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#1 05-06-2008 19:59:32

ragondin
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Les USA 11 Septembre keynésianisme militaire = économie de guerre

Première partie
http://contreinfo.info/article.php3?id_article=1616
« Les néoconservateurs de la Maison Blanche et du Pentagone ont surestimé leur intelligence. Ils ont même échoué à résoudre le problème du financement de leurs guerres impérialistes et de domination mondiale. » L’historien Chalmers Johnson analyse les dépenses faramineuses consacrées par les USA aux guerres et aux budgets militaires. Pour lui, ce monstrueux « keynésianisme militaire » va conduire le pays à sa ruine.


Chalmers Johnson : Banqueroute américaine (II/II)
1er février 2008 http://74.125.39.104/search?q=cache:uyR … &gl=fr
Dans ce deuxième volet de son étude du complexe militaro industriel, déjà dénoncé en son temps par le président Eisenhower, Johnson analyse ce qu’il appelle le « Keynésianisme militaire, » à l’oeuvre aux USA. Le poids pris par ce monstre économique est tel que c’est la substance même de l’économie américaine qui selon lui est menacée.

Par Chalmers Johnson, Tom Dispatch, 22 janvier 2008

Le Keynésianisme militaire
De telles dépenses ne sont pas seulement moralement obscènes, elles sont financièrement insoutenables. De nombreux néoconservateurs et patriotes Américains mal informés croient que, même si notre budget de défense est énorme, nous pouvons nous le permettre, parce que nous sommes le pays le plus riche sur la Terre. Malheureusement, cette affirmation n’est plus vraie. L’entité politique la plus riche au monde, d’après le World Factbook de la CIA, est l’Union européenne. Le PIB de 2006 de l’Union européenne (produit intérieur brut - tous les biens et services produits localement) a été estimé à une valeur légèrement plus grande que celui des États-Unis Toutefois, Le PIB de 2006 de la Chine n’a été que légèrement inférieur à celui des États-Unis et le Japon était la quatrième nation la plus riche au monde.

Une comparaison plus parlante, qui révèle à quel point nous faisons moins bien, peut être trouvée dans la « balance des paiements courants » des différentes nations. Cette balance des paiements mesure l’excédent ou le déficit commercial net d’un pays, plus les paiements transfrontaliers d’intérêts, de redevances, de dividendes, de gains en capital, d’aide étrangère, et d’autres recettes. Par exemple, pour que le Japon fabrique quelque chose, il doit importer toutes les matières premières requises. Même une fois réglées ces dépenses considérables, il bénéficie toujours d’un excédent commercial de 88 milliards par an avec les États-Unis et de la deuxième balance des paiements la plus élevée au monde. (La Chine est numéro un.) Les États-Unis, en revanche, sont en 163ième position - de loin le dernier de la liste, pire que des pays comme l’Australie et le Royaume-Uni qui ont également d’importants déficits commerciaux. Le déficit de leur balance des paiements courants en 2006 était de 811,5 milliards, talonnés par l’Espagne à 106,4 milliards de dollars. Voilà ce qui est insoutenable.

Le problème n’est pas seulement que notre goût pour les produits étrangers, y compris les importations de pétrole, dépasse largement notre capacité à les payer. Il tient aussi au fait que nous les finançions grâce à des emprunts massifs. Le 7 novembre 2007, le Trésor américain a annoncé que la dette nationale avait dépassé les 9000 milliards de dollars pour la toute première fois. Ce fut seulement cinq semaines après que le Congrès ait relevé le plafond de la dette à 9815 milliards de dollars. Si vous partez de 1789, au moment où la Constitution est devenue la loi suprême du pays, la dette accumulée par le gouvernement fédéral n’a jamais atteint 1000 milliards de dollars jusqu’en 1981. Lorsque George Bush est devenu président en janvier 2001, elle s’élevait à 5700 milliards de dollars environ. Depuis, elle a augmenté de 45%. Cette énorme dette s’explique en grande partie par nos dépenses de défense par rapport au reste du monde.

Les 10 plus grands pays en matière de dépenses militaires et les montants approximatifs de leur budget consacré à leur institution militaire sont :

  1. USA (budget 2008), 623 milliards de dollar
  2. Chine (2004), 65 milliards
  3. Russie, 50 milliards
  4. France (2005), 45 milliards
  5. Royaume Uni, 42.8 milliards
  6. Japon (2007), 41.75 milliards
  7. Allemagne (2003), 35.1 milliards
  8. Italie (2003), 28.2 milliards
  9. Corée du Sud (2003), 21.1 milliards
  10. Inde (2005 est.), 19 milliards

Dépenses militaires mondiales (estimations 2004), 1100 milliards.

Total mondial (sans les États-Unis), 500 milliards.

Nos dépenses militaires excessives ne datent pas de quelques années ou n’existent pas simplement du fait des politiques du gouvernement Bush. Elles durent depuis très longtemps en vertu d’une idéologie superficiellement plausible et sont désormais ancrées dans notre système politique démocratique où elles commencent à faire des ravages. Cette idéologie que j’appelle « keynésianisme militaire » - la volonté de maintenir une économie de guerre permanente et de traiter le militaire comme un produit économique ordinaire, même s’il ne contribue en rien à la production ou la consommation.

Cette idéologie remonte aux premières années de la Guerre froide. Durant la fin des années 1940, les États-Unis étaient la proie de grandes inquiétudes quant à l’économie. La Grande Dépression des années 1930 n’avait été surmontée que par le boom de la production de guerre de la Seconde Guerre mondiale. Avec la paix et la démobilisation, il y avait une crainte généralisée que la dépression puisse réapparaître. En 1949, alarmés par l’essai de la bombe atomique en Union soviétique, la victoire communiste menaçante dans la guerre civile chinoise, une récession intérieure, et la chute du rideau de fer autour des satellites européens de l’URSS, les Etats-Unis voulaient se doter d’un projet stratégique dans le contexte de la guerre froide émergente. Le résultat en fut le Rapport 68 du Conseil de Sécurité Nationale (NSC-68), d’inspiration militariste, rédigé sous la direction de Paul Nitze, qui dirigeait alors le Groupe de Planification des Politiques [Policy Planning Staff] au Département d’Etat. Daté du 14 avril 1950, et signée par le président Harry S. Truman le 30 septembre 1950, il a jeté les fondements des politiques économiques publiques que les États-Unis ont poursuivi jusqu’à aujourd’hui.

Dans ses conclusions, le NSC-68 affirme : « Une des plus importantes leçons de notre expérience de la Seconde Guerre mondiale est que l’économie américaine, quand elle fonctionne à un niveau proche de sa pleine efficacité, peut apporter d’énormes ressources à des fins autres que la consommation civile tout en fournissant un haut niveau de vie. »

Avec cette notion, les stratèges américains ont commencé à développer une industrie massive de munitions, à la fois pour contrer la puissance militaire de l’Union soviétique (qu’ils ont constamment surestimé), et aussi pour maintenir le plein emploi ainsi que pour conjurer un éventuel retour de la dépression. Le résultat a été que, sous la direction du Pentagone, la totalité des nouvelles industries ont été créées pour fabriquer des avions gros porteurs, des sous-marins nucléaires, des ogives nucléaires, des missiles balistiques intercontinentaux, et des satellites de surveillance et de communication. Cela a conduit à ce contre quoi le président Eisenhower a mis en garde dans son discours d’adieu du 6 février 1961 : « La conjonction d’un énorme appareil militaire et d’une importante industrie d’armements, est un fait nouveau dans l’expérience américaine » - c’est le complexe militaro-industriel.

