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#1 26-06-2007 17:49:01

kézako
Membre du forum
Date d'inscription: 12-02-2007
Messages: 6573

Guerre au terrorisme, vérités et mensonges

Je fais remonter ce grand reportage qui me semble vraiment intéressant à plusieurs égards. Il commence par le récit de la soeur d'une des victimes du 11 septembre 2001 qui va en Afghanistan.

Réédité: Les vidéos de ce reportage n'étaient plus présentes aux anciennes adresses.

Guerre au Terrorisme : Vérités et Mensonges
- 1/3
http://www.dailymotion.com/video/xekodt … t-men_news



Guerre au Terrorisme : Vérités et Mensonges
- 2/3
http://www.dailymotion.com/video/xeko89 … t-men_news



Guerre au Terrorisme : Vérités et Mensonges
- 3/3
http://www.dailymotion.com/video/xeko39 … t-men_news



-11 septembre 2001, Afganistan, Irak, détentions arbitraires et illégales.
-Fondamentalistes néo-conservateurs
-Coups d'états
-Attentats
-11 septembre 1973
-Dictatures
-Assassinats
-Plusieurs millions de victimes
-Domination tout azimut
-Ironie et Cynisme


En 2000 /2001 un rapport d' Amnesty Internationnal  confirmait la présence de milliers de tortionnaires reconnus, en asile politique aux USA où ils vivaient au dessus des lois. Ce rapport citait des noms de tortionnaires d'Amérique Latine connus dont beaucoup suivaient des cours de contre-espionnage, de tortures, de terrorisme et de guérilla en milieu urbain à l'Ecole des Amériques en Georgie au mépris de la plupart des étasuniens qui ignorent cela.

Sont interviewés des néo conservateurs comme par exemple Feith ou encore Bolton sous sa perruque du criminel cynique.
Certains se retrouvent vraiment dans l'embarras lorsque le journaliste les rejoint sur leur propre terrain, celui de la vertu qu'ils prônent sans cesse et s'il le faut, comme ils en usent à outrance, par la terreur tout azimut et les crimes de guerreS.


Un agent secret Australien toujours en service et qui a accepté de révélé son identité pour témoigner à propos des malhonnêtetés et mensonges orchestrés dans le but d'envahir l'Irak .
Il témoigne en tant que spécialiste des services secrets et tout comme le Général Wesley Clark, ex-commandant de l'OTAN, qui confirme ainsi ses dires à savoir  : qu'il n'y a jamais existé aucune preuve de complicité entre Saddam Hussein et Al-Quaida et qu'à l'opposé, leurs expériences réciproques les ammènent à penser exactement le contraire : que Saddam Hussein était la personne la moins succeptible de s'associer avec Al-Quaida.

Les contradictions en début 2001 au sujet du prétendu stock d'armes de destruction massive de l'Irak, interviews filmés de Powell et Rice annonçant qu'elles n'existaient pas et qui prouvent donc bien le mensonge de leur propagande ( un de leurs mensongeS ) .

La grande responsabilité des médias lorsqu'ils troquent leur travail de journalisme pour celui de la propagande la plus vile.

Enfin ce reportage s'adresse volontairement au monde et il doit être accessible.

La conclusion est édifiante :  SI nous restons silencieux la défaite est assurée.

Compte tenu du travail  trés bien documenté qu'il représente, il demeure un témoignage précieux pour la vérité et la liberté.

Dernière modification par kézako (16-09-2013 09:02:46)


« La première victime d’une guerre, c’est la vérité » Déclaration du sénateur américain Hiram Johnson en 1917, lors de l’entrée en guerre des États-Unis.

Vous avez dit anti-américanisme ?

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#2 26-06-2007 17:59:41

Spaceeman
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Lieu: Braine-le-Comte
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Messages: 1003
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Re: Guerre au terrorisme, vérités et mensonges

En effet, c'est plutôt bien comme truc... Ça existe en bonne qualité ?.. pour faire un DVD...
J'ai trouvé un lien edonkey : ed2k://|file|Reportage 'Grands reportages' - 2004.06 - Guerre au terrorisme, vérités et mensonges (44mn video DivX 5.1.1 audio MP3).avi|72097792|9720D2A0713326AA917F9D6424BF35E9|/

Je lance le téléchargement... et d'après une preview maintenant : c'est la bonne vidéo ! smile par contre, la qualité est plus ou moins la même sad mais bon... on comprend bien le texte, c'est déjà ça smile

Dernière modification par Spaceeman (26-06-2007 22:37:09)


• Si Internet est le moyen de faire entendre la voix du peuple ? Alors apprenons à en utiliser ses outils ! → Histoire d'Internet
Michel Collon : Décodage des médias et analyse de la mondialisation
• « Mes pauvres enfants, si nous arrivons à sauver la terre, ce sera plus folklorique qu'autre chose ! » (une vielle tarte)

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#3 26-06-2007 18:10:20

kézako
Membre du forum
Date d'inscription: 12-02-2007
Messages: 6573

Re: Guerre au terrorisme, vérités et mensonges

Spaceeman a écrit:

En effet, c'est plutôt bien comme truc... Ça existe en bonne qualité ?.. pour faire un DVD...

Oui la qualité de l'image n'est pas extraordinaire mais il doit bien exister avec une définition meilleure quelque part wink

Dernière modification par kézako (26-06-2007 18:35:48)


« La première victime d’une guerre, c’est la vérité » Déclaration du sénateur américain Hiram Johnson en 1917, lors de l’entrée en guerre des États-Unis.

Vous avez dit anti-américanisme ?

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#4 26-06-2007 21:09:37

z3383z
Membre Actif Asso
Lieu: Toulouse
Date d'inscription: 15-05-2007
Messages: 921

Re: Guerre au terrorisme, vérités et mensonges

J'ai déjà récupéré ce reportage sur la mule, mais la qualité est pas top non plus. Effectivement ce petit doc est bien, déjà parcequ'il est petit, mais aussi parcequ'il reprends tous les mensonges "connus" liés au onze septembre, et leurs conséquences.

Je pense même a ce document pour la premiere place de mon DVD, place qui était reservée jusqu'a présent a un document potentiel traitant de la désinformation, et devant assumer la lourde responsabilité d'introduire LC2. smile


"et vous vous êtes basé uniquement sur des articles de presse? Ca n'est pas sérieux." -Hervé Claude a Andreas Von Bulow-

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#5 26-06-2007 23:07:49

Schumi75
Membre Actif
Lieu: Paris 75
Date d'inscription: 26-02-2007
Messages: 4009

Re: Guerre au terrorisme, vérités et mensonges

Ella a déjà été posté dans un topic sur ce forum,EXCELLENTE video en effet.EXCELLENT journaliste surtout !!!

J'espères pouvoir la télécharger un jour.

Dernière modification par Schumi75 (26-06-2007 23:08:11)


Introduction au nouvel ordre mondial : Le jeu de l'argent

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#6 28-06-2007 11:26:29

Kressens
Nouveau membre du forum
Date d'inscription: 27-06-2007
Messages: 2

Re: Guerre au terrorisme, vérités et mensonges

Bonjour !

Serait-il possible d'avoir une version téléchargeable ? De manière à la faire circuler plus facilement ...

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#7 28-06-2007 12:18:35

momotech
Membre du forum
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Re: Guerre au terrorisme, vérités et mensonges

elle est telechargeable sur google video
sinon ftp://momotech.dyndns.org/dossier911/

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#8 28-06-2007 14:04:05

Pete_Bondurant
Membre du forum
Date d'inscription: 04-01-2007
Messages: 295

Re: Guerre au terrorisme, vérités et mensonges

pour récupérer une video d un site comme Youtube, dailymotion, video google, il y a  :

http://downthisvideo.com/

copier le lien de la video ds : "Copy the link of the video page and paste it here:" cliquez sur download
ds la page qui s ouvre, en bas,  vous pourrez telecharger la video soit en FLV, soit en AVI ou MPEG4
(ca depend sur quel site est hébergé la video)

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#9 28-06-2007 23:50:54

Schumi75
Membre Actif
Lieu: Paris 75
Date d'inscription: 26-02-2007
Messages: 4009

Re: Guerre au terrorisme, vérités et mensonges

Merci Pete,j'ai VDwonloader mais je ne veux pas le faire via ce logiciel car la qualité n'est pas top meme en avi

Merci mais quel est le nom de cette video? Je ne la retrouves pas sur ta page hmm


Bienvenue parmi nous Kressens wink


Introduction au nouvel ordre mondial : Le jeu de l'argent

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#10 29-06-2007 01:16:05

momotech
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Messages: 212

Re: Guerre au terrorisme, vérités et mensonges

Grands Reportages - Guerre Au Terrorisme, Vérités Et Mensonges (06.2004)
desolé j avais oublie de l ajouter sur le partage

Dernière modification par momotech (29-06-2007 01:16:39)

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#11 29-06-2007 01:42:58

Schumi75
Membre Actif
Lieu: Paris 75
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Messages: 4009

Re: Guerre au terrorisme, vérités et mensonges

Merci momotech wink Je le téléchargerais demain ainsi que "le nerf de la guerre" que j'ai vu dans Contre Courant sur France2


Introduction au nouvel ordre mondial : Le jeu de l'argent

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#12 01-07-2007 01:29:01

Zorg
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Re: Guerre au terrorisme, vérités et mensonges

Merci Kézazo pour cette vidéo smile


Cette vidéo est sans conteste la meilleure qu'on puisse voir sur le sujet.


A voir ab-so-lu-ment

Pas une seconde qui ne tue pas dans ce docu : vraiment incroyable...

Magistral !!!!

A diffuser au plus grand nombre...

Dernière modification par Zorg (01-07-2007 01:46:12)


" La propagande est aux démocraties ce que la violence est aux dictatures." (Noam Chomsky)

Un Jeudi Noir de l'Information : le documentaire qui démonte les manipulations de Canal+, Jeudi Investigation, Tac Presse...
ReOpen911 répond à Noam Chomsky et Jean Bricmont

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#13 01-07-2007 01:45:27

kézako
Membre du forum
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Messages: 6573

Re: Guerre au terrorisme, vérités et mensonges

Merci zorg smile

Mais c'est surtout les journalistes ainsi que tous les personnages qui témoignent volontairement dans ce document qu'il convient de remercier chaleureusement.

Tout au plus et surtout beaucoup plus modestement, je m'efforce de le tenir à flots pour ne pas qu'il coule au fin fond de l'océan de documents de reopen911 wink


« La première victime d’une guerre, c’est la vérité » Déclaration du sénateur américain Hiram Johnson en 1917, lors de l’entrée en guerre des États-Unis.

Vous avez dit anti-américanisme ?

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#14 01-07-2007 05:30:05

Sayan
Membre du forum
Lieu: Montréal , Québec
Date d'inscription: 29-09-2006
Messages: 1208

Re: Guerre au terrorisme, vérités et mensonges

Je viens de me rendre compte que cet excellent documentaire à été présenté sur une chaine d'ici ! Eh oui , RDI est une chaine Canadienne , plus précisement de Montréal.

C'est bien , car RDI est une filliale de Radio-Canada , appartenant au gouvernement fédéral. Donc , notre gouvernement TRÈS conservateur et toujours sous la jupe de nos voisins Américains , accepte tout de même de diffuser un documentaire de la sorte.

Toutefois , ça ne devait pas être diffusé durant les grandes heure d'écoute car je n'en avait jamais entendu parlé auparavant.

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#15 01-07-2007 12:12:37

Schumi75
Membre Actif
Lieu: Paris 75
Date d'inscription: 26-02-2007
Messages: 4009

Re: Guerre au terrorisme, vérités et mensonges

Mais meme au delà de ça Sayan,ce n'est que Radio Canada.

