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#41 02-12-2014 08:59:50

inam56
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Re: Pourquoi des gens bien restent silencieux –ou pire– à propos du 9/11 ?

le_foofighter a écrit:

Or, ce n'est pas en leur parlant des théories les plus farfelues et les moins étayées que l'on peut susciter cette curiosité salvatrice, bien au contraire ! C'est tout ce qui fera fuir ces personnes, qui considèreront ces révélations (peut-être au final à tort, mais là n'est pas la question) comme insensées. Au final, ces personnes assimileront tout le mouvement pour la Vérité à des élucubrations sans fondement, et n'y reviendront plus.

+1

SI il s'agit de convaincre une majorité que les carences/incohérences de la VO obligent à relancer la recherche de vérité, et pas de proposer une "autre vérité".

Dernière modification par inam56 (02-12-2014 09:01:12)


Seuls les petits secrets ont besoin d’être protégés, les plus gros sont gardés par l’incrédulité publique. Marshall Mc Luhan.

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#42 03-12-2014 23:36:38

le_foofighter
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Re: Pourquoi des gens bien restent silencieux –ou pire– à propos du 9/11 ?

PARTIE 7 : l'opinion de groupe


En abordant la question posée par le titre de cet essai, le chapitre du mois dernier, la partie 6, a exploré le phénomène du conformisme, avec les expériences de Solomon Asch et l'étude d'Elizabeth Noelle-Neumann sur les élections allemandes, et sa théorie de la « spirale du silence » qui en a découlé.  Nous avons examiné la propension humaine à adhérer aux normes sociales afin de garder sa réputation intacte, et nous avons constaté que cette forte tendance peut souvent prendre le dessus sur les preuves, l'ouverture, la curiosité et le besoin humain de [connaître] la vérité.
Dans la partie 7, nous continuons l'analyse de Mme Shure avec une forme particulièrement inadaptée de conformisme appelée « opinion de groupe. »

http://img11.hostingpics.net/pics/298755janisweb.jpg
Le psychologue Irving L. Janis

Se conformer aux us et coutumes est naturel, et cela peut aider une société à fonctionner avec cohésion et en douceur. Il existe cependant un seuil à partir duquel le conformisme devient inadapté et engendre de mauvaises décisions. Le franchissement de ce seuil nous conduit au phénomène de l' « opinion de groupe », d'abord étudié par le psychologue social Irving L. Janis.
L'opinion de groupe est une manifestation inadaptée de conformisme dans lequel le désir d'unité des membres du groupe aboutit à des prises de décisions erronées ou déviantes. L'opinion de groupe est la propension des membres d'un « groupe soudé » à se conformer à l'opinion dominante au sein de ce groupe en particulier, aussi bien que  d'exercer une pression sur les pairs susceptible de décourager fortement les opinions alternatives d'être exprimées et évaluées. Ces dynamiques dysfonctionnelles génèrent un sentiment exagéré de certitude dans les décisions du groupe, et elles entraînent souvent des conduites irrationnelles et déshumanisées de la part du « groupe soudé » [Ndt : « in-group »] à l'encontre de ceux qui n'en font pas partie [Ndt : « out-group »].  (1)

http://img11.hostingpics.net/pics/768429Groupthinkflowchart.jpg
L'organigramme de l'opinion de groupe (plus ICI)
(cliquer sur la vignette ci-dessous pour une version francisée)
http://img15.hostingpics.net/thumbs/mini_570586GroupthinkflowchartFR.jpg

La dynamique de l'opinion de groupe est un domaine controversé de la recherche psychologique. Tout au long de cette série, néanmoins, nous avons vu plusieurs exemples d'opinions de groupe. Souvenez-vous du culte étudié par Festinger dans la partie 5. Il est très probable que la pression exercée par membres du groupe interdisait toute remise en cause sérieuse de leur mythe sacré de l'apocalypse et de leur sauvetage par des extraterrestres. Nous avons vu clairement les mauvaises décisions prises à la suite, l'adhésion aveugle aux retranscriptions automatiques de Marion Keech lorsque les extraterrestres ne se présentèrent pas,  et le développement d'une croyance secondaire lorsque la dissonance cognitive a surgi. Nous avons également observé un sentiment exagéré de certitude parmi les membres (en fait, une défense contre la dissonance cognitive) en même temps qu'ils commencèrent à faire du prosélytisme.
La partie 3 a présenté les études de Philip Zimbardo et Jane Elliott, où nous avons vu les mauvaises décisions prises lorsque les sujets sont devenus mauvais envers ceux qui n'appartenaient pas à leur groupe.
Enfin, dans la partie 6, les expériences de Solomon Asch sur le conformisme ont démontré les mauvais choix de 38,6% des sujets, lesquels ont confirmé les mauvaises réponses de la majorité.
Solomon Asch croyait que la pensée indépendante et le désaccord parmi les membres du groupe étaient les pierres angulaires d'un groupe efficace et sain, car le fait de régler ces divergences à travers la discussion entrainait alors de meilleures décisions. (2)

http://img11.hostingpics.net/pics/950061Groupthinkcliff.jpg
Cliff, l'opinion de groupe - le sentiment exagéré de certitude

En considérant cela comme une méthode saine de fonctionnement, imaginons que nous ayons une société avec un Congrès dont les membres ont l'esprit assez ouvert pour discuter avec leurs électeurs inquiets des preuves indiquant que l'administration Bush a menti à propos des événements du 9/11 – des preuves telles que les différentes versions des faits données par le NORAD lors de la Commission du 11 Septembre sur l'échec de la défense aérienne. Et imaginons un National Institute of Standards and Technology (NIST) qui discuterait longuement et de façon constante avec le Dr Niels Harrit, le Dr Steven Jones et David Chandler au sujet de leurs recherches, lesquelles contredisent les analyses du NIST sur la destruction des trois tours du World Trade Center (WTC). Si des discussions aussi ouvertes seraient un signe de prises de décisions saines et d'une société saine, alors il est clair que notre société américaine actuelle présente de profonds dysfonctionnements.

Que nous soyons à l'intérieur ou en dehors d'une communauté pour la Vérité sur le 9/11, il est instructif pour nous tous d'avoir à l'esprit les indicateurs de l'opinion de groupe, tels que les tentatives pour censurer les opinions ou les réflexions alternatives, l'autocensure et la diabolisation ou le stéréotypage de ceux ne se situant pas dans le « groupe ». Plus nous en sommes conscients, plus nous pouvons nous prémunir pour ne pas succomber à cette fragilité humaine.
Alors qu'une faible structure de l'ego nous rend plus vulnérable à l'opinion de groupe et à un niveau de conformisme inadapté décrit dans les études ci-dessus, un fort et réel degré d'autonomie et d'individuation nous aide à nous protéger de ces tendances. (3)
Un engagement sincère en faveur de la vérité et l'introspection attentive de nos propres réactions peuvent nous aider à annihiler nos tendances humaines à la « double pensée », aux résolutions inadaptées de la dissonance cognitive, et au conformisme inadapté. Tant la réflexion que la psychothérapie peuvent nous aider à cultiver notre « observateur intérieur ».

Un autre élément important pour tout effort visant à obtenir la vérité est la science, comme la science a intégré des protections telles que la vérification d'hypothèses avec des expériences, en attendant que ne soit partagées sa méthode et ses données afin que celles-ci soient soumises à l'examen d'autres scientifiques. Cette norme scientifique de partage de la méthodologie et des données n'a toujours pas été appliquée par le NIST pour son analyse de la destruction du WTC 7. Ironiquement, en réponse aux demandes FOIA pour l'obtention de ces données, le directeur du NIST a effectivement déclaré, l'air impassible, que la divulgation de ces données pourrait « mettre en péril la sécurité publique. » (4)

La science a ses limites pour comprendre la réalité, mais sans la science, nous vivrions encore dans le monde de la superstition et sous l'ancien dogme de l'église stipulant que le soleil tourne autour d'une Terre plate. L'expérimentation scientifique – partagées et reproduites par d'autres scientifiques – est une clé pour démêler de la réalité la superstition, les dogmes, et les illusions de la pensée de groupe.
Le processus scientifique a même été en mesure d'éclairer sur le fonctionnement de nos propres cerveaux. Des études fascinantes démontrent que beaucoup de nos penchants humains de rejet des informations nouvelles et difficiles à admettre sont effectivement ancrés dans nos systèmes nerveux. Cette recherche nous ouvre un autre chemin pour comprendre les réactions que nous avons tous, à un degré ou à un autre, lors de la présentation d'éléments de preuve qui remettent en question notre vision du monde actuel.

