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#161 20-11-2008 11:04:47

Keussèje
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Re: Preuve d'explosifs par relevé sismique

Outre les titres, extrayons quelques paragraphes du résumé précédent.


        Ondes sismiques engendrées par les impacts d'avion et les effondrements d'immeuble au World Trade Center, à New York.
   
1.  Signaux arrivés à Palisades provenant des impacts et des effondrements

2.  Observations dans les États du Moyen-Atlantique et de Nouvelle-Angleterre

À Palisades, la fréquence des ondes fut comprise entre 1 Hz et 2 Hz pour les « impacts » et elle alla jusqu'à 10 Hz pour les « écroulements ».

Les ondes de surface « de faible période » ont prédominé à des distances supérieures à 200 km. Leur vitesse de 3,5 km/s était caractéristique d'ondes de Love.

3.  Ondes sismiques dans la région du grand New York

LW3 présente les enregistrements de stations relativement proches. « Au contraire des signaux aux stations distantes, les ondes prédominantes sont des ondes de surface de faible période (environ 1 s), dites de Rayleigh, avec des vitesses de groupes entre 2,3 et 1,5 km/s. » Le « au contraire » initial  [unlike] n'est paradoxal que si l'on se fixe sur les périodes. Il montre que les auteurs attirent l'attention sur le type d'ondes (Rayleigh et non plus Love).

Précédemment, il avait été observé des ondes de faible vitesse venues « d'explosions de carrière ». « Leurs arrivées les plus importantes furent aussi les ondes de Rayleigh, de faible période. Les Rayleigh de faible période ne sont bien excitées que pour des sources en surface ou très peu profondes, ce qui est le cas pour le WTC. »

4.  Comparaison avec des signaux de tremblements de terre, d'explosion de carburant et d'effondrement de mine

Un tremblement de terre à Manhattan, en janvier 2001, fut comparable par l'amplitude et la magnitude. L'enregistrement, présenté en LW4, montre des ondes de volume. « La profondeur de 7 km du tremblement de terre supprima l'excitation des [ondes de] Rayleigh de faible période, qui est si importante [prominent] pour l'effondrement. La différence dans l'excitation de fréquences plus élevées peut être attribuée aussi à la brièveté du glissement dans les petits tremblements de terre comparée au temps de source combiné[e] [combined source time] de plusieurs secondes du système complexe des tours et des fondations répondant aux impacts et écroulements. »

Un réservoir de carburant de ferme avait explosé près de Newark, en janvier 1983. Il avait été observé « des ondes P et S et des ondes de Rayleigh de faible période (magnitude 2,3) à PAL. Ses Rayleigh sont comparables à celles du deuxième effondrement au WTC. »

« [...] Au-lieu que les ondes sismiques excitées par les impacts et les effondrements au WTC sont de surface et de faible période [...] ».

5.  Signification des résultats pour les conditions sur site


En résumé, LW donne une fois des valeurs de fréquences, et elles vont jusqu'à 10 Hz, il dit à six reprises que les ondes venues du WTC étaient de « faible période [low period] » et il parle une fois de « fréquences plus élevées ». Au total, en à peine plus de quatre pages, les géologues ont dit à huit reprises que les ondes avaient été de haute fréquence.

La suite logique de cette conclusion est en #164. Mais tout d'abord un éclaircissement.

Table d'orientation

Dernière modification par Keussèje (28-11-2008 10:53:12)

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#162 20-11-2008 19:37:01

Keussèje
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Re: Preuve d'explosifs par relevé sismique

Le courrier de ce jour a véhiculé de nombreuses réclamations au sujet de la conclusion de la dernière étude. On demande à comprendre, et fort légitimement, en quoi le propos final (en rouge) résulte de celui qui le précède. Sans entrer plus dans l'explication de fond, qui viendra plus loin il suffit, pour saisir la déduction en question, de savoir ce qui suit.

Parmi les grandeurs caractérisant une onde qui se propage, quelle que soit sa nature (sismique, électromagnétique, sonore, etc.), il y a la période (en secondes, s) et la fréquence (en hertz, Hz). Leur relation est des plus simples : elles varient en proportion inverse l'une de l'autre et, de ce fait, dire d'une onde qu'elle a une faible période équivaut rigoureusement à dire qu'elle a une fréquence élevée.

Table d'orientation

Dernière modification par Keussèje (28-11-2008 10:48:23)

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#163 21-11-2008 08:30:09

Keussèje
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Re: Preuve d'explosifs par relevé sismique

LW évoque de façon variée les deux problèmes relatifs au temps, à savoir l'heure exacte d'arrivée des signaux et la durée des impulsions qui les avaient causés (sans doute serait-il plus exact de dire : la durée de la production de l'énergie sismique). Relevons ces propos, sans chercher à les approfondir pour le moment.

Concernant l'instant d'arrivée, la section 1 indique que la propagation des temps a été déterminée en considérant que la vitesse des ondes de Rayleigh devait être de 2 km/s. La distance du WTC à Palisades étant de 34 km, la propagation a pris 17 secondes.

Un peu avant figure la phrase notée par Tahil : « Alors que les épouvantables événements du 11 septembre se déroulaient, nous trouvâmes que nous avions enregistré de nombreux signaux sismiques [provenant] des impacts d'avion et des effondrements d'immeuble [venant] des tours du Worls Trade Center (WTC), souvent à des temps différents de ceux ayant été rapportés ailleurs [often at times different than those being reported elsewhere] ». Ce qui est évoqué en dernier l'est ici et uniquement ici, et il y a là, selon toute apparence, un mystère à éclaircir. Faut-il y voir un simple rappel méthodologique ? Compte tenu de la durée de propagation, il va pourtant de soi que l'enregistrement à Palisades a lieu plus tard que, par exemple, l'enregistrement visuel par une télévision présente sur le site. Il va de soi également que Palisades reçoit le signal à un autre instant que celui auquel il parvient aux autres stations de détection. Cette fin de phrase ferait-elle allusion à de pareilles évidences ? Il est permis d'en douter : elle commencerait par « souvent », pas  par « systématiquement ». Mais alors, que signifie-t-elle ? Apparemment elle rejoint le problème posé initialement par RajOr et rappelé en synthèse d'étape.

Concernant la durée de l'impulsion, on lit dans la section 3 : « Ainsi, nous concluons que la durée de la pulsation à ces quatre stations reflète bien que la génération d'énergie sismique venue de l'effondrement fut délivrée en 5-6 s. Une portion de la durée de la pulsation résulte probablement de la dispersion d'ondes de Rayleigh. ». Il semble clair que les auteurs ont tenu à différencier ici la durée de la cause, qui est la génération d'énergie sismique (l'impulsion, pour faire bref) et celle de l'effet, qui est la « pulsation » du sismomètre. La première est de 5 à 6 secondes ; la deuxième est supérieure, pour des raisons liées au cheminement. En d'autres termes, qui regarde les sismogrammes est invité à mettre en rapport avec prudence la durée de la cause initiale et celle de l'effet terminal.

Une autre phrase de la section 3 vient reprendre la question, de manière plus circonstanciée : « Les ondes sismiques à PAL [ = Palisades] et à MANY sont aussi plus complexes que celles des autres stations de la Figure 3, indiquant probablement des arrivées réfractées à travers les deux types de terrain. À MANY 10 s séparent les deux arrivées. ». Ayant pris en considération auparavant la nature des roches traversés, et en s'appuyant sur des études antérieures, les auteurs concluent icic que des réfractions, disons des déviations, ont produit l'arrivée de plusieurs ondes alors que, dans un terrain parfaitement homogène, il n'y en aurait eu qu'une, venue en ligne droite. Et comme leurs trajets ont été différents, les instants d'arrivée l'ont été également. Le cas voisin de MANY invite à conclure qu'il en alla « probablement » de plusieurs secondes à Palisades, avec pour conséquences de compliquer le sismogramme et sa lecture quant aux durées.

Au total, les allusions au temps vont de la parfaite simplicité à l'épais mystère, en passant par une mise en garde réitérée sur l'interprétation des enregistrements. Voilà du moins ce que j'ai cru comprendre ; les commentaires avertis d'un sismologue seraient les très bienvenus.

Table d'orientation

Dernière modification par Keussèje (28-11-2008 10:49:20)

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#164 21-11-2008 22:10:45

Keussèje
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Re: Preuve d'explosifs par relevé sismique

Suite de #161

Les ondes reçues du WTC étaient donc de surface, ce qui signifie, en l'occurrence, que leur source se trouvait à la surface même de la terre (comme dans un heurt par un marteau) ou bien à faible profondeur (comme dans une explosion souterraine). Elles étaient également de fréquence élevée, et les sismologues expliquent qu'on a là une des signatures des explosions. C'est notamment l'un des caractères grâce auxquels se détectent les essais nucléaires ; on trouve cela exposé sur de nombreux sites, en particulier dans un dossier du Commissariat à l'Énergie Atomique destiné au grand public et repris par le Ministère de l'Enseignement Supérieur et de la Recherche.

Les lecteurs de LW qui auraient ignoré cet aspect des choses trouvent dans la section 4 une invitation à s'y intéresser :
Un réservoir de carburant de ferme avait explosé près de Newark, en janvier 1983. Il avait été observé « des ondes P et S et des ondes de Rayleigh de faible période (magnitude 2,3) à PAL. Ses Rayleigh sont comparables à celles du deuxième effondrement au WTC. »
La magnitude 2,3 de cette explosion est exactement celle du second « effondrement », celle du premier étant 2,1.

Qui souhaiterait savoir à quelle quantité d'explosif correspond l'accident de Newark pourrait trouver un repère, à défaut de mieux, dans cette autre information de la même section :
L'explosion d'un camion piégé au WTC, en 1993, n'avait pas été perçue. Il contenait « approximativement 0,5 tonnes d'explosif ».


    Table d'orientation

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Dernière modification par Keussèje (10-12-2008 21:58:51)

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#165 21-11-2008 23:19:33

intactsaphir
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Re: Preuve d'explosifs par relevé sismique

Parmi les grandeurs caractérisant une onde qui se propage, quelle que soit sa nature (sismique, électromagnétique, sonore, etc.), il y a la période (en secondes, s) et la fréquence (en hertz, Hz). Leur relation est des plus simples : elles sont inverses l'une de l'autre ; si la période est divisée par deux, par trois, etc., la fréquence se trouve doublée, triplée, etc. (et inversement). Il en résulte que dire d'une onde qu'elle a une faible période équivaut rigoureusement à dire qu'elle a une fréquence élevée.

Autrement dit: F(Hz)=1/T(s).

