime d’une guerre, c’est la vérité » Déclaration du sénateur américain Hiram Johnson en 1917, lors de l’entrée en guerre des États-Unis.

Vous avez dit anti-américanisme ?

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#18 16-06-2008 21:14:33

ragondin
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Re: Sortir du traité ABM, Objectif du 911 ?

Les menaces du bouclier
http://209.85.135.104/search?q=cache:lH … &gl=fr
Les réactions au projet antimissile américain sont nombreuses. Plusieurs soulignent que le déploiement d’un bouclier antimissile est en contradiction avec les efforts internationaux pour le contrôle des armements et la non-prolifération des armes de destruction massive.

En 2001, les États-Unis se sont retirés du traité ABM en évoquant la désuétude du traité face aux nouvelles réalités géopolitiques. Plusieurs autres accords bilatéraux sont fondés sur la confiance bâtie par ce traité. Les dirigeants russes se sont d’ailleurs empressés de souligner l’effet négatif du retrait des États-Unis du traité ABM.

La Chine, de son coté, émet des doutes quant aux motifs réels derrière le projet américain. Le gouvernement chinois déplore aussi la mort du traité ABM et craint une nouvelle course aux armements. La perspective de la mise en place d’un bouclier antimissile limité au dessus de Taiwan reste aussi un sujet sensible. Une perte d’efficacité de l’arsenal nucléaire chinois pourrait être perçue comme une diminution potentielle de l’influence internationale chinoise. Malgré l’assurance d’une coopération technique importante faite par l’administration Bush, plusieurs s’interrogent sur les raisons qui poussent Washington à mettre en péril ses relations avec Pékin.
La prise de mesures unilatérales affecte négativement le régime international de non-prolifération des armes de destruction massive, de deux façons. D’abord l’action américaine peut justifier une plus grande prolifération chez les autres pays. Ensuite, un bouclier antimissile peut créer un faux sentiment de sécurité aux États-Unis même, ce qui réduirait l’engouement de Washington pour le contrôle des armements.


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#19 16-06-2008 21:23:30

ragondin
Membre de Soutien
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Re: Sortir du traité ABM, Objectif du 911 ?

Le stratège et le philosophe
LE MONDE | 15.04.03
www.lemonde.fr/web/imprimer_element/0,4 … 921,0.html

Dans et hors de l'administration, Richard Perle va retrouver Paul Wolfowitz, tous les deux travaillant pour Kenneth Adelman, autre contempteur de la politique de détente, ou Charles Fairbanks, sous-secrétaire d'Etat. En matière stratégique, leur maître à penser est Albert Wohlstetter. Chercheur à la Rand Corporation, conseiller du Pentagone et néanmoins grand spécialiste de gastronomie, Wohlstetter (mort en 1997) est un des pères de la doctrine nucléaire américaine.

Plus exactement, il est à l'origine de la remise en question de la doctrine traditionnelle, dite de "destruction mutuelle assurée" (MAD, selon le sigle anglais), qui fondait la dissuasion. Selon cette théorie, les deux blocs ayant la capacité d'infliger à l'autre des dommages irréparables, les responsables hésiteraient à déclencher le feu nucléaire. Pour Wohlstetter et ses élèves, MAD était à la fois immorale – par les destructions infligées aux populations civiles – et inefficace : elle aboutissait à une neutralisation mutuelle des arsenaux nucléaires. Aucun homme d'Etat doué de raison, en tout cas aucun président américain, ne déciderait un "suicide réciproque". Wohlstetter proposait au contraire une "dissuasion graduée", c'est-à-dire l'acceptation de guerres limitées, éventuellement avec des armes nucléaires tactiques, avec des armes "intelligentes", de haute précision, capables de s'attaquer aux dispositifs militaires de l'adversaire.
Il critiquait la politique de contrôle des armements nucléaires menée de concert avec Moscou. Elle revenait, selon lui, à brider la créativité technologique des Etats-Unis pour maintenir un équilibre artificiel avec l'URSS.

Il sera écouté par Ronald Reagan, qui lance l'Initiative de défense stratégique (SDI), baptisée "guerre des étoiles", ancêtre de la Défense antimissiles, reprise par les élèves de Wohlstetter. Ceux-ci seront les plus chauds partisans d'une dénonciation unilatérale du traité ABM, qui, à leurs yeux, empêchait les Etats-Unis de développer ses systèmes de défense. Et ils ont convaincu George W. Bush.


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#20 17-06-2008 19:11:06

weas
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Re: Sortir du traité ABM, Objectif du 911 ?

Reuters le 17/06/2008 18h45
Bouclier antimissiles - Les USA discuteraient avec la Lituanie

VARSOVIE, 17 juin (Reuters) - Les Etats-Unis ont ouvert des négociations avec la Lituanie en vue de l'installation d'une composante de leur bouclier antimissiles au cas où les discussions avec la Pologne échoueraient, a dit le chef des négociateurs polonais.

"Je peux confirmer que les Etats-Unis sont en pourparlers avec la Lituanie (sur le bouclier anti-missiles). Le ministre lituanien de la Défense l'a proposé lui-même en mai et la partie polonaise est au courant", a déclaré Witold Waszczykowski.

Le ministre lituanien des Affaires étrangères, contacté par Reuters, n'a pas souhaité faire de commentaires.

"Nous ne sommes pas en négociations avec la Lituanie, nous restont engagés avec la Pologne", a répondu pour sa part un porte-parole de l'ambassade américaine à Varsovie.

"Si la Pologne choisit finalement de ne pas accueillir nos missiles intercepteurs (...) nous regarderons ailleurs. Ce n'est pas une menace, mais une question pratique."

Engagée dans des négociations pour accueillir une partie du bouclier antimissiles que les Etats-Unis souhaitent installer en Europe de l'Est - un radar serait installé en République tchèque -, la Pologne a posé des conditions.

Elle souhaite notamment que les Etats-Unis consacrent plusieurs milliards de dollars au renforcement des défenses aériennes polonaises, la Russie ayant menacé de pointer ses ogives vers la Pologne si elle accueillait les dix missiles intercepteurs américains.

Selon une source proche des négciateurs polonais, Washington donnerait jusqu'à fin juillet à Varsovie pour se décider, bien qu'aucun ultimatum n'ait été fixé officiellement.

L'administration Bush justifie la mise en place de ce bouclier par la nécessité de protéger son territoire et celui de ses alliés contre une attaque des "Etats voyous", en particulier l'Iran. La Russie s'oppose à ce projet qu'elle juge menaçant pour elle-même./GBL


Que se disent deux bonshommes de neige quand ils se rencontrent ?
Ça sent la carotte !!

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#21 17-06-2008 19:24:10

ragondin
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Re: Sortir du traité ABM, Objectif du 911 ?

Je pense que ce sujet devient difficile pour l'Europe car nous allons nous en remettre aux forces armées US si un conflit intervient.
De Gaulle doit se retourner dans sa tombe.


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#22 04-07-2008 18:25:48

weas
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Re: Sortir du traité ABM, Objectif du 911 ?

Ils sont gentil les ricains mais ils ont pas les russes comme voisin eux...

Bouclier antimissiles - La Pologne rejette l'offre US

(Complété avec réaction américaine, §3)

VARSOVIE, 4 juillet (Reuters) - La Pologne rejette l'offre de Washington sur l'installation d'une partie du bouclier antimissiles américain sur son territoire mais reste ouverte à des négociations, a déclaré vendredi le Premier ministre polonais Donald Tusk.

"Nous n'avons pas atteint de résultat satisfaisant sur la question du renforcement de la sécurité polonaise", a dit Tusk lors d'une conférence de presse, après avoir étudié l'offre américaine dont les détails n'ont pas été dévoilés.

"Les discussions vont se poursuivre", a réagi à Washington le porte-parole de la Maison blanche, Gordon Johndroe.

La Pologne souhaite que les Etats-Unis investissent plusieurs milliards de dollars dans le renforcement de sa sécurité aérienne, en lui fournissant notamment des missiles sol-air, en échange de l'accueil de dix missiles intercepteurs sur son sol.

Ces missiles intercepteurs font partie du bouclier antimissiles que Washington espère déployer en Europe de l'est pour se protéger, ainsi que ses alliés européens, d'une attaque éventuelle depuis un Etat ennemi, notamment l'Iran.

L'autre partie du dispositif est constituée d'une station radar qui devrait être installée en République tchèque. La secrétaire d'Etat américaine Condoleezza Rice est attendue à Prague la semaine prochaine pour entériner l'accord.

"Si la menace justifiant le bouclier implique des améliorations, alors nous avons besoin d'éléments tels que les missiles Patriot sur le territoire polonais", a expliqué Tusk.

"Nous voulons participer à un système de sécurité internationale, mais nous devons prendre particulièrement en considération la sécurité polonaise", a-t-il ajouté, assurant que le rejet n'était pas motivé par des raisons financières.

Le projet de bouclier américain est vivement critiqué par la Russie, qui le perçoit comme une menace pour sa propre sécurité.

Moscou a prévenu qu'il pointerait des missiles vers la Pologne et la République tchèque si le dispositif voyait le jour./GBL

SOURCE: Boursorama

Dernière modification par weas (04-07-2008 18:28:24)


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#23 10-07-2008 15:36:52

ragondin
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Re: Sortir du traité ABM, Objectif du 911 ?

Rappel historique
Opération Paperclip

http://img297.imageshack.us/img297/8049/12905784nq9.png

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre
.
http://fr.wikipedia.org/wiki/Op%C3%A9ration_Paperclip
Originellement appellé Opération Overcast, l’Opération Paperclip fut menée à la fin de la Seconde Guerre mondiale par l'état-major des armées des États-Unis, à l'insu du Président Roosevelt, afin d’exfiltrer et de recruter près de 1 500 scientifiques allemands issus du complexe militaro-industriel allemand pour lutter contre l'URSS et récupérer les armes secrètes du Troisième Reich. Ces scientifiques effectuèrent des recherches dans divers domaines, notamment sur les armes chimiques (Zyklon B), sur l'usage des psychotropes, sur la conquête spatiale, sur les missiles balistiques et sur les armes à longue portée (bombes volantes V1 et V2).