Note de la rédaction: à suivre dans notre prochain bulletin à la partie 8: recherche sur le cerveau, Partie 1: Structure et croyances.

-----------------------------------------

Notes :

1 Irving L. Janis, Pensée de groupe : études psychologiques des décisions et des fiascos politiques, 2 e éd (New York: Houghton Mifflin, 1982).

2 JM Levine, «L'héritage de Solomon Asch pour la recherche de groupe," Journal de Personalité and Psychologie Sociale 3, no. 4 (1999) 358-364.

3 Alice Miller, Le Drame de l'enfant doué : à la recherche de son soi-même (New York: Basic Books, 1997).
M. Stephen Johnson, La transformation caractérologique : Le Miracle du labeur  (WE Norton & Company, 1985); voir chap. 1, « Relations de l'objet et Analyse de la personnalité » (10-53). Ces livres d'Alice Miller et Stephen M. Johnson détaillent comment se réalise l'individuation, ou une véritable autonomie, à travers les stades de développement de l'enfance.

4 Voir http://cryptome.org/wtc-nist-wtc7-no.pdf; and http://www.nist.gov/el/disasterstudies/ … -FINAL.PDF .

Dernière modification par le_foofighter (06-12-2014 13:54:21)


"Vous avez créé un "ordre" social structuré de manière délirante dans lequel le pouvoir technologique, le pouvoir économique et l'information sont manipulés non par les créateurs intelligents de systèmes ou réseaux émergents, mais par les cerveaux les plus malades ou paléoencéphaliques de la Société.
On arrive même à l'ineptie délirante que les gardiens de la "Loi morale" ne sont pas des scientifiques honnêtes, mais des leaders fanatiques de certaines communautés religieuses qui falsifient les "lois morales" selon leur caprice et leur intérêt.
"
(1988), vision externe mais plutôt juste

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#43 06-12-2014 15:53:32

le_foofighter
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Re: Pourquoi des gens bien restent silencieux –ou pire– à propos du 9/11 ?

PARTIE 8 : recherches sur le cerveau, partie 1 : structure et croyances

En répondant à la question posée par le titre de cet essai, le chapitre du mois dernier, la partie 7 a examiné l'opinion de groupe, une manifestation inadaptée de conformisme dans lequel le désir d'unité des membres du groupe aboutit à un processus de prise de décision erroné ou déviant, un sentiment exagéré de certitude dans les décisions du « groupe soudé », et des actions souvent irrationnelles et déshumanisées envers les personnes extérieures au groupe.
Nous continuons l'analyse de Mme Shure dans la « Partie 8: recherche sur le cerveau, partie 1 », qui examine comment les croyances – et notre tendance à nous accrocher à elles – sont encodées dans notre ADN et dans notre système nerveux central.

http://img11.hostingpics.net/pics/979978brainhuman.jpg
Le cerveau humain

Les études suggèrent que certaines personnes ont une structure du cerveau qui leur rend difficile de tolérer l'ambiguïté, le conflit ou de nouvelles idées qui contredisent leur vision du monde (généralement ceux qui s'identifient comme conservateurs), tandis que d'autres personnes trouvent plus facile d'accepter de nouvelles idées sociales, scientifiques ou religieuses (généralement ceux qui s'identifient comme libéraux). (1)

L'une de ces études révèle la découverte d'un « gène liberal » qui a été relié à un type de personnalité dont la conduite recherche les nouvelles expériences (2).  Cela pourrait-il justifier le fait que 2,5% des personnes de l'étude sur la diffusion des innovations, vue dans la partie 2, sont plus ouvertes [Ndt : traduction littérale « aventureux »] aux nouvelles idées ?
Peut-être. Nous devons, toutefois, faire attention à ne pas tirer de conclusions prématurées de ces études. Un nouveau venu au Mouvement pour la Vérité sur le 9/11 pourrait penser que ce mouvement est libéral, mais ce n'est pas du tout ce que nous retrouvons dans les observations ou dans les sondages. Par exemple, le physicien et ancien républicain Steven Jones, l'architecte (AIA) « Reaganien » Richard Gage, et l'économiste Paul Craig Roberts (secrétaire adjoint au Trésor sous Reagan) s'expriment courageusement au sujet des preuves du 11 Septembre qui contredisent le « mythe sacré » officiel.

Un sondage Zogby révélait en août 2004 que près de la moitié des résidents de New York et 41% des citoyens de l'État de New York pensaient que certains de nos dirigeants savaient à l'avance que les attentats étaient planifiés le ou vers le 11 Septembre 2001, et qu'ils ont délibérément échoué à les empêcher.  Au sein de ces pourcentages, près de 30% étaient étiquettés républicains et 38% se sont décrits comme « très conservateurs ». (3) Le mouvement pour la Vérité sur le 11 Septembre s'étend par conséquent à tout le spectre politique.

Dans son article « Pourquoi les croyances erronées ne meurent pas », le psychologue Gregory W. Lester soutient que la survie est la fonction première du cerveau, et qu'elle prime sur toutes les autres fonctions du cerveau. Les croyances sont des schémas de la réalité qui nous aident à envisager notre monde en l'absence de données sensorielles. En fait, les croyances sont conçues pour fonctionner indépendamment des données sensorielles. Lester nous dit que « Toute la valeur de survie des croyances est basée sur leur capacité à persister malgré des preuves qui les contredisent. » (4)
Par exemple, lorsque vous garez votre voiture dans le garage et que vous allez à l'intérieur de votre maison, vous entretenez la croyance que votre voiture est en sécurité dans le garage, même si vous ne pouvez pas toujours voir la voiture. Vous n'avez pas besoin d'aller vérifier toutes les cinq minutes. C'est un avantage de survie évident, car ainsi vous pouvez passer votre temps à faire autre chose, comme de dîner.
L'exemple ci-dessus est assez simple, mais selon Lester, la dynamique du cerveau s'applique de la même manière aux changements de paradigme concernant les croyances. Ainsi, il était normal que les gens adoptent un état d'esprit ou un schéma d'acceptation de la version officielle des événements du 9/11 quand nos autorités nous ont dit que 19 musulmans nous ont attaqués parce qu'ils « détestent nos libertés », et quand les médias n'ont pas signalé (ou n'ont pas pris la peine d'enquêter) sur les éléments en contradiction [avec la version officielle]. Nos cerveaux ont tendance à accepter les « faits » véhiculés par les autorités. Ces «faits» deviennent à leur tour nos croyances concernant la réalité.

http://img11.hostingpics.net/pics/834492ConspiracyAnime.jpg
Être sur la défensive et hostile quand les sceptiques contestent nos croyances avec des faits contradictoires.

Dans le cas du 9/11, l'histoire officielle devient alors notre mythe sacré qui explique pourquoi il existe maintenant une guerre sans fin contre le terrorisme mondial et pourquoi nous devons renoncer à nos libertés pour être en sécurité. Si nous recevons alors des informations qui contredisent cette vision du monde, la réaction du cerveau est la peur, le sentiment que la survie est en jeu. Il est prévisible que beaucoup d'entre nous devenions hostile et sur la défensive quand les sceptiques mettent à l'épreuve nos croyances avec des faits en contradiction avec celles-ci, même lorsque ces faits sont  élémentaires. Comme Lester l'a déclaré, « les croyances ne surviennent pas individuellement ou dans le vide. Elles sont liées les unes aux autres dans un système verrouillé hermétiquement qui crée la vision fondamentale qu'a le cerveau de la nature du monde. C'est sur ce système que le cerveau s'appuie afin de ressentir la cohérence, le contrôle, la cohésion et la sécurité dans le monde. Il doit maintenir ce système intact afin de sentir que sa survie est assurée .... Le fait de changer n'importe quelle croyance, peu importe qu'elle paraisse minime ou idiote, peut produire des effets d'entraînement dans tout le système et, finalement, menacer le rôle de survie du cerveau. » (5)

Nous pouvons appliquer cette déclaration aux efforts visant à éduquer les gens à propos de n'importe quel sujet qui contredit une vision du monde donnée, mais elle s'applique en particulier au 11 Septembre en raison des implications terribles que cette preuve contradictoire suggère. L'ouverture de son esprit même à des informations apparemment sans importance, comme le fait que le maire de San Francisco Willie Brown ait reçu un avertissement huit heures à l'avance lui indiquant de ne pas voler vers New York le 11 Septembre 2001 (6), peut se propager à travers l'ensemble du système de croyances concernant ce qui est arrivé en ce jour fatidique, et menacer ainsi son propre sentiment de contrôle et de cohésion.

