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#1 21-09-2017 23:11:07

Aldwinn
Membre Actif Asso
Date d'inscription: 27-03-2007
Messages: 327
Site web

Quand le Groupe AZF "ciblait" la SNPE

Je vous fais part de la création d'un blog dont le premier article démontre un lien entre le Groupe AZF et le site du même nom.
Merci de vos retours.

https://effazed.wordpress.com/2017/09/2 … t-la-snpe/


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#2 30-12-2019 10:10:45

Analis
Membre du forum
Date d'inscription: 09-05-2008
Messages: 1313

Re: Quand le Groupe AZF "ciblait" la SNPE

Avec beaucoup de retard, voici mes observations. Les auteurs de ce blog ont sans doute raison de penser que la coïncidence qu'ils ont notée n'est pas anodine, elle suggère certainement que les membres de cette mystérieuse organisation voulaient établir un lien avec la catastrophe du 21-9. Elle s'ajoute à d'autres éléments en ce sens. Mais je ne pense pas que l'hypothèse qu'ils émettent, à savoir qu'ils en soient à l'origine, soit forcément la bonne. On peut établir leurs mobiles et émettre des hypothèses au sujet de leur identité en examinant leurs lettres, dont on sait qu'ils avaient commencé à les envoyer en décembre 2003 au gouvernement français afin d'exercer une forme de chantage terroriste dans le but de récupérer une rançon, menaçant de faire sauter des bombes enfouis sous des voies ferrées s'ils n'obtenaient pas satisfaction.

    Au passage, j'ignore les soit-disant développements concernant de supposées arrestations il y a de cela dix-huit moins, car il n'y a aucune raison de les prendre au sérieux.. D'une façon complètement surréaliste, aucune information précise ni même vérifiable n'a été donnée, en contravention complète avec les règles minimales en matière d'information concernant une affaire aussi grave.

    S'agissant de leur modus operandi, il était très inhabituel, tant de par leurs méthodes que de par leur audace, et semble-t'il leur but. Dans leurs premières lettres, ils établissaient clairement vouloir parler directement aux autorités et n'autoriser aucune interférence extérieure. Curieusement, ils décrivaient leurs actions comme étant une nouvelle forme de terrorisme (3ème lettre), bien que poser des bombes sous des voies ferrées était certes inhabituel, mais pouvait difficilement être qualifié de révolutionnaire, l'usage d'engins explosifs étant banal pour des terroristes. Il semble que ce soit un autre volet de leur méthode qui pourrait justifier ces épithètes, ils la décrivaient en effet comme "selon le cas inoffensive ou terriblement meurtrière," (1ère), ou comme "douce ou mortelle" (3ème). S'ils se sont référés à une double menace, la mortelle consistant en ces bombes sous les voies ferrées, ils n'ont jamais expliqué dans ces lettres ce qu'était la forme dite douce. Ils confirmèrent dans la sixième lettre qu'ils n'étaient pas un groupe terroriste ordinaire, et que leurs buts étaient "radicalement différents". Dans la quatrième, ils écrivirent qu'après que la première explosion aurait eu lieu, ils rompraient leur silence médiatique.
    Jusque là, tant le groupe que le gouvernement avaient essayé de demeurer discrets. Le ministère de l'Intérieur avait envoyé une requête à la presse de ne pas divulguer l'existence du groupe AZF. La façon dont l'affaire fût révélée au public est sans doute très révélatrice pour le chercheur. La Dépêche du Midi cracha la morceau le 2 mars, le même journal fortement impliqué dans le soutien à la version officielle du 21 septembre 2001. Une révélation manifestement faite sous contrôle, afin de parer à toute éventuelle fuite incontrôlée dans la presse, que le gouvernement savait inévitable.

