ReOpen911.info : Site d'information sur les attentats du 11 septembre 2001

Annonce

Les propos tenus sur ce forum n'engagent que leurs auteurs et n'impliquent en aucun cas leur approbation par l'ensemble du mouvement (plus d'infos). L'association ReOpen911 est une initiative citoyenne et bénévole indépendante de tout mouvement politique, philosophique et religieux.

Merci de soigner vos messages, restez courtois et constructifs. Un message ne respecte pas le règlement ? Signalez-le en utilisant la fonction "signaler" en bas de chaque message. Toute discussion sur la modération ne doit se faire QUE par MP, et non sur le forum...

Vous pouvez contacter l'équipe de modération à l'adresse : moderation [ at ] reopen911.info

Vous n'êtes pas identifié.

#441 10-04-2014 16:27:59

GTO
Lieu: Paris
Date d'inscription: 09-09-2008
Messages: 4775

Re: le point de vue de Judy D. Wood, docteur en génie mécanique

Redford a écrit:

Le mini DV était standard à l'époque pour du reportage. J'en ai utilisé professionnellement. Et toi ?

Si j'en ai utilisé, moi, n'est pas très important. La question pour moi est pourquoi les 5 chaines tv qui nous ont proposés des images en direct n'en était pas équipé au moins d'une?
Au lieu de cela, on a eu des images baveuses et aux couleurs incertaines, pourtant données par des caméras professionnelles sur hélico équipées de super stabilisateur. Et je constate qu"aucun de ces direct n'est proposé en 1080HD, comme le propose cette vidéo qui date d'on ne sait quand, filmé par un amateur dont on a très peu de renseignements.


"Toute vérité franchit trois étapes. D'abord, elle est ridiculisée. Ensuite, elle subit une forte opposition. Puis, elle est considérée comme ayant été une évidence." de Arthur Schopenhauer

Membre du Club des 5 big_smile

Hors ligne

 

#442 10-04-2014 16:39:58

Ronny1
Modérateur
Date d'inscription: 30-04-2013
Messages: 576

Re: le point de vue de Judy D. Wood, docteur en génie mécanique

Je suis sûr que les chaines de télévision ont des images de très bonne qualité des évènements. Mais on n'en a souvent qu'une version dégradée sur youtube.

Hors ligne

 

#443 10-04-2014 17:37:22

franck33
Invité

Re: le point de vue de Judy D. Wood, docteur en génie mécanique

Et le parking ou le core ? Ou la rouille? Personne?

 

#444 11-04-2014 14:24:34

Redford
Membre du forum
Date d'inscription: 11-09-2007
Messages: 5701

Re: le point de vue de Judy D. Wood, docteur en génie mécanique

GTO a écrit:

Redford a écrit:

Le mini DV était standard à l'époque pour du reportage. J'en ai utilisé professionnellement. Et toi ?

Si j'en ai utilisé, moi, n'est pas très important. La question pour moi est pourquoi les 5 chaines tv qui nous ont proposés des images en direct n'en était pas équipé au moins d'une?
Au lieu de cela, on a eu des images baveuses et aux couleurs incertaines, pourtant données par des caméras professionnelles sur hélico équipées de super stabilisateur. Et je constate qu"aucun de ces direct n'est proposé en 1080HD, comme le propose cette vidéo qui date d'on ne sait quand, filmé par un amateur dont on a très peu de renseignements.

J'ai expliqué pourquoi dans ma réponse. Je veux bien poursuivre mais le canari a raison: pas ici.


"Croire l’histoire officielle consiste à croire des meurtriers sur parole"  Simone Weil

Hors ligne

 

#445 12-04-2014 19:48:06

GTO
Lieu: Paris
Date d'inscription: 09-09-2008
Messages: 4775

Re: le point de vue de Judy D. Wood, docteur en génie mécanique

Nexus a écrit:

Ce dont parle GTO c'est que selon l'histoire officielle le photographe avait acheté un appareil jetable et qu'il a réussi le tour de force de faire 4 clichés à très haute fréquence avec (pourtant sur un appareil jetable il fallait tourner la molette entre chaque photo puis cadrer et déclencher).

A ce propos, en cherchant autre chose, je viens de découvrir qu'il y avait un cinquième cliché. (Fascinant, non?)

http://911research.wtc7.net/wtc/evidence/photos/docs/wtc2_crash_south/p1_s.jpghttp://911research.wtc7.net/wtc/evidence/photos/docs/wtc2_crash_south/p2_s.jpghttp://911research.wtc7.net/wtc/evidence/photos/docs/wtc2_crash_south/p3_s.jpghttp://911research.wtc7.net/wtc/evidence/photos/docs/wtc2_crash_south/p4_s.jpghttp://911research.wtc7.net/wtc/evidence/photos/docs/wtc2_crash_south/p5_s.jpg

http://911research.wtc7.net/wtc/evidenc … hit17.html


"Toute vérité franchit trois étapes. D'abord, elle est ridiculisée. Ensuite, elle subit une forte opposition. Puis, elle est considérée comme ayant été une évidence." de Arthur Schopenhauer

Membre du Club des 5 big_smile

Hors ligne

 

#446 12-04-2014 20:14:21

franck33
Invité

Re: le point de vue de Judy D. Wood, docteur en génie mécanique

Pas con ca GTO yikes

 

#447 12-04-2014 23:06:42

Catherine
Membre Actif Asso
Lieu: bordeaux
Date d'inscription: 21-02-2009
Messages: 598

Re: le point de vue de Judy D. Wood, docteur en génie mécanique

GTO a écrit:

Nexus a écrit:

Ce dont parle GTO c'est que selon l'histoire officielle le photographe avait acheté un appareil jetable et qu'il a réussi le tour de force de faire 4 clichés à très haute fréquence avec (pourtant sur un appareil jetable il fallait tourner la molette entre chaque photo puis cadrer et déclencher).

A ce propos, en cherchant autre chose, je viens de découvrir qu'il y avait un cinquième cliché. (Fascinant, non?)

http://911research.wtc7.net/wtc/evidenc … h/p1_s.jpghttp://911research.wtc7.net/wtc/evidenc … h/p2_s.jpghttp://911research.wtc7.net/wtc/evidenc … h/p3_s.jpghttp://911research.wtc7.net/wtc/evidenc … h/p4_s.jpghttp://911research.wtc7.net/wtc/evidenc … h/p5_s.jpg

http://911research.wtc7.net/wtc/evidenc … hit17.html

C'est vraiment un amateur prodigieux. Cette preuve a, il me semble, la même valeur de vérité que le bandana de Shanksville.