Loin de les affecter à des postes subalternes, le Département de la Défense des États-Unis leur confia la direction de ses programmes de recherches. Ils furent affectés aux bases de White Sands, dans le Nouveau-Mexique, et à Fort Bliss, au Texas. Grâce en partie à l'aide de ces scientifiques, l'avancée technologique des États-Unis fut considérable pendant la guerre froide.

Le projet est stoppé en 1957, lorsque l'Allemagne de l'Ouest proteste auprès du gouvernement des États-Unis qui la dépouille de ses compétences scientifiques et l'opération Paperclip sera déclassifiée en 1973.

www.rr0.org/org/us/dod/Paperclip.html

Dernière modification par ragondin (10-07-2008 15:45:42)


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#24 12-07-2008 02:33:48

weas
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Re: Sortir du traité ABM, Objectif du 911 ?

  Avec l’OTAN, la tension monte entre Tbilissi et Moscou
11 juillet 2008 - 18:20


11 juillet 2008 (Nouvelle Solidarité) – Jeudi soir, le ministère des Affaires étrangères de la Russie a annoncé que quatre avions russes ont survolés mardi l’Ossétie du Sud, une province autonome de la Géorgie. Pour Moscou, il s’agissait d’éviter un bain de sang et de « refroidir les têtes brûlées » de Tbilissi. L’armée géorgienne, affirme la Russie, était sur le point de déployer des forces militaires dans la province sous prétexte de libérer quatre militaires géorgiens détenus par la police.

Le communiqué précisait que cette opération fait suite aux déclarations géorgiennes menaçant d’une décision « unilatérale » en vue du retrait des soldats de la paix russes dans les régions séparatistes d’Abkhazie et d’Ossétie.

Aujourd’hui, la Géorgie a répliqué que la Russie devrait récupérer ses avions en « petits morceaux » s’ils violent à nouveau l’espace aérien géorgien. Nikoloz Rurura, vice-président de la commission nationale géorgienne de sécurité, a déclaré aujourd’hui à l’Associated Press que la Géorgie ne tolérerait pas de nouvelles violations de son espace aérien : « Nous préparons très sérieusement nos forces armées. Elles sont capables de repousser » de telles incursions, a-t-il déclaré.

La militarisation programmée de l’Europe de Lisbonne ainsi que le voyage de George Bush dans la région visant à accélérer l’adhésion de la Géorgie et de l’Ukraine à l’OTAN, ainsi que le refus américain de toute concertation honnête sur le déploiement du bouclier anti-missiles en Pologne et en République Tchèque, a fortement fait monter les tensions dans cette partie du monde.
Source: http://www.solidariteetprogres.org/article4322.html


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#25 26-07-2008 09:56:27

ragondin
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Re: Sortir du traité ABM, Objectif du 911 ?

Rappel historique

Roberta Wohlstetter, veuve du défunt Albert Wohlstetter, est l'une des plus importantes historienne d'Amérique  sur les services de renseignements.
L'un de ses travaux les plus importants a été Pearl Harbor: Warning and Decision (Stanford, CA: Stanford University Press, 1962), une étude qui tente d'expliquer les causes des échecs des services de renseignements américains qui ont conduit à l'attaque surprise du Japon impérial en 1941.

Albert Wohlstetter (1913-1997) était un intellectuel américain, professeur à l'université de Chicago, inspirateur du néo-conservatisme et du développement des armes alternatives non nucléaires.

Diplômé de l'université Columbia à New York, Albert Wohlstetter travailla de 1951 à 1963 en tant que consultant puis analyste au centre de recherche de la «Rand Corporation». À ce titre, il conseilla avec sa femme, Roberta Wohlstetter, de nombreuses administrations américaines quelles soient démocrates ou républicaines.

Wohlstetter enseigna à l'UCLA et à l'université de Californie à Berkeley.

De 1964 à 1980, il enseigne les sciences politiques à l'université de Chicago notamment à celui qui sera son protégé, Paul Wolfowitz. Il est souvent cité en tant que maître à penser de nombreux intellectuels néo-conservateurs tels Richard Perle et Zalmay Khalilzad.

Wohlstetter est l'auteur du concept d'"équilibre de la terreur". Cette stratégie est basée sur le fait que les gouvernements sont mutuellement neutralisés par leur capacité nucléaire. Wohlstetter propose alors l'utilisation d'armes nucléaires tactiques en liaison avec d'autres armes de précisions téléguidées et suffisamment précises pour éviter les dommages collatéraux sur les populations civiles.

Ce faisant, il était un adversaire des traités de désarmement nucléaire signés entre l'Union soviétique et les gouvernements américains lesquels restreignaient selon lui la créativité technologique des États-Unis tout en maintenant un équilibre artificiel avec l'URSS.

Wohlstetter est mort à Los Angeles le 10 janvier 1997 à l'age de 83 ans.
http://fr.wikipedia.org/wiki/Albert_Wohlstetter


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#26 30-07-2008 18:40:33

ragondin
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Re: Sortir du traité ABM, Objectif du 911 ?

La défense antimissile américaine de A à Z
publié le samedi 26 avril 2008 
www.armees.com/La-defense-antimissile-a … 17550.html
   
Le 13 décembre 2001, George W. Bush annonçait le retrait unilatéral des Etats-Unis du Traité de défense antimissile (ABM) de 1972. Un an plus tard, il donnait l’ordre de déployer un système de défense antimissile. Sur le plan officiel, la réaction de Moscou à cette initiative du président américain fut très modérée. Le Kremlin ne fit que « regretter » cette démarche, alors que Iouri Balouïevski, à l’époque numéro deux de l’Etat-major général des forces armées russes, affirma que le déploiement par les Etats-Unis d’un ABM global ne menacerait pas la sécurité de la Russie avant 2010-1015, voire même peut-être avant 2020.

En effet, pour les dix ou quinze ans à venir, le déploiement d’une DAM (défense antimissile ou ABM) est, pour la Russie, un problème plus politique que militaire. Les technologies existantes ne permettront pas, dans les années à venir, de mettre sur pied un système hautement efficace d’interception de missiles, et d’autant moins de missiles à têtes multiples à guidage individuel. L’unique chose qui pourrait provoquer un agacement de Moscou, c’est le rapprochement d’éléments de DAM des frontières russes, par exemple, leur déploiement en Pologne et en République tchèque.

Conventionnellement, la trajectoire du vol d’un missile balistique intercontinental peut être divisée en quatre étapes. La première, dit secteur actif, dure du départ jusqu’à la mise en marche des propulseurs du dernier étage, à une altitude de 200 à 300 km. Elle prend 3 minutes tout au plus pour les missiles à carburant solide et 5 minutes pour les missiles à ergols liquides. Du missile, il ne reste par la suite que l’étage portant les ogives, un système de direction, des moteurs-fusées de correction de trajectoire et des dispositifs pour la percée des défenses antimissiles. Parmi ces derniers, des leurres lourds et légers, dont les principales performances physiques permettent de les assimiler aux ogives d’attaque en termes de température, de surface efficace de dispersion et de vitesse du vol, ainsi que des centaines de milliers de réflecteurs antiradars.

A la deuxième étape, sur commande d’un centre de contrôle, le dernier étage réalise une évolution vers le point prévu numéro 1 où il tire une ogive sur la cible numéro 1, qui part accompagnée d’une certaine quantité de moyens anti-DAM. Suit alors une évolution vers le point prévu numéro 2 et ainsi de suite, en fonction du nombre de charges nucléaires portées. Chaque évolution prend 30 à 40 secondes.

La troisième étape est un vol libre de tous les éléments tirés (des ogives et des leurres), en trajectoire balistique et à des altitudes allant jusqu’à 1.200 km. Cette phase prendra 15 à 20 minutes.

Et enfin se déroule la phase finale, la plus courte, d’une durée de moins d’une minute, lorsque les « nuages » d’éléments entrent dans l’atmosphère à une altitude de 110 à 120 km et à une vitesse de près de 7 km/sec. Rencontrant la résistance aérodynamique, les leurres légers accuseront du retard sur les leurres plus lourds et les ogives réelles. Et pourtant, la tâche consistant à identifier une ogive volant dans un nuage de leurres est incroyablement difficile sur le plan technique et tout porte à croire que ce problème n’aura pas de solution dans un proche avenir. Aucun système de défense antimissile ne sera efficace si la plupart des missiles ne sont pas détruits sur le secteur actif, autrement dit à la phase initiale de leur vol. Cette phase permet leur détection la plus efficace (grâce au rayonnement infrarouge de leurs propulseurs), ainsi que le pointage des intercepteurs.

Et en plus, les dimensions des missiles et leur solidité mécanique relativement faible les rendront plus vulnérables. Sur ce secteur cependant, l’interception n’aura lieu que si la vitesse de l’intercepteur (basé au sol) est supérieure à celle du missile attaquant et si l’intercepteur est éloigné de la trajectoire du missile de 500 km au maximum pour un lanceur à ergols liquides et de 300 km pour un lanceur à poudre. Les Américains se disent eux-mêmes incapables à ce jour d’intercepter les missiles lancés des régions intérieures de la Russie. D’où leur volonté de rapprocher leurs systèmes antimissiles des frontières russes.
Le succès de la lutte anti-missiles dépend aussi à plus d’un titre des capacités d’un système d’information et de reconnaissance dont la mission consiste à détecter le départ et à suivre la trajectoire d’un missile, ainsi qu’à guider son intercepteur. Plus tôt le tir est détecté, plus l’interception a de chances de réussir.