Un proche au Québec m'a dit que dans cette région,il n'y pas une information collabo loin de là  alors que dans tout le reste des pays,l'info vient du texas quoi...

Radio Canada a parlé des livres de Demi-Lune et ils ont publié un artcile d'un chercheur qui dit que le 911 était un insibe job


Introduction au nouvel ordre mondial : Le jeu de l'argent

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#16 03-07-2007 11:27:32

Kressens
Nouveau membre du forum
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Messages: 2

Re: Guerre au terrorisme, vérités et mensonges

J'ai cherché une version haute résolution/qualité, sans succès. Il ne semble pas y en avoir sur google video, ni ailleurs où nous pourrions obtenir une version de bonne qualité par téléchargement direct.

Quelqu'un pourrait-il mettre sur google une version de bonne qualité ? Merci.

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#17 07-07-2007 15:59:46

Thibaut
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Re: Guerre au terrorisme, vérités et mensonges

Ces journalistes qui protègent "notre camp"
John Pilger 11 novembre 2004     
http://www.michelcollon.info/articles.p … attentionm

Fallujah faux bastion

Les grands médias parlent comme si Fallujah n’était peuplé que "d’insurgés" étrangers. En réalité, des femmes et des enfants sont massacrés en notre nom.

L’essai d’Edward S Herman, "The Banality of Evil" (la banalité du mal), n’a jamais été plus à propos. "La "banalisation" permet de faire de terribles choses d’une manière organisée et systématique" écrivit Herman. "Il y a habituellement une division du travail dans l’exécution et la rationalisation de l’impensable, les brutalités et les assassinats directs sont effectués par un groupe de personnes... tandis que d’autres améliorent la technologie (un gaz crématoire plus efficace, un napalm qui brûle plus longtemps et adhère mieux, des fragments de bombes qui pénètrent la chaire selon des chemins complexes et difficiles à suivre). Le travail des experts, et des grands médias, est de banaliser l’impensable pour le grand public".
Le 6 novembre, à l’émission "Radio 4 Today", un journaliste de la BBC à Bagdad a qualifié l’attaque imminente contre Fallujah de "dangereuse" et "très dangereuse" pour les Américains. Lorsqu’on lui posa des questions sur les civiles, il répondit, d’une voix rassurante, que les marines étaient "en train circuler avec des hauts parleurs" en enjoignant les gens de partir. Il oublia de préciser que des dizaines de milliers de personnes seraient encore présents dans la ville. Il mentionna au passage "le bombardement très intense" de la ville sans considération de ce que cela pouvait signifier pour tous ceux sous les bombes.
Quant aux défenseurs, ces Irakiens qui résistent dans une ville qui avait héroïquement défié Saddam Hussein ; ils n’étaient que "des insurgés retranchés dans la ville", comme s’ils étaient un corps étranger, une forme de vie inférieure sur laquelle on s’apprêtait à "tirer la chasse" (The Guardian) : un travail pour les "dératiseurs", autre terme que le journaliste de la BBC nous a appris et qui était employé par les soldats. Selon un officier supérieur Britannique, les Américains considèrent les Irakiens comme des Untermenschen, un terme employé par Hitler dans Mein Kampf pour décrire les Juifs, les Gitans, les Slaves comme des sous-hommes. C’est ainsi que l’armée Nazi lançait les sièges contre les villes Russes, en massacrant sans distinction les combattants et les civils.
Pour banaliser les crimes coloniaux, comme l’attaque contre Fallujah, un tel racisme est indispensable pour assimiler "l’autre" dans notre imaginaire. L’idée principale dans les médias est que les "insurgés" sont dirigés par de sinistres étrangers qui décapitent les gens : par exemple, par Musab al-Zarqawi, un Jordanien que l’on dit être "l’agent principal" d’Al Qaeda en Irak. C’est ce que racontent les Américains, et c’est aussi le dernier mensonge de Blair devant le parlement. Comptez le nombre de fois où on vous le répète devant une caméra. Aucune ironie ne s’exprime devant le fait que les étrangers de loin les plus nombreux en Irak sont les Américains eux-mêmes et, selon toutes les sources, ils y sont détestés. Ces indications proviennent d’instituts de sondage apparemment crédibles, dont un institut qui estime que sur les 2.700 attaques lancées chaque mois par la résistance, six peuvent être attribuées au fameux al-Zarqawi.
Dans une lettre envoyée le 14 octobre à Kofi Annan, le conseil de la Shura de Fallujah, qui administre la ville, dit : "A Fallujah, [les américains] ont créé une nouvelle cible vague : AL-ZARKAOUIAL-ZARKAOUI. C’est un nouveau prétexte pour justifier leurs crimes, le meurtre et le bombardement quotidien de civils. Presque une année s’est écoulée depuis qu’ils ont créé ce prétexte, et, à chaque fois qu’ils détruisent des maisons, des mosquées, des restaurants, et qu’ils tuent des enfants et des femmes, ils déclarent : "Nous avons lancé une opération décisive contre Al-Zarkaoui"... Le peuple de Fallujah vous assure que cette personne, si jamais elle existe, n’est pas à Fallujah et n’est probablement nulle part en Irak.... Nous n’avons de liens avec aucun groupe commettant des actes aussi inhumains... Nous faisons appel à vous pour presser les instances des Nations-Unies en Irak à prendre un rôle actif en protégeant les civils et en empêchant le nouveau massacre planifié pour bi! entôt, par les Américains et le gouvernement fantoche, à Fallujah comme dans de nombreuses parties de notre pays."
Pas un mot de tout cela dans les grands médias Britanniques ou Américains.
"Que faut-il pour les faire sortir de leur silence assourdissant ?" demanda l’écrivain Ronan Bennet au mois d’avril, après que les marines, dans un acte de vengeance collective après la mort de quatre mercenaires Américains, tuèrent plus de 600 personnes à Fallujah, un chiffre qui n’a jamais été nié. A l’époque, comme aujourd’hui, ils eurent recours à la puissance de feu redoutable des AC-130, des F-16 et des bombes de 500 livres contres des bidonvilles. Ils brûlent les enfants, leurs snipers se vantent de tuer n’importe qui, comme les snipers le faisaient à Sarajevo.
(note de CSP : voir vidéo "meurtre en direct" par un journaliste Australien et "Pas de prisonniers", autre vidéo de meurtre en direct sous les hourras des marines - à mettre entre toutes les mains pro-américaines)
Bennett faisait allusion à la cohorte d’élus silencieux du Labor, à quelques exceptions notables, et aux ministres lobotomisés (vous souvenez-vous de Chris Mullin ?). Il aurait pu ajouter tous ces journalistes qui font tous ce qu’ils peuvent pour protéger "notre" camp, qui banalisent l’impensable sans même une allusion à l’évidente immoralité et criminalité. Bien sûr, être choqués par ce que "nous" faisons est dangereux, parce que cela pourrait nous amener à comprendre pourquoi "nous" sommes là-bas pour commencer, et la douleur que "nous" apportons, non seulement à l’Irak, mais à de nombreux autres peuples du globe : comparé à notre propre terrorisme, celui d’Al Qaeda est ridicule.
Il n’y a rien de clandestin dans cette manipulation : elle se déroule en plein jour. L’exemple récent le plus frappant se déroula après l’annonce, le 29 octobre, par un journal scientifique prestigieux, The Lancet, d’une étude qui estimait à 100.000 le nombre d’Irakiens qui sont morts à la suite de l’invasion Anglo-américaine. 84 % sont morts par des actions Américaines et Britanniques, et 95 % d’entre eux furent tués par des attaques aériennes ou des tirs d’artillerie, la plupart des femmes et des enfants.
Les rédacteurs de l’excellent MediaLens observèrent le mouvement - non, la ruée - pour taire cette information choquante sous le "scepticisme" et le silence. Ils racontent que le 2 Novembre, le rapport de The Lancet avait été ignoré par les journaux The Observer, the Telegraph, the Sunday Telegraph, the Financial Times, the Star, the Sun et beaucoup d’autres. La BBC diffusa l’information assortie de "doutes" officielles et Channel 4 produisit une version tronquée basée sur un communiqué des services du Premier Ministre. A une seule exception, aucun des scientifiques à l’origine de l’étude rigoureuse ne fut interviewé sur son travail jusqu’à ce que, dix jours plus tard, The Observer, favorable à la guerre, publia une interview du rédacteur en chef de The Lancet, tellement biaisé qu’il semblait "répondre aux critiques". David Edwards, le rédacteur en chef de MediaLens, demanda aux chercheurs de répondre aux critiques des médias ; leur démonstration méticuleuse peut être consul! tée sur Internet.
Rien de tout cela ne fut publié dans les grands médias. Ainsi, l’impensable massacre dont "nous" sommes responsables a été occulté - banalisé. Cela fait penser à l’occultation de la mort de plus d’un million d’Irakiens, dont 500.000 enfants de moins de cinq ans, des suites de l’embargo dirigé par les Anglo-américains.
Par contraste, il n’y a aucune mise en cause de la méthodologie employée par la Tribune Spéciale Irakienne qui annonça la découverte de fosses communes contenant 300.000 victimes de Saddam Hussein. La Tribune Spéciale, un pur produit du régime à Bagdad, est dirigé par des Américains ; les scientifiques respectables ne veulent pas en entendre parler. Il n’y a pas de questions sur ce que la BBC a qualifié de "premières élections démocratiques en Irak". Il n’y a aucune information sur comment les Américains ont assuré le contrôle du processus électoral avec deux décrets publiés en Juin qui autorisent "une commission électorale" à éliminer de fait les partis politiques qui ne plaisent pas à Washington. Le magazine Time indique que la CIA achète ses candidats préférés, ce qui est la manière habituelle de l’agence pour arranger les élections dans le monde. Lorsque les élections auront lieu, si elles ont lieu, ils nous abreuveront de clichés sur la noblesse du vote, tandis que des ! marionnettes américains seront choisis "démocratiquement".
Elections US : une mascarade
Le modèle de tout ceci est la "couverture médiatique" des élections présidentielles américaines, un rouleau compresseur de platitudes à banaliser l’impensable : ce qui s’est passé le 2 novembre n’était pas la démocratie en action. A une exception prés, personne dans le troupeau de larbins envoyés de Londres n’ont décrit le cirque entre Bush et Kerry comme un jeu concernant moins de 1 % de la population, les ultra-riches et puissants qui contrôlent et gèrent une guerre économique permanente. Il était impensable de dire que les perdants n’étaient pas seulement les Démocrates, mais aussi la vaste majorité des Américains, et ce quel que soit leur vote.
Personne n’a dit que John Kerry, en opposant la "guerre contre le terrorisme" à l’attaque désastreuse de Bush contre l’Irak, ne faisait qu’exploiter l’état de l’opinion publique sur l’invasion pour gagner un soutien à une domination Américaine à travers le monde. "Je ne parle pas de quitter l’Irak" a dit Kerry. "Je parle de gagner !". Ainsi, Kerry et Bush ont déplacé le débat encore plus vers la droite, pour convaincre des millions de Démocrates anti-guerre que les Etats-Unis avaient "la responsabilité de terminer le travail" pour éviter le "chaos". L’enjeu de l’élection présidentielle n’était ni Bush, ni Kerry, mais une économie de guerre visant à une conquête à l’extérieur et à instaurer la division à l’intérieur. Le silence sur cette question était compréhensible, à la fois aux Etats-Unis et ici.
Bush gagna en faisant appel, avec plus de doigté que Kerry, à la peur d’une menace imprécise. Comment réussit-il à banaliser cette paranoïa ? Examinons le passé récent. Selon les codes de la guerre froide, l’élite américaine -Républicaine et Démocrate - éprouvait de grosses difficultés pour convaincre l’opinion publique que les milliards de dollars dépensés dans la guerre économique ne pouvaient être consacrés à une "dividende de la paix". Une majorité d’américains refusaient de croire à une menace aussi sérieuse que la menace rouge. Ce qui n’a pas empêché Bill Clinton de présenter au Congrès le plus gros budget de "défense" de l’histoire en soutien à la stratégie du Pentagone appelée "domination tous azimuts". Le 11 septembre 2001, la menace reçut un nom : l’Islam.
11 septembre 01 ? Psscht !
Récemment, dans un aéroport à Philadelphie, j’ai aperçu le rapport Kean sur le 11 Septembre de la Commission sur les attentats, en vente dans les rayons. "Combien en vendez-vous ?" ai-je demandé. "Un ou deux" fut la réponse. "Il sera bientôt retiré de la vente". Et pourtant, ce modeste livre bleu est une mine de révélations. Comme le rapport Butler en Grande- Bretagne, qui détaille tous les éléments à charge contre Blair pour avoir édulcoré les rapports des services de renseignement avant l’invasion de l’Irak, puis tira les conclusions en déclarant que personne n’était responsable, le rapport Kean démontre avec une clarté aveuglante ce qui s’est réellement passé, puis évite de tirer les conclusions qui sont pourtant évidentes. Il s’agit là d’un grand acte de banalisation de l’impensable. Ce qui n’est pas surprenant, puisque les conclusions sont explosives.
La majeure partie des éléments présentés à la Commission sur le 11/9 sont venus du Général Ralph Eberhart, commandant de la NORAD (Défense Aérienne Nord-Américaine). "Les avions de combat auraient pu intercepter les avions piratés qui se dirigeaient vers le World Trade Center et le Pentagone," dit-il, "si les contrôleurs aériens avaient demandé de l’aide 13 minutes plus tôt... Nous aurions pu abattre les trois... les quatre avions."
Et pourquoi ne l’ont-ils pas fait ?
Le rapport Kean stipule clairement que "la défense aérienne des Etats-Unis le 11 septembre n’a pas été conduite selon les simulations et protocoles existants... Si le piratage était confirmé, les procédures précisent que le coordinateur des piratages de service doit contacter le Centre de Commande Militaire Nationale du Pentagone (NMCC)... Le NMCC demande alors l’approbation du bureau du Secrétaire à la Défense pour fournir une assistance militaire..."
Etrangement, cela n’a pas été le cas. L’administrateur adjoint de l’Autorité de l’Aviation Fédérale déclara à la commission qu’il n’y avait aucune raison pour que la procédure n’ait pas été déclenchée ce matin-là. "Selon mes 30 années d’expérience..." a dit Monte Belger, "le NMCC était connecté au réseau et écoutait tout en temps réel... Je peux vous dire que j’ai connu des dizaines de piratages... et ils étaient toujours en train d’écouter avec tous les autres." Mais cette fois-ci, ils n’étaient pas en train d’écouter.
Le rapport Kean dit que le NMCC n’avait pas été informé. Pourquoi ? Encore une fois,étrangement, tous les moyens de communication vers le haut commandement militaire échouèrent, affirma-t-on devant la commission. Donald Rumsfeld, secrétaire à la Défense, était introuvable ; et lorsqu’il parla avec Bush une heure et demie plus tard, il s’agissait, selon le rapport Kean, "d’un appel bref au cours duquel l’autorisation d’abattre les avions n’a pas été abordé". Le résultat fut que les commandants de NORAD étaient "abandonnés dans le noir et sans instructions".
Le rapport révèle que la seule partie du système de commande supposé infaillible qui fonctionna ce jour-là fût à la Maison Blanche où le Vice-président Cheney étaient aux commandes, et en contact étroit avec le NMCC. Pourquoi n’a-t-il rien fait pour les deux premiers avions piratés ? Pourquoi le NMCC, un lien vital, était-il silencieux pour la première fois de son existence ? Kean refuse avec ostentation d’aborder cette question. Bien sûr, cela pourrait être le résultat d’une concours extraordinaire de circonstances. Ou peut-être pas.
En juillet 2001, un rapport confidentiel préparé à l’attention de Bush indiquait : "Nous [la CIA et le FBI] croyons que OBL [Oussama Ben Laden] va lancer des attaques terroristes d’envergure contre les intérêts US et/ou Israeliens dans les semaines à venir. L’attaque sera spectaculaire et prévu pour provoquer d’énormes dégâts contre des sites ou intérêts US. Les préparatifs sont terminés. L’attaque sera déclenchée avec peu ou sans préavis."
Accepter le mensonge, c’est se laisser confisquer la démocratie
L’après-midi du 11 septembre, Donald Rumsfeld, qui n’avait pas agi contre ceux qui venaient d’attaquer les Etats-Unis, demanda à ses collaborateurs de préparer un plan pour attaquer l’Irak - sans aucune preuve. 18 mois plus tard, l’invasion de l’Irak, non provoquée et basée sur des mensonges désormais établis, fut déclenchée. Ce crime épique est le plus grand scandale politique de notre époque, le dernier chapitre d’une longue histoire du 20eme siècle de conquêtes par l’occident des terres et des ressources d’autrui. Si nous devions le laisser se banaliser, si nous refusons de mettre en cause et d’examiner les objectifs cachés et les structures secrets du pouvoir, qui n’ont de comptes à rendre à personne, cachés au sein des gouvernements "démocratiques", et si nous laissons le peuple de Fallujah se faire écraser en notre nom, alors nous nous laissons confisquer à la fois notre démocratie et notre humanité.
John Pilger 11 novembre 2004