En 1990, la valeur totale de l’armement, de l’équipement et des usines travaillant pour le Département de la défense représentait de 83% de la valeur de l’ensemble des usines et des équipements américains dans le secteur manufacturier. De 1947 à 1990, l’ensemble des budgets militaires des États-Unis s’est élevé à 8 700 milliards de dollars. Même si l’Union soviétique n’existe plus, la dépendance des États-Unis à l’égard du keynésianisme militaire a encore augmenté, grâce aux énormes intérêts qui se sont enracinés dans le milieu de l’institution militaire. Mais au fil du temps, cet volonté d’avoir en même temps les canons et le beurre s’est révélé être une configuration instable. Les industries militaires ont grevé l’économie civile et conduit à de graves faiblesses économiques. La dévotion au keynésianisme militaire est, en fait, une forme lente de suicide économique.

Le 1er mai 2007, le Center for Economic and Policy Research de Washington, DC, a publié une étude réalisée par Global Insight, une société internationale de prospective, sur l’impact économique à long terme de l’augmentation des dépenses militaires [1]. Dirigée par l’économiste Dean Baker, cette recherche a montré que, une fois passée la stimulation initiale de la demande, après environ la sixième année l’effet des augmentations des dépenses militaires devient négatif. Inutile de dire que l’économie américaine fait face à l’accroissement des dépenses de défense depuis plus de 60 ans. Il a constaté que, après 10 ans de hausse des dépenses de défense, il y a 464000 emplois de moins que dans un scénario de base qui implique des dépenses de défense plus faibles.

Dernière modification par ragondin (05-06-2008 20:11:45)


La liberté nous appartient. Archivez et lisez les Editions Demi Lune.
"Contrôlez le pétrole, et vous contrôlez des nations entières ; contrôlez le système alimentaire, et vous contrôlez les populations."
Henry Kissinger

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#2 05-06-2008 21:34:24

zelda
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Re: Les USA 11 Septembre keynésianisme militaire = économie de guerre

Armement: les dépenses U.S. à leur plus haut niveau depuis 20 ans (Congrès)

04/06/2008

Le Pentagone investira au cours des cinq prochaines années 900 milliards de dollars dans la mise au point et l'achat de nouveaux systèmes d'armement, lit-on dans un rapport du Congrès américain publié mardi.

"Les investissements dans des programmes d'achat d'armement se trouvent actuellement à leur plus haut niveau depuis 20 ans", signale le document de 20 pages, qui indique que 335 milliards de dollars seraient investis dans les principaux programmes d'armement.

Le rapport insiste pour que le Pentagone améliore les procédures de financement et les mécanismes administratifs liés aux programmes, afin d'optimiser le processus et d'accélérer l'entrée en dotation des armements.

"Le processus d'achat d'armements prend en général de 10 à 15 ans entre le lancement du programme et sa mise en oeuvre", indique le document, qui souhaite réduire ces délais à 5-6 ans.
RIA-Novosti
http://www.alterinfo.net/index.php?acti … cle=955142


Il existe deux manières de souffrir des complots : en les voyant partout ou en ne les voyant nulle part.

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#3 05-06-2008 23:05:00

ragondin
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Re: Les USA 11 Septembre keynésianisme militaire = économie de guerre

C'est pas demain que l'armement va s'arréter.
Toutes les "boîtes à idées" US sont toutes tournées vers la guerre et les ramifications économiques et militaires sont flagrantes.
Donc dans nos visions il est normal de voir des généraux intégrer les entrprises comme la SAIC et MPRI ou l'on dénombre le plus de militaires au mètre carré.
Lien vers toutes les boîtes à idées et les célèbres néocons.
http://rightweb.irc-online.org/profile/#gov


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#4 05-06-2008 23:49:20

Dr Gonzooo
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Re: Les USA 11 Septembre keynésianisme militaire = économie de guerre

il y a un truc étonnant c'est dans le classement Forbes, il n'y a pas beaucoup de noms mentionnés issus de l'industrie de l'armement USA

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#5 25-06-2008 17:53:35

zelda
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Re: Les USA 11 Septembre keynésianisme militaire = économie de guerre

Le jeu des "faucons".
THE WHITE HOUSE CORP.
Quand les industriels U.S. jouaient aux "faucons"

L'imbrication des intérêts industriels et financiers avec l'appareil politique des Etats-Unis n'est pas chose neuve. L'affaire Enron est venue rappeler, à sa façon, l'étroitesse des liens qui ont toujours uni les administrations aux milieux d'affaires. Dans le dossier irakien, c'est une fois encore le complexe militaro-industriel de Washington qui est aux manœuvres. Dès lors, pour bien comprendre les enjeux de cette guerre, il faut à nouveau mettre à nu les intentions cachées des principaux protagonistes de cette croisade meurtrière .

La militarisation de l'économie s'est accrue depuis la récente crise des valeurs technologiques et la volonté des premières puissances mondiales de forcer militairement l'ouverture de nouveaux marchés à leurs multinationales et, parallèlement, de placer sous surveillance rapprochée les derniers Etats non-alignés à l'ordre financier mondial. A ce contexte, présidant au redéploiement des industries de la défense, est venue se greffer une nouvelle crise économique conjoncturelle du système capitaliste. Il y eut d'abord, on s'en souvient, l'effondrement des prétendus " modèles " que constituaient alors les tigres asiatiques. On assista, ensuite, à la débâcle boursière des valeurs dites " technologiques " qui réorientèrent partiellement dès lors leurs activités vers l'électronique de défense. Le Pentagone a été largement parti prenante de ces récentes évolutions dans l'industrie de l'électronique et de l'informatique. Le département américain de la défense (" DoD ") se définit d'ailleurs aujourd'hui comme un véritable partenaire et collaborateur de l'industrie nationale, le meilleur agent commercial des nouvelles technologies en tous genres qui constituent assurément le cœur de ces systèmes d'armement ultramodernes.
Il y eut ensuite la crise du secteur aéronautique, lequel profita de l'occasion pour se " restructurer " en profondeur. Touché de plein fouet par les événements du 11 septembre, de nombreuses compagnies du secteur allaient faire basculer une partie de leurs budgets des activités civiles vers des activités militaires. C'est ainsi, par exemple, qu'il faut analyser le rachat de McDonnell Douglas par Boeing.
Pour répondre à ces différentes crises, les dirigeants du Pentagone choisirent donc, une fois encore, la solution miracle : la militarisation de l'économie à travers, entre autres, l'accroissement vertigineux des commandes militaires émises par le Secrétariat à la Défense. Une solution également appelée de leurs vœux par les représentants de la haute finance américaine et les fonds de pensions, lesquels avaient largement participé aux dernières opérations de fusions-acquisitions dans les secteurs concernés.