Alors comment les défenseurs de la Vérité peuvent-ils devenir plus efficaces en aidant les autres à recevoir des informations opposées au sujet de ce qu'il s'est réellement passé le 9/11 ? Lester offre plusieurs suggestions utiles sur la façon de remettre en question les visions du monde, y compris les suivantes:
« Les sceptiques doivent apprendre à toujours discuter non seulement du sujet spécifique posé par les données, mais aussi des conséquences que le changement des croyances qui y sont liées aura pour la structure fondamentale de vision du monde et pour le système de croyances des personnes touchées. Malheureusement, aborder le problème des systèmes de croyances est une tâche beaucoup plus complexe et difficile que de présenter simplement des preuves contradictoires .... La tâche est tout autant philosophique et psychologique que scientifique et basée sur des données .... Il est tout à fait normal pour les personnes d'être sur la défensive dans de telles situations .... C'est un combat pour la survie. Le seul moyen efficace pour faire face à ce type de défense est de désamorcer les conflits plutôt que de les enflammer .... Les sceptiques [à l'encontre de la version officielle] ne pourront gagner la guerre en faveur des croyances rationnelles qu'en continuant à adopter un comportement indéfectiblement digne, plein de tact, et qui montre respect et sagesse, même face aux réponses défensives des autres. Pour que les données s'expriment avec force, les sceptiques doivent toujours s'abstenir de crier. » (7)

Par conséquent, bien que la présentation de données précises est essentielle, de cette manière les personnes qui ont eu leur vision du monde ébranlée deviennent aptes à comprendre. En s'adressant à ceux qui croient la version officielle du 11 Septembre, la tâche des sceptiques devient autant psychologique que basée sur des preuves.

Dans cet essai, nous avons exploré pourquoi certains entendent les informations contradictoires concernant le 11 Septembre, s'adaptent à elles, puis s'engagent, et pourquoi d'autres résistent, parfois avec véhémence. Pour ceux d'entre nous qui nous sommes adaptés et qui sommes devenus actifs, Lester a quelques mots encourageants :

« Il devrait être réconfortant pour tous les sceptiques de se rappeler que la chose vraiment incroyable de tout cela n'est pas tant que si peu de croyances changent ou que les gens peuvent être si irrationnels, mais que les croyances de n'importe qui changent constamment. La capacité des sceptiques à modifier leurs propres croyances en réponse aux données est un vrai cadeau ; une capacité unique, puissante et précieuse. C'est véritablement une « fonction plus élevée du cerveau » en ce sens qu'elle va à l'encontre des pulsions biologiques les plus naturelles et les plus fondamentales. Les sceptiques doivent apprécier la puissance et, en vérité, la dangerosité que cette capacité leur confère. Ils ont en leur possession une compétence qui peut être effrayante, qui change la vie, et capable de provoquer de la douleur. Utiliser cette capacité sur d'autres doit être fait avec précaution et à bon escient. Le fait de remette en question des croyances doit toujours être effectué avec attention et compassion. » (8)

Lester conseille judicieusement aux sceptiques de ne pas détourner leur regard de leur but, et de voir leur mission sur le long terme. La compassion se développera probablement à mesure que nous apprendrons davantage de nous-mêmes et des autres, comme nous allons le voir dans quelques uns des chapitres suivants de cet essai.

D'autres chercheurs rapportent qu' « il y a des poussées de l'activité dans les centres du plaisir du cerveau lorsque l'information indésirable est rejetée »(9) Cela signifierait que quand une personne sent qu'elle rejette avec succès nos preuves concernant le 11 Septembre, les centres du plaisir de son cerveau seraient stimulés . Cela montre l'énorme défi de n'importe quel sceptique !

Note de la rédaction: à suivre dans notre newsletter d'Août à la partie 9: recherche sur le cerveau, Partie 2: psychologie morale

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Notes :

1 Denise Gellene, «Les études constatent le cerveau gauche et le cerveau droit » LA Times (10 Septembre, 2007), http://www.latimes.com/news/obituaries/ … ,0,2687256 .story; cette étude a été publiée dans la revue Nature Neuroscience.

2 Amie Ninh, "Libéral contre conservateur : Est-ce que la différence se situe dans le cerveau ?" Time magazine (8 Avril, cette étude a été rapporté dans le numéro 7 de Avril Current Biology.

3 http://www.911truth.org/zogbypoll-50-pe … ovt-knew/.

4 Gregory W. Lester, «Pourquoi les croyances erronées ne meurent pas, » The Skeptical Inquirer 24, no. 6 (Novembre / Décembre 2000); http://www.csicop.org/si/show/why_bad_b … dont_die/.

5 Ibid.

6 Nafeez Mossaddeq Ahmed, La guerre de la liberté: comment et pourquoi l'Amérique a été attaquée, le 11 Septembre 2001 (Arbre de Life Publications, 2002), 124. Source originale: Philip Martier, « Willie Brown a reçu à l'avance un avertissement discret à propos d'un voyage en avion », "San Francisco Chronicle, le 12 septembre 2001.

7 Lester, «Pourquoi les croyances erronées ne meurent pas »

8 Ibid.

9 Benedict Carey, "Une nouvelle sensationnelle : la pensée partisane est inconsciente," New York Times (Janvier 24, 2006),; http://www.nytimes.com/2006/01/24/scien … html?_r=0.

Suite à la partie 9: recherche sur le cerveau, Partie 2: psychologie morale

Dernière modification par le_foofighter (07-12-2014 09:43:17)


"Vous avez créé un "ordre" social structuré de manière délirante dans lequel le pouvoir technologique, le pouvoir économique et l'information sont manipulés non par les créateurs intelligents de systèmes ou réseaux émergents, mais par les cerveaux les plus malades ou paléoencéphaliques de la Société.
On arrive même à l'ineptie délirante que les gardiens de la "Loi morale" ne sont pas des scientifiques honnêtes, mais des leaders fanatiques de certaines communautés religieuses qui falsifient les "lois morales" selon leur caprice et leur intérêt.
"
(1988), vision externe mais plutôt juste

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#44 08-12-2014 17:42:46

Analis
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Re: Pourquoi des gens bien restent silencieux –ou pire– à propos du 9/11 ?

Une précision importante à apporter : « skeptic » désigne des gens qui se considèrent comme « sceptiques », mais qui sont en fait des faux-sceptiques, des rationalistes dogmatiques. Le CSICOP correspond au Cercle Zététique français, le Skeptical Enquirer est leur organe, et leur positionnement idéologique est exactement celui des zététiciens à la Henri Broch, défiant vis-à-vis de toute remise en cause des « vérités scientifiques/officielles établies ». Le terme de skeptic a eu tendance à prendre une connotation péjorative, non sans justification. Certains d'entre eux, bien qu'ayant popularisé ce terme au départ (comme signifiant "vrai sceptique"), tendent à s'en éloigner, pour revenir à la forme originelle de « sceptic » (sans que leurs opinions changent). Les skeptics sont donc de ceux qui défendent la version officielle du 11-9. Lerner se retrouverait donc dans, à l'instar de ses éditeurs, dans la position traditionnelle de l'officialiste qui ne se rend pas compte que ses arguments peuvent s'appliquer à ses propres convictions.

    Le confusion énoncée à l'article 14 se retrouve donc en anglais (j'ai déjà vu des conversations où les deux camps se renvoyaient l'appellation de « sceptic »). Quoi qu'il en soit, en français comme en anglais, le terme de sceptique doit être utilisé dans son acceptation originelle – celui qui a l'esprit ouvert, qui doute, qui s'en tient aux données. Donc, dans le cas du 11-9, celui qui doute de la VO.

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#45 08-12-2014 17:58:50

WTC7
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Re: Pourquoi des gens bien restent silencieux –ou pire– à propos du 9/11 ?