Avant même leur retrait du Traité ABM de 1972, les Etats-Unis ont entrepris des démarches concrètes en vue de déployer à proximité des frontières russes des radars destinés à enregistrer les départs de missiles et à désigner des objectifs aux intercepteurs. Le premier radar de ce genre a été déployé en Norvège (Have Stare). Et si les radars qui devront être installés en République tchèque ont les mêmes performances que le radar norvégien, ils balaieront pratiquement tout le territoire russe jusqu’à l’Oural.

Les experts de la prestigieuse Société américaine de physique en sont venus à des conclusions intéressantes dans un rapport intitulé « Systèmes d’interception sur le secteur actif de la trajectoire pour la défense antimissile nationale ». Ses auteurs attirent l’attention sur le fait que même si l’interception réussie d’une fusée sur le secteur de sa mise en vitesse peut empêcher une frappe contre les objectifs prévus, les ogives nucléaires restantes retomberont sur les localités situées le long de sa trajectoire, causant un préjudice matériel notable et des décès massifs au sein de leur population.

Ce qui veut dire qu’en cas de conflit nucléaire, le premier coup sera porté contre les pays qui accueillent les éléments de la défense antimissile américaine. On affirme également que les ogives ne retomberont en aucun cas sur le territoire du pays d’où ces missiles balistiques partiront. Des calculs montrent que si un missile est atteint par un intercepteur à une vitesse de 3,9 km/sec, ses ogives voleront encore 2.000 km. A une vitesse de 5,5 km/sec, elles couvriront encore près de 5.000 km.
Parlons maintenant des mesures qui pourraient être prises pour sinon neutraliser du moins réduire l’efficacité du futur système américain d’interception.

Le moyen le plus radical consiste à comprimer la durée du secteur actif de la trajectoire. Grâce, notamment, au remplacement des missiles à ergols liquides par des missiles à carburant solide, c’est ce qu’on est en train de faire dans les Troupes russes de fusées stratégiques. A terme, la durée du secteur actif doit être portée à 1 minute et son achèvement à une altitude de 80 à 100 km au maximum.

Les évolutions qu’un missile réalise sur le secteur de l’espacement des ogives devront également compliquer son interception. Iouri Solomonov, constructeur général du Topol-M, le plus récent des missiles balistiques russes, affirme que cet engin est en mesure d’effectuer des manoeuvres aussi bien à la verticale qu’à l’horizontale, ce qui a été d’ailleurs confirmé par des tests. Un vol en trajectoire rasante - sans pratiquement sortir des couches denses de l’atmosphère - peut aussi rendre son interception encore plus difficile.
La Russie, tout en reconnaissant que le retrait des Etats-Unis du Traité de défense antimissile est une erreur ne présentant pas à l’heure actuelle de menace pour sa sécurité, juge toutefois nécessaire de suivre avec attention la marche des travaux en cours en Amérique dans ce domaine et de concevoir des méthodes de neutralisation de ses systèmes antimissiles.

Il est également à noter qu’en réduisant les armements stratégiques offensifs, les systèmes antimissiles verront leur rôle s’accroître notablement, du moment que leurs efficacité est inversement proportionnelle au nombre de missiles attaquants et au nombre d’ogives portées. Voilà pourquoi le maintien du potentiel nécessaire de dissuasion nucléaire dans les décennies à venir peut être considéré comme l’un des objectifs militaires et politiques les plus importants de la Fédération de Russie.


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#27 02-08-2008 12:45:00

ragondin
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Re: Sortir du traité ABM, Objectif du 911 ?

Les accords SALT, SALT II et START
www.guerrefroide.net/minidoc/salt

     Vers le début des années soixante, les États-Unis jouissent d'une supériorité militaire quant aux armements nucléaires en leur possession, mais l'URSS est crut de refermer l'écart entre les deux pays. À ceci se joint la possibilité de recherche nucléaire par des pays du tiers monde, dont notamment la Chine.

     Désirant éviter la propagation d'armes nucléaires sure une échelle mondiale, et surtout la propagation à des pays n'ayant pas les ressources requis pour la préservation d'une méthode sécuritaire de ces ogives, les États-Unis engendrent des discussions en 1964 avec l'Union Soviétique pour limité la diffusion de telles armes.

SALT

     Ces discussions débouchent éventuellement sur une série de négociations en 1969 connues sous l'acronyme SALT, pour leur nom anglais Strategic Arms Limitation Talks, ou les négociations sur la limitation des armes stratégiques. S'achevant en 1972, les négociations produisent une multitude d'accords sur le déploiement, la diffusion et la croissance des arsenaux nucléaires des deux pays, ainsi que des ententes sur la dissuasion de développements d'ogives nucléaires par d'autres pays.

     Des conventions adoptées, le traité sur la limitation des systèmes de missiles anti-balistiques (Anti-Balistic Treaty) fut l'accord principal de SALT. Le traité ABM limita le nombre d'armes que chacune des forces pu posséder, ainsi que leur emplacement et composition. Malgré ceci, le traité permit la recherche, l'expérimentation et le développement de nouvelles armes. Le traité fut signé le 26 mai 1972.

SALT II

     En 1979, après une deuxième ronde de discussions américano-soviétiques, le traité SALT II fut signé le 18 juin. Tandis que le traité ABM mis l'accent sur les installations nucléaires terrestres, le traité SALT II limita le nombre de lance-missiles et de bombardiers stratégiques.
     En contraste avec son prédécesseur SALT I, le traité SALT II n'entra jamais en vigueur. En opposition de l'invasion soviétique de l'Afghanistan, le président américain Jimmy Carter retira le traité lors des discussions de ratification dans le Sénat américain. Malgré ceci, les États-Unis se sont portés à suivre les limitations proposées dans le traité.

START

     La troisième ronde de discussions commença en 1982, lorsque le récemment élu président des États-Unis Ronald Reagan proposa le traité START, Strategic Arms Reduction Treaty. Ce traité pour la réduction des armes stratégiques eut pour but de réduire les arsenaux nucléaires des deux pays de 25%, et non que de les limiter. Les discussions furent rompues à plusieurs reprises par faute de disputes par les Soviétiques qui désirent se protéger de possibles déploiements américains en Europe.
     Le traité fut finalement signé en 1991 par Mikhaïl Gorbatchev de l'URSS et George Bush des États-Unis, mais ne fut que ratifié en 1993.


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#28 04-08-2008 09:13:12

ragondin
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Re: Sortir du traité ABM, Objectif du 911 ?

ABM: Kaczynski appelle à signer l'accord avec l'administration Bush
09:44 | 04/ 08/ 2008  http://fr.rian.ru/world/20080804/115608202.html
WASHINGTON, 4 août - RIA Novosti. Varsovie doit assouplir sa position dans les négociations sur le déploiement du bouclier antimissile (ABM) américain sur le territoire polonais et signer l'accord avec l'actuelle administration américaine, a déclaré dimanche le président polonais Lech Kaczynski à la télévision polonaise.

Le 1er août, le premier ministre polonais Donald Tusk, dont les positions entrent régulièrement en contradiction avec celles de M. Kaczynski, avait fait savoir que les négociations pourraient se poursuivre après la présidentielle américaine du 4 novembre prochain.

Alors que les négociations s'enlisent entre Varsovie et Washington, le président Kaczynski a appelé à ne pas adopter une attitude "trop exigeante" sur ce dossier, car si les négociations avec Washington venaient à échouer, la "situation polonaise connaîtrait une forte détérioration". Par conséquent, Varsovie doit signer l'accord avec "l'actuelle administration américaine ", sans attendre l'élection présidentielle, a-t-il poursuivi.

"Nous ne savons pas qui sera le vainqueur de l'élection américaine, ni quels seront les axes de sa politique", a-t-il mis en garde, avant de faire savoir son mécontentement quant à l'actuelle progression des négociations sur le bouclier antimissile.

Le 4 juillet, M. Tusk avait déclaré que le déploiement de l'ABM en Pologne renforcerait la sécurité américaine, mais pas celle de la Pologne, dont les dirigeants ne sont pas satisfaits par les propositions de Washington.

Les Etats-Unis envisagent d'implanter dix missiles intercepteurs en Pologne et un radar en République tchèque afin de contrer la menace balistique émanant d'Iran. L'accord de déploiement d'un radar dans le cadre de l'ABM a déjà été signé avec Prague.

Afin d'accueillir des missiles intercepteurs américains, Varsovie souhaite que les Etats-Unis l'aident à moderniser ses forces armées. La Pologne souhaite acquérir des missiles à courte et à moyenne portée Patriot PAC-3, THAAD ou AMRAAM.


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#29 06-08-2008 09:20:25

ragondin
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Re: Sortir du traité ABM, Objectif du 911 ?

Les Etats-Unis, tueurs de traités, par Philip H. Gordon et Julien Vaïsse
www.vaisse.net/BiblioJustin/Tribunes/Bi … re2001.htm
• LE MONDE | 07.09.01 |

Si George W. Bush maintient son rythme moyen d'un traité par mois, il pourrait bien finir son mandat actuel avec plus d'une quarantaine d'accords internationaux tués ou vidés de leur substance : le traité ABM, déjà "une relique du passé"; le traité d'interdiction complète des essais nucléaires (TICE), qui languit au Sénat sans que le président puisse le tuer; le traité sur les armes légères, rendu insignifiant; le protocole sur les armes biologiques; la Cour pénale internationale ; le protocole de Kyoto sur le réchauffement climatique et les initiatives de l'OCDE contre le blanchiment et les paradis fiscaux.

Le retrait de la délégation américaine de la Conférence des Nations unies sur le racisme, bien que compréhensible, vient confirmer cette tendance.

Plusieurs de ces accords, y compris celui sur les mines antipersonnel, avaient déjà été rejetés du temps de Bill Clinton, ce qui montre bien que des facteurs structurels, et non pas seulement politiques, sont à l'œuvre dans ce désamour de l'Amérique pour le multilatéralisme.