    C'est dans leur lettre du 13 février que les maîtres-chanteurs avaient révélé avoir enfoui neuf bombes sous des chemins de fer, et deux autres sous des zones "sensibles". Le 21 février, en suivant leurs instructions, une bombe fut trouvée sous des rails de la voie ferrée Paris-Toulouse, près de Frolles, à environ 30 kms au nord de Limoges. L'engin était si bien caché qu'il n'aurait jamais pu être découvert sans leurs instructions, et très sophistiqué, certains des enquêteurs affirmant n'avoir jamais rien vu de semblable. Son origine resta incertaine, le groupe ayant écrit avoir fait appel à des étrangers. Le gouvernement compris alors que les maîtres-chanteurs n'avaient rien d'amateurs. Les négociations commencèrent de suite, tandis qu'une enquête fut dirigée par le fameux juge anti-terroriste Jean-Louis Bruguière, qui fit de son mieux pour empêcher tout lien avec la première affaire AZF.
    Après une tentative de remise de rançon le 1er mars, ratée pour cause de perte de temps de la part des livreurs, sans que les terroristes aient laissé de trace, une deuxième bombe fût trouvée par deux employés de la SNCF près de Montiéramy. Aucune des autres bombes ne fit surface, du moins officiellement, et elles ne furent plus mentionnées, tant par les autorités que par une presse très peu curieuse. Aussi étrange et atypique ait-il été, le cas tomba alors peu à peu dans l'oubli.

    La personnalité des membre de cette organisation apparaissait aussi troublante. Les terroristes étaient très déterminés, usant d'un ton impératif envers les autorités. On notera qu'ils affirmaient que leurs motivations étaient idéologiques et non financières, qu'ils appartenaient à une fraternité séculière/laïque (maçonnique?), avec un but politique et éthique (1ère lettre). Néanmoins, ils écrivaient désirer récupérer des sommes importantes avancées par certains d'entre eux, suggérant qu'ils étaient impliqués dans des opérations financières avec le gouvernement, ou dans quelque action mal rémunérée avec ce dernier ou une institution influente. S'ils n'ont jamais précisé à quel cercle d'influence ils pouvaient appartenir, certaines de leurs convictions idéologiques peuvent être déduites de leurs écrits. Selon eux, les citoyens responsables étaient réduits au désespoir par la manière dont le monde et leur pays sont dirigés, par des politiciens davantage soucieux de conquérir et conserver le pouvoir et d'y rester que par leurs «vraies tâches», l'éducation telle qu'elle se pratique est destinée à rendre les gens obéissants et non créatifs, il y a une collusion de fait entre les organisations médico-sociales, de l'industrie alimentaire et culturelles afin d'abaisser la santé physique, spirituelle et intellectuelle des gens, les médias sont destinés à niveller le niveau intellectuel plutôt qu'à élever la conscience collective. Ce portrait des médias comme serviles est confirmé lorsque dans la 3ème lettre, ils enjoignent le gouvernement de ne pas essayer de les utiliser pour tenter d'influencer les actions de leur groupe.
    On peut dire que c'est une présentation réaliste de l'état de notre société. Ils ne semblent cependant pas considérer les institutions comme illégitimes en soi, seulement la façon dont les dirigeants les utilisent, les politiciens devant se réserver à leurs vraies tâches et les institutions servir des "citoyens responsables et souverains". Il semble que cela exclut un groupe radicalisé. Cela même s'ils parlent de "minorités agissantes", ce qui peut n'être qu'une simple indication d'une croyance au militantisme, pouvant être présente dans n'importe quel bord politique. Ils semblent aussi guidés par un souci de vraie justice, comme l'indique leur usage de l'expression "juste retour de bâton" si le gouvernement ne répond pas à leurs demandes.
    Le ton général, strict, direct et quelque peu autoritaire, dénote des gens habitués à une organisation hiérarchique, ce qui s'accorde avec leur strict conception des institutions, leur expertise en matière d'explosifs et leur modus operandi, qui suggère de vrais professionnels ; relevant donc probablement d'une institution de type militaire ou para-militaire (police, services secrets, officine...).

    Un profil bien différent d'un groupe gauchiste ou de type New Age, seules leurs références aux énergies et médecines nouvelles pouvant faire songer à ces mouvances. Mentions qui furent bien utiles aux autorités et à la presse afin de promouvoir l'idée qu'ils s'y rattachaient et d'incriminer des gens relevant de ces milieux.