Passage en revue des troupes

On l'a bien compris, le nouveau complexe militaro-industriel fait aujourd'hui converger les intérêts de secteurs aussi variés que celui des Nouvelles Technologies de l'Information ou celui des télécoms avec les secteurs de l'aéronautique, de la pharmaco-chimie ou encore de l'énergie. Le tout, sous la direction centrale du Pentagone et des services secrets américains. Ce n'est donc pas seulement l'industrie du pétrole qui était demandeuse d'une intervention " musclée " dans la région mais, plus largement, des pans entiers de l'économie nationale pour lesquels la guerre en Irak constituaient une bouche de sauvetage inespérée. Il restait donc au monde des affaires à faire partager ses vues à l'administration de George Bush Jr. Nul besoin de lobby, l'entrelacement des postes et des intérêts entre l'appareil politique US et les multinationales est tel qu'il est parfaitement inutile que les barons de l'industrie fassent pression sur les dirigeants américains : ils sont faits pour s'entendre.
Les liens de l'administration Bush avec le capital privé sont multiples. Ils n'ont cessé de se tisser, depuis plusieurs années, entre ces deux univers quasi fusionnels. Il est ici impossible de reprendre l'intégralité de ces " liaisons dangereuses ". Nous ne listerons ci-dessous que les noms les plus marquants et les connexions industrielles et financières qui s'y rattachent :

Andrew CARD (chef de cabinet du Président) : ancien secrétaire aux Transports sous George Bush Sr., Card a été vice-président de General Motors.
Dick CHENEY : ancien secrétaire à la Défense sous George Bush Sr., ancien chef de cabinet du Président Gerald Ford, Dick Cheney a été président d'Halliburton de 1995 à sa nomination au poste de Vice-Président des Etats-Unis. Halliburton est une société texane de services spécialisés dans le développement de la production de gaz et de pétrole à travers le monde. Avec un chiffre d'affaires dépassant les 15 milliards de dollars et près de 100 000 employés dispersés dans plus de 130 pays, Cheney a fait de cette compagnie la première mondiale de son secteur. Dick Cheney a également été administrateur de la société d'électronique de défense EDS et de Procter & Gamble. Son épouse, Lynne Cheney a été, quant à elle, administratrice de Lockheed Martin.
Colin POWELL : le succès de l'opération Tempête du désert rapportera au Général Powell un siège au conseil d'administration d'AOL Time Warner et de Gulfstream Aerospace.
Donald RUMSFELD : le secrétaire à la Défense des Etats-Unis a été président de Gilead Sciences, GD Searle & Co. (biotechnologie, pharmaco-chimie), General Instrument (électronique de défense), et administrateur de Gulfstream Aerospace, Metricom, Rand Corporation et Amylin Pharmaceuticals.
Condoleezza RICE : la conseillère " sécurité nationale " du Président a été administratrice de la société pétrolière Chevron pendant 9 ans.
John SNOW : secrétaire au Trésor et ancien président de USX Corp. (transports, infrastructures)
Donald EVANS : ce secrétaire au Commerce, l'un des plus généreux bailleurs de fonds des campagnes électorales des Bush, est l'ancien fondateur et président de Tom Brown Inc., une compagnie active dans le secteur pétrolier. Sa sous-secrétaire d'Etat, Kathleen Cooper, est chef économiste chez Exxon Mobil.
Norman MINETA : secrétaire au Transport, Mineta a été, de 1995 à 2000, vice-président de Lockheed Martin, en charge des systèmes et services de transports.

Nécessité économique faite vertu civique
Quand le pacifisme de la diplomatie française rencontre les intérêts des multinationales

Depuis la mise sur pied de l'opération onusienne " pétrole contre nourriture " en 1996, la France est le premier importateur étranger en Irak, loin devant l'Allemagne, la Chine ou encore l'Italie. En 2001, ce seul pays représentait quelque 14% des importations de l'Irak . Soit un total de près de 660 millions de dollars pour seulement 216 millions en 1997. La valeur totale des différents produits français exportés en Irak en 2001 se décompose comme suit par secteurs : véhicules (137 millions d'euros), générateurs et transformateurs (112), matériel électrique (83), matériel médical (42), bâtiments et travaux publics (37), pompes (33) et moteurs et turbines (32). Parmi les principales compagnies privées et publiques françaises ayant multiplié ces dernières années les contrats avec le régime de Saddam Hussein on citera, plus particulièrement, les noms de Peugeot, Renault, Schneider Electric, Alcatel ou encore TotalFinaElf. Dans l'Hexagone, où l'on assiste à la fusion du CAC40 et des ministères, chacune de ces sociétés entretient, de très longue date, des relations suivies avec le personnel politique dominant.
Peugeot signa en décembre 2000 de juteux et colossaux contrats avec l'Irak correspondant à la fourniture de 1000 modèles 406 et 5000 modèles 306 en complément des 200 ambulances vendues annuellement. Jacques Calvet, ancien administrateur de Petrofina et président du groupe Peugeot jusqu'en 1997, fut pendant plus de 15 ans le bras droit de Valéry Giscard d'Estaing (VGE). Aujourd'hui, le conseil d'administration de PSA Peugeot Citroën compte dans ses rangs le baron Ernest-Antoine Seillière de Laborde, le président du Medef (patronat français) et ancien conseiller au Ministère des Affaires étrangères. Quant au patron de Peugeot, Jean-Martin Folz, il a été directeur de cabinet au Ministère de l'Industrie (1977-1978) et à celui du Commerce et de l'Artisanat (1974-1976).
Renault, quant à elle, remporta le marché des tracteurs : sur les 200 unités initialement prévues, seules 50 avaient été fournies à l'Irak avant le déclenchement de la guerre. Le président de Renault, Louis Schweitzer, a été directeur de cabinet de Laurent Fabius. Parmi les administrateurs, on citera également les noms de François de Combret (ancien chef de cabinet de VGE) et Michel Pébereau (président BNP Paribas et ancien directeur du cabinet du ministre de l'Economie René Monory).
La firme Schneider Electric, équipementier électronique, a investi le secteur irakien de la maintenance des réseaux et infrastructures. Son président, Henri Lachmann, a dirigé le comité de pilotage de France Industrie 2000 pour le Ministère de l'Economie et des Finances. Au conseil d'administration, on retrouve : Daniel Bouton (président de la Société Générale et ancien directeur du budget au Ministère des finances), Thierry Breton (président de France Telecom et ancien conseiller au Ministère de l'Education) et Jean-René Fourtou (président de Vivendi Universal et ancien directeur de cabinet du ministre de l'Industrie Pierre Dreyfus). Quant au directeur financier de Schneider Electric, il s'agit d'Antoine Giscard d'Estaing, l'un des fils de l'ancien Président de la République. Ce dernier a pour épouse Anne-Aymone de Brantès, une arrière-petite-fille d'Eugène Schneider, le fondateur de Schneider Electric…
Le Club Med, monopole européen privé de l'industrie des voyages, fut lui aussi fortement menacé par la décision américaine d'intervenir militairement en Irak. Déjà victime de l'immédiat après 11 septembre, le secteur du tourisme craignait, non sans raison, l'effet déstabilisateur d'une guerre dans cette région. Le nouveau président du Club Med est Henri Giscard d'Estaing, l'autre fils de Valéry.
Enfin, comment ne pas évoquer la firme TotalFinaElf. Cette dernière avait déjà obtenu du régime irakien des pré-accords d'exploitation pour les gisements de Majnoun et Bin-Umar, le tout correspondant à une réserve de près de 13 milliards de barils de pétrole et une production moyenne journalière de 1 million de barils. Il est tout à fait évident que les " fruits " de l'intervention militaire seront principalement, pour ne pas dire intégralement, reversés aux compagnies US (Exxon Mobil, ChevronTexaco) et, dans une moindre mesure, en guise de remerciements pour le soutien indéfectible, à l'anglo-américain BP Amoco et à l'espagnol Repsol. On ne peut pourtant pas accuser TotalFina d'avoir négligé les soutiens politiques. Jérôme Monod, ancien président du conseil de surveillance de Suez et actuel bras droit du Président Chirac, a été administrateur de la firme pétrolière de 1986 à 2001 après avoir été secrétaire général du RPR. En 2001, Monod détenait encore 867 actions de la compagnie. Au conseil d'administration de la société, on retrouvait également, son président, Thierry Desmarest (conseiller technique du Ministre de l'Industrie Michel D'Ornano, 1975-1978 ; conseiller de René Monory au Ministère de l'Economie, 1978-1980) ; Daniel Bouton ; Jacques Friedmann (ancien président d'Axa, ancien conseiller d'Edouard Balladur au Ministère de l'Industrie) ; Bertrand Collomb (président de Lafarge, ancien membre du cabinet du Ministre Alain Peyrefitte et du Ministre Raymond Haby) ; Anne Lauvergeon (présidente de la Cogema, ancienne Sherpa de François Mitterrand) ; Michel Pébereau (président de la BNP Paribas, ancien directeur de cabinet du Ministre de l'Economie et des Finances René Monory).
Bref, à l'instar des Etats-Unis, c'est une partie non négligeable de l'économie française qui était directement concernée par la situation en Irak. Le Medef fit part au gouvernement de ses inquiétudes à de nombreuses reprises. La diplomatie française s'aligna donc sur les intérêts de ses multinationales. Le vice-président du patronat français, Guillaume Sarkozy, n'en attendait pas moins de son frère, Nicolas, devenu le N°2 du gouvernement de Jean-Pierre Raffarin. Quant au Ministre des Affaires étrangères, le très " pacifique " Dominique de Villepin, il s'accorda probablement avec son père, lui aussi membre du Medef, pour considérer que décidément cette guerre n'était vraiment pas (commercialement) juste.