Par exemple le courant alternatif domestique a une fréquence de 50 Hz et une période T de 0,02s  soit 20 ms.

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#166 21-11-2008 23:47:01

Keussèje
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Re: Preuve d'explosifs par relevé sismique

C'est cela même.
Demain tout cela sera repris plus méthodiquement, mais toujours sans formules, parce que certains y sont rétifs (et ils ont bien le droit).

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#167 22-11-2008 03:14:40

neon121
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Re: Preuve d'explosifs par relevé sismique

est t il possible de resumer ces 7 pages ou non .?


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#168 22-11-2008 07:13:15

Keussèje
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Re: Preuve d'explosifs par relevé sismique

Ce serait un peu tôt. Avançons, pour le moment.

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#169 22-11-2008 10:47:52

Keussèje
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Re: Preuve d'explosifs par relevé sismique


    Ayant constaté combien LW insiste sur le fait que les ondes venues du WTC étaient de fréquence élevée, ce qui oriente vers l'explication par des explosions, ayant aussi passé en revue ce que le texte pointe au sujet des temps, il nous faut en venir à l'examen direct des sismogrammes. Toutefois, afin que tout un chacun puisse y participer, fournissons à ceux qui connaissent mal la physique des ondes quelques notions générales. Pour ce qui est des ondes sismiques elles-mêmes, je ne puis que  transmettre ce qu'il m'a été donné d'en comprendre ces derniers temps grâce à la Toile.

    Présentons sans plus attendre les principales grandeurs qui servent à les caractériser. Lorsque des vagues avancent sur l'eau, elles se propagent avec une certaine vitesse. La longueur d'onde, c'est la distance qui sépare deux vagues successives.
    Mais on sait bien que ce déplacement est pour partie illusoire : la mer ne progresse pas (si ce n'est au bord du rivage, où tout se complique). Un objet flottant, un bouchon par exemple, ne fait que monter et descendre, alternativement, tout comme l'eau qui l'avoisine. On peut même dire que le bouchon monte et descend périodiquement, c'est-à-dire à intervalle régulier ; la période, c'est le temps qu'il faut pour que le bouchon descende de sa position la plus élevée et y retourne, soulevé par la vague suivante ; c'est donc la durée qui sépare le passage de deux vagues successives en un même endroit.
    La fréquence, c'est le nombre de vagues qui passent en un temps donné (en un endroit donné). S'il en passe dix par minute, on dit que la fréquence est de dix par minute. S'il en passait dix par seconde, on serait autorisé à dire que la fréquence serait de dix hertz (10 Hz). En mer, où il ne passe pas une vague chaque seconde, la fréquence, exprimée en hertz, est donc un nombre plus petit que 1 (du genre 0,5 Hz). Inversement la radiophonie nous a habitués aux mégahertz.
    Période et fréquence sont inverses l'une de l'autre : à fréquence double,  période deux fois moindre (et vice versa). Cette relation mathématique, dite d'inverse proportionnalité, se rencontre dans la vie courante : pour un véhicule allant d'un lieu à un autre, à vitesse constante, la vitesse et la durée du trajet sont inverses l'une de l'autre au sens où, en allant deux (ou trois) fois plus vite, on met deux (ou trois) fois moins de temps.
    Le bouchon a un mouvement vertical plus ou moins prononcé selon l'état de la mer ; la hauteur dont il monte ou descend est l'amplitude de l'onde. Remarquons que, dans ce mouvement vertical, le bouchon a une vitesse, qu'il ne faut pas confondre avec la vitesse de propagation de l'onde évoquée en premier. Et comme le bouchon, périodiquement, s'arrête (tout en haut et tout en bas) et repart dans l'autre sens, sa vitesse n'est pas constante ; il y a des accélérations et des décélérations ; mais les physiciens jugent plus commode de parler d'accélération en toutes circonstances (en cas de décélération, on dit accélération négative).

    Récréons-nous un peu. De retour à terre, suspendons un gros ressort à boudin au plafond et, en bas de celui-ci, un poids. L'effet en est que le ressort s'allonge. Stabilisons le tout ; tirons ensuite le poids vers le bas et lâchons. Le poids se met à osciller verticalement, exactement comme le bouchon sur l'eau. Quelqu'un qui verrait le poids mais pas le ressort pourrait imaginer quelque onde mystérieuse.

    Les oscillations de la surface de l'eau ressemblent à d'autres : celles d'une corde que l'on secoue à l'un de ses bouts, par exemple. Toutes celles-ci ont en commun d'être transversales : tandis que l'onde se propage horizontalement, le mouvement du bouchon se fait verticalement. D'autre ondes sont au contraire longitudinales. C'est le cas des onde sonores. La vibration du  larynx engendre celle de l'air tout voisin et, de proche en proche, celle de l'air éloigné, et cette propagation se fait (en gros) face à la bouche : le son s'en va (surtout) en face. Une particule très légère en suspension dans l'air, devant la bouche, serait agitée à la manière d'un bouchon, mais cette fois selon la même orientation que celle de la propagation : en face (avec une fréquence se comptant en centaines de hertz).

    Ces deux catégories se retrouvent avec les ondes sismiques. L'article « Ondes sismiques » de Wikipédia signalé avec d'autres en #138, aide à les visualiser grâce à ses animations. Je me suis rendu compte, cependant, que, là comme sur bien d'autres sites, il n'en est pas dit assez au sujet des ondes de Rayleigh. Afin de mettre les choses au clair, je reprends l'ensemble de la classification.
    Parmi les ondes de volume, celles qui traversent le Terre en profondeur, il en est des longitudinales, appelées ondes de compression (ce sont les ondes primaires ou ondes P) ; il en est aussi des transversales, dites ondes de cisaillement (ondes secondaires, S).
    Les choses sont un peu plus compliquées pour les ondes de surface, celles qui intéressent directement notre affaire. Les ondes de Love sont transversales. On peut les comprendre en imaginant une corde au sol, presque tendue et que la main secouerait vigoureusement à l'horizontale (de gauche à droite et de droite à gauche, très rapidement). Il se produit dans la roche un cisaillement tout semblable, principal responsable des effondrements d'immeubles. Les ondes de Rayleigh, pour leur part, sont aussi des ondes transversales, mais plus compliquées. La main, en quelque sorte, agite différemment le bout de la corde. Au-lieu qu'elle le fasse en de simples allers-retours gauche-droite bien à plat, elle fait des ronds. Elle ne décrit pas des cercles parfaits, mais plutôt des ellipses, c'est-à-dire des cercles plus ou moins aplatis. Cette agitation d'un des bouts se propage le long de la corde en conservant son allure tordue. La main remuant sans cesse, de la manière dite, la secousse est entretenue.
    L'analyse des ondes de Rayleigh doit donc tenir compte de cette allure plus ou moins elliptique du remuement local imposé, de proche en proche, au sous-sol. On y procède par deux relevés complémentaires : ce mouvement local, lorsqu'il en vient à se produire à la station de détection, est étudié séparément dans ses effets horizontaux et dans ses effets verticaux.

    Les ondes sismiques, quelle que soit leur catégorie, donnent lieu aux mêmes phénomènes que les autres à l'occasion de leur propagation. Leur vitesse de propagation est sensible à la nature du terrain traversé. Elles peuvent subir des réflexions, tout comme la lumière, laquelle n'est jamais que de l'onde électromagnétique ; c'est-à-dire qu'elle est de même nature que celle de la radiophonie,  mais avec des possibilités de fréquence (et donc de période) bien particulières. Les ondes sismiques peuvent également subir des réfractions, c'est-à-dire des déviations provoquées par le passage d'un terrain à un autre.

    Une questions pratique fondamentale se pose au curieux de sismologie. À la vue d'un sismographe qui s'agite, comment détermine-t-on la source des ondes ? Une station ne peut déterminer que la distance à laquelle se situe la source ; elle l'obtient en étudiant les caractères des différentes ondes reçues. Une station unique ne peut donc pas localiser la source ; elle peut seulement dire que celle-ci se trouve quelque part sur un certain cercle autour d'elle. C'est donc en combinant les observations et calculs de plusieurs stations (au moins trois) que s'effectue la localisation complète.


    Table d'orientation

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#170 23-11-2008 10:28:25

Keussèje
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Re: Preuve d'explosifs par relevé sismique


    Peut-on dire d'ondes sismiques de 1 Hz qu'elles sont de haute fréquence, avec le droit que cela donnerait d'en conclure à une explosion ? Les géologues du LDEO semblent bien affirmer les deux au fil de leur rapport LW (voir #161) et Tahil emboîte le pas à ces gens de métier. Tout en étant prêt à en faire autant, il n'est pas interdit d'en chercher une confirmation. Le renseignement ne se trouve pas sur Internet aussi aisément que l'on pourrait croire ; il n'est pas fourni, par exemple, dans le dossier du C.E.A. signalé en #164.

    Un exposé intitulé « Les méthodes sismiques », et signé Jean-Pierre Fourno, constitue une bonne initiation à la sismologie, orientée vers les tremblements de terre et la mesure de leurs ondes. Vers le début de la partie « Les sismographes », un tableau et l'encadré qui le suit immédiatement nous apportent des indications.
    On lit dans l'encadré que les mentions CP et LP correspondent respectivement à courte période et à longue période. Or, de fait, on les rencontre dans beaucoup de textes. Autrement dit, il est d'usage chez les sismologues d'évoquer les périodes au moins autant, peut-être, que les fréquences. Nous savons que cela revient au même, puisque ces deux grandeurs sont l'inverse l'une de l'autre.
    Le tableau apporte des information quantifiées de manière schématique. Les ondes de surface sont dans la colonne 100 s, les ondes de volume dans la colonne 10 s,  les « explosions lointaines » sont évoquées dans la colonne 1 s et les « explosions rapprochées » sous 0,1 s avec les séismes très proches. En inversant : moins d'un hertz pour les ondes telluriques en général, 1 Hz pour les explosions lointaines et 10 Hz lorsqu'elles sont rapprochées. Ces deux dernières épithètes ne sont malheureusement pas définies
    Un document de la Direction des Applications Militaires du C.E.A. apporte une précision à l'occasion de la description qu'il fournit de deux sismomètres « courte période » : « Les sismomètres "courte période" (inférieures à 2 secondes) sont surtout utilisés pour étudier les ondes de volume (ondes de compression ou ondes P, ondes de cisaillement ou ondes S) et la sismicité proche et régionale. Les explosions nucléaires génèrent essentiellement des ondes P. ». Dans un contexte orienté vers les explosions, il est donc indiqué que l'on prend 2 s comme limite des courtes périodes. Corrélativement, celle des fréquences élevées est 0,5 Hz.