John Pilger sur Bush, la guerre contre l'Irak et le journalisme
http://www.alencontre.org/Irak-USA/irak12.html
Interview  de John Pilger avec David Barsamian*(novembre 2002)

Le journalisme professionnel aux Etats-Unis, celui des grandes entreprises des médias, prêche ce qu'il appelle « l'objectivité » et blâme ceux qui prennent parti pour les sans-propriété et sans-voix. Les grands médias britanniques, eux, leur laissent au moins quelques petites ouvertures. John Pilger, le journaliste et cinéaste londonien d'origine australienne, est parmi ces exceptions [il écrit dans les plus grands quotidiens britanniques, entre autres dans le Daily Mirror.

«J'ai grandi à Sydney dans une famille très politisée, me raconte Pilger, nous prenions tous le parti de l'opprimé.» Son père était un Wobbly, un membre des Industrial Workers of the World [Les travailleurs industriels du Monde, organisation syndicale qui a marqué, avant la première guerre mondiale, la formation d'un syndicalisme de classe]. Comme George Orwell qu'il admire beaucoup, Pilger s'exprime avec un style très direct. Par exemple, il utilise le terme «impérialisme» et n'hésite pas à y accoler l'adjectif « américain ».

Il a été un des principaux orateurs lors de la grande manifestation pour la paix à Londres le 28 septembre dernier qui a réuni entre 150'000 et 350'000 personnes. « Aujourd'hui, un tabou a été brisé. C'est nous les modérés. Bush et Blair sont des extrémistes. Le danger pour nous tous n'est pas à Bagdad mais à Washington. » Et il a félicité les manifestants. « La démocratie, leur a-t-il dit, ce n'est pas un homme obsédé qui utilise le pouvoir des rois pour attaquer un autre pays en notre nom. La démocratie, ce n'est pas se ranger aux côtés de Ariel Sharon, un criminel de guerre, afin de broyer les Palestiniens. La démocratie, c'est ce grand événement d'aujourd'hui qui représente la majorité du peuple de la Grande Bretagne.»

Pour ses reportages, John Pilger a reçu deux fois la plus haute distinction du journalisme britannique. Son dernier livre est The New Rulers of the World (Les nouveaux maîtres du monde), paru en 2002 chez Verso. Ses films documentaires les plus fameux sont Paying the Price : Killing the Children of Iraq (Payer le prix : tuer les enfants d'Iraq), Death of a Nation : East Timor (Mort d'une nation : Timor oriental), The New Rulers of the World (Les nouveaux maîtres du monde) et Palestine Is still the Issue (La Palestine est toujours encore la question). Ces documentaires ont été projetés partout au Royaume-Uni, au Canada, en Australie, et dans beaucoup d'endroits dans le monde, mais rarement aux Etats-Unis. PBS, Public Broadcasting System, la chaîne TV publique des Etats-Unis, qui a apparemment une place illimitée pour des documents animaliers, ne semble pas pouvoir trouver un petit créneau pour un film de Pilger.

« La censure à la TV aux Etats-Unis est telle que des films comme les miens n'ont aucune chance », m'a-t-il dit. Il illustre cela par l'anecdote suivante. Il y a quelques années, PBS a manifesté un intérêt pour un de ses films sur le Cambodge, mais la chaîne se faisait du souci pour le contenu. PBS a donc désigné ce qu'elle a appelé un « adjudicateur journalistique» pour décider si le film méritait d'être montré. Cela semble sorti du ministère de la vérité que Orwell avait imaginé dans son roman 1984. Et l'adjudicateur a adjugé. Le film n'a pas été montré. PBS a également rejeté un autre de ses films sur le Cambodge. Mais la chaîne WNET de New York l'a diffusé. C'est la seule chaîne TV aux Etats-Unis à l'avoir fait. Pour cette seule diffusion, Pilger a reçu un Emmy [prix de journalisme] récompensant la qualité de son film.

J'ai appelé John Pilger chez lui à Londres le 27 septembre pour l'interviewer à la veille de la manifestation contre la guerre.

La guerre contre le terrorisme est-elle une nouvelle version du « fardeau de l'homme blanc » ?

J. Pilger : Les impérialistes européens classiques du XIXème siècle se croyaient littéralement chargés d'une mission. Je ne crois pas que les impérialistes d'aujourd'hui aient le même sens du service public. Ce ne sont que des pirates. Oui, ce sont des fondamentalistes, des fondamentalistes chrétiens, qui paraissent contrôler en ce moment la Maison-Blanche, mais ils sont très différents des gentlemen chrétiens qui dirigeaient l'empire britannique en croyant qu'ils répandaient le bien autour du monde. Ce dont il s'agit aujourd'hui, c'est du pouvoir brut.

Pourquoi dites-vous cela ?

J. Pilger : L'attaque contre l'Irak a été préparée depuis très longtemps. Il ne manquait plus qu'un prétexte. Depuis que George  Bush Senior n'avait pas renversé Saddam Hussein en 1991, l'extrême droite aux Etats-Unis désirait finir le travail. La guerre contre le terrorisme leur en a donné l'occasion. Même si la raison en est tordue et fraudulause, il semble bien qu'ils vont foncer en avant et finir le travail.

Pourquoi Tony Blair est-il un partisan si enthousiaste de la politique des Etats-Unis ?

J. Pilger : Dans ce pays, nous avons un gouvernement très à droite, bien qu'il s'appelle le gouvernement travailliste. Cela a trompé beaucoup de gens, mais ils sont de moins en moins dupes. Le Parti travailliste britannique a toujours eu une « composante atlantique » très forte, servile vis-à-vis de la politique des Etats-Unis, et Blair représente cette aile. Il est visiblement obsédé par l'Irak. Il faut qu'il le soit parce que la majorité écrasante du peuple britannique est opposée à une action militaire. Je n'ai jamais rien connu de tel. Pour vous donner un exemple, le Daily Mirror a sondé ses lecteurs et 90% sont opposés à une attaque contre l'Irak.