On peut même avancer que, sur le long terme, l'Amérique n'a pas vraiment changé. Au fond, elle n'a jamais été multilatérale au sens européen, elle n'a jamais cédé des pans significatifs de sa liberté de manœuvre ou de sa souveraineté et a toujours dominé les enceintes collectives - ou du moins gardé un droit de veto. Mais le reste du monde a changé. La fin de la guerre froide et l'émergence d'une société civile internationale ont entraîné une prolifération sans précédent des initiatives visant à imposer un règlement multilatéral de tel ou tel problème.

Au cours des derniers mois, de nombreux observateurs européens ont conclu que l'administration Bush était irrémédiablement unilatéraliste, hostile à toute coopération internationale par principe. Mais si l'idéologie de certains républicains a sa place parmi les facteurs de rejet, on ne peut cependant pas nier la logique de la nouvelle administration. Il est irresponsable, et parfois dangereux, d'accepter un mauvais traité. Signer un document inefficace ou insignifiant au seul prétexte que des dizaines de pays ont réussi à se mettre d'accord, au prix, souvent, des objectifs initiaux et du simple bon sens, affaiblit sur le long terme la légitimité des accords multilatéraux.

La question devient donc : pris un par un, ces traités sont-ils bons ? La réponse est mitigée. Prenons le cas du protocole sur les armes biologiques : ses dispositions étaient insuffisantes pour empêcher une fraude massive par certains Etats, mais suffisamment sérieuses pour inquiéter certains secrets industriels. Faut-il rappeler que les découvertes de l'UNSCOM en Irak ont mis au jour les insuffisances flagrantes des traités anti-prolifération, y compris ceux comportant des volets de vérification ?

A l'heure où les Européens mettent en avant le multilatéralisme comme moyen principal de lutte contre la prolifération, plutôt que les systèmes antimissiles, il ne faut en aucun cas s'en remettre à des critères au rabais sous prétexte d'obtenir un accord large à tout prix.

Le traité sur les mines antipersonnel : c'est l'armée américaine qui assure la sécurité de la Corée du Sud, et personne ne souhaite voir cette garantie disparaître. Or les mines représentent une sécurité indispensable pour ces troupes, qu'elles permettent également d'économiser. Ne fallait-il pas offrir ici aux Etats-Unis le statut dérogatoire provisoire qu'ils demandaient ?

Le cas du traité ABM : La France n'est aucunement opposée par principe aux systèmes antimissiles en tant que tels. Elle développe d'ailleurs des projets de défense de théâtre. Pour des pays comme le Japon, ces systèmes sont largement préférables à l'option nucléaire. Or le traité ABM interdit l'essai en vol de certains systèmes prometteurs, notamment en phase de propulsion, les moins déstabilisateurs. Bush n'a t-il pas raison de chercher à lever les contraintes de ce traité vieux de trente ans ?

Le problème est double, en réalité. D'un côté, si l'Amérique a souvent raison de pointer les insuffisances du multilatéralisme, elle a tort de le faire de manière cavalière et brutale comme c'est le cas depuis l'arrivée de Bush. Le rejet du protocole de Kyoto est un parfait exemple : manque de concertation, justification par des facteurs essentiellement intérieurs, absence totale d'alternative. En agissant ainsi, l'administration Bush abdique son leadership et se résigne à l'isolement au lieu de conduire la communauté internationale vers un monde plus coopératif.

D'autre part, l'Amérique s'obstine à opposer par principe certains traités qui ne lui posent pas de réels dangers ou qui, avec sa participation, pourraient au moins être améliorés : TICE, Cour pénale internationale, Kyoto, armes légères. Elle a tort, en somme, de profiter de sa position de prééminence pour faire passer des considérations intérieures (soutien de la National Rifle Association, pressions des industriels) avant sa mission d'exemple extérieur (freiner le trafic des armes légères en Afrique).

A long terme, cette évolution est inquiétante, pour deux raisons au moins. En agissant ainsi, les Etats-Unis paient un prix moral de plus en plus élevé, comme l'échec à la Commission des droits de l'homme de l'ONU en mai dernier le montre. Son "soft power" s'étiole. Ensuite, le système international, au diapason de sa première puissance, risque de s'orienter vers moins de normes et de contraintes, moins de prévisibilité et donc moins de sécurité.

L'ironie de l'histoire est que le pays qui a le plus d'intérêt à voir se développer le droit au niveau international est celui qui refuse le plus, pour le moment, d'y contribuer.

Philip H. Gordon est directeur du Centre sur les Etats-Unis et la France à la Brookings Institution (Washington).
Justin Vaïsse est historien.


• ARTICLE PARU DANS L'EDITION DU 08.09.01


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#30 16-08-2008 00:34:04

weas
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Re: Sortir du traité ABM, Objectif du 911 ?

La Russie se fait menaçante sur le bouclier antimissiles américain

Dans un climat déjà tendu par la crise en Géorgie, l'accord signé entre Varsovie et Washington pour l'installation d'une partie du bouclier antimissiles américain, a suscité vendredi la colère de Moscou. L'accord "ne peut pas rester impuni", a déclaré le chef d'état-major adjoint russe, avant d'estimer que la Pologne "s'expose elle-même"à une attaque.

Le général Anatoli Nogovitsine, qui fait office de porte-parole depuis le début du conflit en Géorgie, n'a donné aucune précision sur la forme que pourrait prendre cette sanction. Mais Moscou avait d'ores et déjà menacé de diriger ses propres lanceurs vers la Pologne et la République tchèque, qui a conclu en juillet un accord avec Washington prévoyant l'installation d'un radar sur son sol dans la cadre du projet américain.

Le général Nogovitsine a franchi une nouvelle étape dans la guerre des mots en déclarant, selon l'agence de presse russe Interfax, que "la Pologne s'expose à une frappe, à 100%". Il a rappelé que la doctrine militaire russe permet le recours à l'arme nucléaire dans certains cas précis: "contre des Etats disposant de l'armement nucléaire, contre les alliés des Etats disposant de l'armement nucléaire, s'ils aident ces derniers, et aussi contre ceux qui accueillent sur leur territoire les armes nucléaires des autres", a-t-il énuméré.

Depuis la station balnéaire de Sotchi sur la mer Noire, le président russe Dimitri Medvedev a également réagi à cet accord américano-polonais qui, selon lui, "démontre tout à fait clairement ce que nous avions dit plus tôt: le déploiement prend pour cible la Fédération de Russie".

C'est "une triste nouvelle pour tous ceux qui vivent sur ce continent densément peuplé, mais ce n'est pas un drame", a-t-il toutefois nuancé lors d'une conférence de presse aux côtés de la chancelière allemande Angela Merkel.

Le général Nogovitsine a jugé pour sa part "regrettable" que cet accord américano-polonais survienne "à un moment où nous sommes déjà dans une situation difficile et que la partie américaine vient encore exacerber davantage les difficultés dans les relations entre les Etats-Unis et la Russie". Ces relations ont connu un regain de tension depuis le début de la crise en Géorgie, le 7 août.

Le Kremlin est opposé à la réalisation du bouclier américain car il modifierait selon lui l'équilibre des forces en Europe. Néanmoins l'état-major russe assure que le système actuellement en construction serait dans l'incapacité de stopper ses missiles.

Du côté polonais, le président Lech Kaczynski, partisan depuis longtemps de ce projet de bouclier antimissiles, s'est contenté de se féliciter de la conclusion de l'accord et n'a pas réagi aux menaces russes. "L'existence même de cette structure augmente la sécurité de la Pologne", a affirmé M. Kaczynski, qui assistait vendredi à un défilé militaire organisé sur une avenue de Varsovie, comprenant 1.200 soldats ainsi que des chars.

"Nous avons d'excellents alliés, nous devons être capables de nous défendre nous-mêmes", a prévenu M. Kaczynski. "Nous devons disposer de forces armées dignes d'une nation de 40 millions d'habitants, dans une situation géographique périlleuse", a-t-il souligné.

Le président polonais s'était rendu mardi à Tbilissi pour apporter son soutien au gouvernement géorgien, fragilisé par l'avancée de l'armée russe qui a repoussé son offensive en Ossétie du Sud.

Les relations entre Varsovie et Moscou sont toujours marquées par la période de la guerre froide et l'occupation de la Pologne par les troupes soviétiques.

Jeudi, après la signature de l'accord avec Washington, le Premier ministre polonais Donald Tusk a expliqué que son pays "avait franchi le Rubicon" en acceptant que les Etats-Unis installent une batterie de dix missiles d'interception sur son territoire. En échange, Washington s'est engagé à fournir des missiles Patriot à Varsovie pour augmenter sa capacité de défense.

Le futur bouclier, présenté par les Etats-Unis comme un dispositif de défense contre une éventuelle frappe d'un état-voyou du Proche-Orient et particulièrement de l'Iran, est très contesté par les opinions tchèque et polonaise. L'accord annoncé jeudi soir intervient après 18 mois d'âpres négociations entre Varsovie et Washington. AP
source: http://www.boursorama.com/pratique/actu … ws=5787608


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#31 16-08-2008 06:55:02

Dr Gonzooo
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Re: Sortir du traité ABM, Objectif du 911 ?

http://fr.rian.ru/world/20080815/116072240.html

ABM: le projet de bouclier américain n'est qu'un "chat crevé" (Rogozine)

BRUXELLES, 15 août - RIA Novosti. Le délégué permanent russe auprès de l'OTAN, Dmitri Rogozine, a comparé vendredi à Bruxelles le bouclier antimissile américain à un "chat crevé", car l'efficacité d'un tel système ne pourrait être vérifiée qu'en cas d'échange de coups nucléaires balistiques, rapporte le correspondant de RIA Novosti sur place.