    Ces textes confirment que, si l'on met à part les tremblements de terre proches, une fréquence de 1 Hz est tenue pour élevée et considérée comme signature d'une explosion.

Table d'orientation

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Dernière modification par Keussèje (10-12-2008 21:54:30)

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#171 24-11-2008 04:39:07

Keussèje
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Re: Preuve d'explosifs par relevé sismique


    Étudions l'enregistrement LW1, sans chercher pour le moment à l'interpréter. L'extrait placé en #1 montre le principal, mais il est souhaitable, et même en partie nécessaire, de travailler sur la page 6 du rapport.

    En bas du schéma principal, il est précisé qu'il s'agit d'un enregistrement de la composante est-ouest des mouvements. Si le sens de cette formulation avait besoin d'éclaircissement, on pourrait en trouver de rudimentaires dans la description des ondes de Rayleih en #169.
    Il est indiqué au même endroit que les fréquences ont été filtrées dans une bande allant de 0,6 Hz à 5 Hz. Les signaux de 5 à 10 hertz seraient donc absents de l'enregistrement.
    La légende précise aussi que les « prélèvements » ont été effectués au rythme de quarante par seconde. Sans doute s'agit-il d'éléments de mesures.

    Les quatre petits graphiques tout à droite ne subissent pas la restriction sur les fréquences : elles s'y étalent de 0,1 à 10 Hz. Pour en apprécier l'apport, il faut tenir compte du caractère écrasé des échelles, tant verticalement qu'horizontalement. Cette technique des échelles logarithmique, dans lesquelles l'écrasement va s'accentuant sans cesse, permet de bien voir le petit (les fréquences de 0,1 à 0,2) sans empêcher le grand d'être présent (jusqu'à 10 Hz).
    Une ligne noire, presque la même dans ces quatre graphiques, montre le bruit de fond, c'est-à-dire l'agitation normale du sol. La fréquence passant de 0,1 Hz à 10 Hz, cette courbe descend approximativement de 1000 à 0,1. Ceci veut dire que le fréquence 0,1 se présente à l'enregistrement avec dix mille fois plus d'importance que la fréquence 10 Hz. L'importance en question est à comprendre comme étant fondamentalement l'amplitude des déplacements locaux des roches ; toutefois, l'unité étant le nm-s (le nanomètre-seconde, qui n'est pas le nm/s, le nanomètre par seconde), le sens exact de cette « amplitude » demanderait à être précisé.
    En rouge on voit le signal produit par un événement exceptionnel se détacher du bruit de fond. Le pic du graphique du haut, par exemple, se situe vers la fréquence 1,5 Hz ; il monte vers 80 tandis que le bruit correspondant à cette même fréquence ne monte qu'à 8 (pour bien mesurer, ne pas hésiter à agrandir à 400 %). Ce pic, modeste en prime apparence, signale donc en fait un décuplement. Sur les deux graphiques du bas, ceux des présumés effondrements, vers 1 Hz la multiplication se fait par cinquante à cent, et vers 8 Hz elle se fait par vingt ou trente.
    Nous voilà plus outillés pour aborder le dernier paragraphe de la section 1, précédemment ignoré. Les quatre petits graphiques y sont présentés comme des « spectres d'amplitude ». Ceux des « effondrements » sont « au-dessus du bruit pour des fréquences de 0,2 à 10 Hz. Pour ceux des « impacts », cela ne se produit qu'entre 1,3 et 1,6 Hz. Et il est ajouté à propos de ces dernières : « Ces fréquences sont plus de 10 fois la fréquence du mode latéral fondamental de chaque Tour. ».

    Le graphique principal s'organise autour d'un axe des temps allant de 12 h 40  à 15 h 40 (et dont le découpage en six tranches d'une demi-heure permet une mise en page carrée). Il est précisé qu'il s'agit du temps universel (UTC = Temps Universel Coordonné) et qu'en lui retranchant quatre heures on obtient le temps local (EDT = Heure Avancée de l'Est).
    Verticalement il n'y a pas un axe, mais plutôt le même six à six reprises. L'indication de l'unité se voit sur l'échelle placée en début de quatrième ligne : c'est le nm/s. Il y a donc à comprendre que l'amplitude des traits (vers le haut ou vers le bas) exprime, non pas celle des mouvements de la roche, mais leur vitesse. Le procédé est très courant actuellement ; un avantage en est que les énergies peuvent se comparer presque directement, étant admis qu'elles sont proportionnelles aux carrés des vitesses : à amplitude graphique double, vitesse double, et à vitesse double, énergie quadruple.
    Sept signaux se détachent plus ou moins. Chacun est accompagnée d'une date en temps local. Les quatre mentions en bleu comportent en outre une magnitude et une interprétation événementielle. Désignons ces signaux par Imp1, Imp2, Col1, Col2, sans préjuger pour autant de leur origine, autrement dit sans les identifier pour le moment avec les impacts et les effondrements proprement dits.
    En fin de légende, il est mentionné que les signaux des « effondrements 1 et 2 » sont similaires avec une corrélation de 0,9 et qu'il en est de même pour ceux des deux « impacts ». Pour rendre parlante cette indication qui relève du calcul statistique, on pourrait dire que Imp1 et Imp2 d'une part, Col1 et Col2 d'autre part, sont identiques à 90 %.
    Pour ce qu'il nous est donné de voir en noir, Imp2 est peu marqué, moins en tout cas que les signaux accompagnés des dates 11:01 et 11:15. On le détaille tout de même convenablement avec un agrandissement à 1600 %. Il s'y trouve, quoiqu'en bien moins marqué que sur les autres, un pic dominant, situé plutôt au début. L'amplitude en est frappante pour Col1 et Col2 ; dans le cas d'Imp1, c'est sa précocité qui l'emporte. Dans Col1 et Col2, ce pic principal est suivi d'une chute presque aussi brutale que la montée ; puis une amplitude moyenne se maintient quelques secondes durant, avec une tendance à la décroissance. Très grossièrement, l'amplitude de ces deux pics est vingt fois celle de la suite du signal (le rapport des amplitude étant moindre sur Imp1).
    Les deux graphiques en rouge sont des agrandissements, l'un pour le premier « impact » et l'autre pour le premier  « effondrement ». Celui de Imp1 montre des amplitudes se détachant de la seconde 17 à la seconde 34, donc pendant 17 secondes en tout, et il est fait mention d'une vitesse de près de 300 nm/s. Dans l'agrandissement de Col1, trois parties se laissent distinguer après pratiquement trois secondes de quasi-platitude. On observe de 13 à 18 des amplitudes non négligeables ; de 18 à 27 de fortes oscillations (sans toutefois que se retrouve le pic principal) ; de 27 à 34 une troisième phase qui ressemble à la première avec des amplitudes un peu plus marquées. On ignore si la suite aurait été aussi plate que le tout début ; les trois phases durent 5 + 9 + 7 = 21 s ; et il est fait mention d'une vitesse supérieure à 4 µm/s.

    L'interprétation de ces différents graphiques demande manifestement du métier. En avoir pris connaissance de la façon dont il vient d'être fait ici pourrait aider à comprendre, et peut-être à critiquer, les commentaires qu'il est donné de lire par ailleurs.


Table d'orientation

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#172 25-11-2008 09:09:09

Keussèje
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Re: Preuve d'explosifs par relevé sismique


    Achevons l'étude du rapport LW par l'examen des enregistrements LW3 et LW4 (pp.8-9).

    La figure 3 compare les enregistrements obtenus par six stations du « Réseau sismique coopératif Lamont-Dohery » et relatifs à l' « effondrement » de la Tour nord. Les distances au WTC se lisent à gauche : de 34 à 67 km. Les enregistrements portent cette fois sur la composante verticale, avec un  filtrage 0,5 Hz - 10 Hz. Celui de PAl, qui n'est donc pas Col2 lui même, sera désigné par Col2'.
    Les temps commencent à 10h28mn31s, heure (régionale) obtenue par le calcul.
    Trois vitesses sont mises en évidence par les pointillés en rouge. On voit que la ligne des 2 km/s passe, pour PAL, par le début du signal, ce qui correspond au fait que les 34 km ont été parcourus en 17 s. Ne perdons pas de vue que c'est la durée qui a été calculée, distance et vitesse étant les données. La même ligne concerne ARNY et BRNJ ; dans le cas de TBR, la propagation a peut-être été un peu plus lente ; inversement, le décalage dans le cas de MANY témoigne d'une vitesse un peu supérieure.
    La durée du signal est de 13 s à PAL, de 11 s à BRNJ, de10 s peut-être à TBR ; à MANY elle est de 20s et il s'y observe clairement deux paquets au-lieu d'un.
    À droite, la mention « Az » signifie « azimuth ». Cette indication angulaire concerne la technique de localisation de la source.
    On observe un peu plus d'amplitude en première partie de signal à PAL et à MANY, l'inverse à TBR et ARNY, et un équilibre à BRNJ.

    LW4 permet la comparaison de Col2 avec l'enregistrement, lui aussi à Palisades, du tremblement de terre du 17 janvier 2001 à Manhattan (sa localisation est précisée sur la carte en Fig.2.) et pour lui aussi selon la composante est-ouest.
    Les bandes de filtrage ne sont pas indiquées. Les magnitudes sont voisines. À gauche, des flèches indiquent le moment où le signal est parti de Manhattan, tel que cela résulte du calcul. Les ordonnées sont, explicitement cette fois, les vitesses du sol, exprimées en micromètres par seconde.
    Dans le cas du tremblement de terre, il est montré que l'arrivée des ondes P s'est faite quatre fois plus tôt (4 s) que celle des ondes de surface du WTC (17 s). Celle des ondes S s'est faite deux fois tôt  seulement (8 s).
    L 'amplitude du signal venu du WTC est intermédiaire entre celles des ondes P et des ondes S.
    On peut noter également que Col2 n'est pas parfaitement identique à Col2' (de LW3), tout en présentant même allure d'ensemble et même durée..

    De l'examen de LW1, LW3 et LW4, il ressort notamment que les différents enregistrements d'un même événement peuvent présente bien des différences, du moins pour un œil novice. Ceci nous inciterait à la plus grande prudence, s'il en était besoin, pour ce qui est de leur interprétation.