Dans l'ensemble, les sondages dans ce pays révèlent que environ 70% de gens sont opposés à la guerre. Blair est en contradiction avec le pays.

Dans votre nouveau livre, vous parlez du groupe autour de Bush qui définit pour l'essentiel la politique de guerre, des gens comme le vice-président Dick Cheney, le secrétaire à la défense Donald Rumsfeld et son adjoint Paul Wolfowitz. Vous décrivez particulièrement Richard Perle, qui avait été secrétaire à la défense adjoint du Pentagone sous Reagan. Vous soulignez sa remarque: « Ceci est la guerre totale.»

J. Pilger : J'avais interviewé Perle quand il bourdonnait autour de l'administration Reagan dans les années 1980 et j'avais été frappé à quel point cet homme était véritablement fanatique. Il proposait alors son idée de la guerre totale. Tout l'extrémisme de Bush vient des années Reagan. C'est pourquoi des gens comme Perle, Wolfowitz et d'autres réfugiés de cette époque sont de nouveau en selle aujourd'hui. Je me suis concentré sur Perle dans le livre parce que j'ai pensé qu'il décrivait plutôt éloquemment les politiques du régime Bush. Le 11 septembre a été pour ces gens, pour cette clique, une providence divine. Ils n'avaient jamais vraiment cru qu'ils auraient un jour la légitimité pour faire ce qu'ils font. Bien sûr, ils n'ont pas vraiment la légitimité parce que la plus grande partie du monde est opposée à ce qu'ils font. Mais ils sont convaincus qu'à défaut d'une véritable légitimité, le 11 septembre leur a procuré aux Etats-Unis une base électorale.

Ils appartiennent aussi à une administration venue au pouvoir dans des circonstances troubles.

J. Pilger : Je ne considère pas que ce groupe a été élu. C'est assez clair que c'est Al Gore qui a remporté plus de voix. Je pense que la description exacte de ce groupe, c'est une ploutocratie militaire. Mais comme j'ai vécu et travaillé aux Etats-Unis, je dois ajouter que je ne veux pas faire une trop grande distinction entre le régime Bush et ses prédécesseurs. Je ne vois pas une grande différence. Clinton a continué de financer la guerre des étoiles. Il a présenté au Congrès le plus grand budget militaire de l'histoire. Il a bombardé l'Irak de manière régulière. Il a maintenu en place les sanctions barbares. Il a vraiment joué son rôle. Le gang Bush n'a fait que pousser les choses un peu plus loin.

Si l'on en juge par le discours, il semble que les principaux dirigeants de l'administration Bush sont beaucoup plus belliqueux. Ils ne prennent pas de gants. Ils emploient un langage extrême : « Ou vous êtes avec nous ou vous êtes avec les terroristes.»

J. Pilger : Il faut leur être reconnaissants car ils ont révélé clairement aux gens à quel point ils sont dangereux. Auparavant Clinton pouvait persuader beaucoup de gens qu'il était vraiment un type civilisé et que son administration avait à cœur les meilleurs intérêts de l'humanité. Aujourd'hui, nous ne sommes plus obligés d'avaler toutes ces conneries. C'est très clair que l'administration Bush échappe à tout contrôle. Elle contient certaines personnes véritablement dangereuses.

Quel jugement portez-vous sur la politique des Etats-Unis à l'égard d'Israël ?

J. Pilger : Israël est le chien de garde américain au Proche-Orient et c'est pourquoi les Palestiniens sont toujours encore victimes d'une des occupations militaires les plus longues. Ils n'ont pas de pétrole. S'ils étaient les Saoudiens, ils n'en seraient pas là aujourd'hui. Mais les Palestiniens sont dans la position de pouvoir bouleverser l'ordre impérial au Moyen Orient. Assurément, tant qu'il n'y aura pas de justice pour les Palestiniens, il n'y aura jamais aucune espèce de stabilité au Moyen-Orient. Je suis tout à fait convaincu de cela. Israël est le représentant des Etats-Unis dans cette partie du monde. Sa politique est tellement intégrée à celle des Etats-Unis qu'ils emploient le même langage. Si vous lisez les déclarations de Sharon et celles de Bush, elles sont virtuellement identiques.

Vous écrivez pour le «Daily Mirror», le «tabloïde» britannique qui diffuse à plus de deux millions d'exemplaires. Comment avez-vous obtenu ce travail ?

J. Pilger : J'avais écrit pour le Daily Mirror durant vingt ans. J'y étais entré en 1960 quand j'étais arrivé d'Australie. Vous n'avez pas véritablement aux Etats-Unis quelque chose comme le Daily Mirror, tel qu'il était et tel qu'il essaie d'être à nouveau. Le Daily Mirror est le tabloïde qui penche à gauche. En fait, c'est un partisan traditionnel du Parti travailliste dans ce pays. Je suppose que sa ligne politique est centre gauche. A l'époque où j'y avais travaillé, il était très audacieux politiquement. Il publiait des articles sur plusieurs régions du monde du point de vue des victimes des guerres. J'ai couvert le Vietnam pour lui durant de nombreuses années. A l'époque, le Daily Mirror jouait un rôle politique central au Royaume-Uni. Puis il est tombé dans une longue période plutôt terrible, essayant de copier son rival The Sun qui appartient à Rupert Murdoch. Et il est devenu juste un tabloïde ordurier.

Depuis le 11 septembre, le Daily Mirror a cherché à retrouver ses racines et a semble-t-il décidé d'être à nouveau un peu ce qu'il avait été. J'ai reçu un téléphone me demandant si j'accepterais d'écrire à nouveau pour lui et j'ai accepté. C'est pour moi un plaisir de faire cela. C'est devenu un antidote important aux médias qui appuient dans l'ensemble l'establishment, et dont certains sont de droite d'une manière rageuse. Le Mirror sort du rang et c'est une bonne nouvelle.

Dans un de vos articles du «Daily Mirror», vous avez appelé les Etats-Unis «le principal Etat voyou du monde». Cela vous a valu la colère du «Washington Times», qui appartient à la secte de Moon. Ils ont appelé votre journal «un tabloïde strident lu par les hooligans du foot». Votre concitoyen australien Rupert Murdoch, le propriétaire du «New York Post», a appelé le «Daily Mirror» «un tabloïde de Londres qui aime les terroristes».

J. Pilger : Je dois faire une correction. Murdoch n'est pas mon concitoyen australien. C'est un Américain.

Mais il est né en Australie.

J. Pilger : Non, il est américain. Il a renoncé à sa nationalité australienne pour pouvoir acheter des chaînes de télévision aux Etats-Unis, ce qui est symptomatique de la manière dont il opère. Tout est à vendre, même son acte de naissance. Le Daily Mirror n'est pas lu par des hooligans du foot. Il est lu par des gens normaux de ce pays. Un tel commentaire est tout simplement méprisant. Mais je ne peux vraiment que me sentir flatté d'être critiqué d'un même mouvement par les Moonies et par Murdoch.

Dans son essai intitulé « Politics and the English Language » (La politique et la langue anglaise) George Orwell montre l'importance centrale de la langue pour formuler et nourrir le débat. Il critiquait particulièrement l'emploi des euphémismes et du passif. Ainsi nous avons droit aujourd'hui aux « dommages collatéraux », au « libre échange » et « au terrain de jeu mis à niveau », ainsi qu'à des constructions de phrase comme « les villages ont été bombardés » ou « des civils afghans ont été tués ». Vous comparez la rhétorique de la guerre contre le terrorisme à la sorte de langue que Orwell critiquait.

J. Pilger : Orwell est presque notre pierre de touche. Certains de ses écrits satiriques ressemblent aujourd'hui à la réalité. Quand vous voyez quelqu'un comme Dick Cheney qui parle de « la guerre sans fin » ou d'une guerre qui pourrait durer cinquante ans, il pourrait être Big Brother. Voyez Bush qui n'en finit plus de parler des forces du mal. Qui sont les représentants du mal ? Dans le roman d'Orwell 1984, le mal s'appelait Goldstein. Orwell écrivait une lugubre parodie. Mais ces gens qui gouvernent les Etats-Unis pensent ce qu'ils disent. Si j'étais enseignant, je recommanderais à tous mes étudiants de se dépêcher de lire la plupart des livres d'Orwell, particulièrement 1984 et La ferme des animaux, parce qu'alors ils commenceraient à comprendre le monde dans lequel nous vivons.

Et l'emploi du mode passif ?

J. Pilger : Employer le passif est toujours très pratique. Voyez-vous, une grande partie de cet anglais de la propagande vient de là. L'establishment britannique a toujours utilisé le passif. Ce fut une arme de discours afin que ceux qui dans l'ancien empire commettaient des actes terribles ne puissent pas être identifiés. Voyez comment aujourd'hui l'establishment britannique utilise le « nous royal », par exemple pour dire « nous pensons que ». On entend beaucoup cela ces temps. Cela suggère de manière erronée que nous sommes inclus parmi ceux qui décident de bombarder des pays, de dévaster des économies, de participer à des actes de piraterie internationale.

Qu'est-ce qui ne va pas dans le journalisme aujourd'hui ?

J. Pilger : Un grand nombre de journalistes ne sont aujourd'hui plus que des porte-parole, des transmetteurs de ce que Orwell appelait la vérité officielle. Ils codent simplement des mensonges et les diffusent. Cela me fait vraiment mal que tant de mes collègues journalistes puissent être pareillement manipulés qu'ils en deviennent en réalité ce que les Français appellent des fonctionnaires et non plus des journalistes.

Beaucoup de journalistes se mettent fortement sur la défensive si vous suggérez qu'ils puissent être autre chose qu'impartiaux et objectifs. Le problème avec les mots que sont « impartialité » et « objectivité », c'est qu'ils ont perdu le sens que leur donne le dictionnaire. Ils ont été détournés. Aujourd'hui  « impartialité » et « objectivité » désignent le point de vue de l'establishment. Chaque fois qu'un journaliste me dit «Oh, vous ne comprenez pas, je suis impartial, je suis objectif», je sais ce qu'il dit. Je décode immédiatement. Il veut dire qu'il se fait le porte-parole de la vérité officielle. Presque toujours. Sa protestation signifie qu'il défend un point de vue consensuel de l'establishment. C'est intériorisé. Les journalistes ne s'assoient pas pour penser « je vais maintenant parler pour l'establishment». Bien sûr que non. Mais ils intériorisent tout un système de postulats dont l'un des plus forts est que le monde devrait être considéré en termes de son utilité pour l'Occident, et non pour l'Humanité. Cela conduit les journalistes à faire une distinction entre les gens qui comptent et ceux qui ne comptent pas. Les gens qui sont morts dans ce terrible crime des deux tours de New York comptent. Les gens qui sont morts bombardés dans leurs villages poussiéreux de l'Afghanistan, eux, ne comptent pas, même s'il semble bien que leur nombre a été plus grand. Les gens qui vont mourir en Irak ne comptent pas. On a réussi à démoniser l'Irak comme si chacun qui vit là-bas était Saddam Hussein en personne. Tandis que se prépare cette attaque contre l'Irak, les journalistes ont presque universellement exclu la perspective de morts civils et ne veulent pas voir le nombre de gens qui vont mourir, car ces gens ne comptent pas.

Les choses ne commenceront à changer que si les journalistes comprennent le rôle qu'ils jouent dans cette propagande, seulement s'ils réalisent qu'ils ne peuvent pas être tout à la fois des journalistes indépendants honnêtes et des agents du pouvoir.

*David Barsamian est le directeur de la Radio alternative de Boulder dans le Colorado. Il est l'auteur de "The Decline and Fall of Public Broadcasting"(Le déclin et la chute de la radio/TV publique) paru chez South End Press. Cet interview a été transcrit dans The Progressive, Etats-Unis.