Ni dieu, ni maître...

Hors ligne

 

#448 04-09-2014 18:44:39

Fadge
Nouveau membre du forum
Date d'inscription: 01-06-2008
Messages: 1

Re: le point de vue de Judy D. Wood, docteur en génie mécanique

Bonjour à tous.
Je me permet de remonter ce sujet, car après avoir lu tout le fil de discussion, tous les liens qui y sont donnés, lu/vu beaucoup de chose sur Judy Wood (même si je n'ai pas encore lu son livre que je vais essayer de trouver) il me semble qu'il y a des erreurs/incompréhensions fondamentales au sujet de travail de Judy Wood, et surtout des phénomènes d'énergie dirigée.
J'espère que ces petites explications pourront faire avancer un débat constructif sur ce sujet.

DEW/Armes à Énergie Dirigée : l'incompréhension/désinformation
Une incompréhension est induite dans l'imaginaire à partir d'une mauvaise traduction : DEW Direct Energy Weapon.
En effet il faudrait parler de "Directed Energy Weapon".
Même en français c'est trompeur (énergie dirigée), car il faut comprendre "dirigée" dans le sens "management" (direction d'une entreprise par exemple) ou contrôle et pas dans le sens "énergie qui vient directement" (en ligne droite).
Il vaudrait , dans un sens de clarté, mieux parler de d'énergie contrôlée à distance.
Donc, quand les contradicteurs de Judy Wood parlent volontairement de "Beam" (malheureusement quand elle est poussé à avancer des explications sur le comment, elle utilise aussi ce terme), cela induit dans l'imaginaire du lecteur l'image d'un rayon de la mort qui vient d'un satellite depuis l'espace.
A mon avis (qui ne reste que mon avis) il fortement improbable qu'un satellite est pu participer aux phénomènes que décrit Judy Wood. Pourquoi ? Parce qu'il faudrait alors que ce soit un satellite géostationnaire, qui se situerais donc très loin (36000 km). Ce qui en plus ne permettrais pas son déplacement, ce qui est imbécile pour une arme. Car les événements du 11/9/01 ce sont déroulé sur une grande période de temps (plusieurs heures), ce que ne pouvais pas faire un satellite en orbite basse qui forcement ne reste pas longtemps au dessus de la cible. A part bien sûr, d'imaginer que les USA aurait une flotte entière de ces satellites, genre la flotte assurant le gps, mais la ... c'est une autre histoire.
Si vous vous attardé sur le CV de Judy Wood, vous vous rendrez compte que chaque ligne comporte le terme "interférométrie".
Ce fil, n'en a quasiment pas fait état, et c'est pourtant le point crucial : l'interférométrie

L'interférométrie Kesako ?
c'est l'étude des interférences (merci lapalisse).
Pour avoir des interférences (optiques ou électromagnétiques) il faut plusieurs sources (de lumière ou d'énergie).
En optique (sujet que je "maitrise" mieux que l’électromagnétisme, mais les principes sont exactement les mêmes) on prend par exemple plusieurs sources de lumière que l'on met derrière des réseaux de diffraction et on regarde ce que ça fait quand tout ca se combine. On des "ondes" de lumières et d'ombres qui s'ajoutent, s'annulent, bref se combinent.
En électromagnétisme, on créé un champ d'énergie (énergie statique par exemple) puis avec d'autres émetteurs on créé d'autres champs, ou d'autres ondes qui vont arriver dans ce champ.
Ce que je comprend de "l'effet hutchinson" c'est qu'on arrive a des effets "exotiques" (lévitation/fusion/feux spontanés/transmutation/LENR) en combinant ces champs et ces ondes. Il faut comprendre que Hutchinson à commencer en essayant de reproduire les expérimentions de Nikola Tesla. Il est fortement probable, qu'en un siècle, les militaires ai repris eux aussi ces expérimentations et ai mis au point des armes.

Étude du cas : les phénomènes du WTC le 11/09/01
Si vous avez bien suivi jusque la, vous avez compris qu'il faut recherchez PLUSIEURS sources d'énergie qui vont interférer à des endroits précis pour donner les effets souhaités.
Les sources d’énergies :
1/ L'ouragan Erin: Judy Wood suggère par exemple que le contrôle de l'ouragan Erin au large de New York  aurais pu être utilisé afin d'avoir dans la zone de New York un champ électromagnétique spécifique. Il ne me parait pas inenvisageable de penser que depuis les années 60 que les militaires US envoie des avions bardé d'instruments dans les ouragans, ils ai découvert, puis compris, puis contrôlé des phénomènes électromagnétiques lié aux ouragans. Comme de plus, ils étudient depuis très longtemps le contrôle climatique (voir les pluies diluviennes pendant la guerre du vietnam)
Vous comprenez maintenant que ce champ à lui seul n'a aucun effet (l’interférométrie, hein vous avez pas oublié).
2/ La planète elle même : Judy Wood montre des changements non négligeable dans le champ magnétique terrestre pendant les événements du 11/09. Est ce que le champ magnétique terrestre rentre dans l’équation, ou ce n'est qu'une conséquence, je ne sais pas, mais tout le monde sait que la terre est un gigantesque moteur magnétique. Est ce que "l'arme" s'en sert, ou ne fait que le perturber ?
3/ Autres ? Peut-être autre(s) champ(s) d'énergie, Judy Wood ne l'exclu pas non plus
4/ "Le catalyseur" : Sur ça, maintenant on peut imaginer qu'il y ai un moyen d'utiliser cet incroyable potentiel énergétique en créant des ondes qui interfèrent a des endroits précis et qui libère cette énergie pour arriver aux mêmes phénomènes qu'Hutchinson mais à une échelle gigantesque.
Les effets :
1/ Les LENR (low energy Nuclear Reaction) existent et des expériences ont été répliquées à de nombreuses reprises partout sur la planète. Les différents chercheurs font des congrès annuels sur leurs avancées.
Les détracteurs des LENR ont appelé ca "Fusion Froide" et ont tenté pendant 20 ans de discréditer les chercheurs qui s'y interressaient. (A la tête des détracteurs des LENR bizarrement Steven Jones HIMSELF, Inside Job cover up pour les "Truthers" a creuser.)
2/ La résonance des matériaux aussi ca existe. Tout le monde a déja vu les images du pont qui est détruit par un vent faible parce qu'il entre en résonance avec le pont.
2/ Les effets Hutchinson. Après avoir étudié les expériences de Tesla, ils les a reprises et découvert plein de "bizarreries": lévitation/transmutation de matériaux/ affaiblissement sans chaleur/ fusion de matériaux différents (ca rapelle quand même la fameuse "météorite du 911)
Il est possible que l’énergie libéré par ces armes induisent ces effets en fonctions des masses et des types de matériaux dans lesquels elles sont envoyés, ou qu'elles traversent. Par exemple n'agit pas sur le papier mais sur l'acier. De plus, il est possible que les particules "poussièrisées" puissent "transmettre" ces fameuses ondes d'interférences dans certaines conditions quelques temps. Ce qui expliqueraient qu'au passage des nuages de poussières (qui n'ont brulé personnes) cela aurait servi de catalyseur sur les voitures qui aurait accumulé l'energie des champs baignant la zone sans se décharger (probablement à cause des pneus).