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Dernière modification par Keussèje (28-11-2008 10:57:03)

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#173 26-11-2008 23:27:00

Keussèje
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Re: Preuve d'explosifs par relevé sismique


    Le rapport LW se présente à l'intérieur d'un dossier LW+, lequel contient huit fichiers :
Bldg7.jpg : le sismogramme Col3+ relatif au WTC 7.
Collapse_1.jpg : le sismogramme Col1+.
Collapse_2.jpg : le sismogramme Col 2+.
Impact_1.jpg : le sismogramme Imp1+.
Impact_2.jpg : le sismogramme Imp2+.
ReadMe : un « résumé » se limitant à quelques données sismiques chiffrées (heures, durées, etc.) relatives aux deux Tours.
WTC_LDEO_KIM.pdf : le rapport LW.
fact_sheet.htm : un relevé des faits relatifs aux trois immeubles.

    Les cinq sismogrammes se présentent dans un intervalle de temps allant de 0 à 40 s.
    Une échelle est donnée à droite, sans indication d'unité (de 0 à 10 pour Imp1+, Imp2+ et Col3+ ; de 0 à 100 pour les Col1+ et Col2+). Ne sont indiqués ni la composante enregistrée, ni le filtrage.
    En haut sont donnés, après PAL EHE (?), date et heure de départ [start time], à savoir (en leur retranchant 4 heures) :
        Imp1+     8:46:30
        Imp2+     9:02:55
        Col1+      9:59:07
        Col2+    10:28:30
        Col3+    17:20:40
    Tout en bas, une date et une heure semble indiquer que ces sismogrammes ont été produits le 11 septembre, entre 16 h et 16 h 15 (le 14 septembre pour Col3+).
    En comparant Imp1+ et Col1+ avec les agrandissements en rouge de Imp1 et Col1 portés sur LW1, on retrouve la même allure d'ensemble. Les variations (la succession des pics) est très semblable, avec un petit nombre d'exceptions et des différences moins accentuées, entres pics, dans le cas de  LW1. On reste sur l'impression que les agrandissements en rouges sont des sorties différentes, adoucies et légèrement simplifiées.

    Le résumé, aux allures de brouillon, comporte notamment les indications suivantes :
            08:46:32        12 s
            09:03:00          6 s
            09:59:11        10 s
            10:28:38          8 s

    Le relevé de faits est traduit ci-dessous :

    Observation sismologique des impacts et des effondrements au Word Trade Center
    Préparé par le Groupe de sismologie de l'Observatoire de la Terre  Lamont-Doherty, Université Columbia, Palisades NY 10964.
    Version du 14 septembre 2001.

    Les stations sismographiques du Sud de New york, du Nord du New Jersey, de l'Ouest du Connecticut, et de Pensylvanie, opérant pour le Lamont-Doherty Earth Observatory de l'Université Columbia, ont enregistré l'effondrement de chacune des deux Tours du Worl Trade Center le matin du mardi 11 septembre et à leur suite l'effondrement de l'immeuble 7, plus tard dans l'après-midi. La station la plus proche, à Palisades (État de New York), est située à 21 miles (34 km) au nord dus bas-Manhattan dans la région du Rockland. Cette station a aussi enregistré lesimpacts des deux avions de ligne qui se sont écrasés dans les Tours.
    Les signaux générés par l'effondrement ds Tours nord et sud ont été beaucoup plus importants que ceux qui sont provenus des impacts des deux avions de ligne. Les signaux générés par l'effondrement de l'immeuble 7, cependant, ont été plus faibles que ceux des impacts. En outre, beaucoup de signaux plus petits ont été enregistrés à Palisades durant le reste de la journée qui pourraient avoir avoir leur origine dans l'effondrement ultérieur des Tours jumelles et dans la chute de murs et d'autres débris de la zone environnante.
    Les enregistrements des effondrements des Tours jumelles à Palisades étaient comparables en taille aux signaux d'un petit tremblement de terre de magnitude sismique 2,4 qui avait été ressenti dans le côté est de Manhattan et dans les parties ouest du Queens plus tôt dans l'année, le 17 janvier.
    Les signaux sismiques provenant es cinq événements du 11 septembre différaient d'un petit tremblement de terre en ce qu'ils étaient plus riches en énergie de basse fréquence et plus pauvres en énergie de haute fréquence. Ces différences peuvent être attribuées à la brève durée de la rupture de faille responsable du tremblement de terre lorsqu'on le compare à l'effondrement long et complexe des immeubles. Les ondes sismiques des cinq événements du Worl Trade Center ressemblent à celles qu'avaient produites l'effondrement d'une mine de sel au sud de Rochester, en 1994.
    Ces événements catastrophiques du World Trade Center, comme on pouvait s'y attendre, ont produit des effets sismiques plus importants que l'attentat à la bombe au World Trade Center en 1993. Les effets sismiques des effondrements sont comparables aux explosions dans un réservoire de carburant dans une ferme près de Newark le 7 janvier 1983,  lesquelles avaient été détectées jusqu'à 130 miles de là.
    Les stations sismographiques sont une partie du Réseau sismique coopératif Lamont-Doherty, qui opère en conjonction avec plusieurs autres institutions et qui est soutenu par l'U.S. Geological Survey dans le cadre du Programme national de réduction de l'aléa des tremblements de terre. Au titre de ses accords avec l'USGS, Lamont-Doherty tient ces données disponibles, à la demande, sans restriction.
    Les mesures préliminaires effectuées par les analystes de Lamont-Doherty sont résumées dans la table ci-dessous :
--------------------
Information basées sur les enregistrements d'ondes sismiques à Palisades (New York)

            Événement                     Date d'origine (heure locale)      Magnitude             Durée
                                                 (heures:minutes:secondes) (équivalent sismique)

Impact 1 à la Tour nord                       08:46:26±1                          0.9                   12 s
Impact 2 à la Tour sud                        09:02:54±2                           0.7                    6 s
Effondrement 1, Tour sud                   09:59:04±1                           2.1                  10 s 
Effondrement 2, Tour nord                  10:28:31±1                           2.3                    8 s
Effondrement 3, immeuble 7               17:20:33±1                           0.6                  18 s
--------------------
On trouvera plus d'informations sur la Toile à :
http://www.ldeo.columbia.edu/LCSN/Eq/20010911_wtc.html

Pour des informations supplémentaires contacter
Won Young Kim wykim@ldeo.columbia.edu
Jeremiah Armitage jha@ldeo.columbia.edu
John Armbruster armb@ldeo.columbia.edu
Klaus Jacob jacob@ldeo.columbia.edu
Arthur Lerner-Lam lerner@ldeo.columbia.edu
Paul Richards richards@ldeo.columbia.edu
Lynn R. Sykes sykes@ldeo.columbia.edu
Jia-Kang Xie xie@ldeo.columbia.edu0


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Dernière modification par Keussèje (10-12-2008 21:49:05)

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#174 27-11-2008 13:00:31

Keussèje
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Re: Preuve d'explosifs par relevé sismique


    La fréquence des ondes sismiques de surface est considéré comme le premier caractère à examiner pour décider du type de leur cause, choc au sol ou explosion. Le second est la forme du signal. Dans le cas de l'ébranlement dû à un choc (notamment celui d'un marteau hydraulique,lors d'une exploration géologique), le signal est étalé. En cas d'explosion, il présente une dissymétrie dans les amplitudes : le début est brutal, la suite prenant plus les allures d'une traîne.

    Les tracé noirs de LW1 suggèrent bien une explosion pour Imp1, Col1 et Col2. C'est très net également pour l'agrandissement rouge qui accompagne Imp1, autrement dit pour Im1+. Pour Imp2, un agrandissement à 1600 % suggère la dissymétrie envisagée ; il est toutefois délicat de se prononcer avec fermeté.
    Pour les autres enregistrements présents dans le dossier LW+, il est permis au profane d'être plus hésitant. La perception d'une éventuelle dissymétrie dépend de l'intervalle de temps considéré, et l'inexpérience impose la prudence dans la lecture de ces graphiques. Acceptons donc de suivre les sismologues du LDEO dans leurs indications de durées. Le résumé et le relevé des faits donnent les mêmes valeurs, à savoir 12, 6, 10 et 8 secondes. En cherchant sur les sismogrammes de LW+ à accorder au mieux ces durées avec les inégalités d'amplitude, on est tenté de voir le signal dans la plage  ci-indiquée :
Imp1+ : 12 - 25. La durée serait donc plutôt 13 que 12. Une traîne s'étale de 25 à 35.
Imp2+ : 16 - 22. La traîne est nette à partir de 35 et semble interrompue par la limite 40.
Col1+ :  14 - 24. L'affaiblissement de la traîne est interrompu en 32 par un renforcement.
Col2+ :  18 - 26. Traîne assez régulière ensuite.
    En adoptant cette lecture, la dissymétrie attendue de la brutalité d'une explosion est franche sur Imp1+ ; on peut en voir une sur Imp2+, mais de façons moins convaincante ; elle existe également d'une manière modérée sur Col1+ ; et de même sur Col2+, où les pics principaux sont même vers la seconde 23, donc tardifs. Au total, à part le premier, on ne retrouve pas l'impression de brutalité que donnent Col1 et Col2. N'oublions pas cependant que, pour les signaux de LW+, le filtrage est inconnu : peut-être y est-on privé de l'apport en amplitude de certaines fréquences. À cause de cela, ces sismogrammes sont des témoignages de valeur moindre pour ce qui est des amplitudes.
    Tentons un regard sur Col3+, le seul enregistrement relatif au WTC 7. La durée proposée par le relevé des faits est cette fois de 18 secondes. Il pourrait s'agir de la plage 17 - 35 (ou plutôt 17 -36, soit 19 s), auquel cas on observe bien un début intense sur 17 - 20. Le retour d'intensité en 25 - 31 demande alors explication : s'agit-il d'onde arrivées avec retard, pour cause de réfracton par exemple ?

    En résumé, la perception de l'allure des différents sismogrammes pousse à voir nettement des explosions dans les cas des signaux liés au premier impact et aux trois écroulements, le cas du second impact requérant plus de prudence.

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#175 27-11-2008 13:27:57

charmord
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Re: Preuve d'explosifs par relevé sismique

Merci Keusseje, c'est un peu technique mais très intéressant quand on prend le temps de s'y plonger! Reste que l'on en aperçoit pas toutes les implications.

Crois-tu pouvoir faire un exercice de vulgarisation pour les profanes, à la manière de ce que Greman avait fait après sa démonstration initiale (et indépendamment de la valeur scientifique de celle-ci)?


La manière la plus sûre de corrompre une jeunesse est de l'instruire a tenir en plus haute estime ceux qui pensent de même que ceux qui pensent différemment."

Friedrich Nietzsche

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#176 27-11-2008 13:33:40

ragondin
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Re: Preuve d'explosifs par relevé sismique

Ah le syndrome du schéma pour le profane.
Bienvenue au club, c'est la rançon de la gloire.