Démolir, " démocratiser " et reconstruire,
c'est encore faire des affaires

L'après-guerre en Irak ne semble pas faire l'objet d'interminables luttes concurrentielles. Des contrats de reconstruction pour près de 900 millions de dollars publics ont déjà été promis, sans le moindre appel d'offres, à des sociétés américaines telles que Bechtel, Fluor, Louis Berger Group, Parsons et Halliburton. Et cela, sans compter l'intense travail de " lobbying " initié par ces mêmes sociétés pour les éventuels investissements futurs en Irak qui devraient, au total, s'élever à quelque 20 milliards de dollars par an. En réalité, nous assistons à de curieuses mais stratégiques alliances, orchestrées par Washington, augurant un " nouveau type de business : la destruction d'un pays par un marchand d'armes, puis sa reconstruction par un bétonneur. "
L'administration américaine de transition, présidant à la " démocratisation " du régime, est-elle aussi particulièrement proche des milieux d'affaires. Jay Garner, responsable de l'Office de la reconstruction et de l'assistance humanitaire et donc futur gouverneur militaire de l'Irak, était, il y a peu encore, président de la multinationale SY Technology, rachetée depuis lors par l'industriel L-3 Communications. SY Technology est à l'origine du développement de différents systèmes technologiques de guidage pour les missiles utilisés à l'occasion du conflit irakien. La société aurait touché un contrat pour plus de 100 millions de dollars du Pentagone en raison des relations suivies avec l'actuelle administration républicaine de George Bush Jr. Quant aux présidents de L-3, Frank C. Laza et Robert V. Lapenta, ils ont tous deux été vice-présidents de Lockheed Martin, l'industriel de l'armement, premier bénéficiaire des bombardements. Dick Cheney et son épouse, Lynne, ont été administrateurs de Lockheed martin. On retrouve également au conseil de L-3 le Général John Shalikashvili, ancien premier conseiller militaire de Bill Clinton, devenu administrateur de Boeing et United Defense.
James Woolsey, futur ministre " irakien " de l'Information et ancien directeur de la CIA (1993-1995), est administrateur de différentes sociétés du complexe militaro-industriel telles que BC International Corporation (chimie, énergie), Fibersense Technology (groupe Northrop Grumman), Invicta Networks (électronique et ingénierie de défense), et ancien administrateur des firmes Martin Marietta (construction, matériaux, bâtiments), British Aerospace, Fairchild et Titan (électronique de défense). C'est James Woolsey qui, le premier, a annoncé le programme à venir pour les marchands d'armes : la Syrie et puis l'Iran.
Philip Carroll, futur directeur des programmes pétroliers en Irak, n'est autre que l'ancien président de Shell Oil, la filiale US de la Royal Dutch/Shell, la compagnie énergétique anglo-néerlandaise. Carroll, après son passage par Shell Oil, est devenu le patron de la Fluor Corporation, la compagnie venant d'obtenir des contrats pour la reconstruction de l'Irak. Elle compte aujourd'hui parmi ses administrateurs, entre autres, Bobby Inman (ancien vice-directeur de la CIA), Lord Renwick of Clifton (ancien ambassadeur de Grande-Bretagne aux Etats-Unis et actuel vice-président de la banque US JP Morgan Europe) et Kent Kresa (président de Northrop Grumman). Quant au président de Fluor, le successeur de Carroll, il s'agit d'Alan Boeckmann, un membre des deux plus puissants lobbies énergétiques aux Etats-Unis : l'American Petroleum Council et le National Petroleum Council.
Certes, ce gouvernement se qualifie lui-même de " provisoire ". Son objectif : " démocratiser " le pays et le rendre " aux Irakiens ". Mais de quels Irakiens parle-t-on au juste ?
Tout d'abord d'Ahmed Chalabi, un homme d'affaires chiite exilé depuis 1958 à Londres et en Jordanie, président du Congrès National Irakien (officine d'opposition au régime de Saddam Hussein, financée dans le courant des années 1990 par la CIA) et futur maître de Bagdad. Sa candidature a été poussée par Stanley A. Weiss. Celui-ci est président du lobby Business Executives for National Security (BENS). Le BENS organise chaque année un forum ainsi qu'un dîner d'honneur " Eisenhower " au cours duquel il consacre une personnalité des Etats-Unis pour son rôle dans le soutien au complexe militaro-industriel. Cette année, les membres du BENS se réuniront à l'hôtel Carlton de Washington le 19 mai prochain pour honorer, chez Donald Rumsfeld, " sa vision du leadership dans la transformation et le développement de l'industrie de la défense ". L'année précédente, c'est Condoleezza Rice qui reçu ce prix, félicitée par Rudy de Leon, le vice-président exécutif de Boeing en charge des relations avec… le Pentagone. Quant à l'autre président du BENS et " parrain " de Chalabi, il s'agit de Charles Boyd, un ancien général de l'US Air Force et consultant de Newt Gingrich, figure légendaire de l'extrême-droite américaine. Enfin, Ahmed Chalabi a un troisième " parrain " en la personne de Frank C. Carlucci, le patron du Carlyle Group (industrie de la défense). Ce dernier a été, entre autres, vice-secrétaire à la Défense de 1980 à 1982, Secrétaire d'Etat à la Défense des Etats-Unis de 1987 à 1989, assistant du Président Ronald Reagan pour les Affaires de sécurité nationale dès 1987 et vice-directeur de la CIA de 1978 à 1980. Ancien ambassadeur US au Portugal (1975-1978), Carlucci est aussi président de Neurogen Corporation, de la société de télécoms Nortel Networks et administrateur de Ashland, Kaman (industrie militaire), Quaker Oates, Texas Biotechnology et Pharmacia. Par ailleurs, l'ancien Président des Etats-Unis, George Bush Sr., est, quant à lui, directeur exécutif du Carlyle Group dont il assure, très officiellement, la " promotion extérieure ". Enfin, on retrouve également au conseil d'administration du Carlyle Group le nom de Richard G. Darman, ancien directeur de l'office du Budget du Président George Bush Sr. entre 1989 et 1993, et celui de John Sununu, ancien secrétaire général de la Maison-Blanche sous ce même George Bush Sr.
Il nous faut également évoquer le nom de Konan Makiza qui devrait occuper un poste-clé dans le prochain gouvernement irakien. Celui-ci est consultant pour la firme de relations publiques Benador Associates. Cette dernière met à la disposition des médias divers experts " indépendants " chargés de commenter l'actualité ou d'apporter leur éclairage sur des questions stratégiques. Moyennant de généreuses compensations, les divers conseillers de Benador sont prêts à vous fournir clé en main des services de relations publiques. Parmi les conseillers : Alexander Haig (secrétaire d'Etat sous Ronald Reagan), Richard Perle (l'inventeur avec Wolfowitz du concept de " guerre préventive "), James Woolsey et…Timothy Carney, le futur ministre " irakien " de l'Industrie et du pétrole, chargé lui aussi d'assurer le transfert progressif du pouvoir à de nouvelles institutions.
Certains, visiblement aveuglés par l'abondance des faits et collusions ici dévoilées, continuent d'affirmer qu'il faut juger sur pièce et que peut-être le nouveau régime " irakien " tiendra compte des intérêts réels de la population. A ceux-ci, il nous faut rappeler l'histoire récente de l'Afghanistan, celle d'un pays bombardé et détruit avant d'être, lui aussi, reconstruit par un gouvernement fantoche des Etats-Unis dirigé par Ahmid Karzai, un ancien consultant de la société pétrolière US Unocal, celle-là même pour laquelle cette " guerre contre le terrorisme " fut menée.
Il n'est de meilleure conclusion que la confession. Alors laissons une dernière fois la parole au Professeur Stephen Rosen, fervent défenseur de la " guerre préventive " : " Il nous faudra nous imposer, avant de partir un jour d'Irak. De toute façon, on nous traitera d'impérialistes. Alors soyons des impérialistes compétents. " C'est sans doute cela le sens des affaires.