C'est clair, ca parait fou au premier abord, et en me relisant il y a beaucoup de "imaginez" "peut etre" ... mais pas impossible du tout puisque ces différentes forces et phénomènes sont étudiés depuis très longtemps (surtout par les militaires)(Tesla, inventeur de l'electrecité alternative entre autre, c'etais il y a quasiment un siècle).

Je me risque à ma petite THEORIE sur le "COMMENT": (ce que ne fait pas Judy Wood, elle n'explique pas le comment, elle évoque juste des pistes)
Donc par exemple, on peut imaginer l'installation à l’intérieur des bâtiments de "petits" dispositifs qui génèrent ces fameuses ondes d'interférence très précises, qui libèrent très localement et précisément l'énergie astronomique dans laquelle est "baignée" tout la zone mais qui n'agit pas sans ces fameuses interférences. Ce serait donc des genres de "bombes" placées dans les bâtiments mais qui libèrent une énergie qui n'est pas contenue dans la bombe elle même (et bien sûr n'etant pas composée du même matériau que celui sur lequel est sensé agir l'arme). Ce "Catalyseur" qui en lui même n'est pas stratégiquement sensible peut être detruit dans l'effondrement sans éveiller de soupçons.
Étant donné, la précision souhaité des effets, cela me parait plus "réalistes" plutôt que d'imaginer que ces ondes d'interférences viendraient d’ailleurs (canon, drone, satellite) avec forcement un risque de louper la cible (avec Wall Street si proche ca serait con). De plus, cela serait compatible avec le fait qu'on voit les antennes des tours tomber, alors qui ca avait été un "rayon de la mort qui tue" elles auraient été poussiérisées en premier. Enfin on pourrait par exemple imaginer que ces "bombes" ai pu "poussiérisé" le cœur des tours, sans toucher aux murs extérieurs qui eux aurait été abattu par "classique" démolition contrôlée.
(Vous parlerez de la "Fadge's Theory" par la suite, nan je déconne roll)

Pour finir, je dirais que nombres de posts du fil critiquent (à mon avis justement) Judy Wood de ne vouloir parler que d’énergie dirigée en excluant tout autre sorte de dispositifs et niant des faits qui sont avérés mais non pas de rapports avec l'energie dirigée.
Merci d'avoir lu mon post, j'espère qu'il aura été constructif et que les débats suivant le seront aussi.

Voila, j'espère que ces petites explications pourront vous permettre d’appréhender la compréhension de ces phénomènes très "exotiques", et de se sortir de la tête l'idée d'un rayon de la mort de l'espace, PENSEZ INTERFERENCES

[EDIT]: Je viens de découvrir sur le forum, un post de JPR qui parle d'un "artiste" qui a posé tout plein de capteur pour etudier les sons du bâtiment. Cela serait tout a fait compatible avec une etude des fréquences de résonnance des matériaux afin de régler l'arme précisement aux bonnes fréquences. http://forum.reopen911.info/viewtopic.p … 59&p=5 (post 181)

Dernière modification par Fadge (04-09-2014 21:04:50)

Hors ligne

 

#449 30-11-2014 22:51:35

Noisse
Membre du forum
Date d'inscription: 06-10-2014
Messages: 701

Re: le point de vue de Judy D. Wood, docteur en génie mécanique

Sur le fil des attaques nucléaires, j'ai exprimé le souhait que les rapports entre la thèse de Judy Wood et les hautes température du WTC puissent nous être présentés par les connaisseurs. Le site de J.W. rend souhaitable de bénéficier de l'aide d'un guide expérimenté. L'impatience l'ayant emporté, j'ai lu depuis tout ce fil-ci et je souhaiterais partager quelques réflexions.

Lors d'une première tentative de lecture, j'avais été découragé en cours de route de ne pas voir venir un exposé de la théorie, sûrement victime de l'habitude de prendre connaissance d'une thèse avant de passer à sa critique. J'avais bien lu une succession de propos de bonne tenue, mais point de thèse ; l'arrivée du printemps semblait même avoir constitué un empêchement majeur à cela. Dans ces conditions la suite des échanges risquait d'offrir le spectacle d'un procès sans défense, menant droit au bûcher. Lors d'une nouvelle tentative, tout récemment, j'ai constaté avec soulagement que l'on échappait à un spectacle aussi pitoyable puisque, grâce à GTO, nous est donnée page 8 l'agréable surprise d'une traduction, laquelle apporte beaucoup, aux novices en tout cas. Puisqu'il n'est pas possible de la placer en tête du fil, faisons-lui au moins un peu de publicité. Si la théorie elle-même ne s'y déploie pas comme on aimerait, la théoricienne s'y montre sous un jour plus intéressant qu'on ne pouvait le craindre.
–  Il se dit que, parmi les reproches à lui adresser, sa personnalité ne donnerait pas tous les gages souhaités d'équilibre. La mise en garde, renforcée par de la caricature (rayon de la mort, etc.), est facile et peu pertinente. Comme lolaweb ici,  Craig MacKee sur son propre site, et d'autres sûrement, j'estime que l'examen d'un thèse n'a pas à tenir compte de l'état psychique de leur auteur. N'oublions pas que traîne dans un certain monde inquisitorial l'anathème jeté sur les cerveaux malades.
–  D'autre part, la crainte exprimée par charmord que ce soit là perdre son temps, puisque l'on dispose déjà d'une bonne théorie avec la combinaison d'incendiaires thermitiques et d'explosifs classiques, m'apparaît mal fondée. Pour autant que je sache cette théorie n'existe pas. Plus exactement elle a l'air de se limiter à cette affirmation que la démolition des Tours a été réalisée par utilisation d'un thermitique et d'explosifs. Si c'est bien cela, c'est vraiment très peu, bien trop peu pour que nous puissions examiner l'accord de ladite théorie avec les principaux faits connus. La thèse thermitique ainsi renforcée, cette thèse mixte si l'on préfère, a bien sûr l'avantage de se baser sur des techniques connues ; mais se reposer sur elle exclusivement induit, à mon avis, le risque d'un désastre. Ses partisans ne devrait-ils pas songer à  dépasser le stade de la croyance et corrélativement à se montrer plus ouverts à l'égard des thèses concurrentes ? Il est fort possible que l'opinion que j'exprime là repose sur une mauvaise connaissance du dossier, mais alors qu'on nous le présente in extenso, qu'on nous fournisse des preuves dignes de ce nom et que cesse la célébration toute rhétorique des thermitiques.