Rappelons aussi que Jérôme Quirant fait partie de ces "sceptiques-dogmatiques" qui ne sont rien d'autre que des scientistes pour lesquels toute remise en cause du progrès technique est un blasphème. Il fait partie de l'AFIS, association qui ne dit pas que des conneries mais qui voue un culte au progrès en général et aux OGM en particulier.

Dernière modification par WTC7 (08-12-2014 17:59:15)


En général, les complices ne t'expliquent rien et n'essaient pas de s'occuper des problèmes difficiles. Leur modus operandi typique est de poser des questions, d'exiger des explications et de ne jamais écouter tes propres questions.
Dmitri Khalezov, 911thology, p. 421
Vive Newton et Fourier.

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#46 08-12-2014 22:29:18

poip
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Re: Pourquoi des gens bien restent silencieux –ou pire– à propos du 9/11 ?


------Il vaut mieux suivre le bon chemin en boitant que le mauvais d'un pas ferme.------

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#47 08-12-2014 22:56:17

Analis
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Re: Pourquoi des gens bien restent silencieux –ou pire– à propos du 9/11 ?

WTC7 a écrit:

Rappelons aussi que Jérôme Quirant fait partie de ces "sceptiques-dogmatiques" qui ne sont rien d'autre que des scientistes pour lesquels toute remise en cause du progrès technique est un blasphème. Il fait partie de l'AFIS, association qui ne dit pas que des conneries mais qui voue un culte au progrès en général et aux OGM en particulier.

La série d'articles de Shure met bien en évidence les mécanismes psychologiques liés à la croyance et à l'incapacité de se remettre en cause. Mécanismes universels, mais il faut tenir compte, quand on en vient au 11-9 ou d'autres controverses similaires, d'un facteur spécifiquement occidental. L'idéologie anti-conspirationniste, qui n'est en fait qu'une autre façon de désigner le rationalisme dogmatique ou du scientisme, relève de cette croyance en le progrès, et ses tenants sont convaincus d'être au sommet de ce progrès, politique, social et scientifique (tout cela allant ensemble pour eux). Ils ont donc une grande foi en leurs institutions, qui incarnent l'expression la plus aboutie de ce progrès. Il leur est donc encore plus difficile de se remettre en cause. Cette idéologie « progressiste » est partagée non seulement par les ultra-rationalistes de l'AFIS, du Cercle Zététique ou du CSICOP, mais aussi par l'ensemble des élites, et plus largement elle est profondément diffusée dans le public. Ce qui explique le degré très élevé de résistance à la vérité sur le 11-9.

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#48 09-12-2014 00:37:12

GTO
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Re: Pourquoi des gens bien restent silencieux –ou pire– à propos du 9/11 ?

[Modéré : provoc]

Dernière modification par GTO (09-12-2014 00:39:34)


"Toute vérité franchit trois étapes. D'abord, elle est ridiculisée. Ensuite, elle subit une forte opposition. Puis, elle est considérée comme ayant été une évidence." de Arthur Schopenhauer

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#49 09-12-2014 10:02:09

inam56
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Re: Pourquoi des gens bien restent silencieux –ou pire– à propos du 9/11 ?

Analis a écrit:

un facteur spécifiquement occidental. L'idéologie anti-conspirationniste, qui n'est en fait qu'une autre façon de désigner le rationalisme dogmatique ou du scientisme, relève de cette croyance en le progrès, et ses tenants sont convaincus d'être au sommet de ce progrès, politique, social et scientifique (tout cela allant ensemble pour eux). Ils ont donc une grande foi en leurs institutions, qui incarnent l'expression la plus aboutie de ce progrès. Il leur est donc encore plus difficile de se remettre en cause. Cette idéologie « progressiste » est partagée non seulement par les ultra-rationalistes de l'AFIS, du Cercle Zététique ou du CSICOP, mais aussi par l'ensemble des élites, et plus largement elle est profondément diffusée dans le public. Ce qui explique le degré très élevé de résistance à la vérité sur le 11-9.

Cette résistance se transforme aussi très vite en agressivité car sur le sujet du 911 ils sont pris en défaut, l'approche rationnelle et scientifique est dans le camps des truthers.

D'un rationalisme dogmatique ils se retrouvent coincés dans un pur dogmatisme caricatural.


Seuls les petits secrets ont besoin d’être protégés, les plus gros sont gardés par l’incrédulité publique. Marshall Mc Luhan.

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#50 16-12-2014 23:20:11

le_foofighter
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Re: Pourquoi des gens bien restent silencieux –ou pire– à propos du 9/11 ?

PARTIE 9 : recherches sur le cerveau, partie 2 : psychologie morale

En répondant à la question posée par le titre de cet essai, le chapitre du mois dernier, la partie 8, a évoqué une partie de la recherche sur le cerveau qui montre que nous, les humains, avons des différences dans nos structures cérébrales, et que ces différences nous aident à expliquer pourquoi certains d'entre nous sommes plus ouverts aux nouvelles idées et pouvons mieux gérer l'incertitude que d'autres. En outre, la recherche, qui démontre l'emprise tenace du cerveau sur les croyances, et ce même malgré les preuves contraires [à ces croyances], nous aide à comprendre pourquoi la tâche consistant à éduquer les gens à propos du 9/11 devient autant psychologique que fondée sur des preuves.
Nous continuons l'analyse de Mme Shure dans la partie 9 : recherche sur le cerveau, sous-partie 2, qui examine l'interface entre la recherche sur le cerveau et la psychologie morale.


Comment acquérons nous nos valeurs et notre morale [moeurs] ? Par le raisonnement, par l'émotion, ou par les deux ? Est-ce que les conservateurs et les libéraux sont différents dans leurs valeurs ? Est-ce que la morale varie selon les cultures ? Est-ce que notre neurologie affecte notre morale ?
Ce sont à ces types de questions que les psychologues et neurologues de la moralité tentent de répondre, et récemment, la recherche en psychologie morale a fait un bon vertigineux. Il s'agit d'un sujet brûlant.

Quelques chercheurs en sciences humaines et en sciences ont rédigé une liste de points concernant la recherche sur la moralité sur laquelle ils étaient tous en accord. Parmi leurs points de consensus, il apparaissait que la moralité humaine est à la fois inné et acquise culturellement. Les blocs de construction innés de la moralité humaine sont générés par l'évolution, la sélection naturelle jouant un rôle critique. (1)
Une question que les militants du 9/11 se posent souvent est : « Pourquoi est-ce que davantage de gens ne s'engagent-ils pas pour notre mouvement, ou tout du moins nous soutiennent, quand ils comprennent clairement que le 9/11 était une mise en scène ? » Pourquoi est-ce que, au lieu de ça, il restent silencieux ? Beaucoup concluent de cette évidence – et des implications de cette évidence –  que des éléments au sein de notre gouvernement devaient être impliqués dans ce massacre. Ils savent que, à la suite du 9/11, des centaines de milliers de nos frères humains ont été assassinés, des pays ont été mis à sac, et les libertés civiles ont été étripées ; et ils sont conscients qu'à ce jour ces atrocités continuent.

Qu'est ce qui empêche les gens de faire ce qu'il faut ? Qu'est ce qui empêche nos journalistes indépendants de faire ce qu'il faut ? Qu'est ce qui empêche nos représentants au Congrès de faire ce qu'il faut ? Ces représentants connaissent sûrement les implications des preuves du 9/11, mais ils sont plus silencieux – et pire encore – que la plupart des citoyens de notre pays.
C'est une question d'éthique. Je mets au défi les psychologues de l'éthique (morale) de s'attaquer à ce problème, au lieu de se joindre à ce formidable silence !