    Cependant, avec les trois dernières lettres, du 11 au 25 mars, le ton devient nettement différent. Cette fois-ci, ils félicitent leurs partenaires en négociations (7ème lettre), ils requièrent des rançons plus fortes, d'abord 6 millions d'euros (7ème) puis 8 millions (8ème), leurs motivations paraissant n'être plus que financières ; dans la lignée de leur changement d'appréciation de leurs adversaires, ils se mettent à se dénigrer en affirmant qu'ils seront plus prudents, que leur équipement était vétuste et de bas niveau, que le plan de la lettre était différent car un d'eux avait perdu son calme, qu'ils étaient incompétents et désormais au courant de leurs faiblesses technologiques et logistiques ! Ils annonçaient qu'ils abandonnaient leur projet et rappelaient leurs équipes d'artificiers, en se justifiant en citant toutes les raisons précédentes. Ce n'était là apparemment pas le groupe AZF qui avait fait preuve de sang-froid et d'un grand professionnalisme, et d'un grand dédain pour leurs adversaires et les institutions qu'ils servent. D'ailleurs, pour ceux qui avaient un doute, la neuvième lettre prend la peine de préciser que tout ce qui avait été écrit dans les premières demeurait malgré tout ça valide !

    Ces lettres n'ont en toute vraisemblance pas été écrites par le groupe AZF, mais plutôt par le gouvernement lui-même. La rançon avait-elle été payée, l'emplacement des bombes révélé en échange et était-il maintenant temps de ne plus s'occuper que de brouiller les pistes ? L'État et les médias se sont empressés de faire croire à une bande d'amateurs liés à la gauche anti-mondialisation, ainsi furent suspectées et parfois perquisitionnées et détenues diverses personnes de cette mouvance. Ainsi des membres de l'Ucer, un groupe de tendance New Age, le sociologue et psychologue Christian Cotten, et Pierre-Henri Bunel, bien connu sur ce forum. Pour ces deux derniers au moins, il a pu s'agir de profiter de l'occasion pour les intimider pour l'ensemble de leurs activités.
    Plus sérieusement, les talents démontrés par les opérateurs du groupe AZF pointent en direction de professionnels hautement qualifiés, du genre agents gouvernementaux ou anciens agents, des forces armées ou des services secrets. On a envisagé une opération relevant de la stratégie de la tension, du type attaque sous faux drapeau, un type d'action pour lequel l'État français a une certaine expérience. Cela a notamment été supposé par Christian Cotten lui-même, qui a même essayé de lier l'affaire aux attentats de Madrid.
https://illuminati.actifforum.com/t49-l … id-de-mars

    D'autres, s'ils croient eux aussi à une implication de personnages issus des rangs de l'État, et plus exactement du complexe militaro-industriel, mettent en avant que les services étatiques paraissaient très embarassés par l'affaire. Ils pensent plutôt que le groupe AZF était une tentative de chantage menée par des gens sachant ce qui s'était réellement passé à Toulouse, pouvant l'établir et faisant ainsi chanter le gouvernement français. Peut-être ces personnes étaient-elles, non pas impliquées dans la réalisation de l'attaque comme le supposent les auteurs d'effazed, même si ça ne peut certainement pas être écarté, mais plutôt, en raison de leur ton indigné, dans la dissimulation de ce qui s'était vraiment passé et disposaient de preuves tangibles pour établir et exposer les mensonges de l'État. Pour Jean-Charles Duboc, il s'agissait d'un groupe de la DGSE, pour émilie qui poste ici, ce serait plutôt des agents de différents services secrets étrangers, notamment la CIA, pour Pierre Grésillaud, des officiers militaires affiliés à des loges maçonniques.

    Ces supputations sont logiques. Après tout, cela expliquerait déjà pourquoi ils s'appelaient groupe «AZF», ce pour quoi ils n'ont jamais publiquement donné de raison. La remarque faite par les auteurs du blog "effazed" va dans le même sens, les membres du groupe voulant peut-être laisser pour qui saurait le lire un indice crucial sur le lien avec le désastre du 21-9. Il y aurait donc eu un double chantage : un classique, à l'aide de bombes, un autre usant de la menace de la révélation. Ce qui expliquerait aussi les énigmatiques mentions d'un "nouveau terrorisme" et de "deux méthodes d'action", une mortelle et une indolore (bien que très douloureuse pour le gouvernement), ainsi que la mention d'énergies nouvelles. De façon curieuse, mais qui peut facilement s'éclairer si on se place dans une telle perspective, ils écrivaient à la fin de la première lettre : "Que dira-t'on de Mr Ben Laden (?) dans quelques décennies ?". On notera l'étrange (?), suggérant qu'ils doutaient de l'existence de Ben Laden, ou du moins de la menace qu'il posait. On s'imagine bien combien aurait été dévastatrice la révélation de ce qui se passe réellement derrière les attentats islamistes, le désastre AZF étant probablement une tentative sous faux-drapeau dans la foulée du 11-9, mais ayant été ratée et abandonnée en cours de route.