Il semble bien que Judy Wood propose une hypothèse faible, loin de tout expliquer et incapable même d'expliquer véritablement ; au point qu'il ne paraît guère sensé de privilégier en rien sa thèse dans l'état actuel des choses. Je tiens malgré tout à ranimer un peu l'intérêt à son égard, pour trois raisons.
•  Dans cette recherche d'une vérité qui nous échappe de façon déroutante, où ceux de notre camp ne refusent pas l'idée que la destruction des immeubles ait pu relever d'une combinaison de moyens divers, il n'y a pas de raison d'exclure radicalement une piste de recherche au prétexte qu'elle ne présente, à ce jour, qu'une très faible capacité explicative. Dans l'énergie dirigée, comme dans les basses énergies, on peut voir au moins des idées à suivre du coin de l'œil. La vérité judiciaire demande peut-être que la probabilité pèse de tout son poids en faveur de telle thèse ; la vérité simplement historique peut faire preuve de plus de patience et de subtilité.
•  Les propos que tient J.W. dans l'entretien traduit, pour ce qui est de l'analyse des faits du WTC (et non pour leur explication), m'apparaissent empreints d'une attention assez fine et d'une prudence appréciable. Je n'avais jamais lu, par exemple, les observations relatives aux personnes qui se dévêtent lorsqu'elles sautent des Tours (avait-on évoqué cela, sur ce site ou ailleurs ?) ; observations pour lesquelles elle ne se précipite pas à tenter une explication aussi fragile que facile.
•  Le principe de l'explication envisagée pose un double problème, scientifique et technique. Techniquement, on sait désormais qu'il existe des canons à laser (anti-aériens) ainsi que des ''mitrailleuses'' électromagnétiques (anti-personnelles). Le secret militaire rend difficile de savoir ce qu'il en était en 2001. Scientifiquement l'intuition que J.W. met en avant ne m'apparaît pas comme plus audacieuse qu'une autre, en tout cas pas révolutionnaire.

L'intervention de Fadge en septembre, enfin, mérite prolongement.
–  Elle me pose problème au sujet de ce qu'il faut comprendre par ''direct'' dans ''Direct Energy Weapon''. Il nous est conseillé de préférer ''directed'' à ''direct'', ce qui ne saute pas aux yeux quand on aborde le site de J.W. Il est affirmé également que ''directed'' doit être pris au sens de direction d'entreprise et non au sens de direction d'une droite. J'espère que Fadge suit et qu'il veuille bien donner une justification de ces deux opinions. Je crains que la seconde, surtout, ne soit promue en tout arbitraire.
–  En revanche sa réflexion sur les interférences me retient et je développerai cela prochainement. Non pour contribuer à élaborer une théorie woodienne du 11-Septembre, mais pour faire valoir auprès de ceux qui ne connaissent pas ces belles choses, à quel point certaines des idées directrices de Judy Wood, sur le plan scientifique, sont en cohérence avec l'évolution de la physique depuis plus de deux siècles. Ce qui justifie, à mon avis, que l'on garde un œil bien ouvert sur ce qui pourrait survenir dans ces domaines.

Hors ligne

 

#450 30-11-2014 23:07:13

Catherine
Membre Actif Asso
Lieu: bordeaux
Date d'inscription: 21-02-2009
Messages: 598

Re: le point de vue de Judy D. Wood, docteur en génie mécanique

Merci Noisse pour ta contribution. Elle exprime, beaucoup mieux que je saurais l'écrire, ma position vis-à-vis du travail de Judy Wood.


Ni dieu, ni maître...

Hors ligne

 

#451 30-11-2014 23:19:06

Noisse
Membre du forum
Date d'inscription: 06-10-2014
Messages: 701

Re: le point de vue de Judy D. Wood, docteur en génie mécanique

Catherine a écrit:

Merci Noisse pour ta contribution. Elle exprime (...) ma position vis-à-vis du travail de Judy Wood.

Je m'en doute, Catherine.
À demain, pour parler non pas chimie, mais physique.

Hors ligne

 

#452 01-12-2014 14:18:01

charmord
Membre du forum
Lieu: Brussels DC
Date d'inscription: 05-12-2006
Messages: 8296

Re: le point de vue de Judy D. Wood, docteur en génie mécanique

Noisse a écrit:

–  D'autre part, la crainte exprimée par charmord que ce soit là perdre son temps, puisque l'on dispose déjà d'une bonne théorie avec la combinaison d'incendiaires thermitiques et d'explosifs classiques, m'apparaît mal fondée. Pour autant que je sache cette théorie n'existe pas. Plus exactement elle a l'air de se limiter à cette affirmation que la démolition des Tours a été réalisée par utilisation d'un thermitique et d'explosifs. Si c'est bien cela, c'est vraiment très peu, bien trop peu pour que nous puissions examiner l'accord de ladite théorie avec les principaux faits connus..

Je trouve que résumer ma position critique à l'égard de J. Wood à ceci est un peu limite...

Je pense qu'il suffirait de dire que de nombreux scientifiques ont expliqué en quoi la théorie de J. Wood était défaillante mais aussi en quoi les critiques qu'elle a portées contre l'hypothèse de Jones, et qui semblent à beaucoup le premier mobile de sa "théorie", n'étaient pas valides, voire, parfois, franchement loufoques.