« La stratégie militaire doit désormais être pensée en fonction de la couverture télévisuelle [car] si l’opinion publique est avec vous, rien ne peut vous résister ; sans elle, le pouvoir est impuissant. »
M. Michael K. Deaver

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#177 27-11-2008 13:56:33

Keussèje
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Date d'inscription: 20-08-2008
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Re: Preuve d'explosifs par relevé sismique

J'espère, charmord, que l'on aperçoit au moins  une des implications : l'analyse des enregistrements sismographiques prouve qu'il y a eu des explosions !

Aux témoignages humains vient ainsi s'ajouter un témoignage objectif, pourrait-on dire ; moins direct que les perceptions sur place, bien sûr. Mais, pour autant que j'ai pu m'initier à cette belle science, l'interprétation des signaux est susceptible de faire l'unanimité des sismologues.

Quant aux autres implications, il est vrai qu'il nous faut aller plus loin pour les débusquer.

Pour ce qui est d'aider à comprendre les ondes en général, et les ondes sismiques en particulier, je crains de ne pas pouvoir faire mieux que le texte qui y est consacré.  On peut toujours chercher à expliquer autrement en fonction des demandes des uns et des autres. Une fois cela compris et su, il faut effectivement se plonger, et dans les textes (l'essentiel est traduit) et dans les sismogrammes (il faut regarder ce que j'invite à y regarder). Si l'on veut connaître l'affaire à fond, il n'y a pas d'autre voie. Un résumé d'ensemble sera sûrement envisageable plus tard, quand nous aurons obtenu le maximum. Dans l'immédiat, je vais fournir, non pas de quoi se simplifier le travail, mais au contraire de quoi s'y lancer à fond, à savoir le moyen de naviguer de façon plus logique que chronologique dans ce corpus.

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#178 27-11-2008 13:59:16

Keussèje
Membre du forum
Date d'inscription: 20-08-2008
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Re: Preuve d'explosifs par relevé sismique

ragondin a écrit:

Ah le syndrome du schéma pour le profane.

Dessine-moi un serpent, demanda le petit prince. Et l'aviateur, bien embarrassé, lui dessina une onde.

Dernière modification par Keussèje (27-11-2008 21:53:15)

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#179 27-11-2008 23:45:21

Keussèje
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Re: Preuve d'explosifs par relevé sismique


    Plutôt que de procéder aux déplacements et remaniements dont on pourrait espérer une amélioration de la vision d'ensemble, je préfère faciliter la circulation par la présente TABLE D'ORIENTATION. Elle porte avant tout sur ce qui a été fait depuis le premier résumé. Elle sera enrichie par la suite, chaque fois que les développements nouveaux le rendront utile.
    Rappelons, mais pour mémoire seulement, l'analyse de Tahil.

    Les connaissances à posséder se trouvent essentiellement dans une initiation, dans des articles de Wikipédia et une annexe relative à la définition des fréquences élevées.
    On trouvera aussi une présentation élémentaire de la notion d'incertitude.

    L'étude a porté principalement sur le rapport LW, qui a été d'abord résumé. Son insistance sur les fréquences élevées a été soulignée et leur interprétation par des explosions a été confirmée. Les sismogrammes LW1, LW3 et LW4 ont été analysés à part.
    Des compléments sont apportés par l'étude du dossier LW+, dans lequel LW est accompagné d'un relevé des faits, de cinq sismogrammes agrandis et d'un résumé numérique.
    Un examen de la forme des signaux confirme les explosions.

    Les questions relatives au temps, et notamment le problème des heures des débuts d'événement au WTC, ont commencé d'être abordées à travers LW. Leur étude se poursuit ci-après et débouche sur une confrontation des diverses données disponibles.

    Le rapport LP est abordé ensuite.


        Codes

LDEO = Service sismologique Lamont-Dohery.de l'Université Columbia ; LCSN = Réseau sismologique du LDEO.
LW  =  Rapport du LDEO sur le WTC ; LP : rapport sur le Pentagone et sur Shanksville.
LW1  =  Sismogramme en Figure 1 du LW (idem avec 3 et 4 ; la fig. 2 est une carte).
Imp1  =  Signal présenté dans LW1 comme relatif à l'impact 1 (Tour nord).
Col1  =  Signal présenté dans LW1 comme relatif à l'effondrement 1 (Tour sud).
LW+  =  Dossier du LDEO sur le WTC ; contient notamment LW.
Imp1+ =  Sismogramme présenté dans LW+ comme relatif à l'impact 1 (idem avec 2).
Col1+  =  Sismogramme présenté dans LW+ comme relatif à l'effondrement 1 (idem avec 2 et 3).
LW-  =  Annexe de LW+.

NIST1 est l'abréviation de NIST NCSTAR 1 (rapport du NIST sur le 11-9-1).
NIST1A est le supplément relatif au WTC 7.

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Dernière modification par Keussèje (21-12-2008 07:55:40)

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#180 28-11-2008 10:32:11

Keussèje
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Re: Preuve d'explosifs par relevé sismique


    Dans le site du LDEO, le dossier LW+ se voit à l'adresse http://www.ldeo.columbia.edu/LCSN/Eq. Au-dessus de son nom, qui est 20010911_WTC, on remarque celui d'une page : 20010911_wtc.html. À défaut de mieux, appelons-la l'annexe et affublons-la du code LW-.
    C'est à elle que conduit le tout premier lien signalé par RajOr, et c'est d'elle qu'il a extrait les éléments fournis en #1. C'est ce même lien qui se retrouve dans LW+, à la fin du relevé de faits, « pour plus d'informations ».
    Dans LW- on trouve d'abord les mêmes données numériques que dans le relevé, à l'exception de la ligne relative au WTC 7. Elles y sont présentées dans un tableau soigné. Au-dessous figure une variante LW1- de LW1 (couleurs alternées pour les lignes des signaux, pas d'ajouts d'agrandissements en rouge, échelle à droite indiquant 500 m/s). En dessous de LW1- on trouve LW1 lui-même, au complet.

    On peut envisager, à titre de simple hypothèse, que l'équipe du LDEO ait eu l'intention, dans un temps, de produire un dossier restreint, constitué du relevé de fait  et de l'annexe en question ; puis que, conduite à constituer le dossier complet LW+, elle ait chosi d'y placer le relevé (ReadMe) et de laisser l'annexe en-dehors.


Table d'orientation au-dessus

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Dernière modification par Keussèje (08-12-2008 21:54:25)

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#181 29-11-2008 09:54:07

Keussèje
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Re: Preuve d'explosifs par relevé sismique


                Trois problèmes relatifs aux heures des événements

    Au départ de ce fil, RajOr a fait remarquer une incohérence : le LDEO et la Commission Kean ne donnent pas tout à fait les mêmes heures pour les impacts des avions. Ils se seraient produits 14 s et 17 s plus tôt selon le LDEO que selon la Commission, laquelle a adopté les informations venues de la FAA. Les heures données par les radars de cette dernière sont considérées comme insoupçonnables et précises.
    Ce problème, déjà rappelé dans le résumé, est resté en suspens. L'enjeu en est de savoir si la précocité des événements perçus par les sismographes ne serait pas liée à leur nature. Autrement dit, le début des enregistrements correspond-il vraiment aux impacts eux-mêmes, ou bien à des explosions préliminaires ?

    Par la suite lak a fait reconnaître une autre incohérence : le LDEO, suivi en cela par la FEMA, aurait adopté, comme heure de début des effondrements des Tours, celle qui correspond au début du signal associé (après avoir tenu compte de la durée de la propagation). En fait, le LDEO est resté évasif. Une indication telle que « Collapse 1 » portée sur le sismogramme n'est qu'une appellation commode donnée à un signal. Le LDEO ne dit pas que le début de ce signal correspond au début de l'effondrement à proprement parler. La FEMA, en revanche, est fautive d'avoir cru pouvoir procéder à cette identification et d'avoir ainsi négligé le temps de la chute des débris. En tout cas, ce deuxième problème paraît réglé.

    Enfin, la lecture du rapport LW commence par une affirmation sibylline : le LDEO aurait observé les événements du WTC à Palisades « souvent à des temps différents de ceux ayant été rapportés ailleurs ». Le mystère ne fait qu'épaissir ensuite dans la mesure où la question n'est plus abordée dans LW. Faut-il y voir une invitation à mieux scruter les minutes et les secondes ? Cela pourrait rejoindre notre premier problème, mais aussi concerner son équivalent pour les effondrements : des explosions ne se laisseraient-elles pas déceler avant même leurs débuts ?


    L'étude détaillée des analyses qui suivent n'est pas indispensable. On peut les parcourir et n'en lire, par exemple, que ce qui est en gras. Il est même possible de se rendre directement à la récapitulation, point de départ de la confrontation.


Table d'orientation plus haut

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Dernière modification par Keussèje (08-12-2008 21:26:26)

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#182 29-11-2008 11:09:07

Calixte
Invité

Re: Preuve d'explosifs par relevé sismique

Keussèje, ce serait bien que tu fasses une synthèse de ton analyse wink.

On pourra la mettre dans le premier post de ce fil et/ou sur le wiki. Merci d'avance.

 

#183 29-11-2008 11:19:54

Analis
Membre du forum
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Messages: 1188

Re: Preuve d'explosifs par relevé sismique

Au sujet de cette question de l'origine des traces perçues "autour" du moment des impacts, il y a un élément qui est rarement relevée. Il ne s'agit pas d'un argument positif, mais d'une énorme incohérence dans la version officielle. Celle-ci explique ces enregistrements par les impacts. Pourtant, le crash du Pentagone est sensé n'avoir laissé aucune trace sismique. Je précise que c'est à mes yeux tout à fait possible : une onde de choc considérable a été notée par les témoins. Mais l'impact ayant eu lieu au rez-de-chaussée, la source de la secousse était mal couplée au sol. Il n'est pas surprenant qu'elle n'ait pas été assez forte pour être détectée.
    Ce qui contraste fortement avec l'affirmation selon laquelle les impacts dans les tours jumelles auraient été détectées. Alors qu'elles étaient bien plus éloignées du, et moins couplées avec le sol. Une de ces affirmations est donc fausse. Je pense que c'est celle qui veut que les traces Imp1 et Imp2 aient été causés par les crashes dans les tours.

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#184 29-11-2008 22:12:44

Keussèje
Membre du forum
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Messages: 946

Re: Preuve d'explosifs par relevé sismique

Calixte a écrit:

Keussèje, ce serait bien que tu fasses une synthèse de ton analyse wink.

On pourra la mettre dans le premier post de ce fil et/ou sur le wiki. Merci d'avance.