George Lakoff a observé la recherche en psychologie morale. Dans son livre, l'esprit politique, il résume certaines des conclusions qui nous donnent un aperçu du profond silence de ceux qui ont au moins accepté l'évidence concernant le 9/11 et ses implications, mais qui ont choisi de rester silencieux.
Lakoff théorise que nos cerveaux sont conditionnés pour nous diriger vers le bien-être. Le bien-être est lié à un comportement droit, qui est guidé par nos convictions morales, dont beaucoup sont intégrées dans le système nerveux humain. Par exemple, la recherche sur les neurones miroirs (5) montre que nous sommes prédisposés pour l'empathie et la coopération. Un neurone miroir est un type de cellules du cerveau qui réagit de la même manière lorsque nous observons une action spécifique réalisée par quelqu'un d'autre, qu'il le fait lorsque nous effectuons exactement la même action nous-mêmes. Cette découverte des neuroscientifiques contribue à expliquer notre capacité humaine à l'empathie.
Le mécanisme des neurones miroirs se traduit par la valeur morale commune à de nombreuses religions: « Fais à autrui ce que tu voudrais qu'il te fasse » Dans le judaïsme, par exemple, « mitsva » signifie un commandement de faire le bien, et dans le langage courant, mitsva en est venu à signifier un simple acte de bonté humaine. Mais pourquoi est-ce que mitsva est un commandement ? De l'avis de recherche sur le cerveau, nous dit Lakoff, ce commandement, et d'autres qui lui sont semblables, démontre notre câblage neuronal : nous nous sentons bien lorsque nous sommes gentils avec les autres. Du point de vue des neurones miroirs, quand nous voyons les autres heureux, nous devenons heureux.

Cette structure innée peut rendre difficile pour les sceptiques du 9/11 la présentation des éléments de preuve montrant que l'on ne nous a pas dit la vérité sur le 9/11, parce que pratiquement personne ne va se sentir heureux en entendant cette information. Si nous sommes psychologiquement sain, nous ne voulons pas causer de détresse chez les autres. Néanmoins, une vocation morale supérieure pousse en avant les militants du Mouvement pour la Vérité sur le 9/11, de sorte qu'ils dépassent courageusement leurs barrières internes tabous, et qu'ils présentent de façon téméraire leur témoignage. Il y trop de risque, croient-ils, à ne pas le faire.
Lakoff théorise que les convictions morales sont préétablies dans nos cerveaux. S'il a raison, nous pouvons facilement voir comment ces convictions innées aident à expliquer pourquoi des gens biens se taisent – ou pire – à propos du 9/11.
Les convictions préétablies qui sont particulièrement pertinentes pour le sujet présent sont les suivantes : Nous serons mieux si :
1) en tant qu'enfants, nous obéissons à nos parents plutôt que si nous leur désobéissons ;
2) nous sommes avec notre communauté plutôt qu'en opposition avec celle-ci ;
et 3), nous ne contestons pas ceux qui ont plus de pouvoir que nous. (2)

Puisque nous entendons couramment les institutions gouvernantes en termes familiaux – ce qui est le cas, nous voyons des figures d'autorité comme des figures parentales – alors si nous voulons nous sentir bien, notre « câblage » nous conduit à obéir et à croire en nos institutions gouvernementales. Compte tenu de notre « cablâge », nous sommes aussi prédisposés à être en conformité avec les croyances de notre communauté.

Par conséquent, selon la conduite du cerveau vers le bien-être, la moralité exige de rester dans les limites de notre communauté – adhérant ainsi à la réalité du consensus actuel et aux mœurs de la culture. Contester ces limites est perçu par le cerveau comme déviant, et devenir déviant est synonyme de devenir immoral. (3) C'est le cas même si le défi à la communauté est évidemment d'une vocation morale supérieure, comme dans le cas de la résistance étudiante des Roses Blanches qui a protesté contre les bellicistes et les camps de concentration de l'Allemagne nazie. Dans ce cas tragique, les autorités ont vu ces étudiants comme des déviants immoraux menaçant la structure du pouvoir. Ils ont été emprisonnés, et après un simulacre de procès, les courageux jeunes leaders ont été sommairement exécutés. Ces étudiants avaient fameusement insisté, « Nous ne resterons pas silencieux ! » - Un let-motiv qui vit de nos jours dans l'esprit des activistes de tous bords, mais surtout ceux qui prennent fait et cause pour les sujets difficiles et tabous comme le 9/11.

Les questions deviennent alors: « Si nous sommes prédisposés pour nous conformer à l'autorité, comment est ce que le changement peut se produire un jour ? Pourquoi y a t-il des-révolutions contre la tyrannie et la corruption ? Pourquoi est ce que la réalité consensuelle changerait un jour ? »
Il semble que les humains sont très tolérants envers leurs figures d'autorité, mais lorsque les parents ou les institutions gouvernantes vont trop loin en abusant ou en trompant, d'autres convictions morales biologiquement définies entrent en scène, notamment :
1) La morale signifie Equité
2) La morale signifie Honnêteté
3) La morale signifie Bonheur
4) La morale signifie Liberté (4)


La recherche sur les divers sujets fascinants du cerveau et de la psychologie morale se poursuivra certainement, nous éclairant davantage sur notre résistance humaine envers l'information qui contredit nos mythologies sacrées, et nous donnant plus de perspicacité sur le fait de savoir pourquoi ceux qui connaissent les éléments de preuve à propos du 9/11 ne retrouvent pas la voix – dans leur silence ne laissant entendre que le son des grillons.

Changeant de prisme pour comprendre pourquoi certaines personnes peuvent devenir agressivement zélées au sujet de la vision du monde qu'elles ont choisie, notre exploration va nous mener à la suite aux théories de la Gestion de la Terreur et des Systèmes de Justification.

Note de la rédaction: à suivre dans notre prochain bulletin,à la fois Partie 10: Théorie de la gestion Terreur et Partie 11: théorie des Systèmes de Justification

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Notes :

(1) Une déclaration de consensus a abouti entre les participants à la conférence Edge.org, la nouvelle science de la moralité (20-22 Juin 2010), http://www.edge.org/3rd_culture/moralit … nsus.html.

(2) George Lakoff, l'esprit politique (Penguin Books, 2009), chap. 4.

(3) Ibid.

(4) Ibid.

(5) Neurones miroirs (http://fr.wikipedia.org/wiki/Neurone_miroir)

Dernière modification par le_foofighter (16-12-2014 23:21:42)


"Vous avez créé un "ordre" social structuré de manière délirante dans lequel le pouvoir technologique, le pouvoir économique et l'information sont manipulés non par les créateurs intelligents de systèmes ou réseaux émergents, mais par les cerveaux les plus malades ou paléoencéphaliques de la Société.
On arrive même à l'ineptie délirante que les gardiens de la "Loi morale" ne sont pas des scientifiques honnêtes, mais des leaders fanatiques de certaines communautés religieuses qui falsifient les "lois morales" selon leur caprice et leur intérêt.
"
(1988), vision externe mais plutôt juste

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#51 27-12-2014 22:26:45

le_foofighter
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Re: Pourquoi des gens bien restent silencieux –ou pire– à propos du 9/11 ?

En répondant à la question posée par le titre de cet essai, la partie 9 d'août nous a informés sur l'interface entre la recherche sur le cerveau et l'étude de la psychologie morale, et comment cette recherche démontre que certaines convictions morales sont innées, et donc préenregistrées dans le système nerveux humain. En outre, nous avons appris que certaines de ces structures cérébrales innées font qu'il est difficile, aussi bien pour les militants pour la Vérité sur le 9/11 de présenter leur version, que pour leurs auditeurs de la réceptionner ouvertement.

Nous continuons l'analyse de Mme Shure avec une double proposition - Partie 10 : la Théorie de la gestion de la Terreur, et Partie 11 : la Théorie de la Justification des Systèmes. Elles examinent, respectivement, comment la peur de notre propre mort et la nécessité de bien nous sentir dans le système culturel dans lequel nous vivons, génèrent une résistance aux preuves présentées par les sceptiques du 9/11.


PARTIE 10 : théorie de la gestion de la terreur

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La théorie de la gestion de la terreur postule que chaque fois que nous sommes confrontés à une information qui nous rappelle la mort - comme tout simplement la mention du 11 Septembre - notre anxiété augmente, puisque cela évoque notre inévitable propre mort. Cette anxiété est appelé « projection de la mort ». Des études montrent que notre comportement devient immédiatement plus défensif quand nous pensons à la mort. À notre tour, nous devenons de plus en plus inquiets. Cela nous amène généralement à afficher une préférence accrue en faveur des membres de notre propre groupe (le « in-group » ou « groupe soudé »), contre ceux qui n'en font pas partie (le « out-group ») ; à montrer davantage de « tendance au consensus », ou de favoritisme envers ceux qui ont des convictions semblables aux nôtres ; et à développer une « conviction compensatoire », une foi exagérée dans notre vision du monde personnelle, comme un penchant envers notre propre pays et notre propre religion.