Je serais fortement étonné d'avoir parlé d'une "théorie" s'agissant de l'hypothèse nanothermite + explosifs conventionnels mais peut-être cela m'a-t-il échappé? En tous les cas, je suis loin de penser qu'une théorie fiable et complète existe pour expliquer la ruine des tours. Ma position est de dire que l'hypothèse - incomplète - dans laquelle du nanothermite est intervenu -avec un rôle imprécis cependant- pour y mener - est celle qui me convainc le plus.


La manière la plus sûre de corrompre une jeunesse est de l'instruire a tenir en plus haute estime ceux qui pensent de même que ceux qui pensent différemment."

Friedrich Nietzsche

Hors ligne

 

#453 01-12-2014 15:04:28

Noisse
Membre du forum
Date d'inscription: 06-10-2014
Messages: 701

Re: le point de vue de Judy D. Wood, docteur en génie mécanique

charmord a écrit:

Je serais fortement étonné d'avoir parlé d'une "théorie" s'agissant de l'hypothèse nanothermite + explosifs conventionnels mais peut-être cela m'a-t-il échappé? En tous les cas, je suis loin de penser qu'une théorie fiable et complète existe pour expliquer la ruine des tours. Ma position est de dire que l'hypothèse - incomplète - dans laquelle du nanothermite est intervenu -avec un rôle imprécis cependant- pour y mener - est celle qui me convainc le plus.

Je ne pense pas non plus avoir lu le mot ''théorie''. Je me suis permis de traduire ainsi ce qui est appelé ici « hypothèse (incomplète) ». Ayant pour principe de prendre ce genre de notion de façon large plutôt qu'étroite, une hypothèse comme « nanothermite + explosifs conventionnels » est déjà, à mon sens, une théorie, même si réduite au minimum minimorum : on met en jeu des notions et l'on procède à une supposition, dans le but que ça explique les faits. Simple question d'usage des mots. Ce qui est en cause sur le fond, c'est bien l'affirmation (réelle ou potentielle, par d'aucuns) que l'on dispose d'une « théorie fiable et complète ». Nous serions donc d'accord sur son absence, charmord. De fait, j'ai revu le site AE911 et n'y ai rien trouvé de tel ; en tout cas pas dans la FAQ.

Hors ligne

 

#454 01-12-2014 16:34:29

charmord
Membre du forum
Lieu: Brussels DC
Date d'inscription: 05-12-2006
Messages: 8296

Re: le point de vue de Judy D. Wood, docteur en génie mécanique

Noisse,

Effectivement, il ne s'agit pas d'une théorie du propre aveu de chacun des auteurs de l'article ayant mis à jour la nature des chips rouges.
Et, il n'y a aucune autre théorie.

A présent quand tu dis :

'D'autre part, la crainte exprimée par charmord que ce soit là perdre son temps, puisque l'on dispose déjà d'une bonne théorie avec la combinaison d'incendiaires thermitiques et d'explosifs classiques, m'apparaît mal fondée. Pour autant que je sache cette théorie n'existe pas. Plus exactement elle a l'air de se limiter à cette affirmation que la démolition des Tours a été réalisée par utilisation d'un thermitique et d'explosifs. Si c'est bien cela, c'est vraiment très peu, bien trop peu pour que nous puissions examiner l'accord de ladite théorie avec les principaux faits connus. La thèse thermitique ainsi renforcée, cette thèse mixte si l'on préfère, a bien sûr l'avantage de se baser sur des techniques connues ; mais se reposer sur elle exclusivement induit, à mon avis, le risque d'un désastre. Ses partisans ne devrait-ils pas songer à  dépasser le stade de la croyance et corrélativement à se montrer plus ouverts à l'égard des thèses concurrentes ? Il est fort possible que l'opinion que j'exprime là repose sur une mauvaise connaissance du dossier, mais alors qu'on nous le présente in extenso, qu'on nous fournisse des preuves dignes de ce nom et que cesse la célébration toute rhétorique des thermitiques."

Je te réponds simplement que tu es dans l'erreur car cette façon de dépeindre ma position à propos de J. Wood ou de toute autre théorie alternative à l'hypothèse qui me paraît être la plus défendable n'est pas exacte et est même complètement fausse;

à la lumière de ces passages dans lesquels j'ai exprimé ma position :


http://forum.reopen911.info/p307422-25- … ml#p307422

"Cela fait des années que j'ai lus ces articles et il me semble que chacune des "preuves" apportées par J. Wood y est soigneusement mise à néant, depuis des lustres non par Jones mais par d'autres scientifiques publiés sur les liens précités. Je pense que le modèle d'henryco (Frédéric Henry Couannier) et la critique qu'il porte à l'encontre de l'hypothèse dominante des explosifs nanothermitiques sont plus sérieux... Je ne prends donc pas l'hypothèse dominante comme une vérité révélée. Si elle est fausse, il est certain que les scientifiques qui l'on portée sont également candidats à l'oscar de la désinformation organisée au sein du mouvement."

http://forum.reopen911.info/p307433-25- … ml#p307433

"Il ne s'agit pas de savoir si dans l'absolu les Etats Unis peuvent avoir recours à des hautes technologies militaires inconnues du grand public, il s'agit de constater la densité de conneries (il n'y a pas d'autres mots) présentes dans les thèses de J. Wood qui est obligé de tordre la réalité connaissable et connue des effondrements d'une façon tellement grotesque pour donner un faux semblant de fond à sa théorie vaseuse. Cela, n'importe qui de sensé peut le constater. Le tout étant de savoir si elle est cinglée ou une actrice très bien payée..."

http://forum.reopen911.info/viewtopic.p … 63&p=3

"Il faudra donc une meilleure défense de cette hypothèse pour que je puisse la prendre en considération. Loin de moi l'idée de m'opposer par principe à une hypothèse qui plane 50 km au dessus de ma tête.