MEDIAS-MENSONGES-DESINFORMATION


in girum imus nocte et consumimur igni

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#18 30-07-2007 02:14:46

poip
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Re: Guerre au terrorisme, vérités et mensonges

Merci pour ce reportage des plus explicite!


------Il vaut mieux suivre le bon chemin en boitant que le mauvais d'un pas ferme.------

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#19 30-07-2007 04:13:58

Dr Gonzooo
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Re: Guerre au terrorisme, vérités et mensonges

Encore un doc qui remonte le moral à 0 ^^. A voir.


© Forces Françaises Libres

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#20 12-08-2007 09:36:47

kézako
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Re: Guerre au terrorisme, vérités et mensonges

Un site en français que je ne connaissais pas et qui traite du même sujet avec des éléments encore plus récents :

http://www.top-debats.info/blog.php?lng … mp;pg=1851

L’Oncle Sam soutient des «terroristes islamiques»
Opérations secrètes du gouvernement Bush dirigées contre l’Iran, le Liban et la Syrie
par Michel Chossudovsky, Canada

Du même coup je fais remonter la vidéo du reportage : Terrorisme, vérités et mensonges

L'effet kiss-cool wink


« La première victime d’une guerre, c’est la vérité » Déclaration du sénateur américain Hiram Johnson en 1917, lors de l’entrée en guerre des États-Unis.

Vous avez dit anti-américanisme ?

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#21 26-08-2007 20:52:47

kézako
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Re: Guerre au terrorisme, vérités et mensonges

Un article daté de 2006 à propos de la trés sulfureuse école des Amériques de l'armée américaine:

http://echo-actu.blogspirit.com/archive … .html#more

Les ministres de la défense de l'Argentine et de l'Uruguay auraient cité l'héritage de torture et de répression sociale de l'École des Amériques (School of Americas).

Cette semaine, deux pays sud-américains ont envoyé un message de support aux droits de la personne et de la responsabilité des forces armées en cessant tout entraînement de troupes à l'École des Amériques. Nilda Garré, le ministre de la défense de l'Argentine et son homologue de l'Uruguay Azucena Berrutti, auraient décidé d'arrêter d'envoyer des soldats de leurs pays à l'école militaire basée à Fort Benning, Georgie et maintenant nommée le Western Hemisphere Institute for Security Cooperation.

La décision critique des deux pays aurait suivi des rencontres de groupes de défense des droits de la personne avec des activistes de l'organisation School of America Watch. Ils auraient rencontré la représentante religieuse Lisa Sullivan, un survivant d'activités de torture Carlos Mauricio et le révérend Roy Bourgeois.

"Partout où nous nous sommes déplacés ce mois-ci en Amérique du Sud, nous avons été surpris de voir que les gens étaient conscients de la réalité de l'École des Amériques" déclare Mme Sullivan. "Ils ont eu des expériences personnelles des horreurs des tortures, détentions et "disparitions" causées par ses diplômés.

L'Argentine et l'Uruguay sont ainsi devenus le deuxième et troisième pays à annoncer la cessation de l'entraînement d'officiers à l'École de Amériques. En janvier 2004, Hugo Chavez avait été le premier à annoncer que le Venezuela n'entraînerait plus ses soldats à cette école.

La décision des deux pays Sud-Américains arrive à un moment crucial dans la campagne visant à fermer l'institution de l'armée américaine. Une législation introduite l'année dernière par le représentant McGovern qui vise à suspendre les activités à l'École des Amériques et vise à réviser la politique d'entraînement de forces armées étrangères en Amérique Latine devrait passer au vote en mai 2006. La motion a présentement 126 supporteurs des deux partis.

L'École des Amériques a fait les manchettes en 1996 lorsque le Pentagone a diffusé des manuels d'entraînement utilisés à l'école qui préconisait la torture, l'extorsion et les exécutions. Malgré cette admission choquante et des centaines de violations des droits humains en relation avec des officiers entraînés à l'école, aucune enquête indépendante sur l'institution n'a eu lieu.

"Aux yeux de l'Amérique Latine, l'École des Amériques représente les pires violations des droits humains" déclare le révérend Bourgeois, fondateur de SOA Watch. "Peu importe le nombre de réformes, rien ne viendra réparer ces relations. Nous devons fermer l'école si nous désirons montrer aux États-Unis que nous sommes sérieux au niveau des droits humains".

Source: commondreams.org - 28 Mar. 2006 (Lien)


-= Note =-
Un autre signe de la perte d'influence des États-Unis en Amérique Latine?


« La première victime d’une guerre, c’est la vérité » Déclaration du sénateur américain Hiram Johnson en 1917, lors de l’entrée en guerre des États-Unis.

Vous avez dit anti-américanisme ?

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#22 24-09-2008 22:27:51

Winston
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Re: Guerre au terrorisme, vérités et mensonges

Un exellent journaliste ce John Pilger. Une perle rare !

Dommage qu'aucun mainstream ne veuille le publier à présent. Avant oui. Maintenant, non.

http://www.johnpilger.com/


"Ceux qui ont le privilège de savoir ont le devoir d'agir." Albert Einstein

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#23 03-11-2008 10:01:22

Grafton
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Re: Guerre au terrorisme, vérités et mensonges

Un autre 11 septembre fait partie intégrante de la doctrine militaire étasunienne

par Michel Chossudovsky

Mondialisation.ca, Le 2 novembre 2008

http://www.mondialisation.ca/index.php? … ;aid=10787


Depuis plusieurs années maintenant, de hauts fonctionnaires du gouvernement Bush, dont le Président et le vice-président, laissent entendre, en termes non assurés, qu'il y aura «un deuxième 11 septembre.»

Les citations de discours présidentiels et de documents officiels abondent. Les États-Unis sont menacés :

«Dans un avenir proche, des attentats . . . égaleront ou dépasseront ceux du 11/9. .. Et il est assez évident que la capitale du pays et la ville de New York sont sur la liste . . ». (Tom Ridge, ancien Ministre de la Répression Interne (DHS, Homeland Security), décembre 2003)



«Vous demandez, ‘Est-ce sérieux ?’ Oui, vous pouvez parier tout ce que vous voulez. Ces gens ne feront rien à moins que ce ne soit une situation grave.» (Donald Rumsfeld, ancien Ministre de la Guerre, décembre 2003)


« . . . Des rapports dignes de foi signalent qu’Al-Qaida progresse dans son projet de porter une attaque de grande envergure aux États-Unis pour essayer de perturber notre marche démocratique . . . »(Tom Ridge, ancien Ministre du DHS, 8 juillet 2004)


«L'ennemi qui a frappé le 11 septembre est fragilisé et brisé, pourtant il est toujours implacable et il projette de nous frapper encore.» (Dick Cheney, Vice Président, 7 Janvier 2006)



«Nous sommes toujours une nation en danger. Une partie de notre stratégie, bien sûr, est de rester offensifs contre les terroristes qui pourraient nous faire du tort. En d'autres termes, il est important de les vaincre à l’étranger pour n’avoir jamais à les affronter ici. Néanmoins, reconnaissons que nous devons être pleinement préparés ici, dans notre patrie.» (George W. Bush, Président, 8 février 2006)

«Notre principal ennemi est al-Qaida et consorts. Leurs alliés choisissent leurs victimes sans discrimination. Ils tuent des innocents pour faire progresser une idéologie claire et déterminée. Ils cherchent à établir un califat islamique radical, de sorte qu'ils puissent imposer un nouvel ordre brutal contre la volonté des gens, un peu comme les Nazis et les communistes ont cherché à le faire au cours du siècle passé. Cet ennemi n’acceptera aucun compromis avec le monde civilisé . . .» (George W. Bush, Président, conférence à la coalition du CENTCOM, 1er mai 2007)



«Nous avons aujourd’hui des capacités scientifiques et techniques qui posent l’éventualité très réelle qu'un petit groupe terroriste puisse tuer non seulement des milliers de gens, comme ils l'ont fait le 11 septembre, mais des centaines de milliers. Et cela a changé la dimension de la menace que nous affrontons.»(Michael Chertoff, Ministre du DHS, université de Yale, 7 avril 2008.

«Nous sommes en guerre contre le terrorisme parce que l'ennemi nous a attaqué en premier, et nous a frappé durement . . . Le leadership d’Al-Qaida dit avoir le droit de tuer quatre millions d’Étasuniens . . . Depuis près de six ans à présent, les États-Unis ont pu contenir leurs tentatives d’attentats ici, chez nous. Personne ne peut garantir que nous ne serons pas à nouveau frappés. . . »(Dick Cheney, Vice Président, United States Military Academy Commencement, West Point, New York, 26 mai 2008)

(Souligné par nous.)

Toutes ces affirmations de sources autorisées pointent en chœur dans la même direction : l'ennemi frappera à nouveau !

Arrière-plan historique en faveur d’un « second 11 septembre »

L’hypothèse d'un deuxième 11 septembre est devenue partie intégrante de la doctrine militaire étasunienne. Les États-Unis sont attaqués, leur armée doit réagir préventivement.

Dans le sillage immédiat de l'invasion de l'Irak (avril 2003), diverses mesures de sécurité nationale ont été fixées, focalisées explicitement sur l'éventualité d'un autre attentat contre les États-Unis. En fait, ces mesures ont été inaugurées en même temps que la première étape des plans de guerre contre l'Iran, en mai 2003, sous l'opération Theater Iran Near Term (TIRANNT, imminence du théâtre iranien). (Voir Michel Chossudovsky, Nom de code TIRANNT : les plans de guerre US contre l’Iran, Mondialisation.ca, 21 février 2007.)


Rôle d'un « événement créant d’énormes pertes »

Lors d’une interview pour un magazine en décembre 2003, l’ancien commandant du CENTCOM, le général Tommy Franks, a esquissé le scénario de ce qu'il décrivait comme« un événement produisant d’énormes pertes » sur le sol étasunien (un deuxième 11 septembre). Dans la déclaration du général Franks, il était implicite qu’il était convaincu du fait que le concept de la mort de civils était nécessaire pour sensibiliser et rassembler le soutien public en faveur de la « guerre mondiale contre le terrorisme » :

«Un énorme fait terroriste, produisant des victimes [se produira] quelque part dans le monde occidental, peut-être aux États-Unis d'Amérique, faisant en sorte que notre population remettra en question notre propre Constitution et commencera à militariser notre pays afin d'éviter la répétition d'une autre événement créant d’énormes pertes.» (Interview du général Tommy Franks, Cigar Aficionado, décembre 2003)

De façon indirecte, Franks faisait allusion à un attentat terroriste, un «deuxième 11 septembre», qui pourrait servir à galvaniser l'opinion publique étasunienne pour soutenir la loi martiale.


Le général Tommy Franks

L’«événement produisant d’énormes pertes» était présenté par le général Franks comme l’occasion d’un virage politique crucial. La crise et les troubles sociaux créés par les pertes civiles faciliteraient des changements majeurs dans les politiques et les structures sociales et institutionnelles des États-Unis, menant à la suspension du gouvernement constitutionnel. (Voir Michel Chossudovsky, Directive de Bush pour une « Catastrophic Emergency » in America: Building a Justification for Waging War on Iran?, Global Research, 24 juin 2007)


L’Opération Northwoods

Le concept d’«événement engendrant d’énormes pertes» fait partie de la planification militaire. En 1962, l'état-major envisageait un plan secret, intitulé «Opération Northwoods», pour faire délibérément des victimes civiles dans la communauté cubaine de Miami (c'est-à-dire « mettre en scène le meurtre de Cubains vivant aux États-Unis ») pour justifier l’invasion de Cuba :

«Nous pourrions faire sauter un navire étasunien dans la baie de Guantanamo et accuser Cuba ; organiser une campagne terroriste des communistes cubains dans la région de Miami, dans d'autres villes de Floride et même à Washington ; la liste de victimes dans les journaux étasuniens provoquerait une opportune vague d'indignation nationale.» (Voir le document top secret libéré en 1962 et intitulé Justification for US Military Intervention in Cuba (voir Operation Northwoods.)