Il est encore un peu tôt pour une synthèse puisque nous en sommes aux trois quarts de l'analyse à laquelle RajOr nous a invités. Voyons d'abord ce qui peut être établi au sujet des temps. Ensuite il serait en effet raisonnable de faire une pause, avant de se lancer dans l'analyse à laquelle intactsaphir nous a conviés.

Pour ce qui est d'entrer partiellement dans l'étude, la priorité est l'acquisition des connaissances. L'initiation proposée ne demande aucun savoir scientifique ; il suffit d'imaginer un objet flottant sur les vagues, ainsi qu'une corde agitée à un bout, et d'étudier les notions qui s'y greffent. Ensuite, on peut survoler les textes en s'aidant de la Table d'orientation ; les résultats essentiels sont en rouge.

Placer une synthèse en tête demande à ce que la manœuvre soit bien conçu. Sur deux fils importants j'ai pu constater que, sans cela, on introduit de la confusion. Avec les liens, il me semble qu'il y a mieux à faire ; on en discutera le moment venu, ainsi que du wiki.

Dernière modification par Keussèje (29-11-2008 22:15:43)

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#185 29-11-2008 22:34:26

Calixte
Invité

Re: Preuve d'explosifs par relevé sismique

En fait, c'est surtout pour rendre accessible et compréhensible à une majorité de membres du forum comme l'a déjà signalé charmord, en quelque sorte la substantifique moelle de ce fil wink, faire une sorte de résumé simplifié donc qui pourrait être régulièrement mis à jour au fil de l'avancée des recherches.

Il faut bien comprendre que tout le monde n'a le temps, ni les compétences pour se plonger à fond dans tous les concepts évoqués sur ce fil malheureusement hmm.

 

#186 29-11-2008 22:36:09

Keussèje
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Re: Preuve d'explosifs par relevé sismique

Analis a écrit:

Au sujet de cette question de l'origine des traces perçues "autour" du moment des impacts, il y a un élément qui est rarement relevée. Il ne s'agit pas d'un argument positif, mais d'une énorme incohérence dans la version officielle. Celle-ci explique ces enregistrements par les impacts. Pourtant, le crash du Pentagone est sensé n'avoir laissé aucune trace sismique. Je précise que c'est à mes yeux tout à fait possible : une onde de choc considérable a été notée par les témoins. Mais l'impact ayant eu lieu au rez-de-chaussée, la source de la secousse était mal couplée au sol. Il n'est pas surprenant qu'elle n'ait pas été assez forte pour être détectée.

Judicieuse remarque, qui apporte un début de suite à un bref échange avec davaro : le Pentagone devrait être plus pertinent qu'un cactus (à mon avis).

Ce qui contraste fortement avec l'affirmation selon laquelle les impacts dans les tours jumelles auraient été détectées. Alors qu'elles étaient bien plus éloignées du, et moins couplées avec le sol. Une de ces affirmations est donc fausse. Je pense que c'est celle qui veut que les traces Imp1 et Imp2 aient été causés par les crashes dans les tours.

Qu'en était-il vraiment du couplage des Tours avec le sol ? La manière dont les colonnes étaient en contact avec lui est rarement évoquée. Que comprendre dans la brève narration, aux vers 62 à 67  (Le forage pouvait alors commencer) de la Newyorkade, que nous devons aux bons soins d'Arthure ? La roche a été creusée, on y a coulé du béton et, plus tard apparemment, on aurait placé le pied des colonnes. Mais comment ? A-t-on creusé ce béton ?

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#187 29-11-2008 22:57:55

Keussèje
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Re: Preuve d'explosifs par relevé sismique

Calixte a écrit:

Il faut bien comprendre que tout le monde n'a le temps, ni les compétences pour se plonger à fond dans tous les concepts évoqués sur ce fil malheureusement hmm.

C'est certain. Mais si on n'a pas le temps non plus d'acquérir les concepts de base tels qu'ils ont été vulgarisés, je crains qu'il ne faille se contenter d'une sorte d'historique des recherches, sans entrer dans la matière elle-même. Un historique respectant l'ordre chronologique serait obscur ; d'où la Table d'orientation, qui les évoque dans un ordre plus intéressant et qu'il est prévu de mettre à jour.

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#188 29-11-2008 23:13:38

Calixte
Invité

Re: Preuve d'explosifs par relevé sismique

Dans ce cas, on pourrait déjà intégrer ta table d'orientation qui se révèle en fait, en quelque sorte, être une synthèse du sujet dans le premier post: cela ne coûterait rien. Là, elle est un peu perdue au milieu des autres posts pour l'instant, ce qui est plutôt dommage.

 

#189 30-11-2008 00:16:09

Keussèje
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Re: Preuve d'explosifs par relevé sismique

Pas d'accord, elle est mieux là où elle est. En revanche on pourrait mettre en #1, si RajOr le voulait bien, trois indications : le fait que le fil est un drame en deux actes (pour le moment), l'existence du premier résumé (en #139) et celle de la table d'orientation. Des liens conduisant au résumé et à la table feraient alors le bonheur du nouveau venu.

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#190 30-11-2008 00:42:47

Calixte
Invité

Re: Preuve d'explosifs par relevé sismique

Keussèje a écrit:

Pas d'accord, elle est mieux là où elle est. En revanche on pourrait mettre en #1, si RajOr le voulait bien, trois indications : le fait que le fil est un drame en deux actes (pour le moment), l'existence du premier résumé (en #139) et celle de la table d'orientation. Des liens conduisant au résumé et à la table feraient alors le bonheur du nouveau venu.

Je pense en général qu'il vaut mieux mettre in extenso pour une facilité de lecture les posts que des liens cependant pour les mises à jour du premier post, cela risque d'être fastidieux à chaque fois.

Euh, on ferait mieux de poursuivre en mp: on est en train de polluer ce fil tonguewink.

 

#191 30-11-2008 08:00:17

Keussèje
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Re: Preuve d'explosifs par relevé sismique


            Données officielles sur les temps

    Nous connaissons les différentes dates données par le LDEO sur le site de l'Université de Columbia. Afin de les confronter avec celles des rapports officiels, relevons les dates fournis par ces derniers, lorsqu'elles le sont avec les chiffres des secondes. Toutes sont ici en temps local.

FEMA
    Les heures sont présentées dans un tableau du chapitre 1 (p.10). Comme il y est expliqué, ce sont les résultats obtenus par le LDEO. Plus précisément, il s'agit de ceux que l'on trouve dans le relevé des faits de LW+ et dans l'annexe LW-, reproduits toutefois sans la mention de l'incertitude : impact 1 à 08:46:26 ; impact 2 à 09:02:54 ; effondrement 1 à 09:59:04 ; effondrement 2 à 10:28:31 ; effondrement 3 à 17:20:33.

NIST1-6
    Pour la Tour nord, on trouve deux informations différentes. Page 155, l'impact est à 8:46 :30 (une coquille du NIST : 9:46:30) et l'effondrement est à 10:28:22. Dans le tableau de la page 156, l'impact est à 8:46:26 (quatre secondes plus tôt) et l'effondrement à 10:28:26 (quatre secondes plus tard).
    Pour la Tour sud, tant page 167 que dans le tableau de la page 168, on lit 9:02:59 pour l'impact et 9:58:59 pour l'effondrement.
    L'introduction du chapitre 6, dans lequel figurent ces informations, explique que les chronologies ont été établies à partir des enregistrements visuels (photos et vidéos) et des enregistrements sonores (téléphones et opérations de sauvetage).

NIST1A
    Page xxxi (et ailleurs) l'effondrement du WTC 7 est à 5:20:52 post meridiem, soit 17:20:52.
    À noter que ce rapport évoque à plusieurs reprises l'effondrement de WTC 1, en adoptant 10:28:22 pour son début (voir ci-dessus).

Commission Kean
    Pour la Tour nord, en page 7 l'impact est à 8:46:40 ; la note 39 du chapitre 1 précise que l'origine en est un rapport du NTSB (National Transportation Safety Board). En page 311, l'effondrement est à 10:28:25 ; la note 187 du chapitre 9 renvoie aux travaux du NIST.
    Pour la Tour sud, en page 8 l'impact est à 9:03:11 ; la note 51 du chapitre 1 renvoie au rapport du NTSB. En page 305, l'effondrement est à 9:58:59 ; la note 156 du chapitre renvoie au NIST.
    RajOr a attiré l'attention en #1 sur la note 130 du chapitre 1 (p.460). On y lit que le NORAD soutient que le second impact a eu lieu à 9:02 et que la Commission a trouvé, à partir des données de la FAA, que l'heure exacte est 9:03:11.

Quelques observations s'imposent déjà :
-  La FEMA a reproduit les résultats du LDEO (en les allégeant).
-  Le NIST évoque une recherche approfondie effectuée en amont.
-  Les sources directes principales de la Commission sont le NIST et le NTSB. La FAA n'est citée que dans un cas et de manière complémentaire seulement.


Table d'orientation

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Dernière modification par Keussèje (08-12-2008 21:52:06)

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#192 30-11-2008 18:50:09

Keussèje
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Re: Preuve d'explosifs par relevé sismique

    Il a été relevé précédemment que, pour les heures précises des impacts, la Commission Kean a adopté des information tirées d'un rapport du NTSB (National Transportation Safety Board). Il se trouve que cet organisme a l'amabilité de présenter une partie de son site en français.
    Le rapport relatif au 11-9-1 s'y cache peut-être dans un recoin (un simple lien ferait l'affaire). Si jamais quelqu'un venait à le dénicher, qu'il veuille bien nous en faire part.

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Dernière modification par Keussèje (10-12-2008 21:38:41)

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#193 30-11-2008 20:45:36

Sinok
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Re: Preuve d'explosifs par relevé sismique

Dans la base de données des accidents/incidents d’avion, le NTSB mentionne sur les 4 fiches des avions impliqués le 9/11 :
« The terrorist attacks of september 11, 2001 are under the jurisdiction of the Federal Bureau of Investigation. The Safety Board provided requested technical assistance to the FBI, and any materiel generated by the NTSB is under the control of the FBI. The Safety Board does not plan to issue a report or open a public docket. »

"Les attaques terroristes du 11 sept 2001 sont placées sous la juridiction du FBI. Le Safety Board a fourni l’assistance technique requise au FBI, et tout le travail effectué par le NTSB est sous contrôle du FBI. Le Safety Board n’a pas prévu la publication d’un rapport ou d’ouvrir un dossier public."

Seul le nombre de passagers ventilés équipage/passagers figure dans les fiches. Maigre.

Pas grand chose à se mettre sous la dent de ce côte, j'en ai peur.