Par exemple, FHC défends une autre hypothèse tout aussi "futuriste" - celle de la "foudre en boule" mais vu qu'il le fait bien et de façon de argumentée, je ne me sens pas du tout en mesure de porter un jugement sur la validité de son hypothèse. Je peux juste constater qu'il n'est pas obligé de tordre la réalité dans tous les sens pour émettre son hypothèse."


http://forum.reopen911.info/p307552-27- … ml#p307552

"Je me pose évidemment la question de l'origine de ces voitures étrangement incendiées, je me demande aussi quel type d'explosif a pu retentir dans le bas des tours pour incendier en un éclair des gens morts sur le coup, faire fondre un bureau, à proximité des ascenseurs, pour expliquer que certains témoins aient été sévèrement brûlés, sans trace de brûlure sur les habits, mais je constate que la théorie des armes secrètes à haute énergie n'apporte rien à ce questionnement et procède d'une analyse volontairement tronquée par sa principale représentante, J. Wood, qui ressemble fortement à de l'enfumage destiné à diviser et décrédibiliser le mouvement. Je n'ai pris q'un un ou deux exemples parmi des dizaines de critiques élevées contre l'analyse de J. Wood. Et je ne souhaite pas m'appesantir sur son cas car cela prend du temps qu'elle ne mérite pas.

Qu'il y ait autre chose que de la nanothermite pour expliquer tous les dégâts aux bagnoles, bus, aux alentours des tours jumelles est en revanche fort probable. Des explosifs classiques, nanothermitiques, thermobariques, le produit de hautes technologie type FHC, ... tout est possible, même des armes à haute énergie mais si ce dernier cas devait finalement être avéré, on pourra dire que J. Wood a été un leurre pour que les gens s'en écartent et les scientifiques défendant la nanothermite une pure diversion, ce qui est l'hypothèse de FHC, née du fait qu'il n'a pas pu reproduire les expériences des équipes US avec les échantillons qui lui étaient parvenus."


D'accord, pas d'accord?

Dernière modification par charmord (01-12-2014 16:35:49)


La manière la plus sûre de corrompre une jeunesse est de l'instruire a tenir en plus haute estime ceux qui pensent de même que ceux qui pensent différemment."

Friedrich Nietzsche

Hors ligne

 

#455 01-12-2014 20:29:44

Noisse
Membre du forum
Date d'inscription: 06-10-2014
Messages: 701

Re: le point de vue de Judy D. Wood, docteur en génie mécanique

En effet, charmord, cette mise au point très complète me fait réaliser que je m'étais fait des idées en lisant le présent fil. Je retire donc l'attribution en question, et d'autant plus volontiers qu'il n'importe pas de savoir qui exprime cette position.

Hors ligne

 

#456 01-12-2014 20:40:28

Noisse
Membre du forum
Date d'inscription: 06-10-2014
Messages: 701

Re: le point de vue de Judy D. Wood, docteur en génie mécanique

Les hésitations de certains participants à ce fil sur des notions telles que poussiérisation, pulvérisation ou vaporisation sont légitimes, surtout si le temps des études s'éloigne, et d'autant plus que le mélange entre l'usage scientifique et l'usage courant de mots de ce genre peut porter à la confusion. Je propose ici quelques repères, une mise au net de niveau très élémentaire qui, d'ailleurs, pourrait être utile sur d'autres fils.

Les états de la matière relèvent de la physique et non de la chimie, parce qu'il s'agit de phénomènes à l'occasion desquels les molécules conservent leur intégrité (celles de H2O, par exemple, ne se dissocient ni ne fusionnent). Pour s'en tenir aux états principaux, les corps sont solides (S), liquides (L) ou gazeux (G), et beaucoup peuvent changer d'état : l'eau peut se congeler (L → S), comme elle peut aussi s'évaporer (L → G) lors d'une ébullition. À noter que les vapeurs, dans ce contexte, ne sont autre que des gaz. Les six changements envisageables sont :
     fusion ↔ solidification
     vaporisation ↔ liquéfaction
     sublimation ↔ condensation
Les deux premiers, vus dans un sens ou dans l'autre, ont été rencontrés plus d'une fois sur le fil des attaques nucléaires, notamment à l'occasion des rapports Lee. Le troisième n'est pas familier parce que, dans la vie courante, un corps passe de l'état solide au gazeux via le liquide. Pour que la glace (S) devienne vapeur (G), il lui faut d'abord fondre, après quoi l'eau (L) s 'évapore (sans nécessairement bouillir). Le passage direct de l'état solide à l'état gazeux (la sublimation), ainsi que son inverse (la condensation) demandent généralement des conditions, de pression notamment, éloignées de celles de la vie courante. Tout cela peut être retrouvé, un peu développé, sur Wikipédia, où l'on voit d'emblée que même le vocabulaire scientifique le plus élémentaire n'est pas entièrement bien agencé (deux emplois de ''condensation'').

Il faut prendre garde à d'autres complications.
•  La vaporisation peut prendre la forme lente de l'évaporation, comme celle plus brutale de l'ébullition (voir le rôle de ceci dans le passage de Lee3 à Lee4).
•  Dans le vocabulaire de la vie courante, la chaleur liquéfie un miel très dur ; scientifiquement c'est une fusion et non pas une liquéfaction. Et de la vapeur d'eau qui se condense sur une vitre froide, il faudrait dire qu'elle se liquéfie. Pour s'y retrouver, il faut accepter les six mots de la physique sans les discuter, et se débrouiller pour le reste.
•  Tout particulièrement, si ''vaporisation'' désigne en physique le passage du liquide au gazeux, ce n'est pas toujours le cas dans la vie courante, où vaporiser signifie surtout envoyer de fines goutelettes. Or le petit nuage d'eau dispersé sur une plante verte est loin d'être un gaz, de la vapeur ; c'est une multitude de particules de liquide. Les physiciens peuvent donc appeler cela une dispersion, ou autrement encore, mais pas une vaporisation. Tel est le cas du fer fondu qui, en se refroidissant, donna les sphérules de la poussière du WTC ; Jones, à ce sujet, parle bien de dispersion : « La formation de nombreuses sphérules riches en métaux est également remarquable, car elle implique la formation de gouttelettes à haute température des métaux fondus, dispersées dans l'air [dispersed in the air] où elles se refroidissent pour former des sphérules. (...) »
(extrait n°4).

Après ces préliminaires, que penser de l'idée de Judy Wood d'une poussiérisation qui serait autre chose qu'une pulvérisation ?