L’Opération Northwoods fut présentée au Président Kennedy. Ce projet ne fut pas mis à exécution.


Pour consulter la Northwoods Archive, cliquez ici.


La doctrine militaire

Le général Franks ne donnait pas son point de vue personnel à propos de la mort de civils. Il décrivait la particularité centrale des opérations secrètes de l’intelligence militaire, qui remonte à l'opération Northwoods.

Un événement déclenchant la mort de civils dans la mère patrie sert d’instrument de propagande de guerre. L'objectif est de retourner la réalité la tête en bas. Le pays agresseur devient celui qui est attaqué, les États-Unis se présentant en victimes d’une guerre menée par des États sponsors du terrorisme islamique, alors qu'en réalité ils sont l’auteur d'un théâtre de guerre de grande envergure au Moyen-Orient.

Le concept entier de « guerre mondiale contre le terrorisme » est compatible avec la logique de l'opération Northwoods : Les victimes civiles de l'attentats du 11 septembre aux États-Unis servent un « incident prétextant une guerre » galvanisant le soutien public en faveur d’une intervention militaire en Irak et Afghanistan.

À partir de 2005, la conjecture d'un deuxième 11 septembre est devenue partie intégrante de la planification militaire.

Des déclarations émanant de la Maison Blanche, du Pentagone et du Ministère de la Répression Intérieure, indiquent la montée d’un consensus sur la nécessité et le caractère inéluctable d'une deuxième attaque terroriste contre une région urbaine majeure aux États-Unis.

À Londres, dans le mois suivant juillet 2005, le vice-président Cheney aurait ordonné à l’US Strategic Command (USSTRATCOM) d'établir un plan d'urgence « à utiliser en réponse d’un autre attentat terroriste du style 11 septembre contre les États-Unis. » Ce «plan d'urgence» utilise le prétexte d'un « Second 11septembre » pour préparer une grande opération militaire contre l'Iran. (Philip Giraldi, Attack on Iran: Pre-emptive Nuclear War, The American Conservative, 2 août 2005)

En avril 2006, sous la direction de Donald Rumsfeld, le Pentagone a lancé un plan militaire de grande envergure, pour « combattre le terrorisme » dans le monde entier, en vue de représailles dans le cas d'un deuxième attentat terroriste majeur aux États-Unis.

La supposition du plan du Pentagone était que cet attentat présumé, fait par un ennemi extérieur contre les États-Unis, se traduirait par des pertes, qui serviraient à leur tour à justifier des actions militaires étasuniennes dans le théâtre de guerre du Moyen-Orient. Des organisations terroristes islamiques (hormis l'ennemi), soutenues clandestinement par les services secrets étasuniens, sont susceptibles d’effectuer cet attentat, ce qui n’est bien sûr pas mentionné.

Selon le Pentagone, un deuxième attentat aux États-Unis servirait un important objectif politique.
 
Les trois documents du Pentagone consistaient en « plans de campagne » généraux, plus deux « plans annexes. » Le deuxième « plan annexe » se concentrait explicitement sur la possibilité d'un « second 11 septembre» sur le sol étasunien, et sur comment il pourrait fournir « une opportunité » pour élargir à de nouvelles frontières la guerre menée par les États-Unis au Moyen-Orient :

«Il montre comment les militaires peuvent à la fois perturber et répondre à une autre frappe terroriste aux États-Unis. Il comporte de longues annexes qui proposent aux militaires un menu d'options de ripostes rapides contre des groupes terroristes, des individus ou des États sponsors particuliers, en fonction de l’auteur présumé de l’attentat. Un autre attentat pourrait créer à la fois le prétexte et l’opportunité qui manquent aujourd'hui pour riposter contre des objectifs connus, selon des fonctionnaires à la guerre actuels et anciens familiers du plan.» (Washington Post, 23 avril 2006, souligné par nous)

La loi martiale

Depuis 2003, diverses procédures ont été adoptées en ce qui concerne la promulgation de la loi martiale en cas de soi-disant « circonstance nationale catastrophique. »

Sous loi martiale, l'armée prendrait la direction de plusieurs attributions gouvernementales civiles, notamment la justice et les forces de l’ordre.

Des décisions du domaine du ministère de la Répression intérieure (Homeland Security) décrivent les circonstances précises qui pourraient faire déclarer la loi martiale dans l’hypothèse d'un deuxième 11 septembre.

En mai 2007, une directive présidentielle majeure sur la Sécurité nationale (National Security and Homeland Security Presidential Directive NSPD 51 & HSPD 20)  envisageait explicitement la possibilité d'un deuxième 11 septembre.

La directive NSPD 51 est taillée sur mesure pour s'adapter aux prémisses du « plan antiterroriste » de 2006 du Pentagone et au « plan d’urgence » de 2005 du vice-président Cheney. (Voir Michel Chossudovsky, Bush Directive for a Catastrophic Emergency" in America: Building a Justification for Waging War on Iran?,  Global Research, 24 juin 2007). Cette directive établit des procédures pour « la continuité du gouvernement » (COG) en cas de « circonstances catastrophiques. » Celles-ci sont définies dans les directives NSPD 51 et HSPD 20 :

«Tout incident, en tout lieu, entraînant un niveau exceptionnellement élevé de pertes, de dégâts ou de bouleversements, affectant gravement la population des États-Unis, les infrastructures, l'environnement, l'économie, ou les fonctions gouvernementales.»

La directive NSPD 51 se fonde sur l'idée que les États-Unis sont attaqués et que les «circonstances catastrophiques» se présentent sous forme d'attentat terroriste dans une grande région urbaine.

« La continuité du gouvernement, » ou « COG, » est définie dans la directive NSPD 51 comme « un effort coordonné au sein du pouvoir exécutif du gouvernement fédéral pour assurer la bonne marche des fonctions essentielles lors de circonstances catastrophiques.»

Plus récemment, en mai 2008, une autre directive présidentielle sur la Sécurité nationale, intitulé Biometrics for Identification and Screening to Enhance National Security (NSPD 59, HSPD 24), a été produite par la Maison Blanche.

La directive NSPD 59 complète la NSPD 51. La nouvelle directive ne se limite plus aux KST, ce qui signifie « Known and Suspected Terrorists » (terroristes connus et suspectés de l’être) dans le jargon de la sécurité. Elle comporte différentes catégories de terrorisme domestique, la supposition étant que ces groupes intérieurs travaillent main dans la main avec des Islamistes. 

«La capacité d’identifier les individus capables de faire du tort aux Étasuniens et à la nation est essentielle pour protéger le pays. Depuis le 11 septembre 2001, les organismes gouvernementaux ont fait des progrès considérables dans le domaine de la sécurité nationale, grâce à l'intégration, à l’aide aux moyens d’existence et au partage d'informations servant à identifier les individus pouvant constituer une menace pour la sécurité nationale. (NSPD 59) »

La directive NSPD 59 va bien au-delà de la question de l'identification biométrique. Elle recommande la collecte et le stockage de données « biométriques associées, » c’est-à-dire, des informations sur la vie privée des citoyens étasuniens, dans les moindres détails, tout cela devant être «mené à bonne fin dans le respect de la loi» (Pour plus de détails, voir Michel Chossudovsky, "Big Brother" Presidential Directive: "Biometrics for Identification and Screening to Enhance National Security", Global Research, juin 2008.)

Cette NSPD est dirigée explicitement contre les citoyens étasuniens, qui sont désormais catalogués en tant que terroristes potentiels.

Bien que des « théoriciens du complot » aient été accusés de cogiter en ce qui concerne la possibilité d'un deuxième 11 septembre, la plupart des insinuations émanent de sources officielles étasuniennes, notamment de la Maison Blanche, du Pentagone et du ministère de la Répression interne.

Le fait qu'un « événement produisant des pertes énormes » puisse être utilisé dans le cadre d'un ordre du jour de politique étrangère étasunienne est diabolique. Les déclarations officielles sont grotesques.

Consensus bipartite dans la campagne des présidentielles : « Al-Qaida frappera encore »



Bien que la campagne des élections présidentielles ait évité la question d'un deuxième 11 septembre, les deux candidats ont reconnu les dangers d'un autre attentat. Barack Obama et John McCain, tous deux ont manifesté leur détermination à protéger les États-Unis contre Al-Qaida :

«Al-Qaida, les Taliban, toute une série de réseaux déterminés à attaquer les États-Unis, qui ont une idéologie dénaturée, qui ont perverti la foi de l'Islam, et que nous devons donc poursuivre. (Réponse de Barack Obama à la question « Qui est l’ennemi ? » de Bill O'Reilly sur Fox News le 5 septembre 2008.)

«Nous avons porté un coup sérieux à Al-Qaida durant ces dernières années. Mais ils ne sont pas vaincus, et ils nous frapperont encore s'ils le peuvent.» (John McCain, discours de remerciement, 5 september 2008).


Le courant médiatique traditionnel expose les « besoins » d'un deuxième 11 septembre.

Bien que le Washington Post ait laissé fuir l’essentiel des documents classés confidentiels du Pentagone relatifs à la « possibilité » d'un deuxième 11 septembre, la question n'a fait l'objet d’aucun commentaire ou analyse de la part du courant médiatique dominant.

Cependant il est à noter que, lors d’une interview pour Fox News en août 2007, « un second 11 septembre « a été salué comme un moyen de sensibiliser et d'unir les Étasuniens contre l'ennemi.

Parlant sur Fox News, le chroniqueur Stu Bykofsky a affirmé que les États-Unis avaient «besoin » d'un nouveau 11 septembre pour unir le peuple qui a «oublié» qui est l'ennemi. Il a aussi prétendu qu’« il y aura un autre 11 septembre, » et le présentateur de Fox New, John Gibson, a fait montre de son assentiment. Les victimes civiles contribueront à unifier le pays et à faire prendre conscience.

Il a déclaré : «Il faudra beaucoup de morts pour réveiller les États-Unis.»

Bien que l'article controversé de Stu Bykofsky dans le Philadelphia Daily News (9 août 2007) fut, à l'époque, considéré comme farfelu, ce que disait en fait Bykovsky ne différait pas beaucoup du stratagème du Pentagone (calqué sur l'Opération Northwoods) concernant le rôle d’un événement produisant d’énormes pertes dans le déclenchement d’«une opportune vague d’indignation.»

TRANSCRIPTION DE FOX NEWS NETWORK

La grosse affaire avec John Gibson, 7 août 2007, à 17 heures de la Côte Est

Pour voir l’entrevue, cliquez ici.

Le chroniqueur monte sur le plateau pour dire « Nous avons besoin d’un autre attentat du 11 septembre. »

Présentateur : John Gibson

Interview du chroniqueur Stu Bykofsky.