"Les Européens ont reçu des Américains un "chat crevé", a déclaré devant les journalistes M. Rogozine, en commentant à leur demande l'accord sur le déploiement de certains éléments du bouclier antimissile américain sur le sol polonais que Washington et Varsovie ont signé jeudi 14 août. Les Américains comptent installer un radar en République tchèque et dix missiles intercepteurs en Pologne, officiellement pour parer à d'éventuelles attaques venant d'Iran.

"Mais si la menace émanait effectivement d'Iran, il serait logique de déployer ces éléments du système ABM américain sur le flanc sud de l'Alliance de l'Atlantique Nord, notamment en Turquie, Bulgarie ou Roumanie", a fait remarquer l'ambassadeur russe auprès de l'OTAN.

En acceptant d'accueillir le bouclier antimissile américain en pleine crise géorgienne, la Pologne a confirmé qu'il était dirigé contre la Russie, a indiqué M. Rogozine.

Et d'ajouter: "Il faut remercier les Polonais qui ont de facto dévoilé la véritable orientation stratégique du bouclier antimissile américain".

Dans le même temps, a poursuivi l'ambassadeur, en acceptant d'accueillir sur leur territoire le bouclier antimissile américain, la Pologne et la République tchèque deviennent potentiellement des cibles pour les terroristes, mais aussi pour les militaires russes.

Résultat, nul n'a ajouté à sa sécurité, alors que les relations internationales ont souffert, a constaté M. Rogozine.

"Je pense que le président américain George W. Bush ne comprend même pas ce qu'on lui a "refilé". Il ne s'agit en fait que des ambitions du complexe militaro-industriel convoitant de grosses commandes", a-t-il dit.

Selon l'ambassadeur russe, en privé, même les militaires otaniens qualifient d'inefficace le système ABM américain.


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#32 17-08-2008 07:05:17

f6
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Re: Sortir du traité ABM, Objectif du 911 ?

Je suis d'accord avec cette analyse, cette ambition à surtout servi à prendre des milliards de dollars avec des marchés publics reservés aux copains et aux coquins!

Ils n'ont même pas été capable de rendre ce projet pharaonique opérationnel et c'est tant mieux !


N'oublions jamais la force de conviction d'un petit homme aux pieds nus, qui sut se défaire de tout un empire...
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#33 19-08-2008 23:49:06

ragondin
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Re: Sortir du traité ABM, Objectif du 911 ?

Merci à émilie la news du tarité ABM n'en déplaise à certains (?) fait son chemin.
Ceci est une victoire de la claivoyance et du bon sens.

http://img56.imageshack.us/img56/2513/siteon0ot5.jpg
http://img56.imageshack.us/img56/2513/siteon0ot5.545d089815.jpg

UN SAAKACHVILI PEUT METTRE LE FEU A LA PLAINE ! Par Claude Beaulieu
dimanche 17 août 2008, par Comité Valmy
  www.comite-valmy.org/spip.php?article75

Union des peuples du monde contre la menace américaine qui grandit !

http://img241.imageshack.us/img241/7857/027129lamenaceamericainsr7.jpg
http://img241.imageshack.us/img241/7857/027129lamenaceamericainsr7.e121fc7aa8.jpg

Nombreux sont les commentateurs politiques qui considèrent que Mikhaïl Saakachvili, s’il est bien responsable du carnage provoqué en Ossétie du Sud par l’intervention militaire et les bombardements géorgiens qu’il a déclenchés, n’en est pas le principal initiateur.

Dans Libération, Bernard Guetta par exemple a estimé que : « Mikhaïl Saakachvili n’est pas le seul coupable. Ses responsabilités sont immenses. Il s’est lancé à la reconquête de l’Ossétie sécessionniste sans penser le coup d’après, sur un coup de dés, sans être certain que l’Occident l’appuierait face à l’inéluctable réaction russe. Il a créé une crise internationale de première ampleur et mené son peuple à une défaite assurée, mais la profondeur même de cette aberration dit qu’elle ne peut pas relever de sa seule erreur ».

Saakachvili n’est qu’un agent américain installé à la tête de l’Etat géorgien par les services étasuniens, comme d’autres dirigeants actuels dans d’autres ex- pays de l’Union Soviétique. Il est impensable qu’il ait pu se lancer dans cette aventure belliqueuse de sa propre initiative et sans y avoir été incité. Coïncidence : Condoleeza Rice était précisément à Tbilissi les 8 et 9 juillet 2008, où elle devait préparer « le coup du 8 Août et rencontrer très officiellement la marionnette ossète, Dimitri Sanakojew, chef du « gouvernement ossète en exil » fabriqué par Saakhachvili, qui aurait dû être installé à Tshkinvali après l’éviction manu militari, voire la liquidation physique, de l’actuel gouvernement de l’Ossétie du Sud » (voir l’article "Les Gros sabots de l’impérialisme" de Comaguer dans la rubrique "Brèves").

Des manœuvres militaires américano-géorgiennes auxquelles participaient, outre les nombreux « instructeurs » présents en permanence, 1000 autres soldats US venus d’Italie et d’Allemagne, ont été terminées en Géorgie la veille de la provocation militaire menée par les mercenaires des Américains contre l’Ossétie. Manifestement tout était planifié, y compris, assez probablement, la déconfiture inéluctable de ce supplétif des Américains qu’est Saakhachvili. Celui-ci semble avoir été manipulé par les néo-conservateurs étasuniens afin de relancer leur stratégie de guerres préventives.

Depuis l’effondrement de l’URSS et la dissolution du Pacte de Varsovie (1er juillet 1991), l’impérialisme américain et l’OTAN n’ont jamais cessé de mener une stratégie anti-russe d’encerclement. Ainsi, en mars 1999 l’OTAN a intégré la République tchèque, la Hongrie, la Pologne, puis la Roumanie en 2004. Après avoir financé et organisé aux portes de la Russie les pseudo révolutions « oranges » en Ukraine et en Géorgie, les dirigeants étasuniens y ont installé, avec l’aide des euros-atlantistes, des gouvernements fantoches qui, eux aussi, demandent d’intégrer l’OTAN, ce qui ne correspond ni à l’intérêt de leurs peuples, ni à celui de la paix dans le monde.

Les attentats du 11 septembre 2001 sur lesquels la lumière reste à faire, ont aussi servi de prétexte à la sortie des USA du traité ABM de 1972, conclu entre Nixon et Brejnev et qui empêchait les bellicistes américains de poursuivre leur militarisation de l’espace. Annoncé le 13 décembre 2001, ce retrait du traité ABM a immédiatement permis à G.W. Bush de relancer la « guerre des étoiles » et la constitution unilatérale, pour le moment, d’un bouclier antimissile destiné à renforcer la domination militaire américaine. L’un des objectifs de la crise déclenchée par les va-t-en-guerre étasuniens semble avoir été de profiter de celle-ci pour accélérer la signature d’un accord sur le déploiement d’éléments de ce système américain antimissile sur le territoire polonais. « L’Amérique a tout simplement réalisé son plan », a déclaré à l’agence RIA Novosti un analyste politique russe.  Sans commentaire et quel plaisir à lire

L’intervention militaire géorgienne est aussi une affaire de pétrole. Elle offrait aussi, pensaient les atlantistes, l’objectif stratégique de sécuriser l’oléoduc BTC (pour Bakou-Tbilissi-Ceyhan) qui conduit du pétrole depuis l’Azerbaïdjan jusqu’à la Turquie via la Géorgie – 260 km dans ce pays sur un total de 1776 km. A noter que 20% du pétrole consommé par Israël provient de cet oléoduc dont il est partenaire.

Les dirigeants étasuniens ont fait de la Géorgie, depuis des années, l’un des postes avancés de leur stratégie d’agression et de guerre. Quelles sont leurs intentions actuelles ? Concernant la signification de l’encouragement des USA et de l’OTAN à l’agression de l’Ossétie du Sud par la Géorgie, la question posée par Michel Chossudovski est pertinente : « Est-ce une provocation délibérée destinée à déclencher la réponse militaire des Russes, pour les aspirer dans une confrontation militaire élargie avec la Géorgie (et les forces alliées), qui pourrait dégénérer en guerre » ?

Certains considèrent en effet que les Etats-Unis sont déjà dans un processus conduisant à une troisième guerre mondiale. Mais la pire des hypothèses n’est pas encore certaine. La donne géopolitique a changé et les Etats-Unis, encerclés par la réprobation hostile des peuples du monde dont ils sont l’ennemi commun, ne sont plus certains de vaincre ni d’avoir les moyens de réaliser leur ambition (c’est-à-dire pérenniser leur domination mondiale), même s’ils peuvent toujours détruire la planète.

Le secrétaire américain à la Défense, Robert Gates, a déclaré jeudi 14 août lors d’une conférence de presse qu’ « il ne voulait pas de retour à l’époque de la "guerre froide", bien que les relations américano-russes puissent être affectées négativement pour les années à venir »… En réalité, les dirigeants étasuniens n’ont jamais cessé leur « guerre froide » contre la Russie, qu’ils ont plutôt eu tendance à réchauffer comme l’a montré la triste histoire du sous-marin russe Koursk.

Depuis plus d’un siècle, les impérialistes américains développent leur stratégie de domination mondiale. Durant la seconde guerre mondiale par exemple, ils ont entrepris la constitution en France d’une cinquième colonne, euro-atlantiste avant l’heure, qui monopolise le pouvoir d’Etat depuis la Libération ( les seuls gouvernements favorables à l’indépendance nationale et à la souveraineté populaire auront été ceux du Général de Gaulle -avec ou sans ministres communistes-).

Les déclarations actuelles de certains dirigeants étasuniens sur leur non-intervention militaire dans le Caucase n’ont aucune crédibilité et n’engagent que ceux qui les prennent au sérieux. Les Etats-Unis se sont installés dans une logique de guerre, dans un engrenage que seul un vaste front anti-impérialiste des peuples du monde et des nations libres pourra mettre en échec.