ndlr: cet article provient du site www.aden.be

http://nettoyage.skynetblogs.be/post/51 … es-faucons


Il existe deux manières de souffrir des complots : en les voyant partout ou en ne les voyant nulle part.

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#6 11-07-2008 16:27:24

ragondin
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Re: Les USA 11 Septembre keynésianisme militaire = économie de guerre

La Hoover Institution, archives réservées aux Républicains
http://74.125.39.104/search?q=cache:wmB … &gl=fr

Fondée à l’université de Stanford par l’ancien président Herbert Hoover, l’institution qui porte son nom a constitué une gigantesque bibliothèque sur les guerres du XXe siècle et les régimes communistes. Financée par de grandes entreprises, employant de nombreux pontes du Parti républicain, cet institut universitaire ambitionne de mettre la recherche scientifique au service de la défense du « système américain ». Après avoir organisé la formation des parlementaires républicains, les meilleurs professeurs de la Hoover et la doyenne de Stanford, Condoleezza Rice, ont constitué le groupe des « Vulcains » et formé George W. Bush.

26 octobre 2004 | Depuis Paris (France)

En 1996, après l’échec du candidat républicain Bob Dole face à Bill Clinton, l’un des chercheurs de la Hoover, Martin Anderson, ancien conseiller spécial de Nixon et conseiller économique de Reagan, constitua le Comité consultatif de politique du Congrès (Congressional Policy Advisory Board). Chaque mois, sous la responsabilité du représentant de Californie, Chris Cox, et du président de la Chambre, Newt Gingrich, des parlementaires républicains suivaient une séance de formation dispensée par les meilleurs universitaires.

Sur le même principe, c’est dans la résidence de l’ancien secrétaire d’État George P. Schultz, sur le campus de Stanford, que fut constitué, en 1998, un groupe de chercheurs de la Hoover Institution pour former George W. Bush aux questions internationales dans sa maison d’Austin (Texas).

La doyenne Condoleezza RiceIl comprenait Martin Anderson, John Taylor, Abraham Sofaer, John Cogan et la doyenne de l’université de Stanford, Condoleezza Rice. Rapidement, ils furent rejoins par des responsables politiques qui avaient suivi les séances de formation au Congrès, notamment Richard Armitage, James Baker, Robert Blackwill, Dick Cheney, Stephen Hadley, Richard Perle, Donald Rumsfeld, Brent Scowcroft, Paul Wolfowitz, Dov Zakheim, Robert Zoellick et même Colin Powell. C’est ce groupe, connu sous le nom de « Vulcains » (par référence au dieu grec qui forge au fond des volcans les armes de l’Olympe), qui a formulé la politique étrangère mise en œuvre lors du premier mandat Bush Jr.

En retour, en 2001, Condoleezza Rice a été nommée conseillère de sécurité nationale et sept salariés de la Hoover Institution ont été nommés au Pentagone parmi les trente membres du Comité consultatif de politique de Défense (Defense Policy Board Advisory Committee).
  Richard V. Allen (ancien conseiller de sécurité nationale)
  Martin Anderson
  Gary Becker (Prix Nobel d’économie, 1992)
  Newt Gingrich (ancien président de la Chambre des représentants)
  Henry S. Rowen (ancien assistant du secrétaire à la Défense)
  Kiron S. Skinner (professeur de sciences politiques)
  Pete Wilson (ancien gouverneur, puis sénateur de Californie).