John Gibson : Pour garder les États-Unis en grande sécurité, nous avons besoin d'un autre 11 septembre. C'est ce qu’un chroniqueur préconise comme moyen d'unir les États-Unis. Près de 6 ans après les odieux attentats terroristes, dit-il, nous avons oublié notre ennemi. Il dit que la guerre en Irak divise les États-Unis, les Républicains et les Démocrates sont partagés sur la guerre, nous étions unis après le 11 septembre, mais il justifie sa déclaration controversée en disant que le front uni n’a justement pas duré. Et maintenant, les bloggers sont indignés. Certains disent que ce journaliste doit être viré de son poste pour nous avoir suggéré, je cite, le « besoin » d’un autre attentat. Ainsi, n’est-ce qu’un moyen de choquer ou d'offenser ou ce chroniqueur a-t-il réellement un argument valable ? Eh bien, il est là aujourd’hui pour s’expliquer en direct : Stu Bykofsky, chroniqueur d’actualité au Philadelphia Daily. Alors, Stu, permettez-moi de . . . nous allons simplement répéter. Ce que vous dites des besoins des États-Unis en ce moment ?

Stu Bykofsky : Eh bien, ma thèse est que nous sommes terriblement divisés, il y a de la discorde dans cette nation, et en tant que pays divisé, nous sommes faibles. Quand je regarde en arrière ce qui a rassemblé le pays ces dernières années, le 11 septembre a réuni le pays et il est resté uni, et nous étions tous dans le même camp, pendant au moins un an ou deux.

John Gibson : Stu, mais voulez-vous dire qu’en étant encore attaqués nous serions unis à nouveau, qu’il y a une sorte de fatalité ou que pour parvenir à cette unité nous avons réellement besoin de souffrir ?

Stu Bykofsky : Euh, John, je n'ai pas demandé réellement un attentat contre les États-Unis. Euh, je peux voir que les gens l’interprètent ainsi mais je ne l'ai pas vraiment dit. Cependant, un autre attentat contre les États-Unis est inévitable. Je le crois, pas vous ?

John Gibson : Oui, je le crois, réellement, et je pense qu’il faudra beaucoup de morts pour réveiller les États-Unis. Je pense à l’affaire, Steve, Stu, je suis désolé . . .

Stu Bykofsky : Y a pas de mal.

John Gibson : . . . c’est le mot « besoin. » Si vous dites, bien, ça va arriver et, vous savez, des Étasuniens vont mourir parce que nous avons laissé tomber notre garde, d’une part, mais quand vous dites que nous avons « besoin » d'un attentat ça . . . fait surtout enrager les proches des victimes.

Stu Bykofsky : John, euh, je peux comprendre qu'ils soient en colère. Avez-vous lu le titre ou le texte de ma chronique que je n'ai pas en face de moi ?

John Gibson : Eh bien, vous marquez un point. Avez-vous utilisé le mot « besoin » dans le texte ou est-il juste dans le titre ?

Stu Bykofsky : C'est le titre.

John Gibson : Donc vous ne l’avez pas fait réellement, vous n’endossez pas le mot «besoin» ?

Stu Bykofsky : Euh, non, je ne l’approuve pas. Il y avait une légère différence. D'autres personnes écrivent les titres et ce n'est pas exactement ce que j'essayais de dire.

John Gibson : Très bien, donc . . .

Stu Bykofsky : Mais, mais si vous considérez le contexte . . .

John Gibson : Mais, mais ce que vous essayez de dire, c'est que, que nous avons été, nous avons laissé tomber notre garde, nous nous battons entre nous au lieu de lutter contre les terroristes et que si nous ne parvenons pas nous réunir des gens vont mourir.

Stu Bykofsky : C'est absolument exact. Nous sommes en lutte contre un groupe de chiens enragés et notre attention devait être tournée ailleurs. Et je dis aussi que c’est la principale raison, à mon avis, euh, de la conduite aussi horrible de la guerre en Irak de la part de l'administration.

John Gibson : Stu . . .

Stu Bykofsky : Non, par nos troupes.

John Gibson : Ouais, d’accord, je ne veux pas que vous ayez davantage d'emmerdements. Stu, euh, quelle a été la réaction ? Le standard du journal a sauté ?

Stu Bykofsky : Euh, non John, nous n'avons pas de standard. Euh, hier, quand c’est paru, la réaction était partagée, car je pense que les gens de Philadelphie qui me lisent depuis longtemps savaient peut-être à quoi s'attendre. Ensuite, il a été publié quelque part en dehors de Philadelphie, et ce matin, quand je suis arrivé euh, il y avait bien plus de mille courriels et d’autres arrivés dans la journée étaient stockés. Et quantité d'appels . . .

John Gibson : Beaucoup veulent vous faire virer, non ?

Stu Bykofsky : Pardon ?

John Gibson : Un tas de ces courriels veut que vous soyez foutu à la porte, non?

Stu Bykofsky : Euh, oui. Un certain nombre de gens m'ont dit avoir appelé mon éditeur pour lui suggérer de me virer. Je ne pense pas que ça arrive.

John Gibson : Vous soutenez votre chronique ?

Stu Bykofsky : Oh, absolument.

John Gibson : Stu Bykofsky, à Philadelphie. Merci beaucoup Stu.

(Transcription de la vidéo originale)

Pour voir l’interview TV, cliquez ici


Article original, A Second 9/11": An Integral Part of US Military Doctrine , publié le 31 octobre 2008.

Traduction libre de Pétrus Lombard pour Alter Info.


Articles de Michel Chossudovsky publiés par Mondialisation.ca

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#24 02-03-2009 20:20:01

weas
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Re: Guerre au terrorisme, vérités et mensonges

Etats-Unis: la CIA a détruit 92 vidéos d'interrogatoires antiterroristes



La CIA a détruit 92 enregistrements vidéo d'interrogatoires antiterroristes, a révélé lundi un procureur du gouvernement américain dans une lettre au juge chargé du dossier, obtenue par l'AFP.

Ce nombre est beaucoup plus élevé que ce que l'agence de renseignement américaine avait reconnu jusqu'à présent.

"La CIA peut maintenant identifier le nombre d'enregistrements vidéo qui ont été détruits", affirme Lev Dassin dans sa lettre. "Quatre-vingt douze enregistrements ont été détruits."

Le 6 décembre, le directeur de l'Agence de renseignement américaine (CIA), Michael Hayden, avait reconnu que ses services avaient détruit en 2005 plusieurs bandes enregistrées en 2002 et montrant des enquêteurs chargés d'interrogatoires utilisant des techniques très controversées.

http://www.france24.com/fr/20090302-eta … erroristes


Que se disent deux bonshommes de neige quand ils se rencontrent ?
Ça sent la carotte !!

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#25 23-11-2010 10:43:17

kézako
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Re: Guerre au terrorisme, vérités et mensonges

Traducteur automatique:

http://www.youtube.com/user/RussiaToday

Une équipe de nouvelles RT a été libéré sous caution - après avoir passé environ 32 heures dans une prison américaine. Ils ont été placés en détention dans l'État de Géorgie, alors qu'il filmait une manifestation annuelle à proximité d'une base militaire surnommée la "School of Assassins". Correspondant Kaelyn Forde et caméraman Jon Conway ont été contraints de payer une amende après avoir été accusé d'avoir participé à la manifestation illégale. La police est toujours d'envisager un autre accusation portée contre eux, pour avoir prétendument manqué d'obéir aux instructions des agents. Kaelyn Forde, qui est au centre de l'histoire, a décrit les actions de la police comme «brutale».
RT sur Facebook: http://www.facebook.com/RTnews
RT sur Twitter: http://twitter.com/RT_com
... (Plus d'infos)
(Moins d'infos)
http://www.youtube.com/watch?v=xwn-rw2fGYs


« La première victime d’une guerre, c’est la vérité » Déclaration du sénateur américain Hiram Johnson en 1917, lors de l’entrée en guerre des États-Unis.

Vous avez dit anti-américanisme ?

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#26 27-04-2013 19:42:06

kézako
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Re: Guerre au terrorisme, vérités et mensonges

http://www.mondialisation.ca/linvasion- … od/5329876

L’invasion silencieuse de l’Afrique et les mensonges de Hollywood.


Par John Pilger

Mondialisation.ca, 05 avril 2013


http://www.globalresearch.ca/wp-content/uploads/2013/01/africom2.jpg

Une invasion à grande échelle est en train de se dérouler en Afrique. Les Etats-Unis sont en train de déployer des troupes dans 35 pays africains, en commençant par la Libye, le Soudan, l’Algérie et le Niger. Signalée par l’agence de presse Associated Press le jour de Noël, cette information était absente de la plupart des médias anglo-américains.

L’invasion n’a pratiquement rien à voir avec « l’Islamisme », et presque tout à voir avec la mainmise sur les ressources, notamment les minerais, et une rivalité croissante avec la Chine. Contrairement à la Chine, les Etats-Unis et leurs alliés sont prêts à employer la violence, comme démontré en Irak, Afghanistan, Pakistan, Yémen et Palestine. Comme lors de la Guerre Froide, une certaine division du travail stipule que c’est au journalisme occidental et à la culture populaire de fournir une justification à la guerre sainte contre « l’arc de menace » islamiste, semblable en tous points à la soi-disant « menace rouge » d’une conspiration communiste mondiale.

A l’instar de la Ruée vers l’Afrique à fin du 19eme siècle, l’African Command (Africom) des Etats-Unis a créé un réseau de partenaires parmi les régimes africains compréhensifs et avides de pots-de-vin et d’armes américains. L’année dernière, Africom a organisé l’opération African Endeavor, commandée par l’armée US, avec la participation des forces armées de 34 pays africains. La doctrine « de soldat à soldat » d’Africom consiste à placer des officiers US à tous les échelons de commandement, du général au sous-officier. Il ne manque plus que les casques coloniaux.

C’est comme si le fier passé historique de libération de l’Afrique, de Patrice Lumumba à Nelson Mandela, était condamné à l’oubli par une nouvelle élite coloniale noire dont la « mission historique », avait averti Franz Fanon il y a un demi-siècle, était de servir de courroie de transmission à « un capitalisme acculé au camouflage ».

Un exemple frappant est celui du Congo occidental, une région stratégique en minerais, contrôlé par un groupe atroce connu sous le nom de M23 et qui est lui-même contrôlé par l’Ouganda et le Rwanda, tous deux à la solde de Washington.

Planifié depuis longtemps comme une « mission » pour l’OTAN, sans parler des zélés Français dont les causes perdues coloniales sont restées à travers de la gorge, la guerre en Afrique est devenue urgente en 2011 lorsque le monde arabe semblait se libérer des Moubaraks et autres serviteurs de Washington et de l’Europe. L’hystérie provoquée dans les capitales impériales ne doit pas être sous-estimée. Des bombardiers de l’OTAN furent expédiés non pas à Tunis ou au Caire mais en Libye, où Kadhafi régnait sur les plus grandes réserves de pétrole en Afrique. Une fois la ville de Sirte réduite en poussière, les commandos d’élite britanniques ont dirigé les milices « rebelles » dans une opération qui depuis a été révélée et qualifiée de « bain de sang raciste ».

Le peuple indigène du Sahara, les Touaregs, dont les combattants berbères étaient protégés par Kadhafi, se sont enfuis à travers l’Algérie vers le Mali, où les Touaregs réclament depuis les années 60 un état indépendant. Comme l’a fait remarquer Patrick Cockburn, toujours attentif, c’est ce contentieux local, et pas al-Qaeda, que l’Occident craint le plus dans cette région de l’Afrique… « bien que pauvres, les Touaregs sont souvent assis sur d’immenses réserves de pétrole, de gaz, d’uranium et d’autres minerais précieux ».

Comme conséquence de l’attaque France/US contre le Mali le 13 janvier, une attaque contre un site gazier en Algérie s’est terminée dans un bain de sang, provoquant chez (le premier ministre britannique) David Cameron des réactions aux relents de 11 Septembre. L’ancien chargé des relations publiques de la chaîne de télévision Carlton s’est emporté sur une « menace globale » qui requiert « des décennies » de violences occidentales – c’est-à-dire la mise en place du modèle économique prévu par l’Occident pour l’Afrique, ainsi que le viol d’une Syrie multi-ethnique et la conquête d’un Iran indépendant.