    Dans ces conditions, la rançon a été peut-être payée, le 1er  mars 2004 ou à une autre date, le groupe a révélé l'emplacement des bombes, mais gardait toujours le moyen de faire une révélation très dommageable si on tentait quoi que ce soit contre eux ; et les lettres suivantes ont été écrites par des agents des services de l'État afin de rassurer le public et de préparer l'enterrement progressif de l'affaire une fois que la menace était levée.

   Ensuite, d'autres actions ont pu être menées afin de servir ce même but, corrollairement à une volonté opportuniste de capitaliser sur la menace répandue par le premier groupe en la récupérant afin de promouvoir une stratégie de la tension jouant sur le terrorisme gauchiste, en anticipation de ce qui allait arriver à Julien Coupat et son groupe.
    On sait que le 18 avril 2006, une autre bombe allait être découverte sur une voie ferrée près de Saint-Sylvain d'Anjou. Bien que vaguement semblable aux autres selon la presse, elle présentait des différences marquées, et le groupe AZF ne s'est jamais manifesté. Mais entretemps, plusieurs autres groupes AZF avaient surgi, tous très douteux. Ils avaient essayé de rançonner plusieurs grosses entreprises, principalement de l'agro-alimentaire, tel que Coca-Cola. Ce qui a valu au plus actif d'entre eux le sobriquet de groupe AZF-Coca Cola, connu aussi sous celui de groupe AZF-3 (pour troisième affaire d'AZF, après celle du 21-9 et celle du groupe de 2004).
    Ils émettaient eux aussi leurs menaces sous forme de lettres, et demandaient qu'on leur réponde par le biais d'inserts dans la presse. Au moins 8 compagnies ont été menacées, dont Coca-Cola, Nestlé et Danone. D'après Elise GALAND et Romain ICARD, auteurs du livre Suzy contre Mon gros loup, elles ont été soumises à de fortes pressions de la part de la police pour ne pas répondre aux maîtres-chanteurs, mais certaines d'entre elles auraient néanmoins accepté de suivre leurs règles. Certaines des lettres étaient emplies de références idéologiques, se rattachant clairement au milieu de la gauche anti-mondialisation. La différence de ton avec le premier groupe AZF était donc très nette. Ils critiquaient violemment Total, présentée comme un symbôle de compagnie vénale. En accord avec le discours de ceux qui répétaient béatement la version officielle d'AZF. Tout en ne ciblant jamais Total, ni d'ailleurs aucune autre société pétrolière.
    Plusieurs des entreprises visées portèrent plainte, les enquêtes étant confiées à l'Office Central de Répression du Banditisme et non à la Division Nationale Anti-Terroriste. Rien ne semble en être jamais sorti. Bien qu'aucune rançon ne semble avoir été payée, les groupes en question n'ont pourtant jamais mis leurs menaces à exécution. Suggérant que celles-ci pouvaient être bidons.

    Ces groupes sont eux de très bons candidats à une action étatique. Le but pouvait être de semer la confusion autour du premier groupe AZF, en laisant entendre qu'il n'était qu'une cellule d'activistes de gauche parmi d'autres, ce qui rendrait facile à comprendre pourquoi aucune représaille n'a été exercée par ces groupes bien que leurs demandes n'aient pas été satisfaites. Peut-être aussi pour mettre en cause certains enquêteurs indépendants et exercer des mesures de pression sur eux. D'une façon similaire à Bunel et Cotten, tant Jean-Christian Tirat que Pierre Grésillaud, deux chercheurs sur AZF, furent inquiétés, et eurent leurs bureaux fouillés, et même certains de leurs ordinateurs saisis. Et enfin, parallèlement cela permettait de faire monter la menace d'un terrorisme d'extrême-gauche, dont on sait qu'elle allait être utilisée dans les années qui viendraient.

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