Par conséquent, lorsque nous les sceptiques tentons de sensibiliser les gens sur le 9/11, nous provoquons de l'anxiété chez nos auditeurs puisque, inconsciemment, nous évoquons leur propre mort. S'ensuivent alors des comportements plus  défensifs.
En outre, si nos auditeurs nous considèrent comme des membres d'un groupe minoritaire, ils résistent généralement à ce que nous disons - du moins au début. Si, en revanche, ils nous considèrent comme des membres du groupe majoritaire, ils sont davantage susceptibles d'admettre nos informations. En d'autres termes, les gens aiment être du côté des gagnants, ou au milieu de la courbe en cloche, comme nous l'avons vu dans la partie 6 : Conformisme.

A ce jour, les sceptiques vis à vis de la version officielle du 9/11 sont généralement considérés comme les tenants d'une opinion minoritaire, mais ce n'est pas nécessairement le cas.  Les bonnes nouvelles proviennent de la recherche qui montre que les informations provenant d'un groupe perçu comme minoritaire, même si elles sont d'abord réfutées, ont souvent un impact caché ou retardé. Lorsque les auditeurs entendent de façon répétée des opinions dissidentes, ces points de vue deviennent plus familiers. Ainsi, lorsqu'ils sont interrogés ultérieurement, les individus résistants montrent souvent des revirements en faveur de la nouvelle information. (1)

Le philosophe allemand Arthur Schopenhauer avait compris intuitivement cet impact retardé quand il écrivit :
« Toute vérité passe par trois étapes. Tout d'abord, elle est ridiculisée. Deuxièmement, elle est violemment réfutée. Troisièmement, elle est admise comme étant évidente. »
Ceux d'entre nous qui font le difficile travail de progresser vers la Vérité sur le 9/11 devraient garder cet impact différé à l'esprit. Si nous continuons à semer les graines de l'idée que l'on nous a menti à propos du 9/11, celles-ci vont germer et se développer dans le temps. Mais ensemençons avec des faits documentés, du calme et de la compassion. C'est l'approche la plus susceptible de soutenir le développement de la Vérité sur le 9/11.

Maintenant, examinons la théorie de la justification des systèmes, qui chevauche la théorie de la gestion de la terreur.


PARTIE 11 : théorie de la justification des systèmes

Les psychologues sociaux ont admis depuis longtemps qu'en raison d'un besoin de stabilité et d'ordre, les gens adoptent des comportements qui renforcent leur estime d'eux-mêmes (ego-justification) et qui encouragent une image positive du groupe auxquels ils s'identifient (justification de groupe).

La théorie de la justification des systèmes va encore plus loin, en postulant que les gens ont un motif supplémentaire pour maintenir la stabilité et l'ordre : ils ressentent le besoin de défendre le statu quo des grands systèmes sociaux auxquels ils s'identifient (justification des systèmes). Dans certains cas, ce besoin de justifier un système social peut aller à l'encontre de ses propres intérêts et des intérêts du groupe. Par exemple, les femmes qui reçoivent un salaire moindre que des hommes pour un travail identique peuvent justifier cette inégalité en déclarant – et en croyant - qu'elles ne méritent pas un salaire égal.
En d'autres termes, les gens veulent se sentir bien vis à vis des systèmes culturels dans lesquels ils vivent. Cela s'applique non seulement à des groupes avantagés, mais aussi à des groupes défavorisés - même lorsque le système culturel dominant s'oppose directement aux intérêts de ces groupes défavorisés.

Quand il s'agit de relever le défi d'accueillir les preuves indiquant que notre gouvernement nous a menti à propos du 9/11 - voire lorsque cette information pointe du doigt la culpabilité d'éléments au sein de notre propre gouvernement – le grand besoin de normalité, de stabilité et d'ordre chez une personne peut être déclenché. Ce besoin peut dominer son besoin de connaître la vérité.

Ainsi la neuroscientifique comportementale Laurie Manwell déclare :
« Il n'est pas surprenant, par conséquent, que lorsqu'ils sont confrontés aux incohérences des événements du 11 Septembre 2001 – par exemple, les conflits entre les informations largement rapportées par les médias grand public, le gouvernement et la Commission sur le 9/11 d'une part, et l'information différente présentée par les moins bien connus médias alternatifs, des experts, des universitaires dissidents, et des dénonciateurs d'autre part – beaucoup de gens réagissent initialement en soutenant bec et ongle la version officielle, au point même de fabriquer des arguments pour soutenir leurs croyances. » (2)

Nous nous rappelons tous le flottement du drapeau qui a commencé immédiatement après le 9/11. Nous pouvons également nous rappeler la déclaration de Dan Rather à la BBC à propos de la peur des journalistes d'être « tenus en laisse » s'ils posaient des questions embarrassantes au sujet de la raison pour laquelle le gouvernement américain était allé envahir militairement l'Irak. Ses déclarations sont un aperçu particulièrement clair de la façon dont  la justification des systèmes maintient le statu quo :

« Et à certains égards, la crainte est que vous serez tenus en laisse ici, que vous aurez un « pneu enflammé de manque de patriotisme » à mettre autour de votre cou. Maintenant, c'est cette peur qui empêche les journalistes de poser les plus pénibles des questions pénibles, et de continuer à creuser avec des questions difficiles. Et encore, j'ai honte de dire que je ne m'exclus pas de cette critique .... Ce dont nous parlons ici – qu'on veuille le reconnaître ou non, ou qu'on le nomme par son nom ou pas - est une forme d'auto-censure. Cela commence par un sentiment de patriotisme. Cela se poursuit par une conception particulière que le pays dans son ensemble - et pour tout un tas de bonnes raisons – ressentait et continue de ressentir de l'intérieur cet élan de patriotisme. Et on se retrouve à dire : « Je connais la bonne question, mais vous savez quoi ? Ce n'est pas tout à fait le bon moment pour lui demander »... Je m'inquiète que ce patriotisme déchaîné foulera les valeurs mêmes que le pays cherche à défendre ... » (3)

Beaucoup de sceptiques vis à vis de la version officielle du 9/11 peuvent se rappeler d'avoir été injuriés et châtiés comme  « anti-américain » pour avoir remis en cause la version officielle du 9/11 dans les premières années après ces attaques dévastatrices. Des qualificatifs comme « blasphématoire ! » « Cinglé ! », « Immoral !» et « insultant pour les familles ! » ont souvent été lancés par colère et par ridicule envers les militants pour la Vérité sur le 9/11, surtout dans les premiers jours de notre mouvement. La locution utilisée le plus souvent  pour jeter la honte et censurer le messager était - et demeure encore - « théoricien du complot » (4)

Selon la théorie de la justification des systèmes, la peur et le déséquilibre émotionnel résultant du 11 Septembre et des incidents liés à l'anthrax (5) ont stimulé le besoin humain de défendre une vision du monde figée de notre république démocratique, et de rejeter – ou de tenter de censurer avec véhémence – les informations opposées à la version officielle. C'était le temps de la pleine terreur pour notre pays. Beaucoup de citoyens sont devenus de fervents « patriotes », au lieu de remettre en cause, soit la version officielle du 9/11, soit les guerres qui s'en sont suivies. Ils ont soutenu la version officielle de l'administration Bush à propos du 9/11 et se sont rangés derrière les roulements de tambours va-t-en guerre de cette administration.