La Hoover Institution est financée à hauteur de 25 millions de dollars annuels par de grandes entreprises proches du parti républicain (Exxon-Mobil, General Motors, Ford, Boeing, Chrysler etc.). Outre des livres, la elle publie une revue bimestrielle de politique générale, Policy Review, et une trimestrielle consacrée au dernier grand État communiste, la China Leadership Monitor.

À la différence des think tanks classiques, la Hoover Institution n’est pas une association politique, mais un institut universitaire. En violation de la déontologie académique, ce privilège contribue à donner une apparence scientifique à des travaux qui sont en fait des argumentaires politiques. Régulièrement, depuis quatre-vingts ans, des étudiants et professeurs de Stanford pétitionnent en vain pour que l’université fasse le ménage et coupe ses liens organiques avec la Hoover.


La liberté nous appartient. Archivez et lisez les Editions Demi Lune.
"Contrôlez le pétrole, et vous contrôlez des nations entières ; contrôlez le système alimentaire, et vous contrôlez les populations."
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#7 11-07-2008 17:04:39

ragondin
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Re: Les USA 11 Septembre keynésianisme militaire = économie de guerre

George Pratt Shultz:
Profil d'un Hit Man (Tueur à gage)

L'après-ère Reagan
Depuis l'arret de ses fonctions, Shultz n'a pas changé son mépris pour le bien-être général.  Il a fait équipe avec «British Golem» et le méga-spéculateur George Soros à promouvoir une série de référendums pour légaliser les stupéfiants, ce qui fait de lui le véritable "parrain" des Vulcains.  Ainsi, dans un discours le 7 octobre 1989,  à la Stanford Business School, Shultz a déclaré que le moment est venu »pour qu'il soit possible aux toxicomanes d'acheter de la drogue dans un lieu réglementé à un prix qui se rapproche du prix d(achat. .... Nous devons au moins envisager et examiner les formes de légalisation contrôlée des drogues. " 
Le programme de Shultz , qui est en effet historique, a donné lieu à la toxicomanie skyrocketting qui a été mis en place.

www.larouchepub.com/other/2004/site_pac … ultz1.html
Trad google
http://translate.google.fr/translate?hl … %26tl%3Den

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#8 12-07-2008 13:40:20

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Re: Les USA 11 Septembre keynésianisme militaire = économie de guerre


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#9 12-07-2008 21:43:01

ragondin
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Re: Les USA 11 Septembre keynésianisme militaire = économie de guerre

Les 337 millards cachés
Le vrai budget de la défense US

www.voltairenet.org/article12253.html  lire l'article en entier sur le lien
Plus personne ne contrôle le budget militaire des États-Unis depuis le 11 septembre 2001. Non seulement le Pentagone mène des programmes pharaoniques pour construire à n’importe quel prix des armes à l’utilité douteuse, mais les guerres font exploser les prévisions financières. Sacrifiant tout à la protection face à la « menace terroriste », l’administration Bush ponctionne les budgets civils et militarise tous les secteurs de la société. Plus personne ne semble pouvoir arrêter un phénomène qui, pourtant, ne pourra pas continuer encore bien longtemps. Le budget annoncé pour l’année 2005 est de 420 milliards de dollars. Il atteindra en réalité au minimum 757 milliards.


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#10 06-08-2008 22:49:28

ragondin
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Re: Les USA 11 Septembre keynésianisme militaire = économie de guerre

Les Vulcains
http://209.85.135.104/search?q=cache:jy … mp;strip=1
19 novembre 2004
Powell s’en va, les Vulcains s’installent

Décryptage
La démission du général Colin Powell et de l’enseigne Richard Armitage, son frère d’armes, du département d’État marque le départ des éléments modérés de l’administration Bush I. M. Powell avait énoncé une doctrine qui porte son nom. Il avait posé comme responsabilité première des officiers d’économiser la vie de leurs hommes, prônant même la théorie de la « guerre zéro mort ». À ce titre, il s’était opposé aux aventures militaires du président Bush, conçues par les Vulcains et vendues à l’opinion publique par les intellectuels néo-conservateurs. Cet antagonisme a souvent été mal analysé dans la mesure où les propagandistes néo-conservateurs sont des personnages publics, tandis que les Vulcains n’avaient pas vocation à s’exposer. C’est pourtant ce groupe, formé et dirigé par Condoleezza Rice, qui triomphe aujourd’hui, et ses hommes qui prennent le contrôle des rouages décisionnels.

Max Boot dresse dans le Los Angeles Times un bilan peu élogieux du partant. Powell n’a pas su vendre la politique des États-Unis à l’étranger, d’autant qu’il n’a pas vraiment essayé. Il est resté ancré dans son fauteuil à Washington au lieu de voyager. Il n’a cessé de provoquer des conflits internes dans l’administration, notamment via le biais de « son » journaliste, le rédacteur en chef du Washington Post, Bob Woodward.
Joel Mowbray en rajoute dans le Washington Times. Powell, dit-il, défendait les personnels du département d’État devant le président au lieu de défendre le président devant le département d’État. Désormais, George W. Bush se donne les moyens de faire appliquer toute sa politique, celle-ci en gagnera en cohérence et en efficacité.
Philip H. Gordon note dans le Boston Globe que ce départ clarifie la situation. Powell était un modéré chargé de conduire une politique dure. Mais cela ne changera rien au fond puisqu’il n’avait aucun pouvoir décisionnel, la politique étrangère étant définie par le seul président. Cette analyse a été adaptée et publiée dans Le Monde, cette fois avec la double signature de l’auteur et de son collègue à la Brookings Institution, Justin Vaïsse.

Salameh Nematt du cabinet sioniste Benador Associates se réjouit dans Dar Al-Hayat de ce que la nomination de Rice au département d’État fait suite à celle de Porter Goss à la CIA. Les deux responsables vont pouvoir purger ces administrations déloyales. Si Goss a déjà commencé, Rice ne saurait tarder. Enfin l’administration va servir la politique du président.
Sydney Blumenthal observe dans le Guardian que les démissions et nominations actuelles obéissent à une unique logique : sanctionner tous ceux qui ont émis des réserves sur la ligne politique du président Bush et promouvoir les extrémistes. Il n’est pas question de compétence, mais de loyauté. L’ancien conseiller du président Clinton en conclut que ce n’est plus une administration, mais un régime, reprenant une analyse que nous développons depuis le 11 septembre 2001 et que, malheureusement, chaque événement vient confirmer.

Enfin, dans Dar Al-Hayat, le journaliste Randa Takieddine refuse de personnaliser les relations franco-états-uniennes. Avec justesse, il souligne que le problème n’est pas de savoir si les Français préfèrent la courtoisie de Powell au sourire de Rice, mais si les deux États peuvent surmonter leurs différends. Or, s’il sont capables de travailler de concert sur de nombreux dossiers, leurs points de vue sont irréconciliablement antagonistes sur l’Irak. Les États-Unis ne croient qu’en une solution militaire, la France qu’en une solution politique.