Dernière modification par Sinok (30-11-2008 20:46:42)

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#194 30-11-2008 23:01:31

Keussèje
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Re: Preuve d'explosifs par relevé sismique

C'est à craindre pour certains, en effet. Néanmoins 9-11 Research, dans une page consacrée au rôle du NTSB, renvoie vers certains rapports.

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#195 01-12-2008 09:19:39

Keussèje
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Re: Preuve d'explosifs par relevé sismique


    Pour apprécier à sa juste valeur la prochaine scène de l'acte II de ce fil, il est bon d'être familiarisé avec la notion scientifique d'incertitude. Son rôle y sera un peu celui des valets et servantes qui dans un premier temps créent du trouble et qui, ensuite, le font se résoudre en suscitant la bonne volonté des maîtres ; et ce genre de rôle, comme on sait, peut ne pas manquer de croustillant. La présentation qui suit propose une initiation minimale.

    Lorsqu'on utilise un triple-décimètre pour mesurer le côté d'une feuille de papier, on le place, on lit ce qu'il indique et l'on conclut que la longueur de la feuille est, par exemple, 297 mm. Cette façon de conclure, bien suffisante pour l'achat d'une enveloppe, ne peut être acceptée en science où, plus encore que de la précision, on veut de la certitude.
    Quelque soin que l'on mette dans l'opération, ni le positionnement, ni la lecture ne peuvent être parfaits. Dans ces conditions, la prudence impose de conclure, non par une valeur telle que 297, mais par un encadrement. Considérant les circonstances et les détails de l'opération, on estime pouvoir conclure de façon tout à fait certaine que la longueur de la feuille est comprise entre deux bornes ; par exemple entre 296 et 298 mm. On résume l'acquis ainsi formulé en prenant la moyenne de ces bornes, ici 297. Le risque induit par cette simplification de la formulation est de faire croire que 297 est véritablement la longueur. La « vraie » longueur de la feuille, celle que l'on obtiendrait dans des conditions idéales, dans un monde parfait, n'a pas de raison d'être exactement 297. La longueur véritable est inconnue ; peut-être est-ce 297,2, ou encore 296,385. Ce que l'on estime savoir de manière tout à fait sûre, c'est qu'elle est comprise entre 296 et 298, et rien de plus. Bien sûr, il n'est pas déraisonnable de penser que la vraie valeur a plus de chances d'être 297, qui se trouve être au milieu ; mais introduire cette idée de probabilité complique l'affaire, et inutilement en ce qui nous concerne ; restons-en à l'encadrement par deux bornes.
    De la valeur retenue par commodité, à savoir 297, à la valeur qui est la vraie mais qui échappe de par la nature des choses, on ne peut pas savoir pas quel écart il y a. Si un bon génie révélait par la suite que la vraie valeur est 297,4, on serait en mesure de conclure qu'une erreur de 0,4 mm avait été commise lors de la mesure, et l'on abandonnerait la valeur fausse (297) au profit de la vraie (297,4). Sans espoir de pareille révélation, on se contente de considérer que l'erreur commise en adoptant 297 est, de manière certaine, inférieure à 1 mm. On conclut en disant que l'incertitude est de 1 mm. On peut dire aussi que la longueur est 297 mm à 1 mm près ; ou encore qu'elle vaut 297 mm plus ou moins 1 mm (297 mm ± 1 mm).

    Ce qui vient maintenant, sans être indispensable, complète ce qui précède de manière presque naturelle.
    Souvent on va un peu plus loin, pour affiner la signification du résultat. Si l'incertitude est d'un millimètre lors de la mesure de la feuille ainsi que dans celle d'un petit trait qui y aurait été tracé, un trait de 10 mm par exemple, il n'est pas sans intérêt de rapporter le millimètre de l'incertitude à la longueur mesurée. Une incertitude de 1 mm a quelque chose de moins satisfaisant dans le cas d'une longueur de 10 mm que dans celui d'une longueur de 297. Ces considérations conduisent à distinguer deux incertitudes et, par souci d'économiser les noms communs, on met les adjectifs à contribution. On distingue l'incertitude absolue, qui est 1 mm dans nos deux exemples, et l'incertitude relative, qui est le rapport de l'incertitude absolue à la valeur obtenue lors de la mesure. Dans le cas du petit trait, l'incertitude relative est de 1 / 10, soit de 0,1, soit encore de 10 %. Dans le cas de la feuille, on divise 1 mm par 297 mm : une calculatrice donnera 1 / 297 = 0,00367003 ; adoptons 0,0037. L'incertitude relative est alors de 37 dix-millièmes, donc de 0,37 %. C'est bien moins que pour le trait : environ trente fois moins. En un sens la mesure du trait et celle de la feuille bénéficient de la même précision (1 mm) ; en un autre sens, celle de la feuille est trente fois plus précise ; tel est l'intérêt d'introduire la notion d'incertitude relative.

    Il va de soi que ce qui est exposé ici dans le cas de la mesure d'une longueur aurait pu l'être de manière toute semblable dans celui d'une durée. Cette problématique et ces notions valent pour toute science expérimentale.


Table d'orientation

__________________________________________________________________

Dernière modification par Keussèje (08-12-2008 21:51:13)

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#196 01-12-2008 16:53:07

Analis
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Re: Preuve d'explosifs par relevé sismique

Keussèje a écrit:

Qu'en était-il vraiment du couplage des Tours avec le sol ? La manière dont les colonnes étaient en contact avec lui est rarement évoquée. Que comprendre dans la brève narration, aux vers 62 à 67  (Le forage pouvait alors commencer) de la Newyorkade, que nous devons aux bons soins d'Arthure ? La roche a été creusée, on y a coulé du béton et, plus tard apparemment, on aurait placé le pied des colonnes. Mais comment ? A-t-on creusé ce béton ?

Je ne connais pas ce point. Mais il me paraît peu vraisemblable que les vibrations aient pu se transmettre au sol au point provoquer une secousse notable. Nous avons un élément de comparaison : l'explosion de 1993. Elle était située dans le sous-sol, au contact des colonnes porteuses. Les conditions étaient nettement plus favorables pour générer une onde sismique détectable. Elle a certainement fait vibrer les colonnes, certaines personnes sur place l'ont ressentie comme assez forte pour ébranler l'immeuble. Mais elle n'a pas été détectée par les sismographes.

Dernière modification par Analis (01-12-2008 16:53:46)

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#197 02-12-2008 00:41:37

Keussèje
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Re: Preuve d'explosifs par relevé sismique

Analis a écrit:

Nous avons un élément de comparaison : l'explosion de 1993. Elle était située dans le sous-sol, au contact des colonnes porteuses.

Il faut en tenir compte, en effet. Mais comment ? LW se contente de rappeler la puissance de la charge.

Que sait-on exactement du "contact" du camion piégé avec les colonnes ? A-t-on eu connaissance de sa localisation exacte ?

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#198 02-12-2008 01:02:54

Keussèje
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Re: Preuve d'explosifs par relevé sismique


    La façon dont le NIST a établi une chronologie précise des événements mérite d'être connue. Elle est exposée dans le court chapitre 3 de NIST1-5A.

La détermination des heures, minutes et secondes

    Alors que la FEMA avait adopté les conclusions des études sismologiques du LDEO, le NIST a travaillé sur la base d'un catalogue de 7.118 photographies et 6.982 vidéos, ainsi qu'avec les diffusions télévisuelles. La démarche a consisté à établir d'abord une échelle relative à l'aide des premières, et à la convertir ensuite en échelle absolue à l'aide de ces dernières. Pour les deux échelles, on s'appuie sur le fait que photographies, vidéos et diffusions sont nombreuses à comporter une mention horaire qui indique les secondes.
    L'échelle relative s'obtient en choisissant d'abord comme origine des temps un événement bien défini et bien enregistré ; le choix se porta sur le contact du second avion avec la Tour sud. Les vidéos qui montrent cet événement servent alors de premier maillon pour un enchaînement qui s'étend en continu sur l'ensemble des événements majeurs (les impacts et les effondrements). C'est-à-dire que sont pris en considération, en second, des enregistrements qui ne montrent pas cet impact, mais dont le début correspond à la fin de certains des premiers, et ainsi de suite. Ce travail de recollement, qui revient à faire le film entier des événements (et même plusieurs), peut nécessiter de s'appuyer sur la moindre apparence, comme celles des feux ou des fumées. Par ce procédé, on dispose de manière précise néanmoins, grâce aux « frames », du temps écoulé entre le second impact et un événement ultérieur. Une démarche semblable permet de remonter dans le temps jusqu'à un événement antérieur tel que le premier impact.
    Reste à dater l'instant pris comme origine des temps, ce que le NIST a fait par l'adoption, dans une première étape, de l'heure donnée par la FEMA, à savoir 9:02:54. Cela fait, chaque événement se voit attribuer un « temps relatif ». Le premier effondrement s'étant produit 56 mn plus tard exactement d'après l'échelle relative, le temps relatif de ce deuxième événement est 9:02:54 + 0:56:00 = 9:58:54 ; et de même pour les autres.
    L'échelle absolue a été obtenue dans une seconde étape en déterminant l'heure véritable de l'événement pris comme origine, grâce aux indications horaires des télévisions. Elles ont en effet le mérite d'être accordées à des sources sûres (satellite, horloge atomique du NIST). Sur la base de quatre enregistrements indépendants, le NIST a ainsi établi que le second avion avait atteint la façade de la Tour sud à 9:02:59. Le « temps absolu » de chaque événement s'obtient alors en ajoutant cinq secondes à son temps relatif ; dans l'exemple précédent : 9:58:59.
    Les différents résultats auraient pu être présentés dans un tableau tel que celui-ci :

                                            pré-NIST                  NIST                  LDEO

Premier impact                      8:46:25               8:46:30               8:46:26
Second impact                      9:02:54                9:02:59              9:02:54
Effondrement WTC2             9:58:54                9:58:59              9:59:04
Effondrement WTC1           10:28:17              10:28:22            10:28:31

    La première colonne donne les temps relatifs, obtenus et grâce à l'enchaînement des vidéos et par l'adoption de 09:02:54 pour l'événement de référence. La seconde colonne est obtenue en ajoutant 5 s à chacun des résultats de la première ; les nouveaux résultats, paraît-il, s'accordent avec ce qu'indiquent, par ailleurs, les enregistrements télévisuels. La troisième colonne rappelle les heures adoptées par la FEMA et qui étaient en fait celles du LDEO (on sait que la FEMA n'a fait que transmettre, en confondant d'ailleurs début et fin de chute des débris).