Un tournant curieux et inquiétant de la pulsion visant à « justifier »  notre système a été démontrée par une de mes connaissance qui avait finalement décidé que le 9/11 était une « opération intérieure » [Ndt : traduction littérale, « inside job » qualifiant le plus souvent une « opération sous faux pavillon » ou « opération sous fausse bannière »] Celui-ci me confia : « Je vois bien que le 9/11 était une « opération intérieure », qui a été fomentée par notre gouvernement. Après que tu aies regardé 20 heures de vidéos et que tu aies lu un livre ou deux, cela devient évident. Mais je pense que notre gouvernement devait le faire. C'est comme Pearl Harbor. Nous devions entrer dans la Seconde Guerre mondiale à cause des nazis, de sorte que la supercherie [de l'administration de Franklin D. Roosevelt] qui a causé Pearl Harbor était nécessaire. Avec le 11 Septembre, les Saoudiens sont sortis des clous, et puisque nous avons besoin d'eux [pour leur pétrole], nous devions leur montrer ce que nous pourrions faire s'ils sortaient des clous. Ainsi, en attaquant l'Afghanistan et l'Irak, nous leur avons montré - et à tout le monde - ce qui pourrait leur arriver s'ils sortaient des clous. »

Tout aussi surprenant, un autre homme parmi mes connaissances m'a franchement dit : « Je pense que nous avons un grand pays. Tant que ma famille sera bien et que nous pourrons vivre la vie que nous avons, en vérité je ne me soucie pas vraiment de ce qui est arrivé le 9/11 - même si certains éléments de notre gouvernement y ont participé. »

Bien que cela concerne un problème différent, la même attitude a été affichée par une de mes connaissances médecin qui soutient les politiques économiques néolibérales, y compris les « ajustements structurels » - la vente ou le retrait de biens et de ressources publiques tels que les dépenses de santé et l'éducation financés par l'impôt – pour rembourser les dettes dues à la Banque mondiale ou au Fonds Monétaire International. Depuis que les dettes draconiennes accumulées par les responsables gouvernementaux et dues à ces prêteurs sont payées par une combinaison d'impôts touchant les travailleurs, par des coupes dans les dépenses sociales, et par la vente des industries nationales et des ressources naturelles pour une bouchée de pain, ces politiques néolibérales appauvrissent encore davantage la classe ouvrière déjà défavorisée économiquement, entraînant l'enrichissement croissant des rares investisseurs étrangers dans le pays. (6)
En d'autres termes, ces politiques creusent encore le fossé entre les riches et les pauvres. J'ai demandé à ce médecin, « Ne crois-tu pas que nous pouvons prospérer et bien vivre sans que notre prospérité ne soit gagnée sur le dos des autres ? » Sans hésiter un instant, et sans un mot d'excuse, il a répondu : « Non, absolument pas. »

Bien que cette reconnaissance et ce soutien direct de la brutalité de « l'Empire » peuvent être choquants, la même attitude a sûrement été adoptée par beaucoup de Romains, de Britanniques, de Néerlandais, et de citoyens Espagnols qui ont profité, souvent allégrement, des exploits impériaux de leurs pays respectifs à différentes époques. (7) Pourquoi les Américains d'aujourd'hui seraient-ils délibérément moins myopes ? Pourquoi ressentirions-nous moins le droit d'en profiter ou, pour quelque raison que ce soit, mériterions-nous moins la prospérité apportée par les armes de notre « Empire » ?

La justification de notre système impérial peut résider, consciemment ou inconsciemment, à l'intérieur de la psyché de davantage d'Américains que nous aimerions le croire. Je soupçonne que beaucoup de citoyens des États-Unis, qu'ils y aient réfléchi ou pas, adoptent l'attitude sous-jacente, « Laissez les gars dans l'arrière-salle faire notre sale boulot à notre place, mais, s'il vous plaît, épargnez-moi les détails - en particulier la souffrance que ce sale boulot fait endurer aux autres. Je veux juste être en mesure de profiter de mon mode de vie américain. »

Nous nous adressons ici aux citoyens des États-Unis, mais les attitudes de supériorité et du « droit d'en profiter » peuvent être trouvées dans tous les pays (et chez tous les individus) qui agissent « impérialement ». Cette attitude pourrait très bien être une autre origine du syndrome « Je ne veux pas le savoir » qui est analysé dans cet essai.

Nous pouvons mieux comprendre la dangerosité de cette tendance bien humaine à justifier notre système social lorsque nous considérons les « bons Allemands » qui ont vu leurs voisins emmenés de force dans les années 1930. Ils avaient entendu parler des camps de concentration, mais ils n'auraient pas parlé – se justifiant à eux-mêmes, peut-être, que « Notre système est fondamentalement bon et ne pourrait donc pas être aussi mauvais » A son tour, cette justification les a amenés à chercher une explication quant-au fait que leurs dirigeants gouvernementaux devaient en savoir davantage qu'eux-mêmes, et que leur gouvernement devait donc être en train de faire ce qui était le mieux pour eux et pour le pays. En d'autres termes, ils justifiaient leur système social et ils faisaient par conséquent confiance aux garçons dans « l'arrière-salle. » (8)

C'est cette même tendance à rester silencieux - ou pire - que nous essayons de comprendre ici, indépendamment du contexte historique.
En jetant un œil en arrière sur les réactions négatives des Américains envers les sceptiques du 9/11, et compte tenu également de la façon dont les gens justifient la violence impériale pour préserver leur mode de vie opulent, on peut se demander s'il y a un espoir pour l'humanité. Heureusement, cependant, lors de certains moments de l'histoire, comme le droit de vote des femmes et les mouvements pour les droits civiques, il a été observé un accroissement de la conscience – peut-être en expansion pendant un certain temps par l'observatoire [Ndt : traduction littérale : radar] de la société, jusqu'à ce que tout cela perce finalement une barrière psychologique invisible. Puis le changement se produit, souvent en dépit de conflits apparemment insurmontables.

Même avec des médias corporatistes renonçant à leurs responsabilités à poser les questions qui fâchent au sujet du 9/11 et au sujet des guerres qui ont suivi, les militants de base ont néanmoins diffusé l'information sur les éléments de preuve qui pointent vers une version très différente du 9/11. Le message sort des livres, des articles en ligne, des DVD, des interviews à la radio, des podcasts, des sites Web, des blogs, des conférences, des articles de recherches universitaires et des revues. Cet activisme entourant le 9/11 et d'autres événements, tels que la fuite et la publication du mémo de Downing Street en 2005, ont révélé les mensonges de l'administration Bush. La conséquence a été un effritement de la version officielle hermétique du 9/11 et d'autres prétextes du pouvoir exécutif en faveur de la guerre.

Selon la théorie de la justification des systèmes, lorsque la vision collective du monde s'effrite suffisamment, les mécanismes de défense des gens pour le statu quo s'affaiblissent de concert, et se développe alors un soutien croissant pour une nouvelle vision du monde.(9)
Ceci est confirmé par un sondage Scripps Howard de 2006, qui a révélé que 36% des Américains jugent « très probable » ou « plutôt probable » que des responsables gouvernementaux aient permis que les attentats du 9/11 se produisent, ou qu'ils les aient menés eux-mêmes. (10) Comme le rapporte Lev Grossman dans le magazine Time, « Trente-six pour cent ça représente beaucoup de gens. Ce n'est pas un phénomène marginal. C'est une réalité politique dominante. » (11)

Nous constatons encore l'effritement de la version officielle du 9/11 dans un sondage Angus-Reid qui a comparé les réponses en 2002 et 2006 : Le sondage a révélé qu'en 2002, 21% des Américains pensaient que le gouvernement disait la vérité concernant la connaissance préalable des événements du 9/11, mais en 2006, seulement 16% pensaient encore cela. (12)  En nous remémorant les études sur la Diffusion des Innovations dans la partie 2, ces 16% évoquent les « retardataires », les gens qui ne pourront jamais changer d'opinion.

Enfin, selon des observations sur le terrain, les activistes de la Vérité sur le 9/11 rapportent qu'il y a actuellement moins d'hostilité à l'encontre de nos tentatives d'information du public, alors qu'il y a encore beaucoup d'Américains qui savent très peu de choses sur les éléments de preuve que nous présentons. En fait, au cours des dernières années à la foire populaire de Denver, nous avons noté davantage de curiosité à propos de cette question, ainsi qu'une reconnaissance abondante pour nos efforts insistant d'information.

Selon l'analyse de Laurie Manwell,
... La confiance des citoyens envers le système politique actuel s'oriente vers un point d'inflexion qui menace de modifier le statu quo : les questions sur les intentions post-11 Septembre de l'administration Bush se traduisent par des questions sur la complicité des responsables américains dans les événements du 9/11, ce qui pourrait avoir des répercussions futures sur la démocratie en Amérique. (13)

Espérons, pour le bien de notre nation et du monde, que l'analyse de ce savant est exacte.

Dans notre prochain volet, nous passerons à une autre théorie sur la raison pour laquelle des gens bien restent silencieux  à propos du 9/11. La problématique de la partie 12, la théorie de détection du signal, sera: "Est-ce qu'ils reçoivent notre message, ou y a-t-il trop de bruit pour qu'ils l'entendent ?"