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#11 06-08-2008 23:05:31

ragondin
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Re: Les USA 11 Septembre keynésianisme militaire = économie de guerre

ragondin a écrit:

George Pratt Shultz:
Profil d'un Hit Man (Tueur à gage)

L'après-ère Reagan
Depuis l'arret de ses fonctions, Shultz n'a pas changé son mépris pour le bien-être général.  Il a fait équipe avec «British Golem» et le méga-spéculateur George Soros à promouvoir une série de référendums pour légaliser les stupéfiants, ce qui fait de lui le véritable "parrain" des Vulcains.  Ainsi, dans un discours le 7 octobre 1989,  à la Stanford Business School, Shultz a déclaré que le moment est venu »pour qu'il soit possible aux toxicomanes d'acheter de la drogue dans un lieu réglementé à un prix qui se rapproche du prix d(achat. .... Nous devons au moins envisager et examiner les formes de légalisation contrôlée des drogues. " 
Le programme de Shultz , qui est en effet historique, a donné lieu à la toxicomanie skyrocketting qui a été mis en place.

www.larouchepub.com/other/2004/site_pac … ultz1.html
Trad google
http://translate.google.fr/translate?hl … %26tl%3Den

Suite
Peu connu George Shultz eut le rôle important de mettre sur pied l'équipe derrière la présidence de George W. Bush.  Selon l'auteur James Mann, qui a écrit la montée des Vulcains livre sur le cabinet de Bush, Shultz a lancé un débat avec George W. au printemps 1998, le futur président était assis avec Shultz dans le salon du campus de l'Université de Stanford, afin d'être approuvé (en effet) pour concourir à la présidence. 
Lors de cette réunion il y avait  Martin Anderson, ancien conseiller à la fois à Richard Nixon et Ronald Reagan; Abraham Sofaer, un ancien conseiller de Shultz, John Cogan et John Taylor, deux professeurs d'économie et de Stanford Provost, Shultz bien sur et sa protégé, Condoleezza Rice.
D'après les "chercheurs" associés de la Hoover Institution ils ont indiqué qu'ils pensaient que Bush serait un bon choix pour être président.
Bush a invité Shultz, Rice, et Anderson à Austin au Texas pour une réunion après l'été.
Dick Cheney et Paul Wolfowitz les ont rejoint , et c'est à ce moment là que fut prise la décision publique de nommer Bush pour devenir  le futur président.


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#12 07-08-2008 18:16:15

ragondin
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Re: Les USA 11 Septembre keynésianisme militaire = économie de guerre

Donc pour résumer,
Schultz choisi bush pour être le candidat républicain en 1998 et à cette époque commence la "guerre sale" décrite par Daniel Pearl et son billet sur le bombardement de l'usine Al Shifa au Soudan. Il interroge un militaire haut gradé US qui lui décrit la future guerre au terrorisme.
Ensuite on comprend que le "gouvernement invisible" prend ses racines dans l'université de Stanford et de la Hoover Institution.
lors de cette réunion pour choisir Bush comme candidat à l'élection présidentielle US  il y avait  Martin Anderson, ancien conseiller à la fois à Richard Nixon et Ronald Reagan; Abraham Sofaer, un ancien conseiller de Shultz, John Cogan et John Taylor, deux professeurs d'économie et de Stanford Provost, Shultz bien sur et sa protégé, Condoleezza Rice.

Abraham Sofaer : ses travaux ont porté sur la séparation des pouvoirs dans le système  du gouvernement américain
y compris le pouvoir sur la guerre, sur les questions liées au droit international, le terrorisme, la diplomatie, la sécurité nationale, le Moyen-Orient conflit, et des ressources en eau.  http://translate.google.fr/translate?hl … %26hl%3Dfr

Dernière modification par ragondin (08-08-2008 08:17:46)


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#13 08-08-2008 09:12:37

ragondin
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Re: Les USA 11 Septembre keynésianisme militaire = économie de guerre

En cette même année du bombardement de l'usine Al Shifa, nous sommes dans le second mandat de Clinton. Le congrés est républicain et le PNAC a un an. Shultz et Rumsfeld travaillent tous les deux pour le laboratoire Gilead et son signataires du PNAC.
Lors de la réunion pour choisir Bush comme candidat à la présidence il y a des tendances d'influence

1 Le PNAC
2 La Hoover Institution
3 Des politiciens travaillant pour Gilead.
4 L'université de Stanford

Abraham Sofaer, George P. Shultz, éminent spécialiste et associé principal la Hoover Institution de Stanford University
http://translate.google.fr/translate?hl … %26hl%3Dfr

John F. Cogan : Gilead, Hoover institution travaille chez Gen Probe
http://translate.google.fr/translate?hl … %26hl%3Dfr
http://translate.google.fr/translate?hl … %26hl%3Dfr

Jhon Taylor
John B. Taylor est le Bowen H. Arthur et Janice McCoy Senior Fellow à la Hoover Institution et la Mary et Robert Raymond professeur d'économie à l'Université de Stanford.  Il a servi comme directeur du Stanford Institute for Economic Policy Research et a été directeur fondateur de l'introduction de Stanford Center économiques.
Les domaines d'expertise de Taylor sont la politique monétaire, la politique budgétaire, et l'économie internationale. Taylor est actuellement un membre du gouverneur de la Californie du Council of Economic Advisors, où il a déjà servi de 1996 à 1998.  Dans le passé, il a travaillé comme économiste principal au Président Ford, le Conseil des Conseillers économiques en 1976, en tant que membre du Président Bush du Conseil des Conseillers économiques de 1989 à 1991, comme conseiller économique auprès de Bob Dole la campagne présidentielle en 1996, et comme conseiller économique à la George W. Bush campagne présidentielle en 2000.
Pendant quatre ans, de 2001 à 2005, Taylor a servi comme sous-secrétaire au Trésor pour les affaires internationales où il était responsable des politiques américaines en matière de finance internationale, qui comprend les marchés des changes, le commerce des services financiers, l'investissement étranger, la dette internationale et le développement, et de la supervision du Fonds monétaire international et la Banque mondiale.  Il a également été chargé de coordonner la politique financière avec les pays du G-7, a présidé le groupe de travail sur la macroéconomie internationale à l'OCDE, et a été membre du Conseil de l'Overseas Private Investment Corporation.

Condoleezza Rice
(née le 14 novembre 1954 à Birmingham en Alabama) est depuis janvier 2005 la Secrétaire d'État des États-Unis.
Ancienne professeur de sciences politiques à l'université Stanford, elle fut Conseillère à la Sécurité nationale entre 2001 et 2005 sous le premier mandat de George W. Bush puis nommé secrétaire d'État (l'équivalent de ministre des Affaires étrangères) en janvier 2005
Elle a également siégé au conseil d'administration de la Carnegie Corporation, Charles Schwab Corporation, la Chevron Corporation, Hewlett Packard, la Rand Corporation, la Transamerica Corporation et d'autres organisations.