Cameron a envoyé des troupes britanniques au Mali, et un drone, tandis que son chef des armées, l’expansif Général Sir David Richards, adressait « un message très clair aux djihadistes du monde entier : ne venez pas nous chercher des noises. Nous riposterons avec vigueur. » – exactement ce que les djihadistes avaient envie d’entendre. La trainée sanglante laissée par les victimes (toutes musulmanes) du terrorisme de l’armée britannique, et les affaires de torture « institutionnalisée » qui sont portées devant les tribunaux, apportent la touche d’ironie qui manquait aux propos du général. J’ai eu un jour à subir la « vigueur » de Sir David lorsque je lui ai demandé s’il avait lu la description faite par la courageuse féministe afghane Malalaï Joya du comportement barbare dans son pays des occidentaux et leurs alliés. « Vous êtes un défenseur des Taliban » fut sa réponse. (Il s’en excusa plus tard)

Ces sordides personnages sortent tout droit d’un roman d’Evelyn Waugh et nous font ressentir tout le souffle de l’histoire et l’hypocrisie. Le « terrorisme islamique » qui est leur excuse pour perpétuer le vol des richesses africaines est une de leurs propres inventions. Il n’y a plus aucune excuse pour avaler les histoires débitées par BBC/CNN et ne pas connaître la vérité. Lisez le livre de Mark Curtis, Secret Affairs : Britain’s Collusion with Radical Islam (Serpent’s Tail) [affaires secrètes : la collusion de la Grande-Bretagne avec l’islam radical – NdT] ou celui de John Cooley Unholy Wars : Afghanistan, America and International Terrorism (Pluto Press) [guerres impies : afghanistan, amérique et le terrorisme international – NdT] ou The Grand Chessboard [en français « le grand échiquier », chez hachette – NdT] par Zbigniew Brzezinski (HarperCollins) qui joua le rôle de sage-femme dans la naissance du terrorisme fondamentaliste moderne. En effet, les moudjahidin d’Al-Qaeda et des Talibans ont été créés par la CIA, son équivalent Pakistanais l’ISI, et le MI6 britannique.

Brzezinski, qui fut le Conseiller à la Sécurité Nationale du Président Jimmy Carter, décrit une directive présidentielle secrète de 1979 qui devint le point de départ de ce qui est aujourd’hui présenté comme une « guerre contre le terrorisme ». Pendant 17 ans, les Etats-Unis ont délibérément formé, financé, armé et lavé le cerveau de djihadistes qui « entrainèrent toute une génération dans la violence ». Le nom de code de l’opération était Operation Cyclone, et faisait partie du « grand jeu » destiné à faire tomber l’Union Soviétique mais qui a fait tomber les tours jumelles.

Depuis, l’information que des gens intelligents et éduqués ingurgitent et régurgitent est devenue une sorte de journalisme de parc d’attraction, épaulée comme jamais par Hollywood et son permis de mentir, et de mentir encore. Il y a le film en préparation sur Wikileaks de Dreamworks, un tissu de mensonges inspiré par le livre perfide de deux journalistes du Guardian devenus riches ; et il y a le film Zero Dark Thirty, qui promeut la torture et l’assassinat, dirigé par l’Oscarisée Kathryn Bigelow, la Leni Riefenstahl des temps modernes, qui diffuse la voix de son maître comme le faisait jadis le metteur en scène chéri du Führer. Tel est le miroir sans tain qui donne à peine un aperçu de tout ce que le pouvoir commet en notre nom.

John Pilger

http://johnpilger.com/

Article original en anglais :

africomThe Real Invasion of Africa is Not News, and a Licence to Lie is Hollywood’s Gift
, 30 janvier 2013

Traduction par VD pour le Grand Soir


« La première victime d’une guerre, c’est la vérité » Déclaration du sénateur américain Hiram Johnson en 1917, lors de l’entrée en guerre des États-Unis.

Vous avez dit anti-américanisme ?

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#27 06-11-2014 05:02:50

Noisse
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Re: Guerre au terrorisme, vérités et mensonges

Le Parlement français prend enfin au sérieux la lutte contre le terrorisme.

Article pris sur le site de Jean-Paul Pinte :

Terrorisme: le Parlement adopte une loi d’exception pour internet

04 novembre 2014 | Par Jérôme Hourdeaux

Députés et sénateurs ont définitivement adopté le projet de loi de lutte contre le terrorisme présenté en urgence par le gouvernement et encore durci par les parlementaires. Il prévoit le blocage administratif des sites internet faisant « l’apologie du terrorisme » ou encore sanctionne la « préparation » d’un attentat sur internet.

Le projet de loi de lutte contre le terrorisme déposé devant l’Assemblée avait été dénoncé comme liberticide par la quasi-totalité des associations de défense des droits de l’homme. Le texte, définitivement voté par les sénateurs ce mardi 4 novembre et donc adopté par le Parlement, a encore durci ce qui est désormais un dispositif de contrôle d’internet sans précédent en France.

Les appels et mises en garde de la Ligue des droits de l’homme, du Syndicat de la magistrature, de Reporters sans frontières, de la Quadrature du net ou encore du Conseil national du numérique n’auront eu aucun effet sur les parlementaires qui, lors du passage du texte devant les deux chambres, l’ont voté à chaque fois à la quasi-unanimité. À chaque examen de ce texte devant le Sénat puis devant la Commission mixte paritaire (CMP), dans le cadre d’une procédure d’urgence décrétée par le gouvernement, les élus ont même redoublé de zèle pour durcir le projet.

Dans un contexte médiatique marqué par la chasse aux « loups solitaires » qui menaceraient la France et par l’urgence à endiguer les vagues de djihadistes quittant le pays pour rejoindre les rangs de l’État islamique (EI), les élus ont fait sauter une partie des quelques exceptions et garde-fous prévus dans le projet de loi initial. Ce tour de vis a également été dicté par les États-Unis. Lundi 27 octobre, le coordinateur américain de la coalition internationale mise en place contre l’État islamique avait ainsi réuni au Koweït des représentants des pays membres pour « discuter des moyens de vaincre la communication de l’EI et de faire face à son activité (…) en ligne ».

Le texte, déposé par le ministre de l’intérieur Bernard Cazeneuve, crée ainsi, dans son article 4, une nouvelle infraction dans le Code pénal « d’apologie du terrorisme » avec un nouvel article, le 421-2-5, infraction sanctionnée d’une peine de cinq années d’emprisonnement et de 75 000 euros d’amende. Outre le caractère particulièrement vague des notions tant « d’apologie » que de « terrorisme », cette disposition vise plus particulièrement internet : les peines sont aggravées et passent à sept années de prison et 100 000 euros d’amende.

L’article 5 consacre la figure du « loup solitaire » en ajoutant un autre article au Code pénal, le 421-2-6, sanctionnant « l’entreprise terroriste individuelle ». Celui-ci est censé permettre l’interpellation du suspect dès la phase de « préparation » de l’attentat. Pour caractériser un élément encore une fois aussi vague que l’intention de préparer un attentant, le législateur a prévu plusieurs conditions. La première sera « le fait de détenir, de rechercher, de se procurer ou de fabriquer des objets ou des substances de nature à créer un danger pour autrui ». La seconde sera soit le fait de « recueillir des renseignements relatifs à un lieu, à une ou plusieurs personnes », soit de recevoir « un entraînement ou une formation » « au maniement des armes », « à la fabrication ou à l’utilisation d’explosifs » ou « au pilotage d’aéronefs », mais également de « consulter habituellement un ou plusieurs services de communication au public en ligne provoquant directement à la commission d’actes de terrorismes ou en faisant l’apologie ».

Lors du passage du texte devant la CMP, les parlementaires ont ajouté à cette liste un nouvel élément pouvant transformer les internautes en terroristes potentiels : « le fait soit de fabriquer, de transporter, de diffuser par quelque moyen que ce soit et quel qu’en soit le support » un message incitant au terrorisme et que celui-ci soit « susceptible d’être vu ou perçu par un mineur ». Cette disposition vise directement les réseaux sociaux et la pratique du retweet sur Twitter ou du partage de messages sur Facebook.

Concrètement, cela veut dire que posséder chez soi un produit pouvant entrer dans la composition d’un explosif et consulter un site, ou même retweeter un message considéré comme faisant l’apologie du terrorisme fera tomber l’internaute sous le coup de la loi. Conscients des dangers que cet article fait peser sur la liberté d’information, les députés avaient prévu un certains nombre d’exceptions. Avait ainsi été exclue de l’article 5 la consultation de sites qui résulte « de l’exercice normal d’une profession ayant pour objet d’informer le public, intervient dans le cadre de recherches scientifiques ou est réalisée afin de servir de preuve en justice. Ainsi, ce nouveau délit ne pourra entraver le travail des journalistes ou des chercheurs universitaires ».

Mais même cette dernière précaution a finalement été supprimée lors de l’examen du texte par les sénateurs. Ce sera donc au juge de déterminer si le journaliste ou le scientifique est un terroriste ou si cette consultation relevait bien de ses activités professionnelles.

Autre mesure phare de la nouvelle loi, l’article 9 étend le blocage des sites internet faisant l’apologie du terrorisme par une autorité administrative, sur le modèle du dispositif existant pour les sites pédophiles. L’Office central pour la lutte contre la criminalité informatique (OCLCTIC) aura désormais le pouvoir de demander aux éditeurs et hébergeurs le retrait de tout contenu considéré comme en faisant l’apologie. En cas d’absence de réponse sous 24 heures, cette demande sera transmise aux fournisseurs d’accès.

L’OCLCTIC sera aidé par une personne qualifiée, désignée par la Commission nationale de l’informatique et des libertés (CNIL), qui sera chargée « de vérifier que les contenus dont l’autorité administrative demande le retrait ou que les sites dont elle ordonne le blocage sont bien contraires aux dispositions du code pénal sanctionnant la provocation au terrorisme, l’apologie du terrorisme ou la diffusion d’images pédopornographiques ». Ce représentant de la CNIL n’aura qu’un pouvoir de recommandation mais pourra « saisir la juridiction administrative » « si l’autorité administrative ne suit pas » son avis.

Cette disposition a elle aussi été durcie par Bernard Cazeneuve lui-même via un amendement déposé à la dernière minute au Sénat et qui autorise également l’OCLCTIC à exiger des moteurs de recherche le déréférencement des sites faisant l’apologie du terrorisme.
Le nouveau dispositif de lutte contre le terrorisme prévoit de nombreuses autres dispositions comme la possibilité pour la police de perquisitionner des données stockées hors du domicile du suspect, c’est-à-dire sur le cloud (article 10), de faire appel à « toute personne qualifiée pour mettre au clair des données chiffrées » sur un ordinateur (article 11) ou encore introduisant la qualification « en bande organisée » comme circonstance aggravante des atteintes aux systèmes automatisés de données (article 12).

Comme lors de son premier passage au Sénat et à l’Assemblée, le texte a été une nouvelle fois, ce mardi, voté à main levée, à la quasi-unanimité des sénateurs socialistes, UMP, radicaux et centristes. Pourtant officiellement opposés au projet, les élus écologistes se sont contentés de s’abstenir, tout comme ceux du Front national. Seul le groupe communiste a voté contre. Une union nationale résumée ainsi lors de l’examen du texte par le sénateur PS et vice-président de la commission des lois du Sénat, Jean-Pierre Sueur : « Le contexte international justifie, hélas, ce texte », a-t-il déclaré. « Hélas »…

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