Une première interprétation doit être écartée d'emblée : ni la poussiérisation, ni même la pulvérisation ne doivent être assimilées à une vaporisation. Pour les raisons qui viennent d'être exposées, la vaporisation, en physique, désigne le passage du liquide au gazeux. Or l'attention se porte, dans la présente affaire, sur le devenir de matériaux à l'état solide (acier, béton) et qui y restent. L'impression, peut-être trompeuse, certes, est que ce solide devient poussière ; ce n'est cependant pas de l'acier liquide qui s'évaporerait. N'employons donc pas ''vaporisation'', tout à fait inapproprié.

Pour le reste, Judy Wood explique pourquoi ''pulvérisation'' ne lui convient pas. Elle dit que le mot correspond bien à l'idée d'un solide qui se retrouve morcelé, mais que cela résulte d'une action brutale (un bris, un fracassage dit-elle). Elle adopte là, en quelque sorte, un point de vue d'ingénieur, différent de celui du physicien. D'où son besoin d'un autre mot pour décrire un passage de l'état solide et entier (une poutre d'acier) à l'état de poussière ; et de prendre ''poussiérisation'' (''dustification''). Or la poussière se dit pulver en latin, d'où est venu ''pulvérisation''. On ne doit pas avoir besoin d'un mot de plus pour dire qu'un gros solide devient poussière, sous-prétexte que cela ne s'est pas fait par le fracassage.

J.W. donne l'impression de parler de cette poussiérisation comme d'un changement d'état, qui ne serait pas sans évoquer la sublimation des physiciens. Là encore il convient de ne pas tomber dans le piège d'une assimilation abusive : la poussière n'est pas de la vapeur. C'est cette notion de poussière qu'il convient de bien cerner pour ne pas déraper vers des interprétations inappropriées.

Considérons une série telle que : rocher, caillou, gravillon, sable, poussière. Pour éviter de parler fautivement des états successifs du rocher que l'homme concasse ou que la Nature use – et ''forme'' servant pour autre chose – parlons de degrés successifs dans la finesse. Même arrivé au degré ultime, il n'y a pas changement d'état ; ni fusion, ni d'évaporation et encore moins sublimation. Pourtant, dira-t-on, la poussière aux allures de farine se verse comme du liquide et elle épouse la forme du récipient qui l'accueille. Ça prouve seulement que ce critère galvaudé de l'adaptation à la forme du récipient est mauvais ; ce n'est pas cet aspect qui différencie la poussière du liquide.
Phénoménologiquement, le liquide est mouillé. Pour familière que soit cette notion, son explication n'a rien d'immédiat, il est vrai ; elle a des allures de notion première de la physique élémentaire. Il faut descendre à un niveau infra-sensible et voir si les molécules sont, ou non, liées rigidement entre elles en ''gros'' paquets. Elle le sont dans de la poussière de roche, au niveau microscopique, laquelle est constituée de petits solides indépendants. Dans un liquide (bien liquide) les molécules se côtoient sans liaisons figées. Pour un géant digne de ce nom, un grand amas de cailloux n'est qu'un tas de poussière fine.
Le problème qui arrête Judy Wood est de comprendre comment un rocher est devenu poussière sans coups de marteau et directement, sans passer par les différents degrés de la série. Parler de pulvérisation n'est cependant pas du tout inapproprié. La prétendue poussiérisation en est une variante, celle de la pulvérisation apparemment spontanée, immédiate, directe. Pour le physicien elle n'est pas un changement d'état, mais un changement de degré de dissociation important et spontané d'apparence. Au-delà de cette apparence, quelle en fut la vérité ?

« La vérité fut que Gargantua, se refraischissant d'habillemens et se testonnant de son pigne (...), faisait tomber à chascun coup plus de sept balles de bouletz qui lui estaient demouréz entre ses cheveux à la démolition du boys de Vede. » (G., XXXVII).

Hors ligne

 

#457 03-12-2014 15:46:57

Noisse
Membre du forum
Date d'inscription: 06-10-2014
Messages: 701

Re: le point de vue de Judy D. Wood, docteur en génie mécanique

Le phénomène des interférences n'est pas central en physique comme peuvent l'être l'attraction universelle ou l'existence des atomes. Il a tout de même joué à deux reprises un rôle décisif dans l'évolution de cette science : le retour définitif et envahissant des ondes et le renoncement non moins définitif à l'existence de ce qui était censé onduler ! Toute la matière, et plus encore, est faite d'ondes en même temps que de particules et les interférences ont bien contribué à l'établir. Mais l'existence d'un éther, que l'on imaginait onduler comme le bassin où tombe un caillou, a été réfutée par usage d'un interféromètre. Le phénomène éminemment ondulatoire que sont le interférences se retrouve ainsi comme en lévitation, conceptuellement parlant... La physique a ainsi reçu au moins ces plusieurs apports notables de sa part pour opérer ses propres renouvellements. Qui sait si un de plus n'aura pas lieu – n'a pas lieu – n'a pas eu lieu ? C'est là une autre histoire.

Expérimentalement le phénomène des interférences lumineuses est surprenant, mais assez facile à obtenir en laboratoire. Commençons par du familier. Dans une pièce noire, les deux faisceaux de lampes de poche semblables peuvent venir éclairer un même objet ; on constate alors que ce dernier est mieux éclairé que par une seule des deux lampes ; les éclairages se renforcent mutuellement. Lorsque deux sources de lumière satisfont à une certaine condition, on observe que la superposition de leurs éclairages sur un écran blanc ne se traduit pas par un renforcement uniforme mais par une alternance régulière de franges claires et de franges noires.

                                                  https://encrypted-tbn1.gstatic.com/images?q=tbn:ANd9GcSUSgO1nP2-EfV0z7gVi1ht1lQ2b6QBEoxdmECqvifZzZqjVQaH

Pour éviter de formuler la condition en termes techniques, contentons-nous d'évoquer le dispositif des fentes (ou trous) de Young, dans lequel la lumière part d'une source unique puis donne lieu, grâce aux deux fentes à deux faisceaux qui viennent éclairer l'écran. Les deux fentes sont alors l'équivalent de deux lampes, si ce n'est que l'origine commune des rayons qu'elle laissent passer induit un certain ordre interne, intime, aux faisceaux, ce que ne font pas deux lampes indépendantes.