Martin Anderson
Conseiller des présidents Nixon, Ford, Reagan, et Bush fils. Hoover Institution, PNAC, Defense Policy Board (DPB) http://209.85.135.104/search?q=cache:P- … &gl=fr
http://books.google.fr/books?hl=fr& … Kk#PPP1,M1

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#14 08-08-2008 11:18:40

ragondin
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Re: Les USA 11 Septembre keynésianisme militaire = économie de guerre

Synthèse rapide de ce topic.
Le PNAC est née des frères Bradley qui furent les premiers financiers au travers du New Citizenship Project en 1994
www.politicalfriendster.com/showPerson. … n-Century-(PNAC)

Le projet nait à l'Université de Stanford sous l'égide de la Hoover Institution. http://rightweb.irc-online.org/profile/1479.html
www.mediatransparency.org/recipientpers … ientID=258
Bush fils ne sera que le VRP des toutes ces institutions pour mener à bien le projet américain d'une économie de guerre.
Geoge Schultz d'après les écrits précédents forme un groupe appelé "les Vulcains" pour réactiver l'après guerre froide et se trouver un nouvel ennemi et mene une autre guerre longue. Les programmes de l'ex administration Reagan du Team B reviennent au pouvoir avec les élections présidentielles en 2000. http://translate.google.fr/translate?hl … %26hl%3Dfr
Le PNAC peut entrer en vigueur et décider le nouvel axe du mal : le terrorisme.

Dernière modification par ragondin (08-08-2008 11:20:47)


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#15 08-08-2008 15:31:18

f6
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Re: Les USA 11 Septembre keynésianisme militaire = économie de guerre

Si un membre de bonne volonté ayant une bonne connaissance de ce dossier ou ayant bien suivi ce topic à le courage de se lancer dans la rédaction d'un article ,

Bienvenue à lui ou elle au club des contributeurs de ReOpen 911.

Si quelqu'un se lance dans ce travail, il faut prévenir Rag et moi même, le plus simple est d'ouvrir une page sur le wiki pour mener à bien cette action.

Il ne faut pas avoir peur de cet outil il est simple et convivial même pour les débutants  smile


N'oublions jamais la force de conviction d'un petit homme aux pieds nus, qui sut se défaire de tout un empire...

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#16 08-08-2008 15:37:29

ragondin
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Re: Les USA 11 Septembre keynésianisme militaire = économie de guerre

La page est ouverte dans le GT investigation.


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#17 09-10-2008 21:06:25

zelda
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Re: Les USA 11 Septembre keynésianisme militaire = économie de guerre

9 octobre 2008
l’obscenité des chiffres
Etats-Unis : le budget militaire coûte plus cher que le plan de sauvetage

DINUCCI Manlio
 
« Trois jours après son approbation, le plan de sauvetage de 700 milliards de dollars, qui aurait du calmer le système financier mondial, apparaît comme un caillou jeté dans une mer en pleine tempête ». Cette conclusion inconfortable, tirée du New York Times d’hier (6 octobre 2008, NDT) n’est pas étonnante. Pour comprendre quelles sont les dimensions et implications de la bulle spéculative qui a explosé dans le système financier mondial, il suffit de penser que dans les Bourses de New York et Paris, gérées par le groupe financier Nyse Euronext, opèrent 4 mille sociétés dont les actions ont gonflé (souvent à travers des mécanismes spéculatifs) jusqu’à une valeur totale de plus de 50 mille milliards de dollars, équivalent à la valeur de tous les biens et services produits annuellement sur tout le globe.

Le « plan de sauvetage » lancé aux Etats-Unis avec un décaissement massif d’argent public démontre que, contrairement à ce que certains soutiennent, la mondialisation ne comporte pas la disparition des Etats, lesquels continuent à jouer un rôle important de soutien de leurs élites respectives économiques et financières et de leurs groupes multinationaux.

Bien que détenant encore la plus grande économie du monde, les Etats-Unis sont en train de perdre du terrain par rapport à l’Union Européenne, au Japon et à la Chine. D’où la nécessité de soutenir leurs propres intérêts par la force militaire, pour maintenir leur suprématie.

Ceci implique une dépense militaire croissante. Tandis que l’attention mondiale était concentrée sur le « plan de sauvetage », un fait est passé quasiment inaperçu : le Congrès des Etats-Unis a approuvé à une écrasante majorité bipartisane, pour l’année fiscale 2009 (qui commence le 1er octobre 2008), une dépense militaire de 612 milliards de dollars. Celle-ci comprend le budget du Pentagone, en augmentation de 74% depuis que l’administration Bush est entrée en fonction en 2001, et de 70 milliards de dollars pour les guerres en Irak et Afghanistan. Mais ça n’est pas tout. Le budget du Pentagone atteindra à coup sûr ou dépassera, au cours de l’année fiscale, le chiffre de 515 milliards de dollars requis par l’administration Bush, et les 70 milliards pour les guerres ne sont qu’un acompte. Il faut ajouter à cela 10 milliards pour les armes nucléaires (portés au budget du Département de l’énergie), et au moins 50 milliards pour le « programme national d’intelligence » (intelligence est le nom qu’on donne aux services secrets, cela n’implique pas forcément que les autres services en soient dépourvus, NDT) et d’autres autres postes qui portent le total de la dépense militaire annuelle des Etats-Unis bien au-delà du « plan de sauvetage ».

Cette colossale dépense militaire, équivalente à la moitié environ de la dépense mondiale, est payée avec l’argent public. Elle contribue ainsi de façon non négligeable à accroître le déficit du budget fédéral, prévu à 407 milliards de dollars pour l’année fiscale 2009. Le déficit, à son tour, accroît la dette publique. (*) Une autre nouvelle passée inaperçue du fait de l’attention portée au « plan de sauvetage », tout comme l’approbation du budget militaire, est le fait que la dette publique étasunienne a dépassé les 10 mille milliards de dollars, équivalents à plus de 70% du PIB. Depuis que l’administration Bush est entrée en fonction en 2001, cette dette a augmenté de plus de 70%. Un véritable record.

Qui paye tout ça ? Dans les médias on ne parle que des investisseurs qui sont en train de perdre de l’argent à la suite de la crise financière. On ne parle pas par contre des conséquences dans les couches les plus défavorisées de la population étasunienne, aggravées par les coupes croissantes dans les dépenses sociales. C’est ainsi qu’est aussi passée inaperçue, tout comme les dépenses militaires et le super-déficit, la nouvelle que les citoyens étasuniens obligés d’avoir donc recours aux food stamps (bons pour la fourniture de nourriture) ont augmenté en trois mois de 28 à 29 millions de personnes. Ils peuvent se consoler en pensant que les Usa dépensent chaque mois 16 milliards de dollars pour les guerres en Irak et en Afghanistan. Ce qui, souligne le Pentagone - permet de « capturer ou tuer les terroristes qui menacent les Etats-Unis, leur peuple et leurs intérêts dans le monde ».

http://www.legrandsoir.info/spip.php?article7232


Il existe deux manières de souffrir des complots : en les voyant partout ou en ne les voyant nulle part.

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