Note de la rédaction: à suivre dans la partie 12 : Théorie de la détection de signal [Ndt : chronologiquement, la partie 12 a été la première traduite, et se trouve donc en tête de ce fil de discussion]

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Notes :

(1) Zakary L. Tormala, Victoria L. DeSensi, et Richard E. Petty, « Résister à la persuasion par des moyens illégitimes : Une perspective Metacognitive sur l'influence de la minorité,« Psychologie Sociale Bulletin 33 (2007): 354-367; cette recherche a été trouvé dans: Laurie Manwell, Ph.D. Candidat, neuroscience et toxicologie comportementale, Université de Guelph, "Les tours défectueuses de la croyance : Partie I, démolir les iconiques barrières psychologiques pour la vérité sur le 9/11," Journal of 9/11 Studies, article [urlhttp://www.journalof911studies.com/volume/2007/FaultyTowersofBeliefPart_I.pdf]ICI[/url].
Egalement pertinente est la présentation de Laurie Manwell lors des audiences de Toronto 2011, où elle présentait la Théorie de la gestion de la Terreur dans la session Q & A ICI.

(2) Laurie Manwell, "Dans le déni de la démocratie: les implications psychologiques sociales pour le discours public sur les crimes d'État post-9/11 contre la démocratie ," le scientifique comportemental américain 53, no. 6 (Février 2010).

(3) La déclaration de Dan Rather ICI.

(4) Lance DeHaven-Smith, la théorie du complot en Amérique (University of Texas Press, 2013). DeHaven-Smith analyse l'histoire du développement du caractère dénigrant du terme « théorie du complot », sur la piste d'une campagne de propagande de la CIA pour discréditer les sceptiques sur le rapport de la Commission Warren.

(5) Graeme MacQueen, "La tromperie de l' Antrax en 2001 : le cas d'un complot national" (Clarity Press, Septembre 1, 2014). Voir l'interview avec le Dr Graeme MacQueen sur les attaques à l'anthrax ICI.
Egalement, Lance DeHaven-Smith note comment les opérations sous faux pavillon se produisent souvent par groupes dans son livre révolutionnaire, Théorie du complot en Amérique (University of Texas Press, 2013).

(6) John Perkins, "Les Confessions d'un assassin de la finance" (Plume, 2005). Le livre révolutionnaire de Perkins expose la réalité politique dissimulée derrière la dette contractée par les pays du tiers-monde.

(7) Pour une liste des plus grands empires du monde et de leurs conquêtes territoriales et économiques, voir ICI.

(8) Cette discussion évoque l'excellente conférence de David Ray Griffin, "le 9/11 et la foi nationaliste" ; voir la transcription ICI

(9) J. T. Jost, J Pietrzak, I. Liviatan, UN Mandisodza, et JL Napier, "La justification du système comme objectif conscient et non-conscient" dans le Manuel de la science de la motivation, eds. JY Shah et WL Gardner (New York: Guilford, 2008), 591-605; cet élément peut être trouvé dans "Dans le déni de la démocratie." de Manwell.

(10) http://www.911truth.org/article pour printing.php? Histoire = 20060802215417462

(11) Lev Grossman, "Pourquoi les conspirationnistes du 9/11 conspirations ne vont pas disparaître," Time du 3 Septembre 2006; voir le site ICI. Pour une critique de l'article de Grossman, voir http://911review.com/reviews/time/marku … ories.html

(12) Les Américains interrogent Bush ; pour davantage de sondages, voir ICI

(13) Manwell, "Dans le déni de la démocratie."

Dernière modification par le_foofighter (27-12-2014 22:28:44)


"Vous avez créé un "ordre" social structuré de manière délirante dans lequel le pouvoir technologique, le pouvoir économique et l'information sont manipulés non par les créateurs intelligents de systèmes ou réseaux émergents, mais par les cerveaux les plus malades ou paléoencéphaliques de la Société.
On arrive même à l'ineptie délirante que les gardiens de la "Loi morale" ne sont pas des scientifiques honnêtes, mais des leaders fanatiques de certaines communautés religieuses qui falsifient les "lois morales" selon leur caprice et leur intérêt.
"
(1988), vision externe mais plutôt juste

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#52 08-01-2015 11:53:03

le_foofighter
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Re: Pourquoi des gens bien restent silencieux –ou pire– à propos du 9/11 ?

Sur quelques indications wink je me suis ouvert un compte Agoravox et ai posté les 2 premières parties de ces traductions. Je posterai le reste au rythme d'un article par semaine, sachant qu'il y a 12 chapitres de l'essai en ligne ici même, et que la série en compte 20 (qui paraissent au rythme de un par mois sur AETruth911). Bonne nouvelle, le premier article a bien fait réagir et a reçu un accueil plein d'ouverture (le second a moins fait réagir, mais il faut reconnaitre qu'il est succinct, assez spécifique, et qu'il ne représente qu'une partie d'un ensemble - AJOUT : et en plus l'actualité est évidemment monopolisée par "Charlie"). Naturellement on y trouve aussi certaines réactions épidermiques de rejet, mais celles-ci sont le plus souvent dénuées de toute argumentation, et elles sont minoritaires.
Les liens :

- partie 1 : introduction / préface
- partie 2 : la théorie de la diffusion des innovations
- partie 3 : Obéissance et foi dans l’autorité
- parties 4 & 5 : Double pensée, déni et dissonance cognitive
- partie 6 : le conformisme
- partie 7 : la pensée de groupe
- partie 8 : recherches sur le cerveau, partie 1 : structure et croyances
- partie 9 : recherches sur le cerveau, partie 2 : psychologie morale
- parties 10 & 11 : théories de la gestion de la terreur et de la justification des systèmes
- partie 12 : théorie de la détection du signal
- partie 13 : connaissance préalable des crimes d’Etat contre la Démocratie - politiques profondes
- partie 14 : l'impuissance apprise
- partie 15 : le syndrome de la maltraitance 1/2 et le syndrome de la maltraitance 2/2
- partie 16 : la dissociation
- partie 17 : le faux self et l'identification excessive aux Etats-Unis
- partie 18 : l'exceptionnalisme américain et la foi nationaliste
- partie 19 : manipulation gouvernementale & Grand Mensonge (1/2) et manipulation gouvernementale & Grand Mensonge (2/2)
- partie 20 : ceux qui manquent de conscience et d'empathie
- partie 21 : à suivre...

Dernière modification par le_foofighter (08-01-2016 17:02:10)


"Vous avez créé un "ordre" social structuré de manière délirante dans lequel le pouvoir technologique, le pouvoir économique et l'information sont manipulés non par les créateurs intelligents de systèmes ou réseaux émergents, mais par les cerveaux les plus malades ou paléoencéphaliques de la Société.
On arrive même à l'ineptie délirante que les gardiens de la "Loi morale" ne sont pas des scientifiques honnêtes, mais des leaders fanatiques de certaines communautés religieuses qui falsifient les "lois morales" selon leur caprice et leur intérêt.
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#53 08-01-2015 12:06:48

Larez
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Re: Pourquoi des gens bien restent silencieux –ou pire– à propos du 9/11 ?

Oui, j'ai vu ça. Belle initiative.

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#54 16-02-2015 16:29:21

le_foofighter
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Re: Pourquoi des gens bien restent silencieux –ou pire– à propos du 9/11 ?

La série continue sur Agoravox. Chaque article reçoit, en moyenne, entre 1500 et 2000 visites (ce qui est déjà une bonne visibilité), avec quelques articles plus lus encore. L'accueil continue d'être globalement bon, ce qui est déjà bien pour un sujet aussi sensible.
Voir la liste des liens sur Agoravox sur le message ci-dessus.


"Vous avez créé un "ordre" social structuré de manière délirante dans lequel le pouvoir technologique, le pouvoir économique et l'information sont manipulés non par les créateurs intelligents de systèmes ou réseaux émergents, mais par les cerveaux les plus malades ou paléoencéphaliques de la Société.
On arrive même à l'ineptie délirante que les gardiens de la "Loi morale" ne sont pas des scientifiques honnêtes, mais des leaders fanatiques de certaines communautés religieuses qui falsifient les "lois morales" selon leur caprice et leur intérêt.
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