Le désaccord entre le visuel et le sismique

    Les écarts entre résultats du NIST et résultats du LDEO sont respectivement de 4, 5, 5, 9  et 19 secondes, tantôt dans un sens, tantôt dans l'autre. Faut-il conclure à un désaccord radical ou bien les marges d'incertitude laissent-elles sa chance à une compatibilité ?
    Pour les résultats du LDEO, l'incertitude est d'une seconde, sauf pour le second impact où elle est de deux. Pour les résultats du NIST, l'incertitude est uniformément d'une seconde.
    Traitons le cas du premier impact, à titre d'exemple. Pour le LDEO, la date véritable n'est pas 8:46:26 mais 8:46:26 ± :01 ; ce qui veut dire qu'elle est comprise, pour ce qui est des secondes, entre :25 et :27. Pour le NIST, la date véritable est comprise entre :29 et :31. L'incompatibilité est flagrante, et il en va de même pour
les autres événements. Une pareille incohérence obligeait à conclure à une défaillance dans l'une des deux démarches et il était essentiel de la débusquer.

L'heureux dénouement

    « Par la suite ces signaux ont été ré-analysés par le LDEO, travaillant sous contrat dans le cadre de l'enquête du NIST sur le WTC (Kim, 2005). Une ré-interprétation des types de signaux sismiques a conduit à une petite correction des heures pour les principaux événements. » (p.23).
    Dans NIST1-5A, le tableau précédent est présent, mais avec une colonne supplémentaire :

                                            pré-NIST             NIST                 LDEO            LDEO-post

Premier impact                      8:46:25           8:46:30            8:46:26            8:46:29
Second impact                      9:02:54            9:02:59            9:02:54            9:02:57
Effondrement WTC 2            9:58:54            9:58:59            9:59:04            9:59:07
Effondrement WTC 1          10:28:17          10:28:22          10:28:31          10:28:34
Effondrement WTC 7          17:20:47          17:20:52          17:20:33          17:20:42

    Les codes au-dessus des colonnes remplacent ici ce qui se lit dans le rapport, à savoir :
pré-NIST  =  « Temps relatifs tiré des analyses visuelles » ; c'est l'échelle relative.
NIST  =  « Temps ajustés tirés des diffusions télévisées » ; c'est l'échelle absolue.
LDEO  =  « Temps rapportés dans l'étude de la FEMA » ; ce sont les résultats du LDEO, mal interprétés par la FEMA.
LDEO-post  =  « Temps basés sur les analyses récentes du LDEO ».

    « On peut voir sur la tableau 3-1 que les dates d'impact des deux avions déterminées par le NIST et par le LDEO s'accordent maintenant à l'intérieur des incertitudes combinées (sic). » Effectivement, le premier impact ayant eu lieu entre :29 et :31 pour le NIST, et désormais entre :28 et :30 pour le LDEO, on tire de l'ensemble qu'il s'est produit entre :29 et :30. Le second impact, de même, a eu lieu entre :58 et :60 pour le NIST ; entre :55 et  59 pour le LDEO (incertitude de 2 s) ; ce qui amène à conclure qu'il s'est produit entre :58 et :59.
    Les écarts entre les effondrements des Tours, à savoir 8 s et 12 s, ne sont excessifs qu'en apparence. Le NIST a considéré le début des chutes de débris tandis que les débuts des signaux sismiques correspondent « probablement » à leur arrivée au sol. Les durées de chute de ces premiers débris sont estimées par le NIST, à l'aide des vidéos, « approximativement » à 9 s pour WTC 2 et à 11 s pour WTC 1. Il s'ensuit que les heures des débuts d'effondrement qui se tirent de la colonne LDEO-post sont 9:59:07 - :09 = 9:58:58 pour WTC 2, et 10:28:34 - :11 = 10:28:23 pour WTC 1. Les  incertitudes étant toutes d'une seconde, le début de l'effondrement de WTC 2, qui a eu lieu entre :58 et :60 selon le NIST, s'est produit entre :57 et :59 d'après LDEO-post ainsi corrigé ; et ces plages de temps sont compatibles. L'effondrement de WTC 1 a eu lieu entre :21 et :23 pour le NIST ; entre :22 et :24 d'après LDEO-post corrigé. Dans les deux cas, comme dans les deux précédents, une plage d'une seconde assure la compatibilité entre les résultats visuels et les résultats sismiques.
    Dans le cas du WTC 7, le NIST précise qu'il a pris comme début de l'effondrement celui du bâtiment dans son ensemble, et non celui du local installé sur le toit ; mais il ne commente pas les résultats. Dans NIST1A  les dix secondes d'avance du signal sismique sont attribuées au début de l'effondrement interne (une ligne et demie, p.38).

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Redessine-moi un serpent, demanda le petit prince. Encore plus embarrassé, l'aviateur dessina une
autre onde.
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Dernière modification par Keussèje (08-12-2008 21:49:50)

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#199 02-12-2008 17:55:53

Keussèje
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Re: Preuve d'explosifs par relevé sismique

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        Un autre dénouement heureux

    La phrase du NIST qui annonce l'heureux dénouement fait référence à un article de 2005 de Won-Young KIM. Ce dernier est le directeur du LCSN (le réseau sismologique Lamont-Doherty) ; LW est signé de lui en premier.
    Le site 9-11 Research consacre une page à la rétractation que KIM a été amené à opérer au sujet du vol 93. Le premier lien proposé conduit à LP, rapport du LDEO qui porte d'abord sur le Pentagone, mais également sur Shanksville. Kim et Baum y avaient donné 10 h 06 comme heure de l'écrasement. La Commission a jugé, avec le NORAD, que l'heure véritable était 10 h 03. Par un courriel adressé à la Commission, en juillet 2004, Kim avait « concédé (sic) » que les données sismiques concernant le vol 93 n'étaient pas définitives.
    9-11 Research note que les documents utilisés comme source par la Commission ne se trouvent pas sur le Web, au contraire de ceux de Won-Yong Kim.

Ajout du 10 décembre

    Won-Young Kim est un spécialiste reconnu de la détection des explosions souterraines et, plus largement, de la distinction entre explosions et tremblements de terre. Ses travaux lui ont valu d'être récompensé en 2008 par la Jesuit Seismological Association (ainsi appelée en hommage aux activités des Jésuites dans ce domaine au XIXe siècle).

Dernière modification par Keussèje (10-12-2008 21:33:41)

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#200 03-12-2008 00:12:00

Keussèje
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Re: Preuve d'explosifs par relevé sismique

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            La chute des premiers débris des Tours

    Dans le chapitre 3 de NIST1-5A, à propos des différences entre heures des débuts d'effondrement selon le NIST et heures des signaux relatifs aux effondrements selon le LDEO, on lit très exactement : « Les différences entre les deux temps ont été estimées être approximativement de 9 s pour WTC 2 et approximativement de 11 s pour WTC 1 en se basant sur des vidéos des effondrements. » (p.23). N'y aurait-il pas là une confusion avec les durées des effondrements des Tours ?

    Il est de notoriété publique que le NIST n'a pas présenté d'étude pour les durées des effondrements. Deux chiffres ont été simplement livrés en pâture à la maladive curiosité du public dans une Foire Aux Questions (supplément du 30 août 2006).
    Question n° 6 : « Comment les tours du WTC ont-elles pu s'effondrer en seulement 11 secondes (WTC 1) et 9 secondes (WTC 2) - vitesses proches de celles d'une boule lâchée d'une hauteur similaire dans le vide (sans résistance de l'air) ? »
    Réponse : « Le NIST a estimé que les temps mis par le premier panneau extérieur pour frapper le sol après que les effondrements eurent commencé pour chacune des tours avaient été approximativement de 11 secondes pour WTC 1 et approximativement de 9 secondes pour WTC 2. Ces temps écoulés ont été basés sur (1) une détermination précise du début d'effondrement sur le témoignage de vidéos, et (2) des signaux (sismiques) des mouvements du sol à Palisades, N.Y., qui furent aussi ajustés avec précision pour tenir compte des durées de transmission des ondes provenant du bas de Manhattan (voir NCSTAR 1-5A). »
    On observe que le NIST ne répond pas exactement à la question. Interrogé sur la durée des effondrements, il répond sur la durée de chute des premiers débris, ce qui n'est sans doute pas la même chose. Cette façon d'appréhender la question est légitime. C'est la question elle-même, en effet, qui n'est pas bien formulée, puisque ce qu'il faut entendre par « durée d'effondrement » des Tours n'y donne pas lieu à une définition suffisamment précise.
    Lisons aussi le dernier paragraphe de la réponse : « D'après le témoignage des vidéos, on sait que des portions significatives des noyaux des deux immeubles (en gros 60 étages du WTC 1 et 40 étages du WTC 2) se sont maintenus 15 à 25 secondes après le début de l'effondrement avant que, eux aussi, commençassent de s'écrouler. Ni la durée des enregistrements sismiques, ni le témoignage des vidéos (à cause de l'obstruction à la vue produite par les nuages de débris) ne donnent de façon fiable le temps total que mit chaque immeuble à s'effondrer complètement. ». Il est clairement confirmé que le NIST refuse de se prononcer sur la durée des effondrements des tours jumelles.
    Il faut conclure, en tout cas, que les durées de chute mises à contribution dans NIST1-5A pour rapprocher la chronologie du NIST de celle du LDEO sont en accord, non seulement quant aux chiffres, mais surtout quant au sens, avec ce qui est dit dans la FAQ.

    Resterait le problème de l'interprétation des signaux sismiques. L'heure de leur début, diminuée du temps de la propagation, doit-elle coïncider avec celle de l'arrivée au sol des tout premiers débris ? Il s'agit là d'un problème énergétique. Ces premiers débris disposaient-ils d'une énergie cinétique suffisante pour que l'ébranlement du sol pût se transmettre de façon perceptible à la station ? Calculer des énergies cinétiques est facile. La difficulté est de savoir quelle proportion en est convertie en énergie sismique (Tahil affirme que cette proportion est couramment de l'ordre du dix-millième) ; et cela fait, resterait à savoir ce qui devait s'ensuivre à Palisades. Sur ce point, nos connaissances demandent à être développées.

    Une vérification plus à notre portée est celle des durées. Si le sens à leur donner présente maintenant moins d'ambiguïté, il n'est est pas totalement dénué : de quels « premiers débris » s'agit-il ? Cela précisé, reste à voir si ces durées de 9 et de 11 secondes sont exactes.

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    Pour l'anecdote, la question citée aurait pu faire appel à une plume tout autant qu'à une boule (de plomb ?) puisque, dans le vide, elles tombent ensemble. Ceci n'est pas sans rappeler la bourde de certain
ministre, membre de l'Académie des Sciences.
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