                                              https://encrypted-tbn3.gstatic.com/images?q=tbn:ANd9GcT32h1786lXupNznkKpAtwnVYT9i_DAj9KKSzpTVqH-n6tqkVV5hg

Nous voilà en présence d'une curiosité de cabinet, serait-on tenté de penser, d'autant que des effets irisés peuvent donner de l'agrément aux honnêtes spectateurs. Et il ne s'agit que d'optique, ce qui n'est pas rien, mais tout de même pas le tout de la physique. Ce jugement, très raisonnable en 1801, a cessé de l'être par la suite, parce que l'optique, c'est bien plus que l'on ne croyait.

Le point important est que la superposition de deux rayons lumineux peut supprimer la lumière au lieu de la renforcer. Les franges noires traduisent une annihilation, une destruction mutuelle localisée des deux éclairages. Ce fait contredisait des conceptions qui avaient pourtant été bien établies, à la suite d'une première confrontation.

Christian Huygens avait promu, dans la veine cartésienne, une conception ondulatoire de la lumière : celle-ci consisterait en vibrations d'un milieu imperceptible, un éther dit-on, semblablement au son qui consiste en vibrations d'un corps matériel tel que l'air. À l'époque, à part la matière, la physique ne connaissait que la lumière et le magnétisme. La lumière, condition de la connaissance visuelle, était seconde après la matière ; son importance relative était donc grande.

Isaac Newton mit fin à cette conception  peu après  en prouvant, par de nouvelles expériences, que la lumière est faite de corpuscules se déplaçant en ligne droite (et très vite). On imagine aisément que deux lampes envoient sur un objet deux fois plus de corpuscules qu'une seule.

Or les interférences ne peuvent s'expliquer sur ce cadre corpusculaire. La seule solution trouvée fut de revenir à la conception ondulatoire, et il s'ensuivit un siècle de recherche expérimentale de l'éther. Cette quête avait d'autant plus d'importance que l'électromagnétisme prenait alors son essor et que, grâce à James Maxwell, la lumière s'y trouva intégrée, telle une île bien connue à un archipel jusque là méconnu. L'optique n'avait été depuis l'Antiquité, en somme, qu'une avant-garde de l'électromagnétisme dans le savoir.

Au XIXe siècle la physique s'intéressait ainsi à la matière et à l'électromagnétisme, avec prévalence de la première ; l'énergie, chose nouvelle, se frayant son propre chemin. L'expérience de Michelson et Morley, grâce à un bon interféromètre, donna le coup de grâce à l'hypothèse de l'existence de l'éther. À partir de là tout l'électromagnétisme, et pas seulement la lumière, prit son indépendance par rapport à la matière. Albert Einstein traduisit cela par la théorie de la Relativité Restreinte (1905), de laquelle sortit, de surcroît, que matière et énergie pouvait se transformer l'une en l'autre, l'arme nucléaire se profilant à l'horizon.

L'histoire de l'optique, maintenant étendue à tout l'électromagnétisme ne s'arrêta pas là puisque, parallèlement à cela, Einstein reçut le prix Nobel pour avoir ramené (grâce à l'effet photo-électrique) à la conception corpusculaire de la lumière ! On n'a pas su mieux sortir de ces allers et retours, qui donnaient le tournis au sujet d'une réalité pourtant si familière, que par une conception mixte : à toute particule est associée mathématiquement une onde électromagnétique, et réciproquement (la particule étant le photon dans le cas de la lumière). Avec de Louis de Broglie, c'est toute la physique quantique qui en est venue à respecter ce principe de complémentarité.

En résumé, les interférences ont surtout constitué un pivot dans les hésitation entre conceptions ondulatoires et corpusculaires, aucune des deux ne l'ayant emporté sur l'autre, forcées qu'elles sont à la cohabitation. On relève aussi que ce phénomène a apporté son lot dans les grands mouvements d'ensemble subis par la physique. Ces derniers manifestent une tendance marquée à la convergence des grands domaines : matière, électromagnétisme et énergie sont désormais trois choses très liées dans leur nature même.

Lorsque des physiciens, que ce soient Judy Wood ou d'autres, espèrent trouver dans un phénomène d'interférences un départ de piste pour de nouveaux emplois de l'énergie, et en particulier pour celle du rayonnement électromagnétique, ils ne font que tirer une leçon de cette histoire mouvante et imprévue, et dont l'avenir reste évidemment imprévisible. De telles recherches, supposées conduites avec sérieux, ne sont que raisonnablement audacieuses. Envoyer des rayonnements électromagnétiques et moduler les énergies de manière localisée pourrait fort bien produire des effets surprenants, compte tenu des imbrications substantielles entre matière, ondes et énergie : lévitation ou je ne sais quoi d'autre, pourquoi pas ? Si l'on peut annihiler de la lumière en la superposant à elle même  (les franges noires) pourquoi une énergie ne pourrait-elle pas en neutraliser une autre ? Le concours d'imagination est ouvert.

Ce qui est plus audacieux, c'est d'espérer aboutir aujourd'hui à des techniques nouvelles et maîtrisées, basées sur pareille avancée de la physique. Quant à penser que, mises au point dans le secret militaire il y a près de vingt ans, elles auraient déjà eu l'utilisation que l'on sait, c'est passer sans doute de l'audace à la témérité. Mais après tout, chi lo sà OO

C'est en toute connaissance de cause que j'ai placé ce texte ô combien sulfureux, n'ignorant nullement quels risques en résultent pour la cohérence et la respectabilité du Mouvement. N'hésitez donc pas à le verser au dossier que vous pourriez juger bon de transmettre à la Modération.

Dernière modification par Noisse (05-12-2014 14:15:19)

Hors ligne

 

#458 03-12-2014 16:22:22

Frenchie2
Lieu: N'importe où
Date d'inscription: 10-05-2014
Messages: 741

Re: le point de vue de Judy D. Wood, docteur en génie mécanique

Des interventions didactiques sur des phénomènes assez bien connus de tous les étudiants en Physique (Bac + 1 ou +2). cela fait-il progresser la vérité ?
Je conçois que pour des non scientifiques, il soit difficile de trier entre la fantaisie et la vraisemblance scientifique. Mais des résumés rapides, comme j'en lis depuis peu, ont-ils un intérêt ?

Judy Wood n'a rien montré du tout, pour l'avoir bien écoutée au début du mouvement, je m'étais fait la conviction personnelle qu'elle n'était pas très équilibrée, PhD de mécanique ou non.


Membre du club des 5 au regard de taupe tongue

Hors ligne

 

Pied de page des forums

Propulsé par PunBB
© Copyright 2002–2005 Rickard Andersson
Traduction par punbb.fr