Il sera, de ce point de vue, intéressant d’observer, au sujet de la crise caucasienne, quelles seront les réactions éventuelles de solidarité envers la Russie de l’Organisation de Coopération de Shanghai, restée silencieuse jusqu’ici et objet de manigances étasuniennes Son sommet annuel est prévu pour le 28 août. La République populaire de Chine n’ignore pas qu’elle est également directement concernée par la volonté américaine d’encerclement et de conflits militaires.

L’Union européenne supranationale est germano-américaine. Pour l’essentiel elle est vassale des Etats-Unis. Dans une certaine mesure cependant, elle vit des contradictions inter-impérialistes. Les intérêts de l’Allemagne, qui construit méthodiquement son hégémonie nationaliste sur l’Europe, ne coïncident pas toujours avec ceux des Américains. Ainsi, en avril 2008, l’Allemagne, suivie par la France, a amené le sommet de l’OTAN à repousser jusqu’en décembre l’examen du projet d’intégration de la Géorgie et de l’Ukraine. L’ancien chancelier allemand Gerhard Schröder a déclaré le 16 août à Berlin que les hostilités qui ont éclaté dans le Caucase ont été provoquées par « l’invasion géorgienne de l’Ossétie du Sud ».

Sarkozy l’Américain, au nom de la France vassalisée, a déjà fait savoir qu’il soutiendrait les dirigeants américains en cas d’attaque contre l’Iran. Il ne fait guère de doute que si les USA s’engagent plus avant dans le processus qu’ils ont entrepris et qui mène à un affrontement militaire avec la Russie, ils pourront compter sur les militaires de l’armée française en tant que supplétifs et comme chair à canon. Les Français savent que les dirigeants du Parti Socialiste sont tout aussi atlantistes que ceux de l’UMP. Rétablir la souveraineté populaire du peuple français contre le renoncement national et républicain de l’UMPS est à l’ordre du jour.

Il est ainsi devenu extrêmement urgent que le peuple de France construise une alternative politique nouvelle autour de la République, du peuple-nation, du progrès social et de la lutte anti-impérialiste pour la paix mondiale.

C’est dans cet objectif que le Comité Valmy a contribué à la création, le 21 juin dernier, de l’Arc Républicain de Progrès.

De façon urgente, l’intérêt supérieur de la France exige de :

• Rétablir son indépendance nationale

• Reconquérir la maîtrise de sa politique intérieure et extérieure

• Sortir de la logique UMPS de vassalisation

• Quitter l’OTAN et l’Europe supranationale.

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Dernière modification par ragondin (19-08-2008 23:55:47)


« La stratégie militaire doit désormais être pensée en fonction de la couverture télévisuelle [car] si l’opinion publique est avec vous, rien ne peut vous résister ; sans elle, le pouvoir est impuissant. »
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#34 20-08-2008 00:04:15

ragondin
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Re: Sortir du traité ABM, Objectif du 911 ?

Nous n'en sommes plus aux reprises de textes mais de nos propres investigations. cool
Je ne boude pas mon plaisir ce soir. tongue

Dernière modification par ragondin (20-08-2008 00:04:37)


« La stratégie militaire doit désormais être pensée en fonction de la couverture télévisuelle [car] si l’opinion publique est avec vous, rien ne peut vous résister ; sans elle, le pouvoir est impuissant. »
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#35 20-08-2008 00:33:44

fedup
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Re: Sortir du traité ABM, Objectif du 911 ?

smile


Il est bien trop tard, et la situation est bien trop mauvaise, pour être pessimiste. (Dee Hock)

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#36 21-08-2008 13:52:13

ragondin
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Re: Sortir du traité ABM, Objectif du 911 ?

Préface du livre de Bernard Lavarini La Grande Muraille Nucléaire par Hubert Védrine
Bernard Lavarini, La Grande Muraille nucléaire, éditions L'Harmattan, Paris, 2005

www.hubertvedrine.net/index.php?id_article=113

Hubert Védrine préface le livre de Bernard Lavarini portant sur les systèmes stratrégiques défensifs.
Cet ouvrage de Bernard Lavarini, père de la première arme laser française et ancien directeur de la prospective au sein d'un grand groupe industriel français, est un appel passionné et argumenté à la construction d'une défense européenne antimissile.


Pour lui, c’est clair : les menaces potentielles pesant sur l'Europe commandent ce choix. Et si elles n'y suffisaient pas, la détermination inébranlable des Etats-Unis à réaliser leur propre bouclier, sans pour autant renoncer à leur dissuasion nucléaire, devrait y conduire l’Europe, sauf à achever de perdre ce qui peut lui rester d'autonomie stratégique et politique.

Le moins que l'on puisse dire est qu'en ce moment l'Europe, si l'on peut en parler au singulier, n'a pas la tête à cela. Sous le coup de l'arrêt imposé du processus "constitutionnel" après les insurrections électorales du printemps 2005 et de l'affirmation de l’urgence sociale, taraudée par les effets de la mondialisation économique sur les pays les plus nantis, elle paraît sonnée, moins prête que jamais à relever quelque défi stratégique que ce soit. Il n'empêche. Il faut lire le livre de Bernard Lavarini. On peut en discuter les prémices, et les conclusions, c'est mon cas. Mais il a l'immense utilité de nous replonger dans le débat stratégique, dangereusement occulté. Tout au long de la guerre froide, aiguillonnée par la crainte, celui-ci a été très vif parmi les experts, mais aussi dans l’opinion, et de grands intellectuels y participaient. Raymond Aron discutait ainsi les choix stratégiques de De Gaulle. Après la fin de l 'URSS et du monde bipolaire l'Europe, qui aspirait ardemment à vivre dans une "communauté internationale", un monde post-tragique régi par le droit et la charte des Nations Unies a voulu avant tout toucher les "dividendes de la paix". Elle a connu à cet égard une évolution divergente de celle des Etats-Unis. Car cette hyperpuissance prenait dans le même temps conscience de sa singularité, aspirait au maximum de sécurité possible et rêvait d'invulnérabilité, plus encore après le traumatisme du 11 septembre, ce que Georges W Bush symbolise parfaitement. Cependant, les événements brutaux des années 2000-2005 devraient avoir fait éclater la bulle dans laquelle les Européens s'étaient confortablement installés.

L'analyse par Bernard Lavarini de l'obsession stratégique des Américains – être protégés du reste du monde – est impeccable et explique leur désir de bouclier. Je ne contesterai certainement pas son impressionnante démonstration sur les résultats et les promesses des formidables recherches en cours aux Etats-Unis. Néanmoins sa plaidoirie me suggère trois remarques : 

- En premier lieu sa présentation des menaces stratégiques à venir se ramène à une affirmation, très semblable aux démonstrations américaines, du caractère inéluctable de la prolifération des missiles balistiques et des armes de destruction massive. Et certes le problème existe. Mais je ne pense pas que cela soit suffisant pour bouleverser la réaction des décideurs et d’une opinion européenne déjà au courant, surtout après que Bush et Blair aient discrédité pour un long moment l’invocation des ADM.

- En sens inverse, l'approche américaine actuelle est très différente de l'initiative de défense stratégique de Reagan de 1983. Bernard Lavarini fait allusion aux controverses de l'époque entre les conseillers de François Mitterrand, quand Ronald Reagan prétendait que son bouclier serait rapidement réalisable et allait rendre obsolète la dissuasion nucléaire, de toute façon "immorale". En ce qui me concerne, je ne trouvais pas immorale une stratégie qui garantissait la paix depuis si longtemps, et j’avais d'autant plus conseillé à François Mitterrand de résister aux offres américaines que je ne croyais pas que le bouclier serait réalisable avant très longtemps, si il l'était un jour. Je ne pensais donc pas qu'il rendrait obsolète la dissuasion nucléaire, ne serait ce que parce que les Etats-Unis n'abandonneraient pas cette dernière. De fait vingt sept ans après cet épisode Bernard Lavarini nous annonce le bouclier pour dans … vingt cinq ans. Il n’y avait aucune raison de bouleverser dans les années quatre vingt notre stratégie. Mais aujourd’hui, il y a une différence majeure : l'administration Bush ne prétend pas remplacer la dissuasion nucléaire, mais combiner bouclier antimissile et dissuasion nucléaire. Sur un plan conceptuel et de cohérence stratégique rien ne s'oppose donc plus selon moi à ce que les Européens réfléchissent soit à leur participation à un système global anti-missile anti-accident ou anti-chantage, soit à la mise en place d'éléments qui leur soient propres dans le cadre d'une coopération entre quelques Etats Européens. Si c'est faisable et, si c'est finançable bien sûr.

- En fait, l’argument essentiel de B.Lavarini, menaces ou pas, est que le bouclier américain va dévaluer l’Europe, menaces ou pas. Et c’est contre cela qu’il se dresse. Cela nous ramène donc non pas à ce que veut "l'Europe", mais les Européens. Oui, que veulent-ils ? Ou plutôt que voudront-ils quand ils ressortiront de la pause de réflexion institutionnelle qui s’impose aujourd’hui et va entraîner, non pas un recul, mais une remise à plat de tout le projet, et qui peut durer longtemps ? Se convaincront-ils qu'ils ne pourront préserver leur mode de vie, ce à quoi, au-delà de leurs différences, ils sont viscéralement attachés, sans devenir une puissance, sans doute pacifique et tranquille, mais quand même une puissance ? Se montreront-ils prêts à accepter de tels systèmes défensifs parmi les nouveaux projets européens ? Comment savoir ? A priori c'est presque impensable si le désarroi social, identitaire et civique reste aussi profond qu'en ce moment. Mais ce n'est pas impossible si les sociétés européennes reprennent confiance en elles, et si un tel projet apparaît comme une manifestation d'un renouveau scientifique de l'Europe, avec de multiples retombées possibles. Bien sûr cela dépendra aussi d'une comparaison des diverses priorités en compétition, de leur coût, et d'un choix politique.

Les Européens ne peuvent pas se poser ces questions sur les menaces actuelles et à venir, et la façon pour eux d’y répondre. Et c'est en quoi l'ouvrage de Bernard Lavarini est si utile.

Hubert Védrine


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#37 21-08-2008 17:24:01

f6
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Re: Sortir du traité ABM, Objectif du 911 ?

Cette reflexion de Védrine sur le livre de Bernard Lavarini est intéressante, sauf que inscrite en creux la logique de remise en question des affrontements pour la domination globale n'est pas à l'ordre du jour.

Tant que "l'espèce " n'entreprendra pas ce travail de reflexion sur les causes du désordre, nous continuerons de déployer et de gaspiller beaucoup d'énergie pour la fabrication des armements qu'ils soient soit-disant défensifs donc transformable à loisir en armement offensif!

Que penser des risques encourus si d'aventure un psychopathe de la domination s'emparait du pouvoir politique, avec de telles armes à sa disposition, nulle doute que la tentation serait grande de contraindre ses interlocuteurs à ses ambitions!

Tant que nous répondrons au risques par des logiques d'armements tjrs plus destructeurs et perfectionnés, nous nous conduirons comme les mauvais médecins qui préfèrent administrer des médicaments et s'attaquer aux symptômes , plutôt que d'entreprendre le traitement de fond en s'attaquant aux causes du désordre!

Les peuples sont pacifistes, ils préfèrent tous le bonheur de la paix à la souffrance absurde de la guerre.

Ce sont les dirigeants politiques agissant au service des intérêts particulier des stés transnationales de ceux qui commercent avec l'énergie et la guerre qui sont belliqueux !

Restaurer la citoyenneté partout dans le monde est un préalable à une paix planétaire durable!
Développer ensemble les outils contrôlés par les peuples pour garantir cette paix, est l'autre impératif de cette ambition, tant que nous verrons un Empire violer pour son profit les traités et les lois qu'il impose aux autres selon les circonstances que lui imposent ses interêts, rien ne pourra fonctionner normalement!

Nous débarrasser des ces psychopathes de la domination qui nous ont fabriqués le 911 est une urgence!

Pour la paix, pour les peuples , pour nos enfants et les enfants de nos enfants à venir!


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#38 28-08-2008 20:43:55

Dr Gonzooo
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Re: Sortir du traité ABM, Objectif du 911 ?

ABM: la Russie prête à réagir "militairement" (Medvedev)

SOTCHI, 27 août - RIA Novosti. La Russie sera obligée de réagir "militairement" si l'OTAN déploie ses missiles à proximité de ses frontières, a déclaré le président russe Dmitri Medvedev dans une interview accordée mercredi à la chaîne de télévision panarabe Al-Jazeera.

"Pour ce qui concerne le bouclier antimissile, le déploiement de missiles en Pologne et d'un radar en République tchèque, cela n'est qu'un pas de plus vers l'attisement des tensions. Nous ne pouvons pas considérer cette démarche autrement que comme dirigée contre la Russie, quels que soient les motifs évoqués en l'occurrence par les pays de l'OTAN", a-t-il affirmé.

"On nous raconte que certains pays représentent une menace, c'est du blabla, a-t-il poursuivi. Ces missiles, une fois installés à proximité de nos frontières, nous menaceront, c'est certain. Cela ne manquera pas d'aggraver les tensions, et nous serons amenés à réagir, naturellement par des moyens militaires."

"Je pense que l'OTAN le comprend parfaitement. C'est le choix de l'Alliance atlantique, ce n'est pas nous qui installons des missiles", a ajouté le chef du Kremlin.

Washington envisage de déployer en Europe de l'Est des éléments de son bouclier antimissile pour parer à d'éventuelles attaques venant d'Iran ou de Corée du Nord. Il compte ainsi installer un radar en République tchèque et dix missiles intercepteurs en Pologne. Moscou, se sentant menacé, a exprimé à plusieurs reprises son hostilité envers ce projet malgré les tentatives américaines pour rassurer la Russie.

Interrogé sur l'éventuelle réaction russe face à l'admission de la Géorgie et de l'Ukraine au Plan d'action pour l'adhésion à l'OTAN (MAP), le chef du Kremlin a reconnu: "Finalement, c'est une affaire de l'OTAN". "Mais si cette décision est prise, nous ne nous en réjouirons pas. Cela attisera les tensions sans nul doute", a-t-il ajouté.

Evoquant l'adhésion de l'Ukraine à l'OTAN, M. Medvedev a appelé à "demander l'avis des Ukrainiens, car il n'y a jamais eu de référendum sur cette question ".

http://fr.rian.ru/russia/20080827/116306171.html


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#39 03-09-2008 23:45:52

ragondin
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Re: Sortir du traité ABM, Objectif du 911 ?

Traité FCE: Moscou prêt à poursuivre les consultations (Lavrov)
19:37 | 12/ 02/ 2008
   
http://209.85.135.104/search?q=cache:9c … &gl=fr

GENÈVE, 12 février - RIA Novosti. Le chef de la diplomatie russe Sergueï Lavrov a réaffirmé mardi à Genève que la Russie était disposée à poursuivre les consultations sur l'avenir du Traité sur les forces conventionnelles en Europe (FCE), dont elle a suspendu l'application en décembre dernier.

"Nous sommes prêts à poursuivre les négociations en vue de rétablir la viabilité du régime de contrôle des armements conventionnels", a-t-il indiqué lors de la conférence sur le thème "Vu de Moscou, quel avenir pour la coopération européenne?" qu'il a tenue mardi au Palais des Nations.

La Russie a suspendu en décembre dernier sa participation au Traité sur les forces conventionnelles en Europe (FCE), signé en 1990, en exigeant que tous les pays membres de l'OTAN ratifient la version adaptée du document, qui tient compte de la dissolution du pacte de Varsovie, et procèdent à sa stricte application.

"Avec la disparition de l'Organisation du Traité de Varsovie et l'élargissement de l'OTAN, le vieux traité FCE est devenu obsolète", a souligné M. Lavrov.

Conformément à l'ancienne version du traité FCE, les pays de l'OTAN peuvent augmenter leurs arsenaux en Europe jusqu'à 26.000 chars, 40.000 véhicules blindés, 25.000 pièces d'artillerie, 8.300 avions de combat et 2.500 hélicoptères d'attaque, a-t-il rappelé.

"Bien sûr, la question légitime qui se pose est de savoir pourquoi les pays de l'OTAN ont besoin d'un tel potentiel d'armement. Car, sur pratiquement tout le périmètre de ses frontières - au nord, à l'ouest et au sud - l'Alliance atlantique est baignée de mers et d'océans. Entre-temps, l'OTAN étend ses infrastructures militaires vers l'est en les rapprochant de nos frontières", a résumé le ministre russe.


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#40 04-09-2008 15:49:39

ragondin
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Re: Sortir du traité ABM, Objectif du 911 ?

Une « religion politique »
http://www.monde-diplomatique.fr/2007/07/ZAJEC/14947

L’obsession antimissile des Etats-Unis

Les ministres de la défense de l’Alliance atlantique ont tacitement approuvé, le 14 juin dernier, le projet de bouclier antimissile américain en Europe, tout en acceptant l’offre de coopération russe. Mais l’activisme des Etats-Unis, qui contraste avec l’apathie de l’Union européenne, est plus fondé sur une « religion politique » que sur une analyse stratégique. L’obsession antimissile de Washington, partagée par les républicains et les démocrates, remonte en fait aux années 1950.
Par Olivier ZajecDans un rapport d’information parlementaire, l’Assemblée nationale française s’est penchée, le 28 mars 2001, sur les projets américains de défense antimissile (1). Publié six mois avant que ne s’effondrent les tours jumelles de New York, le document interprétait ces projets comme reposant moins sur une « analyse stratégique » que sur une « théologie politique ». Cette théologie serait dotée d’une trinité identifiable : le « fantasme de sécurité absolue des Etats-Unis » ; le « mythe de la frontière » (ici, la frontière technologique) ; une « dichotomie bons-méchants ». « L’empire du mal, dénonçait alors ce rapport, n’est plus un Etat désigné, l’Union soviétique, mais une catégorie d’Etats relativement fluctuante, aujourd’hui la Corée du Nord, l’Irak ou l’Iran et, demain, peut-être d’autres. »

Début 2007, l’annonce de l’installation prochaine d’éléments du programme « National Missile Defense » (NMD) américain en Europe est venue relancer les spéculations sur la signification de ce programme. Les intercepteurs de Pologne et les radars tchèques font réagir Moscou, inquiètent les « vieux Européens », et marginalisent une Organisation du traité de l’Atlantique nord (OTAN) soudainement très mal à l’aise.

Les commentaires de la presse se focalisent surtout sur les réactions russes, prétextes à d’innombrables parallèles historiques ressuscitant la guerre froide. Pourtant, le fond du débat se situe ailleurs. Par exemple dans les pistes lancées par le rapport parlementaire français de 2001. Obsession de l’invulnérabilité, tropisme de la frontière et « moralisation » de la politique internationale : en quoi cette grille de lecture explique-t-elle l’éternel retour de la défense antimissile américaine, malgré les remises en question consécutives au 11-Septembre ?

En 1957, la défense antimissile américaine naît d’une prise de conscience brutale, celle de la vulnérabilité des Etats-Unis. Le premier Spoutnik commence en effet ses révolutions autour de la planète. Traumatisée par son célèbre signal, qui résonne pour elle comme un glas, l’Amérique doit cesser de se penser comme une île hors d’atteinte : ce succès spatial ouvre aux soviétiques la possibilité d’atteindre le territoire américain à l’aide de missiles balistiques intercontinentaux.

Dès 1957, le programme défensif « Nike Zeus » prévoit des intercepteurs de longue portée à charge nucléaire, capables de détruire en vol les missiles visant les Etats-Unis. John Fitzgerald Kennedy, élu en 1960 sur le thème d’un « retard américain » en matière balistique (le missile gap), est bientôt le premier président à engager résolument son pays à la fois sur un programme de perfectionnement des missiles balistiques intercontinentaux (2) et sur la voie de la défense antimissile. Le programme « Sentinel », en 1966, compte installer autour des villes américaines des silos de missiles intercepteurs, protégeant ainsi les grands centres de population, cibles probables des Soviétiques. Vingt-cinq sites de protection sont prévus, dotés de missiles eux aussi à tête nucléaire, censés détruire les missiles ennemis tant en deçà qu’au-delà de la couche atmosphérique.

Des armes nucléaires obsolètes
Face à la réaction très négative des citoyens américains, qui ne conçoivent pas de vivre avec des armes nucléaires à leur porte, « Sentinel » est transformé en 1974 en « Safeguard », un programme « dérivé » ne protégeant plus les centres urbains mais les sites de lancement de missiles intercontinentaux. Toutefois, en ces années 1970, le Vietnam a creusé les déficits et, devant le coût du projet, un seul site sera concerné par « Safeguard ». De son côté, l’URSS bâtit des silos de défense antimissile autour de Moscou, aucune réaction de la population n’empêchant, contrairement aux Etats-Unis, la réalisation de ce projet et l’installation des missiles Galosh.

Le traité antimissile balistique (ABM) (3) de 1972 figera ces progrès antimissiles parallèles russes et américains, pour des raisons d’équilibre stratégique. Dès 1976 néanmoins, le système américain est abandonné pour des raisons de politique intérieure, de budget et d’efficacité technique, alors que le système installé autour de Moscou, quoique peu performant, demeure. Cette première course antimissile tourne donc à l’échec pour les Etats-Unis. Le jeune secrétaire américain à la défense qui doit à l’époque se résigner à annuler « Safeguard » s’appelle Donald Rumsfeld. Dès lors, pour Washington, le volet offensif, avec l’amélioration des missiles intercontinentaux, marginalise logiquement le volet défensif. Cette éclipse de la défense antimissile prend pourtant fin avec éclat le 23 mars 1983.

Ce jour-là, dans le discours qui officialise l’Initiative de défense stratégique (IDS, dite « guerre des étoiles »), le président Ronald Reagan annonce son ambition de marginaliser les armes nucléaires « obsolètes et inefficaces ». Le moyen : une défense antimissile globale, fondée sur des satellites et des lasers spatiaux, capable d’intercepter tout tir de missile balistique intercontinental à charge nucléaire venant d’Union soviétique (4). Ce discours a marqué la mémoire collective en raison de la course aux armements qu’il induisait et de l’asphyxie consécutive qui mit à genoux le système soviétique. Il faut toutefois nuancer : comme on l’a vu, l’URSS dispose alors d’une avance sur les Etats-Unis en matière antimissile. De plus, l’ambition de l’IDS va très vite être revue à la baisse. En 1987, il ne s’agit déjà plus que de protéger les sites de lancement de missiles lors d’une première frappe russe.

En 1991, l’IDS est rebaptisée « Protection globale contre les frappes limitées », et le nombre de cibles à intercepter est réduit. La même logique qui avait abouti en 1976 à l’abandon de « Safeguard » se reproduit : l’IDS est rapidement dénaturée. L’année 1991 marque une rupture avec l’élan reaganien, le National Missile Defense Act focalisant désormais l’effort national sur une défense antimissile « de théâtre » (opérationnelle sur le terrain) capable d’intercepter des vecteurs de courte portée lancés par des Etats « voyous » : la leçon de la première guerre du Golfe (1990-1991) et de la médiatisation des frappes de Scud irakiens, en particulier sur Israël, est ainsi tirée. La défense antimissile de théâtre remplace donc la défense antimissile de territoire (c’est-à-dire intercontinentale, basée sur une opposition entre les deux supergrands).

Ainsi, entre 1957 et 1991, seule l’URSS a pu déployer un système de défense antimissile intercontinental effectif. Aux Etats-Unis, les programmes se sont succédé, appuyés sur des déclarations politiques retentissantes, mais aucun n’a débouché sur un système opérationnel généralisé et cohérent.

Elu en 1992, le président William Clinton avait pris acte du passage d’une défense de territoire à une défense de théâtre, rebaptisant la très reaganienne Initiative de défense stratégique en une Organisation de la défense antimissile balistique, moins idéologique. C’est pourtant sous sa présidence qu’apparaît pour la troisième fois le thème de l’antimissile, fruit d’un rapport de forces entre une présidence démocrate affaiblie et, à partir de 1995, un Congrès républicain conquérant sur le plan des idées. L’élément-clé sur lequel s’appuie ce Congrès est la publication, en 1998, du rapport d’une commission parlementaire, présidée par M. Rumsfeld, qui réévalue la menace balistique mondiale en se fondant non plus sur les intentions des acteurs, mais sur leurs capacités.

La même année, les essais nucléaires pakistanais et indien, le tir d’un missile Taepodong-1 nord-coréen et d’un missile iranien valident l’analyse de la commission Rumsfeld, plaçant les démocrates sur la défensive. Capitalisant ce succès et arrivant au pouvoir en 2001, le président George W. Bush donne à la défense antimissile un nouvel élan. La systématisation du concept par les Américains ainsi que son extension géographique, augmentant les chances d’intercepter les projectiles adverses en phase de lancement, sont, depuis, les signes visibles de cette troisième saga antimissile dans l’histoire stratégique américaine.

L’idée de la défense antimissile ne date donc pas de la seconde présidence Bush. L’assurance d’une invulnérabilité de leur territoire, béni par la géographie, a toujours fondé le sentiment de sécurité des Etats-Unis, que le providentialisme de leurs fondateurs assimile très tôt à une Jérusalem terrestre. Dans ce contexte, toute atteinte au territoire américain ne constitue pas seulement un affront, mais bien une profanation du tabernacle de la liberté. Celui qui le commet est sacrilège, justiciable en quelque sorte du feu du ciel. Dans cette éventualité de guerre punitive, la stratégie américaine repose à la fois sur une dilection pour l’offensive influencée par le général Antoine-Henri Jomini (5) et sur le postulat d’annihilation stratégique de l’adversaire.

De fait, la triade des moyens nucléaires – sous-marins lanceurs d’engins, missiles balistiques intercontinentaux, bombardiers stratégiques – permet aux Etats-Unis de toucher virtuellement tout le globe. Mais que vaut ce potentiel offensif dès lors que l’invulnérabilité du sanctuaire – le territoire des Etats-Unis – n’est plus garantie ? Ayant tout juste effacé par le feu nucléaire déclenché sur Hiroshima la profanation de Pearl Harbor, les Etats-Unis ont vécu, dès les années 1950, la capacité balistique nucléaire russe – parce qu’elle pouvait atteindre leur territoire – comme une nouvelle hérésie contrariant leur destinée manifeste. Hérésie d’autant plus douloureuse que la posture de dissuasion à laquelle sont contraints les Etats-Unis laisse leur défense reposer sur l’assurance d’une destruction mutuelle, censée geler tout déclenchement de l’apocalypse. Casuistique nucléaire perverse qui revient, dans la mentalité américaine, à composer de manière inacceptable avec le Mal.

A Oskar Morgenstern, cofondateur de la théorie des jeux qui, en 1959, dans The Question of National Defense, défend encore l’offensive appliquée à la stratégie nucléaire, Bernard Brodie peut répondre en publiant la même année La stratégie à l’âge des missiles (6), que la destruction mutuelle assurée (mutually assured destruction, MAD), qui « fait dépendre la sécurité des Etats-Unis de la capacité du Kremlin à demeurer rationnel », est inacceptable pour des raisons morales (7). De ce besoin métaphysique d’une meilleure répartition entre attaque et défense découle l’impératif catégorique de la défense antimissile, nécessité morale à laquelle la psyché américaine se voit sans cesse ramenée.

La date du débat de 1959 entre Brodie et Morgenstern, juste avant l’accession au pouvoir du président Kennedy, est importante. Se comporter « moralement » à l’âge nucléaire, c’est ne pas considérer la vulnérabilité américaine comme une fatalité. Significativement, les Américains citent souvent le sermon célèbre de 1630, A Model of Christian Charity, dans lequel le pasteur puritain John Whintrop use d’une formule appelée à connaître une fortune étonnante. Loin, bien loin de Machiavel, il dépeint l’Amérique comme une « cité sur la colline » (city upon the hill), point de mire régénérateur du monde, tenue de se comporter moralement pour l’édification des nations. Onze jours avant son entrée en fonctions, Kennedy cita ce sermon (8). Plusieurs fois, Reagan fit de même. A ces deux présidences « morales » se rattache, signe fort, le lancement de programmes antimissiles importants (9).

Dans cette filiation, les projets actuels renouvellent le cycle. Dans un discours de 2000 précédant son élection, M. Bush soulignait ainsi son objectif de réduire le nombre de missiles nucléaires offensifs, jusqu’au « plus petit nombre possible compatible avec notre sécurité nationale (10)  ». La même année, le futur secrétaire à la défense Rumsfeld déclarait lors d’une tournée en Europe que poursuivre la défense antimissile était une « question de morale », et non technologique (11). Le lancement d’une révision nucléaire (nuclear review) par le même président Bush au début de son premier mandat (12) a ainsi ressemblé à un examen de conscience national renouvelant les lustrations accomplies en leur temps par Kennedy et Reagan.

Le rapport parlementaire français de 2001, en pointant une « théologie politique » au fondement de la défense antimissile américaine, donnait une des clés du débat. Le primat de la métaphysique providentialiste dans la psyché américaine et l’histoire toujours recommencée des programmes de défense antimissile depuis 1957 laissent à penser que rien ne fera renoncer Washington au mouvement à nouveau relancé. Reste une question pour le Vieux continent : programme NMD américain en Europe ou défense antimissile européenne ? Tel est le vrai choix.

Olivier Zajec.


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